23/01/2011
CRAIG ADAMS CHANTE PRAISE THE LORD : LOUEZ LE SEIGNEUR !
12:49 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans ARTISTES., LA POÉSIE DE LA VIE, LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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L'Amour est épanouissement constant de la Vie.

12:21 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA POÉSIE DE LA VIE, LE REGARD DE BRUNO., MÉDITATIONS., PÉDAGOGIE., PENSÉES PERSONNELLES, POUR LES JEUNES., RÉFLEXIONS ET PENSÉES, RÉFLEXIONS LITTÉRAIRES., RÉFLEXIONS., SOCIÉTÉ., SPIRITUALITÉ, THÉOLOGIE CONTEXTUELLE., VIVRE L'ÉVANGILE. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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La popularité de Dominique Strauss-Kahn n'est pas friable.
Un bon sondage pour Dominique Strauss-Kahn, ça n'est plus vraiment une surprise. Ça le devient en revanche lorsque ledit sondage porte sur les deux points faibles du directeur général du FMI: l'incarnation des valeurs de gauche et la capacité à rassembler cette même gauche. Il concurrence Martine Aubry sur ses points forts.
D'après notre enquête OpinionWay- Fiducial pour Le Figaro et LCI, Martine Aubry demeure, avec 30%, celle qui incarne le mieux les valeurs de la gauche aux yeux des sympathisants de gauche, ceux qui sont appelés à voter aux primaires. Mais le favori socialiste pour affronter Nicolas Sarkozy en 2012 arrive juste derrière elle avec 28%. Mais auprès des sympathisants du PS, il se place une coudée devant la première secrétaire avec 35% contre 30%. Quant aux deux autres prétendants, Ségolène Royal et François Hollande, ils décrochent. Ils arrivent tous deux loin derrière avec respectivement 6% et 11% des sympathisants de gauche qui jugent qu'ils incarnent «le mieux les valeurs de la gauche». Le match des primaires devrait donc se jouer entre DSK et Aubry. Pour Strauss-Kahn, le sondage est encore plus flatteur sur la capacité à «rassembler la gauche comme candidat à la présidentielle». Il arrive là très largement en tête avec 48% des sympathisants qui l'en estiment capable. En deuxième position, Aubry ne recueille que 21% d'opinions favorables sur cet aspect, Hollande 10% et Royal 5%. Et l'écart se creuse auprès des sympathisants PS. DSK écrase ses concurrents potentiels avec 59%. Aubry recueille 19%, Hollande 8% et Royal 5%. Plus surprenant, lorsqu'il est testé auprès des sympathisants de la gauche radicale, DSK arrive en tête. Pour 30% d'entre eux, il serait le plus à même de rassembler la gauche.
Alors pourquoi attendre pour se déclarer? Parce que les personnes interrogées ne sont pas majoritairement impatientes; 63% d'entre elles estiment qu'«il peut attendre». Même du côté des sympathisants de gauche, on ne lui demande pas de se déclarer: 52% pensent qu'il peut attendre juillet. Le favori de l'opinion ne devrait donc pas se presser. Publiquement et officiellement, Aubry ne le lui conseille pas. En coulisses, les socialistes s'interrogent. En ce moment, les enquêtes d'opinion fluctuent d'un institut à l'autre concertant DSK. Certaines notent un léger tassement. Ipsos et l'Ifop ont enregistré un recul des bonnes opinions de Dominique Strauss-Kahn. Les sondages sur le souhait qu'il se déclare varient aussi: selon une enquête Ifop parue cette semaine, 55% des sympathisants socialistes souhaitent que DSK fasse part rapidement de sa décision.
Selon les partisans de DSK, les sondages ne risquent pas de se retourner. «La popularité de Dominique Strauss-Kahn n'est pas friable», a déclaré cette semaine Pierre Moscovici dans Les Échos. À l'inverse, les adversaires du patron du FMI prévoient des secousses lorsqu'il rentrera dans l'atmosphère française.
Source : Le figaro.
11:56 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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22/01/2011
DES POISONS DANS NOS ALIMENTS ?

Additifs, acides gras trans et huile de palme ont mauvaise presse. Rumeur ou réalité ? Voici les ingrédients dont on doit se méfier.
Toutefois, certains ingrédients, dont le nom figure généralement sur l’emballage, restent très difficiles à décrypter pour le consommateur.
Les additifs sont signalés par la lettre E
Les additifs sont tous mentionnés par la lettre E suivie de trois chiffres. Derrière ces chiffres se cachent des antioxydants empêchant le rancissement et la perte de coloration des aliments (E300 à E321), des conservateurs limitant la croissance des bactéries, levures et moisissures (E200 à E285), des émulsifiants, épaississants et exhausteurs de goût (E322 à E495, E621…), des édulcorants pour donner une saveur sucrée (E420, E421 et E950 à E967), ou encore des colorants (E100 à E180). Pas simple à déchiffrer !
En Europe, aucun additif ne peut être mis sur le marché sans avoir subi une batterie de tests et reçu l’agrément de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA). Les évaluations réalisées par le Groupe scientifique sur les additifs permettent de définir une "dose maximale sans effets" (DSE) utilisée pour calculer la "dose journalière admissible" (DJA) pour chaque additif.
Ensuite, l’AESA dresse la liste des additifs autorisés conformément au règlement européen (Le règlement européen (CE) n° 1333/2008 regroupe quatre directives : 89/107/EEC (critères), 94/35/EC (édulcorants), 94/36/EC (colorants), 95/2/EC (additifs)).
Additifs : des conséquences à long terme méconnues
Malgré ces précautions, les additifs se retrouvent régulièrement accusés de bien des maux. Selon Robert Victoria, ingénieur d’étude à l’Institut national de la consommation, "sur près de 360 substances autorisées, aucune n’est cancérigène, mais 30 ou 40 d’entre elles peuvent gêner les personnes allergiques ou particulièrement sensibles".
Ce ne sont donc pas les quelques centaines de cas d’allergie qui posent problème, mais "les conséquences à long terme d’une absorption quotidienne de petites doses d’additifs et les effets de ce mélange dans l’organisme, encore inconnus des toxicologues, poursuit l’ingénieur. À cela, il faut ajouter l’ingestion de plusieurs contaminants (pesticides, mycotoxines, métaux lourds…)."
- L’aspartame (E951). En 1996, une étude l’accuse de provoquer des tumeurs au cerveau chez les rats. Depuis, de nombreuses enquêtes ont démontré l’absence de lien entre l’absorption de cet édulcorant et tout risque de cancer.
Cependant, il est déconseillé aux personnes souffrant de phénylcétonurie, cette maladie génétique provoquant une arriération mentale, désormais dépistée à la naissance.
- Le glutamate monosodique (E621). Cet exhausteur de goût, utilisé dans la cuisine asiatique (soupes, sauces), est parfois associé à un engourdissement de la nuque ou à des palpitations apparaissant dans la demi-heure suivant le repas. Ces effets sont connus sous le nom de "syndrome du restaurant chinois".
L’E621 est aussi présent dans de nombreux gâteaux pour l’apéritif, les bouillons "cube" et fonds de sauce. À ce jour, la relation entre l’additif et ces symptômes mineurs, mais constants, n’a pas pu être démontrée.
- Le benzoate de sodium (E122). En 2007, la revue médicale britannique "The Lancet" a publié une étude accusant ce conservateur, associé à certains colorants comme la carmoisine (E122) dans les bonbons, les sirops ou le ketchup, de favoriser un syndrome d’hyperactivité chez les enfants sensibles. Ses cousins (E210, E212, E213) sont dotés de propriétés similaires.
- Les nitrites (E249, E250) et les nitrates (E251, E252). Ces agents sont employés dans la préparation des charcuteries pour neutraliser la prolifération de bactéries à l’origine d’intoxications alimentaires pouvant être mortelles.
Mais, les nitrites se transformant dans le corps en nitrosamines, classées cancérigènes par l’Organisation mondiale de la santé. La Commission européenne envisage d’en réduire l’utilisation.
- Le propylène de glycol (E1520). Cet émulsifiant se retrouve dans les sauces de salade, les biscuits ou les bonbons, ainsi que dans les produits de beauté ou dans les fumées d’ambiance des discothèques.
Mais s’il fait peur, c’est parce qu’il est aussi utilisé comme antigel dans les chambres froides… Toutefois, son utilisation reste inoffensive, hormis pour les personnes souffrant d’une affection rénale ou d’asthme.
- La tartrazine (E102). Elle contient parfois des amines aromatiques, classées cancérigènes selon le Centre international de recherche sur le cancer.
Ce colorant azoïque, présent comme d’autres colorants (E110, E122, E123, E124 ou E151) dans les entremets, les confiseries ou les fruits confits, figure aussi sur la "liste des excipients à effet notoire" établie par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), en raison d’un risque de réactions allergiques.
Également présents, bien qu’ils ne puissent être clairement identifiés dans la composition d’un aliment, les acides gras trans (AGT) font partie des "mauvaises" graisses. Ils diminuent le "bon" cholestérol (HDL), augmentent le "mauvais" (LDL), et donc accroissent le risque de maladies cardio-vasculaires.
Les AGT se retrouvent naturellement dans la viande et les produits laitiers, mais également dans les produits transformés dont raffolent les enfants : viennoiseries, barres chocolatées, céréales du petit déjeuner, frites prêtes à cuire, tartes, chips, biscuits et autres nuggets.
Ces AGT apparaissent dans la liste des ingrédients sous le terme "huiles (ou graisses) partiellement hydrogénées".
L'huile de palme
L’huile de palme est la matière grasse la plus utilisée dans les produits "premier prix", car elle présente un faible coût de production (100 kg de fruits donnent environ 22 kg d’huile).
Elle apparaît sur les étiquettes sous la mention "huile végétale", sans plus de précision, et peut être également hydrogénée. En septembre dernier, le nutritionniste Jean-Michel Cohen a dénoncé l’emploi de ce terme perçu positivement par le consommateur.
En effet, la surconsommation d’huile de palme, produisant des acides gras saturés (AGS), augmente elle aussi le taux de mauvais cholestérol (LDL). Jean-Michel Cohen mène campagne auprès des industriels pour qu’ils renoncent à utiliser cette huile, plus riche en acides gras saturés que le gras de porc (saindoux).
Pour l’heure, il a été suivi par la marque Findus, qui a supprimé l’huile de palme dans tous ses produits, et par Casino qui s’est engagé à la remplacer dans 200 références portant sa propre marque avant 2011.
Les conseils de Charles Pernin, chargé de mission alimentation à l’association CLCV
1. Consulter sur les produits la liste des ingrédients classés par ordre d’importance (quantité). Cette information obligatoire renseigne sur la qualité du produit : un plat cuisiné affichant l’eau en premier sera essentiellement constitué de sauce !
2. Limiter les additifs en évitant les produits affichant quatre ou cinq substances chimiques.
3. Se fier à l’étiquetage nutritionnel plutôt qu’aux allégations comme "sans sucre" ou "light". Les sucres se cachent derrière le mot "glucides" et les graisses derrière "lipides".
Charles Pernin est aussi responsable du site www.lepointsurlatable.fr.
Site Internet sur les additifs
www.eufic.org/index/fr : des informations sur les additifs et la nutrition sur le site du Conseil européen de l’alimentation (liste des additifs).
www.afssaps.fr pour se procurer la "liste des excipients à effet notoire" et www.afssa.fr/PNB501.htm concernant les acides gras trans.
Source : Santé Magazine.
16:44 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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CONNAÎTRE SON A.D.N POUR PRÉVENIR CERTAINES MALADIES ?

Les personnes qui commandent des tests ADN pour connaître leur prédisposition à certaines maladies ne bouleversent pas pour autant leur hygiène de vie.
Alors qu'une start-up d'origine française, Portable Genomics, prévoit de lancer à l'automne une application iPhone permettant de conserver sur soi une trace écrite de son génome, la question de l'utilité des tests ADN à la demande se pose de plus en plus. Interdits en France, ils sont néanmoins en vente libre sur Internet, et de plus en plus d'Américains y ont recours. Moyennant une certaine somme d'argent (de 200 à 19.000 dollars), le client qui a expédié un échantillon salivaire par courrier reçoit en retour une analyse de son ADN et des mises en garde sur certaines pathologies. Plusieurs études se sont penchées récemment sur ce que ces nouvelles connaissances apportaient aux patients au quotidien.
De nombreux observateurs s'inquiètent en effet du stress inutile que pourraient générer chez le grand public ces résultats complexes et difficiles à mettre en perspective quand on n'est pas soi-même spécialiste du sujet. En effet, le grand public n'est pas toujours conscient que la génétique n'est pas le seul élément déterminant dans l'apparition d'une maladie ; l'environnement, ou les conditions de vie, peuvent avoir un rôle plus important. C'est le cas par exemple du diabète de type 2 : le surpoids et le manque d'exercice physique pèsent très fort dans son apparition.
Mais contre toute attente, plusieurs études récentes tendent à prouver que connaître son génome ne pousse pas à chambouler sa vie. L'équipe du Dr Topol du Scripps Translational Science Institute en Californie, qui publie en janvier un article dans le New England Journal of Medicine , a suivi 2037 personnes ayant commandé des tests ADN auprès de la société Navigenics. Il leur a été demandé de répondre trois mois après sur les changements qu'elles avaient entrepris à l'issue de ces tests. Surprise : la proportion de personnes ayant modifié leur régime alimentaire, leur activité physique ou se trouvant plus angoissée après ces tests était très faible.
Les médecins mal préparés pour exploiter ces tests
Parmi les sondés, la moitié seulement pensait compléter ces résultats par des examens médicaux en lien avec les pathologies pour lesquelles ils présentaient des risques mammographie, dépistage du cancer colorectal. Toutefois, soulignent les auteurs de l'étude, dans ce genre de déclaration d'intention, le nombre de personnes qui passent vraiment à l'acte est souvent moins important qu'annoncé. Par ailleurs, seulement 10% des clients de Navigenics avaient demandé à consulter gratuitement un des généticiens de la société ce service est mis à leur disposition car les résultats, envoyés par écrits et traduits en pourcentages, ne sont pas toujours évidents à comprendre.
La proportion de patients ayant parlé des résultats à leur généraliste était plus grande - 26,5%. Mais, selon une autre étude présentée par Barbara Bernhardt du Coriell Institute au congrès annuel de l'American society of human genetics en novembre, les médecins ne savent pas toujours eux-mêmes exploiter ces données. Dans cette enquête de plus faible ampleur, un quart des 42 personnes suivies racontaient que leur praticien habituel n'était pas en mesure d'expliquer les résultats génétiques ou ne savait pas quoi en faire. Un sondage publié en 2009 montrait déjà que 10% des médecins américains estimaient être assez formés pour utiliser les résultats de ce genre de tests.
De l'aveu du Dr Topol, ces résultats sont «très décevants». D'autant que les volontaires étudiés, qui ont fait la démarche de payer pour ces tests, ne sont pas représentatifs de la population en générale. Plus diplômés et plus riches que la moyenne, ils sont par conséquents plus enclins à prendre soin de leur santé. «Notre conclusion, c'est qu'il est très dur de modifier le mode de vie des gens pour qu'ils fassent attention à eux».
Source : Le Figaro.
11:41 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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21/01/2011
La Foi des artistes et intellectuels connus.
09:56 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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19/01/2011
59 médicaments placés sous surveillance par les autorités.

Samedi dernier, Xavier Bertrand, ministre de la Santé, annonçait sans les nommer que 76 médicaments en France étaient particulièrement surveillés. D’ores et déjà , nous sommes en mesure de publier la liste de 59 de ces molécules à risque, surveillées de près par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé.
Les 59 médicaments sous surveillance sont les suivants:
ABSTRAL (laboratoire Prostrakan). Il s’agit d’un anti-douleur morphinique. Effet indésirable possible : dépression respiratoire.
ACLASTA 5 mg (laboratoire Novartis). C’est un traitement de l’ostéoporose. Effet indésirable : insuffisances rénales.
ACOMPLIA. (Sanofi-Aventis) Ce produit de traitement de l’obésité ou des patients en surpoids a fait l’objet d’un retrait du marché le 23 octobre 2008, mais les autorités surveillent toujours les effets indésirables sur les patientes : il peut entraîner des dépressions, des vertiges et des troubles du sommeil.
ALLI 60mg (GSK). Ce médicament est indiqué dans le traitement du surpoids. Il est sous surveillance car il peut entraîner des troubles de l’anxiété.
ANTASOL (laboratoire Sol France). Ce traitement anti-douleur utilisé à l’hôpital est un mélange d’oxygène et de protoxyde d’azote. Il peut entraîner une modification des perceptions sensorielles et une angoisse.
ARCOXIA (MSD Chibret). Il s’agit d’un anti inflammatoire non stéroïdien utilisé dans le traitement de l’arthrose. Effet secondaire : Il peut augmenter le risque d’accident vasculaire cérébraux, et d’infarctus du myocarde.
BYETTA (Lilly). Ce médicament est un anti-diabétique. Il entraîne des troubles gastro-intestinaux, des nausées, et des vomissements. Une étude montre qu’il augmente le risque d’insuffisance rénale aigüe.
CELSENTRI (Pfizer). Il s’agit d’un médicament de la famille des antirétroviraux contre le VIH. Les effets secondaires sont les risques d’atteintes du foie, les troubles cardiaques et musculaires.
CERVARIX (GSK). C’st un vaccin contre le col de l’utérus en prévention des cancers du col. Effets secondaires possibles : céphalées, et douleurs musculaires, rougeur et gonflement.
CHAMPIX (Pfizer). Ce médicament d’aide à l’arrêt du tabac agit sur les récepteurs nicotiniques du cerveau. Il a des effets secondaires. Notamment la dépression, l’irritabilité, les céphalées.
CHLORHYDRATE DE BUPRENORPHINE (Merck). Il s’agit d’un traitement substitutif des drogues opiacées. Il peut entraîner des atteintes hépatiques, et des cas de dépression respiratoire.
CIMZIA (UCB Pharma) : Il s’agit d’une prise en charge de la polyarthrite rhumatoide. Des effets secondaires ont été identifiés, notamment des tuberculoses et des zonas.
CYMBALTA (Lilly). Ce médicament est un antédépresseur. Ses effets secondaires sont des atteintes graves du foie. L’Afssaps indique que «le risque de suicides pourrait être augmenté».
EFFENTORA (Céphalon). Ce médicament est un anti-douleur. Il peut provoquer une accoutumance. Le surdosage peut être mortel.
EFIENT 10 mg (Lilly). Ce médicament est indiqué pour la prévention des maladies cardio-vasculaires. Les effets secondaires identifiés sont le risque hémorragique et l’anémie.
ELLAONE (HRA Pharma). Il s’agit d’un contraceptif d’urgence à prendre dans les cinq jours après un rapport sexuel non protégé. Les risques identifiés sont l’augmentation de la pression artérielle, les grossesses extra-utérines et les atteintes du foie.
ENTONOX (Linde Healthcare). Ce traitement utilisé à l’hôpital est un mélange d’oxygène et de protoxyde d’azote. Il peut entraîner une modification des perceptions sensorielles et une angoisse.
EXJADE (Novartis). Ce médicament est indiqué contre la surcharge en fer. Il peut provoquer des troubles au foie et aux intestins.
FIRMAGON (Ferring). Il s’agit d’un traitement hormonal pour le cancer de la prostate. Il peut entraîner des pathologies cardio-vasculaires et une diminution de la densité minérale osseuse.
GALVUS (Novartis). Il s’agit d’un anti-diabétique. Il peut provoquer des atteintes du foie, et des troubles du système nerveux.
GARDASIL (Sanofi-Pasteur MSD). Il s’agit du vaccin contre le papillomavirus, pour éviter les cancers du col de l’utérus. Il peut entrainer des réactions cutanées au point d’injection et de la fièvre. Il n’est pas recommandé pour la femme enceinte.
ILARIS (Novartis). Ce médicament est un anticorps, pour lutter contre certaines infections. Il peut entraîner des vertiges et une hypercholestérolémie.
INCRELEX (Ipsen). Ce médicament est indiqué dans le traitement à long terme des retards de croissance chez l’enfant. Des hypoglycémies et des hypertrophies des amygdales ont été signalées.
INSTANYL ( Nycomed). Il s’agit d’un anti-douleur morphinique. Il peut provoquer des dépressions respiratoires, des vomissements, et des vertiges.
INTELENCE (Janssen-Cilag). Il s’agit d’un médicament de la famille des antirétroviraux. Les risques identifiés sont l’éruption cutanée, parfois sous forme très importantes, et les nausées.
INTRINSA (Procter&Gamble Pharmaceuticals), patch indiqué dans la baisse du désir sexuel chez les femmes souffrant de ménopause chirurgicale. Effets indésirables : réactions locales au site d’application (30 % des patients), acné, hirsutisme et raucité de la voix (pour 1% des patients). Risques potentiels : survenue du cancer du sein et d’évènements cardiovasculaires.
ISENTRESS (Merck, Sharp & Dohme LTD), indiqué dans le traitement de l’infection par VIH. Effets indésirables : diarrhées, nausées et fièvre. Risque potentiel : développement de résistances et échec virologique.
JANUVIA, 100 mg comprimé pelliculé (Merck, Sharp & Dohme LTD), indiqué chez les patients diabétiques de type 2 pour le contrôle de la glycémie. Effets indésirables : troubles digestifs, infections des voies respiratoires, réactions cutanées, réactions d’hypersensibilité.
KALINOX (Air Liquide Santé France), réservé aux professionnels, indiqué comme anti-douleur chez le dentiste ou aux urgences. Effets indésirables : modification des perceptions sensorielles, nausées, angoisse, euphorie.
KUVAN (Merck Serono), indiqué dans deux maladies métaboliques rares. Effets indésirables : troubles gastro-intestinaux. Risque potentiel : atteinte des reins.
LUCENTIS (Novartis Europharm LTD), indiqué dans la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Effets indésirables : décollements de la rétine, déchirures rétitiennes, cataractes traumatiques (survenus dans moins de 0,1% des injections intravitréennes) ; inflammations intraoculaire (moins de 1% des cas). Risque potentiel : réaction allergique grave.
METHADONE AP-HP gélule (Bouchara-Recordati), indiqué dans le traitement de substitution des drogues. Effets indésirables : hypersudation, nausées, constipation, dépression respiratoire, hypotension sévère, arrêt respiratoire, choc et arrêt cardiaque.
MULTAQ (Sanofi-Aventis), indiqué dans certains troubles cardiaques. Effets indésirables : diarrhées, nausées, vomissements et asthénie.
MYCAMINE (Astellas Pharma), indiqué contre les mycoses. Effets indésirables : nausées et vomissements. Risque potentiel : développement de tumeurs du foie.
NPLATE (Amgen), indiqué pour augmenter la production de plaquettes. Effets indésirables : maux de tête. Risques potentiels : problèmes cardio-vasculaires.
ONGLYZA (Bristol-Myers Squibb/AstraZeneca), indiqué dans le diabète de type 2. Effets indésirables : infections respiratoires, vomissements, maux de tête.
ORENCIA (Bristol-Myers Squibb), indiqué dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde. Effets indésirables : infections respiratoires et urinaires, réactions allergiques, nausées, maux de tête.
OXYNOX (Air Products SAS), réservé aux professionnels, indiqué comme anti-douleur chez le dentiste ou aux urgences. Effets indésirables : modification des perceptions sensorielles, nausées, angoisse, euphorie.
PRADAXA (Boehringer-Ingelheim), indiqué chez les patients ayant une prothèse totale de hanche ou de genou. Effets indésirables : nausées, vomissements, constipations, thromboses veineuses profondes, insomies. Risques : hémorragie, atteinte du foi.
PREVENAR 13 (Pfizer), vaccin contre les infections à pneumocoque (méningites, pneumonies...) pour les enfants. Effets indésirables : réactions au site d’injection, fièvre, irritabilité, perte d’appétit et troubles du sommeil.
PROCORALAN (Servier), indiqué dans certains troubles du rythme cardiaque. Effets indésirables : ralentissement du rythme cardiaque et vision trouble.
RELISTOR (Wyeth Pharmaceuticals France), indiqué pour les patients en soins palliatifs. Effets indésirables : douleurs abdominales, nausées, diarrhées.
REVLIMID (Celgen Europe Limited), indiqué contre le myélome multiple, cancer de la moelle osseuse. Effets indésirables : troubles du sang, gastro-intestinaux, éruptions cutanées. Risques potentiels : embolies.
REVOLADE (GlaxoSmithKline), indiqué pour certaines personnes ayant subi une ablation de la rate. Effets indésirables : maux de tête, nausées. Risques : atteintes du foie, thromboses veineuses, embolies pulmonaires, infarctus.
ROACTEMRA (Roche), contre la polyarthrite rhumatoïde. Effets indésirables : rhinopharyngites, maux de tête. Risques : infections graves comme pneumonie ou zona, perforations gastro-intestinales.
STELARA (Janssen-Cilag), contre le psoriasis. Risques : réactions cutanées, allergies, infections.
SYMBICORT (AstraZeneca), contre l’asthme. Effets indésirables : palpitations, tremblements, irritations de la gorge, toux, raucité de la voix.
THALIDOMIDE (Celgene), retiré du marché mondial en 1962, il est actuellement réutilisé pour ses propriétés antitumorales. Les effets indésirables : malformations congénitales en cas de grossesse ; tromboses veineuses ; embolies pulmonaires.
THELIN (Encysive Limited), pour les patients souffrant d’hypertension artérielle pulmonaire dans le but d’améliorer leur capacité à l’exercice physique. Effets indésirables : infections des voix respiratoires, troubles de la coagulation. Risques : oedème pulmonaire.
TOCTINO (Basilea Pharma), contre l’eczéma chronique sévère des mains. Risque élevé de malformation congénitale en cas de grossesse. Autres risques : troubles psychiatriques ou encore oculaires.
TRACLEER (Actelion), indiqué contre l’hypertension artérielle pulmonaire et aussi contre les ulcères digitaux. Risques associés : toxicité hépatique.
TYSABRI (Biogen Idec France), réservé à l’usage hospitalier et indiqué dans la sclérose en plaques. Risques : graves troubles au foie et des complications neurologiques.
TYVERB (GSK), indiqué contre le cancer du sein. Effets indésirables : troubles digestifs et cutanés ; atteintes du foie ; toxicité pulmonaire.
VALDOXAN (Servier). Il s’agit d’un anti-dépresseur. Il peut provoquer des nausées et des vertiges. Des problèmes au foie ont aussi été identifiés.
VIMPAT (UCB Pharma). C’est un anti-épileptique. Il peut entrainer des céphalées, des nausées. Des risques de suicide sont signalés.
VOLIBRIS (GSK). Ce médicament est utilisé dans le traitement de l’hypertension arterielle pulmonaire. Il a été notifié des oedèmes, des affections des voies respiratoires supérieures et des palpitations.
XARELTO (Bayer). Il s’agit d’un médicament de prise en charge des troubles cardio-vasculaires. Il peut provoquer des risques de saignements, des complications hémorragiques, et des ulcères gastro-intestinaux.
XYREM (UCB Pharma) C’est un traitement de la maladie du sommeil, dite narcolepsie. Les risques liés au produit font apparaître des dépressions respiratoires, des troubles neuro-psychiatrique, des idées suicidaires et des tentatives de suicide.
ZYPADHERA (Lilly) Il s’agit d’un anti-psychotique délivré aux patients adultes schizophrènes. Dans certains cas, des effets secondaires du type agressivité, vertiges, hypertension, convulsion, et même quelques cas de coma ont été rapportés.
Si vous prenez ou que votre médecin vous a prescrit un ou plusieurs médicaments figurant dans cette liste, rapprochez-vous de votre médecin traitant pour évoquer les risques encourus. La prudence est de rigueur dans ce cas. Mais, n'arrêtez pas votre traitement de votre plein gré. Là, ce serait un manque inconsidéré de prudence.
Bruno LEROY.
Source : leparisien.fr
12:37 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Anne-Sophie Tisserand à...Dieu !
Publié le lundi 17 janvier 2011 , par Yann de Rauglaudre

Ensemble ils ont fondé "Le Rocher" et avec son mari elle a participé à la fondation de toutes les antennes du Rocher, dont celle de Sainte-Musse (Toulon) où ils ont habité pendant 2 ans, puis à La Beaucaire pendant 2 ans avant de s’installer à Marseille en 2009.
En juillet 2010 un cancer des ovaires a été détecté qui a évolué de manière fulgurante. Elle est décédée ce lundi matin 17 janvier a 31 ans laissant son mari Cyril et 4 garçons Maxime (7ans), Raphaël (5 ans), Alexandre (3 ans) et Nathan (1 an).
Nous confions ces derniers à votre prière.
Les obsèques auront lieu jeudi à 14h30 à Paray-le-Monial.
Le Rocher organise un transport en car de Toulon pour faire l’aller-retour dans la journée, départ vers 7h retour vers minuit. Il est possible que quelques places restent disponibles dans le bus (une participation au frais sera demandée).
En union de prières pour la famille Tisserand
Une veillée de prière est organisée à l’église Saint-Michel de La Beaucaire (Toulon) à 20h30 le mercredi 19 janvier.
08:44 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN | Lien permanent | Commentaires (0) |
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18/01/2011
Intervention Mgr. SCHERRER, Evêque de Laval.
« L’hospitalité à l’épreuve du temps » : c’est le titre de la contribution que donnera Sœur Sophie de Saint Joseph, Petite Sœur des Pauvres, mais c’est plus largement le thème inspirateur de ce congrès qui rassemble les Présidents et Présidentes des Hospitalités ce weekend. Puisqu’il m’a été demandé d’introduire cet évènement, c’est bien volontiers que je prends la parole ce matin. Je laisserai le soin à sœur Sophie d’approfondir le sens de l’hospitalité dans la lumière donnée par le témoignage de Jeanne Jugan, fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres. Pour ma part, j’aimerais davantage valoriser le sens et l’importance du temps, ce temps, dont la dimension, avec celle de l’espace, fait partie intégrante de notre condition de créatures. Impossible de penser notre destinée d’hommes et de femmes créés par Dieu en dehors de cette dimension du temps. Chrétiens, notre vocation est d’aimer à la manière de Jésus, mais nous voyons bien que cet appel fondamental ne se vit pas simplement dans la ferveur des commencements, mais qu’il se déploie dans la durée du temps, dans la dynamique d’une maturation et d’une croissance qui est constitutive de cet appel plus fondamental encore à être et à devenir des saints et des saintes selon l’invitation de Pierre dans sa première épître : « À l’exemple du Saint qui vous a appelés, devenez saints, vous aussi, dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit : Vous serez saints, parce que moi, je suis saint » (1 Pi 1,15-16).
C’est le grand défi, en particulier quand nous préparons des fiancés au mariage, de les faire entrer dans cette compréhension du temps si décisive pour mener à bien cette aventure de la vie conjugale et la rendre féconde dans tous les sens du terme. La question de la durée dans le temps est aujourd’hui une question essentielle. Car nous vivons dans une civilisation de l’immédiateté, du tout, tout de suite. Nous le constatons dans les exigences commerciales de nos contemporains. Si j’ai envie d’un réfrigérateur, d’une auto ou d’un ordinateur, aucun obstacle ne doit m’empêcher de l’acquérir dans les délais les plus brefs. Il en va de même sur le plan des relations amoureuses elles-mêmes ; on le voit bien aujourd’hui, ce qui prévaut bien souvent, c’est le nomadisme sentimental et affectif. On imagine trouver son épanouissement dans des expériences fugaces, éphémères, changeantes. La durée du temps est pourtant la seule vérification de notre amour. « La fidélité dans le temps est le nom de l’amour » (Benoît XVI à Fatima). Avant lui, Jean-Paul II avait parlé d’une « loi de gradualité » pour évoquer cette tension progressive des époux vers cet idéal de l’amour humain transfiguré par l’amour de Dieu (1).
Toute vocation, quelle qu’elle soit, intègre cette dimension essentielle du temps. Or nous mesurons tous notre incapacité, sans la grâce de Dieu, à inscrire nos ‘oui’ dans cette progressivité ascendante, dans cette gradualité dont parlait Jean-Paul II ; nous voyons bien qu’il nous est difficile de faire nôtre cette exigence de gratuité qui consiste à durer dans l’amour, qui consiste à grandir dans ce que j’appellerais la « constance » de l’amour. Le grand défi de la vie spirituelle, de la vie chrétienne, c’est d’entrer jour après jour dans la constance de l’amour ; c’est d’apprendre à ne plus zapper avec nos sentiments, avec nos émotions, avec nos promesses, nos résolutions pour entrer avec celui qu’on a choisi d’aimer dans la vérité d’une relation qui dure.
C’est peut être ici l’occasion de nous redire ce qui fait l’originalité du christianisme dans sa manière singulière de comprendre et de concevoir le temps. Le christianisme a apporté un sens de l’histoire. C’est le premier rappel que je voudrais faire en commençant.
I. LA CONCEPTION DU TEMPS DANS L’HELLÉNISME ET LE JUDÉO-CHRISTIANISME
Chez les Grecs, d’abord – mais c’est déjà vrai dans les cultures les plus anciennes et les plus traditionnelles (l’hindouisme : les Veda, datés de 1500 avant notre ère) –, le temps se déroule selon un cycle éternel où toutes choses se reproduisent indéfiniment. C’est le mythe de l’éternel retour qui induit chez l’homme de culture grecque une soumission au temps qui sera nécessairement ressentie comme un asservissement et une malédiction. « De là vient que la pensée philosophique grecque s’épuise à résoudre le problème du temps. De là également tous les efforts qu’elle fait pour se libérer, pour échapper à ce cycle éternel, c’est-à-dire pour s’affranchir du temps lui-même. Les Grecs ne peuvent concevoir que la délivrance puisse résulter d’un acte divin accompli dans l’histoire temporelle. La délivrance réside, pour eux, dans le fait que nous passons de notre existence d’ici-bas, liée au cycle du temps, dans l’au-delà, soustrait au temps et toujours accessible. La représentation grecque de la félicité est donc spatiale, définie par l’opposition entre ici-bas et au-delà ; elle n’est pas temporelle, définie par l’opposition entre le présent et l’avenir. Elle ne saurait être déterminée par le temps, puisque celui-ci est conçu comme un cercle » (2).
En sens contraire, dans la prédication chrétienne primitive, la conception du salut est rigoureusement temporelle. Pour les chrétiens, le temps n’est pas un cercle, mais une ligne droite, une ligne ascendante à laquelle on attribue un commencement (archè) et une fin (telos). Au centre de cette ligne se situe l’évènement de la naissance, de la mort et de la résurrection de Jésus de Nazareth, ce Jésus, Christ, que nous reconnaissons, nous chrétiens, comme la révélation absolue (et définitive) de Dieu aux hommes. C’est à partir de ce point central que s’opère le décompte des années dans notre système chronologique, une habitude qui a été prise définitivement au XVIII° siècle.
Parce que le temps en christianisme est conçu comme une ligne ascendante, un « accomplissement » (plerôma) y devient possible. Compris de cette manière, le temps n’est pas une réalité opposée à Dieu, mais le moyen dont Dieu se sert pour révéler l’action de sa grâce... et j’ajouterais, le moyen pour nous, les hommes, de sceller notre destinée personnelle et collective par des choix de liberté qui soient vraiment salutaires, porteurs d’amour. On perçoit donc cette particularité essentielle du christianisme : si les anciens subissaient le temps, les chrétiens, eux, le vivent à plein comme une réalité donnée par le Créateur. C’est l’expérience que fait chaque individu : il vit un temps fini qu’il ne se donne pas mais qu’il reçoit. Le temps des chrétiens est un temps donné : notre existence elle-même est un don, c’est une chance qui nous est accordée. Elle est le lieu où notre liberté est appelée à s’épanouir et à se déployer dans le sens du don. Créés libres à son image et à sa ressemblance, nous sommes « appelés par Dieu à vivre la durée située entre notre naissance et notre mort dans l'amour de Dieu et l'amour des autres, durée parcourue comme un chemin vers le Royaume, voie ouverte par le Christ lui-même et définie par lui » (3). C’est ainsi que le temps chrétien est par excellence le temps de l’espérance, un temps ouvert à la fois à la corporéité et à l’intersubjectivité :
- à la corporéité, en ce sens que notre corps, par lequel nous sommes en ouverture sur le monde, est le lieu où nous prenons conscience de notre finitude et en même temps de la valeur du temps qui nous est accordé. Pour cette raison, la maturité du temps ne vient pas de sa durée biologique mais du drame qui s’y joue. On pense à tous ces saints (Stanislas Kostka, Louis de Gonzague, Thérèse de Lisieux, etc.) ou ces génies (Mozart, Schubert) qui sont morts jeunes et ont saisi l’instant de la chance dans le temps qui leur était accordé ; ils sont su, par leur sainteté et leur génie justement, inscrire dans la brièveté des jours une sorte de plénitude, d’absolu. Ils ont inscrit l’absolu dans le fragmentaire (4).
- à l’intersubjectivité, car l’ouverture du temps propre ne se fait pas seulement en direction du monde, il se fait aussi en direction de l’autre. L’homme est un être social, un être de relations, un être, par conséquent, dont les actes librement posés ont une incidence collective. Mystérieusement, les choix que nous posons, les décisions personnelles que nous prenons dans le déploiement de ce temps qui nous est propre, ces décisions, aussi petites soient-elles, affectent la destinée de l’humanité en général. C’est ainsi que le temps personnel et le temps collectif se croisent, s’interpénètrent. Autant le dire, notre existence est unique, et parce qu’elle est unique, elle s’offre comme un « chantier » où chacun est invité à construire son éternité, mais avec cette conviction qu’on ne peut opérer son salut qu’en coopérant au salut de tous. Comme le disait Denise Legrix : « Le véritable bonheur est de faire celui des autres ». De là l’importance de remplir chaque instant d’une plénitude de sens et d’une plénitude d’amour en se donnant aux autres, tout spécialement les pauvres et les malades, dans une attitude de service et d’hospitalité.
II. CRÉATION INITIALE ET CRÉATION CONTINUÉE
En christianisme, nous sommes donc dans la conception d’une ligne temporelle de l’histoire du salut qui va de la création initiale à la nouvelle création, celle que le Christ a inaugurée par sa mort et sa résurrection. Saint Irénée de Lyon est l’un de ceux qui ont su le mieux mettre en valeur cette dynamique d’un salut de l’homme par Dieu qui intègre la dimension du temps. Irénée qui est un grand connaisseur des Saintes Écritures sait que le monde de la Genèse est créé une fois pour toutes par l'unique Dieu Créateur dans un acte d'amour. Mais il montre comment cette création ne s’est pas opérée d’un seul coup, comme par un simple maniement de baguette magique : la création de Dieu est échelonnée dans le temps, par étapes successives. Comme l'artiste crée son œuvre, Dieu procède par degrés, par phases, par touches successives. L’opération de Dieu, son action créatrice est en réalité coextensive à toute l’histoire de l’humanité, du début jusqu’à la fin. C’est pourquoi Irénée insiste très fort sur le fait que Dieu ne créé pas l’homme parfait dès le commencement, mais perfectible, afin de se donner la joie de pouvoir le combler selon une dynamique de croissance (incrementum) et de progrès (augmentum) correspondant à la fois aux capacités forcément limitées de la créature et à la surabondance d’Amour du Créateur. Pour le dire autrement, la raison de la création temporelle est dans l’ajustement graduel de la créature aux biens toujours plus nombreux que Dieu entend lui prodiguer. C’est par conséquent toute l’histoire qui, dans son déroulement, dans son déploiement, est pensé comme le lieu d’une divinisation progressive de l’homme. Cela est manifeste dans la théologie d’Irénée pour qui la loi du temps a une fonction révélatrice et épiphanique de l’Amour de Dieu et de sa puissance. Dieu, écrit Irénée, est « Celui-là même qui a toujours davantage à distribuer à ses familiers, et qui à mesure que progresse leur amour pour Lui, leur accorde des biens toujours plus nombreux et plus grands » (5).
L’originalité de la doctrine juive et chrétienne de la création est là : dans cette affirmation de l’immanence de l’action créatrice de Dieu en tout être, une action ininterrompue depuis les origines. Dans cet esprit, l’homme créé à l’image et à la ressemblance du Créateur est appelé à passer sans cesse d’un moins-être à un plus-être. Saint Paul dira : de « psychique », il doit devenir « spirituel » (cf. 1 Co 15,45). L’apôtre est celui qui nous explique le mieux comment nous avons été créés dans le Fils, ou plus exactement comment nous avons été créés vers le Fils, ce qui signifie que notre perfection est liée à l’image divine pleinement manifestée à la fin des temps dans l’humanité glorifiée du Fils de Dieu. La vocation de l’homme, dira Paul, c’est de parvenir à « la plénitude de la stature du Christ » (cf. Eph 4,13). Il y a, sous-jacente à la pensée chrétienne, comme une loi d'entropie positive du genre humain en marche vers son accomplissement ultime. C’est pourquoi la perfection de la créature n’est pas située au début, mais à la fin : la création achevée, l’humanité parfaite, nous la contemplons déjà dans la personne du Christ ressuscité, dans son humanité glorifiée. C’est vers cette ressemblance avec le Christ que nous devons tendre avec toutes les forces de notre foi, de notre espérance et de notre amour.
a) L’espérance chrétienne et les dimensions du temps
Il y a donc une tension eschatologique de l’homme en chemin vers la plénitude de son accomplissement, et c’est cette tension eschatologique qui fonde la singularité de l’espérance chrétienne. Il est intéressant de voir comment l’espérance chrétienne intègre les trois dimensions du temps :
- le passé, avec la mort-résurrection du Christ comme évènement situé dans l’histoire
- le présent avec l’action présente du Christ ressuscité à l’œuvre dans notre monde
- le futur avec l’attente de l’avènement du Royaume plénier de Dieu
Voilà les trois assises sur lesquelles repose l’espérance chrétienne. On comprend à partir de là que le Royaume de Dieu qui est objet de notre espérance n’est pas simplement et purement une réalité de l’au-delà. Ce Royaume, qui a été inauguré dans l’activité de Jésus (sa prédication, l’accueil et le pardon qu’il a réservé aux pécheurs, les miracles qu’il a accomplis), continue de s’édifier en chacune de nos vies, à travers nos engagements, nos combats, nos souffrances aussi. On perçoit peut-être mieux, à partir de là, ce qui confère à l’espérance chrétienne sa physionomie propre. Beaucoup en effet voient dans l’espérance une sorte d’utopie qui nous propulserait dans un au-delà de nous-mêmes jusqu’à nous faire démissionner de nos tâches présentes. On se souvient que les athéismes et les philosophies du soupçon voyaient dans l’espérance chrétienne un « opium » pour le peuple, comme un moyen de s’évader dans des paradis artificiels pour échapper à cette condition humaine parfois douloureuse et pesante qui est la nôtre. Mais rien n’est en réalité plus étranger à nos convictions nourries de l’Évangile. L’espérance n’est pas une fuite en dehors de notre histoire. Elle nous amène à construire l’avenir dans le hic et nunc de nos existences et de nos engagements. Par conséquent, loin d’être une démission, l’espérance est au contraire au fondement même de la mission et de l’engagement chrétien. L’espérance qui est tendue vers le futur se vit au présent. Elle est « une force qui nous tire audacieusement vers l’avant, vers la nouveauté, vers le changement, l’inédit. Elle est le contraire de la nostalgie du passé et de la stagnation, de l’immobilisme » (Bruno Leroy). Elle est la « petite sœur, disait Péguy, qui fait marcher les deux autres (la foi et la charité) ». C’est donc une vertu qui nous engage au plus haut point, qui nous presse à aimer nos semblables, à leur offrir le témoignage d’une vie où la parole est en cohérence avec les actes. Espérer, c’est s’engager personnellement pour que le monde devienne plus lumineux et un peu plus humain. L’espérance est donc créatrice ; elle nous rend acteurs de la transfiguration du monde et de l’histoire. C’est l’expérience des saints et des saintes.
Espérer, c’est en définitive faire entrer notre vie dans le réel de nous-mêmes sachant que pour un chrétien, notre réel, notre vraie substance, c’est le Christ en personne qui, par sa mort et sa résurrection, nous a déjà fait « passer » (c’est le sens du mot Pâques) de ce monde dans le monde nouveau. Comme chrétiens, nous croyons que l’humanité a de l’avenir parce que, précisément, Dieu a ressuscité Jésus d’entre les morts. Un vrai chrétien est donc quelqu’un qui vit comme il espère. Le grand drame de beaucoup de nos contemporains, c’est qu’ils passent toute leur vie à côté d’eux-mêmes, ils laissent leur existence se dissoudre dans le néant, le hasard, l’éphémère, l’accidentel. En sens contraire, Benoît XVI, dans son beau discours aux Bernardins, a mis en valeur l’exemple des moines qui ont vécu le temps comme une entrée dans l’éternité : « Au milieu de la confusion de ces temps où rien ne semblait résister, les moines désiraient la chose la plus importante : s’appliquer à trouver ce qui a de la valeur et demeure toujours, trouver la Vie elle-même. Ils étaient à la recherche de Dieu. Des choses secondaires, ils voulaient passer aux réalités essentielles, à ce qui, seul, est vraiment important et sûr. On dit que leur être était tendu vers l’eschatologie ».
b) Vivre la grâce de l’instant présent
Impossible par conséquent de comprendre le salut chrétien sans cette tension eschatologique de l’homme vers Dieu. Cette édification du Royaume nouveau intègre l’efficacité des sacrements. Par les sacrements, en effet, le monde invisible est déjà présent réellement : « cela est », ainsi que le prêtre le dit lors de la consécration du pain eucharistique.
Les sacrements vécus dans le temps nous font déjà sortir de ce temps qui s’écoule pour nous rendre présent à l’éternel Présent. Ils nous font prendre la dimension de notre être éternel.
C’est ainsi que la liturgie célèbre l’irruption de l’éternité dans le temps. De Noël à Pâques, de l’Ascension à la Pentecôte, au gré des rendez-vous successifs du calendrier liturgique, nous entrons dans l’aujourd’hui de la création nouvelle inaugurée par la résurrection du Christ.
Voilà pourquoi le véritable appel qui nous est adressé comme chrétiens, c’est de vivre l’aujourd’hui de Dieu et de son amour, c’est de vivre l’instant présent de sa grâce. La manière dont nous vivons l’instant présent est la vérification concrète de notre attachement au Christ et à son Église. C’est en vivant intensément l’instant présent que nous progressons vers le Royaume et le faisons déjà advenir en ce monde. Un proverbe espagnol dit en sens contraire :
« Le chemin de tout à l’heure et la route de demain mènent au château du rien du tout ».
L’instant présent est chemin vers la sainteté parce qu’il est le point de contact avec la volonté divine. Nous n’atteignons Dieu que dans chaque instant : vivre chaque instant avec un maximum d’amour, voilà le secret d’une vie chrétienne heureuse.
C’est bien là certainement un grand défi à relever quand on voit aujourd’hui à quel point notre rapport au temps a changé. Nous sommes témoins en effet d’une formidable accélération du temps ces trente ou quarante dernières années :
- par les progrès de la technologie : nos manières de communiquer, de nous déplacer ont considérablement changé les modes de vie.
- la société de consommation nous place devant une multiplicité de choix matériels et relationnels (produits d’alimentation, sports, loisirs)
- l’afflux massif d’informations qui nous viennent de toutes parts engendre un phénomène d’extériorisation maximale qui fait que le temps externe a pris la majeure part de notre perception au détriment de notre temps interne, de ce qui se passe à l’intérieur de nous (question du déficit d’intériorité chez les jeunes générations).
Le temps numérique, celui de nos montres, a fini par imposer sa dictature au cœur de nos vies, sans que nous ayons pu résister à sa conquête. Ce temps numérique qui règle nos journées est aussi une mesure de l’efficacité économique. Combien de machines ont remplacé les hommes pour des raisons de temps. Et c’est même devenu un critère dans le recrutement et le management des hommes entre eux : dans les embauches, on privilégie ceux qui font en deux heures ce que d’autres font en quatre. On en est arrivé à cette déformation qui nous fait concevoir l’accélération comme une qualité : aller plus vite, c’est être plus intelligent, aller plus vite, c’est être plus heureux. Mais en réalité, depuis 15 ou 20 ans, je parle pour notre monde occidental, nous constatons une régression de l’humanité. On a vu régresser notre comportement humain dans sa capacité relationnelle, dans sa capacité à être heureux, sa capacité à se suffire de ce que l’on a. « Tout doucement est en train de s’installer en nous la perception de l’échec du temps linéaire. C’est là une révolution culturelle majeure : s’apercevoir que demain n’est pas toujours mieux qu’hier, que cette grande hypothèse du XVII° siècle qu’on va toujours vers mieux est en train d’être vouée à l’échec » (6).
Comment, à partir de là, ré ancrer le temps dans la personne ? En retrouvant cette dimension fondamentale de la rythmique corporelle. Le fait est qu’il faudra toujours neuf mois pour faire un enfant, qu’on n’est pas plus intelligent à 10 ou 20 ans aujourd’hui qu’il y a dix mille ans, signe que la rythmique de l’éveil de l’intelligence ne s’accélère pas. Il y a donc un temps naturel, un temps fondamental. C’est à ce temps de la nature qu’il faut savoir par moments se ré étalonner, ce que favorise par exemple l’occasion des vacances chaque été en famille, ce qu’on redécouvre également à travers les pèlerinages (en particulier celui de Saint Jacques de Compostelle) qui suscitent un engouement croissant depuis plusieurs années.
La deuxième manière de ré ancrer le temps dans la personne, c’est de redécouvrir comment la valeur du temps est liée concrètement à ce que nous vivons. Et ça, c’est la relation humaine.
« La relation humaine est le lieu où je découvre avec émerveillement que l’essentiel, c’est de perdre du temps ; pas simplement d’en prendre, mais d’en perdre. On ne commence vraiment à aimer que quand on perd du temps»7. Mère Teresa disait : « Ne laisse jamais quelqu’un que tu rencontres avant qu’il ne soit heureux de ta rencontre ».
N’est-ce pas le grand défi à relever lorsqu’on s’engage à accompagner les malades !
C’est cet amour au présent en effet qu’attend le pauvre, le malade, notre prochain. Cet amour exige une attention particulière : une attention qui passe par le regard : regarder autrui, c’est s’efforcer de percevoir ses besoins, ses désirs, ses difficultés, ses aspirations, ses souffrances. Et c’est, après les avoir pressentis et découverts, lui donner ce qu’il attend et ce qui lui manque. Cet amour suppose que l’on se mette sur le même plan que l’autre, sans ombre de mépris, de condescendance : ne pas jouer au docteur si on ne l’est pas, ni au psychologue. Il faut avoir sur l’autre un regard d’amour, un jugement d’amour. Evidemment, cette disponibilité à l’autre ne va pas sans une permanente désappropriation de soi. C’est en ce sens que le temps constitue une mise à l’épreuve de notre charité, de notre agir chrétien. Pouvoir l’intégrer concrètement dans nos engagements caritatifs ou pastoraux est en définitive le moyen le plus sûr d’entrer dans le véritable esprit de l’hospitalité chrétienne. Je vous remercie de votre attention
_____________________________________
1 . Cf. Exhortation apostolique Familiaris Consortio, n. 34.
2 . Oscar CULMANN, Christ et le temps, Delachaux et Niestlé 1965, p. 37.
3 . Solange THIERRY, « Temps de l’Inde et temps chrétien ». Sur le site www.religions.free.fr. L’auteur est ancienne directrice d'études à l'École Pratique des Hautes Études de la Sorbonne et spécialiste de la culture orientale et du sanskrit.
4 . Mais on peut tout autant parler de ceux dont la vocation s’est opérée sur le tard, comme Sainte Thérèse d’Avila, Jeanne Jugan, Petite Soeur Magdeleine, Mère Teresa, des fondatrices d’ordre qui avaient toutes autour de la quarantaine au moment où leur choix de vie s’est précisé. Elles ont « rattrapé »le temps avec une audace et une foi extraordinaires.
5 . Adversus Haereses IV, 9,2.
6 . Samuel ROUVILLOIS, « La gestion du temps », Dossier paru dans Vivre Marie, Bulletin de l’Amicale des Petits
Frères de Marie, n° 139, septembre 2010, p. 18.
7 . Ibid., p. 19.
Lire sur le lien suivant : http://www.asprehofran.net/rubrique,intervention-mgr-sche...
20:16 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS., SPIRITUALITÉ, TÉMOINS DE CE TEMPS., THÉOLOGIE CONTEXTUELLE., THÉOLOGIE., VIVRE L'ÉVANGILE. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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17/01/2011
LA GRÂCE DU GOSPEL DE CRAIG ADAMS.
21:01 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans ARTISTES., GOSPEL | Lien permanent | Commentaires (0) |
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