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01/03/2015

Comment combattre l’exclusion ?

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A travers la Vie du Christ, nous percevons l’attitude à acquérir face à toutes ces situations critiques et inacceptables.

 

Comment combattre l’exclusion ? On ne peut changer la réalité ou lutter contre l’exclusion à partir d’une quelconque disposition intérieure. À ce propos, il serait bon de se rappeler cette phrase si pertinente de Friederich Engels (philosophe économiste), une phrase qui est devenue un maxime populaire avec le temps : « On ne pense pas la même chose selon que l’on vit dans une cabane ou dans un palais ».

 

La simplicité d’une telle affirmation constitue, nous n’en doutons pas, une des expressions les plus lumineuses de la pensée contemporaine. Bien que la vérité soit absolue, l’accès que nous pouvons en avoir ne l’est pas. En d’autres mots, bien qu’un accès à la vérité nous soit possible, il sera toujours conditionné par la réalité elle-même, et aura toujours un caractère relatif. Jamais cet accès ne sera neutre et inconditionnel, et cela malgré les meilleures intentions et capacités intellectuelles dont on peut être animé.

 

Comment pouvons nous trouver une solution ? Il faut changer de couche sociale. La couche sociale est le point à partir duquel on perçoit, on comprend la réalité et on essaie d’agir sur elle. Il nous faut donc passer de la couche sociale des élites à celle des exclu(e)s. C’est à partir du monde des pauvres que nous devons lire la réalité de la violence, si nous voulons nous engager pour sa transformation. La vision qu’ont les pauvres et les opprimé(e)s de la violence économique, doit être le point de départ et le premier critère pour lire et comprendre la violence qu’il provoque.

 

Où est-ce que je me situe ? Où sont mes pieds et ma praxis en matière de solidarité ? Car la question est de savoir si je suis au bon endroit pour accomplir ma tâche. Un tel processus ne peut être mis en marche que par ceux et celles qui sentent dans leur chair la brûlure de l’injustice et de l’exclusion sociale. La tâche d’éduquer implique d’abord le lieu social pour lequel on a opté, puis le lieu à partir duquel et pour lequel on fait des interprétations théoriques et des projets pratiques.

 

À la racine du choix de cette couche sociale, il y a l’indignation éthique que nous ressentons devant la réalité de l’exclusion. Le sentiment de l’injustice dont sont victimes la grande majorité des êtres humains exige une attention incontournable, car la vie même perdrait son sens si elle tournait le dos à cette réalité.

 

Personne ne peut prétendre voir ou sentir les problèmes humains, la douleur et la souffrance des autres à partir d’une position « neutre », absolue et immuable, dont l’optique garantirait une totale impartialité et objectivité. Il est donc extrêmement urgent de provoquer une rupture épistémologique. La clé pour comprendre ceci est dans la réponse que chacun(e) de nous donnera à la question : « d’où » est-ce que j’agis ? C’est-à-dire quel est le lieu que je choisis pour voir le monde ou la réalité ? Quel est le lieu pour interpréter l’histoire et pour situer mes actes transformateurs ?

 

Mieux que n’importe quel autre moyen particulier, la manière d’exprimer sa sensibilité et son intérêt à rendre la société plus humaine, réside dans une pratique active de la solidarité, notamment envers les démuni(e)s qui font l’objet de discriminations et de marginalisations intolérables. Tout ce qui signifie une violation de l’intégrité de la personne humaine, comme la torture morale ou physique, tout ce qui est une offense à la dignité de la personne, comme les conditions de vie inhumaines a l’instar de l’esclavage, de la prostitution, du commerce des femmes et des enfants, ou encore pour ceux et celles qui bénéficient d’un emploi avec des conditions de travail dégradantes, tout cela constitue des pratiques infâmes qui nous engagent toutes et tous à nous impliquer dans les solidarités sociales.

 

Dieu nous inspirera toujours les gestes constructifs pour que la société retrouve son vrai visage.

 

Il nous faut prier sans cesse pour trouver cette compassion qui ne blessera pas les plus petits. Notre prière aura la splendeur des lendemains meilleurs, c’est la Foi de l’Espérance évangélique. Notre Amour pour Dieu nous conduit souvent sur des chemins imprévus. Il nous suffit de décrypter les signes que Christ nous envoie pour humaniser notre monde. A travers la Vie du Christ, nous percevons l’attitude à acquérir face à toutes ces situations critiques et inacceptables. La foi est une arme contre toute injustice, et l’exclusion est une injustice sociale contre laquelle nous devons lutter avec ardeur !

 

 

Bruno LEROY.

11:28 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

LE DÉMON EXISTE-IL VRAIMENT ?

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Le démon, le satanisme et autres phénomènes du même genre sont aujourd'hui très actuels et inquiètent fortement notre société. Notre monde technologique et industrialisé est imprégné d'occultisme, de spiritisme et pullule de magiciens, de sorciers, de diseurs d'horoscopes, de vendeurs d'envoûtements, d'amulettes, ainsi que de véritables sectes sataniques. Chassé par la porte, le diable est revenu par la fenêtre. En d'autres termes, chassé par la foi, il est revenu par la superstition. 

 

L'épisode des tentations de Jésus dans le désert, que nous lisons le premier dimanche de carême, nous aide à faire un peu la lumière sur ce thème. Tout d'abord, le démon existe-t-il ? C'est-à-dire, le mot démon renvoie-t-il vraiment à une entité personnelle, dotée d'intelligence et de volonté, ou s'agit-il simplement d'un symbole, d'une manière d'indiquer la somme du mal moral du monde, l'inconscient collectif, l'aliénation collective, etc. ? De nombreuses personnes, parmi les intellectuels, ne croient pas au démon au premier sens du terme. Mais il faut noter de grands écrivains et penseurs, comme Goethe, Dostoïevsky, ont pris très au sérieux l'existence de satan. Baudelaire, qui n'était certes pas un saint, a dit que « la plus belle des ruses du diable est de vous persuader qu'il n'existe pas ». 

 

La preuve principale de l'existence du démon dans les Évangiles n'est pas l'un des nombreux épisodes de libération de personnes possédées, car les croyances antiques sur l'origine de certaines maladies peuvent avoir influencé l'interprétation de ces faits. La preuve, c'est Jésus qui est tenté dans le désert par le démon. La preuve, ce sont aussi les nombreux saints qui ont lutté dans la vie contre le prince des ténèbres. Ils ne sont pas des « Don Quichotte » qui ont lutté contre des moulins à vent. C'était au contraire des hommes très concrets, avec une psychologie très saine. 

 

Si tant de personnes trouvent absurde de croire au démon c'est parce qu'elles se basent sur les livres, parce qu'elles passent leur vie dans les bibliothèques ou à leur bureau, alors que ce ne sont pas les livres qui intéressent le démon mais les personnes, et surtout, précisément, les saints. Que peut savoir sur satan celui qui n'a jamais été confronté à la réalité de satan mais seulement à son idée, c'est-à-dire aux traditions culturelles, religieuses, ethnologiques sur satan ? Celui-ci traite en général ce sujet avec beaucoup d'assurance et de supériorité, en considérant tout comme de « l'obscurantisme médiéval ». Mais ceci est une fausse sécurité. C'est comme celui qui se vanterait de ne pas avoir peur des lions, en donnant comme preuve le fait qu'il a vu beaucoup de peintures et de photographies de lions, et n'a jamais eu peur. D'autre part, il est tout à fait normal et cohérent que celui qui ne croit pas en Dieu ne croit pas au diable. Il serait même tragique qu'une personne qui ne croit pas en Dieu croit au diable ! 

Cependant, la chose la plus importante que la foi chrétienne a à nous dire n'est pas que le démon existe, mais que le Christ a vaincu le démon. Le Christ et le démon ne sont pas pour les chrétiens deux princes égaux et contraires, comme dans certaines religions dualistes. Jésus est l'unique Seigneur ; satan n'est qu'une créature « qui a mal tourné ». Si un pouvoir sur les hommes lui est accordé, c'est pour que les hommes aient la possibilité de choisir librement un camp et aussi pour « qu'ils ne s'enorgueillissent pas » (cf. 2 Co 12, 7), en se croyant autosuffisants et en croyant ne pas avoir besoin de rédempteur. « Le vieux satan est fou - dit le refrain d'un negro spiritual. Il a tiré un coup de feu pour détruire mon âme, mais il a mal visé et a détruit mon péché ». 

Avec le Christ nous n'avons rien à craindre. Rien ni personne ne peut nous faire de mal, si nous ne le voulons pas. Depuis la venue du Christ, satan est comme un chien attaché : il peut aboyer de toutes ses forces et tirer tant qu'il veut sur sa laisse, mais si nous ne nous approchons pas de lui, il ne peut pas mordre. Au désert, Jésus s'est libéré de satan pour nous libérer de satan ! C'est la bonne nouvelle avec laquelle nous entamons notre marche de carême vers Pâques.

 

Bruno LEROY.

 
 
 
 
 
 

11:14 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

CITATIONS SUR LA PRIÈRE.

Jean-Marie Vianney, curé d'Ars Dans cette union intense qu'est la prière, Dieu et l'âme sont comme deux morceaux de cire fondus ensemble.

Jean-Marie Vianney, curé d'Ars
 
Anonyme Un regard vers Dieu fait passer sur la grisaille du quotidien comme un reflet de bonheur éternel.

 
 
Charles de Foucauld Le merci doit tenir une très grande place dans nos prières, car la bonté de Dieu précède tous nos actes.

Charles de Foucauld
 
Abbé Pierre Il ne faut pas attendre d'être parfait pour commencer quelque chose de bien.

Abbé Pierre
 
Cardinal Carlo-Maria Martini C'est un chant intérieur qui vibre dans la prière, dans l'amour, dans le service; on peut chanter intérieurement à tout moment. Telle est l'âme biblique.

Cardinal Carlo-Maria Martini
 
Mère Teresa Plus nous recevons dans le silence de la prière, plus nous donnerons dans la vie active.

Mère Teresa
 
Anonyme Comment savoir quel mot tu dis, si je ne tiens pas mon coeur ouvert ?

 
 
Mère Teresa Nous avons besoin de prier! Sans la force de la prière, notre vie est insupportable.

Mère Teresa
 
Isaac de Ninive Considère la prière comme la clef de l'Ecriture Sainte.

Isaac de Ninive
 
Stanislas-Xavier Touchet Les deux ailes de nos âmes, qu'aucun coup de vent ne casse, sont l'amour et la foi.

Stanislas-Xavier Touchet
 
Saint Augustin Notre coeur est inquiet jusqu'à ce qu'il trouve en Dieu le repos.

Saint Augustin
 
Maître Eckart, dominicain et philosophe allemand Dieu est le Dieu du présent. Tel il te trouve, tel il te prend et t'accueille, non ce que tu as été, mais ce que tu es maintenant.

Maître Eckart, dominicain et philosophe allemand
 
Evagre le Pontique, disciple d'Origène Car c'est lorsque tu seras parvenu, dans ta prière, au-dessus de toute autre joie, qu'enfin en vérité, tu auras trouvé le vrai sens de la prière.

Evagre le Pontique, disciple d'Origène
 
Jean-François Six, historien, phylosophe et écrivain Prier, c'est créer l'avenir.

Jean-François Six, historien, phylosophe et écrivain
 
Léon Bloy, écrivain français Nous demandons à Dieu ce qu'il nous plaît. Il nous donne ce qu'il nous faut.

Léon Bloy, écrivain français
 
Paramhansa Yogananda, mystique indien Dieu est amour. Le plan de la création repose sur l'amour.

Paramhansa Yogananda, mystique indien
 
François Varillon, jésuite Ce n'est pas parce qu'il est parfait que Dieu aime ; mais c'est parce qu'il aime qu'il est parfait.

François Varillon, jésuite
 
Saint Bernard Dieu est paisible et rend tout paisible ; fixer son regard sur lui, qui est repos, rend l’âme paisible.

Saint Bernard
 
Saint Augustin Tout désir qui appelle Dieu en nous est déjà une prière.

Saint Augustin
 
Frère Roger de Taizé Rien n'est plus responsable que de prier.

Frère Roger de Taizé
 
H. Brunel La prière est un accueil, un silence, une amitié qui se passe de mots.

H. Brunel
 
Frère Roger de Taizé A long terme, de la contemplation surgit un bonheur, et ce bonheur est source de notre lutte pour et avec la famille humaine. Il est courage, il est énergie pour prendre des risques, il est surtout abondance d'allégresse.

Frère Roger de Taizé
 
Yves Raguin, jésuite Quand Jésus se retirait pour prier, ce n'était pas pour autre chose que de se "retourner" vers son Père, et vivre en homme sa relation à la source de son être.

Yves Raguin, jésuite
 
Lamartine Je ne puis comprendre la terre sans le ciel, l'amour sans la prière et le temps sans l'éternité.

Lamartine
 
Angelus Silesius, poète allemand L'oiseau repose dans l'air, la pierre est sur la terre, le poisson vit dans l'eau, mon esprit est dans la main de Dieu.

Angelus Silesius, poète allemand
 
Elisabeth Lesueur Penser est beau, prier est mieux, aimer est tout.

Elisabeth Lesueur
 
Pierre Reverdy, poète français La prière apaise l'angoisse comme le soleil dissipe le brouillard.

Pierre Reverdy, poète français
 
Victor Hugo La prière est la soeur tremblante de l'amour : la prière est la porte et l'amour est la clé.

Victor Hugo
 
Père Théodose Florentini La prière, relation personnelle avec Dieu, est aussi nécessaire à l'homme que la respiration. Elle est, pour lui, ce que la terre est pour la plante, l'arbre pour la branche.

Père Théodose Florentini
 
Gandhi Prier n'est pas demander, c'est une aspiration de l'âme, c'est une admission quotidienne de notre faiblesse

Gandhi
 
Reginald E.O. White La prière est la clé de toutes les chaînes emprisonnant l'âme.

Reginald E.O. White
 
Bernanos On ne prie jamais seul. La prière, étrange rêve, singulier opium qui loin de replier l'individu sur lui-même, de l'isoler de ses semblables le fait solidaire de tous, dans l'esprit de l'universelle charité.

Bernanos
 
Clément d'Alexandrie, philosophe La prière est un entretien intime avec Dieu, et Dieu prête constamment l'oreille à cette voix intérieure.

Clément d'Alexandrie, philosophe
 
Charles de Foucauld Prier, c'est penser à Dieu en l'aimant.

Charles de Foucauld
 
André Sève, prêtre assomptionniste Prier, c’est reprendre conscience de l’union et vivre un moment d’amour avec l’Amour qui est en nous.

André Sève, prêtre assomptionniste
 
Silouane l'Athonite, moine russe, père spirituel L’Esprit de Dieu nous apprend à prier partout, même au désert, pour tous les hommes, pour le monde entier.

Silouane l'Athonite, moine russe, père spirituel
 
Louis Schweitzer, pasteur baptiste Prier sans cesse, c'est vivre devant Dieu tous les temps de ma vie.

Louis Schweitzer, pasteur baptiste
 
Raymond Bouchex, archevêque d'Avignon Prier, c'est d'abord donner du temps à Dieu.

Raymond Bouchex, archevêque d'Avignon
 
Pierre Reverdy, poète français Il vient un moment où l'on sent que les Hommes ne peuvent rien pour vous ni vous pour eux, c'est alors que l'on comprend mieux les mystérieuses ressources de la prière.

Pierre Reverdy, poète français
 
Saint Silouane l'Ahonite, moine orthodoxe, ermite et père spirituel Je ne désire rien d'autre que de prier pour les autres comme je le fais pour moi-même.

Saint Silouane l'Ahonite, moine orthodoxe, ermite et père spirituel
 
Saint Jean Chrysostome Considère quel bonheur t'est accordé : voilà que tu peux converser avec Dieu par tes prières, dialoguer avec le Christ, souhaiter ce que tu veux, demander ce que tu désires.

Saint Jean Chrysostome
 
Sa Majesté la reine Victoria Quand la force te manquera, quand tu ne pourras faire davantage, prie : Dieu fera le reste.

Sa Majesté la reine Victoria
 
Soeur Emmanuelle Les gens disent : "Vous êtes formidable, vous aimez tout le monde." Mais ce n'est pas moi qui suis formidable, je bois à une source qui l'est, çà oui ! Et cette source, j'y bois par la prière.

Soeur Emmanuelle
 
Martin Luther Prier, ce n’est pas chercher à vaincre la résistance de Dieu, c’est saisir Sa bonne volonté.

Martin Luther
 


Charles B. Hodge Jr
Dieu n'est jamais à plus d'une prière de distance de vous.

Charles B. Hodge Jr
 
Denis Huerre, moine bénédictin
Prier, c’est entrer dans la prière que Dieu fait continuellement en moi. Prier, c'est respirer Dieu

Denis Huerre, moine bénédictin
 
Jean-Marie Vianney, saint curé d'Ars
La prière est à notre âme ce que la pluie est à la terre.

Jean-Marie Vianney, saint curé d'Ars
 
Gandhi La prière, c'est la clé du matin et le verrou du soir.

Gandhi
 
Thérèse de Lisieux Quelle est donc grande la puissance de la prière ! On dirait une reine ayant à chaque instant accès auprès du Roi et pouvant obtenir tout ce qu'elle demande.

Thérèse de Lisieux
 
Charles Singer Dieu fait vivre celui qui vient à lui. Il n’est pas nécessaire d’être pur, d’être digne, d’être brillant. Il suffit de se lever, d’aller vers lui et de dire: « Me voici ! J’ai faim ».

Charles Singer
 
Madeleine Delbrël, assistante sociale, missionnaire et écrivain
Parle à Dieu au lieu de te parler ; pour prier, tu auras au moins ce temps-là

Madeleine Delbrël, assistante sociale, missionnaire et écrivain
 
André Sève, prêtre et journaliste La prière ne change pas toujours une situation, mais elle peut changer notre regard sur cette situation

André Sève, prêtre et journaliste
 
Mère Teresa de Calcutta Beaucoup de gens perdent goût à la vie et au travail, ils se sentent mécontents et vides, simplement parce qu'ils ont délaissé la prière.

Mère Teresa de Calcutta
 
Un moine du mont Athos
Quand tu es en présence de quelqu'un, tu ne penses pas à lui, tu es avec lui. De même dans la prière, tu es avec Dieu, tu respires avec Lui.

Un moine du mont Athos
 
Rabindranath Tagore, poête indien, prix Nobel de littérature (1916)
Je ne veux pas prier d'être protégé des dangers, mais de pouvoir les affronter.

Rabindranath Tagore, poête indien, prix Nobel de littérature (1916)
 
Graham Greene, écrivain anglais N'importe quelle prière vaut mieux que l'absence de prière. C'est une façon de reconnaître la puissance de Dieu, et c'est à mon avis une façon de le louer.

Graham Greene, écrivain anglais
 
Sainte Thérèse de Lisieux Il faut toujours prier comme si l'action était inutile et agir comme si la prière était insuffisante.

Sainte Thérèse de Lisieux
 
Père Albert-Marie Besnard, dominicain
La prière est un geste par lequel nous faisons venir à la lumière le noeud caché où nous sommes noués à Dieu

Père Albert-Marie Besnard, dominicain
 
Gerhard Hamm, évangéliste russe, prisonnier des camps de Sibérie
La prière donne de la force et ouvre les portes. Si elle n'ouvre pas les portes des cellules de prison, elle ouvre les coeurs de ceux qui s'y trouvent. Quelle arme puissante !

Gerhard Hamm, évangéliste russe, prisonnier des camps de Sibérie
 
Saint Jean Chrysostome
Comme l'âme donne la vie au corps, ainsi la prière maintient l'âme en vie. De même que le corps ne peut vivre sans l'âme, ainsi sans la prière l'âme est morte...

Saint Jean Chrysostome
 
Charles de Foucauld
La meilleure prière est celle où il y a le plus d'amour. La prière est d'autant meilleure qu'elle est plus amoureuse.

Charles de Foucauld
 
Gandhi
Il vaut mieux mettre son coeur dans la prière sans trouver de paroles que trouver des mots sans y mettre son coeur.

Gandhi
 
Juan Donoso Cortès, auteur et diplomate espagnol
Ceux qui prient font plus pour le monde que ceux qui combattent, et si le monde va de mal en pis, c'est qu'il y a plus de combats que de prières !

Juan Donoso Cortès, auteur et diplomate espagnol
 

Paul VI
Redevenons un peu contemplatifs et admirateurs du monde créé et tirons de cette première écoute la mise en train de la poésie de la prière.

Paul VI
 
Le curé d'Ars. Dieu n'a pas besoin de nous : s'Il nous commande de prier c'est qu'Il veut notre bonheur, et que notre bonheur ne peut se trouver que là.

Le curé d'Ars.
 

Bruno Leroy, éducateur-écrivain 

L'esprit ne vieillit jamais quand le sens de l'émerveillement emplit chaque jour de notre Vie.

Bruno Leroy, éducateur-écrivain 

 
Mère Teresa.
La prière vous ouvre le coeur, jusqu'à ce qu'il soit capable de contenir Dieu lui-même.

Mère Teresa.
 

Guy GILBERT, prêtre des loubards.
La prière, c'est une présence d'amour ! C'est l'émerveillement en moi de pouvoir dire que "Dieu est amour" (...).
Par la prière, tu te dégages de toi-même, tu relativises des tas de choses et tu retrouves le sens des priorités.

Guy GILBERT, prêtre des loubards.

 

11:06 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans SPIRITUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

28/02/2015

Je voulais écrire sur l'éducation et je parle de religion...

 

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Au début, je voulais parler chaque jour de ma pratique éducative. De mon approche des Jeunes et de leurs problématiques parfois inextricables. Puis, les mois venant, mon discours se transforma en une sorte d'évangélisation quotidienne.
 
N'avais-je plus rien à exprimer sur le social qui forme la trame de notre Vie ? Si, bien-sûr ce ne sont point les sujets qui manquent.
Il arrive pourtant ce phénomène étrange qu'on ne peut masquer sur un Blog. La vérité sur ce qui sous-tend les moindres bruissements de l'âme.
Oui, écrire ouvre une porte inattendue sur le reflet que nous sommes.
Bien-sûr, comme dans toutes communications sur la toile, l'image est amplifiée voire déformée. Et pourtant, une certaine métaphore de votre être reste suspendue dans vos mots.
 
 
Pourquoi suis-je soudain parti vers la spiritualité alors que, ce Blog n'y était pas destiné ?
Je me suis posé cette question en relisant l'ensemble de mes textes. Ils parlent de Dieu sans vraiment se préoccuper des problèmes réels de société. Serais-je devenu Mystique, loin des tumultes Humains ?
Non pas. Je m'aperçois simplement et en toute humilité que mon action éducative ne peut être dissociée de ma Foi.
Figurez-vous que je m'en suis aperçu voilà quelques jours seulement. Pourquoi ? Car, je vis chaque jour auprès d'ados qui ne veulent pas entendre parler de Christ. Donc, je me tais et dans ce silence essaie de Témoigner de ma Force et Joie de vivre au sein de leurs désespérances.
Donner un souffle d'espoir aux Jeunes qui pensent que tout est fini avant de commencer...
Évidemment, vivant ainsi depuis de années, sans jamais faire de prosélytisme. Mais en remettant debout des ados qui s'écroulent ; je ne pensais pas que ma Foi fut aussi essentielle.
 
 
Je comprends mieux désormais mon entourage étonné, bien souvent.
N'as-tu donc jamais peur de cette violence ? Non , jamais pourquoi ? Comment peut-on avoir peur de jeunes qu'on aime tels qu'ils sont...
La peur vient d'un manque d'Amour envers les autres !
Et en mon for intérieur, je me dis que je ne suis pas seul.
 
Voyez-vous un Blog permet une certaine introspection.
Et je comprends mieux maintenant à la fois les admirations et les rejets. Je ne voulais parler que du militantisme de notre équipe et surtout des actions d'autrui. Et me voilà, au fil des pages à communier des mers profondes qui m'animent.
Je sais que parfois la perception est tronquée. Un super éduc, un type sympa, un homme d'une grande spiritualité chrétienne... Et pourtant !
Et pourtant, la réalité est bien différente. Je ne suis qu'un pauvre type qui tente au mieux d'aimer en vérité son prochain. Même s'il est lointain. Je suis ce pauvre hère qui pousse des colères homériques quand les choses ne tournent pas rond.
Rien de plus humain qu'un humain, n'est-ce pas ?
 
Je suis ce pauvre type qui tente de vivre son amour de Christ au quotidien. Je suis le ringard des ringards. Le gars qui s'est forgé sa morale selon les injonctions de sa conscience. Celui qui ne veut pas que ses écrits ne collent guère à sa peau d'homme. Celui qui gueule contre le racisme, l'intégrisme, le sexisme et tous les magmas de l'intolérance déclarée.
Je suis un impulsif qui maîtrise ses colères contre la connerie et qui n'y parvient pas toujours. Je suis l'éducateur capable de mettre un coup de poing à un jeune qui me manque de respect...
Je suis ce que je ne suis pas.
 
 
Et ce Blog me permet cette introspection aux tréfonds de mon être.
Tous les actes, les gestes que j'effectue au quotidien ont une signification.
La conviction d'être aimé de Dieu et de l'Aimer au-delà de Tout.
Oui, même dans mes violences je garde cette couleur d'amour et de tendresse pour les plus meurtris.
Le Blog est une confession publique. Une réconciliation avec soi-même. Mais, n'est-ce pas justement l'endroit le plus égotique qui soit ?
Parler de soi, comme une évidence, n'est-ce point dangereux ?
 
 
Cela peut le devenir si nous passons notre temps à regarder gonfler notre nombril. Mais, ce qui est enrichissant est de partager son humanité avec autrui. Cette introspection devient alors réveil du cœur qui sommeille. Et la lumière jaillit peu à peu dans les lettres, les phrases et tout se met à penser.
Oui, un Blog est un mirifique instrument de confidences à la fois personnelles et universelles. Le risque est de se trouver avec un visage autre. Certains ont même poussés les investigations en me nommant gourou ou superman. Je ne suis rien d'autre qu'un chrétien qui vit son Amour de Dieu et de la Vie, malgré les adversités et qui veut en Témoigner. C'est tout. Et cela dans le respect absolu des convictions autres. Je viens seulement de constater que mon existence n'aurait pas pris cette tournure sans ma Foi.
 
 
Je serais probablement mort après la mort de ma mère. Et après, tant de soucis, d'épreuves à surmonter. Mais, j'ai choisi le combat fraternel envers toutes Injustices. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est mon Blog quand je le relis... Et c'est vous lorsque vous me lisez avec tant d'Amour...et de patience.
 
Vous m'envoyez les étoiles sur lesquelles je navigue depuis longtemps sans savoir qu'elles ont guidées ma Vie.
 
Le Blog, c'est vraiment le retour en soi pour donner aux autres ce qu'on possède d'intime non ? Et vous comment ressentez-vous les écrits qui chaque jour forgent votre esprit ?
 
 
Bruno LEROY.

18:04 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

27/02/2015

Le don de soi humanise le monde et celui qui se donne.

 

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Écouter est peut-être le plus beau cadeau que nous puissions faire à quelqu’un… C’est lui dire, non pas avec des mots, mais avec ses yeux, son visage, son sourire et tout son corps : tu es important pour moi, tu es intéressant, je suis heureux que tu sois là … Écouter, c’est commencer par se taire. Écouter, c’est accueillir l’autre avec reconnaissance tel qu’il se définit lui-même, sans se substituer à lui pour dire ce qu’il doit être. Écouter, ce n’est pas vouloir que quelqu’un soit comme ceci ou comme cela, c’est apprendre à découvrir ses qualités qui sont en lui, spécifiques. C’est être ouvert positivement à toutes les idées, à tous les sujets, à toutes les expériences, à toutes les solutions, sans interpréter, sans juger, en laissant à l’autre son espace et le temps de trouver la voie qui est la sienne. Être attentif à quelqu’un qui souffre, Ce n’est pas donner une solution ou une explication à sa souffrance, c’est lui permettre de la dire et de trouver lui-même son propre chemin pour se libérer…. Écouter, c’est donner à l’autre ce que l’on ne nous a peut-être jamais donné : de l’attention, du temps, une présence affectueuse.

 

La croyance dans l’amour et donc dans le désir de soi. Vivre d’amour consiste à entendre le chemin de notre contingence humaine. C’est oser un pas sans savoir où sera le second, sûr que l’aventure humaine est passionnante et que le mystère de la vie se dévoile en rencontrant le prochain : l’autre dans sa différence sociale, culturelle, voire spirituelle … Vivre d’amour, c’est accepter d’aller de l’avant, sans avoir en poche toutes les assurances, et se donner. La logique du don de soi comme chemin de bonheur, est une expérience commune que chacun goûte au quotidien. Cependant, habituellement, nous n’allons pas jusqu’au bout de nos découvertes par peur de nous perdre en nous oubliant et en nous donnant totalement.

 

Prendre une décision, par exemple celle d’un engagement social, entraîne la réflexion et le discernement. Toutefois, il est vain de vouloir attendre toutes les données et les garanties pour effectuer le pas. Jamais nous ne serons sûrs de tout. Jamais nous ne maîtriserons tous les éléments factuels et à venir. Il convient de savoir aussi se risquer, partir à l’aventure, comprenant plus ou moins confusément que là, nous nous réaliserons pleinement. L’engagement demande souvent de poser un choix. Et un choix écarte automatiquement d’autres éventualités. En contre-point, le non-engagement, sous prétexte de rester disponible à tout, conduit à ce que rien ne prenne corps. L’indécision mène à l’impuissance. La réalité, par voie de conséquence, nous échappe. On reste extérieur à la vie qui passe. L’angoisse et le mal-être s’engouffrent alors au fond de l’âme humaine. L’homme n’est pas créé pour l’indécision. En revanche, par l’engagement, l’homme naît à lui-même et à sa propre liberté. Il y expérimente ses réelles et ineffables capacités d’amour. Il découvre en lui un univers qu’il ne soupçonnait pas. Le don de soi humanise et le monde et celui qui se donne.

 

 

Bruno LEROY.

19:50 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

25/02/2015

Pedro Meca nous parle des Autres et de sa Vie.

La vie d'un éducateur ne peut être un fleuve tranquille.

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La vie d’un éducateur est souvent faite d’imprévus et n’est jamais sauf, pour certains ; un long fleuve tranquille. Pour partager le Bonheur qui vous habite, il faut souvent renier son confort personnel. Il faut que les plus pauvres viennent se baigner avec vous dans l’océan spumeux et éclatant de joie de vivre. Nous devons partir de leurs désirs profonds. Dans cette source nous puiserons d’autres sources plus jaillissantes. Sinon, l’éducateur ne fait que du forcing social et cela est plus dommageable que nous le pensons. Je dois, en tant que travailleur Social, accompagner les désirs des plus petits de nos Frères. De plus, la charité telle que bon nombre de chrétiens la conçoive est à mettre au panier de nos mémoires.

 

L’être Humain évolue anthropologiquement et la recherche de Justice sociale devient primordiale, voire essentielle. Le paternalisme dont a fait preuve l’Église durant des années a démontré ses limites. L’individu doit impérativement redevenir acteur de son propre destin. J’en ai marre de ces gens qui pensent, agissent pour les autres sous prétexte de donner un sens à leur existence. Penser à la place des autres, c’est forcer autrui à ne jamais penser individuellement. Cela fait partie de nos petits viols quotidiens des Droits de l’Homme. Après cette entrée en matière, vous avez compris que je ne suis pas un bureaucrate travaillant à heures fixes.

 

Moi, qui écris des livres, des articles pour que l’Humain savoure avec Amour l’instant présent : je ne semble pas en harmonie avec mes écrits. Détrompez-vous, je ne fais jamais mentir les mots et mes textes restent dans la ligne droite de mes pensées. Cependant, soit que nous avons une veine militante ou que nous dormons sous le soleil couchant. Du tréfonds de mon âme, je crois que nous pouvons construire le Royaume de Dieu dès maintenant, dans l’Aujourd’hui. Voir des yeux éteints par les tristesses s’illuminer grâce à un sourire donné est pour moi une joie incommensurable.

 

Trouver de nouveaux paradigmes pour alléger les fardeaux humains. Maintenant, que vous commencez à me connaître ; vous savez qu’il m’est impossible de séparer ma Foi d’une action politique concrète. Dans le respect de chacun, évidemment... C’est en cela que je parle désormais de Justice plutôt que de charité.

 

Être Témoin de l’Amour et de l’Espérance au cœur de la pâte humaine, tel est mon horizon de Vie depuis longtemps. Soyez, selon vos charismes, des amoureux ( ses ) de Dieu là où vous êtes. Et combattez pour que l’Amour devienne vainqueur pour des jours meilleurs. La prière vous aidera infiniment pour prendre conscience des desseins de Dieu à votre encontre.

 

Bruno LEROY.

 

14:42 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA CHARTE., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

L'Éthique du Journaliste.

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Nous ne pouvons écrire sans être habités par de multiples paysages. Nous choisissons cet univers qui se révèle dès que les mots se mettent en place. Que ce soient l’émerveillement ou la révolte, nous devons canaliser, orienter ces pensées qui submergent la conscience. Sont-ce des images chatoyantes au velours parfois rugueux que nous écrivons. Ou sont-ce des éclats de lumière qui éveillent les esprits apaisés. Toutes ces questions répondent à l’éthique du journaliste ou du poète. Comme pour la photographie, le journaliste à l’âme de poète, ne doit ni sous-exposer, ni sur-exposer, son sujet.

 

Mettre à sa juste place les événements qui nous parviennent tels des échos du monde. Ne pas faire résonner cet écho inlassablement. Sa musique ne serait que vacarme sans mélodies. Comment trouver cette distance nécessaire qui positionnera le sujet justement. Si vos paysages intérieurs demeurent ombragés par des problèmes personnels. Votre écriture aura le reflet de vos tourments. Si votre existence est perçue dans ses aspects solaires. Alors, votre écriture aura la saveur de l’Espérance tant attendue.

 

Mais, pourquoi est-elle attendue à ce point par nos contemporains ?

 

Sans masquer les dures réalités. L’éthique du journaliste est de fournir un espace de réflexion à ses lecteurs. Si le journaliste écrit brutalement ses impressions propres. La morale de l’histoire s’en trouve réduite. En effet, le journaliste est là pour suggérer et relater des faits et non livrer ses humeurs du moment. Les faits sont infaillibles et seul le lecteur en prendra possession.

Alors, le journaliste ou le poète n’aurait jamais droit à émettre son opinion ? L’opinion reflète ce que la pensée unique nous ordonne inconsciemment. Les convictions sont d’un autre mouvement puisqu’elles sont imprimées au tréfonds des paradigmes existentiels de l’écrivain. Écrire en exprimant l’authenticité de nos valeurs. C’est maintenir l’éthique journalistique à son plus haut niveau. Un thème qu’elle qu’en soit la substance ne saurait laisser le poète dans des froideurs caverneuses.

 

Il doit dire tout haut, si haut, ce que certains pensent ou vivent dans le silence. Il doit mettre de la réflexion et de la pensée dans ses textes. Voilà, le secret éthique du journaliste qui veut aider ceux qui le lisent à avancer.

 

Sinon, l’information devient déformation des événements évoqués. Non pas une désinformation volontaire mais, une relecture inconsciemment déformée par le lectorat. La raison en est simple. Le manque de clarté du journaliste assombrit la lecture de l’article. Le journaliste étant peu à l’aise avec sa propre éthique, il en vient à créer un climat confusionnel.

Et les pauvres gens avalent telles des couleuvres ses dires mensongers. Mais, qu’est-ce donc que cette morale dont doit s’armer l’écrivain. Rien d’autre qu’un positionnement limpide par rapport aux articles traités. Ce positionnement est le long travail, le dur labeur d’une intériorité longuement remise en questions pour en extraire les scories. Voilà, pourquoi je parlais antérieurement de journaliste-poète. Il est question de regard. Une façon de contempler et d’analyser les informations transmises. Un regard qui respire. Cela peut paraître étrange comme expression. Et pourtant, cette vision ouvre vers d’autres horizons possibles. Comme une longue, immense respiration. L’article ne clôt pas le débat au contraire, il l’ouvre vers une infinitude de réflexions. Le journaliste ouvre les portes de la conscience humaine.

La pensée se mire à la source de l’article. Dégustant l’eau cristalline qui découle de ses arguments. Prenons un exemple récent, Benoît XVI affirmait que l’usage des préservatifs ne résoudra pas la problématique endémique du Sida. Est-ce bien ce qu’il a dit ou sont-ce des propos envoyés fragmentés par les Médias. Derrière cette polémique qui est gagnant. L’Église ou les journaux en mal de lecteurs. Pourquoi le discours du Pape a-t-il était volontairement coupé pour générer un contre-sens à quelques jours du sidaction ?

 

Voilà, un simple exemple d’une éthique journalistique et personnaliste. Se poser des questions avec un regard neuf de poète qui espère contre toutes espérances. Ne pas se mouler dans les excès de ce siècle. être de ce monde sans être du monde. Comprendre pourquoi l’humain a besoin de sensations fortes pour exister et ne pas y sombrer. L’éthique de l’écrivain est une incommensurable remise en questions de chaque jour.

 

 

Il est difficile dans ce monde opaque de laisser percer la lumière. Seul, le journaliste digne de ce nom le pourra. Il lui faudra remettre en cause pas mal d’acquis et de conceptions faciles. Les vérités qui se révèlent avec trop de fluidité sont souvent des mensonges travestis. Et puis, l’éthique personnelle pousse aussi à l’indignation, voire la révolte face aux injustices. Le silence est immoral.

 

 

La parole dite pour recentrer les absurdités que cette terre renferme est force. Elle est ferment vers un monde meilleur. Il faut que le journaliste écrive avec le sang de son cœur.

Sinon, ses articles auront des senteurs de moisissure. Il ne transpirera jamais de ses convictions intimes dans ses écrits. Et nous lirons du rabâché, du formaté sans personnalité. Le journaliste-poète est présent pour ouvrir les yeux de ses contemporains. Pour les amener vers des sentes non désirées. Alors, seulement l’éthique aura le visage de l’esthétique. Une sorte de vérité émise qui ne ment jamais et dont malgré certaines horreurs nous en percevons la beauté intrinsèque.

 

 

Le journaliste doit réveiller les esprits afin que tous réfléchissent aux solutions à trouver. Si son chemin n’est pas une ouverture vers l’espérance de lendemains où l’Homme prendra son destin en main. Son éthique alors ne vaut rien tout autant que son article. Le soleil revient toujours après la pluie et c’est un soleil d’amour.

 

 

Bruno LEROY.

11:40 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

24/02/2015

Transmettre notre Foi comme un reflet de Dieu.

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Le caractère le plus frappant d'un véritable chrétien, c'est cette ouverture, cette franchise absolue à l'égard de Dieu, qui font de sa vie un miroir, où d'autres peuvent discerner Dieu.

 

L'Esprit qui est en nous nous transforme, et notre regard devient un reflet. On reconnaît aisément celui qui a contemplé Dieu; on sent qu'il est l'image de son Seigneur. Méfiez-vous de tout ce qui peut ternir votre miroir intérieur : c'est généralement quelque chose qui paraît bon, mais de cette bonté qui n'est pas la meilleure.

 

Pour vous comme pour moi, le secret du bonheur, c'est ce regard central, toujours tourné vers Dieu. Que tout le reste s'efface devant cette unique préoccupation : travail, vêtement, nourriture, tout au monde.

 

La poussée de tout ce qui nous harcèle tend sans cesse à étouffer notre élan vers Dieu. Il nous faut lutter pour maintenir sur tous les points nos positions spirituelles. Que tout le reste s'arrange comme il pourra, que les gens disent tout ce qu'ils voudront, ce qui importe, c'est que rien n'obscurcisse en nous la Vie cachée avec le Christ en Dieu.

 

Ne vous laissez jamais bousculer hors de cette communion, souvent si ondoyante, et qui ne devrait jamais l'être. La tâche peut-être la plus ardue pour un chrétien, c'est de refléter comme un miroir la gloire du Seigneur.

 

 

Bruno LEROY.

18:52 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |