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30/08/2015

A....Dieu Papa !

Mesdames, Messieurs,

Je vous annonce avec une grande tristesse mais, l'espérance au fond du coeur que mon père est décédé dans la nuit du 29 Août 2015.

Bien Fraternellement, Bruno.

14:09 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

28/08/2015

Lorsque les doutes me questionnent.

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Parfois, je n’ai pas envie de t’écrire. Les mots sont trop lourds pour exprimer des pensées de félicité. Cela prend l’aspect de futiles puérilités. A quoi sert donc de t’écrire mon amour alors, que tu sais les moindres frémissements de mon âme. A quoi sert de me répéter sans cesse en te louant sur la beauté de tes paysages.

Dis-moi, comment permets-tu que des jeunes hommes, voire des enfants meurent en ton nom ? Je sais, je blasphème presque par provocation et sûrement pour attendre une réponse.

Mais tant de misères humaines m’interpellent en ces temps ombragés.

Tu me dis qu’il faut prier, prier et toujours prier pour comprendre le sens des barbaries imposées. C’est ce que je fais mais, ta réponse n’est qu’un lourd silence qui éteint mon ardeur, ma ferveur…

Ô, je pourrais comme certains, ne pas me préoccuper du sort de mon prochain.

Ainsi, je ne vivrais que pour ma gueule tout en ressassant des soi-disant prières qui ne s’adressent qu’à mon Ego flatté.

Je te demande pourquoi le sang coule dans les ruisseaux de nos larmes et nos ressentiments ?

Pourquoi les humains sont-ils devenus des loups qui s’entre-tuent. ?

Tu me dis que cela a toujours existé et que je dois me lever plutôt que me coucher dans mes certitudes.

L’Humain est humain avec ses limites, ses imperfections et ses haines et parfois son amour lorsqu’il transcende une réalité opaque, brumeuse…Quand son brouillard intérieur devient trop pesant, il cherche la signification profonde de son existence.

Soudain, tu te reprends et me murmures doucement sont-ils morts pour rien ceux qui m’adorent au point de ne point craindre la camarde. Celle qui témoigne de la force de ta présence dans l’histoire.

Oui, tu as raison, les fleurs continuent de pousser et de s’épanouir aux endroits des barbaries fomentées.

Le vent continue de souffler malgré les interdits que nous lui infligeons. Et le soleil danse entre les montagnes de nos inconnaissances. Le terrorisme est le fruit pourri d’un manque cruel de culture et de compréhension des textes. Il est absence de spiritualité mais volontarisme d'établir une culture de mort.

Alors, prie, aime et réfléchi sur la construction possible de relations innovantes.

Cela est la mission de ton existence de faire en sorte que le monde tourne rond.

Je t’ai confié la terre et qu’en as-tu fait avec tes égoïsmes accumulés au quotidien.

Ne regarde pas les blessures que d’autres infligent mais, observes tes comportements blessants.

Je te sais responsable avec tous les chrétiens de cette terre aux myriades d’inégalités.

Si je te laisse à cet endroit précis, c’est pour témoigner pour mon amour et de ma volonté de paix. Cesse de te plaindre de mes silences quand ton cœur ne trouve pas de réponse. N’oublie pas que je t’ai fait libre pour que tu trouves des solutions avec d’autres, face aux malheurs qui vous assaillent et me blessent aussi.

Je n’ai plus prononcé un seul mot. Je me suis mis à genoux et j’ai prié dans la froideur de la nuit.

Au matin, j’ai compris que je n’avais point rêvé mais, que Dieu me parlait en vérité.

J’ai décidé de continuer ma mission d’apôtre au sein de l’humanité blessée sans négliger les blessures des autres.

Amen !

 

Bruno LEROY.

19:49 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

Il me souvient des jours heureux.

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Apprendre que tes yeux se fermeront définitivement dans quelques jours. Cela me donne froid dans le dos même si je savais que tes jours étaient comptés, Papa !

Hier soir, je t’ai dit je t’aime dans ce semi-coma dans lequel tu sommeilles. Et tu m’as répondu moi aussi avec une telle évidence que j’en fus surpris.

Comme chantait Georges Brassens : et c’est la mort, la mort, toujours recommencer…

Il est vrai, que je partirai aussi d’une autre façon sûrement. Et ces instants doivent être vécus telles des leçons de vie.

Ce que je retiens de mes journées silencieuses auprès de toi, c’est la force du combat pour la vie et le lâcher-prise lorsqu’il n’est plus possible de lutter.

Un homme qui va mourir nous éduque parfois plus à la vie que les vivants eux-mêmes.

Tu me donnes encore cette perception du courage en toutes circonstances.

Bien-sûr, mon cœur est inondé de larmes et ne peut plus pleurer tant il est dans ce désert sans soleil qui illustre ses jours.

Bien-sûr, mon existence est comme arrêtée à l’horloge du temps. Ce temps suspendu qui annoncera l’inéluctable.

Bien-sûr, je prie pour que ton départ soit un fleuve serein au milieu d’une forêt chantante.

Bien-sûr, chaque instant est habité de ta présence et de ton souffle qui s’éteint.

Bien-sûr, il m’arrive de regarder le destin avec tristesse, angoisses et incompréhensions.

Souviens-toi des Vacances lorsque j’étais enfant, tu me faisais découvrir les merveilles de la Nature ? Toi qui aimais les fleurs, les arbres, la terre car, ton père était cultivateur.

Ton amour des champs à labourer, du blé, des roses, était atavique et rien ne pouvait t’empêcher de cultiver ton jardin. Que dis-je ton paradis. Ton Eden secret.

Ah ! il me souvient des jours heureux où tu nous emmenais découvrir de nouveaux parfums aux paysages qui t’émerveillaient. Maman préférait la mer et tu étais simplement enchanté de partager l’immensité de l’eau à ses côtés.

Tu n’as de cesse que de donner du bonheur aux autres. Ton bonheur était notre bonheur. Tu aimais rire à gorge déployée sur les énormités de tes contemporains tels des clowns pour te détendre.

Tu étais la Force et la Vie.

Je n’ai jamais rencontré après toi, une personne aussi joyeuse de vivre. Et quand, des amis te voyaient ils se demandaient de quelle philosophie était issue un tel Bonheur de vivre et ce, en toutes circonstances. Je leur répondais que tu étais un grand vivant. Tu pleurais quand il fallait pleurer. Tu criais quand la colère éphémère te prenait. Et tu riais de tout ton soûl lorsque la situation s’y prêtait.

Tant de souvenirs reviennent à la surface de ma mémoire.

Que penses-tu dans ton lit à l’aube de la camarde ?

Que rêves-tu la nuit quand tout s’assombri ?

Et ce corps qui fut si fidèle au point qu’il ne vit jamais de médecin.

Que penses-tu de son infidélité et son désir de te quitter ?

A…Dieu Papa ! Mon existence, tu l’as humée jusqu’à mes études de théologie, puis le séminaire et mes incartades d'éducateur dans les banlieues.

Ton adage était que vaincre ses peurs est une preuve de courage. Lorsque j’étais avec des jeunes violents, tu me questionnais sur les raisons qui me portaient à ne pas avoir peur.

Et je te répondais invariablement que l’amour chasse la crainte.

Tu avais une peur bleue de la violence, c’est tout.

Tu étais l’amour incarné et le dévouement personnifié. Tu n’aimais pas les bagarres physiques, c’est tout !

Tu sais, Papa, lorsque tu seras parti, il manquera toujours quelqu’un de précieux dans ma Vie.

 

 

Bruno LEROY.

19:08 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

24/08/2015

Mon père se meurt et son bonheur intérieur alimente mon cœur.

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Un soir, vers vingt et une heures trente, le téléphone retentit. Je rentrai d’une réunion en milieu associatif et donc quelques peu fatigué…Devais-je laisser cet appel tardif dont le numéro m’était quasiment inconnu ? Non, je décroche. Ce doit être une personne qui se trompe…

-         Allô ?

-         Bonsoir, je suis le Médecin de votre père. Celui-ci ayant bien voulu me donner votre numéro. Je me permets de vous appeler.

-         Oui, y-a-t-il une raison sérieuse à votre appel car, je présume qu’au regard de l’heure vous n’êtes pas porteur de bonnes nouvelles… ?

-         En effet, j’ai reçu un courrier d’un spécialiste ORL ayant effectué des examens sur l’infection buccale de votre papa. Il est inquiet car il soupçonne un cancer au niveau interne des oreilles et de la bouche. Vous devriez insister pour que votre père fasse un scanner.

-         Bien-sûr, comptez sur moi. Je sais qu’il craint ce genre d’examen qu’il ne connaît pas bien. Mais, je le rassurerai. Mais, vous que pensez vous du diagnostic avancé ?

-         Votre père a perdu plus de dix kilos en un Mois. La situation me parait sérieuse, voire extrêmement grave. Mais, le scanner nous dira tout !

Je reposais le combiné du téléphone et n’en croyais pas mes oreilles. Mon appartement semblait danser au rythme de mon cœur. De plus, le médecin m’avait demandé de prévenir mes frères car, il sentait que la faiblesse physique de mon père était la preuve flagrante d’un adénome de longue date.

Trois jours après, j’étais à l’hôpital avec mon père pour qu’il fasse son scanner. Je ne lui avais parlé que d’une importante infection qu’il faudrait endiguer. Et le scanner ne fait pas souffrir, Papa !

En trois jours de temps, sa bouche était déjà déformée et sur le côté comme une personne étant victime d’un accident vasculaire cérébral.

Après l’examen, nous attendions fébrilement les résultats. Mon père ne disait rien comme muré dans un silence contemplatif.

Puis, le Médecin analysant les résultats me fit signe de venir juste pour une petite explication dit-il à mon père. Ce ne sera pas long. Je remets le Dossier à votre Fils et celui-ci vous informera de son contenu. Mon père acquiesça…

Le Médecin me fit comprendre immédiatement que la vie de mon père serait courte désormais et douloureuse même avec la morphine. Monsieur Leroy, votre Papa est atteint d’un cancer des sinus, puis de la bouche et d’une volumineuse tumeur au cerveau. Ses jours sont comptés.

Plus le Docteur m’évoquait le traitement à suivre moins j’entendais sa voix. J’étais enveloppé d’un nuage perdu dans son bureau et qui venait me rassurer en embrumant mon cerveau pour le protéger de la rude réalité.

Mon père attendait dans la salle et je mentis en lui disant qu’il s’agissait d’une très importante infection. Il me répondit que cela le soulageait de savoir que cette pathologie n’est  pas incurable.

Et je me disais en moi-même, il ne lui reste que quelques semaines, n’ajoutons pas une ombre au tableau.

Papa a toujours eu une peur viscérale des examens médicaux et surtout, des traitements douloureux. Il se mit en colère lorsqu’on lui proposa de faire des rayons et une opération digestive. Il refusa tout avec une énergie qui stupéfia le corps médical. L’oncologue lui fit admettre qu’une série de rayons détruirait son infection faciale. En effet, les tumeurs poussaient tellement sur son visage qu’il ne voyait que d’un œil et sa joue gonflait outrageusement. Il fit dix séries de rayons, son état général ne permettant pas d’en faire davantage.

Il se sentit épuisé durant un mois. Puis, vinrent les effets bénéfiques où il put remanger presque ordinairement et surtout l’absence de toutes souffrances lui fit penser à une guérison en cours.

 

Il reprit ses activités les plus courantes et même se remit à conduire. Ses attitudes nous mettaient à la fois dans un questionnement éthique concernant la conduite et l’angoisse d’un éventuel accident. Cependant, aucune loi n’interdit à un individu souffrant de prendre son véhicule…

 

Le soir, je dirais chaque soir, tous les soirs avant de m’endormir. J’avais rendez-vous avec Dieu afin qu’Il lui envoie son Esprit pour alléger toutes douleurs, toutes peurs, et lui procurer une nuit réparatrice.

Cette prière était comme une longue discussion avec le Christ. Je lui disais de veiller sur lui ainsi que son Ange Gardien. Je ne pouvais rien faire à mon niveau pour apaiser ses appréhensions existentielles et ses craintes de la mort.

Chaque soir, cette prière me donnait une Paix intérieure indicible. Une joie profonde surnageait au dessus de ce lac de désespoir et amoindrissait les rides qui se formaient sur la surface de mon cœur. Le lac était paisible profondément et je m’endormais.

 

Le lendemain, mon père me téléphonait en me disant  qu’il avait passé une merveilleuse nuit. Je prenais de nouveau cette parcelle de bonheur pour alimenter mon âme.

 

Je vous disais que mon père n’avait que quelques semaines à vivre. Actuellement, il est hospitalisé en soins palliatifs. Il est dénutri est déshydraté. La semaine dernière, il sombra dans le coma. A ce jour, il en est sorti et veut rentrer chez lui pour mourir.

 

Lorsque je le vis dans le coma. Mon instinct me murmura que cela était sur la voie du départ. Et comme chaque soir, je priais, priais à n’en plus savoir que dire…

Et mes Amis de Facebook prient aussi à mes côtés. Ils sont plus de six mille !

Alors, quelle puissance dans le cœur et quelle chance de les savoir m’accompagnant.

 

Papa ne devait vivre que deux ou trois semaines. Cela fait déjà trois ans que les médecins scandent leurs chants mortuaires. Et pourtant, celui qui s’occupe de lui actuellement m’a dit que la disparition de son infection pulmonaire qui risquait de le tuer est de l’ordre du miracle.

 

Mon père est un Homme que la vie passionne. Il sait le mal qui le ronge et pourtant, il m’a dit cette phrase magnifique : Je fais entièrement confiance aux puissances de la nature Humaine.

 

Alors, chaque jour annonce peut-être une envolée vers la Lumière. Mais, je fais confiance, comme mon père aux puissances salvatrices de la nature et de la prière.

 

Une joie absolue m’habite même dans les moments les effrayants. Que voulez-vous, je suis amoureux de la Vie et j’ai pleinement confiance en Dieu.

 

Je dis humblement, Papa, voici 3 ans que tu te bats pour vivre, survivre. Je te laisse le choix de ton combat. Je sais que tu t’éteins lentement, sûrement. Et pourtant, mon âme baigne dans une allégresse sans fin et constatant ton amour de la Vie.

Oui, mon père se meurt et son bonheur intérieur alimente mon cœur.

 

Bruno LEROY.

 

Ps : Ce texte fut écrit d'un seul jet. Si vous trouvez des fautes d'orthographe, je vous serais reconnaissant de me le signaler. Merci !

13:12 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (5) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |