21/02/2016
Le pauvre évangélique se montre solidaire de l'injuste pauvreté.

C’est tout homme qui place son être et son pouvoir au service de Dieu et de ses frères ; c’est celui qui ne se centre pas sur lui-même, qui ne place pas sa confiance, le sens de sa vie et de son action dans la jouissance de ce monde et l’accumulation des biens, nom, renommée et gloire, mais qui s’ouvre avec gratitude à Dieu, sert les autres, même son ennemi, avec désintéressement, et élabore des moyens susceptibles d’engendrer une vie plus digne pour tous.
Par opposition à une société de consommation et de profit, le pauvre évangélique use avec modération des biens de ce monde et en les partageant ; il n’est ni un ascèse rigide qui méprise la création, faite bonne par le Père, et les choses excellentes qu’il a mises à la disposition de tous, ni un gaspilleur qui dépense sans compter pour le plaisir de jouir égoïstement. Le pauvre évangélique est celui qui se rend disponible à Dieu pour réaliser son projet dans ce monde et qui devient, pour cette raison, instrument et signe du Royaume de Dieu. Voilà pourquoi le pauvre évangélique se montre solidaire avec les pauvres et va même jusqu’à s’identifier à eux, comme l’a fait le Jésus historique.
Il est pauvre évangélique à un degré éminent celui qui n’est pas lui-même un pauvre socio-économique mais se fait l’un d’entre eux par amour et solidarité, lutte à leurs côtés contre leur pauvreté injuste, et cherche avec eux la Libération et la Justice. Il ne glorifie pas la pauvreté matérielle puisqu’elle est le fruit du péché de l’exploitation, ni la richesse qui est le signe de l’accumulation qui opprime et exclut, mais il exalte et réclame la Justice sociale pour tous.
L’amour pour le pauvre se charge parfois d’une intensité si forte qu’il engage un grand nombre d’hommes et de femmes à s’identifier aux pauvres socio-économiques et aux discriminés, à partager leurs souffrances, à prendre part à leurs consolations mutuelles et même à mourir avec eux avant le temps.
Telle est la libération parfaite, car non seulement la personne s’est libérée d’elle même mais aussi, à la suite de Jésus, le pauvre de Nazareth, elle s’est libérée pleinement pour les autres et pour Dieu, caché en eux.
Les pauvres évangéliques cherchent, à la lumière des défis lancés par les pauvres concrets, à penser et attiser la dimension libératrice de la foi pour que, dès maintenant dans l’histoire, on puisse cueillir par anticipation les fruits du Royaume, principalement la reconnaissance du Père, l’accueil de la filiation divine, la Vie et la Justice pour tous, et la Fraternité Universelle.
Bruno LEROY.
15:17 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|
19/02/2016
L'esprit du Bénévolat.

Du latin benevolus, le mot bénévole a pour sens étymologique: bienveillant. Le bénévole est celui qui nous veut du bien. Le bénévole est comme un ange qui veille sur nous, un ange gardien. Mais cet ange-là est fait de chair et d’os. On associe bien volontiers le bénévolat au temps libre. C’est parce qu’il a du temps libre que le bénévole est bénévole. Il offre de son temps à autrui, il donne du temps aux autres.
Peut-être parce qu’ils n’ont pas assez de temps, peut-être aussi que le bénévole, lui, en a trop? Mais une journée fait vingt-quatre heures pour tout le monde, même pour le bénévole. Et puis, pour un bénévole, le temps passe plus vite que les autres. Il y a tant de choses à faire avec les autres. Il y a tant à donner que le bénévole, en fin de compte, a moins de temps que les autres.
Ce n’est donc pas une question de quantité de temps à donner qui fait un bénévole. Le temps qu’il donne, il le vit avec les autres, pour les autres. C’est un temps vécu ensemble.
Vivre quelque chose ensemble: c’est ce qui fait la qualité et la richesse du temps donné par le bénévole. Sa bienveillance, il la porte sur la qualité de ce qui est vécu ensemble: c’est un facilitateur de la relation sociale harmonieuse. On oppose, parfois à tort, le bénévolat au travail rémunéré. Il est vrai que le travail professionnel est marqué de la dure nécessité. Le sentiment de sa liberté disparaît. Les tensions chez les collaborateurs naissent et il n’est plus question de bienveillance sur le lieu du travail.
Pourtant, le travail rémunéré ne doit-il pas avoir pour but un mieux-être pour soi, pour l’autre, pour le bien de tous? En y réfléchissant bien, toute tâche professionnelle ne met-elle pas en place des relations humaines au moyen desquelles le travail s’accomplit? Et pour que cette tâche pénible à faire ne le soit pas autant, ne faut-il pas que ces relations humaines soient des plus harmonieuses?
Autrement dit, le travail professionnel ne doit-il pas s’inspirer de l’esprit du bénévolat? En effet, le travail gagnerait beaucoup d’humanité à emprunter l’esprit du bénévolat, et le bénévolat ne serait plus considéré comme un sous-travail. Donner de son temps à faire ensemble une tâche nécessaire et éprouver en la faisant sa liberté d’hommes et de femmes, telles sont les conditions d’un travail idéal et tel est l’esprit du bénévolat. Utopique me direz-vous? Mais le propre du bénévole est d’être de bonne volonté. Et nous savons que tout beau projet commence par la bonne volonté bienveillante, laquelle n’est jamais utopique.
Bruno LEROY.
19:17 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|
17/02/2016
Le visage de la Miséricorde porte les cheveux longs.
Le visage de la Miséricorde porte les cheveux longs, et un inusable perfecto en cuir. Il s'agit évidemment du père Guy Gilbert, curé des loubards. Un prêtre qui de par son ministère si particulier, a vécu pleinement, durant toute sa vie, la Miséricorde de Dieu. Depuis son ordination en 1978, et à travers plus de 40 livres, le père Guy Gilbert n'a cessé de mettre en avant le pardon, et l'amour infini de Dieu pour les hommes. "Les plus pauvres des pauvres dont j’ai la charge depuis cinquante ans, sont des gens prioritaires dans notre vie comme le Christ nous l’a enseigné.
L’Amour de Dieu est un fil rouge pour tous les chrétiens et les prêtres a priori" explique le père Guy Gilbert, racontant également essayer de vivre son sacerdoce un peu à l'image de Charles de Foucauld. "Comme le dit le pape François, Dieu est essentiellement Miséricorde.
Et dans le monde on n’a plus que jamais besoin de Miséricorde. Après les attentats, devant une conjoncture politique et géopolitique difficile, les gens ont besoin de s’intéresser aux autres, de pardonner. Le manque de miséricorde rapetisse la personne. C’est pourtant une libération".
Des réflexions que le père Guy Gilbert a pu partager avec le pape François à l'occasion de ses cinquante ans de sacerdoce. "Les papes, avant, quand ils parlaient, il fallait cinq dictionnaires pour les comprendre. Avec François, nous avons une clarté extraordinaire. C'est ça l'Eglise des pauvres."
Vous pouvez retrouver les actualités et les initiatives de Guy Gilbert sur internet : www.guygilbert.net.
20:26 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|
16/02/2016
Laissez-vous choisir par l'Esprit.

Un chrétien au service de Dieu doit apprendre à être son digne représentant dans un monde indigne. Ne dites jamais : "Oh ! si seulement j’étais ailleurs ! " Les hommes dont Dieu se sert ne sont que des hommes ordinaires, mais qui deviennent extraordinaires par les capacités que Dieu leur donne.
Si Dieu ne communique pas à nos esprits les capacités intellectuelles, ni à nos cœurs les sentiments qui le glorifient, nous serons dépourvus d’utilité. Ce n’est pas nous qui avons choisi d’être au service de Dieu. Bien des gens décident de servir Dieu, sans que sa grâce toute-puissante et sa parole puissante leur aient communiqué les capacités nécessaires. Paul était transporté d’enthousiasme à la pensée de l’œuvre accomplie par Jésus dans le monde, et il ne perdait jamais de vue cette pensée capitale.
"Je vous ai choisis." Ayez toujours à l’esprit la grandeur de votre vocation. Ce n’est pas vous qui avez choisi Dieu, mais lui vous a choisis. Pendant que vous vous préparez à le servir, Il est à l’œuvre, courbant, brisant, façonnant. Pourquoi agit-il ainsi ? Nous ne le savons pas. Mais nous savons qu’il désire nous amener à une soumission telle qu’il pourra dire : " Cet homme, cette femme, m’appartient véritablement. " Il faut que nous soyons des instruments dociles dans la main de Dieu, de telle sorte qu’il puisse par notre moyen établir des hommes sur le Roc, comme il nous y a nous-mêmes établis.
Ne décidez jamais par vous-même d’être serviteur de Dieu. Mais si Dieu vous choisit, malheur à vous si vous vous détournez à droite ou à gauche. Laissez-le faire, car après son appel, il agira à votre égard, différemment d’avec les autres.
Bruno LEROY.
12:28 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO., MÉDITATIONS. | Lien permanent | Commentaires (0) |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|









