7427 7827

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13/02/2014

La politique ne doit pas être une préoccupation saisonnière.

370_130_1-fond_copie.gif

Je rencontre chaque jour bon nombre de personnes qui m'affirment ne pas savoir pour qui voter. Souvent, avec un air sous-entendu, elles me demandent, et vous ?

Je réponds évasivement que je sais au moins pour quel individu je ne voterai pas.

Certains Français sont "passionnés" par ces élections municipales qui semblent marquer un tournant dans leur vie sociale.

Et pourtant, sommes-nous dans la continuité du déjà fait ou dans la rupture du jamais ?

Je pencherais pour la première hypothèse. Nous ne pouvons que continuer ce qui a été entrepris tout en modifiant certains aspects rugueux et spongieux. C'est ce que nous appelons banalement, les réformes.

Celles-ci ne sont jamais des révolutions socio-économiques. Elles mettent du plâtre sur des jambes de bois.

En observant tous ces gens inquiets, je pense silencieusement que leurs angoisses sont inutiles puisque le paysage politique ne changera guère sauf si ce sont des extrémistes élus qui nous dirigent.

Là, notre vieille démocratie prendrait un arrière goût d'hospice et de fin de vie.

Alors, pour quelle personne allez-vous voter ?

Vous êtes chrétien, vous voterez probablement à Droite, non ?

Voilà, les questions principales que l'on me pose...

Puis d'autres me connaissant mieux me disent : vous êtes un rebelle, vous voterez certainement pour l'extrême gauche.

C'est quand même signifiant cette manie qu'ont certaines braves gens de vous mettre dans une case électorale.

Je réponds par le silence...

En effet, cette provocation de leur part est une attente de réponse face au vide absolu.

Si nous avions un peu plus de militants et d'acteurs de terrain, ces questions ne se poseraient même pas.

Il faut bien admettre que la plupart font de la Politique lorsque les élections approchent.

Sinon, c'est la mesquine existence de confort, d'individualisme, de peurs des autres, de télévision qui rythment leurs jours.

Et puis, quelques cris victimaires pour déchirer les cieux et hurler que les politiciens ne s'occupent pas d'eux.

Je caricature. Oui, c'est vrai. Un peu, comme pour rappeler que la politique ne doit pas être une préoccupation saisonnière.

C'est une question de conscience Universelle et je dirais même cosmique.

Les problèmes écologiques, sociaux, de précarité, de soutien scolaire pour les Jeunes, de violence, de bagnoles brûlées, de géthoïsation des membres de notre société qui ont juste le droit de respirer, les poubelles dans lesquelles nous les faisons vivre, les enfants blessés qu'on ignore et toutes les autres problématiques que nous enterrons par manque d'esprit Citoyen.

Ce n'est pas en mettant une petite feuille dans l'urne que ces abcès de proximité guériront.

Qu'avons-nous faits pour que cela soit endigué, sinon râler contre le manque de responsabilité de nos gouvernants.

Et ce même Gouvernement aurait le droit de nous demander ce que nous faisons au quotidien pour aider les autres.

Pas la charité bisness mais, la justice sociale.

Voilà, une des raisons pour lesquelles la plupart des Français ne savent plus pour qui voter.

Ils ne côtoient pas la quotidienneté. Ils se demandent si nos chers politiciens sont des menteurs.

S'ils fréquentaient les ados en train de crever de désespoir et prêts à se suicider, la question de savoir si c'est génétique ne leur viendrait pas même à l'idée. Seuls, les illettrés ont ce genre de questionnement. S'ils vivaient auprès des arabes, des noirs, des juifs, des chinois et de toutes les couleurs de l'univers ; ils ne voudraient pas que l'on change les différentes teintes de la terre.

Ils ne vivraient pas cette intolérance qui supplie au sécuritaire bien illusoire.

Un Pays qui construit son programme politique sur la peur ne mérite pas le nom de Démocratie.

Si les individus militaient au sein d'Associations, de syndicats, de ligues humanitaires ; ils auraient les pieds dans l'humus vivifiant.

Et s'ils étaient réellement, authentiquement chrétien, c'est-à-dire ayant une approche fraternelle de leurs prochains ; ils sauraient où se dirigent leurs votes.

J'ai beaucoup d'amis libertaires et vous allez me dire que rien n'est plus facile pour eux car, ils refusent de voter.

Rien n'est plus faux. Certes, l'action du vote ne semble pas les concerner. Mais, quel travail ils font auprès des plus démunis et quel esprit libre et fraternel ils ont au coeur de notre société. Le principe même des libertaires est de refuser toutes injustices là où ils se trouvent.

Si les chrétiens, et je sais que pour certains cela est le cas, combattaient toutes formes d'injustices qui humilient l'Humain.

Et ce dans le quotidien de leur vie, comme un Témoignage d'une théologie de l'incarnation au service d'autrui et de la Justice.

Ils sauraient pour quel homme ou femme politique irait leur sensibilité première.

Simplement, le peuple Français s'occupe de politique quand la politique s'occupe de lui.

Il est pris à son propre piège de néant du souci du bien public.

Il faut que les citoyens dignes de ce nom redeviennent les premiers de cordée en vue d'un monde meilleur.

Ils sauraient alors pour qui voter non par peur ou réaction mais par convictions.

Je suis désolé de ne pouvoir en dire davantage mais, je ne vous dirai pas pour quelle personne je voterai.

L'important est de réfléchir sur un projet de société qui n'exclut aucun Humain de notre société.

Bruno LEROY.

 

20:00 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

12/02/2014

Le Monde de la marginalisation.

296789_10151251209523185_226594674_n.jpg

Le monde de la marginalisation présente une grande hétérogénéité : on peut parler de " classe sociale " , de " problématique commune ", car leur seul trait commun c'est d'avoir raté le puissant TGV de l'histoire contemporaine. Le monde des marginaux se montre silencieux et passé sous silence. Eux ne parlent pas et on ne parle pas d'eux. Ils n'ont pas de porte-parole, syndicats, associations...et ils sont hors la loi. Nombreux sont ceux qui savent que s'ils se plaignent de leur situation, celle-ci sera encore pire qu'avant, car la plupart du temps ils n'ont pas de papiers, pas de carte de séjour ; ils sont travailleurs clandestins, vivent dans des pensions qui ne répondent pas aux normes légales et n'envoient pas leurs enfants à l'école, alors que celle-ci est obligatoire. Ils préfèrent se taire.

 

Et la société préfère ne pas en parler, bien que, on prenne peu à peu conscience du problème. A ce propos, le silence renouvelé des médias est particulièrement significatif, car il n'est rompu que ponctuellement, à l'occasion des sujets d'actualité brûlants comme les mutineries dans les prisons, les manifestations contre la drogue ou les agressions " skin heads " sur des " errants ", les violences dans les banlieues, les conséquences du froid de l'hiver...Parfois, ces mêmes médias abordent le problème avec un courage et une clarté dignes d'éloge ; d'autres fois, au contraire, ils manipulent l'information de façon flagrante, comme l'expliquent certains de ceux qui sont plongés dans cette réalité de la marginalisation. De toute façon, c'est le silence qui domine et il n'est pas difficile de deviner quelle en est la raison : nous dissimulons là notre sentiment de culpabilité collective. Nous nous taisons parce qu'au fond nous savons que nous sommes coresponsables de ce drame.

 

Ce qui étonne, c'est que la marginalisation soit exclusivement un phénomène urbain. Peut-être n'y a-t-il pas de marginaux dans le monde rural ? Le marginal type recherche l'anonymat. Il ne veut pas qu'on le reconnaisse en public, que l'on sache qu'il a plongé dans cette situation de précarité. C'est pour cela qu'il recherche le lieu de l'anonymat par excellence, à savoir la grande ville moderne, cet endroit où quelqu'un peut vivre misérablement sans que personne lui demande : " Qui es-tu ? ", " Que t'arrive-t-il ? ". Aussi, bien-sûr, la campagne génère-t-elle également des marginaux, des vieillards pauvres, des malades mentaux..., mais le mendiant de la campagne, qui a un nom bien à lui et qui est connu par tous ceux du village s'enfuit en ville et là se perd dans l'anonymat. Celui qui dans son village était " Jean " ou " Pierre ", en ville ne sera plus qu'un clochard parmi d'autres.

 

Les personnes marginalisées semblent n'avoir qu'un présent. Pas de souvenirs. Pas d'avenir. Elles ne vivent que le moment présent. Et, dans le présent, elles vivent et c'est tout. Tout tend à montrer qu'elles ont perdu le sens de l'histoire. Et c'est ce qui désarme tous ceux qui les approchent : comment se peut-il qu'elles ne veuillent pas se souvenir d'où elles viennent, et qu'elles semblent ne rien attendre du lendemain ?. Cette constatation doit être nuancée, car il arrive qu'on rencontre des gens qui, vivant en marge de la société, aiment à raconter leur vie ; toutefois ils ne sortent pas de cet état, de ce récit répétitif.

 

Ce souvenir du passé ne les conduit pas à avoir conscience d'une possibilité de changement, d'un espoir d'avenir, d'un sens du devenir. Quand le souvenir existe, c'est un souvenir sans histoire. Dans la plupart des cas, nous nous trouvons confrontés à une misère sans retour, et c'est l'un des traits qui décourage le plus les travailleurs sociaux. De nombreux sujets sont définitivement cassés, déstructurés, brisés au plus profond de leur être psychologique et social. La moindre solution, le moindre projet de changement, la moindre somme d'argent, tout cela arrive trop tard.

 

Les personnes vivent dans un état de coma social, de coma dépassé. Parfois cette situation sans espoir de retour intervient sous la forme d'un retour à la case départ. Après avoir lutté pendant des années pour que quelqu'un s'en sorte, le travailleur social a l'impression d'avoir obtenu un certain résultat : une femme se libère de l'esclavage de la prostitution, un homme arrête de boire, des enfants vont régulièrement à l'école. Et pourtant le travail de plusieurs années peut être anéanti en un après-midi : la femme s'est à nouveau prostituée, l' homme, ivre, est affalé dans la rue, et les enfants ont disparus de l'école, peut-être de la maison.

 

La nouvelle pauvreté est en effet bien différente des pauvretés précédentes. Le processus est complexe. Selon la capacité de ressort et d'initiative de l'individu, la personne peut se réinsérer ou au contraire tomber dans le cercle de l'exclusion. En marge, à l'extérieur de la société active, il n'a plus prise sur son propre destin, il devient, objet, victime. Une telle situation invite à l'action, mais en dehors des nouveaux paternalismes qui voudraient répondre trop vite à ces problèmes particuliers de la marginalisation. Le sujet qui veut aider est lui-même remis en question très radicalement par la présence qu'il peut avoir auprès de l'exclu.

 

La solution aux problèmes qu'il affronte dépasse toutes les méthodes économiques ou sociales traditionnelles. Il doit entrer à son tour dans une nouvelle présence et une nouvelle patience pleine d'Espérance et de compétences afin d'appréhender les problématiques des marginaux avec une imagination dont seul, l' Amour du prochain brisera les vieux schémas éducatifs, inculqués jusqu'à ce jour. Le travailleur social ne doit nullement regarder les résultats en termes de réussites mais, de présence jusqu'au-boutiste auprès de ceux que note société d'opulence rejettent. Ce doit être la vocation de tout éducateur et c'est la mienne vécue au quotidien qui me permet d'écrire ces mots.

 

Je ne suis guère unique dans cette démarche, il nous suffit de regarder Guy Gilbert et ses Loubards, pour s'en convaincre. Les militants sociaux qui désirent accompagner les blessés de la Vie, se doivent de ne jamais baisser les bras face aux récidives multiples qu'ils doivent accueillir comme des tremplins vers des réussites possibles et non se confiner dans l'échec. Les marginaux ont besoin d'hommes et de femmes qui se dressent pour changer les paradigmes de notre société dont les valeurs d'aujourd'hui sont orientées vers la richesse, la puissance, la jeunesse et l'intelligence.

Bruno LEROY.

11:37 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

10/02/2014

Témoignage sur les soins palliatifs par Marie-Noëlle.

12.17.jpg

J'ai été formée, comme bien d'autres, aux soins du mourant. C'était un choix de ma part. Je suis bénévole et ne le fais généralement que sur demande, quand il s'agit d'une personne âgée.

 

Pour l'instant, ma santé déficiente ne me permet plus d'intervenir. On pourrait croire que les soins palliatifs, c'est quelque chose de morbide. Oui et non. Oui, parce que tout ce qui touche à la mort et à son approche est tabou dans nos sociétés. Non, parce que j'ai découvert là de belles choses dont une présence de vie plus grande qu'ailleurs.

 

Que les échanges se précisent sur l'essentiel, même dans les petites choses. Aussi que les choses que l'on offre, ces gestes apaisants, sont des cadeaux faits de part et d'autre. Par celui qui le donne, mais aussi par celui qui le reçoit. Bien sûr, on a plus "de recul" dans mon cas.

 

Alors que nous allons vers des "patients" que parfois nous ne connaissons pas. Qu'en tant que bénévole, on peut se permettre de faire des pauses entre l'accompagnement, fort bénéfiques pour récupérer de nos émotions. On peut cependant y rencontrer des expériences de vie que l'on ne trouve nulle part ailleurs. Des pardons donnés, des malades qui attendent aussi un événement précis avant de fermer les yeux... Tant de choses à raconter... Ce qui m'a poussée à suivre ces cours est de me dire que parfois, j'avais mal accompagné nos proches, nos ami-e-s. Il est vrai que je me retrouvais parfois sans savoir quoi dire face à des questions précises.

Ma gêne était perceptible. Tous ces cours (qu'il est impossible de concentrer car chaque cas est différent et toujours "nouveau"), m'ont cependant apportés une philosophie de la vie, qu'elle soit dans un sens chrétien, ou d'une autre pratique religieuse, ou simplement laïque. Devant la mort, nous devons accompagner selon les vœux de celui avec qui nous cheminons.

 

Merci de ce partage. Cher Bruno. Je dois dire que tous ceux qui sont partis accompagnés ainsi ont connu, -si la douleur n'était pas trop intense-, des moments de rire inimaginables et pourtant vrais. Des embrassades, des câlins, des gens parfois posant des caresses de tendresse qu'ils n'avaient jamais osé dispenser ou recevoir...

 

Quant à la douleur intense, en ces lieux, elles sont prises en charge constamment. Le personnel est formé et attentif au bien-être de ces personnes, parfois de tous âges, en finitude.

 

Souvent, on pleure aussi au départ, et parfois, c'est de soulagement d'avoir pu accompagner jusqu'au bout en préservant le Meilleur de ce qui pouvait encore être vécu.

 

Courage, Bruno. Je pense très fort à toi, aux tiens, à ton papa, mais aussi à tous ceux qui sont dans le cas... Et n'oublions pas... Notre tour viendra aussi. Et nous serons bien contents de savoir que d'autres seront là pour nous accompagner et nous ... aimer jusqu'au bout. 

 

Marie-Noëlle.

 

10:25 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

09/02/2014

Anne-Marie Dubois :"Saint François d'Assise, La Prédication aux oiseaux" de Franz Liszt.

21:17 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans AMIS ( ES ) SPIRITUELS OU ARTISTES., ARTISTES., Musique, POÉSIE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

L'Espérance d'un monde nouveau.

Rondo-Veneziano.jpg

L'Eglise est aussi appelée à parcourir ce chemin de conversion où la personne exclue n'est pas seulement le bénéficiaire de notre charité mais devient un frère dans la communauté. Comment considérons-nous celui qui fait la manche - la priante, c'est le terme exact - à la sortie de nos messes ? Reçoit-il plus que les miettes qui tombent de notre table ? (Luc 16 19) La mise en forme du concept de l'option préférentielle pour les pauvres est due en grande partie à la théologie de libération, mais son inspiration s'enracine dans la Parole de Dieu. Dans le Nouveau Testament, Marie chante le Tout-Puissant qui renverse les puissants de leur trône et élève les humbles, comble de biens les affamés et renvoie les riches les mains vides (Luc 1 52). Et Jésus donnera tout son sens à cet amour préférentiel pour les pauvres en affirmant que ce que l'on a fait - ou pas fait - à l'un de ces plus petits d'entre ses frères, c'est à lui qu'on l'a fait - ou pas fait (Matthieu 25).

Cela ne va pas de soi. Il s'agit bien d'un appel à la conversion qui engage notre agir mais rejoint aussi le cœur même de notre communion à Dieu puisque le jugement dernier dépendra de cet agir. Le pauvre qui mendie à la sortie de nos messes est porteur de cette présence sacramentelle au même titre que notre assemblée eucharistique.

 

La situation économique et sociale de l'Europe est très différente de celle de l'Amérique Latine où est née la théologie de la libération. Alors qu'en Amérique Latine, une majorité de pauvres est confrontée à une minorité de possédants, en Europe, la pauvreté est toujours marginale. Il est donc normal que les outils d'analyse et d'action élaborés par la théologie de la libération aient peu fonctionné en Europe. Mais il ne faut surtout pas oublier que la théologie de la libération est née d'une pratique - d'une praxis - des habitants des favelas qui se sont emparés de la Parole de Dieu pour y puiser la force d'agir face aux puissants. La théologie de la libération n'est donc pas d'abord une élaboration conceptuelle, elle est le reflet d'un engagement concret de l'Eglise auprès des plus pauvres.

En Europe, il y a peu de réflexion théologique sur l'exclusion et la pauvreté sociale. Quelques essais d'une théologie de la marginalité sont restés eux aussi marginaux. Mais cela dénote essentiellement un manque d'engagement concret. Souvent nos paroisses sont plus préoccupées par la sortie ou le repas paroissial qu'à faire alliance avec les plus pauvres du quartier. Cette tâche est généralement déléguée à des associations spécialisées ou à l'initiative privée. Il reste à notre Eglise en tant que corps social, en tant que hiérarchie, à se convertir à la pauvreté et à passer de la foi à l'amour.

 

L'espérance d'un monde nouveau.

 

La conversion de l'Eglise, la transformation de la société, la libération des personnes en situation d'exclusion sont impossibles sans la conversion du cœur à laquelle chacun est appelé. Le message de l'évangile présente une originalité unique par rapport à d'autres systèmes de pensée attachés à la libération des pauvres : Dieu se révèle sur la croix. Accueillir Dieu dans sa vie, se convertir, signifie accepter aussi la croix par laquelle il a voulu être exalté. Marie nous aide à nous tenir au pied de la croix de son Fils. Elle qui croyait de tout son coeur à l'amour de Dieu pour les pauvres, elle s'est tenue silencieuse devant la croix. Si elle n'y était pas présente, si elle ne nous emportait pas dans son indéfectible espérance, nous ne pourrions pas accueillir aujourd'hui l'espérance de la résurrection et d'un monde nouveau. Devant tant de situations qui paraissent à nos yeux sans solutions, aux personnes que nous rencontrons qui semblent marquées définitivement par la souffrance de vivre à la rue, le plus beau cadeau que nous puissions faire est l'espérance qui nous donne la force de marcher jour après jour.

 

Bruno LEROY.

 

12:36 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

07/02/2014

Durant ta vie tu chercheras le secret du Bonheur.

4.gif

Tu sais malgré les pleurs des hommes,

La vie en toi toujours se façonne,

Elle éclate telle une bombe dans ton cœur.

La vie est faite de malheurs et de Bonheur.

 

Choisis son rire étincelant de lumière,

Le noir se cachera derrière,

Il fuit souvent ce qui l’aveugle,

Rends sa cécité aux malheurs.

 

Aime la Vie en respectant celle des autres,

Aime ton corps et soigne-le de ses blessures,

Aime la tendresse qui rassure,

Tu seras dans ce monde le doux apôtre.

 

Celui qui voit à travers l’obscurité,

Le charme caché de certaines beautés,

Les arbres qui font danser leurs feuilles,

Chevelures d’un sentiment qu’on effeuille.

 

Tu seras celui qui chante aux tempos,

Des lyres, des guitares la poésie des mots,

Et tu verras dans la splendeur des visages,

La délicatesse de mille paysages.

 

Ton Bonheur sera plus puissant,

Que toues les larmes de sang,

Voilà le secret de la joie de vivre,

Extraire la quintessence qui rend libre.

 

Contempler la planète avec les yeux du Christ,

Et ne jamais se dire que tout ce qui existe,

Est triste mais trouver en ses flancs le secret,

Resplendissant de l’espérance qui fait avancer.

 

Combattre toutes les misères qui entrelaceront,

Ton chemin et faire qu’elles meurent le lendemain,

Pour que ta société perçoive la providence en amont,

Et se batte pour donner à ce monde un visage Humain.

 

Alors, les tristesses tu les laisseras défiler,

Comme des majorettes venues t’amuser,

Et la joie habitera ton cœur

Sans que tu saches, d’où te vient ce Bonheur.

 

Mais au crépuscule de ton existence,

 Tu découvriras le secret en son essence.

Et tu comprendras mieux les inutiles souffrances,

Que les Hommes s’infligent sans en prendre conscience.

Sois Heureux…mon Fils !

Toutes les voies mènent à Dieu.

 

Bruno LEROY.

 

12:44 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

L'éducateur est créateur de relations Humaines.

20631_1288618066683_1567149250_30717124_497103_n.jpg

Souvent, il nous faut des mois pour entrer en contact avec les jeunes, tant est grande leur méfiance, tant est solide leur système bien compréhensible de défense. Par notre présence quotidienne, discrète, par notre absence de questions, par notre acceptation de ce qu’ils sont, la relation se crée à l’étonnement des jeunes et de nous-mêmes. Ce n’est pas avec un jeune délinquant , un jeune toxicomane que je parle, que je mange, que je bois un coup ou que j’invite à une fête entre amis, c’est à Pierre, Paul, Alim.

Ces actes éducatifs peuvent paraître simples quand on parle à l’heure actuelle de réinsertion, travail, de cette normalité, but suprême à atteindre dans notre société. Mais ces actes éducatifs simples sont primordiaux, ils sont là avant le reste ( par exemple l’entrée dans un dispositif de réinsertion ) et garantissent peut-être sa réussite.

Ce travail éducatif simple, c’est le partage vécu, la création de souvenirs positifs, bêtement heureux, la constitution d’une autre histoire qui ne sera pas faite que d’échecs. C’est la valorisation des capacités du jeune, surtout celles les plus endormies. Il s’agit de casser les barrières faites de peur et de méfiance, souvent légitimes, ne serait-ce qu’en montrant qu’un adulte " normal " peut casser les siennes pour aller au devant de lui sans s’arrêter aux étiquettes qui jalonnent le discours du travail social.

Notre présence active c’est la reconnaissance de l’autre, c’est ce qui fait grandir un être qu’il ait douze ou trente ans. Il faut aller au devant d’eux, se mettre en situation difficile de déséquilibre, de violence d’où surgira la réflexion à deux, adulte et jeune. Cette reconnaissance intégrale des jeunes, je la vis au quotidien depuis plus de 36 ans. Elle devrait règner partout où les relations humaines semblent amputées par des tabous, des silences malsains, des situations inextricables de ressentis etc...

 

Elle n’est pas la spécialisation officielle de l’éducateur. Cette reconnaissance de l’autre est une façon de vivre en acceptant et surtout en intégrant les différences. Toutes les différences qui pourraient gêner notre bonne conscience.

Demain sera la société du rejet ou de l’acceptation inconditionnelle de l’autre à la seule condition que cette relation soit basée sur le respect. Accepter ne signifie pas tout accepter mais se mobiliser pour que la tolérance ne demeure point un vain mot dans un vieux dictionnaire. Nous sommes responsables des relations que nous entretenons avec autrui et notamment les jeunes. Lorsque nous aurons compris cela, nous aurons tout compris ! Les éducateurs n’ont pas le monopole de la prise en considération des jeunes, c’est l’affaire de tous, là où nous vivons, de porter un autre regard sur leur réalité et leur univers afin de mieux nous intégrer. Oui, il s’agit de nous intégrer à leurs paradigmes sinon, nous sommes les inadaptés sociaux qu’ils n’attendent plus et qu’ils ne veulent pas reconnaître.

L’insertion n’est pas toujours là où on l’attend puisqu’il s’agit aux adultes de faire le premier pas pour leur accorder de la reconnaissance. Car être reconnu sans condition, c’est commencer à exister !

Bruno LEROY.

05/02/2014

L'avortement cette éternelle blessure.

666.2.jpg

L’avortement, tout le monde en convient, est un échec ; il s’oppose au développement d’un être humain autonome déjà en gestation. Personne ne demande ou ne pratique un avortement de gaieté de coeur. L’embryon n’est pas un appendice du corps de la femme qui le porte ; il est autre. Enlever une tumeur, extraire une dent ou amputer d’un membre n’est pas une opération du même ordre que l’avortement. Quelles que soient les conceptions morales et religieuses, il y a un large consensus sur ce point : l’avortement fait obstacle au développement d’une vie autonome. Par respect de la vie, il convient donc de mener à tout prix une politique globale qui empêche qu’on arrive à des situations où l’avortement apparaît comme la seule issue possible. La société, en effet, ne peut se résoudre à récuser l’appel de la vie qui la traverse et vient d’au-delà d’elle même.

Le problème est celui d’une responsabilité collective. Il ne concerne pas uniquement l’homme et la femme qui ont conçu un enfant sans l’avoir désiré. Ceux-ci n’ont pas un droit de vie et de mort sur l’enfant selon qu’ils le désirent ou non. Un enfant conçu non désiré par les parents peut et doit être désiré par la société ; celle-ci, par une politique d’aide vigoureuse aux parents en difficulté, doit suppléer à leur manque de désir d’enfant et leur assurer les conditions pour que l’enfant conçu puisse être accueilli.

La prise en compte de l’exigence du respect de la vie par les parents et par la société tout entière implique un certain nombre de mesures : l’édification de centres d’accueil et d’aide aux personnes connaissant une grossesse non désirée ; une information sur les techniques contraceptives pour les couples et surtout pour les jeunes qui éprouvent leurs premiers émois ; une aide et une reconnaissance sociale des mamans célibataires ; une facilitation des procédures d’adoption, une politique d’aide à la famille de telle sorte que les foyers disposent des conditions matérielles pour accueillir une grossesse ; un aménagement global de la société de telle sorte que le rythme de travail et la recherche du bien-être ne deviennent pas une entrave au désir et à l’accueil d’enfants.

L’idée de cet article m’est venue à la suite d’une rencontre éducative avec une jeune fille paroxystiquement angoissée à la perspective inéluctable d’avorter du foetus qu’elle porte en elle car, le garçon qui prétendait l’aimer est parti lorsqu’il a appris qu’elle était enceinte. Cette jeune fille risque de rester meurtrie toute sa vie si des personnes compétentes et aimantes ne la suivent pas jusqu’au bout de cette tragédie. J’ai décidé de l’accompagner aussi longtemps que faire se peut sur ce chemin rocailleux. Nos jeunes ont des relations sexuelles de plus en plus précoces et il faudrait que les adultes révèlent le mystère sublime de l’acte d’amour qui est communion des corps et non, une simple recherche de plaisir sans signification.

Il nous faut redonner à l’Amour le sens mystique et merveilleux qu’il porte en sa quintessence. C’est une écologie quotidienne que nous devons mettre en place afin que chacun reconsidère la Vie comme un art avec l’esthétique que cela comporte dans chaque geste effectué avec une tendresse profonde qui révèle toute la symbolique de l’existence. Cette jeune fille n’a que treize ans et c’est à nous de lui faire comprendre que l’acte demandé de se faire avorter n’est nullement sa mort définitive dans cette société qui devrait agir politiquement et humainement afin que de telles histoires aux larmes de sang, ne se produisent plus.

Puissions-nous aider nos jeunes à aimer la vie et ses subtils parfums afin qu’ils habitent harmonieusement leur propre corps et ne le l’évalue point tel un gadget sans limites. Devenons des combattants de la Vie ; elle est si belle à contempler chaque matin quand le soleil se lève sur le jour éveillé. Oui, la Vie est une mirifique aventure et la liberté est un projet de chaque instant à construire pour devenir acteur de son destin et non esclave d’une existence qui ne signifie plus rien. Les adultes doivent être les passeurs qui permettent à chaque individu de mesurer sa propre liberté en vue de ne pas être constamment sous la tutelle de sentiments aliénants. Le bonheur des autres est aussi notre bonheur sans cela, la vie n’aurait aucune saveur.

Bruno LEROY.

20:09 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

04/02/2014

L'Humour ce sourire de l'Amour.

2bb1ea0a0d4b14e3c7d71524bb3c59ef.gif

L'humour est beaucoup plus que le simple amusement. Un ami, toujours gai et heureux, mais qui a énormément souffert au cours de sa vie, m'a fait remarquer que l'humour peut masquer une souffrance. L'humour est souvent preuve que nous sommes conscients de l'imperfection, de la souffrance, mais que nous les intégrons de manière positive, par le sourire, dans notre vie. Peut-être ne pouvons-nous pas éliminer cette souffrance, mais du moins ne la laissons-nous pas nous abattre.

Le véritable humour serait donc quelque chose de plus subtil qu'un simple mécanisme d'évasion : s'évader signifie fuir une réalité déplaisante, tandis que l'humour intègre cette réalité à la vie et la transforme en un élément plus supportable et positif. Il peut en découler une force immense. L'humour peut donc se manifester sous plusieurs formes, du simple amusement au sourire que nous gardons dans l'adversité. Une personne qui maîtrise l'art difficile de rire d'elle-même gagne en liberté et en force intérieures.

L'humour n'est pas un grand voyageur. Il est très lié à la culture où il se pratique. L'humour français est très différent de l'humour anglais, mais tous deux peuvent être très drôles si l'on connaît bien la culture dans laquelle ils se développent. Je n'ai jamais entendu parler d'une culture qui ne connaîtrait pas une forme d'humour, et il semble que les enfants font preuve d'humour dès leur tendre enfance. L'humour se manifeste d'abord simplement par le sourire et le rire, puis, avec l'âge et l'expérience, devient parfois très sophistiqué. Il est possible d'identifier certaines composantes de l'humour : la tendresse envers l'imperfection, l'acceptation réfléchie de l'échec, un renversement de perspective, le paradoxe, la confiance même quand tout va mal, le jeu, la créativité, l'imagination...La liste n'est pas exhaustive.

L'exemple qui suit me vient d'une religieuse qui travaille avec les enfants employés domestiques en Inde et montre de quelle manière l'humour peut fonctionner. Elle m'a expliqué comment l'humour aidait ces enfants à conserver un minimum d'estime de soi. Les domestiques subissent une énorme pression pour rejeter leurs origines et remplacer leurs valeurs par des valeurs matérialistes petites-bourgeoises ; ils se protègent en tournant ces valeurs petites-bourgeoises en ridicule. L'humour peut devenir ainsi agressif. Il s'agit d'un cas extrême, qui frôle une perversion de l'humour : l'ironie, la dérision, le cynisme...qui sont des tueurs. Le sarcasme et la dérision peuvent être très nocifs, non seulement pour la personne visée, mais également pour la personne qui en fait usage car cette personne se protège de la réalité et s'isole.

Ce n'est pas un hasard si les peuples opprimés développent parfois un extraordinaire sens de l'humour qui se rit de l'oppresseur. Cela s'est produit sous des dictatures, de gauche comme de droite, en Amérique Latine ou dans les pays d'Europe de l'Est par exemple. Ce qui n'excuse pas l'oppresseur, mais montre comment l'humour peut être un moyen d'intégrer des réalités extrêmement déplaisantes à la vie, sans se laisser abattre. Si, à un moment donné, cette réalité déplaisante peut être modifiée, ce n'en est que mieux.

Nous pouvons comprendre que certains craignent de voir une compréhension superficielle de l'humour mener à des amusements légers qui empêchent d'accéder à la profondeur. Ceci nous met en mémoire la célèbre phrase : Nous nous amusons à en mourir. Mais cela ne doit pas nous détourner des vertus de l'humour, ce sourire à travers les larmes. Après tout, l'humour est un sujet trop sérieux pour être négligé dans notre vie.

 
 

Bruno LEROY.

12:34 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

La philosophie des soins palliatifs.

537963_614260235269943_2132651773_n.png

La philosophie des soins palliatifs se base sur une équipe de soins formée de médecins, infirmières, aides de soins, agents de pastorale, psychologue et de très nombreux bénévoles, tous en interaction les uns avec les autres et tous en relation directe pour et avec le malade. Assister et compléter la présence et l'action de la famille et du personnel soignant sans se substituer à l'équipe de soins et sans s'identifier à la famille. Ce rôle vise, essentiellement à assurer le bien-être du malade et de ses proches au sein de la maison qui se veut avant tout accueillante.

 

Ce rôle peut être tenu soit directement auprès du malade et de ses proches soit plus indirectement - ce qui ne signifie pas une approche moindre, ou moins riche - en contribuant ou en apportant un « plus » au fonctionnement des divers secteurs de la maison. le malade et son entourage sont au centre des préoccupations de toute l'équipe du foyer. - Le malade est une personne qui a une valeur incalculable et dont la dignité est inaliénable. Sa vie possède un caractère sacré, précieux, voire mystérieux.

 

C'est en raison de ces caractères que le recours à l'euthanasie est étranger à nos pratiques de soins. - Même en fin de vie, le malade reste une personne qui peut faire face à ses besoins sur le plan physique, psychologique, social, affectif et spirituel. - La mort est une étape naturelle de l'existence, étape dure et confrontante, pendant laquelle le malade et sa famille ont droit de bénéficier du soutien approprié de tout le personnel et des bénévoles. - Le malade en fin de vie est une personne vulnérable qui doit être protégée dans tout ce qui peut porter atteinte à ses droits et à ses besoins. - Le malade a le droit d'être aidé à améliorer la qualité de vie qui lui reste par le soulagement de la douleur et de la souffrance globale et par un accompagnement le meilleur possible pour lui-même et ses proches. - Le malade a le droit d'être respecté dans toutes ses décisions, ses choix, ses modes d'expression et dans son cheminement personnel, philosophique et religieux.

 

Partant de cette philosophie, le bénévole réalisera sa mission en collaboration étroite avec le personnel professionnel pour répondre au mieux aux besoins multiples du malade et de sa famille. L'attitude du chrétien (comme celle des autres personnes, d'ailleurs) sera primordiale pour créer le climat d'accueil, d'écoute, de respect et de chaleur humaine. Une attitude prévenante, discrète, en veillant à se présenter au malade et à sa famille, en respectant leur intimité, sont autant de qualités qui marqueront un esprit de service et un climat de vérité et d'authenticité pour le plus grand bien des malades et des proches. La réponse aux besoins directs du malade ou de sa famille : - besoin de présence ou d'intimité, - besoin d'aide matérielle exprimé, perçu ou deviné, - besoin de comprendre plus profondément une détresse cachée derrière des demandes répétées, - besoin de confidence, demande une grande part d'attention, de sensibilité et de tact et cela est d'autant plus important et exigent avec les malades confus ou apparemment absents.

 

 

Tous les membres de l'équipe interdisciplinaire travaillent dans un climat basé sur : - l'information - l'ouverture d'esprit - la confiance et le respect réciproque - la participation active - la discrétion et le secret professionnel Enfin, au sein de l'équipe, la confiance, le respect réciproque, la sympathie et la disponibilité assureront la cohésion de l'équipe et la motivation de chacun. Accepter d'accompagner des malades en fin de vie est une décision engageante vis à vis du projet de la maison, vis à vis de tous les membres de l'équipe et vis à vis des malades.

 

Bruno LEROY.

 

12:01 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |