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25/04/2015

Ne pas léguer une planète poubelle à nos enfants.

christianisme,foi,spiritualite

Autrefois, je n'étais guère préoccupé par les fleurs, les oiseaux et la puanteur de l'atmosphère. Puis, les années passant, les vaches devinrent folles à lier en dansant la java dans les prés. Certaines villes telle que Paris, devenaient respirables avec un masque à gaz.

 

La couche d'ozone devenait aussi mince qu'une feuille à cigarette et le soleil plus brûlant que mes plaques chauffantes. Sans partir dans la paranoïa, je me dis Bruno, il est temps de signer ton accord de Kyoto. Sans devenir un farouche militant, j'estimais ma part de responsabilité. Je ne jette plus mes mégots dans les caniveaux. J'utilise des bombes lorsqu'il y a d'énormes araignées ou des moustiques susceptibles envers ma personne. Et je constatais quand même que l'environnement était important pour l'équilibre mental. De l'écologie simple, je passais à l'écologie sociale, celle du bon commerce avec autrui.

Trêve de plaisanterie, il serait quand même temps de ne pas léguer une planète poubelle à nos enfants. Je crois que chacun fait en proportion du lieu de vie dans lequel il se trouve. Paraît-il que nous vivons plus longtemps dans l'air pur de la campagne. Dommage, j'habite un appartement en plein boulevard. Mes jours sont comptés, messieurs les scientifiques et je n'y peux rien changer. Si! faire l'écologie dans ma tête pour mieux me sentir dans ma peau. Et pourtant si vous saviez comme j'aime entendre le chant cristallin des oiseaux par un matin brumeux. Pas la brume des pots d'échappements auxquels je ne puis échapper... J'ai un réel amour de la nature et de sa sauvegarde, pas vous ?


Bruno LEROY.

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( Photo : Bruno Leroy )

21/04/2015

La maturité dans notre relation avec Dieu.

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Nos prières sont souvent d’ordre individualiste et cherchent à nous donner du prestige, plutôt qu’à reconnaître nos manques. Nous sommes victimes de la pensée ambiante où la gloire, le succès, l’argent, la beauté physique sont devenus des critères de réussites. Et nous demandons à Dieu tous ces beaux diamants factices qui devraient rendre notre vie plus scintillante. Nous sommes surpris que Christ fasse silence sur nos prières qui ne sont point d’ordre spirituel. Et parfois, le découragement nous gagne, voire le soupçon et le doute. Nous demeurons des petits enfants, c’est-à-dire sans maturité, sur le plan spirituel. Nous accusons Dieu de ne pas répondre à nos demandes.Il nous faut, justement analyser la nature de ces demandes. Nous devons avancer en maturité dans notre relation avec Dieu-Amour.

Oui ! souvent nos prières, Frères et Sœurs, sont tournées vers nous-mêmes. Mais, dans un sens négatif, pas celui de vouloir modifier nos comportements ou traits de caractères désagréables. Nous aimerions que les autres changent avant nous, cela nous éviterait quelques efforts. Nous en revenons toujours à cette puissance démoniaque qui nous habite, celle de notre confort personnel. Or, Dieu ne nous a pas mis sur terre pour que dormions indéfiniment entre Ses bras. Avoir l’assurance que Dieu nous écoute même dans nos égoïsmes devient rassurant. Dieu Amour ne veut point nous donner une existence insipide, sans raison de vivre vraiment.

Dieu Amour est le Sens de nos Vies. Nous en faisons un contre-sens pour combler nos vides. Combien de fois prions-nous pour l’enfant malade, pour la personne âgée qui est percluse de rhumatismes ou pour les jeunes qui tournent mal par manque d’Amour et de reconnaissance. Bien souvent, si nous le faisons, c’est pour avoir la paix, celle des cimetières. Cette paix que nous revendiquons aux yeux de Dieu est nulle et non avenue dans le cœur de Son Amour. Notre prière doit venir des profondeurs de notre être comme une sève bienfaisante qui alimente notre spiritualité. La Bible ne cesse de nous donner des exemples de grands priants exaucés par Christ. Il suffit de lire et mettre en pratique, ces actes des Témoins de la Foi. Christ dit toujours : " Va ta Foi t’a sauvée ! ". Et je dirai avec un peu d’humour, il ne dit jamais, c’est bien ta demande d’argent est directement virée sur ton compte.

Dieu est participant de notre propre Amour authentique envers autrui. Il n’est pas là pour satisfaire tous nos caprices d’enfants malheureux. Il répond aux prières d’Amour vrai prononcées avec la ferveur d’un cœur pur. De grâce, faisons attention à nos demandes, sont-elles dans le dessein de Dieu ? La Bible nous invite à nous poser des questions d’ordre essentiel pour notre maturité spirituelle. Devenir des adultes dans la Foi pour que nos prières soient écoutées par Dieu Amour, n’est-ce point là un beau programme de vie ? Une existence donnée aux effusions de l’Esprit, n’est-ce point le véritable Bonheur ?

Christ nous indique la voie à emprunter, il serait stupide de notre part de la refuser. Prier avec notre âme pour épouser celle de Dieu-Amour afin de ne point nous perdre en chemin par des détours qui ne mènent à rien.

Un discernement par la prière en Union avec l’Esprit Saint, me semble plus que nécessaire pour saisir si l’Appel vient de Dieu ou de nos désirs. Un dicton dit que nous prenons souvent nos rêves pour des réalités. C’est ce piège qu’il nous faut justement éviter. Suivre les desseins de Dieu ne peut se faire que dans une constante prière. De plus, si à long terme nos projets finissent par sombrer dans le néant, c’est que telle n’était pas la Volonté de Dieu.

C’est le temps qui nous fait saisir la Présence Divine dans nos souhaits et désirs. L’Ultime preuve se trouve là, dans cette action de la Providence. Cela ne veut pas dire qu’il faille baisser les bras dès qu’une tempête dans notre existence arrive. Au contraire, il faut nous battre aidés par la prière et si nous n’obtenons pas de résultats positifs ; c’est que nous sommes responsables de nos propres illusions. Dieu voulait autre chose pour nous et nous n’avons pas écoutés.Christ nous aidera à cheminer vers la Volonté du Père à condition de ne pas être distraits quand Il nous fait signe. Seule la prière peut engager ce dialogue profond avec Dieu pour entendre Son Appel.

Bruno LEROY.

 

19:48 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

19/04/2015

Un chemin pour grandir.

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Toute joie emmagasinée est un sacré pas sur le chemin du grandir. Nous l'oublions souvent. Nos prétentions de réinsertion des jeunes en difficulté sont souvent éloignées de la réalité. Or, la réalité, ce sont eux. Nos convictions mises en oeuvre et nos paroles étant vraies, les exclus pourront être associés aux mesures économiques, remis dans le circuit de leur responsabilité. Le cercle infernal de l'exclusion pourra être brisé, ouvert.

Si les éducateurs de rue partent du principe que l'exclusion n'est pas une fatalité, elle peut se combattre. Mais il y a nécessité et urgence à renouveler notre conception de la vie et du travail social. Seul, notre regard anticonformiste sur les raisons et les causes de l'exclusion des jeunes, nous fera changer nos relations éducatives et nous empêchera de penser la réinsertion en terme de production, comme souvent la société nous le demande. Je suis, de part mes fonctions, au service des jeunes et non de politiques néo-capitalistes qui rêvent de rendre productives toutes les machines humaines.

Je travaille pour l'épanouissement des jeunes et non leur aliénation au nom de quelques idéologies que ce soient, c'est mon regard d'éducateur de rue qui aime voir grandir l'adolescent en fonction de sa personnalité intérieure en pleine liberté de son devenir, qui me donne la force de continuer à temps et contre-temps.

 

 

Bruno LEROY.

19:05 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

18/04/2015

Développer un comportement citoyen.

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Nous ne pouvons plus vivre ainsi, c’est une évidence. Comment vivons-nous dans ce système qui détruit l’Humain en ne valorisant que les notions de rentabilité, productivité sous le regard bienveillant de l’économie ?
La réponse est simple à moins d’être masochiste au premier degré, nous ne vivons pas ! Nous ne vivons plus, nous survivons...
Est-ce un phénomène politique, philosophique, psychologique ?

Il paraît indispensable de prendre ses trois dimensions en compte. Le politique n’est pas uniquement Hollande. Cela est également notre capacité à développer un comportement Citoyen au cœur de la cité. Et bien-sûr, il est nécessaire dans ce cas, d’interpeller les politiques pour engager une communication responsable avec eux.

Le philosophique est notre recherche de vérité profonde face aux paradigmes sociétaux. Comment chercher la Vérité de son être lorsque la télévision, les journaux pensent pour nous ? En relativisant leurs propres analyses comme étant critiquable dans le sens noble du terme. C’est-à-dire que ces organes médiatiques ne détiennent pas la Vérité absolue. Il faut se façonner une vision, un idéal de sa propre existence sur terre. Donner sens à tout ce que nous vivons et peu importe sa densité. Chaque geste, chaque pensée même de prime abord superficielle, peuvent creuser des sillons au profond de notre âme. Il faut pour cela habiter son temps, vivre intensément l’instant. Combien de minutes prenez-vous par jour pour effectuer une introspection qui ferait grandir votre spiritualité. Cette force de ne plus se considérer comme un objet parmi d’autres. Mais devenir pleinement Humain au fil des jours. Pour les chrétiens, quelle est l’importance de la prière face aux heures qui coulent entre vos doigts. Quelle place accordez-vous à la contemplation. Vous arrive-t-il d’écrire des moments merveilleux que vous avez vécus afin d’en faire mémoire et d’ébaucher une philosophie de Vie qui renforcera vos convictions. Ces valeurs qui bien souvent sont à contre-courant de notre société de tout à jeter. Valeurs non éphémères mais immortelles en leur essence.

Tout cela est extrêmement sérieux pour vivre dignement dans un Monde qui n’a guère que le mot crise sur les lèvres. Notre équilibre intérieur ne saurait générer un chaos extérieur. Si nous sommes cohérents avec nos propres idées et comportements ; nous ne serons peut-être pas appréciés par tous mais nous aurons cette indéfectible certitude de marcher sur le juste chemin.
Pensons un peu à ce que sont devenues les valeurs gratuites comme l’Amour, la Tendresse, le Respect. Nous devons impérativement devenir des mystiques, c’est-à-dire des personnes en recherche du Mystère qui donne un sens à notre existence. Sinon, c’est la mort sociale qui nous attend. Et nous savons de façon scientifique que celle-ci mène inéluctablement à la mort physique.

Pour savourer la saveur du Bonheur, il nous faut cultiver dans notre jardin intérieur l’humilité et la simplicité. Humilité vient du latin « humus », c’est-à-dire faire éclore sa vraie nature sans artifices. Ce n’est point s’humilier mais se révéler tels que nous sommes aux yeux des autres. Et la simplicité, c’est toujours et en toutes occasions chercher l’Essentiel en excluant le superficiel.
Ne sont-ce point là des idéaux à atteindre en période de crise ? Ces valeurs intrinsèques à l’Humain nous sauveront, sans nul doute, des délires financiers et mercantiles de cette Crise qui efface notre part d’humanité.

Notre créativité personnelle s’épanouit alors tel un aurore gracieux dans un ciel lumineux pour nous donner des idées alternatives afin que cette crise économique ne soit plus une ombre sur notre conscience.
Il ne faut pas voir cette crise comme une perte des repères et valeurs mais comme une métamorphose de nos sociétés.
Il nous faut accueillir cette crise tout en la combattant sinon, nous risquons de sombrer dans la dépression.
Il faut voir cette crise non pas comme une résignation citoyenne mais, comme un défi spirituel.

De plus, je puis vous affirmer avec des exemples à l’appui que nous ne sommes qu’aux prémisses d’une économie qui se désagrège.
Les institutions subiront des secousses sismiques que nous n’avions pas même imaginés.

Et c’est en ce sens qu’il nous faut devenir matures dans nos approches des problématiques. Il nous faut demeurer forts et garder précieusement l’Espérance qui nous fait aller de l’avant quand les vents sont contraires. Le visage de notre terre change d’apparence. A nous de l’accepter sur certains points et de le refuser sur d’autres.

Si nous aimons suffisamment la vie, nous la laverons de ses scories. Sinon, nous ne serons que des êtres soumis face à un système qui nous détruit. Dieu pour nous aider à recouvrer la quintessence des véritables valeurs. A condition que nous soyons inlassablement des mystiques en recherche d’un bonheur hautement spirituel. Et cela n’est pas réservé aux seuls croyants, heureusement. Chacun peut trouver le bonheur au fond de son cœur. Puis vivre debout et libres par un refus à la soumission ambiante.


Bruno LEROY.

13:46 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

15/04/2015

Bonheur où caches-tu ton cœur ?

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Le bonheur n’est que grains de sable,
Au creux de tes mains le vent peut l'ôter,
Il te faut cultiver chaque jour sa beauté,
Pour percevoir en ses flancs cette Vie formidable, 
Dont la pépite étincelante ne peut être solitaire,
Souvent son âme se nourrit des richesses d’autrui,
Le bonheur toujours se construit,
Par un regard porté sur les événements,
Par une joie non étouffée qui rit dans un éclatement,
Je sais il est de pénibles moments qui te feront pleurer,
Des disparitions, des regrets, des soumissions,
Qui donnent à l’existence une saveur amère,
Et pourtant il faut te montrer plus grand, plus noble,
Que tous ces sacrifices octroyés aux malheurs,
Tes larmes sont des cristaux d’azur au ciel de tes pensées,
Ton sourire peut illuminer les plus sombres, les plus meurtries,
Et leur rendre enfin leur vérité que tu n’avais pas imaginé.
L ’esprit est vagabond et nous invente un univers inexistant,
A toi de le regarder droit dans les yeux pour lui dire qu’il ment,
En effet l’Homme naquit non pour vivre dans les tourments,
Mais dans le Bonheur incandescent qui brûle les autres,
Et les rend flamboyants...! 
Pourquoi les autres ? Toujours les autres ?
Nous ne pouvons point vivre seuls et heureux,
La présence d’autrui nous rend le cœur joyeux,
Même s’il ne nous comprend pas il nous écoute,
La relation et le dialogue peuvent enfin s’instaurer,
Et nous ne vivons plus isolés sur une planète perdue,
Le Bonheur vient des amis, de Dieu et de la Beauté de la Vie.
Il faut savourer l’instant pour en savoir le charme,
Ne point revenir sans cesse sur un passé mort,
Un avenir qui n’est pas encore !
Fais confiance en toi-même en tes ressources secrètes,
Et tu verras que la source de tes pleurs est semblable au rire du Bonheur.
La Vie te rendra toujours les sourires que tu lui offres gracieusement,
Dieu l’a toujours voulu ainsi pourquoi ferais-tu exception ?
Il veut l'Homme libre et debout non soumis aux émotions,
Vraiment pourquoi ne le souhaiterait-il pas pour Toi ?

Bruno LEROY.

11:39 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Des fleurs poussent dans le béton.

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Demain, je me lèverai tôt, comme le soleil. J’écouterai chanter les oiseaux qui, malgré les métamorphoses des villes, parviennent à s’adapter aux changements. Et toujours à nous enchanter. Puis, la toilette faite et le café bu, j'arpenterai les Banlieues du Nord où tout demeure encore silencieux. Quelques jeunes s’éveillent à ma venue ; ce sont ceux qui n’ont pas passés la nuit dehors. Et nous irons au Centre pour élaborer quelques projets au regard de leurs situations. Et elles sont diverses, multiples, complexes, souvent inhumaines. Mon rôle prioritaire sera d’inoculer de l’espérance sur le gris de leurs pensées. Ils se croient stupides, incapables de faire quoi que ce soit…Il faut leur démontrer par des actes concrets que tout cela n’est que le fruit de leur imagination blessée. En mettant les mains dans la pâte de la Vie, ils saisissent mieux que leur destin n’est pas aussi dantesque que les médias le proclament.

Il faut leur dire que le Bonheur est peut-être loin pour eux mais, qu’il n’est pas inaccessible.

Le bonheur se construit avec les plaisirs sains de chaque jour. Voilà pourquoi, il est important de savourer l’instant présent pour en extraire l’exquise quintessence. Et mettre de côté ce qui est nauséabond.

Demain, je serai là avec mes adjoints pour les aider à cheminer vers davantage de bien-être.

Même s’ils sont bien souvent l’objet de maltraitances en tous genres. Ils possèdent souvent une capacité de résilience qui force l’admiration.

Ils ne sont pas la racaille caricaturée par les journaux. Certes, il en existe et ceux-là ne font peurs qu’à eux-mêmes. Les ados sont des cardiaques, c’est-à-dire qu’il faut leur parler , les approcher, les apprivoiser avec le cœur. Toujours avec une certaine distance pour ne pas empiéter sur nos libertés mutuelles.

Ils comprennent les mots de la Vie, ceux du cœur. Ils détestent les théoriciens qui les analysent comme des phénomènes de société.

Lorsque nous aurons compris avec empathie la nature de leurs comportements souvent issus de plaies profondes. Nous aurons tout compris !

Ce qu’ils veulent ?

Ce que tout citoyen désire : du boulot, une femme, une voiture, des vacances et de l’argent…

Ne pas demeurer de sempiternels marginaux. Hélas, pour certains, il est déjà trop tard.

Et pourtant, j’ai constaté tant de résurrections que je ne crois plus en la mort définitive.

Tout le monde est capable, un jour de se relever, s’il trouve sur sa route des yeux aimants qui disent que rien n’est perdu d’avance. Mais que tout reste à construire. Quand on pense avoir tout perdu, il reste immensément de place pour y loger un fragment d’existence. Rien n’est jamais perdu. Il faut leur dire et le répéter des millions de fois. Cela est un moteur pour enfin redémarrer et se prendre en main.

Le langage de l’Espérance quand il est accompagné de gestes concrets est toujours crédible face aux jeunes et moins jeunes désespérés. Il ne faut jamais l’oublier. La solidarité est à ce prix.

 

Bruno LEROY.

 Éducateur de rue

11:13 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

10/04/2015

Pour mieux rejoindre les jeunes.

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Essaie de dire bonjour et de sourire à chaque jeune que tu rencontreras.

Tu ouvriras ainsi la porte au dialogue et à l’amitié.

Sème la joie et les jeunes se rassembleront autour de toi.

Essaie de te méfier des idées toutes faites sur les jeunes.

Tu découvriras ainsi leurs côtés positifs. Surtout ne dis jamais contre les jeunes des paroles que tu n’oserais écrire ou signer.

Essaie de donner à chaque jeune la chance de s’exprimer.

Tu comprendras davantage ce qui l’habite et ce à quoi il aspire.

Essaie de t’intéresser aux jeunes que tu côtoies, fais-leur confiance, encourage-les et confie-leur des responsabilités.

Tu grandiras à leurs yeux et tu deviendras pour eux un ami.

Essaie de prendre le temps de regarder l’être avant l’avoir, le jeune avant le projet, l’étudiant avant la matière.

Tu pourras ainsi faire grandir la vie.

Essaie d’être vrai auprès des jeunes.

Tu pourras ainsi créer des liens plus durables.

Sois « correct » avec eux. Admets tes erreurs avec simplicité et souligne leurs bons côtés.

Essaie de comprendre les jeunes avant de les juger. Tu verras, ils sont plus merveilleux que tu ne l’aurais pensé. Ils t’apprendront qu’au fond de leur cœur habite un immense besoin d’amour et d’absolu.

Essaie de ne pas faire la sourde oreille aux propos des jeunes.

 Prends le temps de les écouter et utilise leur langage pour te mettre sur la même longueur d’onde.

Essaie de rejoindre les jeunes dans leurs lieux de rencontres, de marcher avec eux. Petit à petit, ils se révéleront à toi et tu deviendras un confident.

Toutefois, demeure toi-même.

Essaie de retenir le prénom des jeunes que tu rencontres.

Tu démontreras ainsi que les jeunes sont importants à tes yeux et que tu les aimes.

 

 

Bruno LEROY.

Éducateur de rue.

14:04 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

09/04/2015

Savoir s’affirmer sans blesser.

 

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L'affirmation de soi et de sa différence prend toujours le visage du refus et de l'opposition. Dès l'âge de deux ans, l'enfant sait dire non. Il met son entourage à l'épreuve et enregistre les réactions qu'engendre l'exercice de sa fragile autonomie. Il peut, par son entêtement, paralyser les projets de toute la famille, faire perdre patience à ses parents, obtenir parfois de guerre lasse ce qu'on lui refusait, centrer toute l'attention sur lui au détriment de ses frères et sœurs. L'adolescence est, on le sait, une autre période privilégiée pour exister en s'opposant. Il faut tout de même du temps, souvent jusqu'à l'âge adulte, pour parvenir à la véritable capacité de dire " NON ", sans blesser l'autre et sans culpabilité, simplement se respecter soi-même et se faire respecter des autres.

 

S'affirmer positivement ou afficher refus et résistance sont deux façons d'atteindre l'identité personnelle et de la manifester. L'incapacité d'emprunter l'une ou l'autre voie, chez un adulte, est signe d'une maturité inachevée. Affirmation et refus prennent racine dans l'individu et lui permettent de se poser différent face à l'autre. Mais l'autre contribue aussi à façonner l'identité en jouant le rôle de miroir et en reflétant à l'individu sa propre valeur.

C'est le cas de l'amour maternel et paternel, de l'amour du couple ou de l'estime qui se développe entre collègues de travail. Ces relations sont normalement marquées par l'acceptation mutuelle.

 

Cela n'implique pas, tout le monde le sait, que les partenaires soient toujours d'accord ni qu'ils partagent les mêmes goûts et les mêmes vues sur tout .. Mais cela signifie que chacun est accueilli et apprécié comme il est de façon globale et positive. On peut dire à l'autre son désaccord, le reprendre, l'encourager à repousser une limite ou à combattre un défaut. C'est une autre façon de lui refléter qu'on croit en lui et qu'on désire qu'il grandisse davantage en devenant pleinement lui-même. La confiance est contagieuse lorsqu'elle révèle à un être tout ce qui l'habite et lui tend la main pour lui ouvrir la porte de son destin.

 

Rêvons d'une société où notre confiance serait force de persuasion avec ce regard d'amour qui fait grandir l'autre en son humanité afin qu'il puisse s'affirmer face à la rudesse d'un monde qui néglige mortellement nos individualités. Rêvons d'une humanité libérée et faisons en sorte que nous aidions à cette libération par notre confiance donnée avec amour à ceux et celles dont les pas hésitant demandent qu'on les soutienne dans leur titubation vers leur affirmation.

 

Bruno LEROY.

13:41 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Dans l'intimité de mon journal.

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Nous passons toujours à côté de nous-mêmes, j'allais dire sans prendre la peine de nous regarder.
Vous allez certainement vous demander ce qu'il m'arrive. Si je ne suis pas tombé ce jour sur la tête au point de faire une crise d'égotisme névrotique.
Si je n'ai pas passé ma journée, entre deux jeunes en difficulté, à me contempler dans un miroir.
Pas du tout, je veux parler de progression spirituelle, notamment par l'intermédiaire du Journal intime.
Imaginez combien de gestes nous faisons dans une journée sans en prendre conscience.
Or, tous les soirs en rentrant du travail ou de ses occupations. Il est bien de prendre, ne serait-ce qu'un quart d'heure pour écrire ce que nous avons vécus.
Comment me suis-je comporté, Seigneur, avec ce sempiternel emmerdeur que je refusais d'écouter. Et pourtant, je faisais semblant.
Comment as-tu été présent ce jour Ô Christ, dans les moindres battements de mon cœur et dans les interstices de mes pensées.
D'ailleurs, étais-tu au centre de mon être aujourd'hui ?
Regarde comment, j'ai envoyé balader loin de moi celui qui voulait se confier.
Ah ! ce matin quand même mes prières ont touchées ton sourire d'Amour, non ?
Voilà, les événements que nous pouvons écrire au fil des jours, des années.
Puis, nous devons laisser reposer le cahier sur lequel nous écrivons pour le relire par la suite.
Avons-nous progressé, stagné ou régressé ?
Si tel est le constat, alors il est temps de se reprendre.
D'abord, demander pardon à Dieu pour toutes ces négligences volontaires ou involontaires.
Mais, demander Pardon en Vérité. Pour que celui-ci nous soit accordé afin de repartir sur de bonnes bases.
Et ne pas cesser de tenir chaque jour ce cahier, témoin de nos combats, nos lâchetés, nos petitesses et parfois, notre grandeur insoupçonnée.
Cela paraît simple, presque sans intérêt et pourtant, je puis vous assurer que sa puissance sur notre épanouissement spirituel est démontré.
Notre journal intime s'adresse en fait, dans nos questions intérieures, directement à Dieu.
Son Amour se penchera sur votre quotidien pour vous faire remarquer vos manquements.
C'est un retour vers Soi plus que nécessaire. J'allais dire vital pour avancer sur le chemin de la Liberté spirituelle.
Surtout, cachez ce cahier. Il est le livre de votre Vie. Nul n'a le droit de le toucher. Encore moins de l'ouvrir pour lire vos sentiments profonds.
Écrire une page sur son journal intime chaque soir, c'est louer Dieu par une prière personnelle.
Elle ne pourra que vous concentrer sur l'essentiel.
Et vous finirez par changer progressivement au fil du temps. Sans vous apercevoir que c'est votre Journal qui vous fait maintenir le cap.
Tous les grands spirituels rédigent un journal intime. Ce qui leur permet de progresser humainement et spirituellement dans leurs relations avec autrui et Dieu.
Essayez et vous verrez. Votre Vie s'en trouvera transformée et plus forte, dans le sens où ce que vous ferez dans l'ordinaire de vos journées sera extraordinaire.
Commencez par comment ai-je aimé, aujourd'hui ? Ma femme, mes amis, mes rencontres, mes collègues...Comment ai-je réagi devant certaines insultes ? Puis, notez sans vous juger.
Vous ferez un travail d'introspection, plus tard. Lorsqu'une semblable situation se présentera.
Mais, la question primordiale est celle de la qualité de notre Amour. En effet, sur terre nous sommes faits pour aimer et être aimés, rien d'autre.
Le reste est secondaire !
Car, tout découle de notre capacité à Aimer.
 
Bruno LEROY.

05/04/2015

Pâques le triomphe définitif de la Vie .

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Le Royaume ne reste pas seulement une espérance inouïe ; il se concrétise déjà dans la pratique de Jésus. En effet, ses miracles et ses guérisons font plus que démontrer sa divinité : ils manifestent que son annonce libératrice s'enracine déjà dans l'histoire au milieu des opprimés, interlocuteurs privilégiés de sa prédication et premiers bénéficiaires de sa pratique. Le Royaume est un don de Dieu offert gratuitement à tous. Mais on y rentre par un processus de conversion, et celle qu'exige Jésus ne signifie pas seulement un changement de convictions ( de théorie ), mais surtout une modification d'attitudes ( de pratique ) dans les relations personnelles, sociales et religieuses qu'entretiennent les hommes.

La liberté exercée par Jésus vis-à-vis de la Loi et des coutumes de son temps, ses exigences radicales concernant le changement de comportement dans la ligne des Béatitudes finirent par provoquer un conflit grave qui engageait les différentes instances du pouvoir d'alors. Jésus a connu la diffamation et le dénigrement, la persécution et les menaces de mort. Son arrestation, ses souffrances sous la torture, sa condamnation en justice ne se comprennent que comme conséquences de sa pratique et de sa vie. Dans un monde qui refuse d'adhérer à ses propositions et de s'engager sur le chemin de la conversion, l'unique alternative laissée à Jésus, pour rester fidèle à son Père et à son propre message, était d'accepter le martyre. Si la croix exprime bel et bien le rejet humain, elle signifie également l'acceptation sacrificielle de Jésus.

La résurrection dévoile le sens absolu du message du Royaume, de la vie et de la mort de Jésus. Elle est le triomphe définitif de la Vie et de l'Espérance en un Royaume réconcilié où la paix universelle est fruit de la justice divine et de l'intégration en Dieu de toutes choses. La résurrection se présente, dès lors,comme la libération en plénitude de tous les obstacles qui s'opposent à la souveraineté de Dieu et à la pleine réalisation de tous les dynamismes de Vie et de gloire placés par Lui dans la création et l'être humain. La résurrection donne en particulier son sens à la mort de l'innocent, de celui qui est rejeté parce qu'il proclame une justice plus grande ( celle de Dieu ), de tous ceux qui, à l'image de Jésus, succombent pour une cause digne et sont anonymement éliminés. Ce n'est pas un César à l'apogée de son pouvoir qui est ressuscité, mais un crucifié au corps disloqué sur le Calvaire. Ceux qui ont souffert une mort injuste pour le bien participent à sa résurrection.

Se mettre à la suite de Jésus implique que l'on adopte sa cause, que l'on soit disposé à souffrir les persécutions qui en découlent et à partager courageusement son sort, dans l'Espérance de recevoir en héritage la pleine libération apportée par sa résurrection.

Ce projet Universel de Dieu nous aide à comprendre le lien qui unit la création et la rédemption, le temps et l'éternité. Le Royaume de Dieu représente plus que les libérations historiques, toujours limitées et ouvertes à des perfectionnements ultérieurs, mais il est anticipé, concrétisé temporellement en elles, il y prépare sa pleine réalisation dans l'irruption du ciel nouveau et de la terre nouvelle.

Nous ne serons des imitateurs de Jésus et de véritables chrétiens que dans la mesure où nous serons solidaires avec les pauvres et où nous vivrons l'évangile de la libération. Au sein des luttes syndicales, dans la lutte des droits de l'homme et d'autres formes d'engagement, la même question doit revenir toujours : quelle est la collaboration du christianisme aux pratiques et aux motivations de la libération des opprimés ?.

L'engagement pour la libération des millions d'opprimés de notre monde rend à l'évangile une crédibilité qu'il possédait à ses débuts, et aux grands moments de sainteté et de prophétie. Le Dieu de Tendresse des humiliés et le Jésus-Christ libérateur des opprimés sont annoncés avec un nouveau visage et une image nouvelle aux hommes d'aujourd'hui. Le salut éternel qui nous est offert passe par des libérations historiques, celles qui restaurent la dignité des enfants de Dieu et rendent crédible l'impérissable utopie du Royaume de liberté, de justice, d'amour et de paix, du Royaume de Dieu au milieu des hommes.

Bruno LEROY.

04:16 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |