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22/02/2015

Pedro Meca un chemin de Foi.

 

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 Pedro Meca était moins connu que le Père Gilbert médiatiquement parlant. Pedro s'occupait essentiellement des SDF auxquels il offrait sa présence chaleureuse. Il avait même créé un Atelier d'écriture pour ces personnes. Il disait que pour réfléchir, il fallait écrire ses sentiments soit en poésie ou en articles afin que ceux-ci ne demeurent point à la surface de notre conscience. La réflexion naît avec l'écriture martelait-il avec convictions.Et, il témoignait de ses actions pour le prouver.

En tant que Travailleur Social, il privilégiait le relationnel. Il n'avait rien de concret à offrir à ses amis SDF. Il leur donnait sa chaleur humaine qu'il qualifiait de trinitaire.Ses études de Théologie lui avaient fait comprendre que Dieu est relation. Il est le Père, le Fils et le Saint-esprit dans une perpétuelle relation entre les trois personnes.

Pedro avait le verbe franc comme son père spirituel, l'Abbé Pierre. Il se mettait en colère contre toutes formes d'injustices sociales. Il disait que la colère était une forme d'amour nécessaire pour refuser qu'un être Humain soit opprimé, humilié, méprisé. Ceux qui ne se mettent jamais en colère ne savent pas aimer.

Il était issu d'une enfance misérable où il mourait littéralement de faim. Lorsqu'il a quitté son Espagne natale pour venir en France après s'être insurgé contre le franquisme, ce qui lui valut soixante dix ans de prison. C'est l'Abbé Pierre qui le reçut et lui indiqua subtilement sa mission auprès des plus pauvres. Il fut ordonné Dominicain et ne cessa jusqu'à son dernier souffle d'aimer passionnément les plus meurtris par la Vie. Peut-être un reflet de son enfance avec la foi en Christ en plus.

Je l'ai rencontré à plusieurs reprises. La dernière fois il est venu chez les petits frères des Pauvres à Paris. Son humour atténuait ses révoltes pourtant bien effectives.Il se considérait avant tout comme un éducateur spécialisé au service de l'humanité souffrante. Beaucoup ne savaient pas qu'il était prêtre, car il refusait qu'on pense que son action auprès des SDF était pure charité chrétienne.

Son action, il la voulait comme un cri d'insurrection envers l'indifférence de nos sociétés et, il faut bien le dire de certains chrétiens.

Je ne le savais pas malade et encore moins au terme de son existence. Dans un premier temps, je me suis figé de surprise et puis des larmes sont venues comme la perte d'un père aimant.

Je me suis remis à lire son unique livre " Contrebandiers de l'espoir" et à cet instant j'ai compris que Pedro n'était pas mort mais qu'il nous demandait de vivre l'amitié, la fraternité, l'amour avec la Force de cette union à Dieu qui nous rend invincible. Tant de Témoins de l'Évangile sont les révélateurs des possibles de la prière face à l'impossible de notre société.

Comment ne pas les suivre et même souhaiter mieux surtout en cette période de Carême. Rien n'est impossible à Dieu.

Alors marchons ensemble vers cette liberté intérieure qui brise nos chaînes depuis, peut-être des années.

La conversion de l'âme voilà la manne substantielle de ce Carême vécu dans un cœur à cœur avec Dieu.

Je vous souhaite quarante jours de joie en jeûnant sur le superficiel pour atteindre l'Essentiel.

Bruno LEROY.

11:17 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

21/02/2015

Il te reste quarante jours.

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Quand tombe la pluie sur les trottoirs et dans les villes,

Le bitume prend des claques et des plaques d’eczéma,

Le ciel ressemble à une réserve inépuisable de larmes,

Où demeure donc le soleil que tant nous cherchons,

Peut-être dans les recoins de notre âme qui ne se dévoile.

 

Ou dans notre regard cherchant la lumière cachée,

Au creux de la pénombre qui semble étinceler,

Dans la vie faut-il voir la jarre à moitié vide,

Ou à moitié pleine d’une espérance solide ?

A quoi sert de voir le mauvais…

Alors que le beau peut rayonner.

 

Bien-sûr, la pluie la neige chantent leurs mélodies,

Et toi tu désenchantes rien qu’en entendant leurs bruits,

Vas-tu ne plus chanter jusqu’à la fin de ta vie,

Ou vas-t chercher dans les noirceurs les éclats infinis,

Tes gémissements sont des apitoiements sur toi-même.

 

Tu as quarante jours pour réfléchir à ton devenir,

Quarante jours à trouver en toi les secrets de tes Dons,

Quarante jours pour rester optimiste quoiqu’il arrive,

Non pas devenir simplet et tout accepter,

Au contraire ne jamais Ô grand jamais baisser les bras.

 

Quarante jours et nuits pour te convertir à la vraie Vie,

Quarante jours pour prier et avancer avec autrui,

Quarante jours pour donner sens à ta futile existence,

Quarante jours pour aimer durant vingt quatre heures.

Quarante jours pour découvrir les désirs de ton cœur.

 

Quarante jours pour savourer l’amour de Dieu à tes côtés,

Quarante jours pour éclairer l’éther de tes éclats intérieurs,

Quarante jours non pour te priver mais puiser à la source,

Quarante jours pour comprendre bon nombre d’illusions

Et retourner à l’essentiel de ton souffle vital dans le Christ.

 

Tiens, il ne pleut plus dans ta tête d’enfant perdu,

Les cieux font tomber des cristaux de bonheur,

Pour que ton corps soit scintillant de joie définitivement.

Amen !

 

Bruno LEROY.

 

 

16:35 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

La foi est refus de ce monde abîmé.

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Jésus a communié à notre souffrance jusque sur la Croix. Mais sans résignation. Il n'est pas venu nous dire de tout supporter patiemment avec pour seule consolation sa présence. Nul compromis ni demi-mesure dans l'histoire de Jésus, mais une ardeur de vivre et un élan irrésistible. La foi chrétienne n'est pas dolorisme mais volonté de prendre la vie à bras-le-corps pour que la joie éclate en une symphonie toujours nouvelle.

 

Jésus ne pouvait admettre la misère de ces pauvres hères qui traînent leurs infirmités depuis des années. Il ne pouvait tolérer que la mort déchire le tissu de tendresse tissé au fil des jours entre une veuve et son fils unique.

 

Comment se réjouir du soleil qui inonde les champs de blé et les vignes tandis qu'un aveugle jamais n'a vu la lumière ? Ses nuits de prière étaient peuplées par tant de boiteux que la musique ne peut faire danser et tant de sourds que le chant de l'oiseau n'égaye pas. Il a arraché les barreaux qui enfermaient la pécheresse dans un cachot de jugements. Il a rejoint le lépreux que la loi et les coutumes avaient mis au ban de la société. Il s'est tressé un fouet de cordes pour balayer tous les marchandages dont nous badigeonnons Dieu et purifier nos ambiguïtés.

 

Jésus était un révolté et, comme tant d'autres, il l'a payé de sa vie.Rien n'a éteint le feu qui brûlait en lui. Il a été jusqu'au bout de sa révolte...à la face de Dieu : " Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? ".

 

Écoutez son cri qui ne fait qu'un avec toutes les misères du monde, avec toutes les angoisses et les déceptions humaines. Écoutez-le qui expire au coeur de toutes nos détresses, dans notre nuit de solitude. Entendez le cri de cet homme aux prises avec le mal et la mort.

 

 

Mais dans ce cri jeté à la face de son Père, il y a la Foi, la vraie ! Ne faut-il pas beaucoup de confiance pour crier à quelqu'un sa révolte ? Peut-on mettre à nu sa douleur devant n'importe qui ? Jésus savait bien que Dieu ne peut pas nous abandonner, même si toutes les apparences sont contre nous, car il est un Dieu de fidélité. Déjà une lumière s'annonce à l'aurore de l'horizon. Et le matin de Pâques ne l'a pas déçu. Jésus a eu raison de crier vers Celui-là. Car Il écoute la colère de l'homme et Il n'est pas insensible. Jésus savait ce qu'il faisait en soupirant vers son Père.

 

La foi est un refus de ce monde abîmé, refus plein d'une confiance parfois douloureuse, toujours mystérieuse. Et Dieu répond. Souvent il semble n'y avoir que le silence, un silence long comme un samedi-saint coincé entre la douleur de la Croix et la joie de Pâques. Mais Dieu répond toujours.

 

 Notre révolte est celle même de Dieu. " La foi, disait Karl Barth, est un désespoir confiant ". C'est l'amitié pour les exclus qui nous fait prendre le chemin de l'Espérance...

 

 

 

 

Bruno LEROY.

15:45 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

20/02/2015

Tomber dans le cercle de l'exclusion.

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Le monde de la marginalisation présente une grande hétérogénéité : on peut parler de " classe sociale " , de " problématique commune ", car leur seul trait commun c'est d'avoir raté le puissant TGV de l'histoire contemporaine.

 

Le monde des marginaux se montre silencieux et passé sous silence. Eux ne parlent pas et on ne parle pas d'eux. Ils n'ont pas de porte-parole, syndicats, associations...et ils sont hors la loi. Nombreux sont ceux qui savent que s'ils se plaignent de leur situation, celle-ci sera encore pire qu'avant, car la plupart du temps ils n'ont pas de papiers, pas de carte de séjour ; ils sont travailleurs clandestins, vivent dans des pensions qui ne répondent pas aux normes légales et n'envoient pas leurs enfants à l'école, alors que celle-ci est obligatoire. Ils préfèrent se taire. Et la société préfère ne pas en parler, bien que, on prenne peu à peu conscience du problème.

 

A ce propos, le silence renouvelé des médias est particulièrement significatif, car il n'est rompu que ponctuellement, à l'occasion des sujets d'actualité brûlants comme les mutineries dans les prisons, les manifestations contre la drogue ou les agressions " skin heads " sur des " errants ", les violences dans les banlieues, les conséquences du froid de l'hiver...Parfois, ces mêmes médias abordent le problème avec un courage et une clarté dignes d'éloge ; d'autres fois, au contraire, ils manipulent l'information de façon flagrante, comme l'expliquent certains de ceux qui sont plongés dans cette réalité de la marginalisation.

De toute façon, c'est le silence qui domine et il n'est pas difficile de deviner quelle en est la raison : nous dissimulons là notre sentiment de culpabilité collective. Nous nous taisons parce qu'au fond nous savons que nous sommes coresponsables de ce drame.

 

Ce qui étonne, c'est que la marginalisation soit exclusivement un phénomène urbain. Peut-être n'y a-t-il pas de marginaux dans le monde rural ? Le marginal type recherche l'anonymat. Il ne veut pas qu'on le reconnaisse en public, que l'on sache qu'il a plongé dans cette situation de précarité. C'est pour cela qu'il recherche le lieu de l'anonymat par excellence, à savoir la grande ville moderne, cet endroit où quelqu'un peut vivre misérablement sans que personne lui demande : " Qui es-tu ? ", " Que t'arrive-t-il ? ". Aussi, bien-sûr, la campagne génère-t-elle également des marginaux, des vieillards pauvres, des malades mentaux..., mais le mendiant de la campagne, qui a un nom bien à lui et qui est connu par tous ceux du village s'enfuit en ville et là se perd dans l'anonymat. Celui qui dans son village était " Jean " ou " Pierre ", en ville ne sera plus qu'un clochard parmi d'autres.

 

Les personnes marginalisées semblent n'avoir qu'un présent. Pas de souvenirs. Pas d'avenir. Elles ne vivent que le moment présent. Et, dans le présent, elles vivent et c'est tout. Tout tend à montrer qu'elles ont perdu le sens de l'histoire. Et c'est ce qui désarme tous ceux qui les approchent : comment se peut-il qu'elles ne veuillent pas se souvenir d'où elles viennent, et qu'elles semblent ne rien attendre du lendemain ?.

 

Cette constatation doit être nuancée, car il arrive qu'on rencontre des gens qui, vivant en marge de la société, aiment à raconter leur vie ; toutefois ils ne sortent pas de cet état, de ce récit répétitif. Ce souvenir du passé ne les conduit pas à avoir conscience d'une possibilité de changement, d'un espoir d'avenir, d'un sens du devenir. Quand le souvenir existe, c'est un souvenir sans histoire.

 

Dans la plupart des cas, nous nous trouvons confrontés à une misère sans retour, et c'est l'un des traits qui décourage le plus les travailleurs sociaux. De nombreux sujets sont définitivement cassés, déstructurés, brisés au plus profond de leur être psychologique et social. La moindre solution, le moindre projet de changement, la moindre somme d'argent, tout cela arrive trop tard. Les personnes vivent dans un état de coma social, de coma dépassé. Parfois cette situation sans espoir de retour intervient sous la forme d'un retour à la case départ. Après avoir lutté pendant des années pour que quelqu'un s'en sorte, le travailleur social a l'impression d'avoir obtenu un certain résultat : une femme se libère de l'esclavage de la prostitution, un homme arrête de boire, des enfants vont régulièrement à l'école. Et pourtant le travail de plusieurs années peut être anéanti en un après-midi : la femme s'est à nouveau prostituée, l' homme, ivre, est affalé dans la rue, et les enfants ont disparus de l'école, peut-être de la maison.

 

La nouvelle pauvreté est en effet bien différente des pauvretés précédentes. Le processus est complexe. Selon la capacité de ressort et d'initiative de l'individu, la personne peut se réinsérer ou au contraire tomber dans le cercle de l'exclusion. En marge, à l'extérieur de la société active, il n'a plus prise sur son propre destin, il devient, objet, victime. Une telle situation invite à l'action, mais en dehors des nouveaux paternalismes qui voudraient répondre trop vite à ces problèmes particuliers de la marginalisation. Le sujet qui veut aider est lui-même remis en question très radicalement par la présence qu'il peut avoir auprès de l'exclu. La solution aux problèmes qu'il affronte dépasse toutes les méthodes économiques ou sociales traditionnelles.

 

Il doit entrer à son tour dans une nouvelle présence et une nouvelle patience pleine d'Espérance et de compétences afin d'appréhender les problématiques des marginaux avec une imagination dont seul, l' Amour du prochain brisera les vieux schémas éducatifs, inculqués jusqu'à ce jour. Le travailleur social ne doit nullement regarder les résultats en termes de réussites mais, de présence jusqu'au-boutiste auprès de ceux que note société d'opulence rejettent. Ce doit être la vocation de tout éducateur et c'est la mienne vécue au quotidien qui me permet d'écrire ces mots. Je ne suis guère unique dans cette démarche, il nous suffit de regarder Guy Gilbert et ses Loubards, pour s'en convaincre.

 

Les militants sociaux qui désirent accompagner les blessés de la Vie, se doivent de ne jamais baisser les bras face aux récidives multiples qu'ils doivent accueillir comme des tremplins vers des réussites possibles et non se confiner dans l'échec. Les marginaux ont besoin d'hommes et de femmes qui se dressent pour changer les paradigmes de notre société dont les valeurs d'aujourd'hui sont orientées vers la richesse, la puissance, la jeunesse et l'intelligence.

 

Bruno LEROY.

11:22 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., CONVERSIONS, LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Un fleuve de joie parfaite.

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J’entendais ses pas approcher dans l’herbe fraîchement coupée. Il ne voulait point me sortir de ma méditation intérieure. Le bruit de ses sandales faisaient le même son qu’un oiseau sur une branche. Je vis au loin la sérénité de son visage. Il s’assit, à plusieurs mètres de moi, puis pria profondément dans un silence serein.

Il est moine et je suis éducateur. Il est loin, apparemment de ce monde, et je mets mes deux pieds dans la glaise. Et pourtant, cette prière intérieure, nous rapprochait mystérieusement.

Les arbres coiffaient leurs longs cheveux verts au peigne du vent de l’été.

Mon corps était en symbiose avec la terre qui m’a vu naître et me recueillera à ma mort.

Je sentais l’Esprit du Christ entrer dans mes alvéoles pulmonaires, comme une respiration d’un subtil parfum éternel.

L’Amour réchauffait mes os telle une source chaude, voire bouillante qui traverse votre corps.

Je vivais Dieu. Je ne Le priais plus depuis longtemps, Il habitait en moi comme un léger souffle me procurant une paix viscérale sans égale.

J’ouvris doucement les yeux et vis le moine sourire. Pas un sourire stupide, niais, non un sourire de félicité.

Et je me dis, qu’il devait aussi respirer la présence de l’Esprit saint et savourer les fruits de Sa joie.

Et le silence nous parlait encore de la venue divine dans nos cœurs.

Il était certes, cinq heures du matin, et le soleil commençait à montrer son visage rayonnant.

Il fallait désormais goûter à la nourriture terrestre. Un solide petit déjeuner s’imposait.

Tout cela, est existentiellement à la fois transcendant et d’une réalité déconcertante.

L’Esprit n'annihile en rien notre corps. Il vient faire sa demeure aussi bien dans nos désirs, nos scories, nos blessures, nos pleurs autant que notre bonheur de vivre.

Le moine se leva pour aller déjeuner aussi et me dit : j’ai vécu la Joie parfaite.

Je peux dire aussi que cette Joie, que l’on dit chrétienne, je la connais grâce à l’Esprit depuis des années de retraites spirituelles. Elle vient toujours m’habiter lorsque mon âme murmure dans le quotidien.

L’Esprit saint est le feu de notre amour pour Dieu qui fait consumer toutes les différences.

La prière est l’aliment du chrétien qui veut acquérir la Force promise par le Christ.

En fait, prier ne sert à rien, dans le sens utilitariste du terme, il faut parler à l’Esprit comme à un ami.

Le temps qui passe avec ses secondes infernales n’existe plus.

Dans l’adoration, la prière, le silence nous devenons intemporels.

Nous sentons la profondeur de notre éternité qui s’élance comme un corbeau vers le ciel bleuté. Nous sommes réellement des étoiles qui jaillissent de leurs nuits pour faire éclater la beauté de la Vie.

L’Esprit nous donne tant d’énergie que nous pouvons chanter, danser et nous battre pour que chaque injustice soit ressentie comme vous étant adressée.

Nous possédons la Force de Dieu pour toujours et à jamais, jusqu’à notre souffle dernier où nous verrons sa bonté nous tendre la main.

Alors peu importe demain, hier sauf pour ce qu’il nous apprend, l’instant d’allégresse est suffisant à notre bonheur d’être des chrétiens spirituels, c’est-à-dire, vivant effectivement une spiritualité de roc.

La Joie, oui la joie immense et délicieuse, comme un océan aux vagues spumeuses. Cette joie contagieuse qui nous tient debout, énergiques et libres. Nous devons la partager, afin que chacun déguste le fruit de l’Esprit dont découle une Force invincible face aux adversités.

Joie, la vie d’un chrétien ou d’une chrétienne, qui vit de façon effective sa spiritualiser, est un fleuve de joie parfaite.

C’est à cela que l’on reconnaît le chrétien du pharisien, n’est-ce pas ?

Alors, transpirons d’allégresse même face à la mort qui nous attend tous, elle n’est que le marche-pied vers une résurrection parfaite de notre être. Le corps est souvent la lourdeur qui empêche notre âme de s’envoler vers un ailleurs merveilleux. Mais, il faut que nous instaurions sur Terre, une saveur d’Éden. Dieu n’est pas dans l’éther d’un firmament sans nuages. Il est en nous. Il vit en nous. La prière silencieuse permet de mieux le rencontrer. Le bruit détruit tellement notre vie intérieure, qu’il faut parfois se retirer pour se retrouver, dans un face à face avec l’Esprit de Vie.

 

Bruno LEROY.

 

10:21 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

18/02/2015

La parole de PEDRO MECA perdurera.

11:20 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

PEDRO MECA EST MORT ET PLEURENT LES PAUVRES.

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Pedro Méca est éducateur de rue et travaille essentiellement la nuit. Il a écrit plusieurs livres pour relater son parcours. C'est un ami de longue date qui n'a jamais baissé les bras face à l'adversité. Un Homme qui base son travail social sur le relationnel. Un précurseur avant l'heure. 


Il est actuellement, Directeur des Compagnons de la nuit, et traverse le Monde, en pèlerin défenseur des victimes d'Injustices criantes. Il Témoigne, s'insurge contre les diverses formes de pauvretés, plaies purulentes de nos sociétés...


Si vous désirez le voir, allez du côté de Pigalle, là où la souffrance est brûlante. Suivez-le également en Amérique Latine, il vous montrera l'exploitation des misérables par les riches. Au fait, Pedro est prêtre Dominicain mais, ne veut pas qu'on le dise, cela justifierait son action. Alors, qu'autrefois, il était clochard dans les rues de Paris. Un espagnol venant de nulle part qui a trouvé son chemin en Dieu. Depuis plus de soixante dix ans, déjà... Merci Pedro pour ce que Tu Es...!
Bruno LEROY.émoticône heart


Ps : Excuse-moi PEDRO, je ne puis me résoudre à parler de toi au passé.
Tu demeureras dans la mémoire des plus pauvres et surtout dans la mienne comme un Feu incandescent que rien n'arrête. En ce Mercredi des Cendres, te voilà retourné à la poussière mais, la tienne rayonnera toujours dans le ciel étoilé de mon cœur et des compagnons de la nuit. Puisse Dieu t'accueillir dans la Lumière de l'éternité celle que tu cherchais sur cette terre qui n'est que son anti-chambre.


RIP


Ton Ami et Frère, Bruno.émoticône heart
Amen !

10:55 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

17/02/2015

Je t'Aime...!

Accueillir la souffrance.

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Il y a en chacun de nous un besoin sexuel. Certes, il n'est pas du même ordre que le besoin de manger ou de boire. En effet, on peut se passer, être privé de l'exercice de la sexualité, ou la différer, sans cependant mourir; ce qui n'est pas le cas de la nourriture ou de la boisson. Ce besoin sexuel est présent dès le plus jeune âge. L'enfant éprouve de manière diffuse son corps comme une source de plaisir. Il aime être bercé, pris dans les bras, choyé. Il aime être embrassé et embrasser. Ce contact corporel, il est cherché non pas comme pure sensation épidermique, mais comme expression d'une relation intersubjective.

 

Chacun poursuit toujours, d'une manière ou d'une autre, un rêve d'immortalité et de non-souffrance. La poursuite de ce rêve se manifeste dans les mécanismes de défense qui visent à occulter la réalité de la souffrance et à la rejeter hors du champ de la conscience ; on peut la voir, on détourne les yeux, on fait " comme si " elle n'existait pas. Dénier la souffrance de cette manière, c'est se complaire dans l'image idéale de soi et du monde où la finitude et la mort ne sont pas reconnues. Ainsi le sujet peut-il entretenir, inconsciemment sans doute, une sorte de délire d'immortalité. Il se barricade dans un monde imaginaire en estimant que la souffrance et la mort, ce sont toujours celles des autres, mais jamais la sienne. Il se construit ainsi un univers conforme à son besoin de sécurité et de complétude sans faille.

 

Ainsi, par exemple, dans le discours publicitaire, on ne voit jamais que des êtres beaux, jeunes et sains. La souffrance n'y est jamais représentée. Lorsqu'elle l'est, c'est afin de proposer un produit qui en sera le remède miracle. Dans le discours publicitaire, on ne meurt pas...

 

L'éloignement des cimetières, la mise à l'écart des malades, la marginalisation des personnes handicapées, n'est-ce pas aussi pour les sociétés une manière de voiler la souffrance et la perspective de la mort ?

 

Cependant cette illusion d'un monde " hors souffrance " est tôt ou tard brisée. Car la souffrance finit toujours par s'insinuer dans la vie du sujet de manière insistante et persistante. Dans ce cas, malgré tout, on pourra encore tenter de se voiler les yeux. Par exemple, lorsqu'il s'agit de la souffrance des autres, on réagira par l'indifférence. Ainsi face au spectacle de la souffrance que montre la télévision, peut se créer une sorte d'accoutumance où l'on parvient à voir souffrir sans plus s'émouvoir. On acquiert alors un cœur endurci, incapable de compassion. Ou encore, lorsqu'il s'agit de souffrance personnelle, on peut chercher à s'étourdir dans le bruit, la drogue ou l'alcool afin de fuir le mal présent et poursuivre malgré tout son rêve déçu de complétude. Le suicide même peut être une manière ultime d'éviter la souffrance et la perspective de devoir mourir : plutôt mourir vite que de devoir rencontrer la souffrance et la mort. Ainsi n'est-il pas rare de voir des personnes se donner la mort le jour où elles ont appris qu'un mal incurable les tenait. Le suicide dans ce cas est une sorte de précipitation dans la mort du fait qu'on ne l'a jamais acceptée ; ultime tentative pour fuir ce qui vient et ce que l'on a toujours voulu nier ; ultime refuge d'un rêve d'immortalité déçu.

 

Ainsi donc, à force de vouloir dénier la réalité de la souffrance, à force de poursuivre un rêve de complétude sans faille, on est amené à vivre la souffrance, qui vient tôt ou tard, dans la désespérance et la déréliction. La souffrance est alors sans espoir, sans chemin ; horreur aveugle, solitude de l'abandon, détresse suprême où vient s'exténuer un rêve d'immortalité déçu. Ainsi, vivre dans l'imaginaire d'un monde " hors souffrance ", c'est ajouter à la souffrance, lorsqu'elle vient, les traits de la désespérance. Le problème qui se pose est donc de pouvoir vivre l'inévitable expérience de l'altération sans cependant sombrer dans le désespoir. Cela implique le consentement à " vivre avec " la souffrance, non point pour la subir ou s'y complaire, mais pour négocier au mieux l'expérience du " devenir autre ".

 

Dans cette optique, le pas décisif à franchir est l'aveu par le sujet souffrant de la douleur qui le déchire, à un autre qui l'écoute. Le cri, l'appel, la parole adressée à l'autre est, à la fois, le consentement à la réalité de la souffrance et l'inscription de l'espoir au sein de la situation douloureuse elle-même. L'aveu de la souffrance, lui, par la relation qu'il institue, a un effet salutaire, thérapeutique. Le fait de parler à un autre libère de l'angoisse. Ainsi la souffrance comme expérience d'altération devient-elle, par la médiation de la parole, expérience de l'altérité, de la naissance à la rencontre de l'autre. Et cette rencontre de l'autre délivre d'un réel et d'un devenir sans espoir. La rencontre d'autrui dans le creuset de la souffrance neutralise la désespérance, ranime le désir de vie et entraîne donc au combat commun contre la souffrance.

 

 

 

Bruno LEROY.

20:03 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

13/02/2015

Heureuse Fête de Saint Valentin !

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Mon Tendre Amour,

Aujourd’hui, c’est notre Fête, celle de l’Amour incommensurable et sans retour. Ce jour, est festif pour tous les amoureux du Monde. Mais, je préfère quelques instants penser à nous deux.

 

Depuis que tu partages ma Vie, je sens le Bonheur palpiter chaque matin, dès que la nuit est morte. Et même dans certaines nuits, tu es ce croissant de soleil et de Lumière qui illumine mon destin. Tu représentes la part qui me manque. Tes douceurs, ton esprit de bonté gratuite, la délicatesse de tes gestes.

Tous ces comportements que tu témoignes au quotidien, ravissent mon âme. Tu mets tant d’énergie dans les moindres actes que tu effectues ; que je ne suis guère surpris de tes fatigues subites. Tu mets tout ton être dans des tâches que beaucoup considéreraient comme banales et sans intérêt. Non, une certaine spiritualité de la Beauté a envahi ton corps.

 

Aujourd’hui, c’est la Fête de ton être voué à l’Amour. Tu ne te contentes guère de quelques sourires ou cadeaux, uniquement parce que c’est la Saint Valentin. Ce Saint que tu honores chaque jour que Dieu fait, de ta présence aimante. Depuis que nous vivons ensemble, je connais la saveur onctueuse de la Tendresse. Qu’il est bon, chaque matin de savoir que tu seras d’égale humeur. Les yeux chaleureux et immenses comme les océans qui nourrissent la terre de leurs flots bienfaisants et nécessaires. Je t’Aime me semble être une injonction bien faible par rapport à la puissance de mes sentiments.

 

Mais, les mots sont toujours pauvres pour exprimer nos grandeurs. Oui, je suis amoureux comme à l’aurore de notre rencontre. Ce fameux jeudi où nos existences ont basculées sans vraiment le savoir. Tant de projets ensuite sont venus se greffer à notre Amour pour le renforcer. Jamais, je n’aurai imaginé une vie si belle, si magnifique, si pure en cette période de mes automnes. Tu es la couleur de mon regard lorsque je regarde vers Toi. Tu es la fleur qui embaume mon cœur de ses parfums subtils et délicats.

 

La Vie sans Toi serait aussi froide que la banquise du pôle Nord. Et je deviendrais à mon tour, la froideur incarnée de l’homme qui cache ses blessures. En ce jour exceptionnel de l’Amour dont le monde fête la quintessence, la substantifique moelle. Je te redis toute la Force de ma Foi en ta destinée forgée par le temps et la réciprocité de nos sentiments. Tu es ancré dans ma chair, mes entrailles et tu navigues dans mes poumons pour me faire tenir debout. Sans ta présence, la vie n’aurait aucun Sens.

 

L’Amour que nous vivons à deux a le sens sempiternel que nous lui donnons. Continuons d’entretenir notre jardin intérieur où poussent des arbres aux multiples couleurs. Je serai à tes côtés autant que le temps le permettra. Et même si je suis dans un ailleurs que nul ne connaît ; je sais que je demeurerai pour l’éternité à tes côtés. Dans l’attente de te revoir peut-être… Tout cela est bien mystérieux pour les hères que nous sommes.

 

Pour cette raison ultime, il nous faut vivre l’instant présent dans toute son intensité et ne guère se préoccuper du lendemain comme du passé. Aujourd’hui, le Mystère auquel nous sommes confrontés est celui de l’Amour et du Respect. Il faut continuer à nous découvrir au quotidien comme s’il allait durer l’éternité. C’est en s’aimant, comme nous l’avons toujours fait jusqu’à présent, que nous verrons le visage de notre avenir se profiler.

 

Le Bonheur que tu m’offres n’a pas de prix car l’Amour est libéré de tous les paradigmes économiques ou de profit. C’est ce qui fait sa grandeur ! L’Amour n’est absolument pas vénal, c’est ce qui le rend libre de tous déterminismes. Vivons cette liberté Absolue de nous aimer toujours plus qu’il ne faudrait aux yeux des gens biens intentionnées. Vivons cette folie qui respecte autrui mais qui nous fait voler dans les ciels aux bleus indiscrets. Oui, soyons fous de nous Aimer jusqu’au bout de…nous-mêmes. Et contemplons la terre devenue écrin de nos tendresses.

 

Devenons contagieux auprès de chaque être rencontré. En leur faisant comprendre que l’Amour vrai existe puisque nous en savourons les senteurs quotidiennement. Conserve cette lettre, sur ton cœur, Mon Amour. Elle te parlera encore de moi même si je suis en train de visiter d’autres paysages. Elle évoquera à jamais la splendeur des horizons que nous avons admirés dans une semblable direction. Elle te racontera la merveilleuse Histoire d’un Amour qui jamais ne s’est éteint par-delà l’espace.

 

Je te souhaite la plus signifiante Fête de la Saint Valentin ! Cette Fête fut très certainement créée pour Toi uniquement… Je t’Aime et ne me lasserai jamais de te le dire au risque de passer pour un homme ayant perdu la tête. J’ai perdu la tête dans le corps solidement constitué de notre Amour. Nous sommes sains de corps et d’esprit grâce à l’Amour qui habite nos jours. Je ne vois guère d’autres causes fondamentales dont les humains sont à la recherche depuis la création du Monde.

 

Aimer et être Aimé demeure la seule raison d’Exister et tu restes mon unique raison d’être pour respirer pleinement la Vie ! Je t’Aime infiniment par-delà les contingences ! Rien ne pourra détruire la Beauté intrinsèque de notre Amour construit au fil des jours depuis des années ! Je suis Heureux avec Toi et cela est bien un juste motif pour vivre indéfectiblement ensemble. Je te donne mes espérances afin que tu puisses te réfugier dedans lorsque les plaies de ton âme se mettent à saigner.

 

Je t’Aime et c’est peu dire, d’autant que les mots ne savent pas même en parler. Laissons le silence de notre Amour nous parler. Il nous dira que faire plus nous serons attentifs à ses intentions. Je T’aime avec la limpidité des sentiments et l’indestructibilité des passions qui m’alimentent et te nourrissent aussi. Heureuse Fête de Saint Valentin, Mon Tendre Amour pour Toujours !

Je t’embrasse Affectueusement avec la chaleur de mon cœur aimant.

Bruno ( Le 14 Février 2015-Jour de la St Valentin ).

12:21 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |