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12/12/2006

Les migrants sont notre monde.

Ils fuient la faim, la misère, les catastrophes naturelles, les guerres, les conflits internes, les persécutions ou aspirent tout simplement à un avenir meilleur pour leurs enfants. Les migrations internationales font partie intégrante de l’histoire de l’humanité et sont source de richesse et de progrès.

Aujourd’hui, près de 200 millions de personnes vivent de manière temporaire ou permanente hors de leur pays d’origine, soit 3% de la population mondiale. Les migrants contribuent au développement des pays d’accueil mais également de leur pays d’origine.

Souvent privés de certains droits fondamentaux, les migrants sont également les premières victimes de la peur de l’autre, du repli sur soi, de la négation des valeurs de solidarité qui se propagent dans notre société comme dans d’autres. Qu’ils soient en situation régulière ou non, les migrants sont avant tout des hommes, des femmes et des enfants, dont les droits doivent être respectés.

Les migrants sont notre monde et font celui de demain : dans un monde qui s’ouvre et se globalise, les mouvements de population sont appelés à s’amplifier. Et pourtant, quelles réponses nos politiques apportent-ils à la question migratoire ?

En France, comme de coutume à l’approche des élections, la question migratoire est instrumentalisée et utilisée pour réveiller la peur de l’étranger : les migrants sont stigmatisés et tenus pour responsables de tous les maux. La politique d’immigration se résume au concept utilitariste et réducteur d’une « immigration choisie », qui sélectionne les migrants en fonction des besoins, limite le droit de vivre en famille et considère tout demandeur d’asile comme un fraudeur potentiel.

Les expulsions d’étrangers en situation irrégulière s’intensifient. Au pays des droits de l’Homme, des rafles sont organisées dans les quartiers à forte concentration d’étrangers, des enfants sont interpellés dans leurs écoles, de jeunes majeurs sont renvoyés dans un pays qu’ils connaissent à peine, des pères de famille sont séparés de leurs enfants et expulsés...

L’Europe, quant à elle, continue d’ériger une forteresse autour de ses frontières et consacre des dizaines de millions d’euros à la militarisation des frontières et à la création de partenariats avec les pays de transit et d’émigration. Elle conditionne de plus en plus l’aide au développement à la maîtrise des flux migratoires alors que le développement est un droit et, en tant que tel, ne doit être soumis à aucune condition.

Bruno LEROY

et la

CIMADE.

13:00 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans COUPS DE GUEULE. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, action-sociale-chretienne, spiritualite, social, education |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

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