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22/02/2008

UN LIVRE...DES LIVRES.

Chers amis,

En ce mois de février, L’Afrique répond à Sarkozy dans un ouvrage collectif, rassemblant de prestigieux intellectuels de différents pays africains, sous la direction de Makhily Gassama.                
Le 26 juillet 2007 à Dakar, lors de sa première visite, Nicolas Sarkozy a profondément blessé les Africains par un discours qui se voulait pourtant amical. Son adresse « fraternelle » à la jeunesse du continent, supposée fonder la nouvelle politique africaine de la France, n’a en effet trompé personne. Elle est vite apparue comme une grossière tentative de maquiller publiquement en œuvre de bienfaisance les crimes de ses ancêtres. Ses paroles, émaillées de clichés racistes, ont été centrées sur un mythique homme africain, sur l’âme de l’Afrique, sur la Renaissance africaine, dont il fait du reste une lecture bien suspecte. Rien sur le rôle réel de l’Europe et des institutions financières internationales dans l’appauvrissement de ce continent. Aucune allusion aux régimes « kleptocrates » et dictatoriaux, soutenus par les différents gouvernements français depuis les « indépendances ». Les auteurs fournissent d’utiles rappels historiques, face au révisionnisme qui s’entête à réécrire sans pudeur l’histoire de la traite négrière et de la colonisation. Mais l’intérêt de ce livre majeur dépasse le cadre d’une simple réponse à Nicolas Sarkozy : il décrit sans concession les véritables défis qui interpellent l’Afrique d’aujourd’hui et de demain, et l’appelle avec confiance à trouver, par elle-même, les moyens de les relever.



Toujours l’Afrique, avec Battling Siki… Un destin magique, ensorcelé. À 8 ans, cet enfant du Sénégal est kidnappé par une danseuse hollandaise, qui l’emmène à Marseille. Vite abandonné, il commence une carrière précoce de boxeur, interrompue par la Première Guerre mondiale. Rescapé des tranchées, il retourne sur les rings, où il affronte le héros du sport français, Georges Carpentier, qu’il bat en 1922 à la surprise générale. Mais ce match, qui le sacre champion du monde, causera aussi son malheur : pour défendre l’idole nationale, on accuse bientôt Siki de tricherie, et les journaux se déchaînent contre ce « championzé ». À l’inverse, de rares intellectuels prennent sa défense et en font le champion des opprimés. Il n’a d’autre choix que de partir aux États-Unis, où la presse l’attaque encore plus violemment. Siki rend coup pour coup. « Vous avez une statue de la Liberté ici, déclare-t-il, mais c’est un mensonge. » Provoquant les autorités, il se promène en cape rouge sur Broadway, un singe sur l’épaule, et se marie avec une Américaine blanche, sans avoir divorcé de sa première épouse. Trop de vagues, trop de défis : il est assassiné de trois coups de revolver, le 16 décembre 1925, à Harlem. Il n’a pas trente ans. Dans un texte vif, engagé et très bien documenté, Jean-Marie Bretagne retrace cette vie brève et magnifique, faite de légendes et de combats. La vie d’un homme décidé à garder la tête haute. À n’importe quel prix.

 

Et enfin, un premier roman profondément original : La ville est une marée montante est le récit souvent drôle et toujours poétique, d’une passion sans retour et de ses conséquences dévastatrices. Enfant, à Pékin où elle a grandi auprès de parents missionnaires, Justine a rencontré l’amour – Peter, vingt-huit ans, américain lui aussi et épris d’une autre : la gouvernante chinoise de Justine. Qu’importent la différence d’âge, ou la solitude d’un amour non partagé, Justine aimera Peter à jamais, silencieusement, aveuglément. Quelques années après, désormais installée à New York, la jeune femme gère les finances de l’organisation caritative de Peter, pour qui elle vibre toujours d’une passion secrète et invisible. Or voici que la ruine menace la fondation : Justine vole à la rescousse et plonge sans hésiter dans l’illégalité pour sauver son cher Peter, qui n’en demandait pas tant…
Sous la plume vive de Rebecca Lee, le drame de Justine, la narratrice, nous emporte au gré d’une mosaïque de paysages – des eaux du Yang-Tsé à la jungle urbaine de Manhattan – et de sensations – de l’ironie au pathétique, de la sécheresse au lyrisme.


Bonnes lectures.

 

http://www.philippe-rey.fr

13:14 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

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