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03/07/2009

FAUX CROYANTS CANCERS DE NOS ÉGLISES.

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A ceux et celles qui pensent détenir la Vérité ultime.
Bruno LEROY.

Les bigots n’aiment pas Dieu. Ils Le veulent à leur service, par lâcheté. Ne serions-nous point dans une ère nouvelle de bigoterie par la pensée unique ?

Il vit dans la plus sotte des lâchetés, sous des airs de prudence. Il se peut, dans des moments d’inspiration, qu’il demande au ciel de détruire par le feu la malice des hommes, mais il n’aura pas la sainte ambition de les sauver tous. Il y a une vertu Humaine qui leur est inconnue parmi beaucoup d’autres : la vaillance.

Le bigot ne connaît ni l’ambition ni la vue d’ensemble. Il est myope pour les choses de l’esprit. Le bigot manquera toujours d’originalité. Un plagiaire, un peintre débutant ignorant des techniques et de la création. Il essayera peut-être de peindre, dans la solitude et à grands traits, mais ne pénétrera ni ses mobiles ni sa force vivifiante. Bigots sont donc ceux qui se contentent de vivre, par les formes, une vie intérieure qu’ils ne connaissent pas. Le bigot est un sentimental à l’intelligence bornée.

Tels sont ces individus : beaucoup de signes de croix, beaucoup de médailles, des images saintes dans tous les livres. De leur profession ils ne s’embarrassent guère. Pas plus que de se faire des amis. On ne peut pas s’approcher d’eux dans l’espoir d’un peu de chaleur, car ils ont le coeur froid ; dans la conversation, il nous faut prendre garde, parce que nous les scandalisons. Parlez-leur de dévotion, de procession, mais non de leur vie intérieure : ils l’ignorent.

Ils connaissent les offices et l’heure des messes sur le bout des ongles, mais non l’apostolat personnel : ils n’y comprennent rien !

Ils se débrouillent aisément dans le petit monde qui entoure les églises, mais ils ne savent pas se conduirent dans la vie. Et c’est eux qu’on voit le plus souvent, eux qui passent pour être les bons, eux qui se vantent d’être les meilleurs et qui font partout figure de chrétiens.

Or ce n’est pas la vie de ces gens-là qui peut démontrer que Christ est Vivant, car voici comment sont les bigots : ouvrier, mauvais camarade ; employé, mauvais collègue ; étudiant, mauvais condisciple.

Leurs façons rebutent et leur physionomie fait peine à voir. Ils manquent d’assurance et ne savent même pas aimer ce qui est humain. On ne saurait nier que cette vie doit leur paraître bien gênante, factice et douceâtre comme elle est.

Mélange de saint en apparence et de lâche. Fleurs de serre, ils connaissent la tiède lumière des temples, mais ignorent la clarté du soleil qui dispense la Vie.

Bigot, celui qui attend tout de Dieu, et ne fait pas le moindre effort pour accomplir ce qui lui incombe. Et cela, c’est tenter Dieu !

La pensée unique dans laquelle nous vivons au quotidien, n’aurait-elle pas fait naître de ces individus informes, incapables de ripostes ; des bigots et bigotes des temps modernes même s’ils ne croient pas en Dieu. Le fond et le comportement demeurent semblables. Serions-nous dans l’ère de la bigoterie institutionnalisée ?

Malheureusement, je répondrai par l’affirmatif.

Bruno LEROY.

11:05 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

02/07/2009

Gilles Vigneault sur la route du temps.

 
02/07/2009 18:35



Le poète et chroniqueur sort un 45e disque et revient sur la réalisation d’un rêve d’enfant : écrire une grand-messe

Pour son 45e album, Gilles Vigneault évalue le chemin parcouru. Il évoque, à 80 ans, le pas plus lent qu’il a adopté mais non moins leste, du voyageur, dans la vie, et du danseur, sur scène. Le verbe est vif et le talent du conteur se vérifie à tout instant.

Gilles Vigneault parle d’abondance des récents spectacles qu’il a donnés au Québec, retrouvant un public fervent. De passage à Paris, avant son retour en octobre prochain, l’ancien séminariste et le cousin de prêtre revient d’abord sur la messe qu’il a composée avec son complice, Bruno Fecteau. La commande leur en a été passée pour le 400e anniversaire de la fondation de Québec, en 2008. Le duo s’est réfugié dans un monastère pour écrire.

L’œuvre, baptisée Grand-messe, de facture classique, suivant l’ordinaire du rituel, en latin, en français et en langage des Indiens, a été créée et enregistrée l’an dernier dans des théâtres et des églises dans le cadre du Festival de musiques sacrées de Québec.

Il en existe trois versions dont une pour les paroisses, avec orgue ou harmonium. Gilles Vigneault mentionne, non sans malice, qu’il a reçu le Nihil Obstat d’un cardinal lors de la représentation de la messe dans sa version pour chanteurs lyriques, grand orchestre et chœurs. « Toute mon enfance est là-dedans. C’est la messe du dimanche qui nous a faits », assure ce fils de marin.

"Il faut croire pour continuer de croître"

À Natashquan, la rivière aux ours, on s’endimanchait pour aller célébrer l’heure du mystère. « Tout y était », poursuit-il. L’art du théâtre, le concert, avec les chants et les instruments mais aussi ce besoin de se recueillir, se cueillir de nouveau, en gardant le silence. « Nous faisions le point comme le navigateur sur son bateau sur l’océan. » Ce sont ces instants mémorables que le chanteur a voulu transmettre aux nouvelles générations. En s’exposant à cette occasion sur sa foi qui tient en quelques mots : il faut croire pour continuer de croître. Horizontalement et verticalement. Ce qui ne chasse pas le doute. « Les jeunes ne se contentent pas de la religion du coffre-fort », lance le père et le grand-père.

La messe est donc dite. Il faut toujours prendre la direction de chez soi. C’est ce que partage Gilles Vigneault dans son nouveau disque. Quatorze chansons à goûter comme on décline les couleurs des sentiments et de l’âme. Parfois en révolte. Il faut pour cela accepter la voix de Vigneault, désormais en mission dans les hautes notes et flottante en bien des cas. Merci à Francis Cabrel d’avoir aidé à la sortie du disque en France où le poète saisit l’air du temps sans oublier de poser son sac pour parler de l’essentiel. La vie, l’amour, l’avenir de la planète, et la force d’une chanson pour traduire tout cela.

En 2009, Vigneault offre une note audacieuse en s’aventurant dans nos us et coutumes contemporains. L’ancien prof de lettres met en scène une des addictions universelles, le portable et l’Internet. Moraliste, sans être internaute lui-même, du Web, Vigneault salue les liens que permettent de nouer les ordinateurs. Il s’inquiète aussi de la solitude qui touche les plus assidus à cette toile sans maître. La chanson a mûri deux ans et le dernier couplet a été changé, à la dernière minute. Celui qui dresse un portrait en forme d’avertissement : « Solitaire/Je me terre/sous la terre/de mes mots/ma console/qui m’isole/me désole/À huis clos ». Sur scène, il présente la chanson en parlant de son père, celui qui l’a mené sur le chemin des mots.

Il y a encore cette chanson d’hommage à son village natal de Natashquan, ce bout du monde, fondé il y a 150 ans, sur la côte nord du Saint-Laurent. « Là où le temps s’arrête et m’attend. » La contrée avait déjà été évoquée dans une chanson écrite pour Gilbert Bécaud qui avait demandé jadis à son ami Vigneault de lui raconter cette terre. La chanson a été un peu oubliée. « Au fond, je suis un scribe public », conclut-il. « Écris ! Chante ! Parle et prie ! M’ont répété mille voix pour que notre barbarie s’achève avant les grands froids ! » Un disque de Vigneault c’est bon pour sortir le bateau de l’eau et voir comment va la coque. Avant de reprendre la course en mer.

Robert MIGLIORINI

Gilles Vigneault, Arriver chez soi, un disque Chandelle Productions/Pomme music/Sony BMG. En concert le 26 octobre à

l’Olympia de Paris.

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2380564&a...


19:56 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LA POÉSIE DE LA VIE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

Les catholiques de Donum vitae, au service de la vie.

Malgré l’interdiction faite aux catholiques exerçant une fonction dans l’Église de participer aux centres pré-avortement, de nombreux fidèles allemands tiennent à cette présence auprès des femmes souhaitant avorter

Place Heumarkt, l’une des places les plus animées du centre de Cologne, avec ses terrasses de restaurant pleines à craquer midi et soir, quand la météo le permet. Au numéro 54, une entrée d’immeuble discrète. Au troisième étage, une porte d’entrée d’appartement avec une simple plaque « Donum vitae ». 

« Le don de la vie » : c’est ce que veulent défendre les trois assistantes sociales travaillant à temps partiel dans cet appartement de Cologne. « Donner la vie à la femme d’abord, pour qu’elle reçoive sa propre vie comme un cadeau, mais aussi pour qu’elle reçoive son enfant à venir comme un cadeau. Car la vie est le bien le plus précieux », souligne Claudia Kitte-Fall.

Mariée et mère de trois enfants, elle travaille dans ce centre Donum vitae de Cologne depuis son ouverture, mais elle a travaillé auparavant dans le centre de conseil de Cologne, de 1968 à 1984, puis de nouveau de 1997 à 1999. Un engagement qu’elle a toujours vécu sous le signe de sa foi dans le Christ. « Je me suis demandé ce que Jésus, s’il revenait, dirait aux femmes qui avortent », raconte cette catholique pratiquante qui a longtemps préparé les enfants à la première communion et à la confirmation. Elle a également été membre d’un conseil paroissial pendant plus de vingt ans, « jusqu’en 2006, quand mon curé m’a dit, à regret, qu’il ne pouvait pas me garder ».

"Conflit de grossesse"

En 2006, en effet, la Conférence épiscopale allemande a interdit aux laïcs exerçant une fonction dans l’Église catholique de prendre part aux activités de Donum vitae. « Toute ma vie, j’ai travaillé pour l’Église », résume Claudia qui se dit « triste » de savoir que la hiérarchie ecclésiale ne la soutient pas. Elle ajoute cependant aussitôt que « le pape et les évêques ont raison, bien sûr, de défendre le droit à la vie de tout embryon, car Dieu seul peut décider de qui doit vivre ou pas. Mais Dieu nous a aussi donné à chacun le devoir de prendre nos responsabilités et ni le pape ni les évêques ne peuvent décider à la place d’une femme. » 

Dans ce centre Donum vitae de Cologne, 1 500 femmes ont été accueillies en 2008, dont un tiers pour « conflit de grossesse » – comme le disent les Allemands à propos des femmes qui se posent la question de l’avortement. « Nous faisons vraiment un bon travail pour l’Église, insiste Claudia. D’ailleurs, beaucoup de prêtres nous connaissent et nous encouragent ; nous leur adressons très souvent des femmes qui veulent parler avec un prêtre, mais cela doit rester secret. »

Les femmes ont besoin de parler de l’ambivalence de leurs sentiments. « Presque toutes celles qui connaissent un conflit de grossesse ont vécu des blessures, des trahisons, des traumatismes », poursuit Claudia. Et de raconter l’histoire d’une femme de 35 ans, venue consulter récemment, qui a été abandonnée par ses parents à l’âge de 7 ans, puis à nouveau abandonnée par son mari après la naissance de son premier enfant. « Le jour même où cette femme a appris qu’elle était enceinte de son compagnon, celui-ci lui a annoncé qu’il allait la quitter. » 

"Nous sommes toujours du côté de l’enfant à naître" 

« Qu’est-ce qui vous a aidée à surmonter ces expériences douloureuses du passé et qui pourrait vous aider à nouveau ? », interroge souvent Claudia devant ces femmes blessées. Et leur réponse, qu’elles soient catholiques, protestantes ou musulmanes, est toujours la même : « Ma foi. »

Les femmes qui viennent ici savent qu’il s’agit d’un lieu d’inspiration catholique. « Nous sommes très claires, insiste Ruth Richter, une autre assistante sociale travaillant au centre Donum vitae de Cologne. Nous sommes toujours du côté de l’enfant à naître et les femmes voient bien que, pour nous, sa vie est le bien le plus précieux. » À l’écoute de ces femmes, Claudia et Ruth disent qu’elles ont grandi en compassion. « On accepte la femme comme elle est ; on respecte sa façon de vivre », poursuivent les assistantes sociales qui ne cachent pas que, du fait de la crise économique et de la précarité croissante, un plus grand nombre de femmes vient au centre.

« Nous sommes là pour les aider à y voir plus clair, et s’il le faut nous les soutenons financièrement. » Grâce aux subsides de l’État, l’association a ainsi distribué 139 000 € au total l’an dernier. L’association offre aussi, sur le long terme, un soutien humain, psychologique et matériel aux femmes qui décideront de poursuivre leur grossesse, et ce jusqu’à la troisième ou quatrième année de l’enfant. En amont, Donum vitae assure une éducation à la sexualité dans les établissements scolaires publics. À Cologne, Donum vitae se rend également dans la prison des femmes.

Si bon nombre des femmes qui arrivent à Donum vitae disent qu’elles veulent « juste » le papier prouvant qu’elles ont consulté un organisme de conseil, certaines repartent transformées. Et pour d’autres encore, le dialogue ouvert ici fera son chemin. « Nous ne savons pas ce qui se passe pour chacune », poursuit Claudia. Mais elle a parfois revu par hasard des femmes venues au centre… avec « le » bébé dont elles étaient enceintes.

Claire LESEGRETAIN, à Cologne (Allemagne)

Source : La Croix

19:51 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

Ingrid Bétancourt remercie Dieu et la Vierge.

"Accompagnez-moi d'abord pour remercier Dieu et la Vierge" : ce furent les premiers mots d'Ingrid Bettancourt, juste après sa libération, devant l'appareil des autorités colombiennes qui l'avait transportée avec ses compagnons à la base de Catam, près de Bogota.

"J'ai imaginé tellement de fois ce moment", a-t-elle dit, en remerciant en français. « C'est un miracle ! » - « Quand le chef de l'opération a dit : 'Nous sommes l'armée colombienne, vous êtes libres ! On a sauté, on a crié, on s'est embrassé, on ne pouvait pas le croire, l'hélicoptère est presque tombé ! On ne pouvait pas le croire. Dieu nous a fait ce miracle. C'est un miracle!"

Dans sa lettre à sa mère en octobre 2007 elle écrivait : « J'ai une tablette où je mets mes affaires, c'est-à-dire mon sac à dos avec mes vêtements et la Bible qui est mon unique luxe. J'ai demandé à Dieu qu'il me recouvre de la même force que celle avec laquelle la France a su supporter l'adversité, pour me sentir plus digne d'être comptée parmi ses enfants. Chaque jour, je suis en communication avec Dieu, Jésus et la Vierge. »

 

 
 

MULTIMEDIA :
The Annunciation - Dominica Palmarum



   
 

17:11 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

AIDE AUX ÉDUCATEURS DE RUE.

15:13 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans SOCIÉTÉ ET POLITIQUE. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

30/06/2009

L'AMOUR ET L'ESPRIT-SAINT AU QUOTIDIEN.

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L'Amour est cette sève qui nous vient de l'Esprit-Saint. Il est là pour nous rappeler l'importance de Son action dans nos vies si misérables, sans dimension spirituelle. Les charismes de l'Esprit sont essentiellement de mettre notre confiance en Dieu et, en Lui seul. Le manque de confiance génère l'angoisse, la peur, l'indifférence et l'insoupçonnable individualisme consistant à se penser indispensable. L'Esprit est ce Souffle qui nous mène sur les chemins divers de l'imprévu. Tant que notre mystique reste basée sur l'Amour Universel, nos craintes n'ont aucune prises sur les pauvres hères que nous sommes. Souffle qui donne une respiration nouvelle à notre Existence. L'Esprit, nul ne sait où Il va et pourtant, notre devoir de chrétiens ( nes ) est de Le suivre dans ses moindres pas.

Il reste notre soleil intérieur, lorsque la tempête veut bouleverser nos horizons paisibles. Il nous bouscule telle une flamme qui nous consume dans la joie de sa présence. Il renverse les tables des marchands pour faire table rase de nos superficialités. Il nous inculque les valeurs existentielles qui nous permettent d'avancer contre vents et marées.Tous les jours que Dieu fait, Son Esprit nous invite au festin de Ses desseins. Bien-sûr, tout cela en fonction de nos dons et de notre intensité de prière.

Prier, c'est parler à Celui qui fait battre nos coeurs aux rythmes de Son Amour. C'est Lui dire, je t'Aime, comme un amant qui comble nos jours. L'Esprit nous donne la Force de combattre tout ce qui pourrait entraver notre marche vers le Christ. Le combat spirituel que nous menons afin que notre société recouvre ses valeurs Humaines et non basées uniquement sur l'argent qui, sait toujours diviser les hommes quand ils doivent s'unir. Oh ! Esprit-Saint, c'est un Hommage que je te donne avec mes Frères et Soeurs souffrants et tous les êtres sur cette terre que j'aime puissamment.

Oui, c'est une Vie dans l'Esprit, celle qui nous fait dépasser toutes frontières, tous formalismes pour entrer dans la pâte Humaine et donner la Lumière qui habite nos âmes. Puisse l'Esprit nous donner cette éternelle saveur de nous savoir aimés de toutes éternités. Mon Dieu, grâce à Ta présence d'Amour et la persévérance de nos prières, dans cette contemplation-action, nous donnerons un visage habité d'Espérance dans ce monde qui en manque tragiquement.
Bruno LEROY.

16:56 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

Le paraître inauthentique que nous nous sommes construit.

Inutile de chercher sur la carte où se situe ce « pays des Gadaréniens » : vous ne le trouverez pas. Il fonctionne dans le récit comme le symbole de notre monde soumis au Prince des ténèbres que Jésus est venu affronter pour nous délivrer de sa tyrannie.
Le comité d’accueil en dit long : deux possédés, deux personnes aliénées, sortant du cimetière, c’est-à-dire du séjour des morts. En clair : des morts-vivants qui errent, en quête de leur identité perdue depuis qu’ils se sont coupés de Dieu par le péché. Deux individus qui n’en font qu’un puisqu’ils n’ont qu’un seul discours, qui n’est d’ailleurs pas le leur. Image de notre pauvre humanité divisée en elle-même : nous n’avons plus accès à notre être profond, d’où nous pourrions prononcer une parole vraie, qui nous exprimerait en tant que sujet personnel ; aussi nous n’avons d’autre ressource que d’habiter notre moi superficiel, d’endosser une identité d’emprunt et de produire des discours dont nous sommes absents. Nous nous découvrons ainsi douloureusement divisés entre l’être inaccessible et le paraître inauthentique que nous nous sommes construit et auquel nous sommes attachés, faute de mieux.
La confrontation avec le « Fils de Dieu » qui, lui, possède une identité personnelle clairement définie, puisque en tant que Fils, il est tout entier référé à son Père, cette confrontation suscite l’inquiétude. Car la lumière de la vérité menace, par sa seule présence, les ténèbres du mensonge. Le dia-bolos, le diviseur, celui qui nous détourne de nous-même et de la connaissance du Dieu intérieur en nous tenant captifs de la fascination du monde extérieur, se sent menacé et réagit vivement. Il sait qu’un « moment a été fixé » où son règne prendra fin ; il est conscient qu’il ne pourra pas toujours tromper le genre humain ; mais il veut prolonger autant que possible sa domination en redoublant de ruses, allant jusqu’à proposer des pseudo voies spirituelles pour éviter que l’homme découvre le vrai chemin vers Dieu.
Jésus n’a encore rien dit : c’est sa seule présence qui ébranle l’adversaire et suscite ses cris. De plus en plus inquiets devant le silence de Notre-Seigneur, les possédés - ou plutôt les démons en eux - passent de la menace à la supplication et mendient le droit de changer de « véhicule ». L’animal n’est pas choisi au hasard : il représente l’impur, c’est-à-dire ce qui n’est en aucune manière compatible avec Dieu, et que tout homme qui veut se tenir en présence du Saint, doit à tout prix éviter. Le porc symbolise ici la partie animale de notre humanité dans la mesure où elle n’est pas maîtrisée, orientée, dirigée par la dimension spirituelle. Le fils prodigue, aliéné de son identité filiale profonde, se trouve lui aussi réduit à « garder les porcs » (Lc 15, 15).
Avec l’autorisation du Seigneur, les démons vont quitter les deux hommes et passer dans les animaux, démontrant par le fait même le rapport purement objectivant qu’ils entretiennent avec leur victime : le démon est incapable de vraies relations. Il est l’être non pas impersonnel, mais « a-personnel » par excellence, celui qui refuse toute ouverture à l’autre, et est entièrement replié sur une auto-idolâtrie narcissique. A l’aide de leur nouveau véhicule, les démons ne vont d’ailleurs pas s’attarder en présence de Jésus ; ils retournent à leur lieu propre : la mort, symbolisée non plus par le cimetière mais par la mer où ils s’abîment.
Les témoins de la scène, impressionnés par l’autorité de Jésus, « prennent la fuite » et vont colporter la nouvelle dans le village voisin. Nous découvrons ainsi que cette terre inhospitalière est belle et bien habitée ; mais ses habitants vivaient cachés, enfouis « dans les ténèbres et l’ombre de la mort » (Lc 1, 79). L’intervention de Jésus qui a assaini la région en la débarrassant de ceux qui la tyrannisaient, leur permet de sortir au grand jour, de venir à la lumière. Ils peuvent enfin réfléchir, parler, discerner, décider, agir par eux-mêmes. Mais ils ne reconnaissent pas immédiatement l’identité de celui qui leur donne de naître à leur vie humaine en les libérant de l’aliénation diabolique. Ne sachant comment gérer cette relation, et craignant sans doute de retomber dans une autre aliénation, « ils supplient Jésus de partir de leur région ».
Il est frappant de constater que l’Eglise accepte de prononcer un exorcisme sur une personne non-croyante qui en fait la demande. Peut-être par fidélité à ce que Jésus vient de faire dans notre péricope. Le Seigneur offre gratuitement la délivrance à tous les enfants du Père qui reconnaissent leur aliénation, et font appel à lui par la médiation de son Eglise, pour recouvrer leur liberté. Il ne cherche pas pour autant à s’imposer, car il sait que dans la mesure où nous accéderons à notre identité profonde, nous le retrouverons comme l’Hôte intérieur – à condition bien sûr de persévérer dans notre quête, sans nous égarer sur des chemins sans issue.

« Seigneur, c’est “pour que nous soyons vraiment libres que tu nous as libérés”(Ga 5, 1). Accorde-nous de “tenir bon, et de ne pas reprendre les chaînes de notre ancien esclavage. Que la liberté dans laquelle tu nous as rétablis ne soit pas un prétexte pour satisfaire notre égoïsme ; mais qu’au contraire, nous nous mettions, par amour, au service les uns des autres” (Ga 5,13), comme il convient à des enfants d’un même Père. »


Père Joseph-Marie.

16:54 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |