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19/07/2009

Mais qu’allait-il donc faire dans cette galère ?

Jonas est incontestablement un des personnages les plus populaires de la Bible. Il faut reconnaître qu’il n’est pas donné à tout le monde de passer trois jours dans le ventre d’une baleine. Mais qu’allait-il donc faire dans cette galère ? On se souvient que Jonas fuit devant le Seigneur. Celui-ci lui a enjoint d’aller prophétiser à Ninive, et comme il ne tient pas du tout à y aller, notre héros s’imagine qu’il suffit de quitter la Terre Sainte, de s’éloigner du peuple élu, pour échapper au Dieu d’Israël : « Il s’embarqua pour se faire conduire hors de la présence du Seigneur » (Jon 1, 3). Première surprise, et de taille : Dieu est partout, son empire est universel ; il règne sur la mer, les baleines et même dans le cœur des ninivites, qui se convertiront plus vite que notre prophète récalcitrant.
Jésus ne se réfère qu’à un épisode de l’aventure de Jonas, à savoir son séjour « dans le ventre du monstre marin ». Lorsque les hommes d’équipage balancent Jonas par dessus bord pour apaiser le dieu qui a suscité la tempête qui fait rage, ils le jettent en pâture à Léviathan, supposé hanter le fond des océans pour dévorer ceux qui y tombent. Cet animal mythique est un symbole traditionnel de la mort, dévorant ceux qu’elle engloutit dans ses eaux profondes. En jetant Jonas à la mer, ces hommes ont l’intention d’offrir un sacrifice à Dieu, afin de l’amadouer et d’avoir ainsi la vie sauve.
Or trois jours plus tard, le monstre vomit notre héros sur la terre ferme ! Le prophète serait-il indigeste ? Ou Dieu aurait-il changé de mœurs ? La leçon de ce passage est de récuser la conception d’un Dieu survivant au détriment de ses victimes. Le Dieu de la Révélation – le seul « qui est, qui était et qui vient » – est tout au contraire le Dieu de la vie. A travers cet épisode, il annonce symboliquement que le jour vient où il redonnera la vie, même à ceux qui ont mérité la mort par leur trahison et leur refus de le servir, à l’instar de Jonas le rebelle.
Du coup, notre péricope évangélique s’éclaire : la Résurrection de Jésus est le « signe » de l’accomplissement de l’événement prophétique advenu à Jonas. Le Dieu que nous révèle Jésus est le Dieu de la vie triomphante qui relève son Fils, prémisse de tous ceux qui passeront avec lui de la mort à la vie. Telle est la Bonne Nouvelle : le Seigneur « triomphe, pour sa gloire, de Pharaon, de ses chars et de ses guerriers » (1ère lect.), entendons du Prince de ce monde qui nous gardait prisonniers du péché et de la mort.
Encore faut-il que nous manifestions l’accueil de cette révélation par une sincère conversion. Car si « les habitants de Ninive se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas », a fortiori devrions-nous nous convertir en réponse à la proclamation du Fils de l’homme : « il y a ici bien plus que Jonas ».
Le terme de conversion est très large. Le parallèle avec Jonas nous permet d’en préciser le sens. Lorsque le prophète est rendu à la vie, il découvre que Dieu lui a gardé toute sa confiance. Sa mission demeure intacte : le Très-Haut compte toujours sur lui : « La Parole du Seigneur s’adressa une seconde fois à Jonas. Jonas se leva et partit, mais cette fois pour Ninive, se conformant à la Parole du Seigneur » (Jon 3, 1-2). Obéissant à l’ordre divin, il prophétise sur Ninive avec le succès que l’on connaît : toute la ville se repent de ses actions mauvaises et fait pénitence.
La conversion à laquelle Jésus nous invite nous aussi, consiste à revenir à Dieu dans l’obéissance à sa Parole afin que nos vies puissent porter le fruit que le Seigneur en attend, car les dons de Dieu sont sans repentance.

« Prends pitié de nous, Seigneur : le péché nous a rendus aveugles aux vraies réalités ; voilà pourquoi nous réclamons obstinément des signes en ce monde qui passe, alors que tu nous ouvres le Royaume qui ne passera pas. Augmente en nous la foi, afin que nous puissions discerner le salut que tu nous offres jour après jour. Donne-nous de faire nôtre la Parole que Jésus, notre nouveau Moïse nous adresse : “N’ayez pas peur ! Tenez bon ! Vous allez voir aujourd’hui ce que le Seigneur va faire pour vous sauver !” (1ère lect.) »


Père Joseph-Marie.

20:46 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite, catholique |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

CONSTRUIRE UN MONDE MEILLEUR.

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Il nous faut des bras solides,
Pour soulever nos montagnes de pauvretés,
Du rmiste, en passant par le chômeur et le meurtrier,
De la Femme vivant seule dans le coeur de son enfant,
Du jeune dont la drogue lui procure l'illusion d'exister,
Du déprimé qui pense perdre la raison,
Et tous les vieux qui meurent de solitude,
Les suicidés du Temps qui ne trouvent plus le Sens,
Et toutes ces blessures jamais cicatrisées,
Donne-nous Seigneur,
La force de les porter, les combattre dans la Dignité,
Pour redonner cette Dignité aux êtres qui croient l'avoir perdue,
Donne-nous Ton Esprit pour illuminer notre regard,
Et voir dans les petits des christs meurtris à vie,
Pour qu'ensemble nous façonnions ce monde,
En Univers plus juste selon Tes desseins d'Amour,
Une Terre qui espère mettre les Hommes debout,
Cette Espérance brûlante qui nourrit l'arbre de nos luttes,
Ce robuste chêne au sein de la forêt,
Qui demande aux autres de bonnes Volontés,
Pour suivre sa marche et détruire nos pauvretés,
Celles qui jamais ne permettront de nous reposer,
Tant que nous saignerons pour tant de plaies,
Tant que l'Espérance ne sera pas logée,
Dans l'âme de tous les désespérés,
Oui, Seigneur, le combat ne peut que continuer,
Pour tous les Humains qui cherchent à espérer,
En ce jour pas demain dans l'éternité,
Mais éternellement dans la valeur sacrée
De notre Humaine Humanité.

 
Bruno LEROY.

19:10 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LA POÉSIE DE LA VIE | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : christianisme, foi, spiritualite, poesie, catholique |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

18/07/2009

Bonne fête de Notre Dame de Bonne Délivrance !


On la fête le 18 juillet.


HISTORIQUE :
Notre Dame de la délivrance est une statue de la Vierge à l'enfant du XIV°, anciennement vénérée rue saint Jacques à Paris.

Elle fut vénérée comme Victorieuse de toutes le hérésies.
Elle donna lieu à une confrérie royale qui rassembla toutes les couches de la population et vint en aide aux prisonniers : les cotisations des associés produisent des sommes importantes qui sont consacrées au rachat des prisonniers pour dettes.
On prenait les mots de bonne délivrance dans un sens très général, il s'agissait de toutes les misères et calamités imaginables. Les spirituels du XVII° siècles entendent de la tentation et du péché.
En juillet 1906, les religieuses sont expropriées pour que l'on construise le boulevard Raspail et vont s'installer à Neuilly où l'on vénère encore Notre-Dame de Bonne-Délivrance.
On peut aussi la vénérer à la Cité de l'Immaculée en Mayenne.( France)
Site :
www.citedelimmaculee.com



PRIERE A NOTRE-DAME DE BONNE DELIVRANCE

Je vous supplie,
Ô très Sainte et Sacrée Vierge Marie,
digne Mère de Dieu !
d'avoir pitié de moi, pauvre, pécheur,
de m'obtenir de votre très cher Fils, notre Sauveur Jésus-Christ
la sainteté et la santé du corps et de l'esprit,
ainsi qu'il sera convenable
pour sa plus grande gloire et pour mon salut ;
car souvent sa Divine Majesté,
par une Bonté et Miséricorde infinie,
permet qu'il nous arrive des infirmités et des maladies,
afin de nous faire rentrer en nous-mêmes,
et de nous exciter à nous corriger et à nous convertir à lui :
Et comme sa Divine Providence a ordonné
que nous vous honorions et invoquions sous divers titres,
et principalement sous celui de
Notre-Dame de Bonne Délivrance ;
cela fait que j'ai recours à vous, pour vous supplier,
avec toute l'humilité et la confiance qu'il m'est possible,
de me secourir en cette extrême nécessité,
et de m'obtenir principalement une véritable douleur,
contrition et rémission de tous mes péchés,
car ils sont la seule cause de mes infirmités ;
Et ensuite je serai obligé de publier toute ma vie
le crédit et le pouvoir absolu
que vous avez dans le Ciel auprès de Dieu.
A combien de pécheurs désespérés de leur salut
avez-vous obtenu la conversion !
A combien de personnes affligées de maladies incurables
avez-vous rendu la santé !
A combien de justes
avez-vous obtenu le don de persévérance en la grâce !
Et enfin, on n'a jamais entendu dire
que vous eussiez rejeté aucun de ceux qui, avec confiance,
vous ont humblement invoquée,
quelque misérable qu'il ait été.
J'espère aussi, Ô Vierge !
que vous m'accorderez la grâce que je vous demande,
et que vous m'obtiendrez le remède
de toutes mes misères spirituelles et corporelles,
et que vous m'assisterez durant ma vie,
et principalement à l'heure de ma mort,
qui peut-être arrivera bientôt.
Amen.




PETITES NOUVELLES MARIALES

* Le Souverain Pontife Benoît XVI a établi que du 19 juin 2009 au 19 juin 2010, on célébrera dans toute l'Eglise une Année Sacerdotale. Vous trouverez sur le site
www.mariereine.com un texte sur ce sujet et sur les indulgences. Vous pouvez aussi faire célébrer des messes à votre curé ou via sur le site www.mariereine.com en allant dans la rubrique "Offrande de messe" (en bas à droite).



AGENDA




*** RETRAITES 2009 à la Cité de l’Immaculée (Mayenne)

+ "Repose-toi dans le Seigneur" du 21 au 26 septembre avec Fernand Dumont.

+ "Les bébés de la Gloire" du 2 au 4 octobre, animée par Myriam Fourchaud et une équipe. Spécial pour les enfants et leurs parents.

+ "La consécration à Jésus par Marie" du 2 au 7 Novembre avec le père Alexis Wiehe.

+ "Vivre son identité" du 16 au 21 Novembre, animée par Luc Delage.

+ Du 7 au 12 décembre retraite "Je serai Guéri !" animée par Thierry et Myriam Fourchaud - 5 jours de fête dans le Saint-Esprit à la Cité.

Info : site internet:
www.citedelimmaculee.com



+ En prévision : Guadeloupe et Martinique du 25 octobre au 2 novembre 2009.



*** Rendez-vous du 15 août au Festival Marial Internationnal à Paray le Monial ! Info sur
www.festivalmarial.com
(C'est notre FMI à nous...)




Que Notre Dame de la Délivrance nous bénisse !



Thierry Fourchaud
Cité de l'Immaculée
BP 24 - 53170 SAINT DENIS DU MAINE France


- Notre site :
www.mariereine.com
- Notre maison : www.citedelimmaculee.com
- Site d'évangélisation: www.labonnenouvelle.fr

19:18 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

17/07/2009

Vivre en se serrant plus ou moins la ceinture"

Père de cinq enfants, Pablo travaille dans l’administration publique. Ses enfants sont encore jeunes et leur éducation est son principal souci. Ils doivent apprendre à gérer leur liberté de manière responsable, à réussir et à se tromper


« J’ai fait des études de Droit à l’université Complutense de Madrid, mais je passais le plus clair de mon temps à la bibliothèque de l’université autonome où travaillait mon amie ».

Il a épousé cette jeune fille et ils se sont installés à Madrid. Ils ont cinq enfants, dont l’aîné aura bientôt 8 ans. Il a un scooter coréen 125 cm3 pour circuler en ville. Il est agent administratif dans le service public. Elle est avocate d’affaires, spécialisée en bourse. « Ceci dit, elle a de meilleurs revenus que moi, elle travaille plus que moi, s’occupe de la maison, des finances familiales, elle est remarquable. Moi, je fais ce que je peux. Je fais très souvent la cuisine, je me débrouille pas mal, voire même très bien. C’est l’avis de mes enfants surtout lorsque je leur fait des hot-dogs au ketchup ou des pâtes, au ketchup aussi, bien entendu ».

Ils sont préoccupés par la crise, bien sûr, ils doivent faire face à un prêt immobilier jusqu’en 2040, comme de bien entendu et il va de soi que « lorsqu’on est habitué à vivre avec la ceinture plus ou moins serrée, à passer le gros de ses vacances à Madrid, à savoir profiter de tous les jeux à faire dans un bac à sable, on ne regrette ni l’abondance ni les parcs à thème. Je pense que pour être heureux il suffit peu de chose, il suffit de rendre les autres heureux ». 

Lorsque nous lui avons demandé quel était son premier souci, il n’a pas d’emblée évoqué le CAC 40. Il  nous a tout de suite parlé de l’éducation de ses enfants. « Arantxa et moi sommes investis dans un bon nombre d’activités concernant l’éducation et l’orientation familiale, en tant qu’intervenants ou comme étudiants, dans les établissements que fréquentent nos enfants, et nous privilégions le temps que nous passons avec eux, pour bien les connaître, pour leur donner le bon exemple, pour répondre à leurs questions. À leur âge, les discours ne leur font ni chaud ni froid ».

« Éduquer les enfants dans la liberté est réellement passionnant : on ne peut pas prendre leur place à l’heure de leurs choix, ils doivent apprendre à gérer leur liberté, à réussir, à se tromper. Et comment apprend-on à un gosse à fréquenter ceux qui ne pensent pas comme lui ? Comment arriver à ce qu’il ait un esprit chrétien de service aux autres ? C’est un véritable challenge et tout cela nous prend plus la tête que le CAC 40, quoique… ». 

       
http://www.opusdei.fr/art.php?p=34575

18:52 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : christianisme, foi, spiritualite, catholique |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

“Ces crises mondiales sont des crises de saints”

Un jour de salut, un jour d'éternité est arrivé pour nous. Une fois de plus les sifflements du Divin Pasteur se sont fait entendre: ces paroles affectueuses, "vocavi te nomine tuo" — Je t'ai appelé par ton nom. Comme notre mère, Il nous appelle par notre nom. Mieux encore, par notre petit nom affectueux, familier. — Et c'est là, dans l'intimité de ton âme, qu'Il t'appelle; et il te faut Lui répondre: "ecce ego quia vocasti me" — me voici, parce que Tu m'as appelé, bien résolu à ce que, cette fois-ci, le temps ne passe pas comme l'eau sur des galets polis, sans laisser de trace. (Forge, 7)


Nous appartenons, vous et moi, à la famille du Christ, car c'est ainsi qu'Il nous a élus en Lui, dès avant la création du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l'amour, déterminant d'avance que nous serions pour Lui des fils adoptifs par Jésus-Christ. Tel fut le bon plaisir de sa volonté, à la louange de gloire de sa grâce. (…)

Le but que je vous propose, plus précisément celui que Dieu marque à tout le monde, n'est pas un mirage ou un idéal inaccessible. je pourrais vous rapporter bien des exemples concrets de femmes et d'hommes de la rue, comme vous et moi, qui ont rencontré Jésus qui passe quasi in occulto, aux carrefours apparemment les plus ordinaires, et qui se sont décidés à Le suivre, en étreignant avec amour la Croix de chaque jour. A notre époque de décomposition générale, de capitulations et de découragements, ou de libertinage et d'anarchie, j'estime encore plus actuelle que jamais cette conviction simple et profonde que, dès le début de mon travail sacerdotal et sans cesse depuis, je brûle d'envie de communiquer à l'humanité tout entière : ces crises mondiales sont des crises de saints.(…)

La vie intérieure: c'est une exigence inhérente à l'appel que le Maître a fait retentir dans l'âme de tout homme. Nous nous devons d'être saints jusqu'au bout des ongles, pour reprendre une expression typique de mon pays ; des chrétiens vrais, authentiques, canonisables; autrement, nous aurons échoué en tant que disciples du seul Maître. Pensez aussi qu'en s'intéressant à nous, en nous octroyant sa grâce, afin que nous luttions pour atteindre la sainteté au milieu du monde, Dieu nous impose aussi l'obligation de l'apostolat. (…) (Amis de Dieu, nos 2 à 5) 

       
http://www.opusdei.fr/art.php?p=17446

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“Essaie de t'en tenir à un plan de vie”

S'assujettir à un plan de vie, à un horaire, c'est si monotone, m'as-tu dit ! Et je t'ai répondu : il y a monotonie, là où manque l'Amour. (Chemin, 77)


(…) Essaie de t'en tenir à un plan de vie, avec constance: quelques minutes de prière mentale; l'assistance à la Sainte Messe, tous les jours s'il se peut, et la Communion fréquente; un recours assidu au Saint Sacrement du Pardon, même si ta conscience ne te reproche pas de péché mortel, la visite à Jésus dans le Tabernacle, la récitation et la contemplation des mystères du Saint Rosaire, et tant de bonnes pratiques de piété que tu connais bien ou que tu peux apprendre.

Elles ne deviendront pas des normes rigides, des compartiments étanches; elles jalonnent un itinéraire souple, adapté à ta vie au sein du monde, dans ton travail professionnel intense, dans des obligations et des relations sociales que tu ne dois pas négliger, car c'est dans ces occupations-là que se poursuit ta rencontre avec Dieu. Ton plan de vie sera comme ce gant élastique qui s'adapte parfaitement à la main qui l'enfile.

N'oublie pas non plus que l'essentiel n'est pas de faire beaucoup de choses ; limite-toi généreusement à celles que tu peux mener à bien tous les jours, que tu en aies envie ou non. Ces pratiques te mèneront presque insensiblement à la prière contemplative. Des actes d'amour plus nombreux naîtront dans ton âme: jaculatoires, actions de grâce, actes de réparation, communions spirituelles. Et cela, tout en accomplissant tes obligations: en décrochant ton téléphone, en prenant un moyen de transport, en ouvrant ou en fermant la porte, en passant devant une église, avant de te mettre au travail, en le réalisant ou en l'achevant. Tu sauras tout rapporter à Dieu ton Père.(Amis de Dieu, 149)

    http://www.opusdei.fr/art.php?p=17444

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16/07/2009

Se reposer pour se donner.



©M.Costermans

Préparez votre âme à La Rencontre du Dimanche 19 juillet 2009

16e dimanche du temps ordinaire.

L'annonce que fait le prophète Jérémie, aux mauvais rois de Juda à la veille de l'exil à Babylone, se réalise dans la personne du Seigneur Jésus et de ses disciples : « À mes brebis, je leur donnerai des pasteurs qui les conduiront ; elles ne seront plus apeurées et accablées, et aucune ne sera perdue ». Le Messie soumet cette parole à une condition : au retour de leur mission, les disciples sont invités à se mettre à « l'écart ». Dans la bouche de l'évangéliste Marc, ce terme renvoie à l'intimité de la prière, de même que Jésus se mettait à « l'écart pour prier ». Certes, les disciples sont envoyés en mission mais il leur faut vérifier que celle-ci vient bien « de » Dieu. Partir « dans un endroit désert » signifie se recentrer sur la source qui fait vivre : le feu de l'Esprit par lequel le missionnaire opère des miracles, transmet la grâce. Il s’agit aussi de se reposer seulement « un peu », ce que la présence de la foule, pressante, rappelle : « En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de pitié envers eux, parce qu’ils étaient des brebis sans berger. Alors il se mit à les instruire longuement ». À la suite de ces premiers missionnaires le chrétien est appelé à se reposer lui aussi pour se donner sans cesse, mais pour ce faire, il doit centrer son regard sur le Christ, agir comme lui, s’inspirer de sa personne. Pourquoi ? Car lui seul &l aquo; a tué la haine » et « apporté la bonne nouvelle de la paix ».
 

N’hésitons pas à nous arrêter régulièrement pour reprendre des forces en Dieu et pourquoi ne pas prendre une matinée de silence chaque semaine autour de la Parole ?

 

Extrait de Feu et Lumière de Juillet/Août 2009 (n° 285)

 

 

 

P?re Tanguy Marie
Père Tanguy-Marie
Prêtre de la Cté des Béatitudes
Auteur des livres : La parole, don de Vie, EDB, 2006
Libres en Christ, EDB, 2008.

 

 SOURCE :

 

N’hésitons pas à nous arrêter régulièrement pour reprendre des forces en Dieu et pourquoi ne pas prendre une matinée de silence chaque semaine autour de la Parole ?

 

Extrait de Feu et Lumière de Juillet/Août 2009 (n° 285)

 

 

 

P?re Tanguy Marie
Père Tanguy-Marie
Prêtre de la Cté des Béatitudes
Auteur des livres : La parole, don de Vie, EDB, 2006
Libres en Christ, EDB, 2008.

 

 

09:34 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : catholique, christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

14/07/2009

Tel est le miracle de l’amour.

Jésus vient d’exprimer sa souffrance devant l’obstination des villes de Corazine et Bethsaïde. Loin de susciter un mouvement de conversion salutaire, les miracles qu’il y a accomplis comme signes de l’avènement du Royaume, font l’objet de discussions stériles : les chefs religieux accusent Notre-Seigneur de complicité avec le Prince des démons. Ils tentent de jeter ainsi le trouble dans le cœur de ceux qui se sont laissés toucher par la compassion de ce Rabbi qui guérit les malades, ressuscite les morts, chasse les démons et redonne espérance et courage à ceux qui « peinent sous le poids du fardeau » (Mt 11, 28).
Devant cet endurcissement, Jésus va-t-il se décourager et renoncer à une mission dont l’issue apparaît sérieusement compromise ? Va-t-il au contraire laisser éclater une juste colère et faire tomber « le feu du ciel » sur ces villes rebelles ? L’attitude du Seigneur est tout autre : Dieu va réaliser son projet d’amour non pas en renversant les obstacles, mais en se servant d’eux pour en tirer un plus grand bien. Émerveillé devant ce dessein inouï de la miséricorde du Père - auquel il consent pleinement et librement - Jésus exulte intérieurement, et partage sa jubilation dans une prière spontanée de louange : « “Ce que personne n’avait vu de ses yeux ni entendu de ses oreilles, ce que le cœur de l’homme - même le plus sage et le plus savant - n’avait pas imaginé, ce qui avait été préparé pour ceux qui aiment Dieu” (1 Co 2, 9), le temps est venu où tu vas le révéler aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bonté ».
Tel est le miracle de l’amour, qui transfigure tout ce qu’il touche : la Sagesse de Dieu se servira de la haine meurtrière de ses ennemis pour réaliser son plan rédempteur. Telle est la folie de Dieu, qui est « plus sage que l’homme, et la faiblesse de Dieu est plus forte que l’homme » (1 Co 1, 25). Aussi Jésus loue-t-il par avance son Père pour cette sagesse qui demeure « cachée aux savants » de ce monde, mais que « dans sa bonté » il va bientôt « révéler aux tout-petits ».
Quelques années plus tard, en faisant le bilan de la communauté de Corinthe, Saint Paul constatera : « Ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort » (1 Co 1, 27).
Les miracles qui fleurissent sur le passage de Jésus ne visent pas à exalter sa personne ; mais ils sont la révélation de la paternité bienveillante du « Seigneur du ciel et de la terre », agissant à travers son Fils afin d’attirer à lui tous les hommes. Les signes qu’il accomplit ont pour but de manifester la relation unique qui l’unit à son Père céleste, et dont il peut accomplir les œuvres car il partage sa toute-puissance : « Tout m’a été confié par mon Père ». C’est dans le Christ et en lui seul que le Dieu trois fois saint, le Créateur Transcendant, se manifeste au cœur de ce monde, pour révéler aux hommes son visage de tendresse et son œuvre de miséricorde : « Personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler ».
C’est parce qu’il « connait » le Fils - lui qu’il engendre éternellement dans une éternelle kénose d’amour - que le Père peut lui confier la mission de lui ramener ses enfants égarés ; et c’est parce qu’il « connait » le Père vers qui il reflue éternellement dans un élan d’amour réciproque, que le Fils ira jusqu’au bout de son ministère rédempteur au prix de sa propre vie.
Mais l’holocauste d’amour de l’Agneau ne révélera le vrai visage du Père qu’« aux tout-petits », c'est-à-dire à ceux dont le cœur est assez désencombré, pour reconnaitre le don de Dieu là où le monde ne verra que scandale et folie (cf. 1 Co 1, 23). .
Une adhésion superficielle et sociologique au christianisme ne résistera pas au défi de la Croix ; seul le regard émerveillé de l’enfant peut décrypter le livre de l’amour, et y lire la Révélation du Père qui nous fait don de ce qu’il a de plus précieux, pour nous sauver de la mort et nous rendre participants de sa propre vie.

« Vierge Marie, aide-nous à nous désencombrer de nous-mêmes, afin d’accueillir le don de Dieu comme des « tout-petits ». Nous pourrons alors entrer dans ton Magnificat et nous joindre à la louange de Jésus, rendant grâce au Père pour tant de bonté, de patience et de fidélité envers les pécheurs que nous sommes. »



Père Joseph-Marie.

18:03 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

QUAND DEUX PERSONNALITÉS SE RENCONTRENT.

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La personnalité est cet élément original, unique, échappant à tout calcul, et qui nous distingue, chacun, de tous les autres. Les limites de notre personnalité s'éloignent sans cesse, aussi ne pouvons-nous la saisir. Une petite Île qui émerge au milieu de la mer peut être le sommet d'une grande montagne. La personnalité est à l'image de cette Île; nous ne savons rien des profondeurs où elle s'étend, c'est pourquoi nous ne pouvons pas juger de ce que nous valons. Il nous semble d'abord que nous pouvons le faire, et puis nous réalisons que Dieu seul, notre créateur, nous comprend.

La personnalité est le propre de l'homme spirituel, comme l'individualité est le propre de l'homme naturel. Pour définir notre Seigneur, on ne peut parler d'individualité, d'indépendance, mais seulement en termes de personnalité : "Moi et le Père, nous sommes un." La personnalité ne s'épanouit qu'en communion intime avec une autre personnalité. Lorsque l'amour ou l'Esprit de Dieu saisit un homme, il est transformé et il ne se préoccupe plus de son individualité. Le Seigneur n'a jamais pris en considération l'individualité de l'homme, son individualisme égoïste. C'était la personne qu'il avait en vue : "Qu'ils soient un comme nous sommes un." Si vous abandonnez à Dieu votre droit sur vous-même, la vraie nature de votre personnalité répond aussitôt à la voix de Dieu. Jésus-Christ affranchit la personnalité et l'individualité est transfigurée. Ce qui la transfigure, c'est l'amour et la communion personnelle avec Jésus. L'amour est la fusion de deux personnalités.

Bruno LEROY.

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10:21 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

13/07/2009

EUROPE ET TURQUIE PAR DIDIER COLPIN.

 

- Le « Non » au Traité constitutionnel est encore dans toutes les mémoires. Mais est-ce pour autant l’ « Europe » qui a été ainsi rejetée ? Non, tout le monde en convient ! L’a été une certaine vision, compréhension, conception de l’Europe. Le fameux « sens des mots », trop  souvent source d’incompréhension, de confusion …
Et au sein des causes de ce rejet figurent en bonne  place la Turquie !

- Alors, ce pays, européen ou pas ?

- Remarquons que répondre par la positive, reviendrait à admettre que l’Iran et l’Irak ont une frontière commune avec le vieux  continent... Tout de même estomaquant…

- Décortiquons, autant que faire ce peux en quelques lignes obligatoirement réductrices. Certains mettront en avant le fait que la Turquie est laïque, et que son alphabet est le latin ! Pourquoi donc ne pas l’accepter ?

- Notons d’abord que cette position indique que les frontières (ou leurs absences) ne sont pas que géographiques, elles peuvent également être culturelles.

-Commençons par les géographiques.
La formule de Gaule est connue : l’Europe s’étend de l’Oural à l’atlantique et s’arrête au Bosphore. Cohérent. Mais, en rapport avec notre question, il y a un « hic »… La Turquie se jette sur  des deux rives du Bosphore, et les puissances victorieuses du premier conflit mondial qui ont redessinée, avec un trait de plume parfois malheureux, les frontières ont validé cet existant. Aussi, de quel côté faire pencher la balance ? Et si l’ont prenait tout simplement comme unité de mesure le km2 ? Où en trouvent-on le plus ? En Europe ou en Asie ?
Evident, non…

- Frontières culturelles.
Comme « nous », n’est-elle pas laïque, et si l’écriture est un des éléments constituant la culture d’un peuple, comment ne pas mettre en avant son alphabet, latin comme celui que « nous » utilisons ? Effectivement…
Mais tout cela n’est que greffon au devenir incertain… Un risque réel de rejet par la souche existe…
- Osons aborder à présent un sujet tabou, un sujet qui fâche, l’origine chrétienne de l’Europe, de ses valeurs, de sa culture ! Pourtant, est-ce plus choquant que de souligner le poids de l’Islam dans la culture des pays arabes ?
- A la façon d’une plaque photographique classique qui renvoi une image inversée, la laïcité turque est l’inverse de la notre (occultons le fait que la laïcité française n’est pas la laïcité anglaise etc.…) : L’histoire européenne du XX siècle ne manque pas d’exemples -pensons à l’Espagne de Franco- ou un pouvoir « fort » utilise la puissance de l’armée pour imposer une idéologie religieuse au mépris de la laïcité, alors qu’en Turquie, à partir des années 20, le pouvoir a utilisé la force de l’armée pour imposer la laïcité, au mépris de l’idéologie religieuse dominante… D’ailleurs le mot « laïque » est inconnu du vocabulaire arabe et le terme turc utilisé est emprunté au vocabulaire occidental… Car au delà du mot, le concept même véhiculé par « laïcité » est extérieur à l’Islam radical où le rejet de la foi (islamique) ne peut conduire l’ « apostat » qu’à la mort physique ordonnée par un corps social qui en agissant ainsi se purifie… En français cela s’appelle un meurtre, un assassinat, tout comme le sont tout également les « crimes d’honneur », coutumiers en Turquie…
- Revenons en France. La sérénité et le recul que donne l’écoulement du temps, permet de dire que, paradoxalement, et au-delà des déchirements consécutifs à la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, et à l’opposition des « culs bénis » et des « bouffeurs de curés », la laïcité est aussi fille de la célèbre parole christique « Rendez les choses de César à César et les choses de Dieu à Dieu »… Dans la même veine, pourquoi les « Droits de l’homme » peinent-ils tant à s’imposer et à prospérer en pays musulmans ? Car ils ont été conceptualisés sur le terreau fertile des valeurs chrétiennes, de l’humanisme chrétien, pour devenir l’expression d’un christianisme déchristianisé, d’une foi chrétienne désacralisée, laïcisée…
- Ouvrons une parenthèse. Ne confondons pas tolérance et laïcité.
Nous parlions à l’instant de « bouffeurs de curé », terme né à une époque ou le paysage religieux français métropolitain était majoritairement occupé par le catholicisme. Aujourd’hui existe toujours des « Talibans de la laïcité » qui prônent l’athéisme comme Vérité révélée et rêvent de marginaliser les citoyens qui ont pour défaut d’être croyants et de le dire !
Espagne mauresque : L’arrivée des arabes en Espagne au VIII° siècle mit fin à la persécution dont les juifs étaient victimes de la part  des Wisigoths qui avaient abandonnés l’arianisme pour le catholicisme. Et pendant de nombreux siècles sous domination musulmane, l’Espagne a été une terre de paix et de tolérance pour les trois religions monothéistes ! Comme quoi, Islam n’est pas toujours synonyme de fanatisme et d’intolérance…
- Fermons la parenthèse.
- Quand-à l’alphabet latin, il est entré en Turquie à la même époque que la laïcité et lui aussi au forceps, l’Empire ottoman utilisant l’alphabet arabe, c'est-à-dire il y a moins d’un siècle. Alors que « chez nous », déjà avant les premiers écrits en « français » du XV° siècle, les lettrés qu’étaient les clercs, écrivaient évidement et depuis « toujours » en latin !

- Aussi, tant pour des raisons géographiques que culturelles, il me semble difficile de prétende que la Turquie puisse avoir vocation à intégrer l’Europe ou la communauté européenne, notions qui sont différentes (La Suisse appartient à la première mais pas à la seconde). Et, pour prétendre le contraire, que l’on ne mette pas en avant un quelconque partenariat économique ! L’Europe peut commercer si elle le souhaite avec l’Afrique du sud sans pour autant que ce pays entre dans l’Europe ! Identique pour la Turquie !

- Prétendrais-je que ce rejet affirmé, que cette position est vérité, réalité objective ? Non...

- Pour prendre conscience de la relativité des certitudes, également des certitudes géographiques, transportons-nous au temps de Rome.

- Si l’Empire romain prétendait à l’universalité, dans les faits, des frontières se sont imposées :
Au nord, l’Ecosse (le mur d’Hadrien).
A l’ouest, évidement l’atlantique.
Au nord/est le Rhin et le Danube.
Au sud l’Afrique noire (les pays de Maghreb étaient partie intégrante de l’Empire -neutralisons Carthage-)
Au sud/est le Tigre et l’Euphrate.
Cela pour souligner que si la géographie peut dire ce qu’est l’Europe, cette définition ne vaut que pour « aujourd’hui » (au sens de l’Histoire).
Si nous demandions à nos contemporains européens où se trouve le centre géographique de l’Europe, qui citerait la capitale de l’Italie ? Personne !
Mais l’Empire s’est construit autour de la Méditerranée avec en son centre cette ville, Rome, elle même située sur cette péninsule, cet appendice pénétrant ce « centre du monde » qu’était la « Grande mer », comme on l’appelait alors.
 Toujours à cette époque, le civilisé, était logiquement de type méditerranéen, c'est-à-dire pas très grand, brun et basané. Et le barbare, lui était grand, blond et à la peau très blanche…
Relativité des concepts, disions-nous…
Et parmi ces barbares, il est des tribus germaniques qui allaient nous devenirs « chers » à nous français, celles des Francs…

 - Le rapport avec notre sujet ? Dans le monde romain, la région nommée de nos jours Turquie ne posait pas de problème : elle appartenait à l’Empire, tant pour des raisons géographiques que culturelles ! Et elle n’était même pas en zone frontière ! Et le latin, comme ailleurs, y était aussi la langue officielle, administrative !
 Mais cela était il y a « deux milles ans »…

- Certitudes, avez-vous un socle digne de ce nom ?

 - Pour conclure, maniant le paradoxe, clin d’œil à  Edmond Wells et à son Encyclopédie du savoir absolu relatif, je dirais que la Turquie ne fait pas partie de l’Europe et qu’il s’agit là d’une position objective élaborée au sein d’un concept qui lui, ne l’est pas…
Cette affirmation découle d’une prise de conscience selon laquelle il n’y a pas une vision du monde mais plusieurs, indissociables de grilles de lecture, parfois inconscientes, qui sont autant de filtres. Et la pseudo objectivité de la de la stricte géographie s’efface  devant le poids de la géopolitique qui elle-même s’efface devant celui de la géoculture, autant de réalités subjectives dans leurs valeurs.

COLPIN Didier

NOTA : Et que répondre à ceux qui avancent le fait que la France possède -par ses DOM TOM- des frontières avec des pays comme le Brésil ? Halte à la démagogie ! ! Car si un jour ces départements et territoires d’outre mer obtenaient leur indépendance, ils ne seraient plus membre de l’U.E. Alors que si le Cantal ou la Creuse le devenaient également, ils resteraient en Europe…

Ps : Cher Monsieur, je vous remercie pour cette analyse pertinente et pleine de finesse. Je me suis permis de la reprendre ici, afin que tous, nous réfléchissions aux arguments que vous avancez. Merci. Bien Fraternellement, Bruno.

17:34 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite, catholique |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |