10/04/2007
LE SENS DU DÉBAT SUR INTERNET.

08:55 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans HOMMES POLITIQUES. | Lien permanent | Commentaires (5) |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|
POURQUOI LE FEU DANS LES BANLIEUES ?
-
Nous savons que les mots humilient et tuent : l'insécurité dont sont victimes en premier lieu les hommes et femmes qui y vivent ne sera pas combattue par des insultes à l'emporte pièce ou des généralisations hâtives. Or, les slogans sécuritaires ont largement remplacé les relais permettant l'égalité éducative, économique et sociale.
-
Nous savons que la violence règne : violence institutionnelle car le travail, le logement décent, l'éducation, le simple respect humain y résonnent comme des mots creux. Violence quotidienne car les actes délinquants deviennent monnaie courante : rien ne tient qui puisse contenir la violence latente. Or les associations de quartier, les trop rares églises qui y sont présentes, les écoles… ne reçoivent pas tout le soutien qu'elles seraient en droit d'attendre.
-
Nous savons enfin que le dialogue, l'écoute et l'action y sont possibles. Nous le montrons jour après jour en cheminant avec des hommes et des femmes de convictions. Mais l'indispensable rappel à la loi ne peut avoir de portée que lié à un engagement politique qui intègre la nouvelle réalité multiculturelle de notre pays et qui s'enracine dans un projet d'égalité et de fraternité qui fonde la Nation.
-
Le soulèvement des casseurs conduit ceux qui ont des oreilles pour entendre et des yeux pour voir à une redécouverte : alors que le règne du fric donne aux sociétés une surface pacifique, le retour de l'humain est sauvage. Après trop longtemps de consommation marchande comme seul horizon et d'exclusion sociale comme seule perspective, les symboles non-marchands ont la violence et la force d'un fleuve empêché de couler -jeunes gens électrocutés, policiers honnis, voitures incendiées, écoles profanées. Nous sommes tous dans l'impasse. Les fausses réponses sont prêtes : la répression démagogique en est une. L'intégrisme en est une autre à laquelle sont vulnérables les brebis sans bergers.
08:47 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, action-sociale-chretienne, spiritualite, social |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|
09/04/2007
Pâques mort et Résurrection du Fils de Dieu.
| "Et voici que Dieu l’a ressuscité e troisième jour" Ac 10, 34.37-43 Col 3, 1-4 (ou 1 Co 5, 6-8) lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit et il crut"Jn 20, 1-9 | |
![]() | |
| La mort et la Résurrection du Christ changent toute l’histoire de l’humanité : elle doit aussi transformer notre vision de la vie. Le Triduum Pascal, du Vendredi Saint au Dimanche de Pâques, raconte comment Dieu s’est fait, dans le Christ son Fils, Sauveur du monde. Mort sur le bois de la Croix, il a consenti à être bafoué, rejeté par les hommes pécheurs, «comme un agneau qu’on mène à l’abattoir», sans rien dire, par pur amour. Dans le silence du Samedi Saint, il descend aux enfers, pour rejoindre les hommes de tous les temps, afin de prendre sur lui le péché du monde. Dès lors, la plus grande distance entre Dieu et l’homme est traversée, renversée : dans le Christ, tout homme est sauvé, ce qui signifie que la présence de Dieu s’est faite plus forte que le péché des hommes. En Jésus, par le don de la foi, l’homme a accès à Dieu, pour autant qu’il dise : «Oui, je veux croire.» La Résurrection, événement qui transcende l’histoire, ouvre notre vie à l’éternité : dorénavant et définitivement, le chrétien entre dans la vie de Dieu, rien ne peut plus l’empêcher d’être fils de Dieu par grâce. À lui de ratifier le don de Dieu pour que la réalité de la Résurrection devienne sa vie quotidienne. Comme Jean, courons vers le tombeau pour y demeurer un instant, à son seuil, en silence. Considérons le linceul «resté là», le linge «roulé à part à sa place» et demandons à Dieu de nous faire grandir dans le don de la foi : « Il vit et il crut. » Croire que Jésus est le Sauveur du monde, qu’il est donc aussi mon sauveur.
| |
19:01 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans SPIRITUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, action-sociale-chretienne, spiritualite |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|
Gloire au Christ Ressuscité !
Le Christ est ressuscité des morts !
Par sa mort il a vaincu la mort !
A ceux qui sont dans les tombeaux ,
Il a donné la vie !
Amen ! Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !
Qu'exulte désormais la troupe angélique des cieux !
Que soient célébrés dans l'allégresse les divins mystères,
et que pour la victoire d'un si grand Roi résonne la trompe du Salut !
Que la Terre se réjouisse, irradiée de tant de splendeur et,
illuminée de l'éclat du Roi éternel,
qu'elle perçoive qu'elle a été délivrée des ténèbres sur toute sa surface !
Voici cette nuit dans laquelle le Christ,
en brisant les chaînes de la mort,
est remonté victorieux des enfers.
O heureuse faute, qui nous a valu un tel Rédempteur !
Extrait de l’Exultet
Oui la mort est mise à mort et Jésus-Christ nous ouvre à tous les portes de la vie éternelle ! C'est incroyable, indiscible !
Quelle folle et belle espérance !
Belles et saintes fêtes de Pâques !
Que Dieu vous bénisse ainsi que toutes vos familles !
Thierry Fourchaud
Cité de l'Immaculée
BP24 - 53170 Saint Denis du Maine (France)
Tel : 02.43.64.23.25.
E.mail : communion@mariereine.com
A bientôt sur : www.mariereine.com
Notre site d’évangélisation: www.labonnenouvelle.fr
18:53 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans SPIRITUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, action-sociale-chretienne, spiritualite |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|
MARIE PLEURE...
Marie est revenue au tombeau, elle pleure. Quel bel enseignement pour nous en cette octave pascale. La joie de la résurrection est si proche d’elle, et elle ne voit rien. La rencontre du ressuscité est à sa portée, mais elle reste aveuglée et accablée par ses soucis.
Pourtant le Seigneur est touché par son amour, il entend le cri de sa détresse. Il redouble d’attentions envers elle : ce sont deux anges qui lui sont envoyés pour lui faire entendre la Bonne Nouvelle de la résurrection. Passionnée, entêtée, Marie n’entend rien. Au point qu’elle se coupe du réel. « On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis. » Elle n’a pas évolué depuis dimanche matin où elle serinait déjà sa conclusion. Rien ne semble pouvoir la rejoindre dans son obstination à retrouver le corps disparu de Jésus.
Le doux reproche des anges n’ébranle pas sa déception. Cette rencontre se révèle assez décevante pour le lecteur, presque saugrenue. Comment peut-on ne pas voir ces deux anges, placés bien en vue à l’endroit du corps qu’elle cherche et dont elle scrute l’absence ? En préférant poursuivre obstinément ses propres objectifs, en restant rivée sur sa propre interprétation de la portée réelle des événements.
Dehors, elle rencontre quelqu’un qu’elle prend pour un jardinier. Elle est tellement égarée dans son monde de douleur, qu’elle n’imagine pas une seconde que cet inconnu puisse ignorer son tracas : « dis-moi où tu l’as mis ! » lance-t-elle sans voir qu’il pourrait être nécessaire d’expliquer de quoi elle parle…
A celle qui eut le courage et l’amour de le suivre jusqu’à sa mort, de s’occuper de sa dépouille, de le pleurer avec une souffrance qui fit vaciller son âme, Jésus offre une nouvelle naissance. Il appelle Marie Madeleine à quitter définitivement les rivages morbides du royaume de la mort et l’interpelle : « Marie ! ».
Marie se retourne. Ce retournement fait un redoublement avec le précédent (« elle se retourne et aperçoit Jésus »), et montre le bouleversement intérieur qui s’opère à l’appel de son nom. Marie peut enfin entendre le Maître qui lui ordonne de quitter les désirs violents qui la retiennent prisonnière de ses larmes. Il l’invite à entrer enfin dans le dessein de Dieu. Chacune de ses larmes peut devenir luminaire pascal. Mais Jésus, qui la ressuscite jusque dans son nom, la met aussi en garde : « Ne me retiens pas », le seul désir qui doit l’habiter désormais est celui de faire la volonté du Père. Elle doit renoncer à sa volonté de capturer Dieu, de l’enfermer dans les bras de ses propres projets, de ses propres affections, pour accueillir la mission qui la rendra libre.
« Va plutôt trouver mes frères pour leur dire ». En même temps qu’il appelle à la vie, Jésus envoie. L’appel à accomplir notre mission particulière est exactement contemporain de notre appel à la vie dans l’Esprit. Notre vocation surnaturelle fait partie du nom dont Dieu nous appelle. Au matin de la résurrection, Dieu nous appelle et nous oriente vers lui.
Ce matin, puissions-nous entendre l’appel du Ressuscité à le rencontrer personnellement, puissions-nous entendre la voix du Bon Berger nous orienter vers l’astre de nos âmes, puissions-nous entendre en nous la source de l’Esprit qui jaillit à nouveau et pour toujours, qui murmure « va vers le Père » et qui nous pousse vers nos frères.
Frère Dominique.
18:47 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, action-sociale-chretienne, spiritualite |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|











