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08/04/2011

Ce que l’on apprend au coeur de la crise.

“Pourquoi rester ici à attendre la mort ?” 2 Rois 7.3 saparole.com

Les armées syriennes assiégeaient Samarie où les habitants étaient en train de mourir de faim. Quatre lépreux qui, en raison de leur maladie, devaient vivre en dehors des murailles de la ville, survivaient d’habitude en mangeant les maigres restes de pain que les habitants de la ville leur jetaient du haut des remparts chaque jour. Mais maintenant avec la famine qui sévissait dans la ville, plus rien ne leur était jeté.

Ils se dirent alors : “Pourquoi rester ici à attendre la mort ?” Aussi décidèrent-ils de faire quelque chose : “Ils se levèrent donc au crépuscule, pour se rendre au camp des Syriens ; et lorsqu'ils furent arrivés... voici qu'il n'y avait plus personne. Le Seigneur avait fait entendre dans le camp des Syriens un bruit de chars et un bruit de chevaux, le bruit d'une grande armée... A la nuit tombée, ils s'étaient donc enfuis pour sauver leur vie ; ils avaient abandonné leur camp... laissant sur place les tentes, les chevaux et les ânes. Les quatre lépreux... entrèrent dans une tente, où ils mangèrent et burent ce qu'ils y trouvèrent ; puis ils emportèrent de l'argent, de l'or et des vêtements qu'ils allèrent cacher... Puis ils se dirent l'un à l'autre : Nous n'agissons pas bien ! Cette journée est une journée de bonne nouvelle... Venez maintenant, allons faire rapport à la maison du roi” (2 Rois 7.5-9).

Cette histoire nous enseigne trois vérités importantes : tout d’abord que la crise devient notre alliée lorsqu’elle nous pousse à agir, d’une manière ou d’une autre, pour nous sortir d’affaire. C’est seulement quand nous sommes vraiment fatigués de nous sentir abattus et déprimés, que la situation commence à s’améliorer ! La deuxième vérité, c’est que Dieu commence à agir pour notre bien lorsqu’Il nous voit faire le premier pas de foi. Les seules choses qui risquent de limiter le déploiement de Sa puissance, ce sont nos doutes, notre entêtement ou notre complaisance. Sa parole affirme : “C'est pourquoi le Seigneur attend pour vous faire grâce...” (Esaïe 30.18). La troisième vérité c’est que lorsque Dieu veut nous bénir richement, nous n’avons pas le droit de garder Ses bénédictions pour nous seuls. D’autres personnes autour de nous ont besoin de ce que Dieu nous a accordé et nous devons le partager avec elles, au moment opportun. 

 Bob Gass.

 

21:04 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

02/04/2011

Des « enfants de lumière ».

Avant même d’approcher l’aveugle pour le guérir, Jésus déclare à ses disciples : « Je suis la lumière du monde ». C’est là une affirmation capitale. Qu’est-ce que Jésus veut dire en se présentant ainsi ? Se présente-t-il comme un principe statique d’illumination qui attirerait à lui ceux qui passivement se laisseraient éblouir par son éclat ? Stoïques ou gnostiques ne parlent-ils pas aussi de la lumière d’une intelligence divine qui attire l’homme, à la manière dont une lampe attire les papillons ?

Le verset 4 de ce chapitre 9 de saint Jean dissipe là-dessus tout risque de malentendu. Il nous révèle que seul Jésus est la vraie lumière qui, comme le dit le Prologue de saint Jean, « éclaire tout homme » (Jn 1,9). Nous découvrons tout d’abord que Jésus est « toujours à l’œuvre », et que Jésus est venu réaliser cette œuvre dans le monde à un moment précis de son histoire : « Pendant qu’il fait jour ». Jésus nous explique que cette œuvre n’est pas la sienne mais celle « de Celui qui l’a envoyé , c’est-à-dire celle de son Père qui est aussi notre Père : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché, mais c’est afin que soient manifestées en lui les œuvres de Dieu » (Jn 9,3).
Quelle est donc cette œuvre de Dieu, cette œuvre du Père ? Dans le discours du Pain de Vie, Jésus nous donne la réponse : « L’œuvre de Dieu c’est que vous croyiez en Celui qu’il a envoyé » (Jn 6,29). Encore faut-il reconnaître, « voir », en Jésus et en ses œuvres la volonté du Père réalisée dans le monde.
Apparaît ici la synonymie johannique entre le « voir » et le « croire ». D’ailleurs, n’est-ce pas la pierre d’achoppement sur laquelle buttent les pharisiens qui dans cette péricope refusent de « voir » le miracle, autrement dit refusent de « croire » en Jésus et en sa mission de salut ? Une fois de plus, nous sommes renvoyés au Prologue : « Le Verbe était la lumière véritable qui éclaire tout homme ; il venait dans le monde. Il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l’a pas reconnu » (Jn 19-10). A l’inverse, l’aveugle guéri reconnaît en Jésus, qu’il « voit » maintenant, le Fils de l’homme. Et il peut confesser : « Je crois Seigneur » et se prosterner devant la divinité du Fils de Dieu.

De la lumière à la foi ou de la foi à la lumière qui désormais rayonne du visage de l’aveugle c’est le même mystère qui se présente à nous : celui de notre baptême, sacrement de notre foi.

 


En effet, nous avons été illuminés de cette lumière qui resplendit du visage du Christ le jour de notre baptême. Elle nous a guéris de l’aveuglement de notre péché. Elle nous a transformés à un tel point qu’à notre tour, nous sommes devenus des êtres de lumière. N’est-ce pas ce que nous rappelle saint Paul dans la deuxième lecture de ce jour : « A présent, vous êtes lumières dans le Seigneur » (Ep 5,8) ? Oui, en étant baptisés dans le Christ, nous qui auparavant étions ténèbres, nous sommes devenus lumières. Depuis ce jour béni, nous sommes donc des êtres radicalement nouveaux.

 


Le baptême n’a donc rien d’un rite purement extérieur. « Etre lumière » ne signifie pas que le baptisé se trouverait dans la lumière comme l’est quelqu’un qui est éclairé par une source extérieure à lui. « Etre lumière » renvoie bien davantage à une transformation profonde et intérieure. Le baptisé illuminé de la présence de Dieu, est transfiguré par cette lumière qui désormais rayonne à partir de son être personnel. Il est une lampe qui désormais possède, grâce au Seigneur qui en est la source, la force et le pouvoir de luire et d’éclairer lui-même.

Dire que les chrétiens, par leur baptême, sont devenus des « enfants de lumière » (Ep 5,8) est une autre manière de dire qu’ils sont devenus « enfants de Dieu » (1 Jn 3,1). Le véritable enfant de Dieu est un enfant de lumière qui brille et fait resplendir la lumière du Père du Père qui se reflète sur le visage du Christ. Celui qui est rené de Dieu pour la lumière ne peut faire autrement que de transmettre aux autres cette lumière de la foi qui lui a été donnée. Conformément à la volonté du Père, il porte ainsi un « fruit de lumière » (Ep 5,9) et contribue à chasser toutes ténèbres du monde.

Voilà, en ce Carême, une belle exhortation à ne pas laisser sans effet la grâce reçue à notre baptême. Frères et sœurs, comme nous y invite saint Jean Chrysostome, « soyons lumière, comme les disciples l’ont appris de celui qui est la grande Lumière : ‘Vous êtes la lumière du monde’. Soyons des luminaires dans le monde en tenant haut la parole de vie, c’est-à-dire en étant puissance de vie pour les autres. Partons à la recherche de Dieu ; partons à la recherche de celui qui est la première et la plus pure lumière » (Saint Jean Chrysostome, Sermon sur le saint baptême 25).


Frère Elie.

14:24 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., LES BLOGS AMIS., MÉDITATIONS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

23/02/2011

La capacité d’amour en tant que Don.

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L’amour, acte révolutionnaire pour l’individu et la société, voilà qui peut surprendre ! L’amour comme acte révolutionnaire, pour l’individu mais aussi contre le système capitaliste et patriarcal. L’amour est un art et à ce titre nécessite connaissance et effort, alors que la plupart des gens le considèrent comme un effet du hasard, une chance.

On pense habituellement que le problème essentiel est d’être aimé et non d’aimer. On pense aussi qu’en amour l’important, c’est de trouver le bon objet et non d’avoir la faculté : deux personnes tombent amoureuses « lorsqu’elles ont le sentiment d’avoir découvert le meilleur objet disponible sur le marché, compte tenu des limitations de leur propre valeur d’échange ». Il existe également une confusion entre tomber amoureux et être amoureux. Tomber amoureux c’est laisser s’abattre le mur qui sépare les individus, c’est un miracle de soudaine intimité facilité par la consommation sexuelle. Mais ce type d’amour est éphémère, l’intimité perd son caractère miraculeux, antagonismes et déceptions reprennent le dessus. Alors que les témoignages accablants montrent la difficulté d’aimer, on a coutume de considérer qu’il n’y a rien de plus facile et que nul n’a apprendre sur le sujet. Or l’amour est un art qui nécessite de maîtriser la théorie et la pratique, il doit devenir la préoccupation ultime de l’individu.

« L’homme est vie consciente d’elle-même », de sa solitude, de sa séparation, de son impuissance devant les forces de la nature et de la société". L’expérience de la séparation d’avec la nature est source d’angoisse et suscite un sentiment de honte et de culpabilité. Dès lors comment surmonter cette séparation et trouver l’unicité ? La première solution partielle se trouve dans les états orgiaques (abolition du moi séparé ). Les rituels dans les tribus primitives font apparaître une exaltation collective, une fusion au groupe au cours de laquelle le monde extérieur disparaît. Ces orgies sexuelles permettent d’atteindre un orgasme amenant à l’état d’extase.

Ces rituels sont admis par le groupe et ne suscitent ni angoisse, ni culpabilité. Alors que dans une société qui a renoncé à ces pratiques, ceux qui s’y adonnent (en se réfugiant dans l’alcool ou les drogues ) se sentent encore plus angoissés quand l’expérience prend fin. Quant à ceux qui recherchent l’orgasme sexuel pour échapper à l’angoisse de séparation, l’acte sexuel ne comble la distance entre les individus que pour un instant, ils se retrouvent ensuite avec un sentiment croissant de séparation.« Toutes les formes d’union orgiaques ont trois caractéristiques : elles sont intenses, même violentes ; elles mettent en jeu la personnalité totale, esprit et corps ; elles sont transitoires et périodiques ». La seconde solution partielle se trouve dans le conformisme. L’union au groupe constitue un moyen de surmonter la séparation : « c’est une union où, dans une large mesure, le soi individuel disparaît, et dont le but est d’appartenir à la foule. » Par peur d’être différent les gens veulent se conformer à un degré bien plus élevé qu’ils n’y sont contraints. Ils se contentent de manifester leur différence sur des points mineurs".

Dans la société capitaliste, l’égalité des individus devient une égalité d’automates, d’hommes faisant les mêmes choses, ayant les mêmes idées et les mêmes sentiments. L’égalité des femmes a ainsi été pervertie, celle-ci se paie par l’élimination des différences : la polarité des sexes est entrain de disparaître. « Le processus social requiert la standardisation de l’homme, et cette standardisation, on l’appelle »égalité".

L’union par conformisme est dictée par la routine mais suffit rarement à calmer l’angoisse de séparation. Elle concerne surtout l’esprit et peu le corps. Son seul avantage est d’être permanente. La troisième solution partielle se trouve dans le travail créateur où la personne s’unit avec son matériau. Mais dans le système économique, le travailleur devient un appendice de la machine ou de l’organisation bureaucratique, il n’y a plus de vrai travail créateur. L’amour est la seule solution humaine. « Le désir de fusion interpersonnelle est le plus puissant dynamisme en l’homme ». L’amour est la réponse plénière au problème de l’existence mais de quel amour s’agit-il ? Il existe des formes imparfaites de l’amour, par exemple l’union symbiotique. Il s’agit d’unions dont le modèle est la relation mère-foetus. La forme passive se trouve dans le masochisme et la forme active dans le sadisme.

L’amour n’est une activité libre que s’il consiste essentiellement à donner, non à recevoir, sinon il s’agit d’une « passion » résultant d’une motivation inconsciente. Le don constitue la plus haute expression de la puissance : « donner est source de plus de joie que recevoir » parce qu’il exprime de vitalité. La sphère la plus importante du don ne se situe pas dans les choses matérielles mais dans les relations humaines : donner de sa vie. Celui qui donne ainsi de sa vie« enrichit l’autre, il en rehausse le sens de la vitalité en même temps qu’il rehausse le sien propre ». Dans le don, chacun est reconnaissant à l’autre de la vie qui naît pour les deux.

La capacité d’amour en tant que don, nécessite d’avoir surmonté la dépendance, le narcissisme, le désir d’exploiter et d’avoir acquis la foi en ses propres possibilités. Si ces qualités ne sont pas acquises la personne a peur de se donner, donc d’aimer.

D’autre part, le refus du don dans la relation, car pour pouvoir donner, il faut que ce don soit accepté par l’autre, comment donner à celui qui refuse ? Accepter le don, l’amour de l’autre, c’est déjà aimer, donc donner. L’amour est sollicitude, responsabilité, respect et connaissance. « L’amour est une sollicitude active pour la vie et la croissance de ceux que nous aimons. »

Le désir d’union repose également sur un besoin biologique : l’union des pôles masculin et féminin. Le mythe des êtres androgynes primitifs est l’expression de cette recherche de l’unité perdue. Cette polarité est à la fois extérieure : recherche de l’autre pour trouver l’union, mais aussi intérieure. Au niveau physiologique, hommes et femmes possèdent des hormones du sexe opposé, psychologiquement ils sont aussi bisexués. Hommes et femmes ne réalisent leur union intérieure que par la conjonction de leur pôle masculin et féminin (pénétrer et recevoir ). Le rapprochement avec les idées de JUNG sur « l’anima » et « l’animus » est en ce domaine assez saisissant, tout comme la parenté avec des philosophies beaucoup plus lointaines : tantrisme, taoïsme, des convergences riches de perspectives apparaissent dans ce domaine des pôles intérieurs masculins et féminins.

L’amour érotique bien qu’exclusif ne saurait être un égoïsme à deux, il doit aussi comporter une dimension d’amour fraternel, pour s’ouvrir aux autres. L’amour érotique est à la fois attirance individuelle unique et aussi acte de pure volonté.

L’amour de soi ne doit pas être confondu avec le narcissisme qui représente le premier stade du développement humain, celui qui régresse à ce niveau est incapable d’aimer. L’amour de soi est souvent assimilé à l’égoïsme, celui-ci traduit-il réellement un souci de soi-même ?

En fait l’amour est indivisible, il concerne à la fois les autres et soi : « si quelqu’un est capable d’amour productif, il s’aime également, s’il ne peut aimer que les autres, il n’aime en aucune façon ». La personne égoïste se hait elle-même, elle est vide et malheureuse, « avide d’arracher à la vie les satisfactions qu’elle pourrait obtenir si elle n’y faisait elle-même obstacle. »

L’amour est une expérience personnelle qu’il nous appartient de réaliser par nous-mêmes. Pour ce qui est de l’art d’aimer, ceci signifie que quiconque aspire à devenir un maître dans cet art doit commencer par pratiquer la discipline, la concentration et la patience dans chaque phase de sa vie. La discipline ne doit pas être une règle pénible, imposée mais ressentie comme un style de vie. Pour pratiquer la concentration, il faut apprendre à rester seul avec soi-même, c’est une conception essentielle de l’aptitude à aimer : faire le vide en soi-même pour respirer dans la prière.

Se concentrer signifie aussi savoir écouter, "vivre pleinement dans le présent, dans le ici et maintenant, sans penser à ce que l’on fera par la suite. Nous devons aussi avoir foi en nous-mêmes, en ce noyau immuable de notre personnalité. Seul celui qui a foi en lui-même, en Dieu, peut avoir foi dans les autres et dans leurs virtualités. Enfin « pour aimer, comme pour se laisser aimer, il faut avoir le courage de juger certaines valeurs, comme étant d’importance ultime et alors de faire le saut et de tout miser sur elles. »

Le système accepte toutefois une certaine dose de non-conformisme et cantonne l’amour dans un rôle marginal. Dès lors si l’on prend l’amour au sérieux en le considérant comme la seule réponse rationnelle au problème de l’existence, on est forcé de conclure que des changements importants et radicaux dans la structure de la société sont indispensables pour que l’amour devienne un phénomène social, et non plus marginal, hautement individuel.

  

Bruno LEROY.

10:18 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., CHRONIQUES., CONSEILS ÉDUCATIFS., CONSEILS SPIRITUELS., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

COMMENT LUTTER CONTRE LES EXCLUSIONS ? !

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Nous faisons face ici à un problème majeur : on ne peut changer la réalité ou lutter contre l’exclusion à partir de n’importe où ni à partir de n’importe quelle disposition intérieure. Quand on fait un retour sur des échecs importants, on se rend compte souvent qu’en réalité, ce ne sont pas les théories ou les connaissances qui ont fait défaut, mais bien le lieu à partir duquel on a voulu agir. À ce propos, il serait bon de se rappeler le mot si pertinent de Friederich Engels, mot qui, avec le temps, est devenu maxime populaire. Il dit ainsi : "l’on ne pense pas la même chose selon que l’on vit dans une cabane ou dans un palais".

La simplicité d’une telle affirmation constitue, nous n’en doutons pas, une des expressions les plus lumineuses de la pensée contemporaine. Ce qu’affirme Engels avec sa "boutade" c’est que, bien que la vérité soit absolue, l’accès que nous pouvons en avoir ne l’est pas. C’est-à-dire que, bien qu’un certain accès réel à la vérité nous soit possible, il sera toujours conditionné par la réalité elle-même et aura toujours, pour autant, un caractère relatif. Jamais il ne sera neutre et inconditionnel. Tout cela est d’une importance capitale pour notre propos. En effet, même en supposant les meilleures intentions, la meilleure bonne volonté et les meilleures capacités intellectuelles, il y a des lieux d’où tout simplement on ne peut ni voir ni sentir la réalité de façon à ce qu’elle nous ouvre à l’amour et à la solidarité.

Alors, il ne nous reste qu’une solution : changer de lieu social. Le lieu social, c’est le point à partir duquel on perçoit, on comprend la réalité et on essaie d’agir sur elle. Il nous faut donc passer du lieu social des élites au lieu social des exclu(e)s. C’est à partir du monde des pauvres que nous devons lire la réalité de la violence si nous voulons nous engager pour sa transformation. La vision qu’ont les pauvres et les opprimé(e)s de la violence économique doit être le point de départ et le premier critère pour lire et comprendre aussi bien le monde globalisé que la violence qu’il provoque.

C’est aussi simple que cela, mais c’est tout aussi grave d’en arriver aux conclusions et d’en peser les conséquences. Où est-ce que je me situe ? Où sont mes pieds et ma praxis en matière de solidarité ? Car la question est de savoir si je suis au bon endroit pour accomplir ma tâche. Un tel processus ne peut être mis en marche que par ceux et celles qui sentent dans leur chair la brûlure de l’injustice et de l’exclusion sociales. La tâche d’éduquer implique d’abord le lieu social pour lequel on a opté ; puis le lieu à partir duquel et pour lequel on fait des interprétations théoriques et des projets pratiques ; finalement, le lieu d’où part la pratique et à laquelle on subordonne ses propres pratiques.

À la racine du choix de ce lieu social, il y a l’indignation éthique que nous ressentons devant la réalité de l’exclusion ; le sentiment que la réalité de l’injustice dont sont victimes la grande majorité des êtres humains est si grave qu’elle exige une attention incontournable ; la perception que la vie même perdrait son sens si elle tournait le dos à cette réalité. Il ne sera jamais possible de travailler à être plus humains à partir du point de vue des centres de pouvoir et de savoir, ni même en se situant à partir d’une prétendue neutralité. Cette pratique est appelée d’avance à être condamnée et à tomber d’elle-même lorsqu’elle aura à soutenir la preuve des faits, comme cela est arrivé au jésuite de Camus dans La Peste.

Personne ne peut prétendre voir ou sentir les problèmes humains, la douleur et la souffrance des autres à partir d’une position "neutre", absolue, immuable dont l’optique garantirait une totale impartialité et objectivité. Il est donc extrêmement urgent de provoquer une rupture épistémologique. La clé pour comprendre ceci est dans la réponse que chacun(e) de nous donnera à la question : "d’où" est-ce que j’agis ? C’est-à-dire quel est le lieu que je choisis pour voir le monde ou la réalité, pour interpréter l’histoire et pour situer mes actes transformateurs ?

Mieux que n’importe quel autre moyen particulier, la manière d’exprimer sa sensibilité et son intérêt à rendre la société plus humaine réside, en effet, dans une pratique active de la solidarité, notamment avec les démuni(e)s qui font l’objet de discriminations et de marginalisations intolérables. Tout ce qui signifie une violation de l’intégrité de la personne humaine, comme la torture morale ou physique, tout ce qui est une offense à la dignité de la personne, comme les conditions de vie inhumaines, l’esclavage, la prostitution, le commerce des femmes et d’enfants, ou encore pour ceux et celles qui bénéficient d’un emploi les conditions de travail dégradantes qui réduisent les travailleurs au rang de purs instruments de production, sans égard pour leur dignité, tout cela constitue des pratiques infâmes qui nous engagent toutes et tous à nous impliquer dans les solidarités sociales.

Bruno LEROY.

LES ÉDUCATEURS ET LA LIBERTÉ DES JEUNES.

 

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Les éducateurs novices ont, tous plus ou moins, cette illusion exaltante, de disposer d'un pouvoir sans bornes. Un jeune professeur, par exemple, entrevoit d'avance la façon dont il façonnera les esprits et entraînera sa classe sur les sentiers fleuris de la culture et de la science. Il attend de ses élèves une sorte d'accroissement de sa propre personnalité, un élargissement de ses limites ! Ce sont au contraire ses élèves qui le ramènent le plus rudement au sentiment de ses limites en opposant sans vergogne leur personnalité à la sienne. Il faut au maître beaucoup de sagesse et d'abnégation pour découvrir que c'est en se détachant de lui qu'ils rendent peut-être le plus bel hommage à son enseignement.

Car l'éducation se distingue des autres activités humaines, justement par ceci, qu'au lieu d'augmenter l'emprise de l'homme sur l'objet auquel elle s'applique, elle aboutit à détacher de lui cet objet. Un artiste domine la matière à laquelle il infuse sa pensée ; un savant met les lois de la nature à son service ; un homme politique, un homme d'affaires, un conquérant tendent à élargir toujours davantage le champ de leur action. Mais le type de l'éducateur " parfait " serait presque le contraire des types précédents : son oeuvre la plus réussie est peut-être celle qui s'oppose le plus à lui et refuse même parfois de le reconnaître pour créateur : lui-même ne se reconnaît plus toujours en elle !

En somme, sa démarche va tout à fait à l'encontre du désir d'expansion qui existe naturellement au cœur de tout homme. La liberté du jeune restreint la puissance de l'adulte ; elle est même ressentie par quelques-uns comme une sorte de mutilation. Mais ce qui est pire encore pour l'éducateur, c'est qu'il ne peu prévoir ni contrôler ce que fera cette partie qui s'est détachée de lui, une fois livrée à elle-même. Aussi l'angoisse le saisit-elle parfois : il est presque toujours enclin à penser que le jeune, abandonné à sa propre inspiration, est semblable à un fauve échappé, dont on ne peut attendre que le pire. Quand on conseille à des adultes de relâcher un peu de surveillance trop constante ou trop tatillonne qu'ils exercent sur un jeune difficile, il n'est pas rare que l'on s'entende répliquer : " Mais alors, il ne fera que des bêtises ! ". Recommande-t-on de le laisser organiser lui-même ses projets et son emploi du temps ? Il vous sera répondu neuf fois sur dix : " Vous n'y pensez pas ? Il ne fera plus rien du tout...ce sera une catastrophe ! ".

L'idée qu'un adolescent, sans y être contraint, puisse avoir le désir de bien faire ne traverse pas l'esprit ! La plupart des grandes personnes font assez peu de crédit à l'intelligence et à la bonne volonté des Jeunes. Qu'on ne s'étonne pas en ce cas si les événements semblent leur donner raison !

Pourtant la cause profonde de la méfiance des éducateurs ne vient pas de l'expérience, mais bien davantage de la crainte irraisonnée qu'ils ont de leur propre inconscient et de leurs propres instincts, qu'ils croient bien souvent reconnaître dans le jeune. L'adulte sait que s'il cessait de se contrôler, il serait capable d'actes que sa conscience réprouve, ou plutôt il ne sait pas exactement de quoi il deviendrait capable et il tremble à cette seule pensée. L'adolescent libre, c'est à ses yeux quelque chose comme une partie de son inconscient délivré de tout contrôle : comment n'en serait-il pas terrifié ? Pour cette raison purement subjective, la liberté en éducation prend souvent à ses yeux les traits d'une redoutable anarchie.

Et pourtant, il y a des éducateurs qui ont une réaction différente ; mais cette autre réaction n'est pas toujours beaucoup plus objective . Leur libéralisme apparent ne fait que refléter leur ancienne opposition aux autorités qui régnaient sur leur propre enfance. Ce n'est pas tant l'indépendance de la jeunesse qui les intéresse : c'est plutôt sa révolte. Eux-mêmes regrettent souvent d'avoir été trop sages et trop dociles quand ils étaient petits ; tout comme les éducateurs autoritaires, ils cherchent en somme à réaliser par l'intermédiaire de l'adolescent ce qu'ils n'ont pas été capables eux-mêmes de réaliser à son âge.

Le problème de la liberté reste donc ici encore un problème personnel. Il est très difficile en effet de se représenter la liberté des autres. On voudrait toujours qu'elle ressemblât à celle dont on aurait aimé jouir. Certains éducateurs acceptent mieux l'autorité comme tremplin éducatif vers la libération des jeunes mais, s'en servent pour contraindre la jeunesse à la liberté, ou du moins à ce qui pour eux aurait été la liberté ; sans se rendre compte qu'ils se font de la sorte aussi tyranniques que les despotes auxquels ils s'efforcent de ne pas ressembler. On croit par exemple libérer l'adolescent, en l'écartant de soi, quand celui-ci a encore besoin de la présence des adultes Forts.

Bruno LEROY.

09:34 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., CHRONIQUES., LE REGARD DE BRUNO., PÉDAGOGIE., SCIENCES HUMAINES | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

18/02/2011

Éric Zemmour a été condamné pour provocation raciste.

Éric Zemmour a été condamné ce jour pour provocation raciste à la discrimination, à la violence ou la haine.

Le 6 mars 2010 dans l'émission "Salut les terriens" diffusée sur Canal Plus, Éric Zemmour avait déclaré à propos des contrôles au faciès: "Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois ? Pourquoi ? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait".

Le  même jour, sur France Ô, il avait estimé, en réponse à une question qui  lui était posée, que les employeurs "ont le droit" de refuser des Arabes  ou des Noirs. 

 

C'est une victoire pour la République et ses valeurs universelles, au premier rang desquelles se  trouve le droit à l'égalité. Le tribunal a sanctionné Éric Zemmour qui a  cru pouvoir stigmatiser les individus à raison de leurs origines  ethniques. En ce sens, la justice rappelle que l'expression raciste  n'est pas une opinion mais un délit.

17:11 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans ACTUALITÉS SOCIALES., CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

16/02/2011

Éditions en ligne Frédéric Serre.

Frédéric Serre

Serre Éditions - Édition en ligne

Éditions en ligne

Éditeur de livres sous format numérique en ligne, nous souhaitons faire connaitre et promouvoir de nouveaux auteurs et vendre leurs œuvres à petit prix

Soeur Emmanuelle, cette éternelle révoltée

Référence : bl20111602spi

Auteur : Bruno LEROY

Thème : Spirituel

Date d'édition : 16/02/2011
 

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http://www.editions-en-ligne.fr/acheter-articles-soeur-em...

 

05/02/2011

TOUTES CES PHOBIES QUI NE SONT QUE RACISME.

 Les minorités chrétiennes sont-elles opprimées en milieu musulman ? C’est l’une des questions qui reviennent fortement en ce début d’année, question fortement réactivée par l’attentat d’Alexandrie devant une église copte. Et pour parler de cette oppression le mot qui s’entend beaucoup est celui de christianophobie. Mot médiatique, mot de journaliste, mot qui se répand à mesure que les discriminations, les brimades ou même les attentats meurtriers font la une des journaux.

Si la fréquence du mot est assez récente, sa formation ne surprend pas. Son sens est facile à comprendre : la christianophobie est la haine des Chrétiens. Le mot phobie existe, en tant que tel, même s’il n’est pas lié à un autre radical. Mais c’est un terme qui appartient au langage de la psychologie : on peut avoir la phobie de la foule, de la solitude, de l’enfermement. Cela correspond à un genre de peur irraisonnée, qui entraine un mouvement de recul, de fuite pour éviter une situation ressentie comme insupportable. Et dans ce sillage, phobie a servi à former des termes psychologiques : on peut trouver des mots tels que claustrophobie, agoraphobie…. Celui qui est claustrophobe développe une panique à l’idée de se trouver enfermé. Mais cela n’est nullement dirigé vers une autre personne ou un autre groupe : c’est une réaction tout à fait individuelle.

D’un autre côté, depuis quelques années, le suffixe phobie a été utilisée avec un tout autre sens : il exprime le mépris, la haine, l’hostilité farouche que l’on peut développer à l’égard d’un groupe. Cela s’apparente donc à une forme de racisme : une collectivité incarne l’idée du vice, ou même du mal. L’un des premiers mots qu’on a entendus dans cette série est homophobie, avec l’adjectif qui lui correspond, homophobe. Il s’agit bien d’un sentiment développé par rapport à une minorité qu’on va considérer comme déviante, et dont on ne va pas supporter l’existence. C’est donc en général au nom de la morale, du bien, d’une certaine idée de ce qui doit être fait et de ce qui, à l’inverse, est un péché, que cette détestation s’amplifie. L’homophobie est donc dirigée contre les homosexuels, et on parle ainsi de comportements, d’attitude ou de propos homophobes.

Parallèlement, on s’est mis à parler d’islamophobie à propos du racisme contre les musulmans. La peur et la haine n’ont pas les mêmes motifs ni les mêmes formes, mais le mot s’emploie plutôt dans ces contextes ou les musulmans sont minoritaires. Alors, on n’a pas ou presque pas de judéophobie, mais c’est que l’antisémitisme est ancien, et que ce dernier mot est né à une époque ou justement le suffixe –phobie n’était pas en usage.

Et le mot christianophobie s’est donc construit sur ce modèle, et se répand, hélas

 

Coproduction du Centre national de Documentation Pédagogique.
http://www.cndp.fr/
Venez découvrir le livre Les Mots de l'Actualité d'Yvan Amar.

Yvan  Amar

20:24 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

Radios catholiques.

Tout comme la télévision, la radio peut être un instrument de communication et d’évangélisation au service de l’Église. Dans de nombreuses régions du monde, son taux de pénétration dans les foyers est même supérieur à celui du petit écran. Contrairement à la télévision qui agit sur les émotions et ne touche que la superficie de l’être humain, la radio permet d'entrer dans le « profond » de l'individu. Ce qui permet aux radios catholiques d'inviter plus facilement tout un chacun à réfléchir sur le message évangélique.

Au Vatican, le « Conseil pontifical pour les communications sociales » est spécialement chargé de tout ce qui concerne la communication de l'Église. Le 20 juin 2008, les représentants des radios catholiques du monde entier ont été reçus par le Saint Père Benoît XVI, qui leur a indiqué que les stations radiophoniques catholiques constituent « dès à présent, un écho, petit mais concret, dans le monde de ce réseau d'amitié que la présence du Christ Ressuscité, le Dieu-avec-nous, a inauguré entre ciel et terre et entre les hommes de tous les continents et de toutes les époques ».

Les radios catholiques sur tous les continents participent donc à la mission de l'Église en rendant attrayante la Parole de Dieu. Au côté de beaucoup de ces stations, on trouve Radio Vatican qui leur propose des programmes en différentes langues, principalement sur les évènements auxquels participe le Pape. Ces programmes sont ensuite retransmis dans le monde entier sur les différents réseaux radiophoniques. Mais bien sûr, ces radios disposent aussi de leurs propres programmes de nature régionale, nationale ou parfois internationale.

Selon une étude menée aux Etats-Unis, un grand nombre d'auditeurs des radios catholiques disent que l’écoute régulière de la station les rend spirituellement plus engagés et inspirés. Il est possible d'en apprendre beaucoup sur la foi catholique en écoutant ces stations. L'impact est même positif sur la fréquentation de la messe, aussi bien pour ceux qui pratiquaient déjà, que pour les catholiques qui ont repris une pratique religieuse et sont retournés à l’Église grâce à l’écoute régulière d'une radio catholique.

L'expérience vous intéresse ? Vous avez soif d'entendre parler de votre foi chrétienne ? Alors voici ci-dessous une liste de radios catholiques que vous êtes invités à découvrir, principalement sur l'Internet, mais aussi à travers le câble, le satellite, voir même les ondes hertziennes. C'est un excellent complément aux blogs catholiques et aux forums catholiques pour mieux appréhender sa foi et s'alimenter du message du Christ. Laissez-vous porter par les prières quotidiennes qui nourriront votre âme, elles sont largement diffusées sur ces radios.

Les radios catholiques en France

Radio Ecclesia est la radio du diocèse de Nîmes. On y trouve des interviews, des débats, de l'info, des reportages, des interventions extérieures en direct ou bien encore des conférences. La grille de programmes des créneaux consacrés à la prière, à la formation biblique et à la réflexion théologique. Au niveau actualité, elle retransmet le journal préparé par la rédaction française de Radio Vatican. Pour écouter cette radio catholique sur votre ordinateur c'est ici (Windows Media Player). Si vous êtes à Nîmes, retrouvez Ecclesia sur 106.8 Mhz FM.

Radio Fidélité se veut une voix chrétienne dans le monde d'aujourd'hui. Elle est co-fondatrice de la COFRAC, qui lui permet d'échanger des émissions avec des radios catholiques d'autres pays. Elle diffuse 24h/24 sur la Loire-Atlantique et la Mayenne, et l'association à but non lucratif qui gère la radio existe depuis 1986. Radio Fidélité se veut une station d'envergure locale, axée sur la proximité. Elle est financée à 70% par les dons de ses auditeurs, le reste est issu de partenariats, du fonds de soutien des radios associatives et de l'aide du diocèse. Pour écouter c'est ici (Real Player).

Radio Notre-Dame est la radio du diocèse de Paris. Crée en 1981, elle veut informer librement et en vérité sur la vie de l’Eglise et du monde. A l'antenne, Radio Notre Dame développe un regard chrétien sur l’actualité et la vie en société. La station accompagne la vie chrétienne, notamment par la prière. Son audience est estimée à 100 000 personnes, dont plus de la moitié dans la tranche horaire 6h-9h le matin. Sur le site web vous trouverez un lien pour écouter la WebRadio de RND. Si vous êtes à Paris, retrouvez Radio Notre Dame sur 100.7 Mhz FM.

Radio Esperance offre ses ondes aux auditeurs catholiques de la région de Saint Étienne. Ils sont présents sur de nombreuses fréquences FM de la région, aunsi que sur le satellite WorldSpace, en Europe et en Afrique francophone. Le site web donne aussi accès à plusieurs WebRadios, qui permet soit d'écouter Radio Espérance en direct, soit d'écouter des émissions orientées soit vers la musique sacrée, soit vers la musique de louange, ou la Parole de Dieu. On trouve aussi entre autre l'actualité du Saint Siège, et l'Évangile en langue arabe.

Radio Présence est une station dans la région Midi-Pyrénées qui offre différents programmes de tonalité religieuse et informative, avec des questions intéressantes abordées comme les questions d'économie, de culture, les enjeux familiaux, etc. Pour les internautes, des podcasts sont mis à disposition pour écouter vos émissions préférées dans le confort de votre lecteur MP3 ou de votre téléphone mobile. Sur la bande FM, la station est diffusée sur de nombreuses fréquences de la région de Toulouse et sud-ouest.

Les radios catholiques en francophonie

Radio Maria France est membre de la Famille Mondiale de Radio Maria, association internationale présente dans plus de 50 pays sur les cinq continents à travers plus de 40 radios dans 13 langues différentes. Radio Maria est une radio catholique qui opère pour l'évangélisation et la conversion des coeurs dans le service de l'Église, en parfaite orthodoxie avec l'enseignement du Pape. En France on peut les écouter en AM sur 1467 Khz dans la région de Nice, Monaco, Fréjus-Toulon, ou bien sur le satellite Hotbird S, et enfin en WebRadio sur l'Internet.

Radio Espoir est une radio de la communauté catholique des diocèses de Grand-Bassam et d'Abidjan en Côte d'Ivoire, elle existe depuis 1990. Avec elle, l'annonce de la parole de Dieu accompagne l'homme auditeur dans ses différents lieux et activités de la vie quotidienne. Les responsables de la radio souhaitent mettre en ouvre une nouvelle méthode d'évangélisation à travers la radiodiffusion. Les programmes de prières y sont très présents, ainsi que beaucoup de conférences. C'est actuellement la première radio libre de Côte d'Ivoire. Elle diffuse en FM sur 102.8 MHz autour d'Abidjan.

La Communauté Francophone des Radios Chrétiennes (COFRAC) n'est pas à proprement parler une radio, mais un regroupement de radios partageant ensemble certains de leurs programmes. Sur le continent africain, cela concerne rien moins que 45 radios réparties dans 14 pays. Par exemple, c'est à travers la COFRAC que Radio Notre Dame est reprise par des radios catholiques de plusieurs pays d'Afrique.

20:15 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., COMBAT SPIRITUEL. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

31/01/2011

Les 59 médicaments sous surveillance sont les suivants :

ABSTRAL (laboratoire Prostrakan). Il s’agit d’un anti-douleur morphinique. Effet indésirable possible : dépression respiratoire.

ACLASTA 5 mg (laboratoire Novartis). C’est un traitement de l’ostéoporose. Effet indésirable : insuffisances rénales.

ACOMPLIA. (Sanofi-Aventis) Ce produit de traitement de l’obésité ou des patients en surpoids a fait l’objet d’un retrait du marché le 23 octobre 2008, mais les autorités surveillent toujours les effets indésirables sur les patientes : il peut entraîner des dépressions, des vertiges et des troubles du sommeil.

ALLI 60mg (GSK). Ce médicament est indiqué dans le traitement du surpoids. Il est sous surveillance car il peut entraîner des troubles de l’anxiété.

ANTASOL (laboratoire Sol France). Ce traitement anti-douleur utilisé à l’hôpital est un mélange d’oxygène et de protoxyde d’azote. Il peut entraîner une modification des perceptions sensorielles et une angoisse.

ARCOXIA (MSD Chibret). Il s’agit d’un anti inflammatoire non stéroïdien utilisé dans le traitement de l’arthrose. Effet secondaire : Il peut augmenter le risque d’accident vasculaire cérébraux, et d’infarctus du myocarde.

BYETTA (Lilly). Ce médicament est un anti-diabétique. Il entraîne des troubles gastro-intestinaux, des nausées, et des vomissements. Une étude montre qu’il augmente le risque d’insuffisance rénale aigüe.

CELSENTRI (Pfizer). Il s’agit d’un médicament de la famille des antirétroviraux contre le VIH. Les effets secondaires sont les risques d’atteintes du foie, les troubles cardiaques et musculaires.

CERVARIX (GSK). C’st un vaccin contre le col de l’utérus en prévention des cancers du col. Effets secondaires possibles : céphalées, et douleurs musculaires, rougeur et gonflement.

CHAMPIX (Pfizer). Ce médicament d’aide à l’arrêt du tabac agit sur les récepteurs nicotiniques du cerveau. Il a des effets secondaires. Notamment la dépression, l’irritabilité, les céphalées.

CHLORHYDRATE DE BUPRENORPHINE (). Il s’agit d’un traitement substitutif des drogues opiacées. Il peut entraîner des atteintes hépatiques, et des cas de dépression respiratoire.

CIMZIA (UCB Pharma) : Il s’agit d’une prise en charge de la polyarthrite rhumatoide. Des effets secondaires ont été identifiés, notamment des tuberculoses et des zonas.

CYMBALTA (Lilly). Ce médicament est un antédépresseur. Ses effets secondaires sont des atteintes graves du foie. L’Afssaps indique que «le risque de suicides pourrait être augmenté».

EFFENTORA (Céphalon). Ce médicament est un anti-douleur. Il peut provoquer une accoutumance. Le surdosage peut être mortel.

EFIENT 10 mg (Lilly). Ce médicament est indiqué pour la prévention des maladies cardio-vasculaires. Les effets secondaires identifiés sont le risque hémorragique et l’anémie.

ELLAONE (HRA Pharma). Il s’agit d’un contraceptif d’urgence à prendre dans les cinq jours après un rapport sexuel non protégé. Les risques identifiés sont l’augmentation de la pression artérielle, les grossesses extra-utérines et les atteintes du foie.

ENTONOX (Linde Healthcare). Ce traitement utilisé à l’hôpital est un mélange d’oxygène et de protoxyde d’azote. Il peut entraîner une modification des perceptions sensorielles et une angoisse.

EXJADE (Novartis). Ce médicament est indiqué contre la surcharge en fer. Il peut provoquer des troubles au foie et aux intestins.

FIRMAGON (Ferring). Il s’agit d’un traitement hormonal pour le cancer de la prostate. Il peut entraîner des pathologies cardio-vasculaires et une diminution de la densité minérale osseuse.

GALVUS (Novartis). Il s’agit d’un anti-diabétique. Il peut provoquer des atteintes du foie, et des troubles du système nerveux.

GARDASIL (Sanofi-Pasteur MSD). Il s’agit du vaccin contre le papillomavirus, pour éviter les cancers du col de l’utérus. Il peut entrainer des réactions cutanées au point d’injection et de la fièvre. Il n’est pas recommandé pour la femme enceinte.

ILARIS (Novartis). Ce médicament est un anticorps, pour lutter contre certaines infections. Il peut entraîner des vertiges et une hypercholestérolémie.

INCRELEX (Ipsen). Ce médicament est indiqué dans le traitement à long terme des retards de croissance chez l’enfant. Des hypoglycémies et des hypertrophies des amygdales ont été signalées.

INSTANYL ( Nycomed). Il s’agit d’un anti-douleur morphinique. Il peut provoquer des dépressions respiratoires, des vomissements, et des vertiges.

INTELENCE (Janssen-Cilag). Il s’agit d’un médicament de la famille des antirétroviraux. Les risques identifiés sont l’éruption cutanée, parfois sous forme très importantes, et les nausées.

 

INTRINSA (Procter&Gamble Pharmaceuticals), patch indiqué dans la baisse du désir sexuel chez les femmes souffrant de ménopause chirurgicale. Effets indésirables : réactions locales au site d’application (30 % des patients), acné, hirsutisme et raucité de la voix (pour 1% des patients). Risques potentiels : survenue du cancer du sein et d’évènements cardiovasculaires.

ISENTRESS (Merck, Sharp & Dohme LTD), indiqué dans le traitement de l’infection par VIH. Effets indésirables : diarrhées, nausées et fièvre. Risque potentiel : développement de résistances et échec virologique.

JANUVIA, 100 mg comprimé pelliculé (Merck, Sharp & Dohme LTD), indiqué chez les patients diabétiques de type 2 pour le contrôle de la glycémie. Effets indésirables : troubles digestifs, infections des voies respiratoires, réactions cutanées, réactions d’hypersensibilité.

KALINOX (Air Liquide Santé France), réservé aux professionnels, indiqué comme anti-douleur chez le dentiste ou aux urgences. Effets indésirables : modification des perceptions sensorielles, nausées, angoisse, euphorie.

KUVAN (Merck Serono), indiqué dans deux maladies métaboliques rares. Effets indésirables : troubles gastro-intestinaux. Risque potentiel : atteinte des reins.

LUCENTIS (Novartis Europharm LTD), indiqué dans la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Effets indésirables : décollements de la rétine, déchirures rétitiennes, cataractes traumatiques (survenus dans moins de 0,1% des injections intravitréennes) ; inflammations intraoculaire (moins de 1% des cas). Risque potentiel : réaction allergique grave.

METHADONE AP-HP gélule (Bouchara-Recordati), indiqué dans le traitement de substitution des drogues. Effets indésirables : hypersudation, nausées, constipation, dépression respiratoire, hypotension sévère, arrêt respiratoire, choc et arrêt cardiaque.

MULTAQ (Sanofi-Aventis), indiqué dans certains troubles cardiaques. Effets indésirables : diarrhées, nausées, vomissements et asthénie.

MYCAMINE (Astellas Pharma), indiqué contre les mycoses. Effets indésirables : nausées et vomissements. Risque potentiel : développement de tumeurs du foie.

NPLATE (Amgen), indiqué pour augmenter la production de plaquettes. Effets indésirables : maux de tête. Risques potentiels : problèmes cardio-vasculaires.

ONGLYZA (Bristol-Myers Squibb/AstraZeneca), indiqué dans le diabète de type 2. Effets indésirables : infections respiratoires, vomissements, maux de tête.

ORENCIA (Bristol-Myers Squibb), indiqué dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde. Effets indésirables : infections respiratoires et urinaires, réactions allergiques, nausées, maux de tête.

OXYNOX (Air Products SAS), réservé aux professionnels, indiqué comme anti-douleur chez le dentiste ou aux urgences. Effets indésirables : modification des perceptions sensorielles, nausées, angoisse, euphorie.

PRADAXA (Boehringer-Ingelheim), indiqué chez les patients ayant une prothèse totale de hanche ou de genou. Effets indésirables : nausées, vomissements, constipations, thromboses veineuses profondes, insomies. Risques : hémorragie, atteinte du foi.

PREVENAR 13 (Pfizer), vaccin contre les infections à pneumocoque (méningites, pneumonies...) pour les enfants. Effets indésirables : réactions au site d’injection, fièvre, irritabilité, perte d’appétit et troubles du sommeil.

PROCORALAN (Servier), indiqué dans certains troubles du rythme cardiaque. Effets indésirables : ralentissement du rythme cardiaque et vision trouble.

RELISTOR (Wyeth Pharmaceuticals France), indiqué pour les patients en soins palliatifs. Effets indésirables : douleurs abdominales, nausées, diarrhées.

REVLIMID (Celgen Europe Limited), indiqué contre le myélome multiple, cancer de la moelle osseuse. Effets indésirables : troubles du sang, gastro-intestinaux, éruptions cutanées. Risques potentiels : embolies.

REVOLADE (GlaxoSmithKline), indiqué pour certaines personnes ayant subi une ablation de la rate. Effets indésirables : maux de tête, nausées. Risques : atteintes du foie, thromboses veineuses, embolies pulmonaires, infarctus.

ROACTEMRA (Roche), contre la polyarthrite rhumatoïde. Effets indésirables : rhinopharyngites, maux de tête. Risques : infections graves comme pneumonie ou zona, perforations gastro-intestinales.

STELARA (Janssen-Cilag), contre le psoriasis. Risques : réactions cutanées, allergies, infections.

SYMBICORT (AstraZeneca), contre l’asthme. Effets indésirables : palpitations, tremblements, irritations de la gorge, toux, raucité de la voix.

THALIDOMIDE (Celgene), retiré du marché mondial en 1962, il est actuellement réutilisé pour ses propriétés antitumorales. Les effets indésirables : malformations congénitales en cas de grossesse ; tromboses veineuses ; embolies pulmonaires.

THELIN (Encysive Limited), pour les patients souffrant d’hypertension artérielle pulmonaire dans le but d’améliorer leur capacité à l’exercice physique. Effets indésirables : infections des voix respiratoires, troubles de la coagulation. Risques : oedème pulmonaire.

TOCTINO (Basilea Pharma), contre l’eczéma chronique sévère des mains. Risque élevé de malformation congénitale en cas de grossesse. Autres risques : troubles psychiatriques ou encore oculaires.

TRACLEER (Actelion), indiqué contre l’hypertension artérielle pulmonaire et aussi contre les ulcères digitaux. Risques associés : toxicité hépatique.

TYSABRI (Biogen Idec France), réservé à l’usage hospitalier et indiqué dans la sclérose en plaques. Risques : graves troubles au foie et des complications neurologiques.

TYVERB (GSK), indiqué contre le cancer du sein. Effets indésirables : troubles digestifs et cutanés ; atteintes du foie ; toxicité pulmonaire.


VALDOXAN (Servier). Il s’agit d’un anti-dépresseur. Il peut provoquer des nausées et des vertiges. Des problèmes au foie ont aussi été identifiés.

VIMPAT (UCB Pharma). C’est un anti-épileptique. Il peut entrainer des céphalées, des nausées. Des risques de suicide sont signalés.

VOLIBRIS (GSK). Ce médicament est utilisé dans le traitement de l’hypertension arterielle pulmonaire. Il a été notifié des oedèmes, des affections des voies respiratoires supérieures et des palpitations.

XARELTO (Bayer). Il s’agit d’un médicament de prise en charge des troubles cardio-vasculaires. Il peut provoquer des risques de saignements, des complications hémorragiques, et des ulcères gastro-intestinaux.

XYREM (UCB Pharma) C’est un traitement de la maladie du sommeil, dite narcolepsie. Les risques liés au produit font apparaître des dépressions respiratoires, des troubles neuro-psychiatrique, des idées suicidaires et des tentatives de suicide.

ZYPADHERA (Lilly) Il s’agit d’un anti-psychotique délivré aux patients adultes schizophrènes. Dans certains cas, des effets secondaires du type agressivité, vertiges, hypertension, convulsion, et même quelques cas de coma ont été rapportés.

 

LeParisien.fr

18:04 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |