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31/01/2011

Di-Antalvic et Propofan ne seront bientôt plus autorisés.

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L'Afssaps rappelle que «tous les médicaments» disponibles sur le marché en France font l'objet d'une surveillance. Ceux figurant sur la liste publiée lundi feront l'objet d'un «suivi renforcé» ou d'une enquête de pharmacovigilance, qui permettra de prendre les mesures adaptées «si nécessaire».

«Cela ne doit en aucun cas conduire les patients à qui il a été prescrit un de ces médicaments à l'interrompre sans avoir préalablement pris conseil auprès de leur pharmacien et/ou consulté leur médecin», souligne-t-elle.


Parmi ses premières recommandations, l'Afssaps prévoit notamment le retrait d'autorisation des médicaments anti-douleur contenant du DXP (dextropropoxyphène) comme le Di-Antalvic, Propofan et génériques «le 1er mars».

L'Afssaps avait déjà annoncé en juin 2009 le retrait progressif de ces médicaments opiacés, avant le retrait définitif préconisé par l'agence européenne du médicament (EMEA), basée à Londres.

Les Français, qui représentent «95% de la consommation européenne», sont de très loin les plus gros consommateurs européens de l'association DXP-paracétamol (type Di-Antalvic), indiquait alors l'Afssaps qui recommandait aux médecins ne plus prescrire ces produits.

Le Noctran utilisé pour les troubles du sommeil et qui recouvre l'association de trois principes actifs «sans intérêt», fait également l'objet d'une proposition de retrait.

«Ce n'est pas une liste noire»

La liste de 77 médicaments n'est pas une liste noire de médicaments dangereux mais bien sous surveillance, c'est-à-dire qui font l'objet d'un suivi, dans le cadre d'une procédure spéciale, d'éventuels effets indésirables appelée «plan de gestion des risques». Le ministre de la Santé a précisé que la publication de cette liste sera l'occasion d'expliquer où en sont pour ces médicaments les procédures de surveillance et de réévaluation.

 

Un certain nombre de ces 77 médicaments font partie de la liste déjà connue de 59 médicaments, publiée par notre journal, et  suivis dans le cadre du «plan de gestion des risques».

Cette liste, établie depuis plusieurs années et dont l'Afssaps fait régulièrement état, couvre un spectre très vaste, avec par exemple une pilule du lendemain et des vaccins contre la méningite ou pour prévenir le cancer du col de l'utérus. Parmi ces 59 produits, certains sont utiles et d'autres contestables.

Devant le scandale suscité par le Mediator des laboratoires Servier, qui serait responsable de 500 à 2000 morts, deux autres médicaments devraient notamment être sous peu interdits. Il s'agit du Fonzylane ou «Buflomédil», un vasodilatateur déjà sur la sellette, et du Nizoral, un anti-mycosique en comprimés pris par voie orale.

LeParisien.fr

17:46 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

Catholiques : de la paranoïa à la modestie.

Par Philippe Clanché

Une de Charlie Hebdo pour la visite du pape en France en septembre 2008.  Copyright : DR

Les catholiques, quelle que soit leur tendance, sont plutôt mal perçus en France. Petite réflexion sur les causes de ce désamour et la manière d'y survivre.

Il est de bon ton de geindre, dans certains milieux, face à un anti-christianisme grandissant. Nous n'évoquerons pas ici le sort, terrible, des chrétiens d'Orient, placés face au dilemme de la terreur ou de l'exil.

Non, nous parlerons de ces faits divers français qui font dire à certains que le christianisme et ses valeurs, constitutifs de notre société, sont bafoués de plus en plus fréquemment. Et ce discours dépasse largement la sphère traditionaliste.

Alors, oui, il faut le déplorer, quelques laïcards obtus et certains responsables politiques frileux et incultes en matière de laïcité remportent ça et là quelques succès. Oui, il faut déplorer les décisions comme celle de l'édition lyonnaise du quotidien gratuit "20 minutes" qui supprime un supplément publicitaire acheté par le diocèse, cédant à des journalistes effrayés par un "Je vous salue Marie" ou ces maires qui interdisent des crèches traditionnelles sur les places de villages. Nous l'avons fait sur ce site (Lire ici) et nous recommencerons.

Mais il faut savoir dépasser le stade de la seule dénonciation. D'abord parce qu'en matière de gestes anti-religieux, ce que peut subir - parfois - le catholique français n'a rien à voir avec le quotidien de ses frères juifs ou musulmans. Entendre crier à la discrimination dans ce cadre nous apparaît aussi désarmant que d'entendre les passagers des transports s'estimant « pris en otage » à chaque mouvement social.

Sachons raison garder : le chrétien en général, et le catholique en particulier, est, dans notre pays, libre de pratiquer sa foi, de débattre, de disposer d'un journal quotidien parmi les plus respectés et d'exprimer ses opinions dans l'espace public. Il fait partie, de plein droit, de la société. Sinon, aucun évêque n'aurait osé ouvrir la bouche face au sort fait aux étrangers ces derniers mois.

Étudions les sources de ce mouvement d'opposition si douloureusement ressenti par certains croyants. Il est l'œuvre d'une génération - les quadras-quinquas (1) - née et élevée dans l'indifférence, au mieux, ou, au pire, dans l'opposition absolue à l'Église romaine.

Cette opposition, mêlée de méconnaissance,  n'est pas uniquement le fruit de l'air du temps de l'après 68. Car il s'agissait alors de s'en prendre non à n'importe quelle tradition mais à celle qui, des siècles durant, a régenté la vie publique et la vie privée, dirigé les consciences et dicté les comportements jusque dans les chambres à coucher...

Beaucoup de catholiques des années 2000 subissent le ressentiment de l'impérialisme intellectuel de leurs aînés. Les balanciers vont parfois plus haut qu'il ne faudrait et les excès laïcistes n'ont pas plus de sens que n'en avait la mainmise ecclésiale d'hier sur la société.

MODESTIE

Face à ce constat, comment se comporter ? On peut déplorer le passé  et entretenir la nostalgie du temps où le message catholique était incontestable et devait s'imposer à tous. Cette attitude de repli n'est pas, heureusement, la voie majoritaire. La tendance est alors de se plaindre, de crier à l'injustice devant ce désamour.

Et si une autre posture était envisageable ? Celle de la modestie, du profil bas. Difficilement audible aujourd'hui, l'institution catholique peut-elle attendre des jours plus sereins pour retrouver une place à laquelle la sociologie et l' Histoire lui donnent le plein droit ? Après-demain, les persiffleurs n'auront plus aucune raison d'en vouloir à une famille philosophique avec laquelle ils n'auront aucun compte à régler, ni les leurs, ni ceux de leurs parents. A condition de ne ne pas reproduire les erreurs du passé et d'abandonner définitivement le rôle de donneur de  leçon.

Des signes positifs existent en ce sens. Quand les rectorats et les centres de formation pédagogique de l'Enseignement catholique proposent une formation sur la culture chrétienne, ils sont assaillis de candidats. Toutes ces générations religieusement incultes - et qui savent qu'on ne peut comprendre Molière ou Hugo ni admirer Rembrandt sans ces bases - tentent de rattraper le temps perdu.

Ces enseignants et leurs élèves auront demain une vision apaisée de ce qu'est le catholicisme. D'ici là, les catholiques doivent-ils  retourner dans les catacombes ? Non bien sûr. Mais simplement accepter les piques de l'époque en se disant qu'il fut des temps plus rudes.

Et pourquoi ne pas vivre cela avec le sourire, comme ces croyants qui persistent à lire Charlie Hebdo et le Canard enchaîné, pourtant experts en mauvaise foi. Après tout, la bêtise et l'inculture de certains de leurs concitoyens n'empêchent en rien les chrétiens de vivre, prier, célébrer, se former...

Laissons le dernier mot à un grand prélat visionnaire qui va quitter sa charge à la fin du mois, Albert Rouet, évêque de Poitiers (2) :

« Aujourd’hui, le risque est que les chrétiens se durcissent entre eux, tout simplement parce qu’ils ont l’impression d’être face à un monde d’incompréhension. Mais ce n’est pas en accusant la société de tous les maux qu’on éclaire les gens. Au contraire, il faut une immense miséricorde pour ce monde où des millions de gens meurent de faim. C’est à nous d’apprivoiser le monde et c’est à nous de nous rendre aimables. »

(1) La mienne, je suis né en 1968.

(2) Interview de Stéphanie Le Bars dans Le Monde,  4 avril 2010 (Lire ici). D'Albert Rouet, on peut lire le remarquable « J'aimerais vous dire... », Bayard éd., 2009 (Lire ici la critique de Témoignage chrétien). A paraître en février 2011 : « Vous avez fait de moi un évêque heureux », éd. de l'Atelier.

13:44 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

29/01/2011

Bientôt une Église protestante unie.

Par Henrik Lindell
De g. à d. : Laurent Dauteville, président du comité directeur de l'Église évangélique luthérienne de France, et Laurent Schlumberger, président du Conseil national de l'Église réformée de France, le 16 janvier 2011.  Copyright : Corinne Simon / Ciric Les réformés et les luthériens français créeront en 2013 l’Église protestante unie. Une démarche unitaire qui s’observe aussi dans le reste du monde, y compris chez les évangéliques. S'ils gardent leurs rites respectifs, il n'y a plus guère d'obstacles théologiques empêchant cette union luthéro-réformée.
 
La marche vers l’unité des réformés et des luthériens français, entamée il y a quatre ans, devrait s’achever lors d’un synode constitutif qui se tiendra à Lyon en mai 2013. D’ici là, peu de questions importantes restent en suspens en vue de l’union des deux grandes familles du courant central du protestantisme français.

Un pas emblématique a cependant été franchi à Paris les 15 et 16 janvier, lors de la session extraordinaire commune des synodes de l’Église réformée de France et de l’Église évangélique luthérienne de France, avec l’adoption d’une dénomination.

Les 220 délégués se sont mis d’accord sur un choix consensuel : l’Église protestante unie de France. De même, il a été décidé qu’il y aura une seule commission des ministères, dont le rôle est d’agréer les futurs pasteurs. Jusqu’alors « réformés » ou « luthériens » avec des traitements parfois différents, les pasteurs auront le même statut, le même salaire et le même accompagnement.

Néanmoins, « cette unicité veillera à maintenir la diversité des accents de chacune des traditions : spécificité du ministère pastoral ordonné, diversité des ministères reconnus pour la tradition réformée ».

En clair, on essayera de respecter les traditions, même si l’unité est parfaite sur le plan théologique. Les rites luthériens et réformé, notamment en matière de communion, sont parfois très différents.

Ce processus d’unification suit une tendance générale mondiale, celle d’un processus de recherche théologique chez les luthériens et les réformés à travers le monde qui aboutit progressivement à une relative unité.

Fruit du mouvement œcuménique dès le début du XXe siècle, l’accord le plus spectaculaire est la concorde de Leuenberg de 1973. Ceux des réformés et des luthériens qui l’ont signée (dont les Français) y expriment leur pleine communion au sujet de la Parole et des sacrements et reconnaissent mutuellement leurs ministères.

On voit les mêmes tendances à l’unité au sein de la grande EKD allemande (l’Église protestante), des Églises luthériennes et anglicanes, par exemple à travers la communion de Porvoo.

ÉROSION

Il y a une autre tendance, dont on parle moins volontairement chez les réformés et les luthériens français. Les deux Églises concernées perdent chaque année des fidèles. Elles sont d’autant plus susceptibles d’inver­ser cette courbe ( grâce notamment à l’arrivée de nouveaux convertis ) si elles rendent la gestion plus efficace, tout en consacrant des moyens conséquents à l’évangélisation, comme cela se fait chez les évangéliques.

Les effectifs étant somme toute relativement modestes. L’Église réformée, c’est « 110 000 foyers connus » et 441 postes, alors que l’Église luthérienne dénombre 35 000 membres, 41 ministres et 52 postes.

La « légère » érosion du nombre de fidèles de ces Églises protestantes françaises correspond à la même tendance, parfois dramatique, que celle que connaissent d’autres Églises sœurs protestantes européennes et américaines, surtout celles qui ont été des Églises d’État, comme en Suède ou en Allemagne.

En même temps, en France comme ailleurs, les évangéliques – théologiquement plus orthodoxes mais peu institutionnels dans leur démarche – connaissent une certaine croissance. Leur exemple inspire souvent positivement certaines Églises luthéro-réformées.

Or, il est intéressant de noter que ces communautés évangéliques se lancent, elles aussi, dans des initiatives visant des nouvelles formes de rapprochement et de mise en commun. Ainsi le Conseil national des évangéliques de France (CNEF), créé l’été dernier et regroupant environ 70 % des évangéliques français.

Au niveau international, les évangéliques se regroupent de plus en plus au sein de l’Alliance évangélique mondiale, qui, elle, multiplie les dialogues avec d’autres Églises. Il s’agit là d’une autre forme d’œcuménisme qui ne veut pas dire son nom, mais qui est néanmoins manifeste.

Il est très difficile de séparer ce phénomène dans son contexte de la démarche unitaire des luthériens et des réformés. Faut-il donc conclure à un signe de guérison progressive de la maladie du protestantisme, en l’occurrence sa tendance à la division ? Ce serait une thèse sans doute trop hâtive. Mais des faits sont des faits. La tendance globale est à l’unité.

Source :Témoignage Chrétien.

20:01 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

DEMANDE DE RETRAIT DE 2 MÉDICAMENTS.

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Sans la tempête sanitaire qui agite la France depuis plusieurs semaines avec le Mediator, le Fonzylane (dont la molécule est le buflomédil) et le Nizoral (kétoconazole) seraient encore probablement en vente pour un moment. Ces médicaments sont commercialisés depuis des décennies dans notre pays, mais depuis les révélations qui attribuent entre 500 à 2000 morts au produit de Servier vendu pendant 33 ans en France, l'atmosphère a changé.

Jeudi matin, la commission d'autorisation de mise sur le marché des médicaments (AMM) qui statue, une fois tous les quinze jours, à l'Agence de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a tranché. Selon nos informations, elle a voté à l'unanimité le retrait «immédiat» du Fonzylane, un vasodilatateur (utilisé dans les artérites, NDLR) et du Nizoral, un antifongique.

Le Fonzylane, mis sur le marché en 1976, était sur la sellette depuis quelque temps déjà. Ce produit «est commercialisé depuis plus de 20 ans en France sans intérêt thérapeutique démontré, écrit la revue médicale indépendante Prescrire dans son numéro de janvier 2011. Il a des effets indésirables neurologiques et cardiaques parfois mortels». Entre 2007 et 2009, vingt-cinq observations ont été notifiées, surtout des effets indésirables cardiaques et neurologiques, note Prescrire. Et deux patients en sont morts. En 2007 et 2008, 101 intoxications ont été rapportées dont trois décès. «Combien de victimes faut-il encore aux firmes concernées et à l'Afssaps pour décider de cesser ce commerce?», demandait la revue.

«Sans le Mediator, le Fonzylane serait resté encore un peu sur le marché», estime un expert présent à la commission de jeudi matin. «Avec le Mediator, on observe une modification dans la prise de conscience des experts de l'Afssaps, note un autre membre de la commission. On prend mieux en compte les effets secondaires quand le bénéfice est faible voire non démontré.»

Le laboratoire qui commercialise le Fonzylane est la firme américaine Cephalon et le générique est vendu par une quinzaine de firmes dont Mylan et Biogaran, la filiale de Servier. Il n'est plus remboursé par la Sécurité sociale. De 65% au départ, son taux de remboursement a progressivement baissé.

 

Balance bénéfice-risque  

 

De son côté, le Nizoral des laboratoires américains Janssen Cilag, mis sur le marché en 1982, est accusé de favoriser la survenue d'hépatites fulgurantes. Elles sont cependant rares puisque cinq cas ont été recensés dans la littérature. Il s'agit de décès ou de personnes ayant dû bénéficier d'une greffe de foie. Quoi qu'il en soit, la balance bénéfice-risque est très largement défavorable pour un médicament censé soigner au départ les mycoses profondes et dont la prescription a été élargie aux mycoses superficielles. Ce médicament coûte 500.000€ par an à la Sécurité sociale et il est remboursé à hauteur de 15%.

Autre effet du Mediator et des accusations de conflits d'intérêts qui ont suivi, les membres de l'industrie, en l'occurrence le Leem (le syndicat patronal qui regroupe les laboratoires pharmaceutiques, NDLR), d'ordinaire présents aux commissions d'AMM n'assistaient pas à la commission de jeudi. «C'est la première fois qu'ils ne sont pas présents depuis les années 1990!», note un expert.

La commission d'AMM n'a cependant aucun pouvoir, elle n'est que consultative. La décision de suspendre la commercialisation du Fonzylane et du Nizoral revient à la direction de l'Afssaps «Mais qui a encore du pouvoir à l'Agence?», interroge avec malice un expert. Le directeur général de l'Agence a annoncé, le 12 janvier, son prochain départ. Même quand il aura signé le vote de la commission d'AMM, le retrait définitif du médicament devra être validé au niveau européen. Pour le Mediator, l'Europe avait validé la suspension… sept mois après le retrait en France en novembre 2009.

Parfois, l'Agence européenne du médicament va à l'encontre des décisions de l'Afssaps. Ce fut le cas pour le gel anti-inflammatoire Ketum (laboratoire Menarini): interdit en décembre 2009 par la France en raison d'allergies, il était revenu sur le marché en juillet 2010. Et le Conseil d'État, saisi par le laboratoire avait, lui aussi, remis en question la décision de l'Agence. En attendant, le Fonzylane et le Nizoral sont toujours en vente dans les pharmacies.

Source : Le Figaro.

13:11 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

28/01/2011

Michael Lonsdale, pour l’amour de Dieu.

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Interview de l’acteur par les Sanctuaires de Paray-le-Monial

ROME, Vendredi 28 janvier 2011 (ZENIT.org) - Un homme « au parcours éclectique », « chrétien passionné » qui « a joué sous la direction des plus grands metteurs en scène » : le site des Sanctuaires de Paray-le-Monial a interviewé le « grand acteur » Michael Lonsdale.

Dans cet entretien, le comédien évoque sa relation à Dieu. « Je donne tous les moments que je vis au Seigneur. C'est une intimité, un partage immédiat avec Dieu », affirme-t-il. « Il m'est arrivé de prier sur scène, quand je ne disais rien pendant dix minutes, et ça ne se voyait pas ! Mais surtout, j'essaie d'aimer tous ceux qui me sont proches. Car le message du Christ passe d'abord par l'amour du prochain ».

Il évoque aussi Paray-le-Monial, la ville où le Sacré Cœur est apparu à sainte Marguerite-Marie et rappelle l'urgence d'aimer. « Le Christ nous aime infiniment et il est triste à mourir quand ses enfants dérapent », affirme Michael Lonsdale.

Il se dit interpellé par la « méchanceté des gens ». « J'ai compris qu'ils sont malheureux parce qu'ils ne s'aiment pas et j'ai beaucoup de compassion pour eux. Certains n'ont pas d'amour dans leur vie, ni amour charnel, ni amour spirituel. Il n'y a rien. Il faut leur donner la parole de Dieu », insiste-t-il.

Dans cette interview, l'acteur français relate sa conversion. « Mes parents n'étaient pas pratiquants et je n'ai pas été baptisé », affirme-t-il en évoquant le musulman qui, le premier, lui a parlé de Dieu.

« J'ai demandé le baptême à 22 ans. Mais c'est en 1987 que j'ai réellement fait la rencontre du Seigneur. J'étais très mal, je venais de perdre des parents, des amis. Je n'avais plus envie de vivre. J'ai appelé le Seigneur à mon secours. La réponse a été immédiate. Le lendemain mon parrain m'a emmené dans un groupe de prière charismatique. En entrant, j'ai tout de suite été frappé par les chants, la prière et l'amour qui s'en dégageait », rappelle ce proche de la Communauté de l'Emmanuel.

Il évoque enfin son « bonheur » d'évangéliser dans son métier. « Il y a 20 ans, quand je parlais de Dieu, les gens du métier médisaient que cela ne les intéressait pas. Alors je repartais un peu penaud. Mais maintenant, cela a changé. On me pose des questions et je sens que beaucoup ont besoin de quelque chose qui les aide à vivre », observe-t-il.

« Chaque fois que je peux témoigner, évangéliser, je le fais volontiers. C'est ce que je fais avec le plus de bonheur dans mon métier. Et c'est pourquoi je monte des spectacles qui montrent la sainteté. Inversement, j'ai refusé de tourner dans certains films, comme Amen, de Costa-Gavras, car je ne voulais pas jouer une pièce contre le pape Pie XII ».

Source : Zenit.

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Un enfant de 11 ans se suicide.

Un garçon de 11 ans, décrit comme "très solitaire", s'est suicidé par pendaison mercredi soir alors qu'il était seul chez lui à Saint-Laurent-en-Grandvaux, petit village du Jura, selon le parquet de Lons-le-Saunier.

Le corps de l'enfant a été retrouvé par sa mère au moment où elle rentrait du travail, vers 21h30, a précisé Stéphane Larcat, substitut du procureur, confirmant ainsi une information du quotidien Le Progrès.

"Quand la mère est arrivée à la maison, le loquet était fermé de l'intérieur, si bien qu'elle a dû faire appel à son compagnon pour qu'il défonce la porte". L'enfant était décrit comme souffrant d'une "très grande solitude" et faisait d'ailleurs l'objet d'un suivi psychologique, selon M. Larcat.

Ce drame survient neuf jours après le suicide près de Lyon d'une fillette de 9 ans, qui s'était défenestrée du 5e étage après avoir laissé un mot dans lequel elle faisait part de son mal-être, notamment face au diabète dont elle souffrait.

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10:20 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

Nelson Mandela est très malade.

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Le premier président noir d'Afrique du Sud, hospitalisé depuis mercredi à Johannesburg, devait subir vendredi des examens liés à des problèmes respiratoires. Son entourage se veut malgré tout rassurant.

«Médicalement, il n'y a aucune raison de paniquer». Le propos se veut rassurant. Alors que l'ancien président sud-africain Nelson Mandela, a entamé vendredi sa troisième journée dans un hôpital de Johannesburg, le vice-président du pays a apporté dans un communiqué, des précisions sur les ennuis de santé dont souffre le héros de la lutte anti-apartheid.

Il subit «des examens spécialisés» liés à des problèmes respiratoires, selon Kgalema Motlanthe. Le vice-président sud-africain doit tenir une conférence de presse à 12h30 locales (11h30 à Paris) à la clinique Milpark où premier président noir d'Afrique du Sud est hospitalisé. Nelson Mandela souffre «de maux courants à son âge (92 ans) et d'un problème qui s'est développé avec les années: il a eu la tuberculose à Robben Island (la prison où il a passé 18 de ses 27 ans de détention) et a déjà souffert d'infections respiratoires», a poursuivi le vice-président.

«Le vieil homme est très malade mais il n'est pas en danger» de mort, annonçait jeudi soir une source proche de Nelson Mandela, sous le couvert de l'anonymat. Cette même source disait s'attendre à ce qu'il sorte de l'hôpital vendredi. Mandela avait d'abord été admis à l'hôpital pour des «examens de routine», selon sa fondation qui a depuis gardé le silence sur son état de santé.

Selon une source proche de «Madiba» - son nom de clan utilisé affectueusement en Afrique du Sud - il se remet d'un collapsus, qui se manifeste par un affaissement du poumon. Selon la radio Talk Radio 702, l'icône de la lutte anti-apartheid a vu un pneumologue de l'hôpital Milpark. Le quotidien The Times explique pour sa part que Mandela est sous respirateur depuis la nuit de mercredi à jeudi.

 

«Ne pas penser au pire»

 

Cette hospitalisation a suscité à travers le pays une vague de rumeurs alarmistes qui a conduit le président Jacob Zuma et le parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), à lancer un appel au calme. «Le président Mandela est bien installé et pris en charge par une bonne équipe de spécialistes médicaux», a déclaré Jacob Zuma dans un communiqué. En déplacement au forum économique de Davos, le chef de l'Etat a été informé de l'état de son illustre prédécesseur. Décision a été prise qu'il demeure à la réunion des décideurs économiques et politiques de la planète, afin de ne pas générer de spéculations.

«Mandela a 92 ans et tous les maux associés à ce grand âge. Le fait qu'il ait passé la nuit à l'hôpital ne doit pas faire penser au pire», a dit le porte-parole de l'ANC, Jackson Mthembu. «Nous demandons aux gens de ne pas faire de déclarations inconsidérées, il faut rester calme et ne pas céder à la panique car il n'y a aucune raison de le faire.»

Plusieurs membres de la famille, dont son épouse Graca Machel, lui ont rendu visite après son admission à l'hôpital, où reporters et équipes de télévision ont afflué. Son ancienne épouse Winnie Madikizela-Mandela a manifesté son émotion à la sortie de l'hôpital, selon l'agence sud-africaine Sapa. Nelson Mandela n'a pas paru en public depuis la finale de la Coupe du monde de football le 11 juillet dernier. Il s'est retiré de la vie publique en juin 2004, avant ses 86 ans. Il avait été soigné pour la tuberculose dans les années 1980 et a été traité pour un cancer de la prostate en 2001.

(Avec AFP)

10:16 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

Record d'alcoolémie à Sainte-Soulle.

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Précisons d'emblée qu'il ne s'agissait pas là de procéder à une reconstitution a priori fatale au commun même des cirrhosés. Pour autant, et au lendemain de la révélation d'une alcoolémie himalayesque dans la campagne rochelaise, la nécessité d'une tournée de ses bistrots s'imposait. Ainsi à l'heure de l'apéro, le triste exploit de l'agriculteur aux 5,12 g était hier sur toutes les lèvres plus ou moins imbibées du trop bien nommé bourg de Sainte-Soulle.

Contrôlé ici même l'avant-veille au soir pour n'avoir pas allumé le gyrophare orange de son tracteur, l'assoiffé s'était vite révélé aussi rond que ce ballon gendarmesque qu'il ne réussira pas, d'ailleurs, à gonfler. Devant la patrouille soufflée, un record venait de tomber. Son détenteur aussi. « Le pire, c'est qu'il ne zigzaguait même pas sur la route mais il a fallu le porter tellement il était ivre. Nous avions déjà coincé des 4 grammes, mais là, c'est du jamais- vu », n'en revient toujours pas un gradé.

Une dose a priori mortelle

Au jeu de l'homme qu'a vu l'homme qui a pris la cuite du siècle, le patron du PMU de Sainte-Soulle était assurément hier le mieux renseigné. Cartes d'état-major disposées sur le zinc, Pascal arborait ainsi le sourire entendu de celui qui sait mais ne dira rien : « Le problème, c'est que je ferme mon bar le jeudi après-midi, alors certains vont penser que je suis victime d'une sanction administrative à cause de lui. Sauf que le gars ne coure jamais les bistrots, il se débrouille autrement. » Rompu à la réhydratation solitaire, l'homme semble en fait d'autant plus organisé que la cabine de son tracteur se rapprocherait plus du wagon bar que de l'engin agricole.

« Ceux qui le connaissent savent qu'il a toujours à bord deux grandes bouteilles d'eau minérale déjà mélangée au pastis, quitte parfois à se tromper de portail quand il rentre dans sa ferme », lâche un informateur anonyme. Au sortir d'une longue nuit de dégrisement, le chauffard a pourtant affirmé n'avoir étanché qu'un malheureux demi-flacon de jaune, se flattant au passage de ne jamais téter de vin. « Impossible, un tel taux correspond à 20 ou 25 verres, à se demander d'ailleurs comment il n'en est pas mort », démentent en cœur les spécialistes de la chose.

Loin de ne susciter qu'admiration ou fou rire, malgré quelques circonstanciées brèves de comptoirs (« On sait qu'il labourait, mais qui l'a bourré ? » sic), les habitants de Sainte-Soulle se partageaient hier entre l'envie de lui ériger une statue ou bien à l'inverse une potence.

« Ce type, c'est d'abord un débile et un fou dangereux, il aurait pu tuer un gosse », frissonnait une mère de famille. Une sévérité un peu plus loin relayée par la patronne du routier Poivre et Selle. « Lorsque j'ai découvert ça sur Facebook, j'ai cru à une plaisanterie. J'espère qu'il ne vient pas picoler chez moi. De toute façon, j'ai supprimé depuis un an la formule vin à volonté. »

Au risque enfin de surprendre l'inavouable fan-club naissant, rappelons que le petit village ne détient pas le record de l'ivrognerie mondiale. En 2005, près de Bourg-en-Bresse, un extraterrestre de 37 ans avait flirté avec la barre des 10 grammes. De quoi au moins détendre le maire de Sainte-Soulle, si chagriné hier qu'il réclama que l'on mette fissa les affichettes des journaux hors de sa vue.

09:31 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

27/01/2011

L’intégrité est plus importante que la popularité !

“L'intégrité guide les hommes droits...” Proverbes 11.3 www.saparole.com

Joseph refusa les avances de la femme de Potiphar non pas parce qu’il pensait se faire prendre s’il succombait à la tentation, mais parce qu’il savait qu’il ne pourrait vivre ensuite avec lui-même s’il les acceptait. Ted Engstrom a écrit :“Le monde a vraiment besoin d’hommes que rien ne peut acheter, qui tiennent leurs promesses, qui considèrent leur intégrité plus importante que l’acquisition de richesse, qui ont des opinions fortes et une volonté inébranlable, qui n’hésitent pas à saisir les opportunités qui passent à portée de leurs mains, qui maintiennent leur individualité même lorsqu’étouffés par la foule des autres, qui font preuve d’honnêteté en toutes choses, importantes ou pas, qui refusent tout compromis avec la malhonnêteté, dont l’ambition ne se limite pas à leurs désirs personnels, qui n’acceptent pas d’agir comme les autres parce que la majorité le veut ainsi, qui respectent leurs amis dans les mauvais jours comme dans les bons, restant insensibles aux critiques comme aux louanges excessives, qui ne croient pas devoir faire preuve d’insensibilité, de cruauté et d’intelligence froide pour réussir dans la vie, qui n’ont pas peur de proclamer la vérité même si cette dernière est vilipendée par tous, qui osent crier “non” alors que le reste du monde veut les forcer à dire “oui”.

Décrivant leur attitude comme “un compromis d’intégrité”, le psychologue Leo Randall a analysé les relations qui liaient l’ex-président Nixon à certains de ses plus fidèles conseillers, au cours du scandale du Watergate. Il se souvient d’une conversation qu’il a entendue entre le sénateur Howard Baker et Herbert Porter, l’assistant personnel de Nixon. Baker : “Ne vous êtes vous jamais posé de questions sur le bien-fondé de ce que vous faisiez à ce moment-là ?” Porter : “Non, absolument pas !” Baker : “Pourquoi non ?” Porter : “A cause des autres... J’avais peur d’être considéré comme ne faisant plus partie de l’équipe...” Souvenez-vous de ces paroles ! Recherchez l’intégrité, pas la popularité !  

 Bob Gass.


09:55 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

26/01/2011

Mgr Samuel Ruiz est mort.

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Mgr Samuel Ruiz, évêque émérite de San Cristobal de Las Casas (Mexique), qui fut le médiateur entre le gouvernement et la guérilla zapatiste, est mort lundi 24 janvier

Les Indiens l’appelaient « Tatic (père) Ruiz ». Il faut dire que, pendant les quarante années (1959-2000) où Mgr Samuel Ruiz fut l’évêque de San Cristobal de Las Casas, dans l’État du Chiapas, au Mexique, il contribua puissamment à conscientiser les Indiens.

Après ses études à l’Université grégorienne de Rome et son arrivée au Chiapas, le jeune évêque, né en 1924, participa à la conférence de Medellin en 1968 et devint le responsable du Département des missions du Conseil épiscopal latino-américain (Celam).

Partisan de l’option préférentielle pour les pauvres et fervent défenseur de la théologie de la libération – il publia Théologie biblique de la libération (1975) –, Mgr Ruiz mit en place un vaste réseau de 7 800 catéchistes indigènes et 2 600 communautés de base, ce qui permit, par un patient travail pastoral d’éducation populaire, d’aider les Mayas du Chiapas et d’ailleurs à s’organiser pour défendre leurs droits.

Une campagne sera lancée pour obtenir le renvoi de l’« évêque rouge »

En 1974, à l’occasion du 500e anniversaire de la naissance de Bartolomé de Las Casas, il organisa le premier congrès indigène du Chiapas. Autant d’activités qui provoquèrent la colère des grands propriétaires et du gouvernement mexicain : lors de la visite de Jean-Paul II au Mexique en 1993, une campagne sera lancée pour obtenir le renvoi de l’« évêque rouge »…

Peu après, en janvier 1994, éclate le soulèvement indigène appuyé par l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN). En décembre 1994, il met en place la Commission nationale d’intermédiation, chargée de maintenir le dialogue avec elle. Les négociations s’interrompent pourtant en janvier 1997, permettant au gouvernement mexicain de durcir sa politique d’extermination des populations indigènes et de persécutions de l’Église catholique.

En juin 1998, l’évêque préféra démissionner de la commission, tout en continuant de travailler à la pacification du Chiapas. Après son décès lundi 24 janvier à Mexico, où il était hospitalisé depuis deux semaines, les obsèques de Mgr Ruiz doivent avoir lieu mercredi 26 janvier dans la cathédrale de San Cristobal, au lendemain du 50e anniversaire de son ordination épiscopale, le 25 janvier 1960.
  
Source : La Croix.


11:06 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |