7427

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/02/2011

Éditions en ligne Frédéric Serre.

Frédéric Serre

Serre Éditions - Édition en ligne

Éditions en ligne

Éditeur de livres sous format numérique en ligne, nous souhaitons faire connaitre et promouvoir de nouveaux auteurs et vendre leurs œuvres à petit prix

Soeur Emmanuelle, cette éternelle révoltée

Référence : bl20111602spi

Auteur : Bruno LEROY

Thème : Spirituel

Date d'édition : 16/02/2011
 

generate_image2.jpg

http://www.editions-en-ligne.fr/acheter-articles-soeur-em...

 

06/02/2011

LES SILENCES DE MAURICE ZUNDEL.

19:03 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans AMIS ( ES ) SPIRITUELS OU ARTISTES., GUIDE DE VIE SPIRITUELLE., LES BLOGS AMIS., MAURICE ZUNDEL., TÉMOINS DE CE TEMPS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

16/10/2009

LES PENSÉES DE THÉRÈSE.

920bac07f882692f8c24f7a4a49937d9.jpg
Pour méditer une phrase de la " petite " Thérèse, cliquez sur la photographie.
La profondeur de sa pensée nous mène sans détour vers la prière !

"Cette lumineuse Présence est celle de l'Amour indéfectible de Christ pour chaque individu.
La Parole de Dieu en son entier, est une invitation perpétuelle à l'Amour et l'Espérance.
Il peut vous parler autrement, l'important, est qu'Il s'adresse au coeur même de vos Existences".
Bruno LEROY.

20:14 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans GUIDE DE VIE SPIRITUELLE. | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

08/05/2008

NOUVEAUX LIVRES DE GUY GILBERT.

Et si on parlait de tes mômes ?
Comment élever ses enfants

 

Dans un monde où tout change, comment élever vos enfants ?

Comment établir votre autorité de parent, transmettre vos valeurs fondamentales ?

Comment relever les défis scolaires, assurer les multiples apprentissages de votre enfant qui grandit ?

Que répondre aux troubles de l'adolescence, à l"éveil de la sexualité ?

Quelle attitude adopter face à l’envahissement de la télévision, des jeux vidéo, d’internet ?

Comment maintenir le dialogue avec des jeunes qui vous échappent ?

 

Guy Gilbert a consacré sa vie à l’éducation des jeunes, dont il connaît toutes les difficultés. Aux préoccupations des parents d’aujourd’hui, il donne des réponses claires et de nombreux conseils. Un livre utile à tous ceux qui ont choisi d’être des « combattants de l’Amour » aux côtés de leurs enfants.

 




Et si on parlait de tes mômes ?
Date de parution : 15 mai 2008
ISBN : 978-2-84876-117-6
12 x 17,8 cm
96 pages
8 €


Réussis ta vie !
Conseils pour tous les âges : du jeune au dinosaure


Comment se retrouver dans une société où les valeurs bougent, où tout semble interchangeable ?

Comment être soi dans un monde où la consommation et l'argent obsèdent les esprits ?

À nous tous qui cherchons à donner un sens à notre existence, Guy Gilbert offre de précieux repères. Quels que soient notre âge, notre situation familiale ou professionnelle, il nous invite à redécouvrir la beauté du monde, à ressentir la joie d"être vivants et à goûter au bonheur de vivre avec les autres.

Plutôt que réussir dans la vie, ne vaut-il pas mieux réussir sa vie ?

 




Réussis ta vie !
Date de parution : 15 mai 2008
ISBN : 978-2-84876-116-9
12 x 17,8 cm
96 pages
8 €

RÉSUMÉ DES DEUX LIVRES :
À celles et ceux qui cherchent un sens à leur existence, Guy Gilbert répète inlassablement : " Je te souhaite une superbe vie, une vie où tu en baveras, où ta seule façon de vivre donnera à penser aux autres qu'il est impossible que Dieu n'existe pas ! "
Réussir sa vie est un ouvrage exigeant, impertinent, spirituel et joyeux. Car il ouvre les yeux sur la beauté de l'existence, du monde qui nous entoure, sur les autres, sur la force de l'amour. Mais surtout il refuse que quiconque puisse considérer sa vie comme inutile.
1. Les recettes de la joie
Vivre le présent - la théologie des 24 heures - beauté et nécessité du silence - la nature - force de la prière - s'aider des anges - rester jeune - être le sel de la terre
2. L'amour
Aimer à tout casser - sa part de silence - une relation authentique - beauté de la famille - comment naviguer entre les écueils (divorce, deuils, maladies, chômage, problèmes avec les enfants...)
3. Le travail au quotidien
Tout faire par amour - tolérance - partage - amitié - soutien - bûcher sa foi
4. La vieillesse
Solitude : non au huis-clos - s'engager- joie de vieillir, réussir sa vieillesse - vivre pleinement -lumière de la vieillesse - être son maître intérieur - on manque de sages, on manque de fous
5. La mort
Comment et pourquoi ne pas en avoir peur - accompagner les autres
6. Bibliographie 
Le développement physique, moral, affectif, intellectuel et spirituel des enfants est au coeur de toute l'oeuvre du père Guy Gilbert. De manière claire, profonde, spirituelle, parfois à rebrousse poil, sans fard, il conduit les parents à faire "bûcher" leurs enfants afin que ces derniers apprivoisent la société, leur propre corps et, surtout, leur âme.
Cet ouvrage est divisé en deux parties. La première partie s'adresse directement aux parents. La seconde aux enfants et ados.
Pour les parents
1. Justice
Les enfants ont soif de justice, d'autorité et de certitudes - Comment leur rendre justice - punir sans humilier
2. Droits et devoirs des enfants
Parents permissifs, démissionnaires - "Comment en faire un bon délinquant" - Deux textes/prières de l'adolescent
3. Le couple roc
Parents adultes : leur donner du temps, rester présent - être cohérent - respect de la parole donnée - premiers de cordée - mère et égalité d'humeur - père et loi - lien paternel et lien religieux - Conte perse
4. Grands-parents
Apprivoisez vos petits-enfants
5. "Silence, on vit"
Bruits et parasites des médias - silence - dialogue - paix du dimanche - beauté de la nature
Pour les enfants
6. Humilité
Savoir qui tu es - apprivoise ton corps - apprivoise ton sexe (fidélité, vivre l'amour) - apprivoise ton intelligence (faire bien et lentement, lycée/"école" du respect) - être autonome - apprivoise ton âme (argent de poche et partage ; "bouge ton cul pour les autres" ; milite : rêve et spiritualité) 

10:52 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans GUIDE DE VIE SPIRITUELLE. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne, poesie |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

01/05/2008

OCÉAN DE SAGESSE.

1606923699.jpg
Prodigieux destin que celui de Tenzin Gyatso, ce fils de paysan né dans une lointaine province du Tibet. Découvert à l’âge de 2 ans grâce à des songes et à des oracles, et considéré comme la réincarnation du treizième dalaï-lama, il est conduit à Lhassa, la capitale, pour y être intronisé. A 5 ans, il devient le nouveau chef spirituel et temporel du Tibet. Il mène dès lors une vie de moine, fait vœu de chasteté et suit un long cursus d’études philosophiques.

En 1959, il doit fuir secrètement son pays occupé par la Chine depuis dix ans et s’exile en Inde. En 1989, il reçoit le prix Nobel de la paix pour récompenser sa résistance pacifique et celle de son peuple qui vit un véritable génocide culturel.

Depuis 1973, il voyage régulièrement en Occident où ce "simple moine bouddhiste", comme il aime à s’appeler, est devenu une personnalité médiatique. Apôtre d’une spiritualité humaniste, il touche par son charisme exceptionnel. Celui-ci tient autant à ce destin hors du commun qu’à sa personnalité chaleureuse, autant à son rire communicatif qu’à la réelle adéquation entre ses paroles et ses actes.

 
  1 Choisir la non-violence
  Malgré les atrocités commises par les Chinois au Tibet, Tenzin Gyatso s’est toujours opposé non seulement à une forme quelconque de résistance armée, mais aussi au fait de dénigrer ses adversaires. « Quoi qu’ils nous fassent, ne dites jamais de mal des Chinois », répète-t-il inlassablement à ses interlocuteurs. La non-violence doit s’enraciner dans notre cœur comme un refus de rentrer dans la spirale infernale de la haine, de la vengeance, du coup rendu. Ce message s’inspire à la fois des enseignements fondamentaux du bouddhisme et de l’exemple politique de Gandhi, auquel le dalaï-lama rend souvent hommage.
  2 Il n’y a pas de vérité unique
  Une même vérité pouvant revêtir différents visages, le dalaï-lama prône la tolérance religieuse. Régulièrement, il surprend ses auditoires occidentaux en leur affirmant qu’il est inutile, et même souvent négatif, de vouloir changer de religion. Cette attitude n’est pas feinte. Au cours d’une audience privée, on l’a vu offrir une icône du Christ à un anglican qui lui avouait s’être récemment converti au bouddhisme. Il lui a dit ces paroles : « Bouddha est ma porte, Jésus est ta porte. »
  3 Nous sommes responsables de nos actes
  Les concepts bouddhistes de causalité et d’interdépendance de toutes choses sont au cœur de son enseignement. Chaque phénomène est le résultat de causes et de conditions qui l’ont engendré et tous les phénomènes produits sont dans un lien d’interdépendance. Il en résulte que chacun de nos actes engendre des effets (positifs ou négatifs) pour nous-mêmes, mais influence aussi la réalité globale. D’où une éthique de responsabilité individuelle – nous sommes responsables de tous nos actes – qui n’est pas séparable de l’évolution de la planète. « La paix du cœur mène à la paix mondiale », aime à répéter le dalaï-lama, insistant sur le fait que « la motivation qui préside l’action est plus importante que l’action elle-même, car c’est l’intention qui induit notre responsabilité ».
  4 Le bonheur s’apprend
  « Réaliser un bonheur authentique suppose de transformer sa manière de penser et le regard que l’on porte sur le monde et sur les autres. » En nous observant avec attention, nous pouvons comprendre comment les émotions, les pensées et les actions négatives nous rendent malheureux et comment, à l’inverse, les émotions, pensées et actions positives épanouissent notre vie. Par l’introspection et le travail sur soi, on apprend progressivement à être heureux.
  5 Aimer et compatir
  « La vraie valeur de l’existence se manifeste en regard de la compassion. » La compassion n’est pas un sentiment ou une émotion, mais le fruit d’une compréhension rationnelle de la réalité et de la nature véritable de l’esprit humain. Pour annihiler le poison de l’égoïsme et de l’attachement à son propre ego, il faut découvrir que tout être souffre et que cette souffrance est la cause de tous les maux. C’est en ayant de la compassion pour chaque être souffrant – à commencer par ceux qui nous font souffrir – qu’on libérera notre esprit des ténèbres de l’ignorance et que l’on atteindra la paix du cœur.

13:06 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans GUIDE DE VIE SPIRITUELLE. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne, poesie |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

01/04/2008

Méditation de Guy Gilbert au mariage du Prince.

1268913452.jpg

 

"Vous savez tous les deux, Claire et Laurent, comme j'aime l'Eglise. Je suis très heureux d'être là avec vous, avec le cardinal Danneels, ses frères prêtres pour être témoin de votre amour, à toi Laurent et à toi Claire. L'amour que toi, Claire, tu portes à Laurent. Laurent, tu es le dernier petit poussin à quitter le nid, après Astrid et Philippe. Je salue, Laurent, affectueusement ta chère mère Paola et ton père Albert et puis Astrid qui n'est pas là. Nous sommes tous de tout coeur avec elle; elle attend un petit. Et puis Philippe.

Claire, tu quittes aussi le nid. Je salue tes chers parents Nicole et Nicolas affectueusement. Et puis Johanna et Matthew.

Le cardinal Danneels m'a permis une petite méditation.

Je voulais dire que votre famille reste le coeur, le coeur de votre vie. La famille, c'est la cellule la plus petite, la plus grande, la plus noble, la plus ancienne, la plus neuve. Vous la fondez aujourd'hui, Claire et Laurent.

L'amitié partagée avec tant de gens qui sont venus ici, bien au-delà du protocole, pour vous dire qu'ils vous aiment, tous les deux. Gardez, Claire et Laurent, vos amis bien précieusement. C'est la chose la plus grande que vous pouvez avoir après votre famille. Des amis vrais qui resteront quand tout ne va pas bien.

Merci pour ton amitié, Laurent. Elle est ancienne de 7 ans. Tu as voulu m'offrir un prix pour mes loubards. Et il n'y a pas que des loubards français, malheureusement. C'était aussi pour des jeunes qui poussent mal et qui sont Belges et que nous prenons dans notre ferme là-bas. C'est là que cette amitié est née.

Et puis tu es venu. Je vois de toi l'image d'un prince soignant des sangliers, caressant les lamas. Tu aimes tellement toutes les bestioles de la création: de la coccinelle à l'éléphant. Je t'ai vu en présence vivante proche.

J'ai apprécié que tu ne juges pas mes jeunes et que tu ne leur demandes jamais de quelle prison ils venaient et ce qu'ils avaient fait. Ils t'ont beaucoup aimé. Altesse royale! Cela alors, pour eux cela ne leur dit rien. Tu as été avec nous un prince, Laurent, dans la mesure où tu les as servis humblement, fraternellement. Tu partageras avec Claire cet amour des animaux.

Claire et Laurent, la plus belle aventure du monde, c'est l'amour que vous vous êtes donné dans les mains du cardinal Danneels. Et tous ceux et celles qui sont ici le savent. Vous pouvez avoir tous les titres du monde, tout l'argent du monde. Si nous n'avons pas l'amour, nous ne sommes rien. La plus belle aventure du monde, Laurent et Claire, c'est ce oui que vous vous êtes donné. C'est un combat, demandez-le à Paola et Albert; demandez-le à Nicholas et Nicole, vous verrez. Demandez-le à Astrid et Lorenz, à Philippe et Mathilde, à Johanna et son mari. Demandez-le. C'est un combat, un magnifique combat de tous les jours. Et vous le gagnerez quand on se donnera rendez-vous dans 50 ans. Je n'aurai que 127 ans quand même.

A deux conditions, Laurent et Claire. Dans cette préparation magnifique du mariage qu'on a faite ensemble, je vous l'ai dit, votre couple d'abord. J'entends parler souvent des couples qui parlent des enfants. Je dis d'abord vous. Je suis le troisième d'une famille de pauvres. On était 15 enfants. Cet amour que nous portaient mon père et ma mère, oui mais cet amour qu'ils se portaient.

Le roc de votre vie sera l'amour que vous vous porterez l'un et l'autre. Je ne fais que rendre, comme prêtre, l'amour que j'ai reçu d'un homme et d'une femme, mon père et ma mère. Ma mère qui a rendu le dernier soupir dans mes bras il y a quelques mois.

Votre couple d'abord. Les obligations de votre rang vous prendront du temps; ton travail de géomètre aussi, mais d'abord vous deux. Aimez votre différence, aimez que l'autre soit différent. N'oubliez pas: respectez-vous infiniment. Le respect, c'est le plus beau mot de l'amour. Je connais votre coeur universel déjà. Que vos portes soient ouvertes aux quatre coins de l'amitié. Que les plus petits soient servis d'abord. C'est là, Laurent et Claire que vous serez vraiment Prince et Princesse.

Enfin vos enfants, ils seront les étoiles de berger de vos vies.

Donnez-leur les valeurs que vous avez reçues de vos parents. Des valeurs strictement laïques d'abord, universelles. On n'a pas besoin d'être chrétien pour avoir des valeurs. Des valeurs profondément laïques, de respect et de tolérance, d'amour de l'autre. Donnez-leur les valeurs religieuses et morales que vous avez reçues tout petits.

Aimez-les. Que votre travail ne vous dévore pas. On ne rattrape jamais l'amour qu'on n'a pas donné quand ils sont si petits dans le nid, si fragiles et j'en sais quelque chose dans mon métier d'éducateur spécialisé.

Enfin, les médias qui êtes venus honorer cet amour. Valorisez l'amour. Cette image qui est transmise dans le coeur de tant de Belges, maintenant. Valorisez l'amour, l'amour du coeur. Valorisez la fidélité. Dites à travers vos écrans et vos micros l'immensité de la beauté de la personne dans son coeur d'abord - dans son corps - mais dans son coeur d'abord. Valorisez l'enfant qui dort dans le palais de sa mère, comme l'enfant qu'attendent Astrid et Mathilde. Ce maillon le plus fragile de la vie qui est l'enfant qui dort dans le ventre de sa mère.

Valorisez aussi le vieillard qui s'éteint. Tant d'anciens meurent seuls dans les hopitaux maintenant. Laurent et Claire, valorisez ces deux maillons de la chaîne de la vie, le plus petit qui dort dans le ventre de sa mère et le vieillard qui s'éteint. Aimez-vous en vérité, dans votre vie privée, parce que vous en aurez une et c'est très important. Que votre amour soit rayonnant. Soyez des rayons lasers. Vous êtes des personnes publiques, que votre vie soit exemplaire, Claire et Laurent.

Enfin, vous avez pris des textes très courts sur l'amour, on les a choisis ensemble. N'oubliez pas - le cardinal Danneels vous l'a dit tout à l'heure - seul l'amour de Dieu vous rendra fidèles et vrais dans votre amour, seule la puissance de ce sacrement que vous avez reçu vous donnera la force.

Enfin, un petit conseil, un énorme conseil: ne vous couchez jamais, Claire et Laurent, sans vous être demandé pardon. Sachez dire pardon, pardonne-moi, ou je te demande pardon. Tant de couples se sont quittés parce qu'ils n'ont pas su le dire.

Jour après jour, soyez tous les deux des êtres de miséricorde. Je vous dédie, frères et soeurs bien aimés qui êtes là, et puis ceux qui regardent à travers l'écran, je vous dédie cette belle histoire vraie.

C'est une des plus belles histoires vraies que je connaisse. Je la dédie à vous, Paola et Albert, Nicole et Nicholas, Maria et Henri, tous ceux qui s'aiment, tous ceux qui ont réussi à tenir le coup dans la fidélité. Et puis je le dédie à ceux qui peut-être dans cette assistance sont séparés, divorcés, remariés. Dans quelle souffrance vivent souvent des gens dans le monde d'aujourd'hui? Alors à tous et toutes, je vous dédie cette histoire. C'est l'histoire des foulards blancs.

Un adulte de 20 ans avait sali ses parents, une affaire qui détruit un peu la réputation des parents. Et le père a dit à Jean qui avait sali sa famille:
- Jean, fous le camp et ne remets plus jamais les pieds à la maison.
Alors Jean est parti, la mort dans l'âme, mais il est parti. Et puis quelques temps plus tard il se dit:
- Je suis vraiment une ordure, un salaud. Alors je vais demander pardon à mon père.
Mais il avait tellement peur que son père le jette dehors de la maison, alors il lui écrit.
- Papa, vraiment, je vous ai salis et je te demande pardon, je voudrais tant revenir à la maison. Je t'écris. Je ne te mets pas d'adresse. J'ai tellement peur que tu me dises non. Si tu me pardonnes, écrit-il dans la lettre, mets un foulard blanc, je t'en prie, sur le pommier devant la maison - tu sais la grande allée qui conduit à la maison. Mets un foulard blanc sur le dernier pommier.
> Et puis quelques temps plus tard, il dit à son frère et ami Marc:
- Je t'en supplie Marc, accompagne-moi. Je te conduits à 500 mètres de la maison. Là, tu prends le volant. Je me mets à côté, à la place du passager et ferme les yeux. Lentement tu descends l'allée des pommiers. Tu t'arrêtes. S'il y a un foulard blanc, je foncerai à la maison. S'il n'y pas de foulard, jamais plus je ne reviendrai à la maison.
Ainsi dit, ainsi fait. A 500 mètres, Jean donne le volant à Marc. Jean s'assied à la place passager et lentement la voiture descend l'allée des pommiers jusqu'au dernier pommier devant la maison. Et Jean les yeux fermés dit à Marc:
- Je t'en supplie, Marc, mon père a-t-il mis le foulard blanc dans le pommier devant la maison?
Et Marc lui dit:
- Non, Jean. Il n'y a pas de foulard dans le pommier devant la maison, mais il y en a des centaines tout au long de l'allée qui conduit à la maison.

Frères et soeurs biens aimés. Partez de cette cérémonie avec des foulards blancs dans votre coeur. Soyez, Claire et Laurent, des êtres de miséricorde. Soyez tous frères et soeurs, de quelque religion à laquelle vous appartenez, de quelque culture. Le monde crève de manque de miséricorde. Catholiques, protestants, orthodoxes, musulmans, juifs, bouddhistes, athées, agnostiques, soyez des êtres de miséricorde.

Merci d'être là dans cette cathédrale, pour célébrer l'amour. Pour terminer, merci de saluer l'amour de Laurent et Claire. Et merci de le souligner par un applaudissement chaleureux. Que cela vous dynamise, Claire et Laurent. Et chacun et chacune d'entre vous, vivez. Je vous aime beaucoup Laurent et Claire. God Bless You !"

Guy GILBERT.

15:44 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans GUIDE DE VIE SPIRITUELLE. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

23/03/2008

GUY GILBERT TON MEILLEUR AMI.

467727667.JPG

( Photo : Bruno LEROY. )



Un loubard me posait un jour, avec ses mots, cette question superbe et éminemment théologique : "pourquoi Jésus a fermé sa gueule pendant trente ans et n'a parlé que trois ans ?"

Par les cinq mystères lumineux que Jean-Paul II a ajoutés aux quinze autres, on trouve une réponse à ce silence, ainsi qu'à celui de tous les contemplatifs du monde. Eux font plus que le Christ. Ils peuvent vivre cent ans, ils se tairont volontairement pendant toute leur vie. C'est la force et la splendeur des vies cachées qui méditent les mystères de la vie publique du Christ, de l'entrée au couvent jusqu'à leur mort.

Jean-Paul II nous donne la clef de son désir d'ajouter cinq mystères lumineux aux quinze mystères existants : Entrer dans l'humanité du Christ.

Chrétiens, nous biffons souvent l'humanité du Christ. Sa divinité, ok ! On y croit. Mais son humanité nous dépasse. Elle est proclamée pourtant à chaque évangile que nous lisons.
Le jour où l'on saisit qu'il a été un humain, un vrai, alors quelquechose change en nous définitivement.
Si tu le crois, tu peux donc le rencontrer plus intimement que tous les êtres que tu côtoies.
Si on est convaincu de cela, alors "Il est là" comme le meilleur des amis, il est plus grand et plus aimant que tous les amants du monde.

Le meilleur de nos amis, on ne peut pas s'en passer.
Son absence nous peine. Sa présence nous fortifie. Il est une "présence" sans qui nous ne pouvons rien faire. On lui confie tout. On éclate de joie avec lui. On le sent plus que jamais présent dans la peine et dans le deuil. A tout moment son nom "Jésus" affleure sur nos lèvres. Le matin, on se lève, il est là, tout de suite. Lui dire "Je t'aime" le ravit. On se couche et son nom bénit est invoqué jusqu'à la limite du sommeil. Alors dormir n'est qu'une interminable prière jusqu'au réveil.

Méditons dans ces cinq mystères lumineux les 9/10° de la vie humaine et publique du Christ, notamment ses trois ans d'intense activité sur ses trente-trois ans de présence sur terre. Que cette présence, décrite avec ma plume si fragile parce qu'humaine, deux mille ans après nous soulève et nous transforme. En nous permettant de ne plus jamais quitter celui que le Père nous a envoyé.
Sans vouloir parler à la place du Père, je crois cependant qu'il t'aurait dit à peu près ceci :

"Marche avec mon fils bien-aimé. Il est ton modèle.
Mets tes pas dans ses pas.
Parle avec lui sans cesse et tais-toi ensuite pour l'écouter. Oui, vraiment, fermes-là sinon tu n'auras pas de réponse.
Lis sa vie avec tes tripes et ton cœur
Et médite-la sans fin.
Une grâce spéciale t'es donnée dès que tu lis l'évangile,
A condition que tu sois dans le calme et que tu fasses silence en toi.
La parole lue aura alors en toi une résonnance immense. Tu ne pourras plus t'en passer. Elle te fera vivre et tu seras alors mon témoin.
Parce que tu voudras absolument la vivre avec ce que tu es. En mettant tes fragilités et tes dons au service de tous les êtres humains.
Et tu auras la joie… une joie immense. Personne ne te la ravira."

Méditons, admirons l'humanité du Christ avant d'aborder les cinq mystères que notre Pape bien-aimé nous demande de découvrir en les priant, en les vivant. Lis ces lignes dans la joie de découvrir le merveilleux humain qu'est le Christ.

N'oublions pas que le Christ est Dieu même, mais voyons-le comme un homme. Regardons-le vivre si humain, si semblable, si ressemblant aux hommes et femmes de son temps.
Guy Gilbert.

20:11 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans GUIDE DE VIE SPIRITUELLE. | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

18/03/2008

GUY GILBERT TÉMOIGNE AU VATICAN.

620681574.jpg

 

( Photo : Bruno LEROY )

Pontifical Council for the Pastoral Care of Migrants and Itinerant People

People on the Move

N° 98 (Suppl.), August 2005

R. P. Guy GILBERT

Fondateur Association «Père Guy Gilbert-Bergerie de Faucon»

France

 

Je suis heureux d’être avec le Cardinal Hamao, S.E. Msgr Marchetto et vous tous. Je n’ai rien écrit, parce que je voulais vous connaître avant et préparer 20 questions, une par minute.

Enfin, la première rencontre internationale pour la pastorale des enfants de la rue. Enfin. Je me disais souvent: quant c’est que les Cardinaux vont faire un truc qui tire un peu. C’est capital d’unir nos forces dans nos formes différentes, ce que nous vivons avec les gens de la rue, que ce soit avec des femmes, des hommes, des bonnes sœurs, des curés, des évêques. Chacun a son job.

Le Cardinal Hamao tout à l’heure aurait pu me demander: pourquoi ton «look»? J’était en clergyman d’abord, avec les cheveux courts. Et puis j’ai vu les policiers français insulter les noirs de sales Negros, de délinquants, et je me suis dit: je ne suis pas un diamant moi! Un mec m’a dit: prends ce blouson. Et il y a 34 ans qu’il me l’a donné. Quand un policier m’insulte, vu mon «look», je vais à l’Ancien Testament: œil pour æil. Uniquement pour la forme, je respecte profondément le bulot de policier, mais s’il est raciste, je ne peut pas le supporter.

Je suis dans la ligne de Jean Paul II parce qu’il a parlé d’inculturation. On n’est pas tous obligés de se mettre en blouson noir. Ma vie a été projetée dans une inculturation totale, la plus grande possible, dès le début. Don Bosco s’est battu dans la rue. Ma tactique parfois c’est de dire: je frappe d’abord, je bénis après.

Dans la rue la violence des jeunes est telle qu’il faut aussi rentrer dans une certaine culture de violence et non pas pour se faire respecter, mais simplement pour rentrer dans leur culture. Et j’ai horreur de la violence. Mais c’est une technique que j’ai pris de temps en temps.

Dans la rue ils ont 200 mots de vocabulaire. Donc, apprendre leurs mots.

Quarante ans de vie. Je pensais être curé de campagne, et j’ai été en Algérie où j’ai rencontré un jeune qui mangeait après le chien et c’est ça qui m’a doucement amené à faire ce job. Souvent des prêtres me disent de vouloir s’occuper des enfants de la rue. On connaît un drogué, on connaît des délinquants et petit à petit on avance. N’importe qui ne peut pas vivre avec des délinquants, il faut des dons très précis. 

Vivre avec. J’ai vécu pendant 15 ans avec les bandes de rue. J’ai vu des choses terribles. J’ai vu des morts, j’ai voulu vivre avec eux parce que je pense que le don de Dieu c’était de me faire vivre l’amour au cœur d’une extra violence. Et je ne remercierai jamais assez l’Eglise pour m’avoir permis de vivre cet apostolat en plein cœur de l’Eglise même.

J’ai l’apparence de la marginalité mais je ne suis pas un marginal dans l’église. J’ai pris le col romain pendant ces jours parce que je me suis dit que Msgr Marchetto va me chasser de ce Congrès. Mais ce clergyman je l’avais acheté quand j’ai marié le fils du Roi des Belges. 

Ma pratique: je suis resté fixé sur les 13/16 ans. Un jeune de 13 ans a sodomisé très violemment un jeune de 11 ans. Pénalement ils vont en prison à 13 ans. En France ils peuvent rester 2 ans. Je l’arrache au juge en disant que ce n’est pas en prison qu’il s’en sortira et le juge accepte. De plus en plus en France les juges refusent de mettre en prison, ils ont honte, et ça c’est nouveau depuis 5 ans et s’est très beau.

Aller jusqu’au bout. Les jeunes que je prends à 13 ans je m’en occuperai 10-15 ans s’il le faut. Notre problème de niveau éducatif est mondial. On s’occupe d’une tranche d’age, ensuite on les passe aux autres et aux autres, ce qui fait qu’un jeune de 16 ans a 40 éducateurs pendant son enfance. Est ce que c’est normale de vivre avec 40 adultes quand on a 16 ans? Je dénonce ce système haché, terrible. On démolit toute l’affectivité et la vie d’un jeune.

Les jeunes que j’ai connu il y a 40 ans, quand ils sont en prison je vais les voir. Ils auront un mandat tous les mois et je les attends à la sortie. C’est pour ça que nous en prenons pas plus de 10 par an.

Créer des petites structures. Je vois des structures énormes. Ce sont des machines à s’occuper de la «viande» délinquante. On ne s’occupe plus des humains, on s’occupe des délits. 

Ma pratique est la zoothérapie. Ces jeunes sont des cas très lourds de justice. Plus personne les veut. Je les prends en priorité. Premièrement, parce que je pense que se sont des êtres de lumière et qu’il y a toujours une part de cristal dans l’être le plus déchu. Deuxièmement, le regard du Christ sur la croix vis-à-vis du bon Larron m’a toujours fasciné. C’était une pourriture, une ordure, mais le Christ l’a regardé et il a demandé pardon et il est monté au Paradis. Jean Paul II a déclaré de nombreux saints mais c’est le seul à qui Jésus Christ a dit: Viens.

Au début l’alphabétisation est impossible. Ils ont 14 ans et ont quitté l’école depuis les 5/6 ans. Leur faire doucement des cours quand ils le désirent. Mais une fois qu’ils l’ont désiré ils ne reviennent plus en arrière. Ensuite un apprentissage, et après des familles d’accueil. Leur payer leur permis de conduire. C’est ça mon évangélisation d’abord. Leur apprendre que quelqu’un restera avec eux jusqu’au bout. La véritable évangélisation ce n’est pas de s’occuper de tranches, de les jeter, d’en prendre d’autres, mais c’est de regarder quelqu’un avec amour comme Christ regardait et allait jusqu’au bout de son humanité. Pour ça il ne faut pas avoir 150 «délinquants» évidemment. 

S’il y a des rechutes, nous sommes là. Je signale que nous parlons toujours dans nos instances de jeunes pauvres d’Asie, Philippines, etc. et je vous signale, frères et sœurs bien aimés, que vous avez une jeunesse dont on parle très peu, c’est la jeunesse des nantis, les jeunes dont les parents sont séparés et qu’ont de l’argent à pas savoir qu’en faire, c’est de la drogue et le suicide souvent. Et si je pouvais passer des pauvres jeunes émigrés, dont je m’occupe, aux jeunes du XVIème arrondissement à Paris je m’en occuperais. La pauvreté c’est de ne pas d'être aimé par quelqu’un. Ce n’est pas au Brésil dans des favelas, c’est d’abord de n’être aimé par personne, voilà la pire des pauvretés. 

Je m’occupe beaucoup des jeunes émigrés parce que, ayant passé 13 ans en Algérie, je connais l’arabe, je connais le Coran et je peux, moi, chef chrétien, «émir» chrétien, leur dire: dans ton Coran il y a écrit ça. C’est très important d’aller chez l’autre pour son éducation. D’où non pas une évangélisation explicite, mais d’éducateur. J’ai 20 équipiers, musulmans, bouddhistes, orthodoxes, protestants, catholiques. Je prie à l’écart de la communauté. Ils viennent avec moi s’ils le veulent. Discrètement. Tous les jours je prie et ils viennent avec moi.

Je suis curé de la campagne à coté. La dernière fois le Cardinal Barbarin est venu pour une fête folklorique qui avait été abandonnée depuis longtemps, mais que je refais. Le Cardinal me dit: Guy, j’ai cru voir 5 arabes parmi les enfants de chœur. J’ai répondu: Monseigneur c’est nouveau, ça vient de sortir. Et j’ai lui expliqué que les jeunes me suivent souvent parce que je les ai pris en prison sans leur rien dire. Nous prions. Quand Jean Paul II à Assise a réuni toutes les religions, il n’a jamais dit «prions ensemble», mais «ensemble pour prier». Je le fais depuis des années et c’est très beau. On se rassemble, on reste silencieux et chacun prie dans sa religion. 

Evangéliser par la présence. En France on me demande souvent: comment tu les évangélises? Je dis: en fermant ma bouche. Et je prends l’exemple du Christ qui, pendant 30 ans, s’est tu. Il faut pas que nous oublions ça. Nous voulons toujours ramener notre religion, mais le Christ s’est tu, et ce silence a été un silence extraordinaire parce que ça lui a permis, ensuite, de parler 3 ans. Je leur donne jamais des règles évangéliques mais je leur dis: aime ton ennemi. Le soir les jeunes ne se couchent jamais sans se demander pardon de façon très humaine. Chacun critique l’éducateur devant tout le monde avec affection, parfois violemment, mais toujours on demande pardon. C’est la religion de l’amour, ce n’est pas dit, mais c’est vécu et bellement, je peut vous assurer. Ces jeunes ont fait de moi ce que je suis; je ne suis pas grande chose, mais si je suis le prêtre qu’on aime et qu’on admire dans l’Eglise c’est grâce à l’Eglise d’abord, et ensuite c’est grâce aux jeunes délinquants avec lesquels je vis. 

Témoigner est capital. J’ai pris 5 ans de silence sans rien dire. J’ai reçu des insultes, on m’a volé, on a failli me tuer. Aucune importance. Disait St Paul: c’est là dedans que tu dois être heureux de vivre l’amour du Christ. Mais il faut témoigner quand c’est le temps de le faire. Quand j’ai un micro de télévision je parle de deux choses, de la misère des jeunes de France et de l’évangile, alors là aucun problème. J’ai écrit 21 livres qui ont été vendus en 1.500.000 exemplaires. Cela m’a étonné parce que je ne voulais rien écrire. Mais on m’a demandé d’écrire et j’ai écrit. Nous devons témoigner par l’écrit, par la parole aussi, quand on nous le demande.

Interpeller l’Eglise catholique et romaine. Enfin les Evêques vont en prison célébrer, enfin! A Noël et à Pâques. Combien de fois j’ai dit aux Evêques: comment vous pouvez laisser seuls les prisonniers à Noël et à Pâques en n’étant pas capables d’aller les voir? Ils le font maintenant. 

Il faut demander aux Evêques de détacher des prêtres à plein temps. Mais il ne faut pas oublier une chose. En 1970 j’étais avec 5 prêtres, 4 se sont mariés. Il y a des risques importants à cause de l’immoralité de la rue. Il faut que l’Eglise prenne ce risque dans ces milieux extrêmement difficiles. Parce que souvent on admire le prêtre, mais on le laisse en paix et il peut crever tout seul. Comme on a mis un Evêque aux Armées, complètement détaché, on pourrait un jour faire la même chose avec un Evêque qui soit complètement détaché à cela.

Je répète, il faut multiplier les petites structures, puisque les grandes structures tuent l’inspiration. Soixante-dix Associations sont nées de nôtre «Bergerie de Faucon». J’en suis le père spirituel, mais détaché. Pour moi, dans nos structures nous ne prenons pas plus de 10 jeunes par an et seulement 20 équipiers, qui font partie d’une équipe forte, fidèle, équilibré, jetant dans cette tâche toutes ses forces.

Pour ce qui concerne l’aspect économique, 35% de nos finances vient de l’Etat, le reste sont des dons et mes droits d’auteur.

On est tous responsables et il faut unir nos forces nationales, laïques et ecclésiales. 

Il faut dire à l’Etat sans cesse: le miroir d’une société c’est dans la rue que vous le voyez. Interpellez socialement. Au cœur de la misère on devine, on voit, on touche les carences d’un Etat.

Je vous dirai simplement, en terminant maintenant, travailler seul est suicidaire et je pèse bien mes mots. Ensemble, c’est ce que nous faisons aujourd’hui. Si je n’avais pas 48 heures tous les 10 jours pour me taire et aller dans un couvent de moines, il y a longtemps que j’aurais tout abandonné. 

Guy Gilbert.

20:11 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans GUIDE DE VIE SPIRITUELLE. | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

01/02/2008

Mgr Laurent ULRICH nommé archevêque-évêque de Lille.

eb12c2bf8b1a9924c260a9d17d4f3df4.jpg

 


Vendredi 1er février 2008. Le pape Benoit XVI, suite à la démission de Mgr Gérard DEFOIS pour raison d’âge, a nommé archevêque-évêque de Lille Mgr Laurent ULRICH. Il était jusqu’à présent archevêque de Chambéry, évêque de Maurienne et Tarentaise.

Découvrez sa biographie, les ministères exercés, ses responsabilités pour la Conférence des évêques de France et ses divers publications.

Ecouter la première réaction du nouvel évêque après sa nomination


podcast

Biographie de Mgr Laurent ULRICH :

Fils de François Ulrich, inspecteur d’assurances, et de Mme, née Anne-Marie Georges, Mgr Laurent ULRICH est né le 7 septembre 1951 à Dijon.
Il a suivi des études à l’Université de Dijon, en philosophie, et en GFU (Groupe de formation universitaire). Il a fait son deuxième et troisième cycle de séminaire à l’Université catholique de Lyon.
Mgr Laurent ULRICH est titulaire d’une maîtrise de philosophie et d’une maîtrise de théologie.
Il a été ordonné prêtre le 2 décembre 1979 pour le diocèse de Dijon.

Ministères exercés

1979 prêtre stagiaire en paroisse à la Croix-rousse à Lyon ;
1980-1985 vicaire et aumônier des collèges et du lycée à Beaune ;
1983 délégué au diaconat permanent ;
1984 doyen-adjoint de Beaune-ville ;
1985-1990 vicaire épiscopal ;
1990-2000 vicaire général délégué à l’apostolat des laïcs ;
juin 2000 nommé archevêque de Chambéry, évêque de Maurienne
et Tarentaise ;
sept. 2000 consacré évêque.


Responsabilités pour la Conférence des évêques de France

Vice-président de la Conférence des évêques de France depuis novembre 2007 ; Président de la Commission financière et du Conseil pour les affaires économiques, sociales et juridiques de 2001 à 2007.

Président du conseil d’orientation de RCF depuis 2004 ; Président du Conseil d'administration de RCF de 1999 à 2003.

Publications :

- Croire : une espérance, avec Daniel Nourissat, Cerf-Cner, 1990 ;
- L’enseignement de l’Eglise sur les questions sociales, Cité vivante, diocèse de Dijon, 2000 ;
- Pour une gestion évangélique des biens d’Eglise, Documents Episcopat,
11-2004 ;
- Gestion des biens d’Eglise, enjeux ecclésiaux, enjeux éthiques, Documents Episcopat, 12-2007.

18:51 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans GUIDE DE VIE SPIRITUELLE. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

30/11/2007

Saint André, apôtre du monde grec.

La première caractéristique qui frappe chez André, le frère de Simon Pierre, c'est son nom ; il n'est pas hébraïque, comme on aurait pu s'y attendre, mais grec, signe non négligeable d'une certaine ouverture culturelle de sa famille... A Jérusalem, peu avant la Passion, des Grecs étaient venus dans la ville sainte...pour adorer le Dieu d'Israël en la fête de la Pâque. André et Philippe, les deux apôtres aux noms grecs, servent d'interprètes et de médiateurs auprès de Jésus à ce petit groupe... Jésus dit aux deux disciples, et par leur intermédiaire au monde grec : « L'heure est venue pour le Fils de l'homme d'être glorifié. Amen, amen, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul, mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit » (Jn 12,23-24). Que signifient ces paroles dans ce contexte ? Jésus veut dire : oui, la rencontre entre moi-même et les Grecs aura lieu, mais non pas comme un entretien simple et bref entre moi et d'autres personnes, poussées surtout par la curiosité. Avec ma mort, comparable à la chute en terre d'un grain de blé, viendra l'heure de ma glorification. De ma mort sur la croix viendra la grande fécondité. Le « grain de blé mort », symbole de moi-même crucifié, deviendra dans la résurrection pain de vie pour le monde ; il sera lumière pour les peuples et les cultures... En d'autres mots, Jésus prophétise l'Église des Grecs, l'Église des païens, l'Église du monde comme fruit de sa pâque.

      Des traditions très anciennes voient en André...l'apôtre des Grecs dans les années qui ont suivi la Pentecôte ; elles nous font goûter que, dans le reste de sa vie, il a été annonciateur et interprète de Jésus pour le monde grec. Pierre, son frère, de Jérusalem en passant par Antioche, est parvenu à Rome pour y exercer sa mission universelle ; André a été au contraire l'apôtre du monde grec. Ils apparaissent ainsi, dans la vie et dans la mort, comme de vrais frères -- une fraternité qui s'exprime symboliquement dans le rapport spécial entre les Sièges de Rome et de Constantinople, Églises vraiment soeurs.

 


Saint André

l'Apôtre Saint André
SAINT ANDRÉ Apôtre • vers l'an 62

Saint André, frère de saint Pierre, est le premier des Apôtres qui ait connu Jésus-Christ, aussitôt après Son Baptême sur les bords du Jourdain. Toutefois son appel définitif ne date que du moment où Jésus le rencontra avec son frère Simon, jetant les filets pour pêcher, dans le lac de Tibériade, et leur dit à tous deux: "Suivez-Moi, Je vous ferai pêcheurs d'hommes."

Après la Pentecôte, André prêcha dans Jérusalem, la Judée, la Galilée, puis alla évangéliser les Scythes, les Éthiopiens, les Galates et divers autres peuples jusqu'au Pont-Euxin. Les prêtres de l'Achaïe prirent soin d'envoyer aux églises du monde entier la relation de son martyre, dont ils avaient été les témoins oculaires. Menacé du supplice de la croix: "Si je craignais ce supplice, dit-il, je ne prêcherais point la grandeur de la Croix." Le peuple accourt en foule, de tous les coins de la province, à la défense de son Apôtre et menace de mort le proconsul. Mais André se montre, calme la foule de chrétiens ameutés, les encourage à la résignation et leur recommande d'être prêts eux-mêmes au combat.

Le lendemain, menacé de nouveau: "Ce supplice, dit-il au juge, est l'objet de mes désirs; mes souffrances dureront peu, les vôtres dureront éternellement, si vous ne croyez en Jésus-Christ." Le juge irrité le fit conduire au lieu du supplice. Chemin faisant, l'Apôtre consolait les fidèles, apaisait leur colère et leur faisait part de son bonheur. D'aussi loin qu'il aperçut la Croix, il s'écria d'une voix forte:
"Je vous salue, ô Croix consacrée par le sacrifice du Sauveur; vos perles précieuses sont les gouttes de Son sang. Je viens à vous avec joie, recevez le disciple du Crucifié. O bonne Croix, si longtemps désirée, si ardemment aimée, rendez-moi à mon divin Maître. Que par vous je sois admis à la gloire de Celui qui par vous m'a sauvé."

Il se dépouilla lui-même de ses vêtements, les distribua aux bourreaux, puis fut lié à une croix d'une forme particulière, appelée depuis croix de Saint-André. Le Saint, du haut de sa Croix, exhortait les fidèles, prêchait les païens, attendris eux-mêmes. Une demi-heure avant son dernier soupir, son corps fut inondé d'une lumière toute céleste, qui disparut au moment où il rendit l'âme.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame.

21:10 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans GUIDE DE VIE SPIRITUELLE. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |