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30/10/2010

Pourquoi ce silence soudain ?

Dans la vie, il faut faire des choix. Et ces mouvements de l'âme viennent des profondeurs de l'être. Bien évidemment, les circonstances jouent un rôle crucial dans vos décisions. Mais, si nous sommes quelque peu Humain certaines questions amorcent déjà la réponse. Par exemple, que répondriez-vous lorsque la personne que vous aimez par dessus tout et partage votre existence depuis tant d'années que vous ne les comptez plus. Lorsque celle-ci vient vous parler dans un murmure de larmes et vous demande si vous préférez Internet à son Amour. La réponse surgit des tripes comme une évidence. Comme un cri qui déchire la nuit. Comme une longue plainte qui bouscule vos battements de cœur.
 
Non, vous ne pouvez pas préférer Facebook, vos Blogs, vos créations poétiques, vos textes et articles ( qui sont rédigeables avec un stylo plutôt qu'un clavier ). Vous ne pouvez pas aimer davantage le Net à votre épouse qui vous regarde avec une tendresse indicible. Je suis de ceux qui savourent l'impalpable. Les sentiments presque muets et pourtant qui sont dits. Les gestes signifiants qui parlent de l'infini dans leur extrême ascétisme.
 
Tu publieras quand tes textes auront la chair presque parfaite d'un travail achevé. Ne regarde pas toujours ton écran. J'existe aussi et je respire à tes côtés. Combien de temps passes-tu à m'oublier sur le Net alors que mes pensées sont toujours pour toi ?
 
Oui, évangéliser...parler d'un Amour qui nous surpasse. Et ne pas même vivre celui qui est proche, reflet de Dieu. Tous les humains sont des scintillements flamboyants du Christ vivant. Alors, pour me tenir dans la douce force de mes convictions intimes, vous me lirez moins. Vous entendrez parler de moi dans un souffle discret. Je ne suis pas esclave d'une addiction à l'informatique. Il est tant de merveilles à admirer, à aimer sur cette terre. Je me dis maintenant qu'il est stupide de vivre l'intensité de l'instant en croyant qu'Internet sera le seul véhicule d'une pensée chrétienne et sociale qui veut se faire comprendre. Notre témoignage donne vie à notre Foi. Le reste n'est que mots se rapprochant vaguement d'une réalité insaisissable. Si vous êtes dans le même cas de figure, embrassez votre épouse ou votre mari pour lui affirmer que vous êtes présent à sa présence.
 
Voilà pourquoi, vous me trouverez silencieux, désormais. Il est des directions qui font changer la face des habitudes. Entre mon travail d'éducateur et Internet, mon quotidien devenait un enfer pour ma femme. Je veux qu'elle vive dans la joie épiphanique d'un possible paradis. Nous nous contacterons moins et pourtant, je serai toujours là, uni dans la prière et la fraternité.
Puisse la toussaint nous faire saisir que nous sommes tous et toutes potentiellement des saints ( es ) qui devons accomplir notre chemin dans la Vérité envers soi-même et les autres.
 
Bien Fraternellement, Bruno LEROY.

20:22 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

VIVANTS OU MORTS AMBULANTS ?

Bonjour,

Si le mois de novembre n’a pas bonne réputation, il commence quand même par la joyeuse fête de la Toussaint...   La sainteté, un appel pour tous !  Pour devenir saint(e), il n’y a pas 36 chemins...  Il suffit d’aimer Dieu et les autres !  Donner sa vie dans le martyre, auprès des pauvres, dans la cuisine ou en étant portier comme le Frère André, c’est l’amour qui compte !  Alors, bonne fête à nous tous aussi !

Avec tendresse,

Laurette   

  Arbre-automne2.jpg VIVANTS OU MORTS AMBULANTS ?

 

L’au-delà, c’est un au-dedans.

C’est parce que la vie est inconnue

 que la mort est pour nous un abîme

(Maurice Zundel).

 

 

Depuis longtemps, novembre porte le nom de « mois des morts ». La chute des feuilles, la pluie, la grisaille de l’automne, la fête liturgique du 2 novembre et celle du souvenir le 11, contribuent à entretenir cette appellation. En plus, il y a la Halloween qui se plaît à nous présenter des décors aussi macabres que mortifères !

 

Si la mort est un temps qui nous concerne tous, mourir est un verbe qui, aujourd’hui, suscite la peur.  La mort, on la cache, on la fuit, on l’endort.   Nous savons pourtant que viendra notre tour, mais vaut mieux ne pas trop y penser, le temps passe si vite ! Et voilà que le grand débat « mourir dans la dignité » vient  encore nous alerter !  Notre mort nous sera-t-elle imposée par ceux qui décideront à notre place que nos derniers instants de vie ne valent rien ?  Exigerons-nous qu’un autre abrège notre vie, ou le ferons-nous nous-mêmes, par crainte  de trop souffrir ou d’être un poids pour les autres ? Ou bien plutôt, ferons-nous de ce temps, un temps de partage, de communion, un don d’amour, le dernier de notre vie ?

« Le vrai problème, nous dit Maurice Zundel, n’est pas de savoir si nous vivrons après la mort, mais si nous serons vivants avant la mort ».  Ce qui est certain, c’est qu’il y a un au-delà, ici et maintenant.  Un au-delà qui est au-dedans.  Sommes-nous vivants, avant la mort ?  Entrer dans la survie, c’est déjà rencontrer au coeur de nous-mêmes, le Dieu vivant.  C’est nous laisser envahir de cette présence divine qui transfigure toute  l’existence.  Il ne s'agit pas de nous détourner de la vie, mais d'y entrer, car c'est avant la mort que nous risquons d'être des cadavres ambulants, si nous ne faisons pas de notre vie une création continuelle d’amour et de beauté.  Et nous avons à réaliser cette transfiguration, non pas dans les nuages, mais tout au long de notre petit quotidien.       

Nous éterniser à travers le temps, ce n'est que la distance de nous-même à nous-même.  Même si nous avons peur de la mort, nous n’avons rien à redouter, à partir du moment où nous avons laissé luire en nous, dans notre vie d’aujourd’hui, cette puissance de vie éternelle qui nous est donnée.  Alors, au moment venu, le temps pour mourir ne sera pas la fin de tout, mais un temps fort et riche de sens, un passage vers une vie de lumière, recherchée tout au long de notre vie. 

Laurette Lepage

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20:20 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

28/10/2010

PRÉCIEUX PRÉSENT.

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C'est l'histoire véridique d'un petit garçon qui vivait avec ses grand-parents.

 

Sa grand-mère était une femme sereine et pleine d'esprit qui racontait de merveilleuses histoires. Et l'une de ces histoires est celle du :

PRÉCIEUX PRÉSENT

 

Le petit garçon demanda à sa grand-mère ce qu'était précisément ce présent. La vieille femme lui répondit qu'il le découvrirait en temps voulu. Et qu'alors il lui apporterait un bonheur durable, plus intense que tous ceux qu'il avait connus auparavant. Donc, quand le petit garçon reçut une bicyclette pour son anniversaire, sa joie fut telle qu'il se dit que ce devait être là le précieux présent. Mais il s'en désintéressa bientôt et pensa que le vélo n'était pas l'objet d'un tel bonheur.

Puis le petit garçon devint un homme, et

 il tomba amoureux d'une très belle jeune fille. Il se dit qu'il tenait enfin le précieux présent. Mais à la suite d'une dispute, ils se séparèrent. Le jeune homme entreprit de voyager à travers le monde; partout où il allait, il croyait avoir enfin trouvé le vrai bonheur, mais il était toujours à penser au prochain pays qu'il allait visiter, à la prochaine ville extraordinaire qu'il allait découvrir, et jamais sa joie ne durait. Il se sentait à la recherche d'un bonheur insaisissable, ce qui l'attristait. Puis il se maria, eut des enfants, et, là encore, il dut reconnaître qu'il n'avait pas trouvé le précieux présent.

Sa vie ne fut plus que désillusion. Un jour sa grand-mère mourut, emportant son secret dans la tombe. Du moins le pensait-il. Il se sentit misérable et rappela les moments heureux partagés avec sa vieille et sage grand-mère. Et, soudainement, il comprit. D'où sa grand-mère tirait-elle tant de satisfaction, de sérénité, de joie ? Pourquoi le jeune homme s'était-il toujours senti la personne la plus importante du monde quand il discutait avec elle? Comment sa grand-mère arrivait-elle à créer une telle atmosphère de paix et à en faire profiter ses proches?

 

LE PRÉCIEUX PRÉSENT SE RÉVÉLAIT ÊTRE D'UNE NATURE SINGULIÈRE : c'était l'instant présent.

 

Sa grand-mère avait vécu dans le présent, en savourant chaque seconde. Pour elle, le lendemain n'existait pas -- à quoi bon gaspiller de l'énergie pour ce qui risquait de n'exister jamais? Et le passé n'existait pas davantage, car le passé est révolu. Le présent est la seule réalité qui permette d'atteindre à un bonheur durable, et chacun doit apprendre à vivre ici et maintenant, à goûter l'instant présent, et se préserver des chimères d'un temps inaccessible.
Bruno LEROY.

19:49 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

DIMANCHE DE SILENCE INTÉRIEUR.

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Le dimanche, jour pour Dieu et pour le prochain : est-ce encore une évidence pour les chrétiens d’aujourd’hui ? Le travail, la vie familiale, les obligations nous poursuivent même le Dimanche. La maladie, la vieillesse, les situations douloureuses ne s’arrêtent pas pour autant. Alors le Dimanche, un jour comme les autres ? Qu’avons-nous fait de nos Dimanches ? Rendons ce jour à son originalité première !

Ne pouvons-nous pas plutôt, ce jour-là, nous recentrer sur l’essentiel de notre vie, à travers tout ce qui la compose ? Et pour le chrétien, l’ Essentiel n’est-il pas le Christ ? Découvrir comment le Christ nous appelle à vivre de Sa vie dans nos occupations quotidiennes.

Mais pour bien le découvrir, il est bon de s’arrêter un peu, de prendre de la distance par rapport au rythme de la semaine.

Réaliser ce que nous fêtons le Dimanche, c’est la Résurrection de Jésus, et qu’Il veut nous faire passer, nous aussi, de la mort à la Vie, de notre égoïsme à l’existence donnée par Amour.

Se rendre compte également que le lieu par excellence où le Seigneur nous invite à Fêter Sa résurrection, la Vie divine qu’Il veut nous partager, c’est l’Eucharistie.

Aller à la messe le Dimanche, ce n’est pas tant une question « est-ce que j’en ai envie ? », c’est répondre à une invitation de Dieu qui veut nous donner Sa Vie, pour que nous vivions chaque jour davantage et que nous soyons porteurs de cette vie auprès de tous, par des actes concrets de Don de soi-même.

Et si vraiment nous retrouvons le Dimanche comme jour pour Dieu et le prochain, c’est toute la semaine, toute notre Vie qui en sera illuminée et fécondée.

Redonnons au Dimanche cette saveur de Foi authentique qui bannit tout esprit de rentabilité.

Donnons au Dimanche des vertus d’imagination conviviale, de souplesse dans les gestes donnés, de silence intérieur. Ainsi, nous retrouverons la consistance originelle de ce repos dominical qui fera éclore notre fleur spirituelle aux senteurs de Bonheur.

Je vous souhaite de mirifiques Dimanches dans le cœur étincelant de Dieu, Frères et Sœurs bien-aimés !

Bruno LEROY.

19:47 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

26/10/2010

SANS LA PRIÈRE LA VIE N'AURAIT AUCUNE SAVEUR.

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Sans la prière, notre vie n’aurait aucune saveur, elle n’aurait point le parfum subtil de Dieu à nos côtés. Les premiers chrétiens, tel que Paul, l’avaient bien compris. Frères et Soeurs que nos vies soient un hymne de prières et de grâces.

Paul allait puiser sa force intérieure à la source divine. La prière est cette rencontre mystérieuse avec Dieu qui nous répond par des signes quotidiens. La prière est cette certitude que l’Amour détruit toutes les forces de mort qui nous habitent. Cette respiration de l’âme est aussi nécessaire que le besoin de manger. L’Esprit ne peut apporter Ses fruits que si, nous Lui demandons dans un total abandon. La prière est effectivement la part importante de la personnalité du chrétien. C’est ce qui le différencie du païen qui ne croit qu’en ses propres forces.

Regardons autour de nous, certaines personnes semblent habitées par un rayonnement dont nous savons la provenance et que nous envions secrètement. La joie est le fruit délicieux de leur présence. Une joie que nul ne pourrait ravir tant elle demeure ancrée dans les tréfonds de leur âme. Prier, n’est pas anodin, c’est la recharge en énergie divine de l’individu fatigué. A condition de remettre son destin entre les mains de Dieu-Amour. Cela, ne veut pas dire ne plus rien faire et attendre que Dieu agisse à notre place. Cela veut dire que Dieu nous donne Tout Son Amour et Sa force pour que nous transformions le monde.

Cependant, il est des situations, je pense aux terribles maladies, où notre action demeure vaine, Dieu intervient alors silencieusement pour nous dicter les gestes et attitudes à faire. Je fus confronté à cette terrible situation, ma mère étant très malade, je priais pour demander à Dieu la Force de tenir pour l’accompagner vers la demeure du Père. Sa mort à 50 ans fut ressentie par la plupart des membres de la famille, telle une défaite. Je l’ai accompagnée durant un mois, jour et nuit, et j’ai répondu qu’elle était entrée dans la Paix.

Cette sérénité que nous cherchons tant sur terre, elle l’a retrouvée dans cette communion avec Dieu. Souvent, nous en voulons à Dieu de nous enlever des êtres chers. Et pourtant, Dieu-Amour nous accompagne dans nos détresses. Notre aveuglement face à la souffrance est compréhensible mais, le chrétien sait que Dieu Lui tend la main. Chaque jour, dès que le soleil se lève, je dis à Christ : Je t’Aime et cette journée est la tienne pour te servir !. Quelle joie m’envahit lorsque je lis la Bible et tombe sur un passage qui me fait entrer en prière.

Sans la prière, notre vie n’aurait aucune saveur, elle n’aurait point le parfum subtil de Dieu à nos côtés. Les premiers chrétiens, tel que Paul, l’avaient bien compris. Frères et Soeurs que nos vies soient un hymne de prières et de grâces.

Un indicible Témoignage de Joie et de Force vécues dans le coeur de Christ. L’Amour doit toujours guider nos pas vers l’Éternel, ainsi notre existence aura la beauté d’une symphonie dont on ne peut se lasser d’écouter les harmonies. Oui ! s’abîmer dans la prière c’est se construire, chaque jour dans l’Amour. Amen !



Bruno LEROY.

20:25 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

La cohérence entre ce que nous confessons et ce que nous vivons.

Il est peut-être bon qu’il en soit ainsi car ce faisant il nous provoque à la conversion en nous faisant comprendre que l’on n’entre pas dans le Royaume ni par privilège ni en forçant la porte. Disons-le d’emblée : Dieu veut que tous les hommes soient sauvés. Cependant, pour que ces derniers le soient, encore faut-il qu’ils développent en eux les dispositions pour accueillir ce salut.

 

La première, fondamentale, est de comprendre que le salut de Dieu est toujours gratuit, qu’il ne s’obtient pas à coups de mérites personnels : « des derniers seront premiers », qu’il requiert que nous reconnaissions humblement notre besoin d’être sauvés (l’abaissement supposé pour passer la porte étroite est ici révélateur), enfin qu’il présuppose la cohérence entre ce que nous confessons et ce que nous vivons comme la réponse aimante et l’expression de notre responsabilité par rapport à l’Amour toujours premier de Dieu pour nous.


S’avancer sur ce chemin de la vie évangélique suppose des efforts et des souffrances : il y a un effort à consentir pour passer par la porte étroite. Cet appel à le suivre, Jésus nous l’adresse aujourd’huiIl est lui-même la porte étroite délaissée par la plupart des hommes. Rechoisissons-le personnellement et engageons toute notre vie à sa suite. N’oublions pas ces paroles de Jésus lui-même : « Je suis la porte des brebis, qui entrera par moi sera sauvé ». Puissions-nous ne pas reculer devant les exigences de l’amour.



Frère Elie.

20:24 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |