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18/03/2008

Le nouveau Raphaël.

Le nouveau Raphaël
Le nouvel album de Raphaël, Je sais que la terre est ronde est sorti. Voici sans plus attendre le premier single, Le vent d'hiver.  Clip

21:08 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans ARTISTES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

GUY GILBERT TÉMOIGNE AU VATICAN.

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( Photo : Bruno LEROY )

Pontifical Council for the Pastoral Care of Migrants and Itinerant People

People on the Move

N° 98 (Suppl.), August 2005

R. P. Guy GILBERT

Fondateur Association «Père Guy Gilbert-Bergerie de Faucon»

France

 

Je suis heureux d’être avec le Cardinal Hamao, S.E. Msgr Marchetto et vous tous. Je n’ai rien écrit, parce que je voulais vous connaître avant et préparer 20 questions, une par minute.

Enfin, la première rencontre internationale pour la pastorale des enfants de la rue. Enfin. Je me disais souvent: quant c’est que les Cardinaux vont faire un truc qui tire un peu. C’est capital d’unir nos forces dans nos formes différentes, ce que nous vivons avec les gens de la rue, que ce soit avec des femmes, des hommes, des bonnes sœurs, des curés, des évêques. Chacun a son job.

Le Cardinal Hamao tout à l’heure aurait pu me demander: pourquoi ton «look»? J’était en clergyman d’abord, avec les cheveux courts. Et puis j’ai vu les policiers français insulter les noirs de sales Negros, de délinquants, et je me suis dit: je ne suis pas un diamant moi! Un mec m’a dit: prends ce blouson. Et il y a 34 ans qu’il me l’a donné. Quand un policier m’insulte, vu mon «look», je vais à l’Ancien Testament: œil pour æil. Uniquement pour la forme, je respecte profondément le bulot de policier, mais s’il est raciste, je ne peut pas le supporter.

Je suis dans la ligne de Jean Paul II parce qu’il a parlé d’inculturation. On n’est pas tous obligés de se mettre en blouson noir. Ma vie a été projetée dans une inculturation totale, la plus grande possible, dès le début. Don Bosco s’est battu dans la rue. Ma tactique parfois c’est de dire: je frappe d’abord, je bénis après.

Dans la rue la violence des jeunes est telle qu’il faut aussi rentrer dans une certaine culture de violence et non pas pour se faire respecter, mais simplement pour rentrer dans leur culture. Et j’ai horreur de la violence. Mais c’est une technique que j’ai pris de temps en temps.

Dans la rue ils ont 200 mots de vocabulaire. Donc, apprendre leurs mots.

Quarante ans de vie. Je pensais être curé de campagne, et j’ai été en Algérie où j’ai rencontré un jeune qui mangeait après le chien et c’est ça qui m’a doucement amené à faire ce job. Souvent des prêtres me disent de vouloir s’occuper des enfants de la rue. On connaît un drogué, on connaît des délinquants et petit à petit on avance. N’importe qui ne peut pas vivre avec des délinquants, il faut des dons très précis. 

Vivre avec. J’ai vécu pendant 15 ans avec les bandes de rue. J’ai vu des choses terribles. J’ai vu des morts, j’ai voulu vivre avec eux parce que je pense que le don de Dieu c’était de me faire vivre l’amour au cœur d’une extra violence. Et je ne remercierai jamais assez l’Eglise pour m’avoir permis de vivre cet apostolat en plein cœur de l’Eglise même.

J’ai l’apparence de la marginalité mais je ne suis pas un marginal dans l’église. J’ai pris le col romain pendant ces jours parce que je me suis dit que Msgr Marchetto va me chasser de ce Congrès. Mais ce clergyman je l’avais acheté quand j’ai marié le fils du Roi des Belges. 

Ma pratique: je suis resté fixé sur les 13/16 ans. Un jeune de 13 ans a sodomisé très violemment un jeune de 11 ans. Pénalement ils vont en prison à 13 ans. En France ils peuvent rester 2 ans. Je l’arrache au juge en disant que ce n’est pas en prison qu’il s’en sortira et le juge accepte. De plus en plus en France les juges refusent de mettre en prison, ils ont honte, et ça c’est nouveau depuis 5 ans et s’est très beau.

Aller jusqu’au bout. Les jeunes que je prends à 13 ans je m’en occuperai 10-15 ans s’il le faut. Notre problème de niveau éducatif est mondial. On s’occupe d’une tranche d’age, ensuite on les passe aux autres et aux autres, ce qui fait qu’un jeune de 16 ans a 40 éducateurs pendant son enfance. Est ce que c’est normale de vivre avec 40 adultes quand on a 16 ans? Je dénonce ce système haché, terrible. On démolit toute l’affectivité et la vie d’un jeune.

Les jeunes que j’ai connu il y a 40 ans, quand ils sont en prison je vais les voir. Ils auront un mandat tous les mois et je les attends à la sortie. C’est pour ça que nous en prenons pas plus de 10 par an.

Créer des petites structures. Je vois des structures énormes. Ce sont des machines à s’occuper de la «viande» délinquante. On ne s’occupe plus des humains, on s’occupe des délits. 

Ma pratique est la zoothérapie. Ces jeunes sont des cas très lourds de justice. Plus personne les veut. Je les prends en priorité. Premièrement, parce que je pense que se sont des êtres de lumière et qu’il y a toujours une part de cristal dans l’être le plus déchu. Deuxièmement, le regard du Christ sur la croix vis-à-vis du bon Larron m’a toujours fasciné. C’était une pourriture, une ordure, mais le Christ l’a regardé et il a demandé pardon et il est monté au Paradis. Jean Paul II a déclaré de nombreux saints mais c’est le seul à qui Jésus Christ a dit: Viens.

Au début l’alphabétisation est impossible. Ils ont 14 ans et ont quitté l’école depuis les 5/6 ans. Leur faire doucement des cours quand ils le désirent. Mais une fois qu’ils l’ont désiré ils ne reviennent plus en arrière. Ensuite un apprentissage, et après des familles d’accueil. Leur payer leur permis de conduire. C’est ça mon évangélisation d’abord. Leur apprendre que quelqu’un restera avec eux jusqu’au bout. La véritable évangélisation ce n’est pas de s’occuper de tranches, de les jeter, d’en prendre d’autres, mais c’est de regarder quelqu’un avec amour comme Christ regardait et allait jusqu’au bout de son humanité. Pour ça il ne faut pas avoir 150 «délinquants» évidemment. 

S’il y a des rechutes, nous sommes là. Je signale que nous parlons toujours dans nos instances de jeunes pauvres d’Asie, Philippines, etc. et je vous signale, frères et sœurs bien aimés, que vous avez une jeunesse dont on parle très peu, c’est la jeunesse des nantis, les jeunes dont les parents sont séparés et qu’ont de l’argent à pas savoir qu’en faire, c’est de la drogue et le suicide souvent. Et si je pouvais passer des pauvres jeunes émigrés, dont je m’occupe, aux jeunes du XVIème arrondissement à Paris je m’en occuperais. La pauvreté c’est de ne pas d'être aimé par quelqu’un. Ce n’est pas au Brésil dans des favelas, c’est d’abord de n’être aimé par personne, voilà la pire des pauvretés. 

Je m’occupe beaucoup des jeunes émigrés parce que, ayant passé 13 ans en Algérie, je connais l’arabe, je connais le Coran et je peux, moi, chef chrétien, «émir» chrétien, leur dire: dans ton Coran il y a écrit ça. C’est très important d’aller chez l’autre pour son éducation. D’où non pas une évangélisation explicite, mais d’éducateur. J’ai 20 équipiers, musulmans, bouddhistes, orthodoxes, protestants, catholiques. Je prie à l’écart de la communauté. Ils viennent avec moi s’ils le veulent. Discrètement. Tous les jours je prie et ils viennent avec moi.

Je suis curé de la campagne à coté. La dernière fois le Cardinal Barbarin est venu pour une fête folklorique qui avait été abandonnée depuis longtemps, mais que je refais. Le Cardinal me dit: Guy, j’ai cru voir 5 arabes parmi les enfants de chœur. J’ai répondu: Monseigneur c’est nouveau, ça vient de sortir. Et j’ai lui expliqué que les jeunes me suivent souvent parce que je les ai pris en prison sans leur rien dire. Nous prions. Quand Jean Paul II à Assise a réuni toutes les religions, il n’a jamais dit «prions ensemble», mais «ensemble pour prier». Je le fais depuis des années et c’est très beau. On se rassemble, on reste silencieux et chacun prie dans sa religion. 

Evangéliser par la présence. En France on me demande souvent: comment tu les évangélises? Je dis: en fermant ma bouche. Et je prends l’exemple du Christ qui, pendant 30 ans, s’est tu. Il faut pas que nous oublions ça. Nous voulons toujours ramener notre religion, mais le Christ s’est tu, et ce silence a été un silence extraordinaire parce que ça lui a permis, ensuite, de parler 3 ans. Je leur donne jamais des règles évangéliques mais je leur dis: aime ton ennemi. Le soir les jeunes ne se couchent jamais sans se demander pardon de façon très humaine. Chacun critique l’éducateur devant tout le monde avec affection, parfois violemment, mais toujours on demande pardon. C’est la religion de l’amour, ce n’est pas dit, mais c’est vécu et bellement, je peut vous assurer. Ces jeunes ont fait de moi ce que je suis; je ne suis pas grande chose, mais si je suis le prêtre qu’on aime et qu’on admire dans l’Eglise c’est grâce à l’Eglise d’abord, et ensuite c’est grâce aux jeunes délinquants avec lesquels je vis. 

Témoigner est capital. J’ai pris 5 ans de silence sans rien dire. J’ai reçu des insultes, on m’a volé, on a failli me tuer. Aucune importance. Disait St Paul: c’est là dedans que tu dois être heureux de vivre l’amour du Christ. Mais il faut témoigner quand c’est le temps de le faire. Quand j’ai un micro de télévision je parle de deux choses, de la misère des jeunes de France et de l’évangile, alors là aucun problème. J’ai écrit 21 livres qui ont été vendus en 1.500.000 exemplaires. Cela m’a étonné parce que je ne voulais rien écrire. Mais on m’a demandé d’écrire et j’ai écrit. Nous devons témoigner par l’écrit, par la parole aussi, quand on nous le demande.

Interpeller l’Eglise catholique et romaine. Enfin les Evêques vont en prison célébrer, enfin! A Noël et à Pâques. Combien de fois j’ai dit aux Evêques: comment vous pouvez laisser seuls les prisonniers à Noël et à Pâques en n’étant pas capables d’aller les voir? Ils le font maintenant. 

Il faut demander aux Evêques de détacher des prêtres à plein temps. Mais il ne faut pas oublier une chose. En 1970 j’étais avec 5 prêtres, 4 se sont mariés. Il y a des risques importants à cause de l’immoralité de la rue. Il faut que l’Eglise prenne ce risque dans ces milieux extrêmement difficiles. Parce que souvent on admire le prêtre, mais on le laisse en paix et il peut crever tout seul. Comme on a mis un Evêque aux Armées, complètement détaché, on pourrait un jour faire la même chose avec un Evêque qui soit complètement détaché à cela.

Je répète, il faut multiplier les petites structures, puisque les grandes structures tuent l’inspiration. Soixante-dix Associations sont nées de nôtre «Bergerie de Faucon». J’en suis le père spirituel, mais détaché. Pour moi, dans nos structures nous ne prenons pas plus de 10 jeunes par an et seulement 20 équipiers, qui font partie d’une équipe forte, fidèle, équilibré, jetant dans cette tâche toutes ses forces.

Pour ce qui concerne l’aspect économique, 35% de nos finances vient de l’Etat, le reste sont des dons et mes droits d’auteur.

On est tous responsables et il faut unir nos forces nationales, laïques et ecclésiales. 

Il faut dire à l’Etat sans cesse: le miroir d’une société c’est dans la rue que vous le voyez. Interpellez socialement. Au cœur de la misère on devine, on voit, on touche les carences d’un Etat.

Je vous dirai simplement, en terminant maintenant, travailler seul est suicidaire et je pèse bien mes mots. Ensemble, c’est ce que nous faisons aujourd’hui. Si je n’avais pas 48 heures tous les 10 jours pour me taire et aller dans un couvent de moines, il y a longtemps que j’aurais tout abandonné. 

Guy Gilbert.

20:11 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans GUIDE DE VIE SPIRITUELLE. | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

TÉMOIGNAGES...

... TEMOIGNAGES
12/03/2008
Une chaude ambiance de famille
Alexandre Cristofari a 21 ans et est étudiant. Il raconte avec simplicité le choix de vie qu’il a fait, après avoir grandi sereinement au sein d’une famille chrétienne, de devenir numéraire de l’Opus Dei. 
04/03/2008
Bonjour de Namibie. À 900 km de Cap Town (Le Cap)
Vesta Ostoic, mariée, mère de trois enfants, vit dans un village de Namibie, à 900 km de la première ville. Dans un telle situation, vivre sa foi est une chose un peu difficile...mais pas impossible. 
22/02/2008
Trois questions à Samuel
Samuel, 21 ans, étudiant en école d'ingénieurs. 
25/01/2008
Trois questions à Maélis
Maélis, consultant, 32 ans. 
24/01/2008
L'œcuménisme aujourd'hui
Joseph Grifone participait, avec la Délégation de l’Opus Dei, à la IIIème Assemblée Œcuménique Européenne qui a eu lieu a Sibiu, en Roumanie, en septembre dernier. Il nous livre son expérience. 
17/01/2008
Éthique et médecine : comment les conjuguer ?
Pierre Girardot est médecin dans un laboratoire à Saint-Brieuc. Il est membre de l'Opus Dei depuis 1971. Il nous expose quelques enjeux éthiques de la spécialité qu’il exerce. 
15/01/2008
Je n’ai que vous
Pilar est présidente d’une association d’enfants maltraités et directrice d’un centre de détention de mineurs 
11/01/2008
L'histoire de Clément
Clément Usabase nous parle de son départ du Rwanda, de ses études en Espagne. Il fait à cette occasion la connaissance de l’Opus Dei. Il a plusieurs fois joué le rôle de Balthazar, l’un des trois Rois Mages… 
08/01/2008
3 questions à Pierre
Pierre, 20 ans, étudiant en troisième année de droit 
02/01/2008
On arrive à tout gérer
Marie Carmen, vendeuse au rayon parfumerie d’un grand magasin à Grenade, nous fait part de son témoignage. 
21/12/2007
Noël en famille
Nicolas et Anne-Claire ont 5 enfants et ont accepté de répondre à nos questions sur Noël 
20/12/2007
Trois questions à Véronique
Véronique, 41 ans, responsable export dans une société de prêt-à-porter. 
19/12/2007
Classeurs et crayons de couleur
Raymond Dyssyrama Takeli a créé au Togo, en 2005, une ONG pour permettre à quelques jeunes d'aller à l'école. « Je suis surnuméraire de l’Opus Dei – explique-t-il – et l’on m’a très souvent parlé de la responsabilité des chrétiens dans la justice sociale. Alors j’ai décidé de faire quelque chose… » 
14/12/2007
L'Avent en famille
Geneviève Frémont est surnuméraire de l’Opus Dei. Mère de 7 enfants, âgés de 11 à 25 ans, elle nous explique comment elle a su, au cours des années, faire de l’Avent un temps de fête et de prière en famille. 
12/12/2007
Bruno Leroy, éducateur de rue, témoigne
Éducateur de rue, écrivain. Bruno Leroy, qui n’est pas membre de l’Opus Dei, nous explique comment saint Josemaria l’aide dans son travail quotidien au service des plus démunis. 
07/12/2007
Trois questions à Sophie
Sophie, 32 ans, est professeur d'histoire 
21/11/2007
Trois questions à Virginie
Virginie, 34 ans, est professeur d'anglais dans un lycée parisien 
14/11/2007
Mon aventure en Côte d'Ivoire
Martin Frigola, jeune entrepreneur catalan, est parti en Côte d'Ivoire pour participer au développement des activités apostoliques de l'Opus Dei dans ce pays. Il raconte ici quelques-unes des initiatives prises pour aider la société ivoirienne. 
31/10/2007
Fatuma, une musulmane à Strathmore
Fatuma Hirsi Mohamed fait un MBA à la Strathmore Business School, une œuvre collective de l’Opus Dei au Kenya. Elle est actuellement cadre dirigeant du « Nation Media Group’s » (un groupe de communication) et présidente de la « Public Relations Society » du Kenya. 
18/10/2007
Rendre ce que l'on a reçu
Etudiant en gestion, Tony a choisi de passer ses vacances à encadrer des séjours avec des jeunes du Club Fennecs, de Paris. Il nous parle de sa mission d'éducateur. 
© 2008, Service Information-communication de l'Opus Dei sur Internet

19:29 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

COMMENT PARDONNER NOS ENNEMIS ?

JOURNAL CHRETIEN
http://www.journalchretien.net/spip.php?article1057
Christ ne nous demande pas de nous aimer uniquement pour avoir de bonnes relations. Il va plus loin, en nous demandant d’Aimer nos ennemis.
/ BRUNO LEROY /

Intervenant-éducatif auprès de Jeunes et de Familles en difficultés.

Diplômé de Théologie Pratique et Politique.

Directeur du Service Éducatif et Action Sociale Nord/Pas de Calais.

La question qui se pose alors, avons-nous des ennemis ? De là, nous pouvons faire des démarches de réconciliations ou prier pour la conversion et même le Bonheur de nos ennemis.

Certains juges sont moins impitoyables que nous. Ils ont suffisamment de recul pour regarder la véritable problématique de la personne jugée. Nous nous prenons trop souvent pour Dieu et nous voudrions instaurer le jugement dernier sur terre.

Nous oublions souvent que Dieu est Amour. Il faudrait peut-être, l’inscrire au fronton de toutes les églises. Et puis, je me dis, cela ne servirait à rien, les gens le lirait sans prêter attention. Combien de fois nous prions en ayant une pensée venimeuse pour une personne de la Famille, ou autre. Dans les discutions privées, nous entendons des confidences dont Satan doit se régaler.

Je ne parlerai plus à un tel, il m’a fait trop de mal. Est-on responsable de nos sentiments envers autrui ? OUI ! Si une personne vous a fait du mal, c’est tout simplement, soit que vous êtes sensible ou que cette situation vous plaît car, au moins vous existez. Jésus est venu apporter le Feu sur Terre et je dirai même l’incendie universel.

Il ne nous demande pas de nous aimer uniquement pour avoir de bonnes relations. Il va plus loin, en nous demandant d’Aimer nos ennemis. La question qui se pose alors, avons-nous des ennemis ? De là, nous pouvons faire des démarches de réconciliations ou prier pour la conversion et même le Bonheur de nos ennemis. Pour ma part, je n’ai jamais eu d’ennemis de ma vie. Vous allez dire, mon Dieu quel saint homme. Figurez-vous, que cette question m’a posée problèmes durant des années. Je me suis décidé à voir un psychologue qui fut surpris par ma question : Docteur dites-moi pourquoi, je n’ai pas d’ennemis. La réponse est moins radieuse qu’on peut l’imaginer...En effet, il m’expliqua que mon caractère entier et impulsif me faisait dire tout haut mes quatre vérités en face de la personne et je me libère ainsi de toutes culpabilisations. Il m’a répondu, vous n’avez certes pas d’ennemis mais beaucoup de gens doivent souffrir de votre humeur autour de vous.

Ce jour là, je m’en souviens, je suis entré dans une église pour prier intensément afin que Christ m’aide à libérer tous ceux et celles que j’ai pu faire souffrir. Je dirai avec un peu d’humour que mon cas s’arrange et pourtant le naturel revient parfois au galop. Tout cela pour dire, Frères et Soeurs que nous ne devons pas juger mais comprendre. Pourquoi, telle personne est si méchante. Comment a-t-elle vécue son enfance. Son mariage est-il heureux ? N’a-t-il pas un problème d’argent qui le rend agressif ? Tant de questions posées nous permettaient de trouver la solution avant de porter un jugement net et définitif. Nous pourrions ainsi trouver les pistes qui donneraient davantage d’harmonie avec autrui. L’existence doit être faite de questions, non de jugements.

Certains juges sont moins impitoyables que nous. Ils ont suffisamment de recul pour regarder la véritable problématique de la personne jugée. Nous nous prenons trop souvent pour Dieu et nous voudrions instaurer le jugement dernier sur terre. Et sur ce navire du tribunal qui navigue au gré de nos rencontres, nous ne sommes pas seuls à conduire le gouvernail. Avant de présenter nos offrandes à Dieu, disons-nous que nous avons tous à nous reprocher une attitude de haine. Soit ouvertement, soit en pensées. Et nous sommes surpris que Dieu-Amour ne réponde point à nos demandes. Il répond toujours lorsque nous avons un coeur pur débordant d’Amour. Pas quand nos ressentiments sortent tellement de nos yeux que notre Pasteur se demande si nous n’avons pas un problème nerveux. Nous ne pouvons nous adresser à l’Amour que dans une attitude profonde d’Amour. Le pardon est souvent considéré par les chrétiens ( nes ) comme un acte de lâcheté. Alors, qu’il est puissance de libération pour tous et toutes. Une révision de nos relations avec Dieu s’avère indispensable, primordiale. C’est le beau combat de la Foi ! Si tout était facile, nous serions des saints au regard de Dieu.

Frères et Soeurs, c’est bien parce qu’il est dur par moments, d’être chrétien ( ne ) que la vie retrouve sa pleine saveur. Il faut partir du principe qu’un meurtrier ne se lève pas un matin en disant, tiens je vais tuer telle personne cela me changera les idées. La méchanceté également est un long processus qui éclate au bout de nombreuses années. Bien-sûr, il n’est pas question de fermer les yeux sur tout, en pardonnant avec indifférence. Il est question d’analyser les événements et les gens avant d’envoyer notre couperet. Si nous n’avons guère la Force de pardonner à notre pire ennemi. Alors, demandons à Dieu de le faire pour nous. Soyez sûr que cette prière sera exaucée. Notre regard humain n’a rien à voir avec le Divin qui ne juge point selon les apparences, mais le coeur. Donnons notre coeur à l’Esprit-Saint afin qu’il le purifie et nous indique la vraie voie du pardon pour notre libération. Dieu est Libérateur, Il ne veut pas d’esclaves à ses pieds. Seigneur, je te demande humblement pardon pour tout le mal que j’ai pu commettre, même sans le savoir. Purifie mon âme de ses scories qui m’empêchent d’aller vers Toi. Amen !

Bruno LEROY.


19:17 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

"La Croix sur tes épaules, le sourire sur tes lèvres"

Plus tu seras au Christ, plus tu obtiendras de grâce pour ton efficacité terrestre et ton bonheur éternel. Mais tu dois te décider à suivre le chemin du don de soi: la Croix sur tes épaules, le sourire sur tes lèvres et, dans ton âme, une grande lumière. (Chemin de Croix, II. n. 3)

Tu entends en toi une voix: "Qu'il est pesant ce joug dont tu t'es chargé librement!" ... C'est la voix du diable, le fardeau... de ton orgueil.

Demande l'humilité au Seigneur, et toi aussi tu comprendras ces paroles de Jésus: Iugum enim meum suave est, et onus meum leve (Mt 11, 30), que j'aime à traduire librement ainsi: mon joug est la liberté, mon joug est l'amour, mon joug est l'unité, mon joug est la vie, mon joug est l'efficacité. (Chemin de Croix, II. n. 4)

Souvent autour de nous règne comme une sorte de peur de la Croix, de la Croix du Seigneur. Et c'est que l'on a commencé à appeler croix tous les événements désagréables qui surgissent au cours de la vie et qu'on ne sait pas assumer comme un enfant de Dieu, contempler dans une perspective surnaturelle. Ne va-t-on pas jusqu'à enlever les croix qu'ont plantées nos aïeux au bord des chemins...!

Dans la Passion, la Croix a cessé d'être symbole de châtiment: elle est devenue un signe de victoire. La Croix est l'emblème du Rédempteur: in quo est salus, vita et resurrectio nostra, en elle se trouvent notre salut, notre vie et notre résurrection. (Chemin de Croix, II. n. 5) 
       
http://www.opusdei.fr/art.php?p=22181

19:14 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans SAINT JOSÉMARIA. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

« Le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois »

       Pierre a renié une première fois et n'a pas pleuré, parce que le Seigneur ne l'avait pas regardé. Il a renié une seconde fois, et il n'a pas pleuré, parce que le Seigneur ne l'avait pas encore regardé. Il a renié une troisième fois, Jésus l'a regardé, et il a pleuré, très amèrement (Lc 22,62). Regarde-nous, Seigneur Jésus, pour que nous sachions pleurer notre péché. Cela montre que même la chute des saints peut être utile. Le reniement de Pierre ne m'a pas fait tort ; au contraire, à son repentir, j'ai gagné : j'ai appris à me garder d'un entourage infidèle...

      Pierre a donc pleuré, et très amèrement ; il a pleuré pour arriver à laver sa faute par des larmes. Vous aussi, si vous voulez obtenir le pardon, effacez votre faute par les larmes ; au moment même, sur l'heure, le Christ vous regarde. S'il vous survient quelque chute, lui, témoin présent à votre vie secrète, vous regarde pour vous rappeler et vous faire avouer votre erreur. Faites alors comme Pierre, qui dit ailleurs par trois fois : « Seigneur, tu sais que je t'aime » (Jn 21,15). Il a renié trois fois, trois fois aussi il confesse ; mais il a renié dans la nuit, et il confesse au grand jour.

      Tout cela est écrit pour nous faire comprendre que personne ne doit se vanter. Si Pierre est tombé pour avoir dit : « Même si d'autres viennent à trébucher, moi je ne tomberai pas » (Mt 26,33), quel autre serait en droit de compter sur soi-même ?... D'où est-ce que je te rappellerai, Pierre, pour m'apprendre tes pensées quand tu pleurais ? Du ciel où tu as déjà pris place parmi les choeurs des anges, ou encore du tombeau ? Car la mort, d'où le Seigneur est ressuscité, ne te répugne pas à ton tour. Enseigne-nous à quoi t'ont servi tes larmes. Mais tu l'as enseigné bien vite : car étant tombé avant de pleurer, tes larmes t'ont fait choisir pour conduire les autres, toi qui, d'abord, n'avais pas su te conduire toi-même.



Saint Ambroise (v.340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de St Luc, 10, 89s (trad. cf SC 52, p. 186)



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Faites un bilan de votre santé spirituelle !


podcast

La santé de notre corps est importante, nous le savons tous, mais comment préserver la santé de notre âme ? Voici un plan pratique pour vous aider à le faire.

Bonne méditation au coeur de cette semaine Sainte !

Votre Frère, Bruno.

10:43 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans SPIRITUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

LES ORIGINES DU STRESS.

Un certain nombre de situations sont des facteurs déclenchant de stress. Voici une liste de questions. Chaque réponse positive correspond à un facteur supplémentaire de stress.
Vous pouvez effectuer une sorte de bilan en répondant sincèrement à toutes ces questions pour connaître l'origine de votre " mal-être ".

Stress Relationnel  

  • Manquez-vous d’intimité chez-vous ? (bruit, espace, temps pour soi ?)
  • Etes-vous satisfait (e) de votre relation de couple ?
  • Votre relation de couple est-elle équilibrée ? vous sentez-vous écouté et apprécié à votre valeur ?
  • Avez-vous des difficultés financières qui viennent assombrir votre vision de l’avenir ?
  • Votre libido est-elle en adéquation avec celle de votre partenaire ?
  • Avez-vous des difficultés à satisfaire votre partenaire et en souffrez-vous ?
  • Rentrez-vous souvent en conflit avec vos proches
  • Avez-vous tendance à ruminer vos pensées négatives ?

Stress Personnel

  • Au sein d’un groupe, avez-vous des difficultés à vous exprimer, à donner votre avis
  • Vous sentez-vous à l’aise dans votre travail et dans la société qui vous emploie ?
  • Vous sentez-vous à votre place ?
  • Les évènements qui se sont déroulés dans la journée vous empêchent-ils souvent de dormir ?
  • Avez-vous du mal à adresser la parole à des inconnus ? (pour demander votre chemin, un renseignement ?)
  • Avez-vous peur de l’avenir ?
  • Pleurez-vous souvent sans raison apparente ?
  • Pouvez-vous compter sur des amis intimes en cas de difficultés ?
  • Consommez-vous de l’alcool ?

Stress Professionnel

  • Avez-vous le sentiment que vos compétences ne sont pas reconnues à leur juste valeur ?
  • La communication au sein de votre entreprise est-elle difficile et les responsabilités de chacun sont-elles mal définies ?
  • Devez-vous faire face à de nouvelles responsabilités suite à une promotion ou à une réorganisation ?
  • Travaillez-vous dans un environnement bruyant ?
  • Avez-vous du mal à prendre la totalité de vos congés ?
  • Travaillez-vous tard le soir ?
  • Emmenez-vous du travail chez vous ?
  • Travaillez-vous à l’heure du déjeuner ?
  • Votre travail vous ennuie t-il ?
  • Avez-vous des difficultés relationnelles avec vos collègues de travail ?

Stress Environnemental

  • Passez-vous beaucoup de temps dans les transports en commun ou en voiture dans les embouteillages ?
  • Souffrez-vous du manque de lumière en hiver ?
  • Souffrez-vous du bruit latent (circulation automobile, trafic aérien, bruit de vos voisins ?)
  • Vivez-vous loin d’un espace vert ?

Vous avez souvent répondu oui à ces questions ? Vous faites partie des 30 à 40% des gens qui se disent stressés et angoissés par le quotidien. Le bruit est l’un des facteurs environnementaux qui induit le plus un état de stress.

Dans les grandes villes, le bruit de fond est incessant. Même si vous n’y faites plus attention, votre corps réagit à ce stress qui agit à différents niveaux. Il perturbe le sommeil et agit sur les facultés de concentration et sur la mémoire.

L’exposition à la pollution et la circulation a des répercussions sur l’humeur et augmente les niveaux d’angoisse et de stress. Pour soulager ce stress, chacun a son réflexe de survie, un comportement qui semble nous permettre de vivre avec ce stress et, parmi ces gestes, on compte souvent la consommation d’alcool, de tabac, d’excitants comme le café ou encore de médicaments antidépresseurs. Attention à ces pratiques !.

Plus simple et plus sain, le fait d’adapter son alimentation en choisissant des produits riches en nutriments permet de réguler l’équilibre nutritionnel et émotionnel, les apports en magnésium et vitamines B font beaucoup pour la régulation du stress.

10:31 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

16/03/2008

Nous voici entrés dans la semaine sainte.

Nous voici entrés dans la semaine sainte. L’évangile de ce jour nous conduit au cœur d’un repas donné en l’honneur de Jésus à Béthanie sans doute pour avoir ramené à la vie son ami Lazare. L’évangéliste prend d’ailleurs le soin de bien préciser la présence de Lazare auprès de Jésus parmi les convives, « celui que Jésus avait ressuscité d’entre les morts ».
On imagine facilement la joie et l’allégresse qui devaient régner. C’est alors que Marie se lève et vient verser sur les pieds de Jésus un parfum très pur et de très grande valeur, qu’ensuite elle essuie avec ses cheveux.
En mettant devant nos yeux en ce lundi saint ce geste de Marie, la liturgie de l’Eglise présente l’attitude qui doit être la nôtre durant cette semaine pour cueillir en son terme les fruits de la rédemption que nous a acquis Notre Seigneur Jésus-Christ par sa mort et sa résurrection. Le don appelle le don, gratuit, total. L’amour appelle l’amour. Le genre de parfum que répandit Marie sur Jésus était gardé dans une amphore scellée qu'il fallait briser pour ouvrir ; ce qui excluait de n'en utiliser qu'une certaine quantité : la libation était nécessairement totale. La délicatesse du geste de cette femme en dit aussi long sur sa reconnaissance vis-à-vis de celui qui avait ramené à la vie Lazare, son frère.

Judas prend alors la parole : « Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres ? ». Il réagit au geste de Marie en opposant ouvertement l'amour du Maître au service du prochain. Son intervention, apparemment motivée par des fins charitables, sonne néanmoins faux à nos oreilles. D’ailleurs, l'évangéliste confirme bien notre malaise en explicitant les motifs cachés de Judas : « Il parlait ainsi, non parce qu'il se préoccupait des pauvres, mais parce que c'était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait pour lui ce que l'on y mettait ». En effet, l’amour du Seigneur et l’amour du prochain ne sauraient être opposés. Pour pouvoir toujours aimer nos frères les plus pauvres, il faut savoir comme Marie aimer le Seigneur dans l’aujourd’hui où il se présente à nous. Le contraste est ici frappant entre l’attitude de Judas replié sur lui-même dans un égoïsme mortifère qui ne peut que l’isoler de l’amour de Jésus et celle de Marie, toute donnée dans son geste, manifestant un amour qui lui permet de communier intuitivement et de façon anticipative à la Pâque du Seigneur.

Cependant, si l’action de Marie est interprétée par Jésus comme l’annonce prophétique de sa mort, elle ne saurait venir troubler la fête de ce repas qui célèbre la vie. Bien au contraire, le regard éclairé par l'amour, Marie a perçu que le don de la vie dont jouit son frère jaillit de la mort à laquelle le Maître va consentir : « Laisse-la ! Il fallait qu'elle garde ce parfum pour le jour de mon ensevelissement. » Le parfum de la reconnaissance infinie envers Celui qui n’hésite pas à donner sa vie pour ses amis peut alors s’élever et joindre sa bonne odeur à l’atmosphère de joie qui règne déjà dans la maison.

Pour nous préparer à recevoir le don de Notre Seigneur, il n’y pas de meilleure manière que de lui donner sans réserve tout ce que nous avons de meilleur. Le parfum le plus délicat et le plus précieux que nous pourrons lui offrir est sans aucun doute celui de notre action de grâce pour le don de sa vie pour nous, celui de notre adoration reconnaissante devant le mystère de son amour infini pour nous.

« Seigneur, Jésus, tout au long de cette semaine, nous voulons demeurer auprès de toi. Nous voulons nous décentrer de nous-mêmes pour nous préoccuper seulement de toi et de toi seul, t’offrir le peu que nous avons mais te le donner totalement sans réserve. Nos cœurs ainsi tout ouvert à ta présence nous permettrons d’accueillir sans réserve le don de ton salut. »

Frère Elie.

19:14 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

NOTRE SILENCE EST POÉSIE DE VIE.

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Nous avons besoin de silence pour nous entendre nous-mêmes, pour entendre les autres, pour entendre la nature. Pour écouter le tremblement de la poésie...Elle est son premier jaillissement, encore immaculé ; ni corrompu à la source , ni menacé de récupération. Seuls la détiennent ceux qu’une longue résistance au pouvoir a chargés de la conscience de leur propre valeur d’individu. La conscience du présent s’harmonise à l’expérience vécue comme une sorte d’improvisation. Au contraire, la pensée qui s’attache au vécu dans un but analytique en reste séparée ; c’est le cas de toutes les études sur la vie quotidienne.

Le voyageur qui fixe sa pensée sur la longueur du chemin à parcourir se fatigue plus que son compagnon qui laisse au gré de la marche errer son imagination ; de même la réflexion attentive à la démarche du vécu l’entrave, l’abstrait, le réduit à de futurs souvenirs. Pour qu’elle se fonde vraiment dans le vécu, il faut que la pensée soit libre. Il suffit de penser autre dans le sens du même, la plus haute conscience de soi inséparable de moi et du monde. C’est à cette condition que les hommes reconnaîtront sous peu que leur créativité individuelle ne se distingue pas de la créativité universelle.

On le sait, la société de consommation réduit l’art à une variété de produits consommables. Puissions-nous avoir cette volonté d’échapper aux aliénations ambiantes en créant l’unité de l’homme et du social où l’expérience de la poésie prime comme une nouvelle arme dont chacun doit apprendre le maniement par soi-même. La poésie sert à respirer et mettre de la joie dans la vie, elle aide à réaliser la synthèse de notre existence. Elle est l’alternative essentielle aux violences subies ; elle nous dit que l’esprit de mort n’a plus de place dans notre Vie.Elle est notre grande fête sociale qui assigne les bureaucrates à résidence. La poésie et l’art en général nous font côtoyer l’infini de notre être en détruisant progressivement ce qui est réductible dans l’homme.

Notre conscience humaine ne peut ignorer, négliger cet espace de liberté dont nous disposons pour nous unifier au monde en échappant à toutes formes d’aliénations pathologiques.Le véritable artiste est celui qui reste lui-même en provocant la société par une insurrection de la beauté dont son âme ne cesse de s’inspirer. C’est un homme de partage et d’amour dans la contestation de l’ordre établi, puisqu’il ne supporte pas les embrigadements de l’esprit. Puissions-nous être poètes dans nos comportements quotidiens, non en sachant écrire de splendides poésies mais en regardant le monde avec nos yeux intérieurs, ceux qui murmurent le bonheur de vivre libre.

BRUNO LEROY.

10:17 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne, poesie |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |