19/12/2010
UN JEÛNE POUR NOËL.

20:02 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|
Le Gospel, une insurrection musicale.
Le Gospel, musique spirituelle noire, débute au XVIIème siècle, sur la côte occidentale africaine. Pour des raisons économiques, tout un peuple est déporté, vers le Nouveau continent. Arraché à ses cultures ancestrales il est soumis à un cruel esclavage. Soucieuses d'augmenter le rendement, les classes possédantes approuvent le travail d'évangélisation des missionnaires protestants et catholiques auprès d'une population susceptible de s'insurger. Les noirs adoptent le message du Christ, dans lequel ils se reconnaissent et fréquentent les églises blanches qui deviennent leur premier lieu d'expression. Ils plient la liturgie à leurs habitudes et leur sensibilité , en y apportent les caractéristiques de la musique africaine. Par les prêches exaltés, les " repons " improvisés et les hymnes collectifs, ils transforment les cantiques protestants anglo-saxons en Negro spirituals. Cette musique originale racontant la vie et la mort, la souffrance et la tristesse, l'amour et le jugement, la grâce et l'espoir, la justice et la miséricorde va se répandre par sa force et sa beauté, dans le monde entier. L'abolition de l'esclavage ne provoque pas de profonds changements dans la condition des noirs toujours discriminés, mais elle leur ouvre des perspectives nouvelles. De nombreuses chorales se créent, dans chaque communauté noire et dans chaque quartier. Dans les villes, les Negro Spirituals évoluent pour donner le gospel. Le Gospel délivre un message plus direct que les Spirituals, plus optimiste et plus ancré dans la réalité de la vie quotidienne, il témoigne d'une volonté de tisser des liens étroits, voire familiers entre le monde divin et la société contemporaine. Son expression musicale se modernise sous l'influence de musiques profanes comme le blues, puis le jazz, le rock et d'autres styles musicaux actuels, en réalité plus ou moins dérivés des Spirituals. Le Gospel est en perpétuelle évolution.
Le gospel en France
Le gospel a pris pied en France à la fin de la seconde guerre mondiale avec le débarquement des soldats américains. Le premier groupe français de gospel, les Compagnons du Jourdain, se crée en 1947 à Paris. Dans les années 70 les stars de Gospel qui aspirent à la reconnaissance internationale, viennent s'installer à Paris. Le gospel s'implante dans les églises protestantes et catholiques, pour connaître un véritable essor dans les années 90. Les chorales sous l'impulsion de communautés religieuses africaines, antillaises et caribéennes fleurissent en banlieue parisienne. Certaines font preuve d'une véritable créativité et ne se contentent plus de copier leurs sœurs américaines. En France, Le gospel est un retour aux sources, une mémoire collective, un hommage rendu aux luttes et aux souffrances des Noirs. C'est un symbole de liberté et d'espoir, portant les valeurs universelles de respect et de tolérance.
17:17 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., Musique, POLITIQUE. | Lien permanent | Commentaires (0) |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|
Son désir la disposait à s'offrir.
Très jeune Marie renonça pour elle-même à mettre au monde un fils, elle choisit joyeusement la virginité comme on s’offre à l’amour de Dieu. Son désir de la venue du sauveur la disposait à s'offrir pour le salut du monde. Sa vocation était connue, clairement discernée.
Dans cette obéissance radicale à son appel particulier, l’ange du Seigneur la surprend pourtant : « voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ». « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? ». Comment le Seigneur pourrait-il m’adresser un nouvel appel qui soit en contradiction avec le premier ? Cela n’est pas possible en effet. Mais à chaque étape, à chaque déploiement du don initial, Marie reste docilement ouverte à une nouvelle compréhension de sa propre mission. Dieu attend d’elle qu’elle demeure vierge à jamais, mais cette promesse trouve son accomplissement dans une authentique maternité. Elle est celle par qui la nouveauté vient au monde. Elle sera la mère de son Fils. Disponibilité sans réserve de Marie qui se laisse guider où bon semble à Dieu, jusqu’à ce que le salut soit manifesté à tous les hommes. Dieu est fidèle, mais elle découvre combien le don qu’il fait dépasse toute imagination, elle reste humblement dans la confiance qui préserve de toute peur. « Qu’il fasse en moi selon sa Parole ».
Saint-Esprit, viens réaliser en nous l’œuvre du Père. Rends-nous disponibles aux nouvelles compréhensions de notre appel que Dieu sollicite de nous. Fais-nous revenir vers Dieu, montre-nous le chemin de la crèche, là est le commencement d’une vie nouvelle pour chaque homme, l’enfantement d’une humanité accomplie, car la puissance de Dieu est sans limite. Il est « Dieu avec nous », il est notre salut.
Frère Dominique.
16:28 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|
QUE SIGNIFIE POUR NOUS NOËL ?

Dans ce monde qui tourne à l’envers, bien souvent, nous sommes deux mille ans après, dans un état d’émerveillement dont bon nombre de nos concitoyens ignorent la Source.
Cependant, notre esprit est en Fête face aux mille et une défaites. Les commerciaux s’en donnent à cœur joie pour nous vendre leurs dernières nouveautés qui, souvent ne nous servirons pas. Ainsi vont nos sociétés avec leur lot de néo-paganisme bien ancré dans les mentalités.
L’homme tout de rouge vêtu avec une barbe blanche sert à canaliser le surplus d’énergie de nos mômes.
Si tu n’es pas sage, tu n’auras pas de cadeaux ! Le paysage décrit par mes propos pourrait paraître sombre au prime abord.
Il n’est guère dans mon tempérament de pleurer sur les approches divergentes qui sont miennes.
En effet, pour moi Noël est une Fête essentiellement religieuse. Le tout est de savoir ce que nous mettons dans l’étymologie du terme : " religieux ".
Relié à, relié aux autres Humains qui habitent sur cette Terre. Et si, l’annonce première de la Bonne Nouvelle n’était point ce signe-là ? Relier les Hommes quelques soient leurs idéologies et convictions. Noël pour nous obliger à dire du bien les uns des autres et à formuler des souhaits qui traduisent l’affection, l’amitié ou tout simplement l’attachement et la considération.
Dans de nombreuses familles comme au sein des groupes humains, c’est l’occasion de faire un effort pour renouer les uns avec les autres, pour liquider les vieux malentendus et pardonner les affronts. Oui, Noël nous vient du mot " Emmanuel " qui, en Araméen se prononçait : emmanoël.
Ensuite, comme nous avons pour habitude de raccourcir les mots, NOËL est apparu dans toute sa splendeur.
Cela signifie que notre inconscient même si nous sommes Athées militants, ne peut s’abstraire de cette prise de conscience espérant une société sauvée.
Combien de gestes généreux éclosent à cette période de grand froid où les plus malheureux sont exclus de la Fête.
Combien d’associations, mettent toutes leurs énergies au service des plus pauvres et notamment ceux qui vivent une déréliction sans nom. Voilà comment le Christ Jésus entre dans l’histoire. C’est Lui qui rassemble toutes les générations, qui les porte, qui les saisit dans un seul Amour, dans un seul dessein qui peut les rassembler dans un unique amour qui les éternise.
Oui, Jésus Christ est l’Humain qui contient tous les autres, Il est l’Humain qui est intérieur à chacun de nous, Il est l’Humain qui peut vivre notre vie comme la Sienne.
Nous apprenons en l’humanité de Jésus-Christ, que le Dieu qu’il nous communique est la Vie et notre vie. Il est un Amour qui se donne éternellement, un Amour qui n’est rien que l’amour, un Amour qui n’a rien, un Amour qui est éternellement vidé de soi, dont la personnalité est un pur élan. Dans le mystère de l’Incarnation, nous apprenons à connaître un autre visage de Dieu et un autre visage de l’humain. Il nous apprend la Vraie Grandeur, la Sienne, une grandeur d’Amour où il s’agit simplement de tout donner. Et le mystère de l’Incarnation, c’est cela : un monde nouveau, une humanité nouvelle, un Dieu tout neuf, une histoire qui commence, dont l’unité se fait en Celui qui est capable de l’unifier en un seul dessein, en la pénétrant du même souffle d’un éternel amour. Il y a au cœur de notre histoire, le cœur de Dieu, qui parle, dans l’humanité de Jésus Christ. C’est à travers ce cœur de Dieu qui est présent en chacun de nous, que nous pouvons nous rejoindre, nous reconnaître et nous aimer.
Oui, je crois profondément que son Esprit de Lumière parvient à fendre les cœurs de pierre.
Suis-je un incorrigible optimiste ? Peut-être, mais je préfère observer les scintillements des joyaux Humains plutôt que ternir leurs éclats. Ma Foi est celle de la confiance et j’aime tous les êtres vivants sur cette planète. Même ceux que notre morale juge trop rapidement comme immoraux.
Nous n’avons pas à nous ériger en Juge des autres. Bien-sûr, je sais que le réveillon est pour beaucoup une question de bouffe et de beuveries.
Bien-sûr, je sais également que des maris bourrés useront de violence envers leur femme ou leurs enfants.
Et d’autres conneries de sauvagerie animale.
Je n’excuse pas ces demeurés blessés au profond de leur enfance. Mais, si les chrétiens que nous sommes, ne redonnons pas un souffle de Vie à cette Fête de re-naissance, qui le fera ?
Notre Témoignage d’une existence vécue dans les bras de la Tendresse Divine demeure prioritaire.
Vous savez pertinemment que faire la Morale à des individus cherchant à se justifier est une démarche provoquant la transgression.
Sourions à la Vie naissante chaque matin, même si le soleil refuse de poindre dans le ciel.
Un Témoignage de Joie vaut mieux que tous les discours du monde. Être un être de Fête au quotidien. Cela illumine davantage notre Univers et ceux qui veulent entrer dans notre chaleur pour se réchauffer.
La naissance du Christ doit nous unir indéfectiblement quelque soit l’estime que nous nous portons habituellement.
Dieu n’est pas venu sur Terre pour nous divertir au sens pascalien du terme, c’est-à-dire pour que nous fassions diversion.
Non, Noël appartient à tous et aux souffrants en priorité pour que nous instaurions une convivialité Fraternelle.
Noël est certes la nativité de Jésus mais aussi l’annonce de sa mort et de sa résurrection.
Soyons ses Témoins qui jamais ne Lui lâcherons la main et rayonnons au quotidien de Sa Lumière intérieure qui pose questions.
Notre existence est faite pour aimer et être aimés inconditionnellement. Aussi bien le Sdf, le Jeune paumé, le meurtrier, le prisonnier, la personne âgée, la femme battue, l’homme alcoolisé etc....et ce, sans préjuger. Jésus reçoit tout le monde dans Ses bras accueillants pour que notre civilisation soit celle de l’Amour.
Il est venu pour les malades et je sais Seigneur que certains jours au fond de moi règne une précarité spirituelle.
De quel Droit jugerais-je autrui alors que des Tribunaux Humains sont actifs pour le faire. Mon rôle est d’Aimer sans mesure au feu de Ton Amour !
Je protège mes proches et regarde le ciel argenté dans un élan spontané de générosité, tel un cri de révolte vers plus de Justice.
Et ton étoile vient s’embraser dans les pépites d’or de mon cœur pour faire de Noël un jour d’espérance pour un Monde meilleur.
La prière m’aide puissamment à avoir le regard d’émerveillement de Jésus-Christ sur la Vie devenue nouvelle en ses yeux !
Pour Noël 2010 et pour la nouvelle année 2011 qui va commencer, je vous propose d’abord de vous laisser émerveiller. Comme les bergers de la crèche qui s’émerveillent de la lumière de la nuit, et de ce message des anges leur révélant le sens profond de la naissance du Christ Jésus en notre monde. Comme Marie aussi qui retient en son cœur ces événements autour de la naissance de ce fils bien particulier.
Nous nous émerveillons aussi de Marie elle-même, mère de cet enfant dans la mangeoire ; elle, Sainte Marie, elle est en quelque sorte la mère de cette nouvelle humanité, qui est la nouvelle Ève. Oui, il y a toujours de quoi s’émerveiller autour de la crèche.
Que ce Noël nous permette de mieux entrer à l’intérieur du salut du Christ et qu’il nous donne de participer à sa réalisation concrète dans les situations que nous vivons.
Paix sur la terre à toute personne de bonne volonté !
Bon Noël à tous.
Bruno LEROY.
11:55 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|
Vivre avec Dieu signifie le chercher et vivre en relation avec les autres.

Pour le prophète la pauvreté et l’injustice qui existent de son temps ne sont pas normales ; elles sont vues comme le résultat de l’orgueil de certains au détriment de la majorité des autres, réduits à la misère.
Le problème auquel devaient faire face les prophètes de ce temps était la fausse adoration du Dieu vrai.
La nouveauté radicale de leur message est que l’élection divine n’exclue pas la possibilité d’être rejeté. Les prêtres et le peuple pensaient avant eux que le pouvoir de Dieu était de leur côté et que Dieu se faisait le défenseur de leurs valeurs, de leurs intérêts et de leurs styles de vie.
Vivre avec Dieu signifie désormais, pour les prophètes, le chercher dans son coeur et vivre dans la droiture de Dieu en relation avec les autres (les humains et la terre). Alors le Dieu invisible devient visible à travers la création et les créatures.
Les temps sont graves. Le jugement de Dieu est comme suspendu au dessus d’Israël. En politique, en matière de finances ou de religion, on ne peut plus compter faire comme d’habitude. Les gens sentent qu’ils ont un certain « contrôle » sur Dieu (Amos 5,14 ; Michée 3,11 ; Isaïe 7,14).
Mais la manière dont Dieu voit le futur n’est pas la nôtre. Dieu interpelle notre présent et il n’y a pas de possibilité de fuir . Le choc d’une possible catastrophe est la manière dont Dieu use pour infliger une divine thérapie aux humains.
Le problème est présenté comme si les humains souffraient d’une forme d’amnésie (oubliant Dieu ou se détournant de lui) et de schizophrénie (en divisant sa vie : d’un côté la religion de l’autre la vie socio-économique). La seule manière de soigner ces maladies est un acte chirurgical radical : terrifier le peuple avec un verdict de mort.
En tant que messager de Dieu, le prophète a pour fonction de rendre efficace, dans le présent, le choc eschatologique que prépare Dieu pour le futur afin qu’Israël retrouve son identité et sa vocation et ainsi repasse de la mort à la vie.
Pour le prophète la pauvreté et l’injustice qui existent de son temps ne sont pas normales ; elles sont vues comme le résultat de l’orgueil de certains au détriment de la majorité des autres, réduits à la misère.
Dieu a créé le monde pour tous et veut que tous partagent ; quelque chose doit être dit et fait pour rétablir cette vérité . Il doit y avoir une conversion, un changement assez radical de style de vie qui ne soit plus celui de l’urbain prospère mais plutôt celui du nomade vivant de manière précaire dans le désert, la place où Dieu a d’abord fait alliance avec son peuple.
Le message du prophète c’est qu’il faut chercher Dieu (sortir de l’amnésie) et pratiquer la justice (sortir de la schizophrénie), mais aussi qu’il faut développer une plus grande perception spirituelle (de l’attention, du discernement et de la disponibilité par rapport à Dieu) et une sensibilité morale (sensibilité à l’injustice et à l’iniquité qui sont contraires au projet de Dieu ; solidarité à avoir avec le peuple de Dieu tout entier et pas seulement avec l’élite).
Se retourner vers Dieu , ce qui semble presque impossible (comment peut-on accepter de changer de style de vie ?) , requiert une ouverture aux dons de Dieu, car Dieu est un dieu qui prend soin de nous, un Dieu de compassion. C’est pourquoi les prophètes ne sont pas des personnes du désespoir mais de l’espérance.
Faire justice aux pauvres (à tout le peuple) est la condition pour bénéficier de la justice de la part de Dieu.
Les prophètes sont des « révolutionnaires sociaux » parce qu’ils sont fondamentalement des « conservateurs religieux ».
Bruno LEROY.
11:33 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., COMBAT SPIRITUEL., SPIRITUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (0) |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|
16/12/2010
NOËL LIBÉRATION VENUE DU CIEL.

13:29 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., COMBAT SPIRITUEL., LE REGARD DE BRUNO., PENSÉES PERSONNELLES, SPIRITUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (0) |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|
NOËL INCARNATION DE LA BONNE NOUVELLE.

Dire que le Christ sauve l’homme du péché est une affirmation répétée par des siècles de croyants, au point de se vider pour certains de son poids de réalité. Or, le péché a une dimension structurelle et collective.
Si donc l’affirmation des croyants est plus qu’une formule creuse, c’est que le salut en Jésus-Christ doit pénétrer jusque dans les structures collectives de l’humanité. Bien plus, tout comme le « péché originel » interdisait une conception individualiste du péché, en désignant la solidarité première qui marque les êtres humains, l’initiative libératrice de Dieu en Jésus-Christ concerne les hommes, et chacun d’entre eux, dans leur solidarité fondamentale.
Le salut de chacun se comprend à l’intérieur d’une histoire de salut qui englobe toute l’humanité.
Or le mal qui ronge le monde des hommes porte des noms aujourd’hui : sous-développement, marginalisation, inégalités criantes, exploitation des pauvres par les riches, chômage, loi du profit, règne de la violence, de la torture, du délit d’opinion, etc...Ce mal, des systèmes et des personnes en sont les auteurs ; d’autres hommes en sont les victimes. Les expressions de ce mal sont sociales et politiques.
Si la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ a un sens concret pour les hommes d’aujourd’hui, comment pourrait-elle être étrangère à ces maux ? Comme le mal, dont elle vient sauver les hommes, elle aura nécessairement une portée sociale et politique. C’est dire que les chrétiens, corps contemporain de Jésus, porteurs de la Bonne Nouvelle de libération, ne peuvent éviter d’être partie prenante dans le débat politique de notre temps, ni de prendre parti pour les victimes de ces maux : les petits, les faibles et les opprimés, avec qui Jésus s’est montré solidaire.
Sa naissance, tel un paria de notre société, doit nous mettre sur la route du Christ et c’est dans la prière silencieuse, que nous entendrons ses Appels et ses gémissements pour nous dire que Noël n’est pas une simple Fête pantagruélique assouvie dans les beuveries des carencés spirituels mais, le signe d’une mémoire qui se réactualise chaque année pour nous rappeler notre vocation au sein du monde. Suivre les pas du Christ-Amour, c’est vivre Noël chaque jour dans les yeux de Dieu.
Puisse ce Noël être pour vous une conversion festive vers davantage d’Amour, celui qui dépasse les haines, les remords et les rancunes.
Notre terre aurait bien besoin d’un Noël quotidien vécu dans une spiritualité authentique faite d’Amour et de compassion. Seigneur, donne-nous ce Noël quotidien pour alimenter notre Foi afin que nos jours aient la fraîcheur des matins dont les parfums sentent bon l’Espérance et la joie de vivre en suivant les pas de ton Esprit de liberté.
Bruno LEROY.
13:10 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., COMBAT SPIRITUEL., LA POÉSIE DE LA VIE, LE REGARD DE BRUNO., POUR LES JEUNES. | Lien permanent | Commentaires (0) |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|
Reconstruisez-vous !
“Le Seigneur était avec Joseph...” Genèse 39.2![]()
Joseph n’était pas né dans une famille idéale, loin de là. Il était le onzième garçon de Jacob, un ancien escroc habitué aux manigances et aux opérations louches. Quand Joseph est né, son père s’était rangé et avait appris à marcher avec Dieu. Mais les dix aînés suivirent l’exemple des premières années de la vie de leur père. Parce qu’un homme d’une ville voisine avait violé leur soeur, ils montèrent une machination terrible contre cette ville et tuèrent tous les hommes (Genèse 34).
Puis ils n’hésitèrent pas à commettre un autre acte de trahison, cette fois à l’encontre de leur propre petit frère, en vendant Joseph à des marchands d’esclaves. Pourtant ce dernier devint un grand homme, doué d’intégrité et de compassion. Comme lui, vous pouvez vous reconstruire et échapper à votre passé, si déprimant et humiliant soit-il. Examinez la vie de Joseph et vous vous retrouverez peut-être dans ses expériences : avez-vous été rejeté par vos proches, vous sentez-vous trahi par ceux-là mêmes qui étaient censés vous aimer ? Mais l’important c’est que “le Seigneur était avec Joseph.”
Avec Lui à vos côtés, tout changera ! Malgré le passé, si vous Lui demeurez fidèle, Il peut transformer l’avenir à votre avantage. Trop de gens qui ont été blessés par d’autres continuent à se focaliser sur les auteurs de leurs blessures, espérant voir de la repentance dans leur regard ou une amélioration dans leurs relations. Mais cela arrive rarement. Si on vous a fait du mal, vous devez tourner les yeux vers Celui qui ne vous blessera jamais et qui sera toujours là pour vous aider et pour panser vos blessures.
Acceptez le fait que vous ne pourrez peut-être jamais améliorer certaines relations trop envenimées, que vos parents continueront à vous rejeter, que vous ne trouverez pas de solutions aux problèmes de votre passé. Mais Dieu n’est pas limité par votre passé, Il n’est limité que par votre manque de foi ! Aussi, faites-Lui confiance totalement. “Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?” (Romains 8.31). Si Dieu est à vos côtés, en fin de compte, vous n’aurez pas besoin de vous soucier de ceux qui sont toujours contre vous !
Bob Gass.
11:50 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|
15/12/2010
ACCUEILLIR LA VIE.

« En toute condition, soyez dans l’action de grâces. C’est la volonté de Dieu sur vous dans le Christ Jésus » (1 Th 4, 18). Cette exhortation de saint Paul aux Thessaloniciens reprend l’invitation si fréquente à la louange que nous trouvons dans les Psaumes : « Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse en ma bouche » (Ps 34, 2). L’action de grâces n’est pas une forme de prière à pratiquer seulement de temps en temps ; elle doit devenir une attitude de cœur, une disposition de vie, une manière de nous positionner dans l’existence.
Je suis très frappé par le fait que, dans l’évolution de notre culture, l’homme occidental a de plus en plus tendance à se positionner dans une attitude de victime. On passe son temps à se plaindre, à exiger, à revendiquer. Comme il n’y a plus de foi et de confiance en Dieu, toute difficulté et toute souffrance est vécue comme une anomalie, voire comme une injustice. On rêve d’une vie de gratifications permanentes, sans souffrances et sans combats. On n’accepte aucune douleur, et chaque fois que l’on est touché par une épreuve, on cherche quelqu’un à accuser, à qui faire porter la responsabilité et à qui faire payer sa souffrance. On l’a bien vu en France. À la moindre inondation ou canicule, c’est une levée d’accusations et de réclamations contre le gouvernement qui n’a pas fait ce qu’il aurait dû faire pour prévenir le fléau. Comme si l’État avait le devoir et la possibilité de garantir à tous les citoyens une existence sans problèmes et devait assurer le bonheur de tous ! Quel infantilisme !
Ce type d’attitude est évidemment très destructeur pour la vie sociale. Au lieu de mettre à la base des relations humaines une disposition d’acceptation et de confiance, on instille partout le poison de la méfiance et de la revendication. Pour rester dans le domaine médical, il est bien sûr légitime de protéger les patients et de demander justice à des médecins qui, de manière consciente et grave, ont été négligents, mais exiger d’eux l’infaillibilité relève de l’infantilisme. Ils finiront par ne plus vouloir exercer la médecine, et personne n’y gagnera, surtout pas les malades !
La louange et la gratitude sont un grand remède à ce positionnement victimaire et destructeur que je viens de décrire. Elles nous amènent à nous situer face à la vie dans une attitude tout autre : au lieu de réclamer, de nous plaindre, de revendiquer, elles nous conduisent à accueillir avec confiance la vie telle qu’elle se présente, même avec son poids de douleur et de difficultés. Elles nous évitent de nous enfermer dans une attitude accusatrice envers ceux qui nous déçoivent ou nous font souffrir, à chercher en permanence des boucs émissaires sur qui décharger nos ressentiments et nos amertumes. Elle nous fait comprendre qu’il ne s’agit pas d’abord de « changer la vie », selon le slogan illusoire d’un certain parti politique il y a quelques années, mais de changer notre attitude face à la vie. Passer de la peur, de la méfiance, de l’accusation… à l’acceptation et à la confiance. Accueillir avec foi la vie comme un don, même si elle se présente différente de nos attentes. Si nous pratiquons cette confiance, nous ferons bien vite l’expérience qu’en fin de compte, la vie réelle est bien plus belle et riche que la vie dont nous rêvons dans nos attentes irréalistes !
Il y a là un principe spirituel fondamental, dont nous trouvons l’expression dans l’évangile. Jésus prononce cette parole mystérieuse : « À celui qui a on donnera, à celui qui n’a pas on enlèvera même ce qu’il a ! » (Lc 19, 26). Le Christ énonce ainsi une des lois les plus importantes qui gouverne l’existence humaine : à celui qui se met dans une attitude de revendication, de mécontentement, se plaint que la vie ne soit pas ce qu’elle devrait être, la vie se révèlera comme décevante. Par contre, celui qui est heureux de ce qu’il a reçu, qui remercie Dieu pour ce qu’est son chemin recevra encore davantage et sera comblé ; celui qui se plaint de ne pas avoir reçu suffisamment et qui s’enferme dans la revendication sera de plus en plus déçu.
Si la gratitude devient la disposition la plus fondamentale de notre cœur, nous guérirons de bien des amertumes et des déceptions, et nous serons en fin de compte comblés.
Bruno LEROY.
22:10 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|
MALHEUREUX ARTISANS DE VIOLENCES

Cette autre forme de violence qui détruit des rapports humains et blesse comme coups de lance dans la poitrine du prochain. Ho! l’énergie de la langue en rage qui salit les réputations, en ignorant qu’elle propage heurts et conflits à profusion.
Que de réputations tachées, de rapports humains ébranlés. Combien d’espoirs anéantis, de désunions, de cœurs meurtris. Langues gonflées de malveillance, polluant l’air et l’existence… Mots méchants, dits jalousement, avec une hostile fréquence, sans réfléchir aux conséquences… tournez-vous la langue en parlant! Langues sales et dévastatrices : vous plairait-il cet exercice?… Répit qui vous reposerait, serait, peut-être, aussi… qui sait, un bain de source d’eau bénite pour purger des tas de mites enfouies au fond de votre cœur appesanti par la lourdeur de la bassesse qui l’habite. Allez, à l’eau et au plus vite!
Pour les victimes : L’amour vous aime. Votre souffrance n’est pas vaine. Je l’ai souffert et dépassée, en vivifiant mon cœur blessé, dans l’air du large et le pardon. L’amour est fort lorsqu’il est bon.
Ce que je dis n’est pas facile mais Dieu rend chaque effort utile. D’abord, utile à notre espoir, qu’il s’éloigne du désespoir. Utile aussi aux langues sales, trop à court d’épine dorsale pour se sauver. L’humain retour de la compassion dans l’amour.
Ils sont si malheureux dans l’âme les artisans de la violence, sous quelque forme que ce soit. Prier pour eux… c’est bon pour soi.
Bruno LEROY.
22:08 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne, poesie |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|









