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27/01/2011

ALPHA BLONDY : PSAUME 23.

21:50 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans ARTISTES. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

Le Gospel à 4 c'est mieux !


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21:35 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans ARTISTES. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

NICOLETTA SE CONFIE POUR NOTRE PLUS GRAND PLAISIR.


Nicoletta & le jazz "Ce soir ou Jamais"

21:29 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans ARTISTES. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

L’intégrité est plus importante que la popularité !

“L'intégrité guide les hommes droits...” Proverbes 11.3 www.saparole.com

Joseph refusa les avances de la femme de Potiphar non pas parce qu’il pensait se faire prendre s’il succombait à la tentation, mais parce qu’il savait qu’il ne pourrait vivre ensuite avec lui-même s’il les acceptait. Ted Engstrom a écrit :“Le monde a vraiment besoin d’hommes que rien ne peut acheter, qui tiennent leurs promesses, qui considèrent leur intégrité plus importante que l’acquisition de richesse, qui ont des opinions fortes et une volonté inébranlable, qui n’hésitent pas à saisir les opportunités qui passent à portée de leurs mains, qui maintiennent leur individualité même lorsqu’étouffés par la foule des autres, qui font preuve d’honnêteté en toutes choses, importantes ou pas, qui refusent tout compromis avec la malhonnêteté, dont l’ambition ne se limite pas à leurs désirs personnels, qui n’acceptent pas d’agir comme les autres parce que la majorité le veut ainsi, qui respectent leurs amis dans les mauvais jours comme dans les bons, restant insensibles aux critiques comme aux louanges excessives, qui ne croient pas devoir faire preuve d’insensibilité, de cruauté et d’intelligence froide pour réussir dans la vie, qui n’ont pas peur de proclamer la vérité même si cette dernière est vilipendée par tous, qui osent crier “non” alors que le reste du monde veut les forcer à dire “oui”.

Décrivant leur attitude comme “un compromis d’intégrité”, le psychologue Leo Randall a analysé les relations qui liaient l’ex-président Nixon à certains de ses plus fidèles conseillers, au cours du scandale du Watergate. Il se souvient d’une conversation qu’il a entendue entre le sénateur Howard Baker et Herbert Porter, l’assistant personnel de Nixon. Baker : “Ne vous êtes vous jamais posé de questions sur le bien-fondé de ce que vous faisiez à ce moment-là ?” Porter : “Non, absolument pas !” Baker : “Pourquoi non ?” Porter : “A cause des autres... J’avais peur d’être considéré comme ne faisant plus partie de l’équipe...” Souvenez-vous de ces paroles ! Recherchez l’intégrité, pas la popularité !  

 Bob Gass.


09:55 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

26/01/2011

Mgr Samuel Ruiz est mort.

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Mgr Samuel Ruiz, évêque émérite de San Cristobal de Las Casas (Mexique), qui fut le médiateur entre le gouvernement et la guérilla zapatiste, est mort lundi 24 janvier

Les Indiens l’appelaient « Tatic (père) Ruiz ». Il faut dire que, pendant les quarante années (1959-2000) où Mgr Samuel Ruiz fut l’évêque de San Cristobal de Las Casas, dans l’État du Chiapas, au Mexique, il contribua puissamment à conscientiser les Indiens.

Après ses études à l’Université grégorienne de Rome et son arrivée au Chiapas, le jeune évêque, né en 1924, participa à la conférence de Medellin en 1968 et devint le responsable du Département des missions du Conseil épiscopal latino-américain (Celam).

Partisan de l’option préférentielle pour les pauvres et fervent défenseur de la théologie de la libération – il publia Théologie biblique de la libération (1975) –, Mgr Ruiz mit en place un vaste réseau de 7 800 catéchistes indigènes et 2 600 communautés de base, ce qui permit, par un patient travail pastoral d’éducation populaire, d’aider les Mayas du Chiapas et d’ailleurs à s’organiser pour défendre leurs droits.

Une campagne sera lancée pour obtenir le renvoi de l’« évêque rouge »

En 1974, à l’occasion du 500e anniversaire de la naissance de Bartolomé de Las Casas, il organisa le premier congrès indigène du Chiapas. Autant d’activités qui provoquèrent la colère des grands propriétaires et du gouvernement mexicain : lors de la visite de Jean-Paul II au Mexique en 1993, une campagne sera lancée pour obtenir le renvoi de l’« évêque rouge »…

Peu après, en janvier 1994, éclate le soulèvement indigène appuyé par l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN). En décembre 1994, il met en place la Commission nationale d’intermédiation, chargée de maintenir le dialogue avec elle. Les négociations s’interrompent pourtant en janvier 1997, permettant au gouvernement mexicain de durcir sa politique d’extermination des populations indigènes et de persécutions de l’Église catholique.

En juin 1998, l’évêque préféra démissionner de la commission, tout en continuant de travailler à la pacification du Chiapas. Après son décès lundi 24 janvier à Mexico, où il était hospitalisé depuis deux semaines, les obsèques de Mgr Ruiz doivent avoir lieu mercredi 26 janvier dans la cathédrale de San Cristobal, au lendemain du 50e anniversaire de son ordination épiscopale, le 25 janvier 1960.
  
Source : La Croix.


11:06 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

25/01/2011

LA PUISSANCE DE VOIX ET D'AMOUR DE MARCEL BOUNGOU.

20:49 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans ARTISTES. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

Les bénévoles sont des transmetteurs de convictions.

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Lorsque nous exerçons une fonction au cœur d’une association en tant que bénévole, il me paraît évident que la reconnaissance ne peut guère s’effectuer de façon similaire à celle d’un salarié.

En effet, souvent le salaire est le symbole d’une valeur accordée aux prestations de l’employé. Alors, le bénévole ne serait-il jamais inclus dans une dynamique de reconnaissance ? Répondre négativement serait méconnaître la nature Humaine et la signification de ses expressions affectives.

Un sourire, un regard, un geste posés peuvent provoquer l’atmosphère sereine ou conflictuelle de relations internes entre individus.

La relation de confiance est primordiale, base constitutive de toute relation qui permet aux autres de progresser.

La reconnaissance de l’autre est une façon de vivre en acceptant et surtout, en intégrant ses différences. Apprendre à négocier ces différences est la source essentielle de toutes relations saines.

Par contre, le refus catégorique de découvrir l’autre dans son individualité propre, relève de la pathologie. Les associations, qu’elles soient humanitaires ou autres, sont les reflets intrinsèques de nos comportements sociétaux.

Donnons davantage de lumière dans notre reconnaissance envers autrui. C’est-à-dire, une flamme de vérité respectueuse qui fait grandir intérieurement. L’éclat de nos ententes relationnelles et donc, de la reconnaissance inconditionnelle de l’autre, rejaillira sur la société tout entière.

Une association caritative doit montrer l’exemple qu’une humanité rayonnante et bien vivante est encore possible. La reconnaissance de l’autre peut se caractériser aussi par la sanction car, elle est négation de l’indifférence. L’équipe de bénévoles devient alors un microcosme pouvant s’ouvrir vers d’autres paradigmes de façon plus limpide en fragmentant mieux ses limites. La reconnaissance que les autres éprouvent à notre endroit est la preuve même que nous existons au sein d’une association.

Nous sommes responsables des relations que nous entretenons avec autrui. Lorsque nous aurons compris cela, nous aurons tout compris !

Demain, sera la société du rejet ou de l’acceptation inconditionnelle de l’autre à la seule condition que cette relation soit basée sur le Respect. Accepter ne signifie pas tout accepter mais, se mobiliser pour que la tolérance ne demeure point un vain mot dans un vieux dictionnaire.

C’est l’affaire de tous et toutes, là où nous vivons, de porter un autre regard sur les réalités afin de mieux nous intégrer. Si le bénévolat permet une intégration du bénévole dans un groupe, cette intégration doit être également sociale. Et plus le bénévole aura à cœur de se former pour mieux s’épanouir au profond de son individualité, plus il sera en communion avec les autres pour vivre une démarche authentique en faveur des plus exclus de notre société.

Tout cela en fait, est une question de regard que les autres nous portent ou que nous portons sur nos actions. Cette reconnaissance est porteuse de gratuité, d’approfondissement des valeurs personnelles et du sens que nous posons sur le Bénévolat. Les bénévoles sont les transmetteurs des convictions qui les animent. Et celles-ci sont toujours porteuses de gratuité. Il ne pourrait en être autrement... Oui, re-connaissance, naître de nouveau à soi-même pour se reconnaître et être reconnu.

L’importance fondamentale de vivre une certaine empathie avec autrui, nous fait découvrir d’autres horizons que nous-mêmes. Nous entrons alors, dans la co-naissance de l’autre, une position qui donne vie à sa représentativité existentielle. Car être reconnu inconditionnellement, c’est commencer à exister !

Et faire exister les autres pour qu’ils puissent prendre leur destin en main avec une conscience responsable et adulte.

Bruno LEROY.

Pédagogie : Que faut-il changer à l'école ?

Par Fanny Stolpner

Les élèves de CP de l'école Arthur Rimbaud d'Andrézieux-Bouthéon dans la banlieue de Saint-Etienne sont scolarisés en "réseau réussite scolaire".  Copyright : Philippe Desmases/AFP Des personnalités politiques et universitaires ont appelé récemment à supprimer les notes à l’école primaire. La pédagogie est-elle l’une des sources de l’échec scolaire ? Faut-il s’inspirer des méthodes utilisées dans des établissements pour élèves en difficulté (Lire ici)?

 
Le 18 novembre 2010, vingt personnalités (Marcel Rufo, Michel Rocard, Daniel Pennac, François Dubet…) ont signé un « Appel à la suppression des notes à l’école primaire » (Voir ici).

Selon ce texte, « praticiens, enseignants, médecins, éducateurs, accompagnateurs bénévoles, ont démontré l’impact négatif que peuvent avoir les notes sur certains élèves dans la construction, la confiance et l’estime de soi ».

Sans souhaiter la suppression de l’évaluation des élèves, les auteurs regrettent que les notes génèrent des méthodes d’évaluation plus « quantitatives que qualitatives » et rappellent que « l’école élémentaire ne doit pas être le moment de la sélection et de la compétition ».

ÉLÈVES FAIBLES

Quelques semaines après cette tribune ont été publiés les résultats de l’enquête PISA 2009 (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) (1), qui compare les compétences acquises par les élèves de 15 ans dans 75 pays.

Si la France (496 points) se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE (500 points), une comparaison avec ses résultats de PISA 2000 révèle un creusement de l’écart entre élèves forts et faibles.

En lecture, la France compte 9,5 % d’élèves parmi les meilleurs en 2009, en augmentation d’1 % depuis 2000. Par contre, les plus faibles sont désormais 20 %, soit 5 % de plus qu’en 2000.

On retrouve cette hétérogénéité dans l’écart entre les résultats des élèves issus de l’immigration et les autres. Les immigrants de première génération ont des résultats autour de 420 en lecture (niveau de la Thaïlande), 448 pour ceux de seconde génération (niveau du Chili), contre 502 pour les « autochtones » (niveau de la Norvège) !

Les résultats montrent aussi que la France est un des pays où l’impact du milieu socio-économique sur la performance scolaire est le plus grand de l’OCDE. Mais impossible de connaître le rapport entre les résultats en lecture des élèves et le statut, favorisé ou défavorisé, de leur établissement. Seule à exercer un droit de retrait sur ce point, le France n’a pas fourni d’information sur les établissements.

Les sociologues Christian Baudelot et Roger Establet (2) voient dans ces résultats une conséquence de l’élitisme du système français, « qui favorise la sélection et laisse tomber ceux qui ne suivent pas » (www.letelegramme.com).

Dans les pays en tête du classement 2009 (Corée, Finlande, Japon), il y a peu d’écart entre les résultats des meilleurs élèves et ceux des plus faibles. Ces pays redoublent de moyens pour laisser le moins de monde à la traîne : beaucoup de soutien individualisé à l’élève, réduction ou suppres­sion du redoublement, importance de la formation des enseignants, etc.

Il s’agit, en somme, d’encourager la mixité scolaire et de considérer la progression personnelle de l’élève plutôt que de la comparer à celle du groupe.

C’est ce type d’approche pédagogique que revendique l’Appel de Bobigny. Un texte lancé en octobre 2010 et porté par le Réseau villes éducatrices, des collectivités locales, une cinquantaine d’organisations et associations (FSU, UNSA, CFDT, FCPE, UNL, Ligue de l’enseignement, etc.) et des mouvements pédagogiques.

Résultat de trois ans de travail, il formule 18 propo­sitions pour « modifier profondément l’École », notamment la suppression du redoublement, prône l’équité et souhaite une réforme de l’évaluation dans le secondaire. L’ambition affichée est de porter la question de l’éducation au cœur de l’élection présidentielle de 2012. 

1. Financée par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l’enquête PISA compare tous les trois ans la performance des systè­mes scolaires internationaux. Elle mesure les compé­tences des élèves de 15 ans en lecture, mathémati­ques et sciences. Source : www.pisa.oecd.org

2. Auteurs de L’élitisme républicain – L’école française à l’épreuve des comparaisons internationales, Seuil 2009.


Source : Témoignage Chrétien.

11:37 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., LES BLOGS AMIS., PÉDAGOGIE. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

Être clandestin aux États-Unis.

Par Vanessa Gondouin-Haustein

Grâce à ses papiers, ce migrant a pu ouvrir un commerce dans le quartier de Staten Island à New York.  Copyright : Zoltan Babo Malgré les politiques de quotas, la répression liée aux suites du 11 septembre et l’inaction de Barack Obama, les immigrés illégaux ont plus de facilités pour vivre et travailler aux États-Unis que dans certains pays d’Europe. Originaires du Mexique, d’Afrique ou d’Europe de l’Est, de nombreux migrants arrivent chaque année pour fuir la pauvreté.  
La silhouette d’Ali * se dessine dans l’encoignure de la porte arriè­re de l’épicerie « C’est bon chez convé­nience », à Staten Island, face à Manhattan. Son collègue Ahmed * trépigne. Il est midi passé et l’homme attend pour aller se coucher. Son service de douze heures s’est achevé il y a une vingtaine de minutes et le sommeil le tiraille. Originaire du Yémen, Ahmed est arrivé aux États-Unis il y a un peu plus de cinq ans.

RÊVE AMÉRICAIN


Au début, il est venu comme beaucoup d’immigrés avec un visa de trois mois, juste le temps de se faire un peu d’argent. Puis les mois et les saisons ont passé et Ahmed est resté. Son visa ayant expiré, l’homme est aujourd’hui considéré comme un immigrant illégal.

« La notion de rêve américain fascine les étrangers dont le niveau de vie dans leur pays est relativement faible, analyse James Griffin, professeur de droit à l’Université du Michigan aux États-Unis. Tout le monde peut travailler, avec ou sans papiers. Les salaires sont souvent bien supérieurs à ceux que ces hommes pourraient gagner chez eux. »

Impatient de gagner son lit, Ahmed échange brièvement quelques mots avec son compatriote avant de lui remettre les clés de la caisse. Enfin seul, Ali tourne machinalement le bouton de la radio Al-Jazeerah et sourit.

Derrière une apparence sereine, certaines blessures du passé ne semblent pas cicatrisées. « À Sana’a, au Yémen, la vie était difficile. Nous vivions dans une petite maison avec mes parents, ma femme et mes neuf enfants. Mon maigre salaire ne me permettait pas de tous les nourrir, explique-t-il. Grâce à l’argent que je gagne ici, mes enfants peuvent désormais aller à l’école et ma famille a pu déménager dans une maison plus grande. »

Ahmed et Ali cohabitent dans une petite piè­ce, sans confort ni sanitaires, à l’arrière du ma­gasin. Le patron, « un Égyp­tien honnête », comme le définit Ali, prélève aux deux hommes 100 dollars par semaine sur leur salaire pour le loyer.

« Cette situation est provisoire, assure Ali qui tente lui-même de se convaincre. Nous allons très vite repartir. » En attendant ce jour, les deux hommes travaillent dou­ze heures par jour, sept jours par se­mai­ne, sans repos, ni congés pour 2 000 dollars à la fin du mois. Ils vivent sobrement, pas ou peu de sorties, à l’exception de quelques compatriotes avec lesquels ils se retrouvent pour fumer.

César *, un jeune Mexicain de 27 ans, est arrivé aux États-Unis il y a six ans. Extrêmement méfiant, le jeune homme ne s’étend guère sur sa situation de clandestin ( il ne possède aucun permis d’entrée ). Intendant dans un immeuble, il travaille six jours et demi par semaine, entre dix et douze heures par jour.

Il occupe une petite chambre sans fenêtre dans le sous-sol de l’immeuble et sous-loue son lit à Iban*, un jeune cubain qui travaille la nuit dans un restaurant. La salle-de-bain et la cuisine sont sur le palier. César envisage de se marier pour obtenir des papiers. Un mariage blanc qui n’est pas du goût de ses parents restés au Mexique.

« C’est une fille de ma communauté. Elle est très belle, mais elle ne veut pas réellement de moi. Elle fait cela pour l’argent », raconte César un brin complexé. Sa mère lui a défendu d’épouser cette femme qu’elle qualifie de « prostituée ». Tiraillé entre la nécessité de régulariser sa situation et la volonté familiale, le jeune homme ne veut pas être puni par « le Dieu de ses parents », celui qui a, selon lui, protégé sa vie jusque-là.

À l’âge de 21 ans, César a franchi, à pied et de nuit, la frontière qui sépare son pays des États-Unis. « Dieu m’a protégé, confie-t-il. Il m’a permis d’arriver ici et de trouver un travail pour nourrir ma famille. Je crois qu’il est là pour les clandestins. »

Anita * n’a pas eu la chance de César. La jeune femme a été arrêtée, en août dernier, au volant de son véhicule dans la banlieue de Washington. Originaire du Mexique, elle est arrivée avec ses parents à l’âge de cinq ans. Âgée aujourd’hui de 27 ans, elle ne se souvient ni de son pays, ni de sa langue maternelle qu’elle refusait de parler avec ses parents.

Diplômée de sociologie et extrêmement impliquée dans l’église catholique de Washington, Anita a ouvert, il y a quelques mois et avec l’appui de sa paroisse, un centre d’aide chrétien pour les illégaux. « Qu’elles soient catholiques ou protestantes, les Églises soutiennent les étrangers sans papiers, explique James Griffin. Outre les besoins de première nécessité, beaucoup d’églises mettent à la disposition des illégaux des logements et des services d’assistance juridique. »

MOBILISATION

Après l’arrestation d’Ani­ta et sa condamnation à quitter le territoire trois mois plus tard, plusieurs églises de Washington et de New York (où la jeune femme travaillait deux jours par semaine) se sont mobilisées pour lui venir en aide. « Malgré toutes nos prières et les appels répétés de l’Égli­se et de ses membres aux autorités locales, Anita a quitté le territoire fin octobre », précise Marie *.

Les deux femmes se sont rencontrées lors d’un week-end spirituel dans le Nord de l’État de New York. « L’Église perd un membre actif et notre communauté une amie de foi, témoigne Marie. Lors de notre dernier échange par mails, Anita me faisait part de sa difficulté à vivre dans un pays qu’elle ne connaissait pas. Elle me disait qu’elle ne se sentait pas prête à tout reconstruire. Mais c’est une jeune fille intelligente et extrêmement forte et toutes nos prières l’accompagnent. »

Éva Patterson est depuis dix ans avocate spécialiste des questions d’immigration. Elle dénonce l’échec des pouvoirs publics face aux sans-papiers. « La plupart des immigrés travaillent et sont pleinement intégrés dans la société américaine », précise-t-elle.

Il y a quelques mois, elle a sauvé Lejla, une jeune femme de 34 ans originaire de Bosnie, qui est arrivée aux États-Unis avant les attentats du 11 septembre 2001. « J’étais venue ici pour travailler et étudier, devenir un jour avocate », raconte Lejla.

Son rêve a viré au cauchemar lorsque faute de papiers la jeune fille a opté pour un mariage blanc. « Beaucoup de personnes ont recours à ce type de contrat, précise l’avocate. Moyennant une importante somme d’argent, les étrangers sans papiers obtiennent à l’issue de leur union et dans un délai allant de un à cinq ans, une carte de ré­sident permanent. Ça ressemble un peu au film Green Card avec Gérard Depardieu et Andie MacDowell, sauf que ça ne finit pas toujours aussi bien. »

MARIAGE BLANC

Lejla s’est mariée en 2006 en échange de 15 000 dollars. Au début, tout se passait bien. En compa­gnie de sa jeune épou­se, le faux mari américain se rendait au tribunal une fois tous les deux mois pour son rendez-vous avec la juge chargée des questions d’immigration.

« Chacun vivait de son côté et tout allait bien », raconte-t-elle. Toutefois, « après deux ans de procédure, face à la lenteur bureaucratique et aux questions souvent soupçonneuses de la juge, mon faux mari a commencé à s’impatienter, puis à paniquer. Il me réclamait plus d’argent, beaucoup plus d’argent. »

Lejla, alors standardiste dans une agence d’assurance, a multiplié les petits boulots le soir et le matin. « Ne pouvant plus payer, il a commencé à être violent, très violent… » Les sanglots étouffent la voix de Lejla. Son avocate poursuit le récit. « Lorsqu’il a commencé à l’agresser sexuellement, Lejla a fini par se rendre à la police. Malgré les menaces répétées de son mari qui lui disait qu’elle irait à Guantanamo, à cause de sa foi musulmane, Lejla n’a pas cédé. Elle a été très courageuse. Dans ce pays, beaucoup trop de personnes jouent avec la peur des immigrants illégaux. »

Éva Patterson regrette que malgré ses promesses, Barack Obama tarde à s’atteler à ce dossier (Lire ici). « Les mariages blancs sont extrêmement dangereux. Personne ne connaît les réelles raisons qui poussent un citoyen américain à se marier avec des étrangers sans papiers », précise l’avocate qui réclame une loi pour protéger les immigrés sans papiers. Lejla, qui possède des papiers en règle, envisage de devenir avocate comme celle qui lui a « redonné le sourire ».

Éva Patterson est arrivée de Hongrie à l’âge de 20 ans. Elle aussi, elle a choisi de se marier pour pouvoir étudier et obtenir des papiers. Il y a quelques mois, elle a succombé au charme d’Alejandre *, un Kosovar de 45 ans.

« Il est venu me demander de l’aide. Il m’a raconté sa vie, ses parents malades, son statut de médecin à Pristina, puis la guerre et sa fuite aux États-Unis. Il est ici depuis dix-sept ans, je n’ai pourtant rien pu faire pour lui. Avant les attentats du 11 septembre, certains illégaux obtenaient des permis de séjour après avoir passé dix ans illégalement sur le sol américain. Aujourd’hui les lois se sont durcies », explique-t-elle.

Alejandre travaille la nuit comme garde malade dans un grand hôpital new yorkais et le jour comme chauffeur de taxi. Il dort peu, économise tout son argent qu’il envoie à ses parents et rêve du jour où il n’aura plus besoin de se cacher pour éviter les contrôles d’identité.

Il y a quelques se­maines, Alejandre a appris que sa mère était mourante. Il a décidé de quitter les États-Unis pour tenir, une dernière fois dans ses bras celle qui lui a donné la vie. Malgré l’amour qu’elle porte à cet homme, Eva a refusé de le suivre. « J’ai tout sacrifié pour en arriver là où je suis aujourd’hui. Je ne me suis pas sentie prête. Alejandre est parti et il lui est interdit de revenir sur le territoire américain pendant les dix prochaines années », conclut celle qui envisage de tout quitter pour le retrouver.

Comme beaucoup d’hommes originaires du Moyen-Orient, Hassan * travaille pour une épicerie dans un quartier de Brooklyn. Âgé d’une quarantaine d’années, l’homme se définit comme apatride.

« Je suis Palestinien, né sans terre, ni nationalité. J’ai grandi dans un camp de réfugiés en Jordanie. J’ai passé mon enfance dans cet endroit tenu par l’ONU, j’y ai rencontré mon épouse et nous avons eu cinq enfants. Il fallait des papiers pour entrer et sortir et des autorisations pour obtenir des aliments », confie l’homme.

Il y a cinq ans, Hassan a choisi de quitter son pays et sa famille pour venir s’installer clandestinement aux États-Unis. Arrivé légalement avec un visa de six mois, il n’est jamais reparti. « J’ai préféré l’illégalité américaine à la vie forcée qui se jouait dans les camps », avoue-t-il, arborant un sourire malgré les difficultés.

ASILE

Hassan travaille quatorze heures par jour pour quatre cents dollars par semaine. Grâce au soutien d’un ami palestinien et d’un avocat israélien, il a bien tenté de régulariser sa situation en demandant l’asile politique. Faute d’une réelle nationalité palestinienne et possédant des papiers jordaniens, sa demande a été rejetée.

L’été dernier sa famille est venue lui rendre visite. Son épouse a laissé à Hassan leur fils aîné de 15 ans. Sa vie a alors changé. Il s’est senti moins seul, même s’il reconnaît que les premières semaines avec l’adolescent, qu’il n’avait pas vu depuis longtemps, n’ont pas été faciles.

« Je commence le matin à 7 heures et finis le soir à 21 heures. Je sais d’où je viens et je ne voulais pas que mon fils soit illettré comme ses parents. » Il y a quelques semaines, Hassan a pris la décision de faire venir son deuxième fils de 13 ans.

« Il est extrêmement difficile pour mon épouse d’élever nos enfants dans le camps, surtout depuis que je suis parti. Et puis, je préfère que mes enfants aillent à l’école, même illégalement, plutôt que de traîner toute la journée dans le camp », confie celui qui va devoir augmenter son temps de travail pour l’éducation de ses deux enfants.

Hassan rêve du jour où il fera venir toute sa famille. « D’ici là, dit-il en levant les mains vers le ciel, Obama aura réformé l’immigration, inch' Allah. »   

*Les prénoms ont été modifiés.

Source : Témoignage Chrétien.

11:27 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

24/01/2011

Fêtes religieuses : le ministre et les "laïcards" de Bruxelles.

Par Philippe Clanché

Laurent Wauquiez.  Copyright : DR

On a oublié les fêtes chrétiennes dans un agenda européen. Laurent Wauquiez, ministre chargé des affaires européennes, dénonce, au delà de la bourde, un climat de négation de l'Histoire.

 

Le très policé Laurent Wauquiez, ministre chargé des affaires européennes, a réuni la presse en urgence pour une histoire qui fait des vagues depuis Noël.

La Commission européenne a distribué aux lycéens et étudiants de l'Union européenne un agenda 2010-2011. On peux y trouver mention des fêtes majeures des traditions juive, musulmane, sikh, bouddhiste... sans oublier la celtico-commerciale Halloween. Mais surprise, au 25 décembre, on ne trouve que l'image d'un sapin. Et rien à Pâques.

Nos eurocrates ont oublié les fêtes chrétiennes et notre ministre est « en colère ». « On ne doit pas laisser passer cela . Cet oubli représente une Europe que je n'aime pas, et qui ne s'assume pas. »

Renseignement pris auprès de la Commission, il s'agirait d'un oubli. Et le président Barroso a reconnu l'erreur de ses services. Appréciant l'aveu, Laurent Wauquiez va plus loin. « Je dénonce cette difficulté de l'Europe à assumer son identité, laquelle est en partie chrétienne. Notre Union a une histoire commune, une culture commune qu'elle ne peut nier », affirme le ministre qui parle de « l'Europe des clochers ».

Fallait-il donc évoquer les fêtes religieuses sur cet agenda ? Certains eurocrates, quand la polémique a éclaté, avaient proposé de supprimer à l'avenir toutes références de cette nature, histoire d'éviter les polémiques et les questions qui font réfléchir.

CHRISTINE BOUTIN

Laurent Wauquiez refuse l'argument. « Ces fêtes sont notre histoire commune, notre patrimoine commun. L'aventure européenne ne débute pas après la seconde guerre mondiale », dit le ministre qui déplore également que les anecdotes qui émaillent l'Agenda évoque bien plus la sagesse de Gandhi ou l'agriculture latino-américaine que les les riches heures du Vieux Continent.

Et à ceux qui voudraient mettre en avant les convictions personnelles du ministre, chrétien et héritier politique du très catholique Jacques Barrot au Puy-en-Velay (1), il répond en indiquant qu'il est le seul membre du gouvernement à parler arabe et qu'il a suivi une partie de ses études dans un pays musulman.

Sans vouloir faire la révolution dans les institutions européennes, Laurent Wauquiez demande à la Commission d'apporter un correctif. « Que cela serve de leçon », assène-t-il pour faire comprendre qu'une conception étroite et mesquine d'une laïcité qui tourne à l'anti-christianisme, ne passera plus inaperçue aux yeux du gouvernement.

Le lièvre avait été soulevé par Christine Boutin le 23 décembre. Mais la France était alors sous la neige et le soufflet médiatique n'a jamais pris. La présidente du Parti chrétien démocrate a même lancé une pétition, repris par les canaux catholiques identitaires. Pour une fois, la virulente ex-ministre a été entendue par le gouvernement.

L'affaire resurgit aujourd'hui alors que d'autres pays encore très catholiques - l'Italie, la Pologne - montent au créneau. Avant de s'exprimer publiquement sur l'affaire, le ministre a attendu des réponses de Bruxelles. Lesquels furent longues à venir et pas uniquement parce qu'il n'est jamais facile de communiquer sur un raté.

A la Commission européenne, personne n'a travaillé durant 15 jours pour cause de trêve des confiseurs : le très païen Nouvel an et... Noël. Vous savez cette histoire de sapin qui donne des congés...

Source : Témoignage Chrétien.

19:51 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |