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26/07/2011

Sur le chemin de la liberté intérieure.

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Ne permettez jamais à l’opinion des autres de façonner l’opinion que vous avez de vous-même ! C’est donner bien trop de pouvoir aux autres. Si personne n’apprécie votre valeur, c’est le problème des autres, et leur perte, à moins que vous ne souscriviez à leur opinion ! Être rejeté et méprisé signifie que les autres n’ont pas la capacité de voir à l’intérieur de vous, ni de comprendre la signification réelle de vos paroles, ni d’apprécier la douceur avec laquelle vous auriez aimé les toucher. Ils ont cru à un mensonge à votre égard; veillez à ne pas y croire vous aussi !
Cette petite et modeste réflexion m'est inspirée du Frère Bob Gass. Nous ne devons jamais permettre à qui que ce soit de réglementer notre existence. Nous sommes uniques dans notre structure génétique et uniques dans notre pensée. Bien-sûr, cela n'exclut point les autres mais, les jugements ne devraient plus être de rigueur. Qui a le droit de se positionner juge d'autrui ?
Je préfère les conseillers bienveillants qui vous font avancer sur le chemin de la liberté intérieure.
 
 
Ces Maîtres spirituels détachés de leurs ambitions personnelles, tels que Guy Gilbert, l'Abbé Pierre, Stan Rougier et bien d'autres, pour les chrétiens. Il en existe à foison dans toutes religions. Trouver le Témoin qui dynamisera notre Vie est essentiel aussi bien pour les Adultes que pour les Jeunes. Nous avons besoin d'un regard extérieur qui ne juge jamais pour construire notre destin.
L'opinion des autres ainsi glissera sur notre peau telle, une mauvaise pluie. Les Jeunes ont besoin de commencer leur devenir en s'identifiant à un être ayant des valeurs qui transpirent l'exemple incarné. Et les Adultes également pour ne pas laisser sombrer leur destinée dans les mains d'un Hasard aliénant.
 
 
Mais, nous devons dépasser nos Maîtres pour acquérir notre vraie personnalité et assumer notre existence. Ce n'est pas le culte des idoles, c'est la nécessaire transmission des savoirs et des connaissances pratiques pour réaliser notre propre Humanité. Le monde a besoin de Témoins qui remuent les consciences et donnent à chaque être une colonne vertébrale solide pour affronter les adversités.
Puisse-t-il devenir réalité ce voeu que je formule pour tant de personnes désespérées et notamment les ados qui ont besoin d'Êtres de Lumière pour réaliser leurs rêves.
 
 
Bruno LEROY.

17:22 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

LES YEUX DES AUTRES.

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Vous entrez dans une pièce pleine de gens inconnus. Trente paires d’yeux se tournent vers vous ! J’ai une question : il n’y a maintenant qu’une seule personne dans cette pièce qui n’a jamais vu votre visage. Qui est-ce ? C’est vous ! Vous avez vu votre reflet. Vous avez vu votre photo. Mais à moins que vous louchiez sérieusement !?, vous ne pouvez pas retourner vos yeux pour voir votre propre visage. Même quand je me regarde dans un miroir, l’image est renversée.

Qui sait ? J’ai peut-être un look tout à fait contraire à ce que je pense. Cette idée est réconfortante. Peut-être que je ressemble à Tom Cruise, la vedette de cinéma, et que je ne le sais même pas !

Nous sommes souvent surpris face à un enregistrement vidéo en nous voyant ou en entendant notre voix dans un enregistrement audio. Nous bougeons ou notre voix a un ton qui est différent de ce que nous avons supposé. Les hommes des cavernes avaient la belle vie. A moins qu’ils ne se regardent dans un étang quand le soleil brille, ils n’avaient pas idée de ce à quoi ils ressemblaient. Ils s’imaginaient tous sans doute qu’ils ressemblaient à Conan le Barbare sous un beau soleil. Sauf .... sauf ceux qui étaient mariés. « Ug, tu sais que cette peau de tigre que tu portes ne va pas avec la couleur des plumes d’oiseaux dans tes cheveux. » Ou : « Crois-tu que tu peux courir plus vite qu’un ours blanc avec un ventre comme ça ? » La plupart d’entre nous imagine peut-être que les choses sont mieux ou pires qu’elles ne le sont. La réalité ne nous flatte pas. Pour certains, le monde est triste. Tout le monde et tout est contre eux et ils ne sont pas ce qu’ils devaient être. La dépression les nargue.

Comment voir les choses comme elles le sont en réalité ? Écoutons la voix du Saint Esprit, il parle par la Parole et il nous donne une perspective juste de notre vie. Réfléchissons à ce que notre époux(se) nous dit dans l’amour. Prenons ce que disent les gens qui nous critiquent, enlevons la poussière de la méchanceté et de la mauvaise volonté, et voyons s’il n’y a pas une graine de réalité dans ce qu’ils disent. Les gens qui nous aiment ont souvent peur de nous dire la vérité parce qu’ils ont peur de perdre notre amour. Une autre perspective que nous oublions souvent est la voix de bons amis. Si nous ne sommes pas ouverts à la voix d’un ami qui veut nous aider à grandir, la seule honnête voix que nous entendrons sera celle de notre ennemi. Et cette voix-là n’est pas tout à fait honnête parce qu’il ne dit pas la vérité avec amour. Qu’il nous flatte ou nous critique, son but est de nous faire du mal. Un ami est tout autre. " Mieux vaut une réprimande ouverte Qu’une amitié cachée.

Les blessures d’un ami prouvent sa fidélité, Mais les baisers d’un ennemi sont trompeurs. « (Prov. 27:5, 6) Les observations d’un ami ne sont peut être pas toujours correctes mais il me donne un autre point de vue. Un camarade comme cela se réjouit de nos succès et il pleure avec nous dans nos douleurs. Nous avons besoin de lui. Nous avons besoin d’un esprit ouvert qui écoute et considère ce que dit cet ami. Il y en a qui pleurent : » je n’ai pas d’amis proches« . Parfois les amis arrivent » comme ça ", mais en général nous devons avoir l’intention d’en chercher.

Puis nous devons investir le temps qu’il faut pour bâtir et approfondir nos amitiés. Un discours ouvert et franc arrive beaucoup plus souvent entre ceux qui ont pris le temps de se connaître. Quand je m’habille pour aller à la réunion et que je sors de ma chambre, ma femme ne regarde pas mon visage (après 24 ans de mariage elle le connaît bien, pour le meilleur et le pire). Non, elle regarde ce que je porte, surtout les couleurs. Il m’arrive de surprendre des gens normaux avec les couleurs que j’associe ou un look de rockeur. Nous avons tous besoin d’un autre point de vue dans la vie parce que le seul qui n’a jamais vu mon visage, c’est .... moi.

Bruno LEROY.

13:22 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Nous ouvrir à la Beauté du monde.

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Lorsque nous avons peur, nous n'absorbons pas les informations, nous sommes incapables de voir ou d'évaluer clairement une situation et nous prenons de mauvaises décisions.

Nous devons admettre l'existence de puissances forces de chaos et d'incertitudes et pourtant affirmer que du chaos peut venir la destruction, mais aussi la créativité. Seule la poésie peut parler au chagrin. Pour cela, nous devons élaborer un nouveau langage du mot et de l'action.

Le désespoir engendre le fondamentalisme, le fanatisme et le terrorisme. Un monde d'abondance réellement partagée serait un monde plus sûr. Les politiques des multinationales capitalistes n'ont pas donné vie à ce monde. Elles ont été éprouvées et ont démontré leurs insuffisances. Nous devons les remplacer par notre vision à nous.

Nous devons nourrir nos échanges les uns avec les autres, ne pas offrir seulement une solidarité politique, mais aussi de la chaleur humaine et de l'attention.

Pour les militants qui ont une pratique spirituelle recensée comme telle, c'est le moment maintenant de la pratiquer réellement !

La nouvelle route n'est ni balisée ni répertoriée. Elle est inconnue, exaltante, dangereuse mais libre. Nous sommes nés pour nous frayer ce chemin, et les grandes puissances de la vie et de la créativité marcheront à nos côtés à la rencontre de cet avenir viable. La peur remplit notre espace mental et émotionnel de rage, d'impuissance qui nous coupent des sources de vie et d'espoir.

En nous ouvrant en conscience à la beauté du monde, en choisissant d'aimer un autre être ténu et fragile, nous commettons un acte de libération.

Bruno LEROY.

13:20 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

22/07/2011

AMOUR DE POÉSIE...

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La poésie est le souffle essentiel de la Vie. Elle permet au langage de prendre ses espaces de liberté ce qui donne au regard Humain, une nouvelle dimension face à une pensée systématisée par la conformité. Le travail intérieur que celle-ci exige, rend à l'Homme la maîtrise de son propre destin, puisqu'il peut métaphoriser son existence selon ses humeurs. Il échapppe ainsi aux contraintes sociétales et recouvre son espace intérieur. Je dirai que la poésie, depuis toujours, est l'expression vitale des chercheurs de sens, ceux et celles pour qui, la vie a une substance, celle de la liberté à exprimer. Ce supplément d'âme fait office de résilience et permet de regarder l'Existence avec les yeux du coeur de l'enfance.

Bruno LEROY.

20/07/2011

Petit oiseau sorti du nid.

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Comme un soleil d'été sur l'hiver qui sommeille,
Les années ne font que passer,
Dans ton cœur en éveil,
Petit oiseau sorti du nid,
Petit animal fragile,
Tremblant de froid dans le regard des grands,
Souvent trop grands pour être convaincants,
Souvent trop hauts pour devenir vivants,
Tous les salauds ne te reconnaissent pas,
Ils voient en toi un pauvre petit clodo,
Un fils du vent, un fils de crados,
Ils passent au devant de toi,
Sans même te regarder,
On ne regarde pas ce qui vient déranger,
Pauvre petit gars tu n'as pas de passé,
L'avenir en toi te fait déjà gerber,
Tous ces bourgeois ont des gueules à claquer,
Tu n'as plus la force de les écraser,
Bois ta vinasse, c'est ton seul pote fidèle,
C'est dans son rubis que tu vois sa tendresse,
Les hommes tu sais t'ont laissés tomber,
Et les chrétiens que font-ils pour t'aimer,
Il n'y a plus rien sur le trottoir gelé,
Sinon l'ombre de ceux qui te jettent une pièce,
Et partent dans le silence pour aller faire la fête,
Oui, c'est Noël un gamin nous est né,
Il voulait tant d'amour pour l'Humanité,
Vois aujourd'hui ce qu'ils en ont fait,
Ils rentrent chez eux pour embrasser leurs mômes,
En  se vantant de t'avoir fait l'aumône,
Ils ignorent tous que c'est Toi Dieu en souffrance,
Mais ils prient le soir pour que vienne la chance,
Le désespoir, ils ne peuvent pas le voir,
D'ailleurs ils évitent tes yeux miroirs.
Bonnes fêtes mon ami, mon poivrot,
Tes blessures cicatrisent à l'alcool,
Je ne suis pas dupe ton cerveau s'envole,
Loin des connards qui n'ont pas même compris,
Que Dieu c'est Toi qui pleure dans la nuit.
Et moi, je reste là et prie.
Épris de Toi.
 
Bruno LEROY.

22:17 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., POÉSIE DE L'INSTANT. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Espérer, ce n'est pas ignorer la mort, mais l'affronter pour vivre.

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Jésus a proclamé tout au long de sa vie l'avènement du Royaume de Dieu, l'irruption de la fin des temps. Sa parole prophétique s'accompagnait de gestes libérateurs signifiant l'accomplissement du Jour de Dieu.
Guérisons diverses, expulsions des démons, lutte contre les discriminations et les barrières élevées notamment par l'interprétation pharisienne de la Loi, gestes de réintégration sociale et religieuse, tels sont quelques gestes qui caractérisent l'œuvre par laquelle Jésus travaille à rendre dignité aux hommes qui l'ont perdue, et plus particulièrement aux plus pauvres de son temps.
Il mourra en attendant ce Royaume promis par Dieu. Dieu ne peut, en effet, qu'être fidèle à ses promesses. Il a promis d'intervenir en faveur des justes et Jésus meurt dans l'espérance que le Règne de Dieu arrive définitivement.
Par la résurrection, Dieu délivre Jésus de la mort. Les disciples de Jésus reconnaîtront dans la résurrection du Christ l'arrivée de la fin des temps. Le Règne de Dieu est arrivé par Jésus ressuscité d'entre les morts.
Jésus est descendu aux enfers ( de la mort ) mais Dieu l'en a délivré. Dieu, en relevant Jésus des morts, a fait advenir son Royaume que Jésus a inauguré par sa pratique prophétique.
 
 
Ainsi la promesse de la résurrection faite par Dieu aux justes de l'Ancien Testament s'en trouve accomplie, au-delà même de ce que Dieu avait dit. En effet, la résurrection de Jésus se démarque de la résurrection des justes par deux caractéristiques. Si les justes doivent ressusciter, il s'agit toujours d'un événement futur dont l'accomplissement aura lieu à la fin des temps et qui concerne la collectivité de ceux qui ont été fidèles à Dieu. Dans la résurrection de Jésus par contre, la promesse de résurrection pour les justes à la fin des temps se fait Don de Vie effectif maintenant à une personne, Jésus de Nazareth.
 
 
La résurrection est réalisation de la promesse sur un " juste ", l'homme jésus. La promesse de Dieu est donc anticipée et personnalisée. Elle a trouvé son accomplissement en Jésus qui est ainsi fait par Dieu le " premier-né d'entre les morts ". Les hommes deviennent co-héritiers, dit Paul, de la vie donnée par Dieu à Jésus. Le destin personnel de Jésus préfigure celui de tout homme et de toute l'humanité. La résurrection de Jésus est gage de notre résurrection.
Cela implique une transformation du sens de l'histoire et de l'homme et de notre rapport à l'histoire et à l'homme. Par la résurrection, Jésus inaugure en effet une nouvelle existence où la Vie triomphe de la mort.
 
 
L'histoire, du coup, éclate : la mort n'a pas raison des hommes puisque la puissance de Dieu est plus forte que la mort. La mort n'est plus néantisation de l'histoire et de l'homme : c'est elle au contraire qui est anéantie. Dire que l'avenir ( l'histoire ) est bouché, c'est ne pas faire confiance à Dieu qui a ressuscité Jésus, c'est ne pas croire en Jésus ressuscité d'entre les morts. La résurrection de Jésus transforme complètement la conception que l'on se fait de l'histoire et de l'homme : par Jésus ressuscité, l'homme nouveau est apparu, le salut est réalisé et l'histoire s'en trouve, en un certain sens, achevée.
 
 
Achevée, l'histoire l'est, car Dieu a anticipé en Jésus ressuscité l'événement réservé aux justes à la fin des temps. Le sens ultime de l'homme et de l'histoire est déjà dit de manière unique et décisive. Le Royaume est là.
Cette manière de présenter le Salut comme définitif laisse toutefois de côté une autre conception de l'histoire et de l'homme liée au schème de pensée avant/après. Cet axe temporel en effet indique que l'existence de l'homme et son insertion dans l'histoire reçoivent, par la résurrection, la promesse d'un accomplissement définitif. L'homme demeure dans une histoire faite de clarté et d'ombre, où il ne perçoit pas l'accomplissement définitif de la résurrection. Il sait qu'il vit l'histoire comme n'étant pas encore achevée. Si la résurrection dit la promesse de Dieu comme étant accomplie en Jésus, il n'en reste pas moins qu'elle n'épuise pas cette promesse. La résurrection renvoie ainsi à une conception de l'histoire ouverte, en voie d'accomplissement. L'homme qui vit dans cette histoire reçoit de la résurrection la promesse d'un achèvement.
Les apôtres forts de leur Foi en Jésus ressuscité, c'est-à-dire de leur certitude que le salut est réalisé pour l'homme en Jésus-Christ, s'en vont proclamer la Bonne Nouvelle du salut pour tous les hommes, salut qui, s'il est accompli en Jésus, est promis à tout homme. Cette effectuation du salut pour tout homme est ce qui manque à l'accomplissement total de la résurrection.
 
 
Le " déjà là " et le " pas encore " du Salut est bien exprimé par Paul en Rm8,24 : " car nous avons été sauvés, écrit-il, mais c'est en espérance ". Le salut, le Royaume sont des réalités déjà présentes par la résurrection et l'œuvre de l'Esprit en ce monde. Et pourtant, nous les attendons encore, nous les espérons.
 
 
Mais quand nous parlons d'espérance, de quoi parlons-nous ? " Voir ce qu'on espère dit Paul dans ce même verset, ce n'est plus espérer : ce qu'on voit, comment pourrait-on l'espérer encore ?".
 
 
L'espérance fait du croyant un nomade toujours en chemin. Pour qui espère, rien n'est figé, l'avenir est toujours ouvert. L'Espérance est résistance aux leurres du désir qui s'accroche de manière nostalgique au passé, s'accommode du présent ou se projette imaginairement sur un objet qui apportera le bonheur définitif et total. L'Espérance est ainsi le désir devenu assez fort pour subvertir ses propres objets.
 
 
Espérer, ce n'est pas ignorer la mort, ou en avoir peur, mais l'affronter pour vivre. C'est oser affronter la mort en tant qu'elle n'est pas ce qui clôt toute vie donnée. L'Espérance et la Foi partagent ici un terrain commun : celui de s'en remettre sans réserve à l'Autre qui tient parole. " Gardons indéfectible l'espérance, dit l'épître aux Hébreux, car celui qui a promis est fidèle." ( Hé 10,23 )
 
 
Lorsque l'horizon paraît bouché, l'amour flétri, la vie arrêtée, la communication bloquée, bref, lorsque la mort semble à l'œuvre dans l'alliance, la résurrection, en tant qu'elle est victoire sur la mort et avènement du Royaume, ouvre à l'Espérance. Dieu a toujours des possibilités que nous ne soupçonnons pas. Il peut encore produire l'inattendu ou l'impossible. Il nous invite à ne pas nous résigner devant la situation présente, car il a, par la résurrection, ouvert un avenir meilleur pour tout homme.
 
 
L'espérance s'inscrit dans l'histoire comme une brèche ; elle ose croire que rien n'est jamais définitivement joué et qu'aucun être n'est exclu du Don et de l'échange. Ainsi le grand péché contre l'Espérance réside-t-il dans le découragement, l'inertie, la lassitude, voire la démission, attitudes où l'homme se recroqueville sur lui-même, désespère de l'Autre et manque de confiance en la parole du Christ qui est la Résurrection et la Vie.
 
 
La résurrection nous entraîne à une vie livrée. Elle nous signifie que Dieu est Amour. Elle manifeste aussi la logique du don, de l'excès, du surcroît inouï : la Vie est rendue luxueusement à Jésus par son Père. C'est parce que Jésus ne dispose pas de sa vie, il ne s'est ni tué, ni ressuscité lui-même, mais La donne, que celle-ci lui est rendue somptueusement. Ainsi, Jésus ressuscité nous sollicite-t-Il à donner notre Vie gratuitement.
Bruno LEROY.

21:07 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

19/07/2011

Mon Banquier et moi...

Ce soir, j'ai le cœur enflammé par une certaine révolte sociale. En effet, j'avais pris rendez-vous avec mon banquier, car celui-ci désirait me voir. Pris par le temps, je n'ai pu manger à midi sachant que je devais le rencontrer. J'aurais perdu des minutes que je croyais importantes. La première question qu'il me posa est :  Monsieur Leroy, j'espère que vous avez bien déjeuné. Je lui rétorque que non, car je ne puis être au four et au moulin. Il me répond : moi par contre, c'était excellent ! Je lui fais comprendre que je ne suis pas venu pour écouter les bienfaits d'un repas virtuel. Il prit une feuille de papier et calcula mes recettes et dépenses. Puis, me demanda si j'allais en Vacances cette année. Je lui répondis que " Oui " mais les locations étant chères, je me limite aux Vosges que je trouve ressourçant sans dépenses inutiles. Il me répondit ; Vous savez, Monsieur Leroy, j'ai acheté deux billets d'avion pour Barcelone et ne puis y aller avec mon épouse, car cela me coûtera trop cher. Je vais donc pique-niquer dans les Vosges cela me semble plus raisonnable dans le contexte de crise où nous sommes.

 

Je vous assure que tout cela est vrai et que la démagogie aussi débile pour un Banquier me fait gerber. Je vous passe toutes les assurances qu'il voulait le vendre pour s'enrichir et me ruiner. Je sui sorti de là avec un tel dégoût pour ce genre de personne que je n'étais pas à prendre avec des pincettes cette après-midi. Ce type s'est marié récemment dans un château avec piscine. Il possède la dernière BM. Et me fait croire qu'il est pauvre.

 

Il est pauvre intérieurement. Sa vie n'est qu'un clapotis d'euros froissé. Il a une allure assurée pour mieux voler ses clients. C'est une technique de commercial. Ah ! parfois, je me demande où va notre humanité avec ce genre de pantins formatés. Il vous pose des questions sur la santé de votre père mais est-il vrai dans son souci d'autrui ? Et je me suis dit, effectivement nous sommes en période de crise économique, cela doit nous rendre solidaires plutôt que requins entre nous. Il faisait semblant de s'intéresser à ma profession en disant il faut des gens comme vous pour aider les plus pauvres. Je me disais, j'en ai rien à foutre de tes admirations. Non, il ne faut pas que nous devenions une caricature. Cet homme n'est que la caricature de notre système financier. Un clown, quoi !

 

Nous avons des révolutions intérieures à faire face à tant de bêtises. La première est peut-être le Pardon mais sans tomber dans leurs pièges. La seconde est de suivre Dieu ou note spiritualité qui nous élèvera au dessus de cette masse informe. Je vous avoue être sidéré par tant de superficialité. Pour moi, je n'ai pas eu affaire à un homme adulte mais, un pion sur l'échiquier boursier. Il nous reste à prier puis nous battre intensément pour que ce monde change structurellement. Il faut toujours parler en Vérité. Cela brisera les discours démagogiques. C'est l'unique solution à mes yeux, ce soir.

 

Guy Gilbert me disait que lorsqu'il allait chez son Banquier, il l'appelait mon escroc préféré. Lequel répondait nous n'avons pas la même philosophe de Vie, mon père.

Non, nous n'avons pas la même philosophie, messieurs, nous sommes pour la joie, l'amour gratuit, la compassion envers les plus petits et une action baignée de prières à leur égard.

Le reste, nous le laissons aux mercantiles sans éthiques. J'avoue que mon Banquier aurait bien mérité une droite évangélique dans la gueule. Mais, je me suis retenu, par pure convenance. Et je suis un pacifiste au fond de l'âme. Je me connais. J'aurais dû ensuite le consoler. Quelle horreur !

 

Ressemblons à ce que Dieu veut de nous. Nous sommes dans le monde sans être du monde. Je vous assure que j'ai bien compris cette Parole dans son essence.

 

Allez, je me remettrai de la bêtise des Hommes. Je consacre dès à présent Toute la soirée et une grande partie de la nuit à la prière. Pour que ma paix et mon espérance demeurent...

Toutes mes prières iront vers vous également. Je vous souhaite une soirée, une nuit embaumée du parfum de l'Esprit-Saint. Un parfum d'amour vrai !

Bruno LEROY.

20:11 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

LE REGARD DE L'ÉVANGILE.

Un chrétien ne peut accepter le conformisme ambiant. Sa spiritualité lui permet d'aller plus haut que toutes les superficialités du monde. Il est une instance permanente de conversion intérieure et de révolution par rapport à une société basée sur le profit au point d'en oublier l'Humain !

Oui, le chrétien doit être révolutionnaire tel un prophète en colère contre les désordres établis. Sa mission, sous le regard du Christ est de se mettre à Sa suite pour dénoncer toutes les perversités de ce siècle. Il doit parler, quand d'autres se taisent par lâcheté et doit agir lorsque ses frères baissent les bras par manque d'Espérance. Car l'Espérance est une Force révolutionnaire qui permet de changer la face de la terre sans jamais démissionner.

Puissions-nous être les révolutionnaires dont la Foi demeure la manne pour ne pas devenir les moutons sans conscience d'un troupeau qui se contente de vivoter sans réfléchir à sa propre vie !

Le chrétien est révolutionnaire car il espère toujours en un monde meilleur et sait qu'il adviendra par la puissance de l'Esprit. Je suis ce révolutionnaire qui ne suit jamais les moutons bêlants, car Dieu demande au chrétien de construire sa Vie selon son dessein et non selon la conformité bien pensante de notre société qui oublie parfois de penser...aux blessés qu'elle a construite en voulant les ignorer pour ne pas voir ses propres échecs.

Bruno LEROY.

10:58 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

16/07/2011

La spiritualité aura une portée sociale et politique.

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Dire que le Christ sauve l’homme du péché est une affirmation répétée par des siècles de croyants, au point de se vider pour certains de son poids de réalité. Or, le péché a une dimension structurelle et collective. Si donc l’affirmation des croyants est plus qu’une formule creuse, c’est que le salut en Jésus-Christ doit pénétrer jusque dans les structures collectives de l’humanité. Bien plus, tout comme le "péché originel " interdisait une conception individualiste du péché, en désignant la solidarité première qui marque les êtres humains, l’initiative libératrice de Dieu en Jésus-Christ concerne les hommes, et chacun d’entre eux, dans leur solidarité fondamentale. Le salut de chacun se comprend à l’intérieur d’une histoire de salut qui englobe toute l’humanité.

Or le mal qui ronge le monde des hommes porte des noms aujourd’hui : sous-développement, marginalisation, inégalités criantes, exploitation des pauvres par les riches, chômage, loi du profit, règne de la violence, de la torture, du délit d’opinion, etc...Ce mal, des systèmes et des personnes en sont les auteurs ; d’autres hommes en sont les victimes. Les expressions de ce mal sont sociales et politiques. Si la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ a un sens concret pour les hommes d’aujourd’hui, comment pourrait-elle être étrangère à ces maux ? Comme le mal, dont elle vient sauver les hommes, elle aura nécessairement une portée sociale et politique.

C’est dire que les chrétiens, corps contemporain de Jésus, porteurs de la Bonne Nouvelle de libération, ne peuvent éviter d’être partie prenante dans le débat politique de notre temps, ni de prendre parti pour les victimes de ces maux : les petits, les faibles et les opprimés, avec qui Jésus s’est montré solidaire. Sa naissance, tel un paria de notre société, doit nous mettre sur la route du Christ et c’est dans la prière silencieuse, que nous entendrons ses Appels et ses gémissements pour nous rappeler notre vocation au sein du monde.

Seigneur, donne-nous ce pain quotidien , c’est vivre chaque jour dans les yeux de Dieu.

Puissions-nous agir pour davantage d’Amour, celui qui dépasse les haines, les remords et les rancunes. Notre terre aurait bien besoin de chrétiens ( nes ) vivant une spiritualité authentique faite d’Amour et de compassion. Seigneur, donne-nous ce pain quotidien pour alimenter notre Foi afin que nos jours aient la fraîcheur des matins qui sentent bon l’Espérance et la joie de vivre en suivant les pas de ton Esprit de liberté.

Bruno LEROY.

19:33 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

14/07/2011

SPIRITUALS AND GOSPELS.

Découvrez la playlist Gospels spirituals avec Bruno LEROY.

19:40 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans AMIS ( ES ) SPIRITUELS OU ARTISTES., CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |