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15/11/2010

Le Chapelet de libération.



d26 Le chapelet de la libération !


Une manière de prier la Parole de Dieu avec foi, en utilisant les grains du chapelet, apporte de nombreuses guérisons et libérations.

«Si donc le Fils vous libère, vous serez réellement libres.» (Jn 8,36)

* TEMOIGNAGE

«Un jour, après que j’eus confessé mes péchés, le prêtre garda silence quelques instants, puis il me regarda un bout de temps et il me dit: «Tu as besoin de quelqu’un qui te libère!»J’ai compris que par ces paroles le prêtre voulait me dire: «Tes bons désirs de réparation ne suffisent pas. Afin de ne pas répéter ces péchés, tu as besoin de quelqu’un qui te libère. Par toi-même, tu n’as pas la force de les vaincre et, quand tu énuméreras tes fautes la prochaine fois, tu répéteras sûrement tout ce que tu viens de confesser.»

Les paroles du prêtre se sont imprégnées dans mon coeur en lettres de feu — le feu de l’Esprit Saint: «Tu as besoin de quelqu’un qui te libère!»
Je me suis immédiatement rappelé le Chapelet de libération... «Si Jésus me libère, je serai vraiment libre ! Jésus, aie pitié de moi ! Jésus, guéris-moi ! Jésus, sauve-moi ! Jésus, libère-moi !»
Et, à partir de ce jour, je me suis mis à le prier avec plus d’intensité et, quand je me sentais faible, je priais avec beaucoup de foi: «Si Jésus me libère, je serai vraiment libre ! Jésus, aie pitié de moi ! Jésus, guéris-moi ! Jésus, sauve-moi ! Jésus, libère-moi !»
Mes amis, je prends des forces! Jésus me délivre de plus en plus de mes péchés. «Le Seigneur, force pour son peuple.» (Ps 28,8a)

* C'EST MAINTENANT VOTRE TOUR !

Vous aussi êtes un pécheur: «Si nous disons: “Nous n’avons pas de péché”, nous nous abusons, la vérité n’est pas en nous.» 1 Jn 1,8
Si vous avez le désir d’être délivré de vos fautes et d’arrêter de toujours accuser les mêmes péchés ou, peut-être, d’autres pires encore, suivez mon exemple: trouvez, par la foi, une personne qui vous libérera ; pas n’importe qui, mais le Seul qui puisse vous délivrer de tout ce qui vous attache au péché : Jésus, le Christ, notre Sauveur !
«Car il n’y a pas sous le ciel d’autre nom donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés.» (Ac 4,12) et «Puisqu’il s’attache à moi, je l’affranchis, [...] Il m’appelle et je lui réponds: [...] je le délivre et je le glorifie.» (Ps 91,14a-15ac) «En effet, quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.» (Rm 10,13)
Accueillez votre libération dans la puissance du Nom et du Sang de Jésus, en priant souvent et avec beaucoup de foi le Chapelet de libération !
C’est avec une grande joie que je viens partager avec vous l’expérience de puissance que le Seigneur est en train de réaliser parmi nous grâce au Chapelet de libération.
Ce Chapelet fondé sur la Parole de Dieu doit être récité avec foi, pour glorifier le Nom puissant de notre Seigneur Jésus-Christ et pour obtenir de Lui guérison, salut et libération.
Nous pouvons aussi prier le Chapelet de libération pour les personnes que le Seigneur a mises dans notre coeur. Nous devrions toutefois prier d’abord pour nous-mêmes, afin d’être purifiés dans le Sang de Jésus, en répétant Jésus, aie pitié de moi! Seulement de cette façon pourrons-nous devenir des canaux dégagés qui laissent passer la grâce divine.

Le Chapelet de libération ne devrait être récité que pour une intention à la fois: conversion, mariage, famille, santé, travail, parenté, amis, ennemis, etc…
Chaque intention prendra un Chapelet. Quand elle est récitée du fond du coeur avec foi dans la puissance libératrice et guérissante de la Parole de Dieu et du Nom de Jésus, cette intercession touche le coeur de Dieu, car elle est dite au Nom de Jésus, et vous en ressentirez les effets avec promptitude et puissance.
«De même que la pluie et la neige descendent des cieux et n’y retournent pas sans avoir arrosé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer pour fournir la semence au semeur et le pain à manger, ainsi en est-il de la parole qui sort de ma bouche, elle ne revient pas vers moi sans effet, sans avoir accompli ce que j’ai voulu et réalisé l’objet de sa mission.» (Is 55, 10-11)
«C’est pourquoi je vous dis: tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l’avez déjà reçu, et cela vous sera accordé.» (Mc 11,24)

* Avertissement:

Le Chapelet de libération ne veut en aucune façon nuire ou se substituer à la dévotion au Très Saint Rosaire de la Vierge Marie qui a la priorité sur toutes les autres dévotions.



* PRIER LE CHAPELET DE LA LIBERATION

1) Début : Credo : symbole des Apôtres

Je crois en Dieu, le Père tout-puissant,
Créateur du ciel et de la terre.
Et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur;
qui a été conçu du Saint Esprit,
est né de la Vierge Marie,
a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié,
est mort et a été enseveli,
est descendu aux enfers ;
le troisième jour est ressuscité des morts,
est monté aux cieux,
est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant,
d'où il viendra juger les vivants et les morts.
Je crois en l'Esprit Saint, à la sainte Église catholique,
à la communion des saints, à la rémission des péchés,
à la résurrection de la chair, à la vie éternelle.
Amen.

2) Sur les GROS GRAINS : on proclame la Parole de Dieu ; (Jn 8,36) :

“Si Jésus-Christ libère, alors je serai réellement libre”
- Si je prie pour ma famille, je dirais :
“Si Jésus-Christ libère sa famille, sa famille sera réellement libre”
- Si je prie pour une personne, je dirais :
- “Si Jésus-Christ libère Jacques, Jacques sera réellement libre”

3) Sur chaque PETIT GRAIN (Ave + par grain):

Jésus-Christ, aie pitié de moi ! ou “Jésus-Christ, aie pitié de ma famille / de X, etc.

Jésus-Christ, guéris-moi ! " guéris " "

Jésus-Christ, sauve-moi ! " sauve " "

Jésus-Christ, libère-moi ! " libère " "

* SALVE REGINA

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Seigneur Jésus, nous demandons pardon pour tous nos péchés. Nous demandons, en Ton Nom, que le Père envoie Son Saint Esprit déverser dans nos cœurs le don de proclamer Ta Parole avec foi et confiance, par le Chapelet de Libération. Nous demandons, Jésus, que Ton pouvoir se manifeste dans nos vies et que Tu réalises miracles et merveilles par cette puissante prière de foi qui n’est autre que la proclamation de Ta Parole. Amen.

Après avoir terminé la prière du Chapelet de libération, rendez grâce à Jésus pour les bénédictions qu’Il déverse sur vous et sur ceux pour qui vous avez intercédé.
C’est vraiment simple !
Vous constaterez à la fin du Chapelet de libération les effets de la grâce de Dieu sur vous, sur votre famille, dans la vie des personnes pour qui vous priez. Le Père du ciel vous enverra guérison, salut et libération.

* Jésus entendra votre prière.

Soyez assurés que le Seigneur Jésus entendra votre supplication et qu’il répondra à votre demande, parce que la Bible affirme que la Parole ne revient pas à Dieu sans avoir produit son fruit. (Cf. Is 55,11) Quand vous proclamez la Parole de Dieu avec foi et repentir de vos péchés, en disant «Jésus, aie pitié de moi !» il est certain que la grande Victoire de Jésus, de son Sang rédempteur et de sa Parole se manifestera dans votre vie et dans celle de ceux pour qui vous priez. Jésus Vivant vous guérira, vous sauvera et vous libérera !
Nous croyons cela fermement, car Dieu est fidèle à tenir ses promesses, à garder sa Parole.

* L’histoire de cette prière

Nous croyons aussi pour avoir expérimenté dans notre propre vie les effets extraordinaires de la prière merveilleuse du Chapelet de libération. Nous recevons des centaines de lettres de témoignage qui nous parviennent quotidiennement depuis que nous avons commencé à répandre ce Chapelet par l’émission de radio «Jesus te ama» (Jésus t’aime) ainsi que par les ministères de la Comunidade de Aliança Jesus te ama (Communauté d’Alliance Jésus t’aime) au Brésil.
Si vous désirez retrouver le texte dont nous nous servons pour prier sur les petits grains qui correspondent aux Je vous salue, Marie, ouvrez votre Bible à saint Marc 10,47, où l’aveugle Bartimée dit:
«Fils de David, Jésus, aie pitié de moi !» Quand Jésus l’entendit, Il s’arrêta.

Vous devez croire fermement que quand vous direz cette prière avec une pleine confiance «Jésus-Christ, aie pitié de moi !» Jésus s’arrêtera et vous écoutera.

«Alors Jésus s’arrêta et lui adressa la parole: “Que veux-tu que je fasse pour toi ?” L’aveugle lui répondit: “Rabbouni, que je recouvre la vue!” Jésus lui dit: “Va, ta foi t’a sauvé.” Et aussitôt il recouvra la vue et il cheminait à sa suite.» (Mc 10, 51-52)

* Saisissez-vous maintenant la puissance du Chapelet de libération !

C’est la Puissance de la Parole de Dieu qui agit.

Quand nous prions «Jésus-Christ, aie pitié de moi!» avec une foi pleine, en demandant le pardon de nos péchés, nous (ou la personne pour laquelle nous prions) sommes lavés dans le Sang de Jésus. C’est la puissance de la foi dans le Nom et le Sang de Jésus-Christ, notre Sauveur, que vous mettez en action.
Enseignez aux autres comment prier le Chapelet de libération et vous constaterez les fruits de Jésus, non seulement dans votre coeur, mais dans les coeurs des autres!
Quelle joie de savoir que Jésus agit avec puissance dans notre vie grâce au Chapelet de libération! Alléluia!
Ne pensez-vous pas qu’il y a beaucoup de puissance dans le Chapelet de libération? Quand vous priez ce Chapelet, vous proclamez le Nom de Jésus 205 fois!




Regis Castro Campinas
Extrait de la revue Stella Maris N° 429



mariereine.com

 

20:17 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans COMBAT SPIRITUEL., LA PRIÈRE DU JOUR., LES BLOGS AMIS., Prières, Prières. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

De l’esclavage au Negro Spiritual.

Au début, était l'Afrique.

En 1492, Christophe Colomb découvre l’Amérique et donne au monde, que l’on dit civilisé, la possibilité de l'un des plus gros carnages de tous les temps. Le monde africain va connaître un immense exode. Le "Noir" est alors considéré comme une marchandise non humaine. Sur le continent américain, ce peuple va tenter de survivre. La culture africaine a suivi cette immigration et le soir, pour oublier les coups de fouets, on chante, on raconte. Le Negro Spiritual de l’époque n’a rien à voir avec celui qui est chanté aujourd’hui. Les premiers étaient avant tout des mélopées africaines qui avaient peu de rapport avec les harmonies que nous connaissons aujourd’hui. En voici donc l’histoire ...

De l’Afrique à l’Occident.

Le peuple qui sera exilé sur le nouveau continent est un peuple de musique, de chant et de danse. C’est surtout cela qui frappa les explorateurs de l’époque comme, entre autres, Jobson et bien d’autres. La musique accompagne chaque moment de la vie d’un village : elle fait partie de la vie du village.

Les instruments sont très variés car, outre les tambours et instruments à percussions (dont la diversité n’est plus à montrer), nous trouvons à cette époque toutes sortes d’instruments à vent (flûtes en roseau, trompettes en corne, ...), des instruments à cordes souvent accordés par improvisation, etc.

 

Des contrats à temps à l’esclavage.

Les premiers noirs arrivés aux Amériques avaient un statut de serviteurs sous contrat -comme les indiens ou même certains blancs-, ce statut permettant assez facilement à moyen terme d’être affranchis. Mais très vite, ces contrats à "temps" se transformèrent en contrat à vie.

A partir de 1660, les codes assurant un statut légal à l’esclavage se multiplièrent.

Durant le XVII° siècle, la question de l’évangélisation des esclaves ne se posait même pas et le statut de l’africain se dégradait de jour en jour.

De l’esclavage au Negro Spiritual.

Au Nord, les noirs avaient le droit d’assister aux offices. Simplement, ils ne pouvaient se placer à coté des blancs. Leurs places étaient réservées au fond de l’église.
Appris par coeur et sans ligne mélodique déterminée, les Psaumes chantés de la Réforme vont se prêter à de nombreuses modifications et altérations.

Au début, les églises catholiques assez pro-esclavage, n’ont pas la faveur du peuple noir. Le manque de participation de l’assemblée lors des offices et la difficulté de compréhension (utilisation du latin) n’ont fait qu’accentuer cette absence de participation des noirs aux messes.

1730-1750 : un réveil dans les églises (the great awaking) apparaît en Angleterre et se répand dans les colonies. Ce réveil s’accompagne de la création d’un nouveau répertoire de cantiques. Les psaumes font place aux hymnes (plus simples). Des recueils circulent et entre autres le très célèbre recueil du pasteur Isaac WATTS publié en 1707 "Hymns & Spirituals Songs". Suivra en 1737 le recueil "A collection of Psalms & Hymns" écrit par le fondateur des Églises Méthodistes (dénomination d’églises auxquelles de nombreux noirs affranchis se joindront) : John Wesley.

Dans le Sud, le noir n’était pas considéré comme un être humain mais seulement comme une marchandise.

"On n'évangélise pas de la marchandise".

Il faut attendre la pression de l’Église d’Angleterre, pour que l’on envoie enfin des évangélistes auprès de la population noire des Amériques.

 

Le soir, après le travail dans les maisons, mais aussi et de plus en plus au fond des bois, des traditionnels sont entonnés. Le principe est simple. Un leader, un preacher raconte une histoire de la Bible et lance le chœur sur un refrain. Une fois le chant et le pas de danse (le schuffle) lancés, les solistes se succèdent. Ces rassemblements étaient interdits et les esclaves risquaient leurs vies à venir louer Dieu ainsi. Mais les promesses de l'Ancien Testament devenaient de plus en plus une réalité qui valait bien ce risque-là.

Pourtant le negro spiritual ne va pas se définir seulement vis-à-vis de l’Eglise. En pleine période d’esclavage, plusieurs esclaves noirs veulent fuir vers le Nord. Il va alors se créer tout un réseau de passeurs que l’on appellera l’"Underground Rail Road". Pour pouvoir communiquer entre esclaves sans que les blancs comprennent, on va utiliser les traditionnels. Le langage spirituel et biblique va devenir alors un code pour les passeurs.
Lorsque le traditionnel chanté parle de l'Égypte, c'est au Sud qu'il fait allusion. Le Jourdain (le fleuve Oahio), lorsqu'il est profond et glacé, devient infranchissable. Il fallait alors attendre, car cela voulait signaler que le danger était présent. Le pharaon représentait le Général LEE, la terre promise le territoire du nord ...

Ce seront plus de 60.000 esclaves qui vont pouvoir, grâce à ces réseaux, fuir le Sud pour se retrouver libres dans le Nord !

 

Dans la tradition réformée, l'instrument de musique était très mal vu. Le chant, lors des cérémonies, posait assez souvent problème. En effet, le pasteur se trompait souvent de ton, d'air, faisant apparaître une certaine confusion dans le chant de l'assemblée.

Vers la fin du 18ème siècle, les premières églises noires voient le jour dans le nord de l'Amérique, suite au réveil de 1730.
Bien que pas encore émancipés, les esclaves noirs sont de plus en plus nombreux à l'office le dimanche matin et parfois même plus nombreux que les blancs.
Les églises baptistes poussent alors comme des champignons. Et en 1774, Georges Leile sera le premier esclave à avoir le droit de prêcher et à créer la première église noire d'Amérique.

Un mouvement se créa alors dans l'Église, afin d'améliorer la qualité du chant. On introduisit alors l'orgue, ainsi qu'une référence, la plus stricte possible, à des mélodies écrites. Il en découla l'arrivée de recueil de chants dans les églises.

La fin de la guerre de Sécession va complètement chambouler le paysage américain et donc, celui de l'Église. Les Noirs ont maintenant le droit de circuler et ils se dispersent dans tout le territoire américain, d'abord des campagnes vers les villes, mais très vite aussi du Sud vers le Nord, où l'avenir leur semble meilleur.

Cette relative liberté et émancipation dans le Sud sera de courte durée, mais toutefois suffisante pour que les lois ségrégationnistes, dites Jim CROW, votées en 1865, ne puissent effacer tout ce qui avait été fait.

19:57 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., COMBAT SPIRITUEL., Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

15/10/2010

LA FORCE DES ÉGLISES ÉVANGÉLIQUES.

16:56 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., COMBAT SPIRITUEL., CONSEILS SPIRITUELS., SOLIDARITÉ., SPIRITUALITÉ, TÉMOIGNAGES., VIVRE L'ÉVANGILE. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

08/10/2010

ÊTRE PARENTS SELON LE COEUR DE DIEU.

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Être parents, c’est comme être l’hôte d’un étranger ! Nous pouvons croire que nos enfants nous ressemblent, mais nous sommes sans cesse surpris de constater à quel point ils sont différents.  Nous pouvons nous réjouir de leur intelligence, de leurs talents artistiques, de leurs prouesses athlétiques ou être attristés par leur lenteur à l’apprentissage, leur manque de coordination ou leurs goûts étranges. Sous plusieurs aspects, nous ne connaissons pas nos enfants.

 

Nous ne les avons pas créés et ils ne nous appartiennent pas. Voilà une bonne nouvelle.  Nous n’avons pas à nous en vouloir pour tous leurs problèmes et nous ne devrions pas non plus nous attribuer leur succès.

Les enfants sont un cadeau de Dieu.  Ils nous sont donnés pour que nous leur offrions un espace de sécurité et d’amour, où ils puissent grandir jusqu’à la liberté intérieure et extérieure.  Ils sont comme des étrangers qui nous demandent l’hospitalité, qui deviennent de bons amis et qui nous quittent pour poursuivre leur chemin.  Ils nous apportent d’immenses joies et de grandes peines, précisément parce qu'ils sont des cadeaux.  Et un beau cadeau, comme dit le proverbe, est donné deux fois.

 

 

Le cadeau que nous recevons, il faut que nous le donnions à notre tour.  Lorsque notre enfant nous quitte pour poursuivre ses études, pour se chercher du travail, pour se marier, pour entrer en communauté ou tout simplement pour devenir indépendant, la souffrance et la joie se rejoignent.  C’est à ce moment-là en effet, que nous ressentons au plus profond de nous-mêmes que notre enfant n'est pas nécessairement à nous, mais nous a été donné pour devenir à son tour un véritable cadeau pour les autres.

 

Il est tellement difficile de rendre leur liberté à nos enfants, particulièrement dans ce monde de violence et d’exploitation.  Nous voulons tellement les protéger de tout danger possible.  Mais c’est impossible ; ils ne nous appartiennent pas.  Nos enfants appartiennent à Dieu et l’un des plus grands gestes de confiance en Dieu que nous puissions poser consiste à laisser nos enfants faire leur propre choix et trouver leur propre chemin.

 

Bruno LEROY.

06/10/2010

LE BONHEUR VIENT FRAPPER A TA PORTE.

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Le bonheur vient frapper à ta porte. Mais tout était fermé en toi et tu n'as pu l'accueillir. Pour savourer la douceur de la joie profonde, il faut être intrinsèquement libre. Libre de quoi, de qui ?
Libre de toutes ces extériorités qui nous engendrent dans le paraître et non dans l'être. Libre de toutes les lois humaines en les assimilant, les intériorisant pour mieux le vivre. Sans avoir cette tentation constante de les transgresser sous prétexte qu'elles ne font pas partie intégrante de notre être. Il faut en goûter l'amertume puis l'accepter intérieurement pour ne pas recracher immédiatement.
Vous allez me dire, à juste titre, qu'il s'agit d'une soumission à une société qui nous formate. Et je vous répondrai que je vous propose la recette pour ne pas sombrer dans ce formatage de l'esprit. Celui qui atrophie tout discernement raisonnable. Sinon, vous ne pourrez jamais vous prétendre libres et debout. Vous demeurerez dans l'irrationalité de codes sociaux qui ne vous parlent plus, parce qu'ils ne vous ont jamais parlés. Parce qu'ils vous sont totalement étrangers.
  
Le rebelle qui veut défendre ses convictions. Des Lois inhumaines qui tuent toute Dignité. Ce rebelle dont Dieu et les Hommes ont besoin pour établir une civilisation de l'Amour doit savoir sur quel terrain ses pas avancent. Il ne doit pas être dans la brume de l'ignorance. Sinon, il deviendra vite un mauvais serviteur. Un exécrable Apôtre du Christ qui ne sait pas même où il va. Non, la révolte nécessairement spirituelle porte l'étincelle d'un feu d'amour et de compréhension pour l'Humanité souffrante. Il nous faut cultiver notre jardin intérieur. Par la prière, communiquer, parler, s'exprimer avec le Christ qui nous écoute avec certitude.
  
Mais, qui souvent demeure silencieux pour nous laisser libres de nos propres pensées, parfois actives. Pour changer le visage enlaidi de cette société atteinte du néoplasme du consumérisme. Il faut au prime abord en détecter la suprême Beauté. Nous devons avec nos mains malhabiles creuser et toujours creuser au tréfonds de l'être pour en extraire la quintessence. La divine lumière qui jaillit de son âme blessée.
Et l'Esprit-Saint nous aidera dans cette démarche démesurée. La Vierge Marie nous donnera les roses sans épines de la douceur d'appréhender les autres. Et notre ange gardien nous protègera des tentatives de conflits du Malin.
  
Alors, nous avancerons doucement mais fermement sur le chemin du destin à vivre ensemble. Sinon, nous passerons notre vie à gémir face aux fleuves impassibles. Le rebelle chrétien n'est point un rebellocrate qui se contente de dénoncer en vain. Comme le font certains artistes ou chanteurs médiocres en mal d'inspiration. Non, le rebelle de Dieu est celui ou celle qui ouvre les mains et contemple les tranchées des combats creusés dans ses paumes. C'est celui qui ouvre les bras avec un sourire au bout des lèvres pour affirmer que rien n'est perdu. Aujourd'hui tout commence ou recommence grâce à l'Espérance qui habite les cœurs.
  
Puissiez-vous acquérir cette force d'aimer envers et contre tout. Et vous deviendrez des combattants de l'Amour et de la Justice. Un véritable rebelle de Dieu qui, chaque jour remet ses heures entre Ses mains.
Rassurez-vous, cela est aussi difficile pour moi que pour vous. Notre société nous apprend tellement à humer la facilité. Le combat spirituel en devient une contre-culture que le monde endormi n'apprécie pas.
Même si vous n'avez guère conscience de votre rébellion pour le Royaume. D'autres se chargeront de vous le rappeler, parfois violemment. Mais la paix profonde du Christ sera en vous et rien ne vous troublera.
Je vous souhaite cette Force que seul l'Esprit peut donner dans le silence cultivé de l'Adoration où la pensée flotte par-delà le temps sociétal. N'oubliez jamais que les pauvres hères que nous sommes possèdent l'heure. Et Dieu possède le temps. Voilà, pourquoi souvent nous avons souvent cette sensation malsaine, qu'Il ne nous écoute pas et donc ne nous répond pas. Ce qui est faux. Il répond toujours par divers sourires.
A nous de les contempler pour en saisir le sens, celui que nous donnerons quotidiennement à notre existence. Dans Sa présence et par Sa présence.
  
Courage, marchons ensemble, pour devenir des rebelles de Dieu avec, dans l'esprit des flammes de tendresse pour faire de notre planète un chant  brûlant d'Amour. Et nous vivrons le Bonheur des rebelles de Dieu.
 
 
Bruno LEROY.
 

04/07/2008

Folie de croire?

 

Face aux attaques de tous ordres que subissent les travailleurs depuis un an, c'est-à-dire depuis l'élection présidentielle, l'ACO ne pouvait rester muette. Elle a donc profité de son week-end de responsables diocésains des 21 et 22 juin pour produire une parole intitulée "Folie de croire ?",

 

 

 

Folie de croire?
On veut nous faire croire que travailler plus donnera à tous des conditions. de vie décentes. Pourtant nous sommes de plus en plus nombreux à devoir nous contenter d'emplois précaires, à temps partiel sous payés.
On veut nous faire croire que le démantèlement des services publics n'aura aucune conséquence sur nos vies. Pourtant nous voyons que les conditions d'accueil dans tous les services de proximité (écoles, poste, hôpitaux, tribunaux...) sont de moins en moins bonnes.
On veut nous faire croire que la France n'a plus les moyens de financer les systèmes de solidarité, sécurité sociale, retraites, chômage. Pourtant nous constatons que dans le même temps la contribution des plus favorisés diminue, tandis que pour nous les remboursements des frais médicaux, nos allocations et nos retraites sont remis en cause.
On veut nous faire croire que les délocalisations, restructurations, licenciements sont inévitables pour la survie des entreprises. Pourtant nous constatons que les grands groupes industriels n'ont jamais fait autant de bénéfices.
On veut nous faire croire que la libre concurrence conduira à un équilibre social. Pourtant nous voyons que la fracture s'agrandit de plus en plus entre riches et pauvres partout dans le monde.
On veut nous faire croire que la France est la patrie des droits de l'Homme. Pourtant les étrangers sont pourchassés, emprisonnés et renvoyés comme des malfaiteurs.
On veut nous faire croire que la pieuse charité peut pallier l'absence de justice. Pourtant nous voulons que chaque Homme ait la possibilité d'assurer par lui-même son existence.
On veut nous faire croire qu'il n'y a aucune alternative possible au capitalisme libéral mondial. Pourtant nous savons qu'il n'en est rien. Ce mensonge est entretenu, parce que cela sert l'intérêt d'une minorité qui s'enrichit aux dépends de millions d'hommes et de femmes mal payés, exploités, méprisés...
On veut nous faire croire que la bourse et le marché échappent au contrôle humain. Pourtant la spéculation boursière est une activité humaine, réglementée par des personnes auxquelles pouvoir a été donné de prendre des décisions concernant la vie des enfants, des femmes et des hommes du monde entier. 

Nous, membres de l'ACO,

Engagés avec tous ceux qui sont dans !'action collective,

nous refusons de croire à ce fatalisme dans lequel on veut nous enfermer.

Nous faisons le choix de croire qu'un autre monde est possible. Nous savons qu'ensemble, nous pouvons inventer notre avenir et l'avenir du monde.

 

Nous faisons le choix de croire que la solidarité peut nous sortir de cette situation accablante. Nous en sommes déjà témoins et acteurs dans nos organisations et associations: nous luttons avec les sans papiers, nous agissons pour l'école, nous refusons la précarité, nous défendons le droit du travail..
Face à ce système qui détruit l'Homme dans son humanité, nous faisons le choix de croire que la fraternité est source d'espérance et d'avenir pour notre monde. Cette espérance prend source dans le message de Jésus Christ, qui nous révèle que nous sommes tous enfants d'un même Père. Il a fait passer la Justice avant l'ordre établi, l'Amour avant la loi. Il nous offre la joie de croire que son chemin est chemin de vie.

Tous frères! Une utopie? Une folie?

Eh bien, nous voulons être des utopistes et des fous!

Et si, ensemble, nous faisions le choix de croire que

c'est vraiment ce dont notre monde a besoin

L'Action Catholique Ouvrière,

réunie en assemblée nationale, à Paris le 22 juin 2008 .

12:44 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans COMBAT SPIRITUEL. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

02/07/2008

« Combattre la pauvreté et bâtir la paix »

Journée mondiale de la Paix : Thème du message de Benoît XVI

ROME, Mardi 1er juillet 2008 (ZENIT.org) - « Combattre la pauvreté et bâtir la paix » : tel est le thème du prochain message de Benoît XVI pour la 42e Journée mondiale de la Paix, qui sera célébrée le 1er janvier 2009.

Un communiqué du Vatican précise qu'en choisissant ce thème Benoît XVI veut « souligner l'urgence, pour l'humanité, de répondre à la grave question de la pauvreté » à la fois du point de vue « matériel » et du point de vue « moral et spirituel ».

Récemment, dans son message à la FAO, Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, du 2 juin dernier, rappelle la même source, Benoît XVI « a dénoncé le scandale de la pauvreté et de la malnutrition », soulignant que ce ne sont pas des « fatalités » dues à un « environnement défavorable » ou à des « catastrophes naturelles » (cf. Zenit du 3 juin 2008).

Pour Benoît XVI, continue le communiqué, les « considérations strictement techniques ou économiques ne peuvent l'emporter sur les devoirs de justice envers tous ceux qui souffrent de la faim ».

En effet, disait Benoît XVI dans son message à la FAO, « le scandale de la pauvreté manifeste l'inadaptation des systèmes actuels à réaliser le bien commun de la société ».

C'est pourquoi le pape invite à « réfléchir aux racines profondes » du phénomène matériel, et de la « misère spirituelle » qui fait que l'on devient « indifférent aux souffrances d'autrui ».

« Il convient de chercher la réponse avant tout, indique Benoît XVI, dans la conversion du coeur de l'homme au Dieu de charité », ce qui conduit à « la pauvreté en esprit » prônée par le « message du salut annoncé par Jésus lors du Discours sur la Montagne: Heureux les pauvres en esprit car le Royaume des cieux est à eux ».

 

21:00 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans COMBAT SPIRITUEL. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

21/03/2008

Que se passe-t-il ?

« Que se passe-t-il ?
Un grand silence règne aujourd’hui sur la terre,
un grand silence et une grande solitude.
Un grand silence parce que le Roi dort.
La terre a tremblé et s’est apaisée,
parce que Dieu s’est endormi dans la chair
et qu’il est allé réveiller ceux qui dormaient depuis des siècles.
Il va chercher Adam, notre premier Père, la brebis perdue.
Il veut aller visiter tous ceux qui sont assis
dans les ténèbres et à l’ombre de la mort.
Il va pour délivrer de leurs douleurs Adam dans les liens et Ève, captive avec lui,
lui qui est en même temps leur Dieu et leur Fils.
Le Seigneur s’est avancé vers eux, muni de la Croix, l’arme de sa victoire.
Lorsqu’il le vit, Adam, le premier homme, se frappant la poitrine dans sa stupeur,
s’écria vers tous les autres : « Mon Seigneur avec nous tous ! »
Et le Christ répondit à Adam : « Et avec ton esprit ».
Il le prend par la main et le relève en disant :
« Éveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts,
et le Christ t’illuminera ».
« Je suis ton Dieu, qui pour toi suis devenu ton Fils.
Je te l’ordonne : “Lève-toi, ô toi qui dors”,
car je ne t’ai pas créé pour que tu séjournes ici enchaîné dans l’enfer.
Relève-toi d’entre les morts : moi, je suis la vie des morts.
Lève-toi, œuvre de mes mains ;
lève-toi, mon semblable qui as été créé à mon image.
Éveille-toi et sortons d’ici.
Car tu es en moi, et moi en toi.
Lève-toi, partons d’ici.
L’ennemi t’a fait sortir de la terre du paradis ;
moi je ne t’installerai plus dans le paradis, mais sur un trône céleste.
Je t’ai écarté de l’arbre symbolique de la vie ;
mais voici que moi, qui suis la vie, je ne fais qu’un avec toi ».

ANCIENNE HOMÉLIE POUR LE SAMEDI SAINT

18:30 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans COMBAT SPIRITUEL. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

06/02/2008

LES RÉVOLUTIONNAIRES DE LA SAINTETÉ.

Canada : A la découverte des révolutionnaires de la sainteté (I)

Discours du P. Thomas Rosica sur la sainteté et les jeunes

ROME, Mardi 5 février 2008 (ZENIT.org) - « Les Journées mondiales de la jeunesse sont des bureaux d'emploi pour la sainteté extrême », affirme le P. Thomas Rosica qui a été le coordinateur canadien de la JMJ de Toronto en 2002.

Le P. Rosica, basilien, directeur de la télévision catholique « Sel et Lumière », a adressé un discours sur la sainteté et les jeunes aux participants du rassemblement « Rise Up » du « Catholic Christian Outreach » (CCO), le 30 décembre 2007, à Calgary, dans l'Etat de l'Alberta. En voici la première partie.

Excellences, Mgrs Miller et Prendergast,

Confrères prêtres, frères et soeurs,

Chers amis de Catholic Christian Outreach,

Au cours de notre première session aujourd'hui le professeur Reginal Bibby a abordé l'état de la religion et de la pratique de la foi dans notre pays avec des statistiques sociologiques surprenantes peut-être pour certains et consolantes pour d'autres. La foi, la religion et la spiritualité restent un sujet brûlant au Canada ! L'année qui tire maintenant à sa fin a vu émerger une question importante dans le monde et spécialement dans notre vaste « terre natale » ; Y a-t-il une place pour Dieu dans notre monde d'aujourd'hui ? Le débat sur les accommodements raisonnables au Québec porte sur ses racines ancestrales et sur l'immigration, l'histoire et la culture, mais il porte aussi beaucoup sur la place de la religion et de la foi au Québec et au Canada. Dieu merci, le cardinal Marc Ouellet a remis la religion et la foi au premier plan au cours des derniers mois, non seulement au Québec, mais aussi au Canada.

Y a-t-il de la place pour Dieu et pour la sainteté dans le Canada d'aujourd'hui ? Quelle sorte de révolution est nécessaire pour ramener Dieu dans notre société ? Comment pouvons-nous redécouvrir les révolutionnaires de la sainteté qui ont traversé l'histoire du Canada et l'histoire de notre Église ? Est-ce le lieu pour de nouveaux révolutionnaires de la sainteté au Canada et dans le monde aujourd'hui ? Chaque crise que traverse l'Église, chaque crise que traverse le monde, est une crise de la sainteté et une crise des saints. La sainteté est cruciale parce qu'elle est le visage de l'Église.

Il y a bien longtemps, dans sa lettre à la communauté d'Éphèse, saint Paul écrit : « Vous n'êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes citoyens du peuple saint, membres de la famille de Dieu, car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire c'est le Christ Jésus lui-même. En lui, toute la construction s'élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur. En lui, vous êtes, vous aussi, des éléments de la construction pour devenir par l'Esprit Saint la demeure de Dieu. » (Éphésiens 2, 19-22)

Quel est le « temple saint » que nous sommes appelés à construire ? Quelle est cette nouvelle révolution ? Comment pouvons-nous devenir des citoyens avec les saints ? Au cours de ma présentation, j'aimerais considérer cette révolution extrême de la sainteté et vous donner un aperçu de cette seconde citoyenneté que nous avons tous !

La vie dans le Christ est une vie de sainteté

L'histoire de la fondation du christianisme est la vie du Christ. La religion chrétienne demeure la réponse de l'humanité à la venue du Christ comme la révélation de l'amour de Dieu ; par l'attention à sa Parole, la contemplation de sa vie, de sa mort et sa résurrection ; et par l'obéissance à sa volonté que son amour soit exprimé à tous les êtres humains : personne ne doit être exclu du cercle de son amour.

La liturgie de l'Église catholique fait revivre sur un an les événements de la vie du Christ, l'un après l'autre, et rappelle constamment la vie de ceux et celles qui ont prêté attention à la vie du Christ, héroïquement. Le cycle liturgique que nous vivons cette semaine en est un parfait exemple, il nous fait revivre les évènements de la vie du Christ : la naissance de Jésus à Bethléem est immédiatement suivie par la fête du martyre d'Étienne, la fête de Jean l'évangéliste, le martyre des Saints Innocents, la fête d'un autre grand martyre - saint Thomas Becket, et aujourd'hui, la fête de la sainte famille. L'Église nous enseigne que nous ne pouvons pas demeurer à l'étable de Bethléem mais que nous devons nous rendre en Galilée, puis à la colline du Calvaire, à Jérusalem, là où l'histoire entière atteint son sommet. Comme nous passons de fêtes en fêtes, nous passons d'admirateurs à imitateurs de Jésus, nous devenons plus disciples et nous grandissons en sainteté.

Les Béatitudes: un tracé pour la sainteté

Les béatitudes du Sermon sur la Montagne (Mt 5, 1-12) sont une recette pour cette sainteté radicale. La sainteté est un mode de vie qui implique l'engagement et l'activité. Elle n'est pas un effort passif, mais plutôt un choix continu pour approfondir sa relation personnelle avec Dieu et ensuite pour permettre à cette relation d'orienter toutes nos actions dans le monde. La sainteté exige un changement radical de mentalité et d'attitude. Le fait d'accepter l'appel à la sainteté place Dieu comme notre objectif final dans tous les aspects de nos vies. Cette orientation fondamentale vers Dieu lui-même enveloppe et soutient nos relations avec les autres êtres humains. Soutenue par une vie vertueuse et enrichie par les dons de l'Esprit Saint, notre vie en Dieu nous attire toujours plus proche de lui-même, jusqu'au jour où nous le verrons face à face dans le Ciel et où nous atteindrons l'union totale avec Lui.

Un saint est un ami de Dieu qui prend au sérieux les béatitudes dans sa vie. Chacun de nous est appelé à devenir un ami de Dieu. Nous faisons grandir notre amitié avec Dieu comme avec les autres en devenant présent à Dieu, en parlant avec Dieu, en étant généreux avec Dieu. Ici et maintenant, nous pouvons trouver la sainteté dans notre expérience personnelle en persévérant dans l'effort sur notre lieu de travail, en élevant patiemment nos enfants, en construisant de bonnes relations à la maison, à l'école et au travail. Si nous faisons de toutes ces choses une partie de notre réponse aimante à Dieu, nous sommes sur la voie de la sainteté. Cette nécessité de bons exemples est aussi importante dans le domaine de la vie chrétienne. Dans ce but, l'Église encourage la dévotion aux saints. Un saint est quelqu'un qui « a vécu (ou vit) dans la pratique des vertus selon son état, de manière fidèle, constante, et jusqu'à l'héroïsme. »

Beaucoup pensent que la sainteté est un privilège réservé seulement à une élite. En fait, devenir un saint est le devoir de chaque chrétien, et même plus, nous pourrions même dire que c'est la tâche de tout le monde ! Combien de fois avons-nous pensé que les saints n'étaient que des « excentriques » que l'Église exalte pour notre admiration ; des gens qui n'étaient pas représentatifs et en décalage avec la réalité humaine ? C'est certainement vrai de tous ces hommes et femmes qui étaient « excentriques » littéralement : Ils déviaient du centre, de la pratique habituelle, de la manière ordinaire de faire les choses, les méthodes établies. On peut toutefois voir les saints d'une autre façon, en considérant qu'ils se situent « radicalement au centre ».

Nous avons besoin de l'exemple de ces saints, femmes et hommes, qui n'avaient pas de modération mais seulement de l'exubérance ! Il s'agissait de gens avec des affections ordinaires, qui ont pris Dieu au sérieux et étaient donc libres d'agir avec exubérance. La réponse du saint à l'amour extravagant de Dieu est également immodéré, marqué par la fidélité et l'engagement total. G. K. Chesterton disait : « [Ces] personnes ont exagéré ce que le monde et l'Église avaient oublié ».

Les « saints » comme le disent les catholiques d'aujourd'hui, sont ceux qui, dans l'opinion des autres gens, ont réussit dans cette entreprise. L'Église catholique romaine « canonise » certains saints, en les plaçant sur la liste (canon) de ceux qui ont reçus le sceau de son approbation après une longue étude et un processus de discernement. Les saints qui ne sont pas dans le canon sont beaucoup plus nombreux que ceux qui y sont ; et parfois un saint qui est dans le canon ne reçoit pas ou peu de vénération des hommes d'aujourd'hui. Ce sont toujours les gens qui décident si quelqu'un est pour eux un héros. Et s'il y a une époque où les jeunes hommes et femmes ont besoin d'authentiques héros, c'est bien la nôtre. L'Église comprend que les saints, leurs prières et leurs vies, sont pour les hommes sur la terre, et que la sainteté, à titre d'honneur terrestre, n'est pas convoitée par les saints eux-mêmes. Une vie de saint est toujours nouvelle et surprenante, mais aussi toujours la même. Les vies de saints sont racontées encore et encores pour ceux qui les entendent, dans le but de clarifier pour eux des enjeux, de les inspirer et de les confronter à des choix qu'eux seuls peuvent faire par eux-mêmes.

Le pape Jean-Paul II : pape de la sainteté

La beauté du christianisme c'est que quelqu'un peut atteindre la grandeur sans renommée ou sans aventure lointaine. L'Église reconnaît la vaillante endurance des hommes et des femmes qui témoignent de l'Évangile chaque jour dans un monde qui devient ouvertement plus hostile aux chrétiens. En près de 27 années de pontificat, le pape Jean-Paul II a donné à l'Église 1338 bienheureux et 482 saints. Certains à l'intérieur de l'Église reprochent à Jean-Paul II d'avoir créé une « inflation » des saints de et des bienheureux. Je suis en désaccord avec ces voix, surtout après plusieurs années de travail avec des jeunes comme vous dans cette salle. Vous avez désespérément besoin de vrais héros et héroïnes, modèles et témoins de foi et de vertu que le monde du sport, du cinéma, de la science et de la musique ne peut pas apporter.

Jean-Paul II nous a rappelé que les héros et les héroïnes que le monde offre aux jeunes d'aujourd'hui sont terriblement imparfaits. Ils nous laissent vides. Les véritables « stars » du pontificat de Jean-Paul II sont les saints et les bienheureux qui n'ont pas essayé d'être regardé comme des héros, de choquer ou de provoquer. Pour croire que la grandeur est à notre portée, nous avons besoin de modèles de réussite à imiter.

Karol Wojtyla était lui-même un témoin extraordinaire qui, par son dévouement, ses efforts héroïques, sa longue souffrance et sa mort, a communiqué le puissant message de l'Évangile aux hommes et aux femmes d'aujourd'hui. Une grande part du succès de son message tient au fait qu'il a été entouré d'une immense nuée de témoins qui se tenait près de lui et le soutenait tout au long de sa vie. Pour Jean-Paul II, l'appel à la sainteté n'exclut personne; elle n'est pas le privilège d'une élite spirituelle.

Le serviteur de Dieu Jean-Paul II a beaucoup parlé aux jeunes de l'appel à la sainteté et de la vocation à devenir des saints. Rappelez vous son message pour les Journées Mondiales de la Jeunesse de l'an 2000 à Rome. Il a écrit à ses chers jeunes amis du monde entier ces paroles inoubliables qui sont devenue le cri de ralliement de la plus grande célébration du Jubilé :

« Jeunes de tous les continents, n'ayez pas peur d'être les saints du nouveau millénaire! Soyez contemplatifs et aimant de la prière, cohérent avec votre foi et généreux au service de vos frères, membres actifs de l'Eglise et artisans de paix. Pour réaliser cet engageant projet de vie, restez à l'écoute de sa Parole, prenez des forces dans les Sacrements, spécialement de l'Eucharistie et de la Pénitence. Le Seigneur vous veut apôtres intrépides de son Evangile et constructeurs d'une nouvelle humanité. »

Deux ans plus tard, pour nos Journées Mondiales de la Jeunesse au Canada, Jean-Paul II a abordé une nouvelle fois le thème de la sainteté et des saints, dans le message qu'il nous a adressé :

« De même que le sel donne de la saveur aux aliments et que la lumière éclaire les ténèbres, de même la sainteté donne le sens plénier à la vie, en en faisant un reflet de la gloire de Dieu. Combien de saints, même parmi les jeunes, compte l'histoire de l'Église ! Dans leur amour pour Dieu, ils ont fait resplendir leurs vertus héroïques à la face du monde, devenant des modèles de vie que l'Église a présentés en vue de leur imitation par tous. Parmi eux, il suffit de rappeler: Agnès de Rome, André de Phú Yên, Pedro Calungsod, Joséphine Bakhita, Thérèse de Lisieux, Pier Giorgio Frassati, Marcel Callo, Francisco Castelló Aleu ou encore Kateri Tekakwitha, la jeune Iroquoise appelée "le lys des Mohawks". Chers jeunes, par l'intercession de cette foule immense de témoins, je prie le Dieu trois fois saint de vous rendre saints, les saints du troisième millénaire. »

À la messe de clôture au parc Downsview, le dimanche 28 juillet 2002, le pape Jean-Paul II a lancé ce défi:

« Et si, au plus profond de votre coeur, vous entendez résonner le même appel au sacerdoce ou à la vie consacrée, n'ayez pas peur de suivre le Christ sur la voie royale de la Croix! Dans les moments difficiles de l'histoire de l'Eglise, le devoir de la sainteté devient encore plus urgent. Et la sainteté n'est pas une question d'âge. La sainteté, c'est vivre dans l'Esprit Saint, comme l'ont fait Kateri Tekakwitha, ici en Amérique, et de nombreux autres jeunes. »

Le pape Benoît XVI a poursuivi dans la dynamique des invitations de Jean-Paul II, à exhorter à la sainteté lors des Journées Mondiales de la Jeunesse à Cologne en Allemagne. Lors de la célébration d'ouverture le 18 août 2005, Benoît XVI s'est adressé ainsi à la foule de jeunes du monde entier :

« Chers jeunes, l'Église a besoin de témoins authentiques pour la nouvelle évangélisation: des hommes et des femmes dont la vie a été transformée par la rencontre avec Jésus; des hommes et des femmes capables de communiquer cette expérience aux autres. L'Église a besoin de saints. Nous sommes tous appelés à la sainteté et seuls les saints peuvent rénover l'humanité. Beaucoup nous ont précédés sur ce chemin d'héroïsme évangélique et je vous exhorte à recourir souvent à leur intercession. »

Le Saint-Père a poursuivit sur ce thème à la grande veillée du samedi soir, le 10 août 2005, à Marienfeld:

« C'est le grand cortège des saints - connus ou inconnus -, par lesquels le Seigneur, tout au long de l'histoire, a ouvert devant nous l'Evangile et en a fait défiler les pages; c'est la même chose qu'il est en train de faire maintenant. Dans leur vie, comme dans un grand livre illustré, se dévoile la richesse de l'Evangile. Ils sont le sillon lumineux de Dieu, que Lui-même, au long de l'histoire, a tracé et trace encore. »

Peu après, le pape Benoît XVI s'est exclamé au cours de cette assemblée apocalyptique de plus d'un million de jeunes pèlerins rassemblés en prières à Marienfeld:

« Les saints, avons-nous dit, sont les vrais réformateurs. Je voudrais maintenant l'exprimer de manière plus radicale encore: c'est seulement des saints, c'est seulement de Dieu que vient la véritable révolution, le changement décisif du monde. »

(à suivre)

09:23 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans COMBAT SPIRITUEL. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

29/11/2007

Redécouvrir notre intériorité spirituelle

L’automne, et bientôt l’hiver, étendent leur manteau de brouillard et de bruines sur la terre. Les arbres se sont dépouillés de leurs feuilles ; la sève se retire des branches : la nature s’intériorise, se recueille. Le chant des oiseaux se fait plus discret comme pour ne pas interrompre le silence de la nuit qui se prolonge. Tout nous porte à entrer nous aussi en « retraite », comme nous y invite le temps liturgique de l’Avent. Le mot « retraite » est à prendre au sens étymologique : il s’agit de nous retirer autant que faire se peut de l’éparpillement dans nos activités débordantes, pour nous tourner vers l’intérieur, et nous mettre à l’écoute du silence.

Quelle est la lumière qui nous guide dans notre vie quotidienne ? Celle des spots publicitaires ? des flash-infos ? des bandes annonces du dernier film ? des devantures ruisselantes des magasins ? Réussissons-nous à prendre de la distance par rapport à ces multiples sollicitations extérieures ? Gardons-nous notre liberté intérieure ou sommes-nous prisonniers de notre société de consommation qui érige le bien-être et la jouissance en valeurs suprêmes ? 

 Nous ne sommes pas invités à nous soustraire au monde, mais à redécouvrir notre intériorité spirituelle, afin de nous conduire comme « des fils de la lumière, des fils du jour » ; car « nous n’appartenons pas à la nuit et aux ténèbres. Dès lors, ne restons pas endormis comme les autres, mais soyons vigilants et restons sobres » (1 Th 5, 5-6).
Le message est clair : la sobriété a pour but de nous soustraire à la fascination des sollicitations extérieures ; la vigilance doit nous garder attentifs aux motions intérieures de l’Esprit.
Pour qu’une telle attitude devienne habituelle, il faut bien sûr s’y exercer en des temps privilégiés durant lesquels nous nous efforçons de nous recueillir, de nous intérioriser, de revenir à nous-mêmes. La difficulté est que nous avons perdu la clé de notre chambre intérieure ; lorsque nous essayons de faire silence, nous sommes bientôt submergés par le bruit de nos pensées en cavale et par le tintamarre de nos émotions débridées. Aussi risquons-nous de nous décourager : comment pourrions-nous revenir à nous-mêmes alors que nous ne savons plus qui nous sommes ?
 C’est bien pourquoi Paul nous invite à « revêtir le Seigneur Jésus Christ pour le combat de la lumière ». N’est-il pas le vrai visage de l’homme réconcilié avec Dieu et rétabli dans la lumière de la grâce ? N’est-il pas le chemin qui nous conduit à notre vérité profonde et à la source de la vie ? Revêtir le Seigneur Jésus Christ signifie épouser sa manière de voir les personnes, les événements ; évaluer les situations à la lumière de ses critères ; pour agir conformément à ce qu’il attend de nous. Autrement dit : pas d’oraison chrétienne qui ne soit enracinée dans la lectio divina, c’est-à-dire dans une « lecture savoureuse de la Parole », qui nous fasse entrer dans l’intimité du Seigneur Jésus, et nous donne de le connaître « en Esprit et vérité » (Jn 4, 23).

Tel est bien le cœur de la conversion à laquelle nous sommes invités en ce temps béni de l’Avent : nous laisser conduire jour après jour par les textes de la liturgie, afin de retrouver l’attitude de vigilance intérieure qui convient à un disciple en attente du retour de son Maître. Comme Noé, il nous faut « entrer dans l’arche » de l’Église - de notre « église intérieure », c’est-à-dire de notre cœur - pour nous y tenir prêts à « l’avènement du Fils de l’Homme ».
Mieux vaut ne pas faire étalage de notre démarche : ce serait contradictoire avec sa finalité. Saint Jean de la Croix conseillait d’éviter d’exposer trop tôt au vent du monde, la flamme encore vacillante de notre vie intérieure commençante, afin d’éviter qu’elle ne s’éteigne. L’important est de nous « tenir prêts » dans la discrétion d’un cœur vigilant et dans l’ardente espérance de la venue du « Maître de maison ».

« Deux hommes seront aux champs : l’un est pris, l’autre laissé. Deux femmes seront au moulin : l’une est prise, l’autre laissée ». Nous suggérons que les hommes représentent la dimension extérieure de notre humanité - l’être « charnel » dont parle Paul ; et que les femmes symbolisent notre intériorité psychique, c’est-à-dire notre dimension affective et nos facultés.
Chacune de ces polarités - masculine et féminine - est présentée en binôme, pour signifier que nous sommes « doubles » : notre être psychique et notre être charnel sont en partie autonomes, et en partie soumis à l’être spirituel, c’est-à-dire à l’homme nouveau, au Christ intérieur. « L’un(e) est pris(e), l’autre laissé(e) » : l’être naturel en nous ne subsistera que dans la mesure où il se sera soumis à l’Esprit, c’est-à-dire dans la mesure où il aura accueilli la grâce du salut. Peut-être pouvons-nous deviner, en filigrane des personnages masculins et féminins qui « sont pris », Joseph et Marie chez qui l’être charnel et psychique sont pleinement intégrés dans l’être spirituel, et mis au service du dessein de Dieu.
Tous deux vivent dans le monde, mais ne sont pas du monde : leurs pensées, leurs paroles, leurs actions sont entièrement finalisées sur l’accueil du Sauveur. Qui mieux que Marie et Joseph pourrait nous introduire dans ce temps de conversion à l’unique nécessaire ?

10:46 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans COMBAT SPIRITUEL. | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne, poesie |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |