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20/11/2006

QUE SONT LES ÉDUCATEURS DEVENUS...

On connaît l’ambiguïté de la fonction du travailleur social. Chargé de venir en aide aux plus exploités et aux plus démunis, le travailleur social est aussi un des instruments de la paix sociale, condition nécessaire au bon fonctionnement de cette société d’exploitation et de profit. Vivant au quotidien cette situation schizophrénique, il est sans cesse confronté au cynisme du pouvoir et à la détresse des populations marginalisées, paupérisées, mises au rebut. Sous l’égide notamment du pouvoir socialiste, la gestion de la misère fût rationalisée dans les années 80 par la multiplication des associations dites d’aide sociale, d’aide par le travail ou de réinsertion. L’affaire est rentable ! L’État, la région, le département se déchargent sur ces associations de la gestion de la pauvreté en échange de quelques subsides leur permettant de faire tourner la boutique. Statut bancal, salaire minimum, horaires démentiels, le travailleur social est pris au piège. Face à la misère des personnes, il bosse le plus souvent sans compter, jonglant avec les démarches administratives, les lois arbitraires, les décrets scélérats, tentant dans ce dédale de paperasse d’aider ses semblables à rester debout, à sortir de l’impasse dans laquelle le système les pousse inexorablement.

Mais les années 80 sont bien loin. Le temps de l’aumône paternaliste est passé. Aujourd’hui, le secteur social est sommé de s’adapter aux lois du marché qui s’appliquent à la misère comme au reste de la société. Les mots clés ont changé ! Évaluation, contrôle, rentabilité, productivité, voilà les nouvelles valeurs qui régissent le fonctionnement du secteur social. A quelques exceptions près, les aides publiques aux associations de réinsertion sont de plus en plus maigres, tandis que les exigences du pouvoir sont de plus en plus fortes. Sous couvert d’insertion, le travailleur social devient malgré lui un indic, un contrôleur de la misère, un auxiliaire de police qui assure la surveillance des personnes "hors circuit". Et les gens ne s’y trompent pas. Nombreux sont ceux qui lâchent leur droit au RMI pour éviter les contrôles sur leur vie, leur façon de survivre dans la débrouille. Et nombre d’exclus ont encore plus de difficulté à vivre, ne correspondant pas aux normes administratives nécessaires pour recevoir l’aumône.

On le sent quotidiennement, la misère n’est plus un mal à enrayer, c’est devenu une tare dangereuse qu’il faut gérer, maîtriser, encadrer. Cette reprise en main concerne tout le monde : l’exclu comme le travailleur social. Face aux restrictions des subventions, les associations serrent les boulons. Le statut du travailleur social dès lors n’est pas très loin de celui de son "client". CDD à répétition.. CES, vacations, travail à temps partiel, SMIC horaire... sont le plus souvent les conditions de travail de l’éducateur lambada. Et l’inique de la situation veut qu’il ne soit pas rare de voir dans le même temps les dirigeants de ces associations se verser des salaires de plusieurs milliers d’euros par mois.

Des précaires pour gérer la précarité, il fallait y penser. A Montauban, un travailleur social demanda le mois dernier à un "client" venu pour des démarches administratives quelle profession il exerçait avant de connaître les affres du chômage, puis du RMI : "Éducateur, répondit celui-ci, mais faute de subvention, l’association a mis la clé sous la porte".

LA FINALITÉ DU TRAVAILLEUR SOCIAL : DISPARAÎTRE !

Créer une organisation sociale de la misère, c’est décréter que cette organisation s’inscrit dans la durée que ce n’est pas un événement conjoncturel, mais une structure qui fait partie intégrante du système capitaliste.

C’est aussi aux travailleurs sociaux de comprendre le rôle qu’on veut leur faire jouer. Dans une société où régnerait la justice et l’équité, le travailleur social aurait comme finalité de disparaître le plus rapidement possible !

Bruno LEROY.

Éducateur de rue.

19:30 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans COUPS DE GUEULE. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, action-sociale-chretienne, spiritualite, social |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

15/06/2006

PRÉSUMÉS COUPABLES !

Nicolas Sarkozy s’apprête à présenter un nouveau projet de loi intitulé "plan de prévention de la délinquance ".

Ce texte est une manœuvre politique. Il entretient les fantasmes et les peurs pour faire de l’insécurité, l’unique enjeu de la prochaine élection présidentielle.

Ce texte constitue une nouvelle atteinte aux principes républicains. Les mesures proposées ne règlent en rien les causes profondes de la délinquance mais instaurent un traitement sécuritaire des problèmes psychologiques, éducatifs et sociaux des populations les plus précaires et des jeunes.

Avec ce projet de loi, Nicolas Sarkozy fait de chaque jeune, un PRÉSUMÉ COUPABLE. Le plan gouvernemental organise une détection des « potentiels délinquants » dès 3 ans et remet en cause le statut pénal des mineurs. Il fait du maire un nouveau procureur, doté d’un pouvoir de sanction disproportionné et susceptible de mettre sous tutelle les allocations familiales.

Plutôt que de favoriser la réintégration et l’insertion des jeunes qui ont commis une première infraction, Nicolas Sarkozy propose de les sortir de la société en instaurant des « mesures d’activités en milieu de travail dès 13 ans » et le placement dans un internat dès 10 ans.

Après avoir fait de tout étranger un suspect, Nicolas Sarkozy fait de la jeunesse le catalyseur de toutes les peurs. Ce projet de loi est inacceptable. Nous exigeons son retrait.

Bruno LEROY.

18:05 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans COUPS DE GUEULE. | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

15/05/2006

COUP DE GUEULE !

Des millions d'hommes meurent de faim, l'injustice, l'obscurantisme sont partout ; on arrête, on emprisonne, on déporte, on torture, on répand le sang, on diffuse le mensonge corrupteur, on entretient l'analphabétisme, on étouffe les idées généreuses, on anéantit les consciences - pendant ce temps-là, nos célébrités littéraires font de la littérature confortable, c'est-à-dire du pur fumier, se prostituant au public de toutes les façons, notamment par l'intermédiaire de cette entreprise de décérébration qu'est notre actuelle télévision. Entre gens de bonne compagnie, on brode sur des idées usées - mais ce qui compte aujourd'hui, c'est la faim dans le monde, la non-culturisation des masses, la pollution de la nature par l'abus chimique, la démographie anarchique, les menaces de l'arsenal nucléaire. Le reste, madame, on s'en fout !
Bruno LEROY.

21:06 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans COUPS DE GUEULE. | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

15/01/2006

LAISSEZ-NOUS VIVRE !!!

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Travailleurs, intérimaires, précaires, chômeurs, rmistes, exclus de la société de consommation. Exclus de la machine à profits. Retraités ayant à peine de quoi survivre en attendant au bout du chemin la misère, la mort, froide, ou caniculaire, mais finalement planifiée. Présentée comme une fatalité dans les journaux, les infos télévisées.

Nos vies sont jetées en pâture sur l’autel de leurs démences.

Massacres de populations, destruction de la planète fomentés par quelques poignées de dirigeants de multinationales anonymes soutenus par les mafias politiciennes, les cliques syndicales réformistes, les mondialisateurs à visage humain, les tenants de la taxation infime du profit... qui s’ingénient à nous faire croire que réformer le capitalisme est la seule voie possible.

Leur potion générée et contrôlée par le système lui-même, produisent l’inhumanité de la vie que l’on se laisse imposer.

"Consommation". Un mot étalon du langage capitaliste. La consommation à outrance, à s’en gaver, à s’en faire péter la panse pour certains. Nous qui produisons par notre labeur toute la richesse, nous n’avons droit qu’à des miettes. Consommation de survie pour beaucoup d’entre nous, alors qu’il y a de quoi donner à tous couverts, soins et logis. Consommation de choses, de besoins inutiles que l’on se crée, que l’on nous crée, et que l’on paye de toute notre vie par le travail et l’allégeance au système.

"Consommation", mais aussi "bobos" (bourgeois-bohèmes), "stock options", "sans emploi", "rmiste", "sdf", "terroristes"... Le langage est "in", mode, tendance. Finis les mots ringards. "Révolution sociale", "Classe ouvrière", "Nantis", "Exploiteurs", "Exploités".

"Insécurité". Comme si la "sécurité", c’était de participer à construire éternellement notre propre cage, celle dans laquelle le système nous maintient ! L’heure de la révolte a sonné bien des fois. Serions-nous incapables d’avoir conscience que l’oppression n’existe que parce que nous la laissons durer ?

Les êtres humains que nous sommes ont-ils perdus tout espoir, tout désir de vivre une vie épanouissante, libre ? Une vie basée sur le partage, la solidarité, la fraternité. Une vie débarrassée des entraves du travail inutile, du fric, de la valeur marchande, du pouvoir. Une vie sans dominants ni dominés. Une vie où nous prendrons le temps de vivre, de profiter nous aussi.

Décidons par nous-mêmes de changer le cours de notre histoire. Envoyons aux oubliettes du temps tous les politiciens, élus, bonimenteurs qui prétendent vouloir faire notre bonheur a notre place. Créons une société de liberté. Nous savons tout faire. Nous savons produire ce qui est nécessaire à l’homme. La nourriture, l’abri, les soins. Nous pouvons nous organiser autrement. Vivre en fabriquant du plaisir, de la joie de la fraternité plutôt que continuer dans la spirale mortifère de l’exploitation, de la guerre, de l’anéantissement quotidien de la planète sur laquelle nous ne sommes qu’un infiniment petit souffle de vie. Debout, en assemblée générale, sans élus, sans chef. L ’heure est venue de partager autre chose que la galère, la misère pendant qu’ils jouissent de tout sur notre dos.
BRUNO LEROY.

10:35 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans COUPS DE GUEULE. | Lien permanent | Commentaires (7) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

02/01/2006

CETTE FICHUE MORALE...

La morale est nécessaire à la socialisation des individus mais, le moralisme tue cette dimension relationnelle. Aucun être Humain ne peut juger les sentiments d'autrui, surtout s'ils sont vécus dans le Respect de l'autre en tant qu'autre, c'est-à-dire, différencié et complémentaire. Cessons d'ajouter des péchés même sur les relations amoureuses vécues sainement et qui, pourtant semblent sortir des normes. L'Amour par essence sort toujours des normes sociales et les grands Spirituels qui sont également de grands contestaires du désordre établi, nous le prouvent chaque jour. Jésus-Christ n'a jamais exclu personne de son coeur de chair, c'eût été en contradiction de bannir l'Amour, Lui qui était venu pour le répandre dans le monde. Seuls, les Hommes mettent des interdits sur des sentiments nobles et ferment les yeux sur d'autres moins avouables. Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas, mais il sait la Beauté de l'Amour vécu avec Respect. le moralisme est une construction fondamentaliste de l'esprit pour se protéger des peurs. La Foi nous libère de ces peurs et les Authentiques Spirituels n'ont de leçons à recevoir de quiconque concernant l'expression de leurs sentiments amoureux car, il les vivront toujours en accord avec le dessein de Dieu Amour et les injonctions de l'Esprit-Saint.
BRUNO LEROY .

11:15 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans COUPS DE GUEULE. | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

30/07/2005

Lettre ouverte à Mgr Marc Ouellet, archevêque de Québec.

L’Église ne doit pas devenir un vulgaire lobby de droite
« Nous sommes devenus un objet de risée et nous le refusons »





Monsieur Le Cardinal,

Depuis votre nomination comme archevêque de Québec, plusieurs de vos prises de position, répercutées par les médias, nous indisposent. Elles donnent en effet à notre Église un visage que nous refusons. Membres à part entière et de plein droit de l’Église catholique qui est au Québec, nous jugeons nécessaire d’intervenir publiquement pour manifester notre désaccord avec le modèle ecclésial que vous mettez de l’avant. Nous le faisons sur la base du « sens de la foi » que nous confère notre baptême.

Ce modèle d’Église dont nous ne voulons pas, c’est d’abord celui que vous incarniez déjà lors de la pompeuse célébration d’inauguration de votre cardinalat (diffusée sur les ondes du RDI en novembre 2003). Vous dressiez alors, dans votre homélie, un portrait excessivement noir de la situation actuelle du Québec. De tels propos – que vous avez repris à maintes occasions – offrent le visage d’une Église qui se pose « en surplomb » d’un monde qu’elle réduit, dans son discours, à un champ de décadence. Bien que conscients des nombreux défis auxquels doit faire face notre nation, il nous apparaît partial de dénoncer ainsi les limites de la société présente, sans reconnaître du même souffle ce qu’il y a de bon, de juste, de vrai et de typiquement évangélique en elle. Cette lecture sans nuances de la réalité entretient le fossé d’incompréhension et d’indifférence entre l’Église et une part sans cesse grandissante de nos concitoyens. À titre de croyants, nous rejetons ce ton condescendant et pessimiste qui n’est ni celui de l’épiscopat québécois ni celui de la majorité des chrétiens d’ici. Nous voulons plutôt une Église capable d’interpeller notre collectivité avec humilité et bienveillance, tout en se reconnaissant solidaire et partie prenante de la commune recherche de voies d’avenir, une Église qui se compromet pour les droits de la personne, comme vous l’avez fait – à la suite de l’Église Unie – dans le dossier de Mohamed Cherfi.

Une véritable vision de l’école
Ce modèle d’Église dont nous ne voulons pas, c’est aussi celui que vous incarnez par vos multiples déclarations sur la religion à l’école (entre autres dans votre lettre pastorale sur la formation à la vie chrétienne). Votre obstination à promouvoir le renouvellement des clauses dérogatoires – qui maintiennent indûment des privilèges scolaires pour les catholiques et les protestants – relève de l’aveuglement. Vous pourriez vous associer aux acteurs les plus éclairés de notre société qui, au nom d’une laïcité ouverte, recommandent l’implantation d’un programme novateur d’éducation à la citoyenneté, à l’éthique et aux religions tenant compte de nos racines chrétiennes, tout en rassemblant les jeunes de toutes convictions au sein d’une école publique commune. Au contraire, en défendant le statu quo, vous vous faites le porte-parole de la frange la plus conservatrice du catholicisme d’ici. Si nous considérons l’évolution récente du dossier confessionnel et le pluralisme irréversible de notre société, votre position ne peut conduire qu’à l’impasse. Comme le soulignait dernièrement Michel Venne dans Le Devoir, vous risquez ainsi de devenir complice de la disparition, à brève échéance, de toute référence à la dimension religieuse dans notre cursus scolaire. À titre de croyants, nous rejetons ce type d’Église qui, pour défendre ses droits acquis, se campe dans des combats d’arrière-garde. Nous voulons plutôt une Église soucieuse du bien commun et capable de contribuer, avec vision et générosité, à l’évolution et à la cohésion sociale du Québec.

Condamner l’homophobie et le sexisme
Ce modèle d’Église dont nous ne voulons pas, c’est également celui que vous incarnez dans votre lettre intitulée « Mariage et société », publiée en janvier dernier. Vous vous y opposez au projet de loi du Gouvernement fédéral sur la redéfinition du mariage civil – projet pourtant issu de l’avis positif de la Cour suprême du Canada et fondé sur la Charte des droits et libertés. Votre zèle intempestif, sur cet enjeu, « heurte le sens moral et la sensibilité religieuse d’un grand nombre de citoyennes et de citoyens, catholiques ou non catholiques ». En effet, le respect des droits des minorités, la promotion d’une société ouverte et tolérante ainsi que la recherche de la justice et de l’égalité – sans égard au sexe, aux origines, aux croyances et à l’orientation sexuelle des personnes – sont, pour nous, des valeurs fondamentales qui trouvent leurs racines dans l’Évangile. Nous sommes donc scandalisés par cette croisade que vous menez contre l’élargissement de la définition du mariage civil. À titre de croyants, nous rejetons ce type d’Église qui s’associe, sans la moindre pudeur, au programme réactionnaire du Parti conservateur du Canada et aux plus activistes factions de la droite religieuse étatsunienne. Nous voulons plutôt une Église qui ne manque pas une occasion de condamner – d’abord en son propre sein – l’homophobie, le sexisme et la xénophobie sous toutes leurs formes. Nous représentons un visage du catholicisme qui veut cesser d’entretenir l’ostracisme à l’égard des personnes homosexuelles et surtout soutenir, au lieu d’accabler, les jeunes qui se découvrent de cette orientation affective. Nous voulons une Église qui leur offre – ainsi qu’à leurs proches – une authentique sollicitude, au lieu des condamnations cruelles qui attisent la violence et le mépris.

Diversité et liberté dans l’Église
Ce modèle d’Église dont nous ne voulons pas, enfin, c’est celui que vous incarnez dans votre dernière lettre pastorale sur la pratique du sacrement de la pénitence et de la réconciliation. Contre une opinion largement partagée, vous mettez fin aux célébrations avec absolution collective qui s’étaient développées dans votre diocèse. Ces dernières avaient redonné pertinence et signification à un sacrement depuis longtemps déserté par une majorité. Cette décision – prise pour vous conformer à un diktat de Rome – est reçue, par nombre de vos prêtres et de vos fidèles, comme un recul et un coup de force. Nous espérons que de nombreuses communautés chrétiennes, après avoir procédé à leur propre discernement, décideront de passer outre à cette directive romaine et poursuivront, avec liberté et courage, les expériences fécondes de renouvellement pastoral dont elles sont les riches détentrices. À titre de croyants, nous rejetons ce type d’Église où les communautés chrétiennes doivent se soumettre servilement aux décrets brutaux d’une administration centrale, exactement à la manière des succursales de Wal-Mart par rapport au siège social de la multinationale. Nous refusons ce centralisme et ce fonctionnement unilatéral qui dénaturent le ministère des évêques tel qu’il a été défini au dernier concile. Nous croyons en une catholicité qui, loin d’annihiler la légitime diversité et la capacité d’initiative des Églises locales, en fait plutôt la promotion, conformément à une vision dynamique et vivante de la communion ecclésiale.

Bref, à titre de catholiques québécois, nous disons non à une Église qui s’abaisse au niveau d’un vulgaire lobby de droite en s’associant publiquement aux positions les plus réactionnaires et les plus conservatrices de notre société. Comme le disait Fernand Dumont « nous sommes devenus un objet de risée » et nous le refusons. Ce catholicisme de la citadelle assiégée est une trahison de Vatican II, de la Commission Dumont et des synodes tenus dans de nombreux diocèses du Québec au cours des récentes années. Sachez que les baptisés que nous sommes ne laisseront pas le catholicisme québécois se faire kidnapper par l’intégrisme.
Bruno LEROY. ( un des signataires ).

10:51 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans COUPS DE GUEULE. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |