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01/02/2011

La relation sexuelle un don réciproque.

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Il y a en chacun de nous un besoin sexuel. Certes, il n’est pas du même ordre que le besoin de manger ou de boire. En effet, on peut se passer, être privé de l’exercice de la sexualité, ou la différer, sans cependant mourir ; ce qui n’est pas le cas de la nourriture ou de la boisson. Ce besoin sexuel est présent dès le plus jeune âge. L’enfant éprouve de manière diffuse son corps comme une source de plaisir. Il aime être bercé, pris dans les bras, choyé. Il aime être embrassé et embrasser. Ce contact corporel, il est cherché non pas comme pure sensation épidermique, mais comme expression d’une relation intersubjective. Au moment de la puberté, le garçon et la jeune fille découvrent en leur corps de nouvelles potentialités de plaisir ainsi que le désir plus vivace de le partager, de le donner à l’autre, de le recevoir de l’autre, comme expression d’un amour mutuel. A nouveau, faire de la relation sexuelle un don réciproque, n’est pas acquis d’avance ; il faut du temps ; un temps où l’attirance des cœurs, la connaissance mutuelle au-delà des images rêvées, la maturation psychologique et le désir sexuel progressent de pair.

Ce n’est pas mettre de son côté toutes les chances de réussite en amour que de vouloir tout, tout de suite, de se livrer à la passion érotique, en court-circuitant le temps des maturations. Dans ce cas "on fait l’amour" sans amour, sans lien amoureux correspondant. Des illusions sont possibles à ce propos. Par exemple, le jeune homme qui veut "faire l’amour" moins par amour de l’autre que pour éprouver sa virilité et épater les copains. Ou encore la jeune fille qui donne son corps pour retenir un amour fragile à peine naissant, pour retenir un partenaire indécis ou volage, en croyant que la relation sexuelle suffit à créer un lien durable. Les désillusions peuvent être rudes et laisser au cœur des blessures qui demeurent ouvertes. Banaliser l’acte sexuel, le détacher d’un lien amoureux forgé à l’épreuve du temps, c’est prendre le risque de s’interdire l’accès un jour à un amour authentique.

La relation sexuelle, si l’on veut qu’elle soit gratifiante, vient en son temps : au moment où les partenaires se mettent à aimer le lien qui les unit, à vouloir le préserver dans la durée et à espérer qu’il n’aura pas de fin. C’est alors que l’acte sexuel devient l’expression d’un don de soi réciproque, en pure perte, sans calcul. Car à l’étreinte des corps se conjoint l’abandon confiant et réciproque à l’autre. Le plaisir érotique s’en trouve accru car la rencontre des corps est en même temps échange affectif où chacun se reçoit de l’autre et se donne à lui.

Dans la relation sexuelle, il y a certes un désir de fusion, mais, au moment de la rencontre, au moment le plus intense de la proximité, l’autre reste autre, car la femme ne saura jamais ce que l’homme éprouve dans son corps et vice versa. C’est pourquoi la rencontre sexuelle, pourvu qu’elle s’inscrive dans un lien amoureux, n’est jamais prise de possession de l’autre, mais rencontre de sa mystérieuse altérité. Elle est ainsi offrande et non pas prise. La fidélité, elle se forge quand, pour l’amour de soi et pour l’amour de l’autre, on se prend à aimer le lien amoureux lui-même ; on le maintient, on le préserve, on l’entretient, on le cultive avec art et sagesse afin que, petit germe fragile au départ, il devienne arbre épanoui.

Bruno LEROY.

23/01/2011

L'Amour est épanouissement constant de la Vie.

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La plupart de mes articles analysent souvent les possibilités pour l'être Humain de s'affirmer face aux autres.
Non, pour se mettre dans l'état d'une opposition systématique. Et encore moins pour céder à une certaine mode qui tente de résoudre tous vos problèmes existentiels en dix leçons.
Ces textes sont inspirés par le désir de rompre les chaînes qui nous empêchent d'Aimer.
En effet, je trouve que nous prenons souvent les problématiques à l'envers, notamment concernant le couple et la sexualité.
 
 
Tous les pédagogues s'entendent sur le principe même qu'il faut une éducation sexuelle pour nos Jeunes.
Je ne puis évidemment être qu'en plein accord avec ce projet. Mais, faut-il encore que nous n'enseignons pas cette matière comme étant pure fonctionnalité.
Car, les ados même très juvéniles connaissent soit par ouïe-dire, soit par expériences personnelles la mécanisation génitale.
Certaines personnes me diront, vous avez entièrement raison, parlons-leur davantage de la beauté intrinsèque de l'Amour.
 
 
La fusion de deux corps qui s'aiment est une oeuvre d'art de Dieu.
Oui, bien-sûr, leur dire que l'Amour vécu dans l'authenticité et la fidélité ne peut être que résonance des cymbales Divines.
Mais, avant de parvenir à ce point d'enseignement. Il faut se poser la question de savoir pourquoi tant de couples divorcent.
Pourquoi tant de Tendresses qui étaient vraies au départ finissent par s'envoler aux premiers vents de l'hiver ?
 
 
Tout simplement, si je puis m'exprimer ainsi, parce que la plupart des adultes manquent de confiance en eux.
Et c'est là, que j'affirme que notre approche anthropologique de la sexualité et surtout du couple est tronquée d'avance.
Ce qu'il faut apprendre et transmettre aux Jeunes, c'est la confiance en soi.
 
 
De là, tout coule de source vers les plus grands océans de l'existence.
Pourquoi ?
Lorsque nous aimons, nous devons donner ( dans le sens de Don ) une partie de nous-même.
 
 
Nous devons nous accueillir réciproquement pour mieux nous cueillir.
Or, nous ne pouvons offrir ce que nous ne possédons point.
Il faut travailler sur sa propre intériorité pour accepter l'autre en plénitude.
L'amour de soi conduit à l'amour d'autrui. Une mauvaise estime de soi génère invariablement des colères, disputes, incompréhensions ou silences pesants.
 
 
Il ne faut pas oublier que ce qui finit par nous gêner chez l'autre sont souvent nos propres défauts.
Je m'explique. Dans un couple, si un homme trouve que sa femme est nulle, ne comprend rien c'est en fait ce qu'il pense de lui-même et projette sur son épouse.
 
 
Attention, ces projections peuvent être perçues par le mari ou la femme comme des réalités indéniables.
Et petit à petit, le couple devient silencieux par manque de confiance et s'étiole.
Il existe des possibilités psychothérapeutiques pour sortir de ce gouffre.
Mais, n'eut-il point été préférable de se préoccuper de ces problèmes en amont. Avant, qu'ils n'apparaissent.
 
 
En fait, les couples qui divorcent sont la combinaison de deux individus immatures et manquant cruellement de confiance.
Et dire, qu'ils font la une et la gloire des revues poeple...!
Aimer, c'est vivre l'instant présent en relativisant son passé. C'est reconnaître que nos parents, aussi cruels soient-ils, n'ont pas d'emprise sur notre destin.
Bien-sûr, les manques affectifs sont toujours des blessures mais, guérissables.
 
 
Alors, ne serait-ce pas préférable d'élaborer une éducation de résilience où l'adolescent ( e ) trouverait pleine confiance en lui-même ?
Et donc, aux autres.
Mais, pour cela il leur faut des exemples d'adultes qui savent se donner sans se perdre dans le fusionnel.
Il faut des hommes et des femmes qui s'aiment tels qu'ils sont sans être narcissiques.
Sinon, comment leur dire l'importance de construire un couple. Et le risque d'aimer.
 
 
Aimer comporte un risque également. Celui d'édifier son Bonheur chaque jour avec l'imagination du cœur pour l'offrir à l'Aimé.
Ne croyez pas les prophètes de malheur qui disent que l'Amour est impossible et doit être d'abord vécu à l'essai. Ils parlent uniquement pour eux.
Et ne croyez pas les spiritualistes de fausses joies qui disent que l'Amour est sans risques.
 
 
L'Amour est combat pour accepter la différence de l'autre en vue d'une unicité.
L'Amour, c'est d'abord s'aimer sainement pour accorder entièrement sa personne à l'être choisi.
 
 
L'Amour est effectivement un choix. Le choix fondamental de vouloir bâtir son existence, son Bonheur avec la personne dont nous avons décidés de nous consacrer entièrement.
L'Amour est le contraire et même une lutte intraitable contre la mort. Les gens qui n'aiment pas sont comme mortes.
L'Amour est épanouissement constant de la Vie. L'Amour est nécessaire à notre survie sur Terre.
 
 
Sans ce combat essentiel, notre population aurait disparue depuis longtemps.
Sans Amour nous ne pouvons prétendre Aimer Dieu. Heureusement, Dieu nous Aime inconditionnellement. Mais, de grâce ne prétendons pas l'Aimer alors que nous ne savons pas même ce que signifie ce mot.
Comme, je vous le disais antérieurement. La certitude est que Dieu nous Aime.
 
 
Ce manque de confiance en Soi explique aussi la dé-spiritualisation et l'athéisme de notre société.
 
 
Le New-age semble bien adapté au vide intérieur, ce qui explique en partie son succès absolument dangereux pour le psychisme Humain. Il entretient certaines névroses, voire psychoses qui vont jusqu'à la déréalisation. Et surtout, la fragilité mentale.
 
 
Il nous faut dire tout cela aux Jeunes. Pour qu'ils ne se laissent pas piéger par les marchands de désespoir.
Et surtout, leur dire que si leurs Parents sont divorcés par manque de maturité dans leur couple.
 
 
Ce n'est pas une raison pour qu'ils le soient un jour. L'immaturité n'est pas héréditaire. Elle n'est pas atavique et n'altère aucunement les potentialités de ces ados à créer leur Vie en toute lucidité.
 
 
Je pense que nos programmes scolaires seraient plus riches humainement si nous parlions du couple sous l'angle de fondation sociale plutôt, que la description physiologique des mutations de leurs organes génitaux. Dont, franchement ils se fichent éperdument.
 
Bruno LEROY.

25/11/2010

INDISPENSABLE CROISSANCE SPIRITUELLE.

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Les qualités d'une personne mûre sont très étranges, car le mot " maturité " donne l'idée d'avoir de l'expérience, d'être âgé, vieux. Physiquement, il se peut que la personne soit vieille, mais spirituellement, c'est un enfant innocent. Sa maturité n'est pas qu'une expérience acquise à travers la vie. Dans ce cas, elle ne serait pas un enfant, dans ce cas, elle ne serait pas une présence ; elle serait une personne qui a de l'expérience - qui a des connaissances, mais qui n'est pas mûre.


La maturité n'a rien à voir avec les expériences de la vie. Elle a à voir avec notre voyage intérieur, avec notre expérience de ce qui est intérieur.
Plus on entre profondément en soi, plus on est mûr. Lorsqu'on a atteint le centre même de son être, on est parfaitement mûr. Mais à ce moment-là, la personne disparaît, seule la présence demeure ; le moi disparaît, seul le silence demeure ; le savoir disparaît, seule l'innocence demeure.
Pour moi, la maturité est un autre nom pour la réalisation. Vous êtes arrivé à l'accomplissement de votre potentiel. Il s'est actualisé. La graine a fait un long voyage et s'est épanouie.


La maturité a un parfum. Elle donne une immense beauté à l'individu.


La personne mûre ne devient rien d'autre qu'Amour. Son action est Amour, son inaction est Amour, sa vie est Amour, sa mort est Amour. Elle est simplement une fleur de l'Amour.
Nous avons des définitions de la maturité qui sont tout à fait infantiles.Par maturité on entend que nous ne sommes plus innocents, que nous avons mûri à travers les expériences de la vie, qu'on ne peut plus vous tromper facilement, qu'on ne peut plus nous exploiter ; que nous avons en nous quelque chose comme un roc solide - une protection, une sécurité. Cette définition est très ordinaire, très terre-à-terre.Mais ma façon de voir la maturité est totalement différente, diamétralement opposée à cette définition. La maturité ne fera pas de vous un roc ; elle vous rendra si vulnérable, si doux, si simple.
Êtes-vous prêts à subir les outrages de personnes qui se croient matures et ne sont qu'infantiles, puisque nous demandons aux gens désormais de se masquer pour paraître invincibles. Sommes-nous prêts à enlever tous ces masques qu'on nous impose, pour nous rapprocher de Dieu-Amour et progresser en maturité avec tous les risques que cela implique ?

  

 Oui, il est très difficile de devenir mature dans une société qui vous demande tout le contraire.Nous ne l'obtiendrons qu'en Dieu Seul sans nous préoccuper du jugement des autres. La puissance de la prière nous rendra mature selon la Volonté de Christ qui est notre pédagogue ultime vers une croissance spirituelle.


Bruno LEROY.

08/11/2010

Non, “il ne brisera pas le roseau cassé” !

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A notre époque, de nombreuses familles ont troqué l’amour, la sécurité et l’harmonie contre divers problèmes entraînant la violence au sein de leur foyer : alcoolisme, coups, disputes, adultère, divorce, abus sexuels, peur, drogue, dépression, troubles psychiques, suicide, occultisme, etc..

“Papa a frappé Maman, Raphaël l’a défendue, il frappe mon père… Une soirée banale, une scène coutumière.” Mes parents sont trop absorbés par leurs disputes, trop pris par leurs soucis.

Maman est toujours occupée, et personne n’a le temps de prêter attention à ce qui me fait peur.” Que de vies et de familles brisées, de comportements et de caractères marqués par les séquelles de ces traumatismes, des angoisses, des vies difficiles à gérer, à maîtriser. “Les soucis me submergent, les épreuves m’ont fragilisée, et j’ai hâte d’être libérée de mon stress… Je refuse aussi de subir une autorité, je ne veux recevoir d’ordre de personne… Je reste rebelle… Je suis le résultat d’années de violence.” “Les regards m’effraient et je ne peux les affronter. Je refuse de dire, de raconter ma souffrance, alors je fuis la société, l’école, les camarades… Je redoute d’être questionnée. Je vis mon drame dans la peur, la confusion. A la maison, je ne fais plus grand-chose. Je survis.”

L’histoire de Marie est authentique. Elle reflète la vie de beaucoup de foyers actuels, malheureusement. De quoi sombrer… “J’étais perdue. La vie me dégoûtait. J’aspirais à ne plus vivre, ne plus subir mes malheurs, mes pensées sombres, l’emprise de la destruction.”

Mais Dieu n’est pas indifférent à ces situations, aux cris, aux pleurs de ceux qui souffrent. Il cherche ces cœurs brisés, et quand il les trouve, il y apporte espérance, réparation, joie, pardon. Il guérit du passé et offre une vie nouvelle avec lui. Non, “il ne brisera pas le roseau cassé” ! (Mat 12:20), car il est “le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions” (2 Cor 1:3).

“Mon cœur s’ouvre à lui, je crois. Mes larmes s’arrêtent de couler. Je le comprends, il est venu pour me sauver. Il est là, à mes côtés, je ne suis plus seule, il m’aime vraiment. C’est vrai, mes problèmes demeurent, mais un incommensurable espoir jaillit et le terrible poids qui pesait sur mon cœur disparaît. Mes pensées sont métamorphosées, je goûte une paix profonde. La peur ne m’atteint plus, elle n’exerce plus son pouvoir sur moi. Je découvre un Père proche de moi. Il m’offre une vie nouvelle et équilibrée, totalement différente de celle que j’ai menée jusqu’ici.” “Jésus n’est aucunement venu pour achever ceux qui sont déjà accablés ".

Loin de là, il est venu pour les relever, leur apporter son appui et son secours et leur offrir un avenir fait d’espérance.” Sur terre, “il allait vers ceux qui étaient rejetés et méprisés des hommes, leur manifestant attention, bonté, douceur, pardon et guérison.” Le témoignage de Marie est la preuve qu’il agit encore aujourd’hui dans la vie de ceux et celles qui se confient avec foi en lui. Depuis, Marie est venue se confier à notre service éducatif. Elle désire mettre un terme définitif à cette ambiance violente qu’elle et ses enfants subissent depuis des années.

Elle retrouve progressivement confiance en elle. Nul n’a le droit d’être maltraité. C’est devenu une certitude désormais. Elle déposera plainte comme pour crier au monde, dit-t-elle en souriant, que lorsqu’une femme est battue par son mari, Dieu s’interpose. En fait, sa foi en Christ lui a redonnée pleinement confiance en Dieu, en elle et les autres. L’éducation harmonieuse de ses enfants devient maintenant son principal souci.

Femmes que vous soyez humiliées ou battues, l’acte est le même, il atteint votre personnalité profonde.

Pour vous sortir de ce mauvais pas qui pourrait vous faire glisser dans les ténèbres. La première démarche est de vous savoir unique aux yeux des autres. Reprenez confiance en vous. Bien-sûr, comme nous venons de le voir, la Foi, peut faire des miracles en ce domaine. Sinon, reposez vos soucis sur l’épaule d’une personne de confiance.

Elle sera là pour vous écouter et non vous juger.

Il demeure pourtant vrai, l’ayant constaté à plusieurs reprises, lorsqu’une femme est malmenée et battue Dieu s’interpose toujours ! Courage, les mauvais seront châtiés.

 

Bruno LEROY.

05/11/2010

Oser la résistance pour res-susciter la Vie.

Vivre la résurrection au quotidien signifie pour moi se lever du tombeau de ma peur et de mon obscurité, sortir du tombeau de ma résignation, de mon désespoir. La pierre de mon tombeau, cette pierre qui bloque mes énergies, qui me coince dans le corset du doute, qui me tient dans l'insécurité, la voilà roulée sur le côté par la puissance de Dieu triomphante de la mort, victorieuse de toutes les douleurs. C'est le signe que je peux me lever pour une vie nouvelle, plus libre, plus ample. Alors, les liens qui me retenaient prisonnier se mettent à craquer. C'est pourquoi la résurrection a aussi une dimension politique. Elle donne le courage d'oser la résistance contre tout ce qui handicape notre vie, de nous battre pour les gens qui n'ont aucun statut dans notre société, et pour redresser tous ceux qui sont à terre.
 
Bruno LEROY.

08:41 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., RÉFLEXIONS ET PENSÉES, RÉFLEXIONS LITTÉRAIRES., RÉFLEXIONS., SPIRITUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

11/10/2010

Il faut être poète pour parler de Dieu.

Il faut être poète pour parler de Dieu, mais il n'est pas nécessaire d'appartenir à la caste des spécialistes. En chaque homme sommeille un petit coin de poésie, un espace où les mots se libèrent de leur carcan et tentent de nommer l'Essentiel. Pour être poète ne suffit-il pas d'être amoureux ?


Chaque chrétien, de par son baptême et sa confirmation, a reçu l'Esprit qui sonde le silence de Dieu. Avoir la foi ne sera jamais réciter par coeur les formules du parti, mais être introduit au grand large de l'océan divin où chacun peut se rendre compte par lui-même, emporté par un vent de liberté. Jésus parlait en paraboles. Celui qui n'a pas une âme d'enfant et un coeur de poète ne peut comprendre l'Évangile jusqu'au bout.
 Pour goûter un poème, il faut que la liberté s'offre, qu'elle se laisse faire et accueille les mots en les laissant retentir. Les mots sont des éveilleurs, mais jamais malgré nous. Le croyant est un poète qui s'abandonne dans les bras de Dieu.

Et là, l'aventure de la Vie commence...

Bruno LEROY.

12/10/2007

ÉCOLOGIE MENTALE.

Mais que peut évoquer le terme "spirituel " pour nos contemporains, lorsque l'on parle de problèmes ou de besoins spirituels ? Nous ne sommes pas si loin de nos racines !

Nous pensons qu'il évoque d'abord l'intériorité, ce qui est au-delà des apparences, ce qui se donne progressivement à découvrir à un regard attentif et plein de pudeur. Pensons aux paysages intérieurs, ceux des mystiques du XVIe siècle qui les évoquaient en parlant de montagnes et de vallées, ceux d'un musicien ou d'un poète. Pensons à ce qui transparaît dans certains sourires, dans certaines paroles et dans certains silences. Pensons à cette impression que nous donnent certains d'être " habités ", d'exister vraiment, de se tenir par eux-mêmes, alors pourtant qu'ils sont en proie à un grand désarroi psychologique et au déferlement des émotions.

La psychanalyse nous dit, qu'il existe un lien incontournable entre la qualité de relation que l'on entretient avec soi-même et celle que nous souhaitons établir avec l'Autre. Il n'est pas de relation à l'autre si un minimum vital d'amour pour soi n'est pas assuré.

La spiritualité serait donc en chacun ce minimum de cohérence et d'amour avec et pour soi-même qui fait qu'un être humain se tient dans son identité. Une sorte de sérénité ou de sécurité fondamentale, d'acquiescement à sa propre singularité, ce par quoi chacun est incommunicable et qui permet pourtant qu'il entre en relation. Du coup, le spirituel serait aussi ce qui en l'homme passe l'homme, l'ouvre à l' Universel, lui permet de prendre du recul, de ne pas s'engluer toujours dans le particulier, de percevoir les enjeux au-delà de l'immédiat, d'inventer avec d'autres, une histoire.

Cette dimension spirituelle appartient à tout homme et ne relève pas d'abord du " religieux ". Le spirituel, entendu en ce sens, n'est pas désincarné. " Car le spirituel est lui-même charnel ", nous rappelait Péguy. Comment en serait-il autrement s'il signifie l'adhésion d'un être avec lui-même, en même temps que son ouverture aux autres, tel qu'il est, tels qu'ils sont.

Nous entrons dans une écologie mentale, l'écologie de l'esprit qui permet de revaloriser le noyau émotionnel et porteur des valeurs de l'être humain, face à la nature. Elle permet de développer l'aptitude à l'intimité, d'être à l'écoute du message que tous les êtres diffusent par le simple fait qu'ils sont là, par leur relation à ce qui les environne, par leur capacité de symbiose avec l'univers pris dans sa complexité, dans sa majesté et dans sa grandeur. Elle conduit au renforcement des énergies psychiques positives de l'être humain pour pouvoir affronter avec succès le poids de l'existence et les contradictions de notre culture dualiste, machiste et consommatrice. Elle favorise le développement de la dimension chamanique de notre psyché. Le chaman qui habite en chacun de nous entre en syntonie non seulement avec les forces de la raison, mais avec les forces de l'univers qui se manifestent en nous par nos impulsions, nos visions, nos intuitions et nos rêves, et par la créativité. Chaque être humain est, dans sa nature intrinsèque, créatif. Même lorsqu'on imite ou copie les autres, il le fait à partir de ses critères individuels, ce qui lui confère toujours une note de subjectivité unique. Ainsi, l'être humain s'ouvre au dynamisme cosmique originel, qui mène le monde, diversifie, complexifie et fait progresser vers des paliers plus élevés de la réalité et de la Vie.

Sans révolution de l'esprit, une révolution de la relation entre l'individu et la nature sera impossible. L'écologie mentale trouve ses racines dans la profondeur humaine. C'est là que s'élaborent les grandes motivations, la magie secrète qui transforme le regard sur la réalité, la transfigurant en ce qu'elle est, un maillon de l'immense communauté cosmique.

Si, l'éthique dégénère en en code de préceptes et d'habitudes de comportement, l'écologie mentale court le risque de se perdre dans la fascinante symbolique intérieure, si toutes deux ne sont pas l'expression d'une spiritualité ou d'une mystique. Quand nous parlons de mystique, nous pensons à une expérience fondamentale englobant toute chose, par laquelle la totalité des choses est captée en tant qu'ensemble organique chargé de signification et de valeur. Quel est le type de poésie qui nous fera redécouvrir le mystère du monde et notre sensibilité, afin que tous les êtres puissent être reliés ?.

BRUNO LEROY.

09:15 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans RÉFLEXIONS ET PENSÉES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

30/01/2007

Vers une vie réussie.

Un très beau texte du Cardinal Ratzinger devenu aujourd'hui le Pape Benoît XVI. Cette réflexion mérite d'être méditée tant elle est profonde.
Je tenais à vous partager ces pensées qui aident à nous situer dans notre propre Foi. Si vous désirez approfondir certaines questions que vous vous posez et cela dans l'unique désir d'entrer dans une maturité spirituelle. Je vous invite, si ce n'est déjà fait, à découvrir ce précieux site aux réponses nombreuses qui alimenteront votre cheminement vers le Christ. Puissiez-vous, trouver des sources qui vous feront grandir dans votre sainteté pour accéder à la sérénité confiante et mature vers un Dieu d'Amour.
Votre Frère Universel,
Bruno LEROY.
     
  
ImageComment réussir sa vie ? Aucune vie n’est simplement une imitation parmi une multitude d’exemplaires qui se ressemblent. Chacun a besoin d’avoir le courage de la créativité pour vivre sa vie et ne pas devenir la copie de quelqu’un d’autre. Finalement, l’homme n’est pas seulement là pour se construire lui-même, mais pour se laisser défier par la vie. Tout le reste devient ennuyeux avec le temps…

Le courage de la créativité

Lorsque nous nous représentons la grande galerie des saints, ou même la galerie des grands hommes avec une vie réussie, nous nous apercevons que les vocations sont variées. Tout le monde n’est pas une mère Teresa. Un grand savant, un grand érudit, un musicien ou un artisan tout discret, un ouvrier… peuvent aussi être des exemples d’une vie réussie, dans la mesure où ils vivent leur vie honnêtement et fidèlement et humblement…

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© esprit-photo.com

(…) On peut trouver là une vie pleine, hier comme aujourd’hui ou demain. Toute vie a sa vocation propre. Elle a son propre code et son propre chemin. Aucune n’est simplement une imitation, choisie et exécutée parmi une multitude d’exemplaires qui se ressemblent. Chacun a besoin d’avoir le courage de la créativité pour vivre sa vie et ne pas devenir la copie de quelqu’un d’autre. Lorsque vous examinez la parabole du serviteur paresseux qui a enterré son talent pour que rien ne puisse lui arriver, vous comprenez ce que je veux dire. C’est un homme qui ne veut pas prendre le risque de vivre sa vie et de la développer selon son originalité. Il ne veut pas l’exposer aux dangers inévitables. C’est dans ce sens qu’il y a multiplicité de vocations. (…)
Il y a autant de chemins qui mènent à Dieu qu’il y a d’hommes. (…) Il y a autant de chemins vers une vie comblée qu’il y a d’hommes.

Se laisser toucher par quelqu’un de plus grand…

Les premiers disciples dont Jésus veut faire des "pêcheurs d’hommes" n’étaient pas des gens capables d’accomplir une mission mondiale. Comme dit saint Jean Chrysostome, "S’ils ont joué gros", c’est par une autre force. Voilà pourquoi le choix de ces gens simples, qui n’étaient ni des politiciens, ni des savants, me semble riche en enseignements. Il est évident qu’ils n’auraient pas fait tout ce qu’ils ont fait par eux-mêmes. Quelqu’un de plus grand les a touchés, les a portés et guidés.
(…) Ils ont mis toutes leurs forces au service d’une vocation. Il sont un exemple montrant que Dieu accomplit par les gens simples ce que lui seul peut accomplir, prouvant en même temps qu’ils peuvent avoir de grandes possibilités.

Accomplir un service pour l’homme en se donnant totalement…

La flexibilité est devenue aujourd’hui une notion importante. Nous voulons pouvoir réagir à de nouvelles exigences, et espérons grimper, par un changement professionnel fréquent, le plus rapidement possible dans la société. Mais je pense que des professions exigeant un total investissement de l’homme continuent à exister. Par exemple, médecin ou éducateur : ce ne sont pas des professions que j’exerce pendant quelques années, mais qui exigent que j’y consacre toute la vie. Aujourd’hui encore, il y a des tâches qui ne sont pas simplement des jobs, pour ainsi dire en marge de ma vie, pour m’assurer la subsistance. Pour les vraies professions, le critère n’est pas l’argent qu’elles rapportent, mais l’accomplissement d’un service pour l’homme. (…)

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© Dominicaines SNJ - Juin 2005
[Jésus] n’empêcherait personne de réagir à des exigences de flexibilité. Ses disciples devaient eux-mêmes être assez flexibles pour changer leur vie quotidienne de pêcheurs en une aventure à la suite de Jésus, sans savoir encore où cela les mènerait ; assez flexibles pour oser passer du judaïsme où ils étaient tous profondément enracinés à la mission auprès des païens.
Il leur fallait en même temps beaucoup d’endurance et de fidélité dans cette option fondamentale. Nous ne devrions pas opposer flexibilité et fidélité. Le changement de situation exige précisément de la fidélité.
Quelqu’un qui, de nos jours, persiste dans le sacerdoce ou le mariage traverse une histoire très changeante. Il lui faut mûrir par ces changements et porter à sa plénitude sa propre identité. Mais la situation moderne fait que malheureusement le changement et la flexibilité seuls gardent une valeur. Ce à quoi je m’oppose. Plus que jamais nous avons besoin aujourd’hui de la permanence dans une profession ou une mission. Plus que jamais nous avons besoin d’hommes capables de se donner totalement. Pensons à l’aide au développement. Il est utile qu’il y ait des gens qui donnent deux ou trois ans de leur vie ; mais il est nécessaire que bien plus se donnent entièrement à cette tâche. Il y a des vocations qui exigent l’homme tout entier.
De tels projets de vie ne sont pas des signes d’une absence de fantaisie ou d’un engourdissement. C’est précisément dans cette permanence que des hommes sont d’une telle intériorité, d’une telle maturité, d’une telle grandeur d’âme, que changement et continuité s’imbriquent : ce n’est qu’ensemble qu’ils sont vraiment importants.

 

… Et y trouver soi-même un accomplissement.

Finalement, l’homme n’est pas seulement là pour se construire lui-même, mais pour se laisser défier par la vie. Nous vivons tous une histoire commune, en relation les uns avec les autres. L’homme ne devrait pas simplement penser à ce qu’il voudrait, mais aussi se demander à quoi il pourrait participer. Il se rendrait alors compte qu’il s’accomplirait non dans ce qui est agréable et facile et dans la passivité, mais dans le fait de se laisser solliciter, ce qui est plus difficile. Tout le reste devient ennuyeux avec le temps… L’homme seul qui "s’expose au feu", qui reconnaît un appel au fond de soi, une vocation, une idée face à laquelle il doit être à la hauteur, qui accepte une charge pour l’ensemble, seul cet homme trouve un accomplissement. Ce n’est pas de prendre le chemin de la facilité qui nous enrichit, mais bien de se donner.

11:15 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans RÉFLEXIONS ET PENSÉES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, action-sociale-chretienne, spiritualite |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

05/04/2006

Travailler sous le signe de la liberté.

Le "droit au travail" semble bien constituer une revendication majeure des citoyens de nos pays démocratiques dits occidentaux. Le projet de Constitution pour l'Europe mentionne un "droit de travailler". Le mouvement ouvrier du 19è siècle – la Fête du Travail du 1er mai s’en souvient – revendiquait quant à lui la nécessaire limitation du temps journalier de travail, compte tenu des conditions difficiles de l’activité industrielle. Le "sens" que l’on accorde au travail a donc évolué à travers les temps. La société moderne contemporaine, dans son organisation politico-économique, se doit-elle de fournir du travail à tout le monde ? N'est-ce pas là une préoccupation majeure de tout gouvernement qui dit lutter contre le chômage ? N’était-ce pas aussi l'objectif vers lequel tendait la gauche lorsqu'elle s'efforçait de mettre en place les 35 heures, car y a-t-il une autre solution de donner du travail à tout le monde qu'en le répartissant ? Aujourd'hui, l'érection du travail en symbole de l'insertion sociale du citoyen risque d'induire une sorte d'idolâtrie du travail en en faisant une valeur absolue. Celle qui ouvre toutes les voies, celle du statut social, des loisirs, du bonheur matériel. Pourtant, le travail en lui-même ne prend-t-il pas, de plus en plus, tournure de nouvelle forme d'esclavagisme ? Le rendement maximum, non seulement pour les travaux de production, mais aussi les services, caractérise l'organisation du travail d'aujourd'hui. Pour compenser la tension résultant des conditions de travail, les loisirs offrent à la consommation des services faciles à mettre en œuvre plutôt que d’appeler à la créativité ou à la concentration intellectuelle. La question de la qualité du travail et de la qualité des loisirs se pose donc, mais se trouve immédiatement coiffée par celle du droit au travail. Pourtant la question de l’organisation du travail est intimement liée à celle de la conception du travail. L’exemple, absurde en lui-même, mais d’une incroyable désinvolture, de la proposition faite à des employés français de se délocaliser et d’accepter un salaire de misère montre bien que le sens donné au travail n’est pas le même suivant le point de vue où l’on se place. Les délocalisations si elles permettent peut-être provisoirement de sauver des entreprises, garantissent des retombées au plus petit nombre, au grand dam du plus grand nombre – ceux que le travail faisait vivre au quotidien ; ceux pour qui le travail bien fait était source de satisfaction, ceux qui contribuaient ainsi au tissus social dans un cadre local ou régional auquel l’on était fier d’appartenir. Enfin, comment passer sous silence le fait que les délocalisations font travailler des humains pour un rendement maximum, mais un salaire moindre. Dans l'abstraction, il s'agit d'une progression de l'esclavage humain, pendant que d'autres ici, se demandent à quoi ils peuvent bien "servir", au sens propre du terme et, finalement, quel est le sens de leur vie qui sera, à sa manière, faite de dépendance financière, si ce n'est de précarité ou de misère. Chercherait-on une orientation éthique à notre problématique dans les écrits bibliques, nous constaterions que ceux-ci ne présentent jamais le travail comme une fin en soi : le travail est plutôt une astreinte - le « paradis » est l'endroit où l'on ne travaille pas! Mais lorsque Jésus rappelle que le jour de repos est fait pour l'homme, il souligne qu’il en va de la liberté et de la dignité humaines. Puisse notre conception du travail s’orienter à ces notions et aider à considérer le travail sous ses aspects positifs, constitutifs de la société, en le concevant comme un lieu de satisfaction et non d'esclavage. Certes, concevoir le travail autrement signifie aussi le réorganiser, y compris en matière d'écart des revenus, et s'en donner les moyens. Si tel est l'objectif du plus grand nombre, c'est aussi le plus grand nombre qui doit s'en sentir responsable et y travailler - principe de base du fonctionnement d'une démocratie. Il va de soi que cette volonté s'exprime et se concrétise à tous les niveaux – national, européen et international.

Ernest Winstein.

10:55 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans RÉFLEXIONS ET PENSÉES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : SPIRITUALITÉ DE LA LIBÉRATION. |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

16/10/2005

POÉSIE...

Les mots véhiculent les pensées et la poésie permet de dévoiler la Beauté suggestive de l'âme ainsi, nous pouvons élever notre esprit et nous défaire progressivement de la grisaille qui aveugle parfois notre regard. Les poètes sont les prophètes qui annoncent par la subtilité du langage et de l'expression, que le monde a encore des raisons d'espérer et que la splendeur des tréfonds du cœur demeure à jamais. En effet, la poésie est éternelle pour ceux et celles qui savent aimer la Vie afin de lui redonner son Harmonie originelle. La poésie sera toujours une source d'Espérance intarissable dans laquelle les Hommes puiseront la fraîcheur d'exister et le sens de l'émerveillement, sans toutefois se dessaisir de la Réalité.

© BRUNO LEROY.

 

 

 

20:45 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans RÉFLEXIONS ET PENSÉES | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |