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30/05/2008

Sachez apprendre à tout âge ! (2)


podcast

Avec de la volonté et de la discipline il est toujours possible de se forcer à penser différemment. L'important est d'être ouvert aux idées nouvelles et prêt à apprendre de quiconque.

Bonne méditation de cette réflexion nourrissante et enrichissante !

Votre Frère, Bruno.

21:03 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans SPIRITUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

29/05/2008

Sachez apprendre à tout âge ! (1)


podcast

Voici une série d'enseignements afin d'acquérir une maturité spirituelle qui vous rendra libres.

Bonne écoute de cette première leçon !

Votre Frère, Bruno.

22:21 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans SPIRITUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

“La routine, voilà le danger”

« Nonne cor nostrum ardens erat in nobis, dum loqueretur in via? » — Notre cœur n'était-il pas tout brûlant au fond de nous, quand Il nous parlait en chemin? Si tu es apôtre, ces paroles des disciples d'Emmaüs devraient venir spontanément aux lèvres des compagnons de travail qui t'ont rencontré sur le chemin de leur vie. (Chemin, 917)

J'aime à parler de chemin, parce que nous sommes des voyageurs, en route vers la maison du Ciel, vers notre Patrie. Mais souvenez-vous qu'un chemin, même s'il comporte des passages plus difficiles, même s'il nous oblige parfois à passer à gué une rivière ou à traverser un petit bois presque impénétrable, est le plus souvent quelque chose de courant et sans surprises. La routine, voilà le danger: imaginer que Dieu ne se trouve pas là, dans l'activité de chaque instant, parce que c'est tellement simple, tellement ordinaire !

Les deux disciples se dirigeaient vers Emmaüs. Leur allure était normale, comme celle de tant d'autres personnes qui passaient dans ces parages. Et c'est là, avec naturel, que Jésus leur apparaît et qu'Il marche avec eux, engageant une conversation qui leur fait oublier leur fatigue. J'imagine la scène, la soirée déjà bien avancée. Une douce brise souffle. Autour d'eux, des champs semés de blé déjà levé, et les vieux oliviers aux branches argentées sous la faible lumière.

Jésus sur le chemin. Seigneur, tu es toujours grand ! Mais tu m'émeus quand tu condescends à nous suivre, à nous chercher dans notre va-et-vient quotidien. Seigneur, accorde-nous la simplicité d'esprit; donne-nous un regard pur, une intelligence claire pour pouvoir te comprendre lorsque tu viens sans aucune marque extérieure de ta gloire.

A leur arrivée au bourg, le trajet s'achève et les deux disciples qui — sans s'en rendre compte — ont été blessés au plus profond de leur cœur par la parole et par l'amour de Dieu fait homme, regrettent qu'Il s'en aille. Car Jésus prend congé d'eux en faisant semblant d'aller plus loin. Il ne s'impose jamais, Notre Seigneur. Une fois que nous avons entrevu la pureté de l'Amour qu'Il a mis dans notre âme, Il veut que nous l'appelions librement. (Amis de Dieu, nos 313-314) 

       
http://www.opusdei.fr/art.php?p=13746

22:13 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans SAINT JOSÉMARIA. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

JE NE CROIS PAS EN DIEU.

 

 

« La santé c'est la paix du corps, son silence.

Mais ce silence même peut être maladie et prélude à la mort.

Ah ! quels cris dans ma chair qui souffre !

Quel trouble dans mon coeur, quel chaos, quelle angoisse !

Que lourde est cette vie qui peine à se porter !

Entre le monde et moi l'alliance est rompue,

qui faisait de ma vie une source féconde et jaillissante.

Ah ! qu'il est amer ce désaccord qui la vient tarir !

Oh toi, qui tiens ma vie entre tes mains,

ne laisse pas cette souffrance me détruire

jusqu'à ce que tout soit consommé.

Toi, dont le silence est créateur,

dans l'excès de mes maux, ne laisse pas s'éteindre mon esprit.

Apaise mon angoisse par ta présence de lumière. »

(Poème en vers libres de M. Zundel pour la cantate de Frank Martin « Et

la Vie l'emporta », 1974, dédiée à Zyma SA Nyon à l’occasion du 75e

anniversaire de sa fondation)

22:06 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans MAURICE ZUNDEL. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

28/05/2008

L’Église ne doit pas devenir un vulgaire lobby de droite.

L’Église ne doit pas devenir un vulgaire lobby de droite
« Nous sommes devenus un objet de risée et nous le refusons »
Lettre ouverte à Mgr Marc Ouellet, archevêque de Québec


 

Monsieur le Cardinal,

Depuis votre nomination comme archevêque de Québec, plusieurs de vos prises de position, répercutées par les médias, nous indisposent. Elles donnent en effet à notre Église un visage que nous refusons. Membres à part entière et de plein droit de l’Église catholique qui est au Québec, nous jugeons nécessaire d’intervenir publiquement pour manifester notre désaccord avec le modèle ecclésial que vous mettez de l’avant. Nous le faisons sur la base du « sens de la foi » que nous confère notre baptême.

Ce modèle d’Église dont nous ne voulons pas, c’est d’abord celui que vous incarniez déjà lors de la pompeuse célébration d’inauguration de votre cardinalat (diffusée sur les ondes du RDI en novembre 2003). Vous dressiez alors, dans votre homélie, un portrait excessivement noir de la situation actuelle du Québec. De tels propos – que vous avez repris à maintes occasions – offrent le visage d’une Église qui se pose « en surplomb » d’un monde qu’elle réduit, dans son discours, à un champ de décadence. Bien que conscients des nombreux défis auxquels doit faire face notre nation, il nous apparaît partial de dénoncer ainsi les limites de la société présente, sans reconnaître du même souffle ce qu’il y a de bon, de juste, de vrai et de typiquement évangélique en elle. Cette lecture sans nuances de la réalité entretient le fossé d’incompréhension et d’indifférence entre l’Église et une part sans cesse grandissante de nos concitoyens. À titre de croyants, nous rejetons ce ton condescendant et pessimiste qui n’est ni celui de l’épiscopat québécois ni celui de la majorité des chrétiens d’ici. Nous voulons plutôt une Église capable d’interpeller notre collectivité avec humilité et bienveillance, tout en se reconnaissant solidaire et partie prenante de la commune recherche de voies d’avenir, une Église qui se compromet pour les droits de la personne, comme vous l’avez fait – à la suite de l’Église Unie – dans le dossier de Mohamed Cherfi.

Une véritable vision de l’école

Ce modèle d’Église dont nous ne voulons pas, c’est aussi celui que vous incarnez par vos multiples déclarations sur la religion à l’école (entre autres dans votre lettre pastorale sur la formation à la vie chrétienne). Votre obstination à promouvoir le renouvellement des clauses dérogatoires – qui maintiennent indûment des privilèges scolaires pour les catholiques et les protestants – relève de l’aveuglement. Vous pourriez vous associer aux acteurs les plus éclairés de notre société qui, au nom d’une laïcité ouverte, recommandent l’implantation d’un programme novateur d’éducation à la citoyenneté, à l’éthique et aux religions tenant compte de nos racines chrétiennes, tout en rassemblant les jeunes de toutes convictions au sein d’une école publique commune. Au contraire, en défendant le statu quo, vous vous faites le porte-parole de la frange la plus conservatrice du catholicisme d’ici. Si nous considérons l’évolution récente du dossier confessionnel et le pluralisme irréversible de notre société, votre position ne peut conduire qu’à l’impasse. Comme le soulignait dernièrement Michel Venne dans Le Devoir, vous risquez ainsi de devenir complice de la disparition, à brève échéance, de toute référence à la dimension religieuse dans notre cursus scolaire. À titre de croyants, nous rejetons ce type d’Église qui, pour défendre ses droits acquis, se campe dans des combats d’arrière-garde. Nous voulons plutôt une Église soucieuse du bien commun et capable de contribuer, avec vision et générosité, à l’évolution et à la cohésion sociale du Québec.

Condamner l’homophobie et le sexisme

Ce modèle d’Église dont nous ne voulons pas, c’est également celui que vous incarnez dans votre lettre intitulée « Mariage et société », publiée en janvier dernier. Vous vous y opposez au projet de loi du Gouvernement fédéral sur la redéfinition du mariage civil – projet pourtant issu de l’avis positif de la Cour suprême du Canada et fondé sur la Charte des droits et libertés. Votre zèle intempestif, sur cet enjeu, « heurte le sens moral et la sensibilité religieuse d’un grand nombre de citoyennes et de citoyens, catholiques ou non catholiques ». En effet, le respect des droits des minorités, la promotion d’une société ouverte et tolérante ainsi que la recherche de la justice et de l’égalité – sans égard au sexe, aux origines, aux croyances et à l’orientation sexuelle des personnes – sont, pour nous, des valeurs fondamentales qui trouvent leurs racines dans l’Évangile. Nous sommes donc scandalisés par cette croisade que vous menez contre l’élargissement de la définition du mariage civil. À titre de croyants, nous rejetons ce type d’Église qui s’associe, sans la moindre pudeur, au programme réactionnaire du Parti conservateur du Canada et aux plus activistes factions de la droite religieuse étatsunienne. Nous voulons plutôt une Église qui ne manque pas une occasion de condamner – d’abord en son propre sein – l’homophobie, le sexisme et la xénophobie sous toutes leurs formes. Nous représentons un visage du catholicisme qui veut cesser d’entretenir l’ostracisme à l’égard des personnes homosexuelles et surtout soutenir, au lieu d’accabler, les jeunes qui se découvrent de cette orientation affective. Nous voulons une Église qui leur offre – ainsi qu’à leurs proches – une authentique sollicitude, au lieu des condamnations cruelles qui attisent la violence et le mépris.

Diversité et liberté dans l’Église

Ce modèle d’Église dont nous ne voulons pas, enfin, c’est celui que vous incarnez dans votre dernière lettre pastorale sur la pratique du sacrement de la pénitence et de la réconciliation. Contre une opinion largement partagée, vous mettez fin aux célébrations avec absolution collective qui s’étaient développées dans votre diocèse. Ces dernières avaient redonné pertinence et signification à un sacrement depuis longtemps déserté par une majorité. Cette décision – prise pour vous conformer à un diktat de Rome – est reçue, par nombre de vos prêtres et de vos fidèles, comme un recul et un coup de force. Nous espérons que de nombreuses communautés chrétiennes, après avoir procédé à leur propre discernement, décideront de passer outre à cette directive romaine et poursuivront, avec liberté et courage, les expériences fécondes de renouvellement pastoral dont elles sont les riches détentrices. À titre de croyants, nous rejetons ce type d’Église où les communautés chrétiennes doivent se soumettre servilement aux décrets brutaux d’une administration centrale, exactement à la manière des succursales de Wal-Mart par rapport au siège social de la multinationale. Nous refusons ce centralisme et ce fonctionnement unilatéral qui dénaturent le ministère des évêques tel qu’il a été défini au dernier concile. Nous croyons en une catholicité qui, loin d’annihiler la légitime diversité et la capacité d’initiative des Églises locales, en fait plutôt la promotion, conformément à une vision dynamique et vivante de la communion ecclésiale.

Bref, à titre de catholiques québécois, nous disons non à une Église qui s’abaisse au niveau d’un vulgaire lobby de droite en s’associant publiquement aux positions les plus réactionnaires et les plus conservatrices de notre société. Comme le disait Fernand Dumont « nous sommes devenus un objet de risée » et nous le refusons. Ce catholicisme de la citadelle assiégée est une trahison de Vatican II, de la Commission Dumont et des synodes tenus dans de nombreux diocèses du Québec au cours des récentes années. Sachez que les baptisés que nous sommes ne laisseront pas le catholicisme québécois se faire kidnapper par l’intégrisme.

Les signataires :

Jean Bacon, Montréal
Ghislain Bédard, L’Ancienne-Lorette
Renald Blais jr, Saint-Romuald
Normand Breault, Montréal
Lorraine Bélanger, Ste-Françoise
Sylvie Bélanger, Ste-Françoise
Guy Bonin, Montréal
Hélène Chénier, Montréal
Jean Clermont-Drolet, Québec
Réjane Cliche, Stoneham
Louis Cornellier, Joliette
Louise Dallaire, St-Antonin
Michel de Salaberry, Ottawa
Diane Falardeau, Québec
Alban Gagnon, Longueuil
Louis-Marie Gagnon, Montréal
Marie Gagnon, arr. Verdun/Montréal
Denis Gauvin, Brossard
Éric Généreux, Mascouche
Claude Giasson, Montréal
Lise Gosselin, Québec
Marie Laberge, Boucherville
Julie Landry, Maria
Gérard Laverdure, Montréal
Jean-Paul Lefebvre, Montréal
Raymond Légaré, Montréal
Bruno Leroy, éducateur de rue, France
Rodrigue Lévesque, Québec
Anne-Marie Larose, Cap-Rouge
Gaétan Nadeau, Montréal
Jean-Claude Nadon, Ottawa

Martin Parent, Québec
Stéphane Proulx, Boucherville
Jean-Philippe Perreault, St-Augustin-de-Desmaures
Annie-Claudine Tremblay, Montréal
Jean Trudeau, Longueuil

Marco Veilleux, Montréal
Jean-Rémy Veilleux, Montmagny
Nicole Villeneuve, Québec

20:12 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans COUPS DE GUEULE. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Que devez-vous éviter ?


podcast

La maturité s'acquiert en repoussant ses propres limites, mais il faut aussi savoir éviter les zones de danger et ne pas se mettre soi-même dans une situation périlleuse par pure inconscience.

Votre Frère, Bruno.

11:02 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans SPIRITUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

27/05/2008

Mondialisation Et Révolution.

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Voyons la situation globale de l’humanité, sans considération d’idéologie ni de représentativité, nous constatons que quelques très graves problèmes font l’objet d’un large consensus. C’est d’abord la course aux armements qui, de l’avis de tous, ne mène à rien de bon. Pour la première fois de son histoire, l’humanité a la capacité de se suicider tout entière, avec de nombreuses espèces animales et végétales. Malgré la folie évidente consistant à améliorer en permanence des armes déjà dotées d’un pouvoir destructeur total, la course n’en continue pas moins entre superpuissances et entre nations industrialisées. Même si le petit groupe des personnes disposant de notre sort a la sagesse et la prudence de tout faire pour éviter l’hécatombe finale, il n’en reste pas moins que le coût de l’accumulation des armes est au détriment de la satisfaction des besoins de la majeure partie des populations de chaque pays. Cette réalité est connue de tout le monde. Pourtant la course aux armements continue.

Un autre problème grave, également connu de tous les chefs d’États, est celui de la dette du tiers-monde dont les créditeurs sont les banques et les gouvernements des pays les plus riches. Avec les intérêts de la dette qu’ils versent, les pays pauvres contribuent à la croissance des pays riches. Il y a des années qu’a été dépassé le point d’équilibre entre le montant des intérêts versés et celui des nouveaux prêts affectés aux pays pauvres. Ces nouveaux prêts servent en fait à subvenir aux besoins des pays endettés. Certains responsables des superpuissances envisagent aujourd’hui d’effacer tout simplement les dettes, ou certaines d’entre elles, parc qu’il est devenu impossible de les honorer. Mais pendant ce temps-là, des pays pauvres comme la Jamaïque et la République dominicaine se voient imposer des conditions draconiennes, insupportables pour eux. Au poids de la dette internationale s’ajoute le problème de l’échange inégal dans le commerce international, lequel est la seule source de devises fortes permettant aux pays pauvres de régler leurs intérêts auprès des banques internationales. Le prix des produits exportés par les pays pauvres est fixé par les pays riches, de sorte qu’il n’existe pour les premiers aucune garantie de voir une augmentation de production, par exemple de café ou de sucre, se traduire par une augmentation des rentrées en devises fortes. Parallèlement, la fluctuation des intérêts perçus par les banques sur leurs prêts, en fonction des oscillations du marché financier, ne permet pas aux pays débiteurs de calculer par anticipation le poids de leur dette, ne serait-ce qu’à court terme. Le problème, largement reconnu, est débattu aux Nations Unies et dans d’autres forums, mais on ne voit nulle part la volonté de procéder aux changements qu’appelle un nouvel ordre économique international.

Dans ce cadre plutôt noir de la vie de l’humanité en ce début de siècle, certains secteurs sociaux sont grevés d’hypothèses supplémentaires. Dans certains endroits, l’oppression des femmes est extrêmement lourde, dans d’autres elle l’est moins ; mais à ce jour, il n’existe aucune société où les femmes soient à égalité de pouvoir avec les hommes. Le monde continue d’être gouverné par des hommes, tant dans les grands ensembles que dans les unités familiales ; pour parvenir à des fonctions acceptables, les femmes doivent obtenir l’agrément des hommes au pouvoir. Un changement dans ce domaine exigerait des mutations en profondeur de toutes les organisations sociales. Il y a certes une reconnaissance progressive du caractère inacceptable de la domination d’une moitié de l’humanité sur l’autre, mais il n’y a pas de disposition réelle aux changements nécessaires en ce sens.

Tout ce que nous avons révélé, y compris la famine pour des millions d’êtres humains, est le résultat de l’oppression de quelques-uns sur beaucoup d’autres. L’impuissance des forums internationaux, où un consensus s’est fait sur la nature des problèmes et sur les solutions à y apporter, est due à la pression des intérêts de ceux qui profitent de l’oppression exercée sur d’autres êtres humains. Nous avons constatés en effet que, pour chaque problème, il existe un large consensus quand au caractère moralement intolérable et politiquement invivable de la situation, mais il existe en même temps une incapacité à y remédier. Si le problème ( ou les problèmes ) est celui d’un conflit d’intérêts, l’énergie nécessaire pour trancher ce conflit ne peut alors venir que des opprimés eux-mêmes. Là où il y a oppression, il devra y avoir une lutte pour obtenir les conditions garantissant la Vie : lutte des classes, lutte des races, lutte des nations, lutte des sexes. C’est là une constatation de bon sens, un constat des faits, avant même d’être un impératif moral ou une conclusion scientifique.Nous voyons maintenant que l’avenir de l’humanité dépend de conditions de vie vraiment meilleures pour la majorité des milieux populaires. Ne serait-ce que par simple instinct de survie, l’humanité doit faire le choix prioritaire des opprimés ! Si elle ne le fait pas, nous serons tous, riches et pauvres, condamnés à périr.

Nos sociétés crèvent littéralement sous le joug capitaliste. Notre seule dignité est notre capacité de révolte face à un monde libéral qui ne pense qu’à dominer la conscience humaine en mettant à genoux les plus petits. Il serait temps que nos utopies révolutionnaires deviennent des topies effectives. En refusant, la fatalité d’un avenir impossible, nous maîtrisons notre destin. La première question qui se pose face à une mondialisation inhumaine, est de savoir quelle est ma capacité de révolte. Agir au quotidien, pour rendre le monde plus respirable est déjà un début d’action qui peut devenir contagieux.

Refusons cette complicité des sociétés de merde qui tuent l’Humain qui est en chacun de nous.

Des événements symboliques illustrent cette problématique. La révolution nicaraguayenne, par exemple. Au Nicaragua, en effet, se joue la possibilité de conditions de vie meilleures pour les pauvres, les femmes, dans un pays sous-développé et agro-exportateur au sein d’un monde dominé par les armes, par le pouvoir économique et financier des riches.

Le combat ne se cantonne donc pas dans l’arène politique, il est à mener aussi contre soi-même.

Bruno LEROY.

13:48 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Si votre ami devient votre ennemi...


podcast

La pire souffrance naît de la trahison de ceux que nous aimons. Chacun de nous peut un jour en faire l'expérience.

Comment devons-nous agir et nous comporter face à de telles blessures ?

Vous le saurez, peut-être, en écoutant attentivement cette réflexion chrétienne concernant cette problématique.

Belle Journée et bonne écoute à Toutes et Tous !

Votre Frère, Bruno.

Ps : Pour retrouver tous les enregistrements et les diverses thématiques de ces émissions quotidiennes ; il vous suffit de cliquer dans la rubrique " spiritualité " à gauche de ce Blog.

12:35 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans SPIRITUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

26/05/2008

Comme une provocation par un monde trop lié à lui-même, trop replié sur lui-même.

Face à l’exigence d’abandonner tous ses biens pour recevoir en partage la vie éternelle, le jeune homme riche vient de s’en aller. Pierre se tourne alors vers Jésus : « Voici que nous, nous avons tout laissé et nous t’avons suivi ». Autrement dit : ‘Seigneur, pour nous, la vie éternelle est assurée puisque nous avons renoncé à tout ce que nous possédions pour te suivre !’

Il est vrai que pour s’engager à la suite de Jésus les premiers disciples ont consenti à un véritable détachement d’avec leur milieu familial et professionnel. Mais, la vie éternelle est un don, une grâce. Pour l’obtenir, il ne s’agit donc pas d’accomplir des choses extraordinaires mais de recevoir et d’accepter tout ce qui est donné.
Jésus le montre bien lorsqu’en réponse au détachement, il promet de donner exactement les mêmes choses et, qui plus est, au centuple : « En vérité, je vous le dis, nul n’aura laissé maison, frères, sœurs, mère, père, enfants ou champs à cause de moi et à cause de l’évangile, qui ne reçoive le centuple dès maintenant, au temps présent, en maison, frères, sœurs, mères, enfants et champs, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle ».

S’agirait-il de laisser tout ce que nous possédons, les personnes qui nous sont les plus chères, pour les recevoir du Seigneur dans le cadre de nouvelles relations, transformées par sa grâce ?
En fait, ce qui nous prive de la vie éternelle ce ne sont pas tant nos biens que les relations que nous entretenons à leur égard. Trop souvent, nous croyons qu’ils sont le fruit de notre seul mérite et que nous avons des droits sur eux alors qu’ils sont d’abord et avant tout un don de Dieu.

Entrer dans un tel détachement « à cause de Jésus et de l’évangile » ne pourra être perçu que comme une provocation par un monde trop lié à lui-même, trop replié sur lui-même. Sa réaction ? La persécution qui pour Jésus n’est pas de l’ordre de la possibilité mais bien de la réalité. La persécution nous permettra de vérifier notre fidélité dans notre marche à la suite du Christ. Dans ce contexte, elle ne se présentera pas comme un obstacle mais comme le lieu où nous pourrons éprouver de façon anticipée la puissance transformante de la Résurrection qui nous donne part à la vie même de Dieu.

Suivre Jésus, provoque un renversement des valeurs qui conduit au détachement du monde et débouche sur des persécutions. Mais cela donne aussi d’entrer dès ici-bas dans le Royaume de Dieu dont on ne s’empare pas à la force du poignet. Les derniers mots de Jésus dans notre péricope le rappellent comme pour insister : « Beaucoup de premiers seront derniers et les derniers seront premiers ».

« Seigneur, ne permets pas que l’héritage que tu nous réserves nous échappe à cause d’un attachement désordonné aux biens de ce monde qui passe ou par la peur des épreuves destinées à purifier notre foi. Mais accorde-nous, tout au long de notre route ici-bas, de garder les yeux fixés sur toi qui est à l’origine et au terme de notre foi, afin de te saisir, toi l’objet de la promesse, comme nous avons nous-mêmes été saisi par toi (cf. Ph 3, 12-14). »

Frère Elie.

19:20 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

A propos de déhanchement !


podcast

Bonne écoute de cette étude Biblique !

Votre Frère, Bruno.

18:31 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans SPIRITUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |