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27/02/2009

DES PRIÈRES RUISSELANTES D'AMOUR.

prieres6.pps

 

Un Diaporama ruisselant de sublimes prières pour méditer durant cette période de Carême et même au-delà.

Des photos et textes mis en place par les Coopérateurs de Don Bosco.

Je vous souhaite un Carême où chaque geste sera signifiant d'Amour, où chaque pensée percera le silence pour trouver Dieu en son âme !

Votre Frère,

Bruno LEROY.

Ps : Pour visionner correctement ce Diaporama, il vous suffit de l'enregistrer avec votre souris en sélectionnant : " enregister la cible sous ".

12:48 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans Prières. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

26/02/2009

Faut-il jeûner ou manger ?

 La question ne manque pas de saveur en ce premier vendredi de carême… Mais elle ne se pose pas exactement en ces termes.

Dans l’évangile de ce jour, les disciples de Jean-Baptiste viennent trouver Jésus pour savoir comment il est possible que ses disciples ne jeûnent pas. Jésus explique bien simplement : ce n’est pas une question de relâchement, mais une question de cohérence. Tout est dans le sens que l’on donne au jeûne. Pour Jésus, il ne s’agit pas d’un problème d’école théologique ni rituel : le temps de séparation est le temps du jeûne.

Ainsi Jésus ne conteste-t-il pas le jeûne des pharisiens, mais il laisse entrevoir pour ses disciples un jeûne plus dur encore. Il dit en effet : « un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront ». Et non « ils jeûneront comme les pharisiens jeûnent aujourd’hui ». Un jeûne viendra plus tard, mais il ne sera pas la répétition de celui auquel les disciples de Jean-Baptiste font allusion.

Ces derniers en effet ne parlent pas dans les mêmes catégories que Jésus. Ils parlent de « disciples », quand Jésus répond par les « amis de l’époux ». De plus, ils ne sont attachés qu’au fait de jeûner ou pas, sans chercher à expliquer pourquoi ils jeûnent eux-mêmes. Jésus, lui, aborde directement la question du sens et associe la raison du jeûne à un deuil. L’enlèvement de l’époux est en effet synonyme de mort. Le jeûne consiste alors à rendre présent celui qui a été enlevé. Le jeûne dont parle Jésus s’impose à ceux qui le pratiquent. Un événement extérieur, l’enlèvement de l’époux, événement qui n’est pas désiré mais qui survient sans qu’il puisse être évité, commande de jeûner. Les amis de l’époux sont séparés de l’époux sans qu’ils cherchent cette séparation et ils doivent la vivre.

Nous pouvons à présent nous reposer pour nous mêmes la question du début : faut-il manger ou jeûner ? Il faut jeûner, et jeûner sans cesse, car l’époux nous a été enlevé. Cet évangile nous invite à prendre conscience que le jeûne que nous pratiquons aujourd’hui, les privations que nous avons choisies, ne sont pas d’abord un jeûne volontaire, un jeûne que nous choisissons nous-mêmes et qui nous plaît. C’est un jeûne qui nous est commandé par le fait que nous, amis de l’époux, nous sommes séparés de l’époux. Nos pratiques sont dictées par un impératif intérieur de revenir en présence de l’époux dont nous avons été séparés par notre péché. Le jeûne est donc finalement le fruit du désir sincère de conversion, de purification intérieure, une mise en marche vers la maison du Père.

C’est pourquoi il existe un lien si intime entre le jeûne et la prière. Jeûner facilite la prière, car il nous parcourir un itinéraire intérieur à la recherche de Jésus, dont nous goûtons la présence retrouvée dans la prière. Mais à l’inverse, prier est indispensable au jeûne. Sans la prière qui nous montre le but de notre quête, nous le savons bien, le jeûne devient un simple exercice d’hygiène ou d’ascèse.

Seigneur, que cette eucharistie que nous célébrons favorise notre écoute du cœur, pour que nous soyons disponibles à ta volonté divine, que nous sachions accueillir le jeûne qui s’impose à nous dans la douceur de l’Esprit, pour nous mettre résolument et joyeusement en marche à ta rencontre, toi l’époux de nos âmes dont nous nous voulons jamais être séparés.


Frère Dominique.

18:17 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Le Carême pour les nuls !


Le Carême en 28 questions, pour mieux connaitre ce temps liturgique, l'aimer et ne pas jeûner « idiot » :

- Qu'est ce que le Carême ?
- Depuis quand vit on le Carême ?
- Pourquoi le Carême dans l'Eglise Catholique
- Quel est donc l'Esprit du Carême ?
- Qu'est ce que la pénitence ?
- Quelles sont les manifestations de la pénitence ?
- Sommes nous obligés de faire pénitence ?
- Quels sont les jours et les temps pénitenciels ?
- Que doit on faire pendant les vendredis de l'année ?
- C'est quand le Carême ?
- Qu'est ce que le mercredi des Cendres ?
- A quand remonte l'orgine des Cendres ?
- Quand se font la bénédiction et l'imposition des Cendres ?
- D'où viennent les Cendres ?
- Quel est le symbole des cendres ?
- A quoi nous invite l'Eglise pendant le Carême ?
- Quelles sont les conséquences d'un bon Carême ?
- Qu'est ce que la conversion ?
- Pourquoi dit on que le Carême est un temps fort et un temps pénitentiel ?
- Comment concrétiser mon désir de conversion ?
- Quelles sont les oeuvres de miséricorde ?
- En quoi consiste le jeûne ?
- Qui est obligé au jeûne ?
- Qu'est ce que l'abstinence ?
- Qui est obligé a l'abstinence ?
- Peut on changer la pratique du jeûne et de l'abstinence ?
- Quels sont les aspects pastoraux qu'il convient de souligner durant le Carême ?



- QU'EST-CE QUE LE CARÊME ?
On appelle « carême » la période de quarante jours (quadragesima) réservée à la préparation de Pâques, et marquée par l'ultime préparation des catéchumènes qui doivent recevoir le baptême le jour de Pâques.

- DEPUIS QUAND VIT-ON LE CARÊME ?
Depuis le IVème siècle, on commence à le constituer comme temps de pénitence et de renouvellement pour toute l'Eglise, avec la pratique du jeûne et de l'abstinence. Conservée avec vigueur dans les débuts dans les églises d'Orient, la pratique pénitentielle du Carême s'est assouplie chaque fois plus en occident, mais on doit continuer à y observer un esprit de pénitence et de conversion.

- POURQUOI LE CARÊME DANS L'EGLISE CATHOLIQUE ?
« L'Eglise s'unit chaque année par les quarante jours du Grand Carême au mystère de Jésus dans le désert » (Catéchisme de l'Eglise catholique, n° 540)

- QUEL EST DONC L'ESPRIT DU CARÊME ?
C'est comme une retraite collective de quarante jours pendant lesquels l'Eglise propose à ses fidèles l'exemple du Christ pendant sa période au désert, se prépare à la célébration des solennités pascales, dans la purification du coeur, la pratique parfaite de la vie chrétienne et une attitude de pénitence.

- QU'EST-CE QUE LA PENITENCE ?
La pénitence, traduction latine du mot grec metanoia qui signifie « conversion » (littéralement « changement d'esprit ») du pécheur, désigne tout un ensemble d'actes intérieurs et extérieurs en vue de la réparation du péché commis, et l'état de fait qui en résulte pour le pécheur.
Littéralement « changement de vie » se dit de l'acte du pécheur qui revient vers Dieu après s'être éloigné de lui, ou de l'incroyant qui reçoit la foi...

- QUELLES SONT LES MANIFESTATIONS DE LA PENITENCE ?
La pénitence intérieure du chrétien peut avoir des expressions très variées. « L'Ecriture et les Pères insistent surtout sur trois formes : le jeûne, la prière et l'aumône, qui expriment la conversion par rapport à soi-même, par rapport à Dieu et par rapport aux autres. A côté de la purification radicale opérée par le Baptême ou par le martyr, ils citent comme moyen d'obtenir le pardon des péchés, les efforts accomplis pour se réconcilier avec son prochain, les larmes de pénitence, le souci du salut du prochain, l'intercession des saints et la pratique de la charité « qui couvre une multitude de péchés »
(1 P 4, 8) (Catéchisme de l'Eglise catholique, n° 1434)

- SOMMES-NOUS OBLIGES A FAIRE PENITENCE ?
« Tous les fidèles, chacun à sa manière, sont obligés par la loi divine à faire pénitence ; cependant, afin que tous s'unissent à une pratique commune de pénitence, on a fixé certains jours pénitentiels pendant lesquels les fidèles se dédient de manière particulière à la prière, réalisent des oeuvres de piété et de charité, et s'oublient soi-même en accomplissant ses propres obligation avec la plus grande fidélité et, surtout, en observant le jeûne et l'abstinence. » (Code de droit canononique, 1249)

- QUELS SONT LES JOURS ET LES TEMPS PENITENTIELS ?
« Dans l'Eglise universelle, tous les vendredis de l'année et le temps de carême sont des jours et des temps de pénitence. » (Code de droit canonique, 1250)

- QUE DOIT-ON FAIRE PENDANT LES VENDREDIS DE L'ANNEE
En souvenir du jour de la mort de Jésus-Christ sur la sainte Croix, « pendant tous les vendredis, à moins qu'ils ne coïncident avec une solennité, on doit observer l'abstinence de viande, ou de tout autre aliment déterminé par la Conférence épiscopale ; on gardera jeûne et abstinence le mercredi des Cendres et le Vendredi Saint. » (Code de droit canonique, 1251)

- QUAND EST LE CARÊME ?
Le Carême commence le Mercredi des Cendres et termine immédiatement avant la Messe de la Cène du Seigneur (Jeudi Saint). Toute cette période forme une unité dans laquelle se détachent certains éléments :

- QU'EST-CE QUE LE MERCREDI DES CENDRES ?
C'est le début du Carême ; un jour particulièrement pénitentiel, dans lequel on manifeste notre désir personnel de Cconversion à Dieu.
En recevant l'imposition des Cendres dans les églises, on exprime avec humilité et sincérité de coeur que nous voulons nous convertir et croire vraiment à l'Evangile.

- QUAND A LIEU L'ORIGINE DE LA PRATIQUE DES CENDRES ?
L'origine de l'imposition des cendres appartient à la structure de la pénitence canonique. Elle commence à être obligatoire pour toute la communauté chrétienne à partir du Xème siècle. La liturgie actuelle conserve les éléments traditionnels : imposition des cendres et jeûne rigoureux.

- QUAND SE FONT LA BENEDICTION ET IMPOSITION DES CENDRES ?
La bénédiction et imposition des cendres se fait pendant la Messe, après l'homélie ; en des circonstances particulières, on peut les faire pendant une célébration de la Parole. Les formules de L'imposition des cendres sont inspirées des Ecritures : Gen 3, 19 et Mc 1, 15.

- D'OU VIENNENT LES CENDRES ?
Les cendres viennent des rameaux bénis pendant le Dimanche des rameaux de l'année précédente, suivant une tradition qui remonte au XIIème siècle. La formule de bénédiction rappelle la condition de pécheur de qui la reçoit...

- QUEL EST LE SYMBOLE DES CENDRES ?
Le symbolisme des cendres est le suivant :
a) condition de faiblesse et de vanité de l'homme, qui avance vers la mort ;
b) condition pécheresse de l'homme
c) Prière et supplication ardente pour que Dieu lui vienne en aide ;
d) Résurrection, étant donné que tout hommes est appelé à participer au triomphe du Christ.

- A QUOI NOUS INVITE L'EGLISE PENDANT LE CARÊME ?
L'Eglise nous invite à faire du Carême un temps de retraite spirituelle dans lequel l'effort de méditation et de prière doit être soutenu d'un effort de mortification personnelle, laissée à la libre générosité de chacun.

- QUELS SONT LES CONSEQUENCE D'UN BON CARÊME ?
Si on vit bien le Carême, on doit obtenir une authentique et profonde conversion personnelle, et nous préparer de cette manière à la plus grande fête de l'année : le dimanche de la Résurrection du Seigneur.

- QU'EST-CE QUE LA CONVERSION ?
Se convertir veut dire se réconcilier avec Dieu, s'éloigner du mal, pour établir une relation d'amitié avec le Créateur.
Cela suppose de se laisser aller au repentir et à la Confession de tous et chacun de nos péchés.
Une fois rétablis dans la grâce (sans conscience de péché mortel), nous devons prendre la résolution de changer de l'intérieur (dans les attitudes) tout ce qui ne plaît pas à Dieu.

- POURQUOI DIT-ON QUE LE CARÊME EST UN « TEMPS FORT » ET UN « TEMPS PENITENTIEL » ?
« Les temps et jours de pénitence au cours de l'année liturgique (le temps du carême, chaque vendredi en mémoire de la mort du Seigneur) sont des moments forts de la pratique pénitentielle de l'Eglise. Ces temps sont particulièrement appropriés pour les exercices spirituels, les liturgies pénitentielles, les pèlerinages en signe de pénitence, les privations volontaires comme le jeûne et l'aumône, le partage fraternel (oeuvres caritatives et missionnaires) ». (Catéchisme de l_Eglise catholique, n° 1438)

- COMMENT CONCRETISER MON DESIR DE CONVERSION ?
De diverses manières, mais toujours en réalisant des oeuvres de conversion, comme par exemple :
1. S'approcher du Sacrement de Réconciliation (Sacrement de la Pénitence ou Confession) et faire une bonne confession : claire, concise, concrète et complète.
2. Dépasser les divisions par le pardon, et grandir dans l'esprit fraternel.
3. Pratiquer les oeuvres de miséricorde.

- QUELLES SONT LES OEUVRES DE MISERICORDE ?
Les oeuvres de miséricorde spirituelles sont :
- Enseigner l'ignorant.
- Conseiller celui qui en a besoin.
- Corriger l'égaré.
- Pardonner les injures.
- Consoler le triste.
- Souffrir avec patience les adversités et les faiblesses du prochain.
- Prier Dieu pour les vivants et pour les morts.

Les oeuvres de miséricorde corporelles sont :
- Visiter le malade.
- Donner à manger à celui qui a faim.
- Donner à boire à celui qui a soif.
- Secourir le captif.
- Vêtir celui qui est sans vêtement.
- Accueillir le pèlerin.
- Enterrer les morts.

- QUELLES SONT LES OBLIGATIONS D'UN CATHOLIQUE PENDANT LE CARÊME ?
Il doit accomplir le précepte du jeûne et de l'abstinence, ainsi que la confession et communion annuelle.

- EN QUOI CONSISTE LE JEÛNE ?
Le jeûne consiste à faire un seul repas pendant la journée, avec une alimentation frugale le matin et le soir. On se doit rien manger entre les repas, sauf cas de maladie.

- QUI EST OBLIGE AU JEÛNE ?
La loi du jeûne oblige tous ceux qui sont majeurs, jusqu'à l'âge de 59 ans. (cfr. CIC, n° 1252) les repas, sauf cas de maladie.

- QU'EST-CE QUE L'ABSTINENCE ?
L'abstinence est le fait de se priver de viande (rouge, blanche ou dérivée). Les repas, sauf cas de maladie.

- QUI EST OBLIGE À L'ABSTINENCE ?
La loi de l'abstinence oblige tous ceux qui ont accompli 14 ans (CIC, n° 1252).

- PEUT-ON CHANGER LA PRATIQUE DU JEÛNE ET DE L'ABSTINENCE ?
On ne doit pas vivre le jeûne ou l'abstinence comme une imposition, mais plutôt comme un moyen concret par lequel l'Eglise nous invite à croître dans le véritable esprit de pénitence.

- QUELS SONT LES ASPECTS PASTORAUX QU'IL CONVIENT DE SOULIGNER PENDANT LE CARÊME ?
Le temps du Carême est un temps liturgique fort, dans lequel toute l'Eglise se prépare à la célébration des fêtes pascales. La Pâque du Seigneur, le Baptême et l'invitation à la réconciliation, moyennant le sacrement de la Pénitence, sont ses grandes coordonnées.
Il est conseillé d'utiliser comme moyen pastoral :
1) la catéchèse du Mystère pascal et des sacrements ;
2) l'exposition et la célébration abondante de la Parole de Dieu
3) la participation, si possible quotidienne, à la liturgie de carême, aux célébrations pénitentielles et, surtout, à la réception du sacrement de pénitence :
4) les exercices spirituels, les pèlerinages en signe de pénitence, les privations volontaires comme le jeûne et l'aumône et les oeuvres caritatives et missionnaires.


- L'ESPRIT
Attention enfin à ne pas nous scléroser dans un loi stricte et restrictive, mais bien de rentrer dans l'esprit de la loi en Jésus-Christ.
Ne rien imposer aux autres et chercher de tout son coeur l'union et la communion avec notre Dieu qui est Amour.



Saint Carême et que Dieu nous bénisse !


Thierry Fourchaud

Cité de l'Immaculée - BP 24
53170 Saint Denis du Maine (France)

Notre site : www.mariereine.com
Site d'évangélisation: www.labonnenouvelle.fr
(Plein de nouveautés !)
* Notre maison : www.citedelimmaculee.com

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Medjugorje le 25 Février 2009.

Medjugorje le 25 Février 2009


"Chers enfants,
en ce temps de renoncement, de prière et de pénitence, je vous appelle à nouveau : allez, confessez vos péchés afin que la grâce ouvre vos coeurs et permettez-lui de vous changer. Convertissez-vous, petits enfants, ouvrez-vous à Dieu et à son plan pour chacun de vous.
Merci d'avoir répondu à mon appel."


* MOT D'ORDRE

Dieu n'est jamais loin de nous, il est le tout proche, plus intime à nous-mêmes que nous le sommes comme le dit saint Augustin, mais c'est nous qui sommes loin de nous-mêmes et donc loin de Dieu. Nous faisons tout pour nous distraire de l'éternité qui nous habite parce que nous avons peur ou parce que nous fuyons en avant. Revenir vers soi-même c'est retourner à Dieu !
Marie en ce mercredi des Cendres nous indique une porte vers notre profondeur, celle de la confession des péchés. Il ne s'agit pas de se mettre en règle ou de "pratiquer" un sacrement, il s'agit de le vivre, de se laisser toucher en profondeur et de demander à l'Esprit de nous donner le don des larmes, la grâce du véritable retour. Découvrant notre abîme, notre néant nous nous précipiterons dans Celui qui est, nous découvrirons alors que notre vie à un sens et que Dieu a un plan bien spécifique pour chacun de nous.
Ephraïm


*** PETITE NOUVELLES MARIALES

- AGENDA

* Prochaines sessions à la Cité de l'Immaculée (Mayenne - France)

- "Qui es-tu Marie pour nous aimer ainsi ?" du 23 au 28 mars 2009.
Avec le père Philippe Mascarel.
- "Missionnaire !" (Les apôtres des derniers temps).
Du vendredi 17 avril au dimanche 19 avril 2009 avec le père Pierre Aguila.
- Week end Bethabara. Du vendredi 8 mai au dimanche 10 mai 2009.
Pour les ados. Animée par Pierrick et Marie Thirel.
- "Les bébés de la Gloire !" du 15 au 17 mai 2009.
Avec Myriam Fourchaud et une équipe formée.
- Construire la Civilsation de l'Amour par l'amour au sein de la famille.
Retraite du lundi 25 mai au 30 mai 2009 animée par Léandre Lachance
- Guérir par le Regard de Dieu du 7 au 12 juin 2009 - avec Patricia Menouha (artiste et prédicatrice)
- "Laisse-toi aimer, laisse-Moi t'Aimer !" 22 juin au samedi 27 juin.
Animée par Soeur Stéphanie Marie.
- "Je serai guéri !" : du 14 au 19 juillet 2009 avec Myriam et Thierry Fourchaud
Informations : 02.43.26.88.55 ou 02.43.64.23.25
Site : www.citedelimmaculee.com

* * Lisieux : week-end "je serai guéri !" à l'Ermitage Ste Thérèse
avec Thierry et Myriam du 3 au 5 avril 2009
Informations par téléphone :
- de 10h à 18h : Guillaume au 06.72.77.39.84
- de 18h à 22h : Fabienne au 06.74.88.06.25 Contact
E.mail : Guillaume Nocq : yaravi76@hotmail.fr

* Guyane Française : du 14 au 25 avril 2009
Retraites "je serai guéri !"

avec Thierry et Myriam Fourchaud à Cayenne
Renseignements : Viviane Jerolo
Tél : 05.94.38.02.18 ou 06.94.23.51.23
Email : viviane.jerolon@wanadoo.fr - Guyane Française



* Regardez les nouveautés sur le site : www.labonnenouvelle.fr

* Rejoignez le réseau des enfants de Marie Abonnez-vous à la lettre (gratuit) : site : www.mariereine.com


QUE MARIE REINE NOUS BENISSE !

Thierry Fourchaud


Cité de l'Immaculée
BP 24 - 53170 SAINT DENIS DU MAINE France
Tel : 02.43.64.23.25

- Notre site : www.mariereine.com
- Notre maison : www.citedelimmaculee.com
- Site d'évangélisation: www.labonnenouvelle.fr

PS : pour vous aider à rentrer dans la louange et l'adoration n'hésitez pas à commander le CD audio "chants nouveaux !". Il est disponible par téléphone au 02.43.64.23.25 ou sur le site www.mariereine.com
Attention c'est un CD qui peut être dérangeant voir destabilisant car très très charismatique. Ce ne sont pas des chants mais plutôt de la prière chantée, ponctuée d'exhortations, de chants en langues et de paroles de connaissance. Déjà beaucoup de fruits et 3ème édition en 5 mois !

** Pour nous aider et nous encourager :
- Merci de nous porter dans votre prière
- Vous pouvez aussi cliquer sur "faire une offrande" sur notre site.



** Découvrez l'info le Carême pour les nuls sur notre site : www.mariereine.com






- A diffuser selon votre coeur !

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Et vos triglycérides vont bien ?

Pourquoi faut-il surveiller ses triglycérides ?

Pourquoi faut-il surveiller ses triglycérides ?On parle beaucoup du cholestérol, mais rarement des triglycérides. Pourtant, en excès, ces acides gras font aussi prendre de grands risques pour la santé. D'ailleurs, le saviez-vous ? Une partie des triglycérides est fabriquée à partir du sucre et de l'alcool consommés en excès.

 

Cholestérol et triglycérides circulent dans le sang


Le cholestérol n'est pas le seul acide gras qui circule dans notre sang. La situation est bien plus compliquée. D'ailleurs, on différencie déjà deux types de cholestérol : le bon du mauvais, respectivement le HDL-cholestérol et le LDL-cholestérol. En langage courant, un excès de cholestérol désigne un taux excessif de LDL-cholestérol dans le sang (hypercholestérolémie), lequel s'accompagne d'un risque cardiovasculaire élevé. Mais en terme de santé, un taux insuffisant de bon cholestérol fait également prendre des risques. Il en est de même d'un taux trop élevé de triglycérides, un autre type d'acides gras circulants (au-delà de 2g/l, c'est l'hypertriglycéridémie).

Ainsi, lorsqu'on vous prescrit un dosage du cholestérol, ce sont en fait tous les lipides circulants qui sont dosés à partir d'une prise de sang à jeun : LDL, HDL, cholestérol total et triglycérides.

D'où viennent les excès de triglycérides ?


Les triglycérides jouent un rôle de réserve énergétique. Une partie d'entre eux sont donc stockés dans le tissu adipeux. Ils sont apportés en partie par les graisses alimentaires que nous mangeons, mais ils sont également fabriqués par notre organisme lors de la dégradation par le foie des sucres rapides consommés en excès. Ainsi lorsque l'on mange trop sucré ou que l'on consomme trop de boissons alcoolisées, il s'ensuit une production accrue de triglycérides. Or une élévation brutale du taux de triglycérides tend à épaissir le sang. C'est ce phénomène que l'on ressent les lendemains de fête et qui accompagne la ' gueule de bois '.

Mais un taux excessif de triglycérides augmente aussi le risque d'athérome et d'accident cardiovasculaire (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral). Ce risque cardiovasculaire est potentialisé en cas d'excès de cholestérol. A noter également que le danger des triglycérides est accru quand le ' bon cholestérol ' diminue.

Une concentration élevée de triglycérides peut être à l'origine d'une inflammation du pancréas (pancréatite). Enfin, l'hypertriglycéridémie est un des 5 facteurs de risque du syndrome métabolique (également désigné par syndrome du gros ventre), aux côtés du diabète, de l'obésité abdominale, du cholestérol et de l'hypertension. Ce syndrome double le risque de décéder d'une complication cardiovasculaire.

En conclusion, les principales causes d'excès de triglycérides sont le surpoids, surtout localisé au niveau du ventre, mais aussi la consommation excessive d'alcool. La prévention repose donc sur la perte de poids, avec une limitation des produits gras et sucrés, et de l'alcool.

Dans tous les cas, il est important de surveiller son taux de triglycérides car celui-ci doit être maintenu à un taux idéal pour se prémunir de nombreux risques pour sa santé.

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Carême où seul brille le soleil de Dieu.

Carême. Le temps du désert pour Jésus et pour nous. Le temps de mettre les choses au clair. Le temps de se retirer dans le désert où seul brille le soleil de Dieu.

Il y a bien des mises au point dont nous avons besoin. L’histoire de Noé rescapant avec sa famille du déluge meurtrier fait partie de celles qui laissent un arrière-goût d’amertume. Dieu a en effet envoyé une catastrophe considérable. Dieu a punit durement. Dieu n’est pas commode, s’il n’était pas Dieu on pourrait même dire qu’il se montre dur, à ses heures.

Voilà un des lieux où nous avons à effectuer un retournement radical. Où nous avons à nous convertir. Se convertir ne veut pas dire « se convaincre du contraire de l’évidence pour être en accord avec sa foi ». Se convertir veut dire « regarder le monde avec les yeux de Dieu et se mettre en accord avec ce qui nous a été révélé ». Cela demande du travail, cela demande des efforts, mais c’est pour nous un chemin de liberté.

Dieu en effet n’a pas frappé aveuglément l’humanité au temps de Noé. Il a constaté que l’homme s’était détourné de lui et de sa destinée et qu’il s’était complu dans le mal. L’homme courrait à sa perte et en était pleinement responsable. Mais Dieu a aussi remarqué qu’il y avait des hommes qui persévéraient dans le bien. Noé et les siens. Le Seigneur les a préservé du malheur et les a introduits dans une nouvelle alliance. Quand à ceux qui ont été emporté par la mort, saint Pierre nous rappelle dans la deuxième lecture qu’ils n’ont pas été oubliés de Dieu puisque le Christ les a rejoints pour leur annoncer la Bonne Nouvelle du salut. Personne n’est donc exclu a priori de l’alliance.

C’est le sens du mystère auquel nous nous préparons pendant ce temps de carême. Dieu scelle une nouvelle alliance avec l’humanité, il fait une nouvelle création. Que ferons-nous concrètement pour y avoir part ? Le mot concrètement a son poids. Nous ne choisissons pas de faire des efforts pour échapper à la punition ni pour calmer le courroux de la divinité. Nous sommes venus ce matin parce que nous avons entendu l’appel à une vie nouvelle, à une alliance nouvelle, et nous nous disons prêts à mettre en œuvre tout ce qu’il convient pour y adhérer.

La tâche nous est facilitée par le Seigneur qui nous donne des moyens concrets de nous rappeler notre engagement mutuel. Pour Noé ce fut un arc dans le ciel. Pour nous, ce fut un signe dans le ciel au jour du baptême de Jésus, qui a eu lieu juste à la veille de son retrait au désert.

Voilà qui doit nous remettre en question. Le baptême de Jésus marquait son entrée dans la vie publique. Or, sitôt son ministère inauguré, Jésus s’efface, il se dérobe à notre attente, il part au désert. Jésus nous enseigne ainsi que la solitude est la clé et le tournant de la vie spirituelle. On ne peut en faire l’économie si l’on veut fonder sur de saines bases. Ainsi, au désert, Jésus est seul face à Dieu, seul face à lui-même. Le Verbe de Dieu y fait l’expérience de l’homme, et elle va marquer tout son ministère public.

Certes, il ne faut pas en dire trop, car nous avons peu idée de ce qu’a pu être le désert de Jésus, l’évangile nous le raconte à peine. Mais il est certain qu’il y rencontra le Tentateur, il est certain que Jésus est allé aux confins de lui-même, là où seul l’Esprit pouvait le conduire. Il a ainsi exploré de l’intérieur le fin-fond de notre fragile humanité, il a traversé de part en part tous nos enfermements, et il en a été vainqueur. Jésus a éprouvé la faim du fils prodigue, il a souffert de la terrible angoisse d’être loin de la maison du Père, pour nous y ramener.

S’il reste mystérieux, le désert de Jésus est donc lié au nôtre. Jésus s’est enfoncé dans nos isolements, ceux qui nous séparent de Dieu et de nos frères, pour nous remettre en relation. A nous donc de nous enfoncer en lui car c’est à présent en lui que nous trouvons la porte de sortie de nos impasses. Jésus est notre désert, celui qui nous fait passer de l’isolement à la solitude, celui qui nous fait goûter la joie d’être seul à seul avec Dieu. Notre péché rend nécessaire ce passage au désert, sous peine que ce soit Jésus qui nous déserte. Nous resterions dans nos déserts de désolation alors que nous sommes invités à un désert de plénitude.

Notre péché en effet a dispersé notre âme. La contemplation de Jésus au désert nous aide à l’unifier, à retrouver le sens de l’utile. Nous perdons trop de temps en futilités. Le Tentateur le sait et provoque toujours à des actes gratuits, sans but réel. Jésus, lui, se met en route sans perdre de temps. Pour lui tout est utile, tout sert à sa mission, il ne se laisse pas distraire de son but.

En somme, le passage au désert nous rend enfin capables d’être autrement que pour nous-mêmes. C’est la fin de la promotion de soi et le premier pas vers la filiation, l’apprentissage qu’on ne devient pleinement homme que par humiliation de soi. En somme, exactement ce que l’esprit du monde veut nous faire oublier en nous convainquant que nous sommes des héros ou des demi-dieux. Non, nous ne le sommes pas. Nous sommes des fils dans le Fils.

Ainsi, par la pratique de la prière, du jeûne et de l’aumône, qui sont les ressorts de notre marche vers Pâques, nous nous construisons l’arche de Noé qui fait passer au travers des eaux de la mort. Il s’agit d’une authentique expérience baptismale.

Que l’Esprit qui poussa Jésus au désert s’empare radicalement de nous et nous fasse prendre résolument la direction que Jésus a prise avant nous et pour nous. Que chaque jour de notre carême soit un jour où le Tentateur recule, jusqu’à ce qu’aucune pensée « des hommes » ne nous séduise plus, jusqu’à ce que nous soyons capables de toujours préférer les pensées de Dieu. Parce qu’il est notre Père, parce qu’il a décidé, par amour pour nous, de faire toutes choses nouvelles.



Frère Dominique.

09:19 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

25/02/2009

Analyse " chrétienne " sur les conséquences de la crise économique.

Mgr Tomasi analyse les conséquences de la crise économique.

 ROME, Mercredi 25 février 2009 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral du discours prononcé le 20 février par Mgr Silvano Maria Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies et des Institutions spécialisées à Genève, lors de la session spéciale du Conseil des droits de l'homme sur la crise économique.

*  *  *

1. Comme les médias nous le rappellent chaque jour, la crise financière mondiale a causé une récession mondiale avec des conséquences sociales dramatiques, y compris la perte de millions d'emplois et le risque grave que pour de nombreux pays en voie de développement, les Objectifs de développement du Millénaire ne puissent être atteints. Les droits de très nombreuses personnes sont compromis, y compris ceux d'un accès à l'eau, à la nourriture, à la santé et à un travail digne. Surtout, quand des parties importantes d'une population nationale voient leurs droits sociaux et économiques bafoués, la perte d'espérance met en danger la paix. La communauté internationale a la responsabilité légitime de demander pourquoi cette situation s'est créée, à qui en revient la responsabilité et de quelle manière une solution concertée peut nous faire sortir de la crise et faciliter le rétablissement des droits. La crise a en partie été causée par le comportement problématique de certains acteurs du système financier et économique, y compris des administrateurs de banques et ceux qui auraient dû être plus attentifs en ce qui concerne les systèmes de monitorage et de responsabilité. Ils ont donc une grande responsabilité dans les problèmes actuels. Toutefois, les causes de la crise sont plus profondes.

2. Réfléchissant sur la crise de 1929, le pape Pie XI observa : « Aujourd'hui, il n'y a pas seulement une concentration de richesse, mais aussi l'accumulation d'une puissance énorme, d'un contrôle despotique de l'économie aux mains d'un nombre infime de personnes, qui ne sont souvent pas propriétaires mais seulement dépositaires et administrateurs du capital, mais dont ils disposent à leur niveau et selon leur plaisir » (Quadragesimo anno, n. 105). Il observa aussi que la concurrence libre s'était autodétruite en se fondant sur le profit comme unique critère. La crise actuelle a des dimensions économiques, juridiques et culturelles. L'activité financière ne peut se réduire à obtenir des profits faciles, mais doit aussi inclure la promotion du bien commun parmi ceux qui prêtent, ceux qui empruntent et ceux qui travaillent. L'absence de fondement éthique a apporté la crise à tous les pays, à bas, moyen ou haut revenu. Monsieur le Président, la délégation du Saint-Siège exhorte une nouvelle fois à prêter « attention à la nécessité d'une approche éthique à la création de collaborations positives entre marchés, société civile et Etats » (Benoît XVI).

3. L'impact des conséquences négatives est toutefois plus dramatique sur le monde en voie de développement et sur les groupes les plus vulnérables dans toutes les sociétés. Dans un document récent, la Banque Mondiale estime qu'en 2009, la crise économique mondiale actuelle pourrait pousser 53 millions de personnes supplémentaires au-dessous du seuil des 2 dollars par jour. Ce chiffre s'ajoute aux 130 millions de personnes contraintes à la pauvreté en 2008 à cause de l'augmentation des prix des produits alimentaires et de l'énergie. Ces tendances menacent gravement le succès de la lutte contre la pauvreté à travers les Objectifs du millénaire d'ici à 2015. Il est évident que ceux qui souffriront le plus des difficultés économiques sont les enfants, et en 2009, une augmentation considérable du taux de mortalité infantile dans les pays pauvres est prévu.

4. On sait que les pays à bas revenus sont extrêmement dépendants de deux flux financiers : l'aide étrangère et les envois des émigrés. Dans les prochains mois, les deux flux diminueront de manière significative à cause de l'aggravation de la crise économique. Malgré l'affirmation officielle renouvelée de l'engagement des donateurs à augmenter l'Official development assistance (ODA) selon l'Accord de Gleneagles, actuellement la majeure partie des donateurs ne sont pas en conditions de satisfaire leur objectif d'augmenter graduellement l'ODA d'ici 2010. Par ailleurs, les chiffres les plus récents révèlent une diminution des flux d'aide. Cela fait craindre qu'un éventuel effet direct de la crise économique mondiale pourrait être une importante réduction des aides aux pays pauvres. D'autre part, les envois des travailleurs émigrés ont déjà été réduits de manière significative. Cela menace la survie économique de familles entières qui retirent une partie consistante de leur revenu du transfert de fonds effectué par des proches qui travaillent à l'étranger.

5. Monsieur le Président, la délégation du Saint-Siège désire se concentrer sur un aspect spécifique de cette crise : son impact sur les droits des enfants, qui montre aussi ce qui est symptomatique de l'impact destructif sur tous les autres droits sociaux et économiques. Actuellement, certains droits importants des pauvres dépendent beaucoup des flux officiels d'aide et des envois des travailleurs. Parmi eux, il y a les droits à la santé, à l'instruction et à la nourriture. Dans plusieurs pays pauvres, en effet, les programmes relatifs à l'éducation, la santé et l'alimentation sont réalisés grâce aux flux d'aide des donateurs officiels. Si la crise économique réduit cette assistance, la réalisation de ces programmes pourrait être mise en danger. De la même manière, dans beaucoup de régions pauvres, ce sont les envois des travailleurs émigrés qui permettent à des familles entières de fournir une instruction et une alimentation correcte à leurs enfants. Si la réduction des aides et des envois se poursuit, elle privera les enfants du droit à l'éducation, créant une double conséquence négative. Non seulement elle empêchera les enfants de développer le plein exercice de leur talent, qui pourrait être mis au service du bien commun, mais les pré-conditions de difficultés économiques à long terme se poseront. Un investissement en baisse dans l'éducation d'aujourd'hui se traduira par une croissance en baisse demain. En même temps, une mauvaise alimentation des enfants aggrave de manière significative l'espérance de vie, en augmentant les taux de mortalité des enfants comme des adultes. Les conséquences économiques négatives de cela vont au-delà de la dimension personnelle et touchent des sociétés entières.

6. Monsieur le Président, je me permets de mentionner une autre conséquence de la crise économique mondiale qui pourrait être particulièrement importante pour le mandat des Nations Unies. Trop souvent, des périodes de graves difficultés économiques ont été marquées par la montée au pouvoir de gouvernements dont les engagements envers la démocratie sont douteux. Le Saint-Siège prie pour que ce type de conséquences puisse être évité dans la crise actuelle, parce qu'il aboutirait à une grave menace pour la diffusion des droits humains fondamentaux pour lesquels cette institution a lutté avec tant de ténacité.

7. Ces 50 dernières années, des résultats importants dans la réduction de la pauvreté ont été atteints. Monsieur le Président, ces résultats sont en danger et une approche cohérente est nécessaire pour les protéger à travers un sens renouvelé de la solidarité, en particulier pour les parties de la population et pour les pays les plus touchés par la crise. Toutefois, des erreurs anciennes et plus récentes se répèteront si l'on n'entreprend pas une action internationale concertée pour encourager et protéger tous les droits de l'homme et si les activités financières et économiques ne sont pas mises sur une route éthique qui puisse privilégier les personnes, leur productivité et leurs droits par rapport à l'avidité qui peut découler de l'attention au seul profit.

21:19 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

24/02/2009

LA RÉCONCILIATION VUE PAR GUY GILBERT.

 

 

Un Témoignage d'amour à l'état brut cisellé au fil du temps par le verbe haut en couleurs de Guy Gilbert.

Bouleversant de pure Tendresse !

Bruno LEROY.

19:49 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans TÉMOINS DE CE TEMPS. | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

22/02/2009

SENGHOR UN GÉANT DE LA PENSÉE AFRICAINE.

Le 7 juin 1963, Léopold Sedar Senghor (1906-2001), président catholique d´un pays - le Sénégal - essentiellement musulman, déclarait en inaugurant la mosquée mouride de Touba "musulmans et chrétiens, nous allons prier ensemble". Chef d´État, homme politique, poète, essayiste, il s´est éteint le 20 décembre, en Normandie, à l´âge de 95 ans, au moment où Jean-Paul II appelle les religions à prier pour la paix en un même lieu, Assise.

Dans son poème "L´arc en ciel de ta paix", cet homme de combat, champion de la "négritude", de l´indépendance de son pays, implore la paix comme un don de Dieu.

"Ô bénis ce peuple, Seigneur
Qui cherche son propre visage sous le masque et a peine à te reconnaître...
Ô bénis ce peuple qui rompt ses liens... et avec lui tous les peuples d´Europe, tous les peuples d´Asie, tous les peuples d´Afrique et tous les peuples d´Amériques qui suent sang et souffrances.
Et au milieu de ces millions de vagues, vois les têtes houleuses de mon peuple.
Donne à leurs mains chaudes qu´elles enlacent la terre d´une ceinture de mains fraternelles dessous l´arc en ciel de ta paix".

En Italie, sous le titre "l´orgueil de s´appeler Négro", l´agence missionnaire Misna () lui rend hommage en tant "qu´homme de culture et l'un des pères fondateurs, avec le poète martiniquais Aimé Césaire, du mouvement littéraire et culturel de la "Négritude"."

"Senghor, souligne Jean-Léonard Touadi dans sa dépêche, a occupé la scène intellectuelle africaine avant, pendant et après la décolonisation. Ses œuvres poétiques "Chants d'ombre" (1945), "Hosties Noires" (1948), "Anthologie de la Nouvelle poésie nègre et malgache de langue française" (1948) et d'autres formeront l'ossature de la revendication et de l'affirmation des valeurs du monde nègre".

"Etudiant à Paris, Senghor participe et nourrit, grâce à son érudition et à sa passion, le mouvement de renaissance de l'Afrique subsaharienne. Il reprend, à travers une opération de catharsis intellectuelle, le mot "négro" ... pour le transformer en point de départ pour le retour impératif à la "Mère Africa". "

Il souligne, en même temps que cette affirmation de la singularité africaine, l´aspiration de Senghor à l´universel. A la fraternité universelle. "La négritude, explique l´auteur, devient un paradigme idéal pour accomplir le voyage de réaffirmation de son être propre et de son histoire, à l'époque niée. Retrouver soi-même pour être prêt à se rendre au "rendez-vous de l'Universel", dit Senghor qui souhaite l'avènement d'une civilisation métisse où tous les peuples pourront finalement apporter tout le génie de leur personnalité spécifique. Senghor appelle ce moment le "rendez-vous du donner et du recevoir". Les écrivains subsahariens de la deuxième et de la troisième génération se montreront très critiques envers le mythe Senghor parce que dans ce "donner et recevoir", les africains devraient apporter seulement l'exubérante vitalité de leur émotivité (Senghor a remplacé le "Cogito ergo sum", "Je pense donc je suis" cartésien par "Je danse donc je suis") et cela constituerait une forme de servitude devant les peuples qui apportent raison et rationalité technologique".

"Senghor, conclut l´auteur, reste un géant de la pensée africaine moderne. Son érudition et sa stature intellectuelle ont fait de lui le premier africain subsaharien à être membre de l'Académie Française. Outre la valeur littéraire et poétique, il convient de rappeler l'homme politique, père de l'indépendance du Sénégal et co-fondateur de l'Organisation de Unité Africaine (OUA, ndlr). Il a été l'unique président à instaurer un régime démocratique dans son pays et le premier à quitté librement le pouvoir en 1980".

Le site de l´Académie française (
http://academie-francaise.fr), lui consacre la notice biographique suivante, rappelant que le président Senghor avait été élu à l´Académie française, le 2 juin 1983, au fauteuil du duc de Lévis-Mirepoix (16e fauteuil).

Né à Joal, au Sénégal, le 9 octobre 1906, Léopold Sédar Senghor fait ses études à la mission catholique de Ngasobil, au collège Libermann et au cours d´enseignement secondaire de Dakar, puis, à Paris, au lycée Louis-le-Grand et à la Sorbonne. Il est reçu à l´agrégation de grammaire en 1935.

Tout en enseignant les lettres et la grammaire au lycée Descartes à Tours (1935-1938), il suit les cours de linguistique négro-africaine de Lilias Homburger à l´École pratique des hautes études et ceux de Paul Rivet, de Marcel Mauss et de Marcel Cohen à l´Institut d´ethnologie de Paris. Nommé professeur au lycée Marcellin Berthelot de Saint-Maur-des-Fossés en 1938, il est mobilisé en 1939 et fait prisonnier en juin 1940. Réformé pour maladie en janvier 1942, il participe à la Résistance dans le Front national universitaire. De 1944 jusqu´à l´indépendance du Sénégal, il occupe la chaire de langues et civilisation négro-africaines à l´École nationale de la France d´outre-mer.

L´année 1945 marque le début de sa carrière politique. Élu député du Sénégal, il est, par la suite, constamment réélu (1946, 1951, 1956). Membre de l´assemblée consultative du Conseil de l´Europe, il est, en outre, plusieurs fois délégué de la France à la conférence de l´UNESCO et à l´assemblée générale de l´ONU. Secrétaire d´État à la présidence du Conseil (cabinet Edgar Faure : 23 février 1955 - 24 janvier 1956), il devient maire de Thiès, au Sénégal, en novembre 1956. Ministre-conseiller du gouvernement de la République française en juillet 1959, il est élu premier Président de la République du Sénégal, le 5 septembre 1960. Ses activités culturelles sont constantes : en 1966, se tient, à Dakar, le 1er Festival mondial des arts nègres. Réélu Président de la République en 1963, 1968, 1973, 1978, il se démet de ses fonctions le 31 décembre 1980.

Léopold Sédar Senghor avait obtenu un festival de prix littéraires. Il était médaille d´or de la langue française ; grand prix international de poésie de la Société des poètes et artistes de France et de langue française (1963) ; médaille d´or du mérite poétique du prix international Dag Hammarskjoeld (1965) ; grand prix littéraire international Rouge et Vert (1966) ; prix de la Paix des libraires allemands (1968) ; prix littéraire de l´Académie internationale des arts et lettres de Rome (1969) ; grand prix international de poésie de la Biennale de Knokke-le-Zoute (1970) ; prix Guillaume Apollinaire (1974) ; prince en poésie 1977, décerné par l´association littéraire française L´Amitié par le livre ; prix Cino del Duca (1978) ; prix international du livre, attribué par le Comité international du livre (Communauté mondiale du livre, UNESCO, 1979) ; Prix pour ses activités culturelles en Afrique et ses œuvres pour la paix, décerné par le président Sadate (1980) ; médaille d´or de la CISAC (Confédération internationale des sociétés d´auteurs et compositeurs) ; premier prix mondial Aasan ; prix Alfred de Vigny (1981) ; prix Athénaï, à Athènes (1985) ; prix international du Lion d´or, à Venise (1986) ; prix Louise Michel, à Paris (1986) ; prix du Mont-Saint-Michel, aux Rencontres poétiques de Bretagne (1986) ; prix Intercultura, à Rome (1987).

Il était docteur honoris causa de trente-sept universités, dont Paris-Sorbonne, Strasbourg, Louvain, Bordeaux, Harvard, Ifé, Oxford, Vienne, Montréal, Francfort, Yale, Meiji, Nancy, Bahia et Evora.

Il était membre de nombreuses académies et titulaire de prestigieuses décorations françaises et étrangères.

21:41 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Une puissante vague d’espérance.

La liturgie de ce jour est soulevée par une puissante vague d’espérance. Nous venons de le reconnaître au début de cette Eucharistie : nous sommes pécheurs, aliénés par nos passions, errants comme des brebis vouées à l’abattoir ; notre folie nous a égarés loin de Dieu dans les ténèbres mortelles. Mais nous croyons que le Seigneur nous fait miséricorde : il nous pardonne nos fautes et nous donne part à sa vie. Aussi pouvons-nous exulter avec le psalmiste : « Seigneur, je suis sûr de ton amour : mon cœur est dans la joie, car tu me sauves ; je veux chanter au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait (Ant. d’ouv.).
Mais comment avoir la certitude que cette « Bonne Nouvelle » de notre réconciliation - motif de notre rassemblement et source de notre espérance - soit autre chose que la mise en scène imaginaire de notre désir le plus profond que nous aurions projeté sur les récits évangéliques ? Les scribes ont raison : « Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » Dès lors : ou bien ce Jésus est un imposteur et un blasphémateur, ou bien il est l’Envoyé auquel Dieu a « donné tout pouvoir au ciel et sur la terre » (Mt 28, 18). Dans le premier cas, la vie n’est qu’une mauvaise nuit dans une auberge insalubre ; seule la seconde solution nous donne des motifs d’espérance. Aussi avons-nous tous à nous confronter tôt ou tard personnellement à l’événement Jésus-Christ, car c’est par rapport à lui que chacun d’entre nous est appelé à décider du sens de sa vie.
Or la certitude que Dieu a accompli sa promesse - « Moi, oui, moi je pardonne tes révoltes, à cause de moi-même, et je ne veux plus me souvenir de tes péchés » (1ère lect.) - cette certitude de foi naît au cœur de tout homme qui contemple le Christ des Evangiles sans a priori. Si nous nous laissons conduire par l’Esprit, nous confesserons nous aussi avec le centurion romain au pied de la Croix : « Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu ! » (Mc 15, 39). En lui le « Dieu fidèle n’a pas été à la fois “oui” et “non” ; il n’a jamais été que “oui” » (2nd lect.). Ce « oui » de Dieu, ce salut qu’il nous offre gratuitement en son Fils Jésus-Christ, n’est pas simplement l’annulation de la dette de notre péché, mais notre élévation gratuite jusqu’à la condition filiale, par le don de « l’Esprit qui habite en nos cœurs » (Ibid.). Le Seigneur ne se contente pas de faire de la « restauration » : « A vin nouveau, outres neuves » (Mc 2, 22) ; « voici que je fais un monde nouveau : il germe déjà, ne le voyez-vous pas ? » (1ère lect.). C’est précisément pour que nous puissions « voir » le travail secret de la grâce au fond des cœurs, que Jésus « ordonne au paralysé : “Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi” ». De fait, si Notre-Seigneur n’avait pas épousé l’impuissance de notre mort à tous, pour se « lever » vivant au matin de Pâques, il n’aurait eu aucune autorité pour faire « lever » le paralytique - et nous n’aurions que peu de chose pour fonder notre espérance.
Il est clair que Jésus ne « prouve » pas son pouvoir de pardonner les péchés en guérissant le paralytique : les deux actions ne se situent pas sur le même plan. Mais cet homme aurait-il été guéri s’il n’avait pas auparavant accueilli la miséricorde ? On peut en douter. La guérison ne peut en effet manifester le pouvoir de pardonner, que si ce pardon a été effectivement reçu. Ce qui suppose par la même occasion que cet homme se soit reconnu pécheur devant Dieu et devant son Christ. Nous pressentons une mystérieuse complicité entre Jésus et cet homme, dont Notre-Seigneur reconnaît d’amblée la foi. Aussi la parole toute empreinte de tendresse - « Mon fils, tes péchés sont pardonnés » - répond-elle sans aucun doute à la demande implicite du paralytique, plus soucieux de son âme que de son corps. Notre-Seigneur interpelle l’homme en lui signifiant que la paternité divine envers lui est restaurée - « Mon fils » - et explicite le processus qui a conduit à cette réconciliation : « tes péchés sont pardonnés ». En agissant ainsi, Jésus prend la place de l’offensé, c’est-à-dire de Dieu, et parle en son nom, ce qui fait précisément l’objet de la contestation de la part des scribes. La parole de Jésus restaure la relation avec cet homme en prenant autorité sur les obstacles spirituels (les péchés) qui le séparaient de Dieu.
La guérison physique n’est un argument que pour ceux de l’extérieur : le malade savait déjà que Jésus possédait ce pouvoir, car qui peut le plus - pardonner les péchés - peut le moins - relever un paralytique. Aussi n’est-ce pas de l’impertinence de la part de cet homme de partir, son brancard sous le bras, sans un mot de remerciement : tout était déjà dit entre Jésus et lui dans les regards qu’ils se sont échangés dès le premier instant de la rencontre. Sa manière de remercier pour le don de la miséricorde, a été de se prêter à la guérison qui permet d’accréditer le Maître. Sachons nous aussi dire avec le Psalmiste : « Pitié pour moi, Seigneur, guéris-moi car j’ai péché contre toi ! » (Ps 40). C’est précisément en nous laissant réconcilier avec Dieu, que « par le Christ que nous disons “amen”, notre “oui” pour la gloire de Dieu » (2ème lect.). Et la « preuve » que nous sommes réconciliés, c’est que « Dieu nous a fait une première avance sur ses dons : l’Esprit qui habite nos cœurs » (Ibid.) et nous donne à nous aussi de « rendre gloire à Dieu, en disant : “Nous n’avons jamais rien vu de pareil” ».

« Loué sois-tu Dieu notre Père pour ton infinie patience avec nous ! Béni sois-tu de nous avoir recréés par ta Parole toute-puissante que tu prononces sur nous dans ton Souffle d’amour. Loué sois-tu et exalté pour les siècles, toi qui “nous sauve au jour du malheur, qui nous protège et nous garde en vie ; toi qui guérit notre âme et nous rétablis pour toujours en ta présence” (Ps 40). Nous t’en prions : “marque-nous de ton sceau, consacre-nous à ton service, rends-nous solides pour le Christ dans nos relations avec nos frères, afin que par lui, nous te disions “amen”, notre “oui” pour ta gloire”. Fais de nous des témoins d’espérance, des ambassadeurs de ta miséricorde, des prophètes du “monde nouveau qui germe déjà” depuis le matin de Pâques. »



Père Joseph-Marie.

10:13 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |