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15/12/2011

Aimez en ouvrant votre regard vers l’intérieur.

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Depuis tant d’années que j’occupe la toile, en tant qu’éducateur, j’eusse dû vous écrire davantage d’analyses sur le social et la pédagogie, en général.

 

Pourquoi, grand Dieu, ne l’ai-je point fait, comme un travailleur social ordinaire et conformiste au point que rien ne le consume de l’intérieur ?

 

Tous mes écrits commencent dans une réflexion dite matérialiste et bien ordonnée. Mais, le vent soudainement se met vite à tourner. Je sais au fond de moi que le simple éducateur, le pauvre hère confronté à la violence sociétale et adulescente, ne peut affronter seul les paradigmes mouvants de notre société.

 

Oui, j’avoue Monsieur le cartésien ; que sans la présence perpétuelle de l’Esprit-Saint à mes côtés ; non seulement je n’aurais rien fait et serais probablement mort.

 

La violence des Jeunes, accompagnés bien souvent de leurs trafiquants de came, m’aurait cloué au pilori des résistants décédés. Hé oui, la vie telle qu’elle se présente dans certaines banlieues, demande de ma part un niveau poids lourd en boxe acquis depuis longtemps.

 

Cependant, les semonces physiques sont évanescentes dans le cerveau des ados et déstabilisant psychologiquement pour l’éducateur qui les assume.

 

Alors, j’ai la puissance de Dieu dans le cœur et ses Anges gardiens qui me préservent de bien des conflits sanglants. Vous arrive-t-il de vous promener la nuit dans une Banlieue où les jeunes sont défoncés au point qu’ils n’attendent qu’un mot pour vous défoncer.

C’est mon quotidien avec la foi chevillée au corps. Je suis sans peur dans ces moments précis.

 

Et lorsque je rentre, les visages entrevus m’invitent à la prière.

 

Voilà pour quelles raisons, j’écris tant sur les valeurs spirituelles qui donnent Sens à l’existence. Dans un entourage qui ne croit même plus en lui, l’important est de croire en soi et une transcendance qui offre des horizons d’espérance. Sans cela, j’aurais baissé les bras depuis longtemps. Et je crierais vainement du profond de mon désert qu’il faut changer le monde. Mais, je serais perdu dans les méandres de mes propres incertitudes.

 

De toute ma vie, je n’ai jamais douté de Dieu et encore moins de Son amour. Il me sauve à chaque pas que j’effectue désormais à 53 piges. Et me remplit tellement d’une indicible Joie !

Il faudrait que je sois mentalement sourd aux appels des pauvres pour ne pas aimer Christ.

 

Dans leurs yeux égarés, je vois le Christ pleurer sur les injustices que les Hommes génèrent. Il  coule sur ses joues des larmes de sang. Mon être ne peut que s’ouvrir à cette tendresse tarie.

 

Vous qui me lisez, je vous en prie, n’ayez pas peur de l’étrange étranger qui traverse le trottoir même si sa tête est patibulaire. N’ayez pas peur de ces bandes de jeunes qui sont bruyantes dans ce désir inconscient de montrer qu’ils existent envers et contre tout.

 

Aimez en ouvrant votre regard vers l’intérieur de toutes ces personnes que vous ne voyez que de l’extérieur. Des océans tumultueux de bonté peuvent émerger de leur intériorité.

 

Aimons certes avec discernement, prudence mais ne nous fermons pas aux autres qui sont des parties de nous-mêmes, que nous le voulions ou non.

Par chance, Dieu n’a guère fait de moi un vieux rockeur fatigué. Mon look avec cheveux longs, santiags et bagouses est une inculturation au sein d’un peuple que j’apprécie par-dessus tout. Si, un jour, l’âge venant, je devais me retirer. Je le ferai par respect pour ces ados paumés et noyés dans un néo-libéralisme despotique. Mais, je conserverai mon look, histoire de vie, pour m’occuper de personnes handicapées ou âgées.

 

Peu importe, l’amour se distille telle une liqueur pour tous. Et nous avons tant et tant de gens à aimer ! Tous ceux et celles qui crèvent de vivre dans une déréliction sans nom.

Nous sommes sept milliards sur cette planète et tant de combats à mener. Pour que le monde de demain soit viable, harmonieux et aimant pur nos enfants.

 

Il faut s’aimer soi-même pour aller vers les autres. Voilà pourquoi, je cultive mes plantes spirituelles en me ressourçant dans la musique sacrée ou dans un livre qui m’aide à prier.

 

Je ne cesserai jusqu’à mon souffle dernier de vous parler d’amour, de tendresse, de tolérance et de Dieu. Tout ce qui constitue les intimes vérités de mon existence comme une quintessence de mon être.

 

Bruno LEROY.

 

18:57 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRISTIANISME SOCIAL., CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA POÉSIE DE LA VIE, LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

JE SUIS UN CHRÉTIEN INDIGNÉ IL FAUT QUE VOUS LE DEVENIEZ.

J'attendais avec impatience que les chrétiens se lèvent pour dire " Non " à ce système qui détruit l'humain. Il ne suffit guère de s'indigner pour que les événements changent pensent les âmes bien faites. Erreur, l'indignation avec un discernement donné par la prière, est l'essence même qui enflamme le moteur de la Dignité. Comprenez, nous ne pouvons continuer sur le chemin d'un néo-libéralisme débridé qui met les plus faibles dans le ruisseau de la misère. Les jeunes ne pensent plus en terme d'avenir. A quoi bon étudier à l'école si pôle emploi est l'unique horizon qui se profilera demain ? A quoi bon construire un couple si nous ne sommes pas à même de subvenir à ses besoins, son épanouissement ?
En tant que chrétiens, notre conscience doit se révolter en vue d'un monde meilleur. La loi de l'argent n'écrasera plus les plus petits. Alors, comment faire pour redonner un visage humain à notre société ?
Par de petits gestes d'abord. Aider un voisin qui se trouve confronter à des problèmes administratifs kafkaïens. Sourire à un inconnu dont le moral semble si bas. Parler et écouter les ados et moins jeunes qui ne saisissent pas tous les paradigmes de la crise. Beaucoup en donnent l'analyse désespérante que les médias véhiculent. Dans les moindres instants de sa vie, le chrétien doit être vecteur de Joie et devenir contagieux. Contagion de l'amour, la joie, l'espérance, la tolérance, l'affirmation de soi face aux commerciaux, la plénitude intérieure qui ne fait pas dévier de ses convictions. Tout cela et plus encore, pour que les valeurs évangéliques soient vécues au quotidien. Oui, devenons contagieux en ayant mal aux autres et aux blessures de nos sociétés. Cette contagion sera la plus merveilleuse épidémie désirée par nos frères et sœurs en humanité. Il nous faut être chrétien nuit et jour et non une fois par semaine. Si nous ne nous indignons pas au Nom de notre Seigneur Jésus-Christ qui naquit pour nous libérer des oppressions sociétales et spirituelles, qui le fera ?
 
Bruno LEROY.
Éducateur de rue.
 

11:21 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (4) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

14/12/2011

Il nous faut des bras solides ...

Il nous faut des bras solides ...

Posted: 09 Dec 2011 08:36 AM PST

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Il nous faut des bras solides,
Pour soulever nos montagnes de pauvretés,
Du R.M.I.ste, en passant par le chômeur et le meurtrier,
De la Femme vivant seule dans le cœur de son enfant,
Du jeune dont la drogue lui procure l'illusion d'exister,
Du déprimé qui pense perdre la raison,
Et tous les vieux qui meurent de solitude,
Les suicidés du Temps qui ne trouvent plus le Sens,
Et toutes ces blessures jamais cicatrisées,
Donne-nous Seigneur,
La force de les porter, les combattre dans la Dignité,
Pour redonner cette Dignité aux êtres qui croient l'avoir perdue,
Donne-nous Ton Esprit pour illuminer notre regard,
Et voir dans les petits des christs meurtris à vie,
Pour qu'ensemble nous façonnions ce monde,
En Univers plus juste selon Tes desseins d'Amour,
Une Terre qui espère mettre les Hommes debout,
Cette Espérance brûlante qui nourrit l'arbre de nos luttes,
Ce robuste chêne au sein de la forêt,
Qui demande aux autres de bonnes Volontés,
Pour suivre sa marche et détruire nos pauvretés,
Celles qui jamais ne permettront de nous reposer,
Tant que nous saignerons pour tant de plaies,
Tant que l'Espérance ne sera pas logée
Dans l'âme de tous les désespérés,
Oui, Seigneur, le combat ne peut que continuer,
Pour tous les Humains qui cherchent à espérer,
En ce jour pas demain dans l'éternité,
Mais éternellement dans la valeur sacrée
De notre Humaine Humanité.

Bruno LEROY.

 

Le mot d'Avent du jour :

"Si tu m’apprenais à veiller, mon Dieu,
Veiller sans crainte, veiller sans peur,
Sans passer mon temps à compter mes battements de coeur ...     lire la suite

 

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09:44 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

11/12/2011

Tout ce qui paraissait terne devient lumineux.

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Il est des jours emplis de douceur où la paix vient habiter le cœur. Puis, la joie indicible jaillit de chaque extrémités du corps. C'est en cela que nous savons la présence ontologique de l'Esprit-Saint en nous. Tout ce qui paraissait terne devient lumineux dans un enchantement venu des tréfonds de l'âme.
Tout cela explique cette allégresse débordante sans être hystérique, que nous vivons chaque jour à chaque instant.
Écouter de la musique est un ravissement pour l'esprit.
Lire un livre est un enrichissement pour l'esprit.
Marcher sur l'herbe mouillée est une grâce pour le corps.
Courir dans les caresses du vent est une splendeur pour l'esprit et le corps.
Tous les problèmes insurmontables semblent s'éteindre soudainement.
Ce n'est guère une illusion, ils sont morts au profond de la mémoire.
Notre attention est fixée et non figée sur les beautés de la vie. Et sur l'amour que Dieu dépose en nous.
Nous devons cultiver notre regard pour en extraire la quintessence de l'espérance chrétienne.
Être heureux ne signifie pas que nous oublions ceux et celles qui souffrent, au contraire.
Nous voici aptes aux plus âpres combats contre les injustices criantes et les oppressions des peuples muselés.
Essayons de chercher le bonheur dans le cœur de Dieu pour réchauffer les victimes de la crise.
Ceux qui sont tombés du train rapide, trop violent de nos sociétés mercantiles.
Puissions-nous chaque instant de notre humble existence, ne jamais oublier que ces autres sont prioritairement nos frères et nos sœurs en Christ.
Nous avons trop tendance à l'ignorer souvent de peur d'être ramenés à la triste réalité.
Celle que nous pouvons assumer par la prière, la foi et l'espérance en un avenir meilleur.
Dieu a besoin de nos bras, nos mains, notre cerveau pour bâtir le monde de demain.
Il peut compter sur moi et sur nous, porteurs d'une spiritualité incarnée.
Je vous souhaite une semaine où le prochain sera tellement proche qu'il vous tiendra la main.
Une semaine aux semences de tendresse. Une semaine ensoleillée à jamais.
Bien Fraternellement, Bruno.UDP.QDVB.

21:01 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA POÉSIE DE LA VIE, LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Le soleil ne saurait éteindre le jour !

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En général, il est extrêmement rare que les beaux-fils aiment leur belle-mère. Je ne veux guère faire exception au paysage formaté des idées préconçues par pure provocation. Mais, la mienne est la beauté humaine incarnée avec tous les sentiments nobles que cela comporte. La tendresse, la justesse, l'empathie, la joie de vivre, le bonheur de faire et d'être.

Les relations avec mon beau-père sont plus évanescentes.

Oui, celle que nous surnommons tous " mamy " est notre boussole, notre étoile du matin.

Cependant, peu de temps avant les Vacances d'été le firmament s'est assombri. Mamy avait subie une intervention chirurgicale du sein pour un méchant cancer ; il y a de cela plus de dix ans.

Son bras se mit à gonfler de façon inattendue au point de provoquer de terribles douleurs.

Les examens médicaux ont révélés un cancer des ganglions à un stade avancé. Mais Mamy se bat pour garder la tête hors de l'eau malgré une océanique fatigue.

Moi et ma femme n'avons que nos prières à proposer dans ce ravin où sombrent les sourires joviaux.

Tout le monde croit en sa guérison et vraiment, nous l'espérons de tout cœur. La chimiothérapie affaiblit Mamy mais, nous pensons que cela est pour son bien.

Que faire lorsque le ciel s'assombrit aussi brutalement avec violence ?

Il faut choisir l'Essentiel et laisser tomber les ennuis superflus.

Je sais que dans ce terrifiant cyclone, Mamy sortira avec force de son combat.

Elle devait aller à Lourdes lorsque sa maladie fut décelée.

Faisons en sorte que sa guérison soit une sorte de miracle à distance.

Quoique que Dieu est dans notre âme habitée de Sa présence.

Alors, prions pour qu'un signe en forme de clin d'œil nous parvienne.

Je vous assure cela fera rire Mamy aux éclats si elle recouvre sa santé perdue. Je sais que son cœur prie pour déchirer la Lumière qui lui permettra de voir l'avenir d'un regard plein d'espoir.

Courage, Mamy, nous sommes avec Toi sur le même bateau à contempler les flots qui désirent tant nous briser. Nous ne nous laisserons pas faire par un destin qui veut nous couler.

Nous marcherons ensemble vers demain d'un pas serein et confiant en attendant la rémission souhaitée du tréfonds de notre être. Le mal a dit qu'il se tairait, peut-être.

Le soleil ne saurait éteindre le jour !

 

Bruno LEROY.

20:55 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Qu'est-ce que l'estime de soi ?

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Le problème de l'estime de soi semble n'épargner personne et bon nombre de personnes ne s'en sortent pas. Regardons de plus près ce qu'est cette fameuse estime de soi et comment nous tentons d'y remédier.

Qu'est-ce que l'estime de soi ?

Nous ressentons tous le besoin de voir notre valeur personnelle reconnue. Ce sentiment de valeur comporte deux éléments : le sentiment de sécurité et celui d'importance, ou d'utilité. Pour se sentir en sécurité, il faut se sentir aimé et accepté comme on est, quoi que l'on fasse ou dise. Pour se sentir important et utile, il faut savoir qu'elle est notre place dans ce monde, savoir ce pour quoi on est fait et se sentir compétent pour ça.

Malheureusement, nous nourrissons une série d'idées fausses sur les possibles réponses à ces besoins. Ces idées fausses sont généralement mises en place dans notre façon de penser pendant l'enfance. Un enfant qui ne bénéficie pas d'un amour inconditionnel sentira le besoin écrasant de le trouver plus tard. Et s'il doute de ses capacités, il faudra qu'il se le prouve d'une façon ou d'une autre plus tard. Ces deux besoins fondamentaux sont à la base de la majeure partie de nos comportements (notre façon d'être dans nos relations, notre attitude face à l'échec ou à la réussite...). C'est le fait qu'ils ne sont pas comblés qui nous fera réagir en période de stress.

Le sentiment de valeur "intrinsèque" d'un enfant peut être affecté pas plusieurs choses, entre autres par la maltraitance, verbale et physique. Être ridiculisé, rabaissé, rend l'enfant vulnérable et peu sûr de lui-même à l'âge adulte. Les mots, la façon de parler, peuvent le blesser et l'affecter au-delà de ce que l'on croit. Un enfant qui entend sans cesse des propos négatifs et un ton coléreux va "enregistrer" cette façon de communiquer et a de fortes chances de reproduire la même chose plus tard, quand bien même il se dirait de ne pas le faire. Certains parents mettent une pression énorme à leurs enfants pour qu'ils réussissent.
 
 Ces enfants deviennent souvent perfectionnistes ; ils gardent pour longtemps en mémoire le ton désapprobateur de leurs parents. D'autres parents au contraire donnent l'impression de beaucoup plus "aimer" leur enfant en étant moins sur son dos, en lui laissant faire beaucoup de choses. Mais paradoxalement le résultat est aussi une estime de soi peu construite, car nous avons besoin d'un cadre pour pousser harmonieusement.
As-tu l'impression de toujours chercher l'approbation des autres et de te dire qu'il faut que tu sois toujours prêt(e) à faire plaisir aux autres pour te faire accepter ? Est-ce qu'il t'arrive de changer de comportement ou d'opinion, en t'adaptant à la personne que tu as en face de toi ? Te semble-t-il qu'en étant en vue aux yeux des autres, ta valeur est reconnue ? As-tu déjà pensé qu'en faisant des choses comme ça, tu cherchais en fait ton estime de toi ? Nous sommes chacun trop préoccupés par notre besoin de reconnaissance pour pouvoir vraiment répondre sans arrière-pensées aux besoins des autres. Et ce qui pour moi peut m'aider à me sentir bien ne marche pas forcément pour mon voisin. La recherche de l'approbation des autres, de la reconnaissance de ce que l'on fait, est éphémère. Il faut toujours en faire plus, sans être satisfait de nous-mêmes.
Se sentir utile et compétent vient quand nous découvrons quelle est notre place dans ce monde, ce pour quoi nous sommes fait. Qu'est-ce que ça veut dire ? Comment y parvenir ?
 
 

C'est dans notre enfance que le sentiment d'être aimé inconditionnellement devait être construit en nous. Arrivé à l'âge adulte, c'est plus difficile de trouver autour de nous des personnes qui nous communiquent ce regard indulgent, même s'il reconnaît nos fautes. Certains trouvent une certaine « force » en s'aimant soi-même et cela les satisfait. C'est vrai que dans une certaine mesure il faut s'aimer soi-même, mais nous puisons les ressources nécessaires à cela dans un réservoir de notre personne où nous avons intériorisé l'amour des autres. Tout commence par notre mode de pensée. Notre façon de penser détermine largement notre conduite. A vous de trouver votre chemin et surtout,le sens que vous donnez à votre Vie. On ne peut avoir d'estime de soi si l'on est vide ou mort de l'intérieur.Il faut alors tenter une guérison avec l'aide d'un psychothérapeute afin de mieux déterminer ce qui nous blesse de façon déraisonnée et aussi, retrouver une juste relation avec autrui dont on attend trop, parfois jusqu'à la pathologie. Les autres ne sont guère parfaits et ne peuvent en aucun cas combler nos manques...même en Amour !
 
Bruno LEROY.

 

11:14 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

10/12/2011

Citation personnelle.

Auteur spirituel davantage qu'écrivain, c'est par la prière qui intensifie mon regard, que je puise la poésie des mots de la Vie.

Bruno LEROY.

20:00 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

MA SOURCE EST EN TOI.

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Pour ces fleuves qui traversent nos forêts comme des veines nourricières,

Pour ces arbres dont les feuilles cherchent définitivement la terre,

Pour la rosée cristalline qui reflète tes pensées aux senteurs de jasmin,

Pour le vent qui chante puis se tait dans les cheveux des blés et des herbes figées,

Pour ce feu que d’aucuns appellent soleil et qui ressemble étrangement à ton visage,

Pour le bleu profond des lèvres du ciel qui enchante ma conscience et me rend humble,

Pour cette étincelle qui scintille au tréfonds de tes yeux marrons et mystérieux,

Pour ces arcs-en-ciel qui imaginent le monde avec un maximum de couleurs,

Sans peur, sans haine, sans rejet de l’autre parce qu’il est black, blanc, beur,

Pour cette langueur océane aux lames spumeuses qui me font méditer,

Pour ces miroirs aux creux des rochers cette mer en partie retenue,

Et qui pleure du prisonnier dans sa cellule sans mot dire mais sans joie,

Pour cette biche qui danse aux tempos lents des brises d’automne,

Comme un petit enfant que le monde abandonne,

Pour ce verbe libre que ton Esprit me donne pour écrire ces mots,

Dont je ne sais souvent où ils vont me mener tel un vagabond de la plume,

Pour le soir qui tombe et ne sait se relever perclus de rhumatismes,

Un peu comme la petite vieille que j’ai vu traverser pressée de renter,

Pour la peur que tu n’offres pas à ceux qui veulent t’aimer,

Cette appréhension antinomie de l’amour désintéressé,

Pour cette maladie que tu ne donnes jamais à l’un de tes enfants,

La bonté est l’éclat même de ton cœur de diamant,

Pour cette crise économique dont tu donnes les mesures de la raison,

Tu sais bien que nous t’avions oubliés sous ces tonnes de billets,

Pour recouvrer l’essence, le sens même de la vie en Jésus-Christ,

Tu sais bien qu’il nous faut laisser le superficiel qui fut notre fiel,

Pour désencombrer notre esprit de ses désenchantements et de ses chimères,

Tu sais bien qu’il nous faut retourner au centre de nous-mêmes tel un volcan éteint,

Pour rallumer la flamme de cette substantifique moelle de notre existence insipide,

Pour ces projets d’avenir et cette incommensurable beauté dont tu pares la nature,

Je te dis merci pour les joies, les peines, les chagrins, les haines, les regrets,

Je te remercie dans ton infinité d’être présent dans la fleur qui parfume ma maison,

Pour ces myriades de resplendissements que nous ne savons plus considérer,

Pour cette divine nature qui nous parle de toi à nos côtés,

Pardon et Merci d’être toujours compatissant envers tes enfants,

Qui ignorent ta grandeur faute de regarder , de contempler et de ne voir que leur nombril comme source de vérité.

Notre source c’est Toi dans le firmament étoilé de notre Espérance combative.

Pour tout cela et plus encore…MERCI !

 

Bruno LEROY.

 

19:36 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

03/12/2011

Quand le soleil meurt.

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Quand le soleil meurt,
Je te retrouve Seigneur,
Dans le silence de la nuit
Avec la joie de te confier ma journée
Dans la profondeur de mon âme,
Je sais que Tu es Seul à m'écouter,
Ta patience est sans mesure,
Et je puis te donner les moindres détails,
De mes jours splendides ou putrides,
Je sais qu'avant de sombrer dans le sommeil,
Tu te souviendras toujours des évènements,
Qui font les pâles couleurs de mon existence,
Je sais aussi que tu sauras me pardonner,
Mes écarts et m'orienter dès demain,
Si dans mon coeur je te demande,
De donner une Lumière nouvelle à ma Vie,
En attendant je dors dans tes bras,
Sachant qu'au matin je te rencontrerai,
A chaque chemin sur lequel je marcherai,
Confiant de t'avoir à mes côtés,
Durant toute la journée tu ouvres une autre page,
Qui me permet d'écrire mes jours sous ton regard,
Pour mieux t'Aimer et aimer mes Frères en Humanité.



Bruno LEROY.

Ps : Toutes ces prières et bien d'autres se trouvent sur le Site Prier.be

Vous pouvez les publier sans modération. La prière est la respiration de l'âme. La nourriture céleste qui peut changer la face du Monde ! J'y crois...

19:38 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

La croix exprime le rejet Humain.

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Le Royaume ne reste pas seulement une espérance inouïe ; il se concrétise déjà dans la pratique de Jésus. En effet, ses miracles et ses guérisons font plus que démontrer sa divinité : ils manifestent que son annonce libératrice s'enracine déjà dans l'histoire au milieu des opprimés, interlocuteurs privilégiés de sa prédication et premiers bénéficiaires de sa pratique. Le Royaume est un don de Dieu offert gratuitement à tous. Mais on y rentre par un processus de conversion, et celle qu'exige Jésus ne signifie pas seulement un changement de convictions ( de théorie ), mais surtout une modification d'attitudes ( de pratique ) dans les relations personnelles, sociales et religieuses qu'entretiennent les hommes.

La liberté exercée par Jésus vis-à-vis de la Loi et des coutumes de son temps, ses exigences radicales concernant le changement de comportement dans la ligne des Béatitudes finirent par provoquer un conflit grave qui engageait les différentes instances du pouvoir d'alors. Jésus a connu la diffamation et le dénigrement, la persécution et les menaces de mort. Son arrestation, ses souffrances sous la torture, sa condamnation en justice ne se comprennent que comme conséquences de sa pratique et de sa vie. Dans un monde qui refuse d'adhérer à ses propositions et de s'engager sur le chemin de la conversion, l'unique alternative laissée à Jésus, pour rester fidèle à son Père et à son propre message, était d'accepter le martyre. Si la croix exprime bel et bien le rejet humain, elle signifie également l'acceptation sacrificielle de Jésus.

La résurrection dévoile le sens absolu du message du Royaume, de la vie et de la mort de Jésus. Elle est le triomphe définitif de la Vie et de l'Espérance en un Royaume réconcilié où la paix universelle est fruit de la justice divine et de l'intégration en Dieu de toutes choses. La résurrection se présente, dès lors,comme la libération en plénitude de tous les obstacles qui s'opposent à la souveraineté de Dieu et à la pleine réalisation de tous les dynamismes de Vie et de gloire placés par Lui dans la création et l'être humain. La résurrection donne en particulier son sens à la mort de l'innocent, de celui qui est rejeté parce qu'il proclame une justice plus grande ( celle de Dieu ), de tous ceux qui, à l'image de Jésus, succombent pour une cause digne et sont anonymement éliminés. Ce n'est pas un César à l'apogée de son pouvoir qui est ressuscité, mais un crucifié au corps disloqué sur le Calvaire. Ceux qui ont souffert une mort injuste pour le bien participent à sa résurrection.

Se mettre à la suite de Jésus implique que l'on adopte sa cause, que l'on soit disposé à souffrir les persécutions qui en découlent et à partager courageusement son sort, dans l'Espérance de recevoir en héritage la pleine libération apportée par sa résurrection.

Ce projet Universel de Dieu nous aide à comprendre le lien qui unit la création et la rédemption, le temps et l'éternité. Le Royaume de Dieu représente plus que les libérations historiques, toujours limitées et ouvertes à des perfectionnements ultérieurs, mais il est anticipé, concrétisé temporellement en elles, il y prépare sa pleine réalisation dans l'irruption du ciel nouveau et de la terre nouvelle.

Nous ne serons des imitateurs de Jésus et de véritables chrétiens que dans la mesure où nous serons solidaires avec les pauvres et où nous vivrons l'évangile de la libération. Au sein des luttes syndicales, dans la lutte des droits de l'homme et d'autres formes d'engagement, la même question doit revenir toujours : quelle est la collaboration du christianisme aux pratiques et aux motivations de la libération des opprimés ?.

L'engagement pour la libération des millions d'opprimés de notre monde rend à l'évangile une crédibilité qu'il possédait à ses débuts, et aux grands moments de sainteté et de prophétie. Le Dieu de Tendresse des humiliés et le Jésus-Christ libérateur des opprimés sont annoncés avec un nouveau visage et une image nouvelle aux hommes d'aujourd'hui. Le salut éternel qui nous est offert passe par des libérations historiques, celles qui restaurent la dignité des enfants de Dieu et rendent crédible l'impérissable utopie du Royaume de liberté, de justice, d'amour et de paix, du Royaume de Dieu au milieu des hommes.

 Bruno LEROY.

 

17:28 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA POÉSIE DE LA VIE, LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |