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29/01/2006

ES-TU CONCERNÉ ?

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Il est temps de briser le tabou qui entoure la violence que subissent tous les jours les filles. Que ça soit à l’école, dans la rue, dans les soirées ou ailleurs, la violence s’exprime, et pire, elle est souvent justifiée. Tu sais, je voulais pas, mais j’étais énervé... Et puis, il fallait pas me provoquer ! Non, mais t’as vu comment tu l’as regardé ce mec ! Et puis, pourquoi tu t’habilles si sexy ? Et après ça tu t’étonnes que je m’énerve...

S’il t’arrive de dire ce genre de truc à ta copine, il est temps de te rafraîchir l’esprit. Lis ce qui suit, tu verras que tu es complètement à côté de la plaque !

Je t’aime, mais je te surveille.
C’est ce qu’on peut appeler de la jalousie. Certains pensent que c’est une preuve d’amour. En général, c’est beaucoup moins romantique. En fait, la jalousie peut très vite devenir un besoin de contrôler la vie de l’autre. On croit que l’autre nous « appartient ». Alors, on veut tout savoir tout de son emploi du temps, à qui il ou elle parle, qui ou elle lui envoie des messages par e-mail ou sms,... On veut même pouvoir lui imposer la façon de s’habiller, les amis qu’il ou elle peut fréquenter... Ce genre d’amour, ça ressemble plus à une prison, non ?

Je t’aime, mais je t’humilie.
Humilier, se moquer de l’autre en public, c’est de la manipulation. C’est une forme de violence psychologique dans laquelle on rabaisse l’autre à un objet, à un jouet. Se faire insulter, se faire sans arrêt rabaisser, cela n’a plus rien à voir avec de l’amour. Et ça peut provoquer des dégâts : manque de confiance en soi, déprime, absences, ou même tentatives de suicide. Fais gaffe, si tu es concerné(e), tu es sur une pente dangereuse !

Je t’aime, mais je te bats.
Frapper, c’est un geste de faible ! Ce n’est pas ça, être un Homme ! Bon, d’accord, ça arrive à tout le monde d’être énervé, d’avoir envie de se défouler. Un bon truc : dans ces cas-là, sors dehors, vas courir, vas jouer au foot, vas te défouler sur un ring de boxe... Mais surtout ne frappe pas celui ou celle que tu aimes (ou que tu n’aimes plus). Et puis, dis-toi que les coups ne laissent pas que des blessures physiques, mais aussi des blessures intérieures qui sont difficiles à guérir.

Aimer c’est respecter !

Le respect de l’autre mais aussi de soi-même est indispensable dans une relation amoureuse. Respecter l’autre, c’est respecter les choix, les désirs, les sentiments et la façon d’être de l’autre. Me respecter, c’est refuser que l’autre ne respecte pas mes choix, mes désirs, mes sentiments et ma façon d’être. Si l’un des deux partenaires ne veut pas faire certaines choses, l’autre ne peut pas l’y obliger, même si tous ses copains le poussent ou font pression sur lui. Pouvoir dire NON et pouvoir accepter le NON de l’autre sont les conditions du respect de soi et du respect de l’autre. Dis ce que tu ne trouves pas chouette, dis-le tout de suite et dis-le clairement et fermement. Le facteur le plus important dans une relation de couple est de communiquer d’une manière claire. C’est aussi important pour prévenir la violence.

(source : brochure « La violence nuit gravement à l’amour », éditée par la Communauté française).

19:00 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans Problèmes de société. | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : SPIRITUALITÉ DE LA LIBÉRATION. |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

07/11/2005

POUR NOUS AIDER A COMPRENDRE...1

La honte parce que deux jeunes délinquants fuyant les forces de police s’électrocutent en trouvant bêtement refuge dans un local EDF et c’est la France entière qui a droit à une couverture médiatique de « l’événement » ; ce sont des centaines de journalistes qui y vont de leurs avis plus ou moins inspirés ; ce sont des enquêtes diligentées par l’État ; ce sont des manifestations en faveur des deux électrocutés ; et puis même ce sont les parents de ces derniers qui sont reçus par le Premier Ministre de la France (rien que cela) après avoir refusé (mais oui !) de rencontrer le Ministre de l’Intérieur !

La colère parce que dans le même temps, (et tant pis si j’enfonce une porte ouverte) un homme qui travaillait (il prenait des photographies d’un lampadaire pour son employeur de mobilier urbain) va être agressé, frappé à mort et assassiné sous les yeux de sa femme et de sa fille ; et pas une manifestation, pas de couverture médiatique ou alors le strict minimum ; et même des jeunes (sans doute les copains des deux autres) osant déclarer que dans ce cas il n’y a pas eu de crime, mais un « accident » !

On a le droit de n’être pas intelligent, c’est humain ; malheureusement tout le monde n’a pas la même chance dans la vie ; Jésus parle « des richesses injustes » dans son Évangile et l’intelligence en fait partie, mais tout de même là on franchit des limites inacceptables.

Quelqu’un de bien pensant me dira peut-être « Pasteur qu’est-ce que tu sais des banlieues ? » J’y suis né et aujourd’hui encore j’habite en HLM alors je sais très bien de quoi je parle.

STOP ! Pourquoi donner tant d’importance à certains événements qui n’en valent pas la peine ; on a l’air de découvrir, comme une anomalie la révolte du neuf trois (Département 93 Seine Saint-Denis) ; mais ce n’est ni une anomalie, ni un accident, c’est une fatalité.

À force de désespérer des gens, voilà le résultat ; à force aussi de donner raison à certains agissements, voilà le travail !

Ce qui ressort de tout cela c’est une immense injustice, un sentiment d’impuissance et de révolte qui fait qu’une frange de la société française va se retrouver opposée à une autre et ce de plus en plus souvent désormais.
La mort est toujours un drame, celle de jeunes gens connus par les services de police, comme celle d’un papa qui travaillait ; mais pardonnez-moi car aujourd’hui je pense surtout à cet homme oublié par tout le monde, à sa femme et à sa fille qui ne sont pas prêtes d’oublier ce jour et ses images terrible parce qu’une bande d’imbéciles s’est crue menacée par un appareil photo !

Est-ce que la paix sociale passe systématiquement par le fait de baiser les pieds de certains coupables ? J’ai écouté le discours de certaines personnes issues des banlieues, il n’y a que des victimes et aucun coupable ; à force de n’avoir que des droits on ne peut être que victime ! Moi je dis non !

Prions pour notre pays ; il n’y aura pas de paix sociale, ni de paix tout court d’ailleurs, sans la pratique d’une véritable justice et aujourd’hui on le ressent manifestement, la justice médiatique en particulier, n’est pas la même pour tous ! 
 
Samuel Foucart du Top Chrétien.

09:41 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans Problèmes de société. | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

POUR NOUS AIDER A COMPRENDRE...2

Sentiment d'abandon de la part des autorités, mauvaises relations entre jeunes et policiers, mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois, "provocations" de "Sarko", nuits d'émeutes : des adolescents décrivent le mal-être et la violence. 
 
Un collégien de 13 ans sort de sa poche une cartouche argentée de flash-ball, ramassée dans sa cité des 3.000, à Aulnay-sous-Bois: "Ici, mercredi, les CRS étaient en panique, ils appelaient des renforts !", raconte-t-il, fasciné. Le sigle des compagnies républicaines de sécurité et le nom du ministre de l'Intérieur - Sarkozy, "Sarko" - reviennent sans cesse dans la conversation des adolescents qui "prennent l'air", vendredi après-midi, dans le quartier de la Rose des Vents, loin de leur collège "en travaux". Mercredi soir, des jeunes "ont brûlé le poste de police et le garage Renault", raconte Fatou, 14 ans, adolescente noire, longiligne, dont les cheveux tressés disparaissent sous une capuche. "D'un côté, je suis fière (qu'ils fassent ça, ndlr) parce qu'on dirait que Sarkozy ne nous aime pas. Il nous fait la misère, c'est un raciste, il a mis... l'huile au feu!". "Sarko cherche, il trouve !", ajoute un garçon de 13 ans, portant un appareil dentaire et un sweat-shirt "Boston".

Fatou - quatrième d'une famille de neuf enfants, dont la mère est "à la maison", le père "éboueur" - en sait beaucoup sur la mort, à Clichy-sous-Bois, le 27 octobre, des deux adolescents électrocutés dans un transformateur EDF où ils s'étaient réfugiés parce qu'ils se croyaient poursuivis par la police. "L'un des deux était mon cousin, dit Fatou (dont le prénom a été changé). Quand il a appris sa mort, mon père n'a pas dormi, il ne pensait qu'à ça. Mes frères ont brûlé des poubelles. Tous les affrontements, là, c'est à cause des morts à Clichy". "Non, c'est plein de trucs en même temps, la coupe le garçon au sweat "Boston", énumérant d'une traite "les provocations de la police qui nous contrôle pour rien du tout, même les petits; plein de bavures; pas de moyens, rien du tout pour les cités... Et aussi le manque d'animation, de travail".

"C'était calme depuis longtemps ici"

Les adolescents assurent que "ceux qui cassent tout ont 16, 17, 18, 19 ans... Ce ne sont pas les vraiment grands". Ils approuvent un homme de 22 ans venu affirmer: "C'était calme depuis longtemps ici. S'il n'y avait pas eu les paroles de Sarko - le "Kärcher", la "racaille" - y'aurait pas eu tout ça". Ils multiplient les anecdotes pour témoigner des mauvaises relations entre jeunes et policiers. Billal, 13 ans, assure qu'un soir à 22H, les CRS l'ont "braqué" avec une lampe et un flash-ball. "J'étais au 4e étage, à la fenêtre. Ils m'ont dit : rentre chez toi ! Mais j'y étais, chez moi !", dit le garçon d'une famille de cinq enfants, dont le père "travaille - Hamdullah! ("grâce à Dieu", en arabe) - comme conducteur d'engins".

"Boston" décrit un quartier mal entretenu, sans aire de jeux: "Même notre collège est défoncé, sale, loin d'ici. On est dans une zone d'éducation prioritaire mais ils nous ont grillé la priorité !" Devant le bâtiment 10, un adolescent noir de 15 ans patiente avant l'entraînement de foot. Evoquant "les Français qui ont les bonnes places", il précise être né en 1990 à Villepinte (Seine-Saint-Denis): "Nous, les noirs et les arabes, on n'est pas Français, puisqu'ils font la différence..." "Pendant les émeutes, j'étais chez moi. Mais s'il n'y avait pas les parents...", glisse-t-il, devant des amis. "Sérieusement, brûler les voitures, ils n'ont pas raison, dit-il, on s'excuse ! Mais brûler le commissariat, c'est bien: les policiers ont déménagé".
Source : AFP

09:05 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans Problèmes de société. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

06/10/2005

Vaincre la misère au quotidien...

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« Je fais tout ce que je peux, mais j’ai l’impression que rien ne change ». Tel est l’amer constat de monsieur B., retraité et bénévole dans une association d’entraide. Chaque jour, lui et d’autres se mobilisent pour que des personnes ou familles très pauvres puissent bénéficier de nourriture, d’un logement ou d’un hébergement provisoire, d’aide pour les transports, etc. Chaque jour, il s’efforce avec d’autres d’apporter soutien amical, chaleur humaine, présence précieuse à l’occasion d’innombrables et épuisantes démarches aux quatre coins de la ville où il habite. Et plus les jours passent, plus il découvre l’étendue et la profondeur de la misère.

Que faire si nous voulons, non pas soulager cette misère mais la détruire ? Car telle est bien l’attente des personnes et familles qui la subissent : pas seulement être aidées matériellement, pas seulement voir les mesures prises à leur égard s’améliorer – ce qui, bien évidemment est nécessaire et demande notre action – mais voir disparaître cette misère qui les écrase, eux et leurs enfants. Pour répondre à cette attente, sommes-nous suffisamment convaincus que la grande pauvreté est une atteinte inacceptable à la dignité humaine et que cela nous enjoint de la combattre sans merci ?

Le bénévolat ne dispense pas de l’engagement civique.

L’engagement civique, c’est, par exemple, interpeller sa municipalité sur les logements sociaux qu’elle ne construit pas, alors qu’elle en a les moyens et que la loi l’y oblige. C’est soutenir son maire lorsque celui-ci veut installer une aire pour les gens du voyage, alors que d’autres habitants s’y opposent. C’est réagir lorsque des personnes très marquées par la précarité sont traitées sans égard. C’est refuser l’amalgame scandaleux entre la pauvreté et la violence, entre précarité et insécurité, entre bénéficiaire du RMI et profiteurs. C’est interroger son parti politique, ses élus, son syndicat… sur la façon dont ils prennent en compte ceux qui n’ont pas de travail, surtout les jeunes, et les presque 5 millions de personnes (en France) qui vivent avec des revenus inférieurs au seuil de pauvreté.

Si des milliers et des milliers de personnes supplémentaires rejoignaient celles déjà mobilisées sur cette voie de l’engagement civique, nous obligerions la société à changer. Nous pourrions alors, avec les très pauvres, comme partenaires, non pas seulement soulager la misère, mais la vaincre.

Bruno LEROY.

19:45 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans Problèmes de société. | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |