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18/01/2010

Attention : Chantier !

« Dès maintenant nous sommes enfants de Dieu et ce que nous serons, n'a pas encore été manifesté. » 1 Jean 3.2

Se comparer aux autres est la recette infaillible pour sombrer dans le découragement ! La Bible nous dit : « Ne vous comparez pas entre vous » (Galates 6.4), parce que, soit nous aurons l'impression que les autres se débrouillent mieux que nous, ce qui nous déprimera, soit nous semblerons faire mieux qu'eux, ce qui risquera de nous enorgueillir. « Concentrez vos efforts à faire de votre mieux » (2 Timothée 2.15 LM).

De cette façon, « vous vous sentirez satisfait lorsque vous aurez mené à bien votre tâche et vous n'aurez pas besoin de vous comparer aux autres » (
Galates 6.4 TP). Les pommes ne mûrissent pas toutes le même jour sur l'arbre. Paul a dit qu'il fallait du temps pour acquérir de la connaissance et de la compréhension. (Lisez Philippiens 1.9-10).

Un auteur à succès a dit un jour : « Quand j'ai commencé à écrire, je me suis retrouvé confronté à mon désir même de devenir écrivain ! « Je veux être reconnu comme écrivain », pensais-je sans cesse, « mais pour cela il me faut parvenir à publier un certain nombre de livres, et récolter un certain nombre de bonnes critiques littéraires. »

Vous aurez sans doute besoin d'un certain nombre d'années et d'un bon nombre de réussites dans un domaine ou un autre avant de pouvoir enfin affirmer : « Je suis devenu ce que Dieu avait prévu pour moi. » Mais n'attendez pas ce jour lointain pour vous convaincre que vous allez devenir ce que vous avez décidé de devenir, en accord avec Sa volonté… Certes, vous avez encore beaucoup à apprendre. Vous n'êtes pas encore un expert en la matière, c'est vrai, mais pour affirmer, par exemple, « Je suis... un écrivain » (ou toute autre chose!), vous n'avez pas besoin d'attendre d'être reconnu par tous comme tel. »

Jean a écrit :« Aujourd'hui, nous sommes enfants de Dieu et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté ». Dieu se sert de bâtons tordus pour tracer des lignes droites et de personnes imparfaites pour accomplir Sa volonté qui, elle, est parfaite. Alors, allez de l'avant, ne soyez pas trop sévère envers vous-même, et n'oubliez jamais ceci : vous êtes encore un chantier en construction !

Bob Gass

19:42 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chritianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

22/11/2009

Seigneur, sois vainqueur de la peur de manquer.

« Jésus vient de fustiger l’hypocrisie des scribes et pharisiens - « qui dévorent les biens des veuves, et affectent de faire de longues prières (Lc 20, 46-47) ». Et voilà que levant les yeux, « il voit les gens riches… et aussi une veuve misérable » : le « aussi » souligne combien cette pauvre femme tranche au milieu des gens « biens » qui déposent avec ostentation leur offrande dans le tronc du trésor.


Un abîme sépare cette veuve de ceux qui l’entourent : abîme social, culturel, voire même religieux ; car leur geste respectif trahit une tout autre conception de Dieu : d’un côté un Dieu dont il faut acheter les bonnes grâces, sans trop se dépouiller ; de l’autre un Dieu qui prend soin des petits, et à qui ceux-ci font totalement confiance.

 


On comprend que le Seigneur soit ému par l’attitude de cette pauvre femme, qui n’a pas « pris sur son superflu » comme tous les autres, mais « sur son indigence : elle a donné tout ce qu’elle avait pour vivre ». Connaît-elle seulement le Rabbi qui enseignait dans le Temple au moment où elle y est entrée ? Rien ne permet de l’affirmer ; et pourtant elle fait partie du groupe des véritables disciples, elle qui anticipe ce que Notre Seigneur s’apprête à faire : livrer sa vie dans un don sans retour. On comprend que Jésus cite le comportement de cette pauvre veuve en exemple pour toutes les générations futures. Heureux sommes-nous si tout en rendant à César ce qui lui revient, nous osons offrir à Dieu le tout de notre vie.

 



« Seigneur, sois vainqueur de la peur de manquer qui m’empêchent de voir les besoins de ceux qui m’entourent et d’entendre ta voix m’invitant au partage. Donne-moi la liberté d’aimer non seulement en parole ou en sentiment, mais en actes concrets : donnant à chacun ce dont il a besoin, avec générosité, sans compter et sans arrière pensée. »




Père Joseph-Marie.

18:03 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chritianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

21/11/2009

INVINCIBLE ESPÉRANCE.

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Je tenterais encore de vous livrer des mots. Des mots fragiles venus d'une certaine pauvreté découverte. Des mots inutiles qui aimeraient habiter le silence à jamais. Des mots reflets de mon âme souvent ensoleillée, lumineuse par une invincible espérance. Des mots qui révèlent très peu de signifiance par rapport à ce qui voudrait être dit. Des mots corps de mon corps. Incarnés dans la vie bien réelle et fertile. Des mots libres comme mes idées. Des mots inachevés comme mes convictions qui se forgent à l'horizon des signes interprétés.
 
Nous avançons toujours. Même s'il nous semble que nous stagnons. L'espérance est une force vive à réactualiser au fil du temps. L'espérance est une grâce offerte mais qu'il nous faut entretenir. Un regard d'espérance n'est-ce point celui de l'enfant ? Ou de l'esprit d'enfance tel que le vivait la petite Thérèse.
 
Le matin, je me lève, bois mon café, fume une cigarette et m'abîme dans les profondeurs de la prière.
Puis, j'essaie de vivre l'instant comme un souffle d'éternité.
Et je m'en vais rencontrer les jeunes, les moins jeunes, les plus rejetés de notre société de consommation. De cette société qui ne pense qu'à son cul et sa gueule et laisse les petits de côtés. Une société de profits qui profitent toujours aux mêmes. Les exploiteurs savent trop bien comment exploiter. Les rouages de leurs vilenies sont huilés depuis des siècles.
 
Alors, faut-il se révolter et envoyer balader tous ces prophètes de malheur ou faut-il intérioriser un regard d'espérance sur nos sociétés de fric ?
La révolte est nécessaire dans un premier temps à condition qu'elle ne devienne pas une routinière révolte stérile.
 
Elle peut pousser au militantisme si elle est vécue à plusieurs. C'est ainsi que les Fondateurs d'associations caritatives ou humanitaires ont souvent commencés leurs actions. Il est vrai que l'indifférence est la lèpre des temps modernes.
Alors, du militantisme à l'espérance, il n'est qu'un pas à franchir. L'espérance est plus puissante qu'un simple espoir de vivre un jour dans un monde meilleur.
Elle est l'action fleurissante au cœur de la contemplation quotidienne du chrétien.
Puisse-t-elle être la vôtre comme elle est la mienne face à la Vie et parfois ses interminables difficultés. Minable pourrait être le mot. Et ceux qui ne comprennent pas vos souffrances font partie de ces médiocres pour lesquels l'existence spirituelle n'est qu'un jeu d'enfant. Ils n'ont pas l'esprit d'enfance de la petite Thérèse. Ils ont l'esprit infantile pensant toujours détenir la Vérité. Celle qu'ils se sont forgées telle une carapace qui les empêche d'aimer en toute sincérité. Leurs idées de bigoteries avant les hommes, c'est bien connu. Ils ne connaissent de l'espérance que les moisissures de leur solitude se pensant en plus exclus au Nom du Christ. Ce qui est faux. Ce qui semble vrai dans leur esprit paranoïaque ou paranoïde.
 
L'espérance chrétienne passe tous les murs idéologiques. Elle veut creuser au fond de l'homme sa part de vérité qui vient de Dieu. Et peu importe si, dans le regard de cet homme perle des gouttes de haine.
L'espérance espère contre toutes espérances.
 
Elle sent battre dans le cœur d'autrui les rythmes insoupçonnés de sa profonde humanité. Celle que nous possédons toutes et tous et ce, quelque soit la teneur de nos actes.
 
Bruno LEROY.

13:37 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chritianisme, foi, spiritualite, catholique |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

03/11/2009

TU ES PRÉSENT DANS MON COEUR D'ENFANT.

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Tu es présent dans mon cœur d'enfant même lorsque ton absence aléatoire fait comme un cratère

de volcan en éruption.

Le feu est alors confiné dans mon corps telle une vive chaleur qui me brûle de toi.

Je me consume en Toi car, tu es moi dans mon espace intérieur.

Tu te consumes au bout de mes lèvres ta brume obscure me remplit de fièvre.

Tu es l'Amour dont le visage rayonne chaque jour que tu construis.

Vivre sans toi serait pure illusion chimérique.

Tu es le battement de mon âme quand mon âme te rejoint.

Quand mon sang cessera dans mes veines,

Ton âme infiniment deviendra mienne.

Dès que le soleil se lève ton regard illumine mes jours.

Je sais que tu seras là pour nourrir plus en avant notre Amour.

Tu es l'expression quintessencielle de la tendresse, celle donnée sans retour.

Gracieusement par Amour.

Tu incarnes pour moi l'Amour pur, parfait, exemplaire imitable à l'infini.

Je t'Aime pour ces superbes roses que tu cultives au jardin de mon être.

Leur parfum embaume mes gestes les plus simples ou les plus insipides.

Tu es la senteur du printemps qui fait germer les fruits à venir.

Tu viens dans mon présent pour détruire mon passé et projeter un nouvel avenir.

Je t'Adore pour le bonheur que tu m'offres quotidiennement tel un cadeau illimité dans le temps.

Cette Joie profonde qui féconde ma vie trop souvent vagabonde.

Tu es la Force qui me tient debout telle une flamme que le vent ne fait pas vaciller.

Je vis l'instant présent grâce à ta radieuse présence de chaque instant.

Tu habites en moi comme un prolongement de mon humanité.

Je t'Adore pour cette conscience plus sereine que tu m'offres.

Moi, l'enfant fougueux aux mille colères tu apaises mes guerres.

Je t'Aime tellement que le ciel n'est plus assez grand pour loger mon Amour.

Voilà pourquoi je te porte toujours en moi comme pour me rassurer de voir l'éternité avec tes yeux.

Ton regard est devenu le regard que je porte sur notre Humanité.

Tu me fais découvrir tant de merveilles nouvelles, chaque jour, chaque seconde.

Ma vie sans toi serait une erreur, un malheur indicible.

Ton Amour abreuve mes désirs de boire à la source de ta Vérité.

Je ne saurai vivre sans t'aimer, sans te contempler, sans t'admirer.

Tu es l'habitant unique de mon paysage intérieur et extérieur.

Tu es le Souffle qui m'emporte vers des rivages insoupçonnés.

Tu es l'Amour je suis la porte qui te laisse entrer en moi à jamais.

De toutes éternités...

 Bruno LEROY.

17:29 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LA POÉSIE DE LA VIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chritianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

07/10/2009

ESSAIE ET TU VERRAS.

  1. jpg_Croquis_Etre_parent.jpgEssaie de dire bonjour et de sourire à chaque jeune que tu rencontreras.  Tu ouvriras ainsi la porte au dialogue et à l’amitié.  Sème la joie et les jeunes se rassembleront autour de toi.
  2. Essaie de te méfier des idées toutes faites sur les jeunes.  Tu découvriras ainsi leurs côtés positifs.  Surtout ne dis jamais contre les jeunes des paroles que tu n’oserais écrire ou signer.
  3. Essaie de donner à chaque jeune la chance de s’exprimer.  Tu comprendras davantage ce qui l’habite et ce à quoi il aspire.
  4. Essaie de t’intéresser aux jeunes que tu côtoies, fais-leur confiance, encourage-les et confie-leur des responsabilités.  Tu grandiras à leurs yeux et tu deviendras pour eux un ami.
  5.  Essaie de prendre le temps de regarder l’être avant l’avoir, le jeune avant le projet, l’étudiant avant la matière.  Tu pourras ainsi faire grandir la vie.
  6. Essaie d’être vrai auprès des jeunes.  Tu pourras ainsi créer des liens plus durables.  Sois « correct » avec eux.  Admets tes erreurs avec simplicité et souligne leurs bons côtés.
  7. Essaie de comprendre les jeunes avant de les juger.  Tu verras, ils sont plus merveilleux que tu ne l’aurais pensé.  Ils t’apprendront qu’au fond de leur cœur habite un immense besoin d’amour et d’absolu.

Essaie de ne pas faire la sourde oreille aux propos des jeunes.  Prends le temps de les écouter et utilise leur langage pour te mettre sur la même longeur d’onde.

Essaie de rejoindre les jeunes dans leurs lieux de rencontres, de marcher avec eux.  Petit à petit, ils se révéleront à toi et tu deviendras un confident.  Toutefois, demeure toi-même.

Essaie de retenir le prénom des jeunes que tu rencontres.  Tu démontreras ainsi que les jeunes sont importants à tes yeux et que tu les aimes.

Essaie et tu verras leur comportement changera. Ce ne sont que de simples conseils d'un éducateur de rue qui, pourtant ont fait leurs preuves depuis longtemps.

Bruno LEROY.

11:32 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chritianisme, spiritualite, foi, spiritualite de la liberation, action sociale chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

07/04/2009

Sortir de la crise en se souciant des plus pauvres.

 

Commentaire du père Lombardi après le sommet du G20 à Londres

ROME, Lundi 6 avril (ZENIT.org) - A la fin des travaux du sommet du G20 de Londres, le porte-parole du Saint-Siège invite à se soucier davantage des pauvres qui, précise-t-il, sont la voie à suivre pour sortir de la crise mondiale.

Cette recommandation du père Federico Lombardi s.j., directeur de la salle de presse du Saint-Siège, constitue le cœur de l'éditorial du bulletin hebdomadaire « Octava Dies », publié par le Centro Televisivo Vaticano, dont il est également le directeur. L'article est intitulé : « Bâtir sur la confiance ». 

Dans son commentaire, le père Lombardi évoque l'appel de Benoît XVI au G20 à coordonner avec urgence tous les moyens nécessaires pour surmonter la crise actuelle, afin qu'elle ne se répète jamais plus, en accordant une attention spéciale aux plus pauvres et aux sans voix.  

« Croire réellement en l'homme, surtout aux hommes et aux femmes les plus pauvres, sera la preuve que l'on veut vraiment sortir de la crise sans exclusions et que l'on veut vraiment éviter que ne se répètent les situations que nous sommes amenés à vivre aujourd'hui », explique le père Lombardi, en citant la lettre que le Pape a envoyée au premier ministre britannique, Gordon Brown. 

Le père jésuite souligne ensuite que le Benoît XVI a rapporté avec lui de son voyage en Afrique « les problèmes dramatiques et la pauvreté de ce continent, mais également la volonté et l'espérance de ses habitants de vivre et de s'affranchir », et qu'il a donc voulu mettre en garde les riches, leur rappelant qu'ils ne devaient pas et ne pouvaient pas « construire l'avenir sans tenir compte des pauvres ». 

Mais pour cela, relève-t-il, il est crucial de « repartir sur de bonnes bases en édifiant un ordre mondial juste, solidaire et stable » ; et reprenant les propos du pape, il ajoute, « la seule vraie base solide c'est de croire en l'homme ». 

« Ne plus jamais avoir une confiance aveugle en la finance, souligne-t-il, ne plus jamais croire à un commerce ou à des systèmes de production, privés de solides repères éthiques, mais croire en une économie qui porte vraiment ‘en elle' la conscience de la dignité de toutes les personnes humaines et  sa responsabilité de servir leur développement intégral » . 

« Nous voulons tous sortir de la crise actuelle, poursuit-il, mais il serait illusoire de penser s'en sortir en laissant de côté ceux qui en souffrent le plus et qui ont encore moins la possibilité de se faire entendre ». Ces mêmes personnes, souligne-t-il, qui « ont pourtant beaucoup à offrir pour l'avenir de la famille humaine ».

« Se battre pour éliminer la pauvreté extrême et ainsi délivrer la vraie richesse de ce monde : les créatures de Dieu, faites à son image. Telle est la priorité, la priorité plus digne, à suivre par ceux qui ont entre leurs mains la destinée de notre monde », conclut-il.

Source: www.zenit.org

21:52 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chritianisme, foi, spiritualite, action sociale chretienne, spiritualite de la liberation |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

05/04/2009

Nous voici entrés dans la semaine sainte.

 L’évangile de ce jour nous conduit au cœur d’un repas donné en l’honneur de Jésus à Béthanie sans doute pour avoir ramené à la vie son ami Lazare. L’évangéliste prend d’ailleurs le soin de bien préciser la présence de Lazare auprès de Jésus parmi les convives, « celui que Jésus avait ressuscité d’entre les morts ».
On imagine facilement la joie et l’allégresse qui devaient régner. C’est alors que Marie se lève et vient verser sur les pieds de Jésus un parfum très pur et de très grande valeur, qu’ensuite elle essuie avec ses cheveux.
En mettant devant nos yeux en ce lundi saint ce geste de Marie, la liturgie de l’Eglise présente l’attitude qui doit être la nôtre durant cette semaine pour cueillir en son terme les fruits de la rédemption que nous a acquis Notre Seigneur Jésus-Christ par sa mort et sa résurrection. Le don appelle le don, gratuit, total. L’amour appelle l’amour. Le genre de parfum que répandit Marie sur Jésus était gardé dans une amphore scellée qu'il fallait briser pour ouvrir ; ce qui excluait de n'en utiliser qu'une certaine quantité : la libation était nécessairement totale. La délicatesse du geste de cette femme en dit aussi long sur sa reconnaissance vis-à-vis de celui qui avait ramené à la vie Lazare, son frère.

Judas prend alors la parole : « Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres ? ». Il réagit au geste de Marie en opposant ouvertement l'amour du Maître au service du prochain. Son intervention, apparemment motivée par des fins charitables, sonne néanmoins faux à nos oreilles. D’ailleurs, l'évangéliste confirme bien notre malaise en explicitant les motifs cachés de Judas : « Il parlait ainsi, non parce qu'il se préoccupait des pauvres, mais parce que c'était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait pour lui ce que l'on y mettait ». En effet, l’amour du Seigneur et l’amour du prochain ne sauraient être opposés. Pour pouvoir toujours aimer nos frères les plus pauvres, il faut savoir comme Marie aimer le Seigneur dans l’aujourd’hui où il se présente à nous. Le contraste est ici frappant entre l’attitude de Judas replié sur lui-même dans un égoïsme mortifère qui ne peut que l’isoler de l’amour de Jésus et celle de Marie, toute donnée dans son geste, manifestant un amour qui lui permet de communier intuitivement et de façon anticipative à la Pâque du Seigneur.

Cependant, si l’action de Marie est interprétée par Jésus comme l’annonce prophétique de sa mort, elle ne saurait venir troubler la fête de ce repas qui célèbre la vie. Bien au contraire, le regard éclairé par l'amour, Marie a perçu que le don de la vie dont jouit son frère jaillit de la mort à laquelle le Maître va consentir : « Laisse-la ! Il fallait qu'elle garde ce parfum pour le jour de mon ensevelissement. » Le parfum de la reconnaissance infinie envers Celui qui n’hésite pas à donner sa vie pour ses amis peut alors s’élever et joindre sa bonne odeur à l’atmosphère de joie qui règne déjà dans la maison.

Pour nous préparer à recevoir le don de Notre Seigneur, il n’y pas de meilleure manière que de lui donner sans réserve tout ce que nous avons de meilleur. Le parfum le plus délicat et le plus précieux que nous pourrons lui offrir est sans aucun doute celui de notre action de grâce pour le don de sa vie pour nous, celui de notre adoration reconnaissante devant le mystère de son amour infini pour nous.

« Seigneur, Jésus, tout au long de cette semaine, nous voulons demeurer auprès de toi. Nous voulons nous décentrer de nous-mêmes pour nous préoccuper seulement de toi et de toi seul, t’offrir le peu que nous avons mais te le donner totalement sans réserve. Nos cœurs ainsi tout ouvert à ta présence nous permettrons d’accueillir sans réserve le don de ton salut. »



Frère Elie.

18:44 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chritianisme, foi, spiritualite, spiritualite de la liberation, action sociale chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Quand Guy Gilbert pénètre dans l'église.


Le décor est posé : l'église de Vanosc, une table surmontée d'une chaise, la nuit qui tombe. C'est dans cette ambiance extraordinaire que la Vanaude a accueilli, vendredi soir, Guy Gilbert pour une conférence au succès considérable. Le curé écrivain s'est vu applaudir par près de 400 personnes.

Dans un langage cru, parfois vulgaire, "le prêtre des loubards" a su plaire à son public prêt à sourire parfois et à rigoler souvent.
Introduit par Marc Labrosse, Guy Gilbert a eu tôt fait de s'installer sur le trône échafaudé à la dernière minute et placé devant l'autel de l'église. "L'amour c'est rencontrer l'autre, accepter sa différence. L'étranger, c'est celui qui a une vérité qui nous manque", a-t-il dans un premier temps déclaré avant d'affirmer : "C'est d'abord nos valeurs laïques qui nous réunissent même si nous avons la chance, nous chrétiens, de croire qu'après la mort il y a autre chose. Cela nous permet de vivre mieux maintenant. C'est l'amour qui a été pour moi la première chose. Et ensuite c'est l'Eglise."
Mais en curé éclairé, Guy Gilbert rappelle que ce n'est pas de n'importe quelle église dont il parle : "pas celle de la richesse étalée. Mais celle du message. "
" L'amour, l'église et enfin les jeunes, sont mes trois passions. Mais j'ai aussi la passion de la société. On me demande souvent : vous avez du être bien peu aimé quand vous étiez petit pour donner autant d'amour ? Je réponds toujours : je ne peux pas donner ce que je n'ai pas reçu. Nous étions quinze enfants. Quand on a dit à ma mère : comment avez-vous fait pour diviser votre amour, elle répond qu'elle l'a multiplié. Ma passion, à soixante-douze ans maintenant, c'est toujours l'amour. C'est l'amour qui est le plus bel héritage."

 

12:39 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans TÉMOINS DE CE TEMPS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chritianisme, foi, spiritualite, spiritualite de la liberation, action sociale chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

07/07/2006

LE REPOS.


LE REPOS.
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J’aime le repos, dit Dieu.

Vous vous faites mourir à travailler, vous faites du surtemps pour prendre des vacances.  Vous vous agitez, vous ruinez vos santés. Vous vous surmenez à travailler trente-cinq heures par semaine quand vos pères tenaient mieux le coup à soixante heures. Vous vous dépensez tant pour un surplus d’argent et de confort.  Vous vous tuez pour des babioles.
Dites-moi donc ce qui vous prend!

Moi, j’aime le repos, dit Dieu.

Je n’aime pas le paresseux.  Je le trouve simplement égoïste car il vit aux dépens des autres.  Mais j’aime le repos quand il vient après un grand effort et une tension forte de tout l’être.

J’aime les soirs tranquilles après les journées dures.
J’aime les dimanches épanouis après les six jours fébriles.
J’aime les vacances après les saisons d’ouvrage.
J’aime la retraite quand la carrière est terminée.
J’aime le sommeil de l’enfant épuisé par ses courses folles.

J’aime le repos, dit Dieu.

C’est ça qui refait les hommes.  Le travail, c’est leur devoir, leur défi, leur tâche, leur effort pour donner du pain et vaincre les obstacles.  Je bénis le travail, mais à vous voir si nerveux, si tendus, je ne comprends pas toujours quelle mouche vous a piqués.  Vous oubliez de rire, d’aimer, de chanter.  Vous ne vous entendez plus à force de crier.   Arrêtez donc un peu.  Prenez le temps de perdre votre temps.  Prenez le temps de prier.  Changez de rythme, changez de cœur.

J’aime le repos, dit Dieu.

Et au seuil du bel été, je vous le dis à l’oreille, quand vous vous détendez dans la paix du monde, je suis là près de vous et je me repose avec vous.


André Beauchamp

17:45 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans POÉSIE SPIRITUELLE. | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : spiritualite-de-la-liberation, chritianisme |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

TRIPJEUNE.COM

C’est avec grand plaisir que je vous présente enfin le nouveau projet TRIPJEUNE.COM dédié aux jeunes et créé par des jeunes que j’ai la joie d’animer avec ma co-animatrice Marianne. Il s’agit d’un site internet et d’une émission hebdomadaire dédiés aux jeunes pour leur parler des vraies valeurs de la vie. Souvent marginalisés et aux prises avec de nouveaux problèmes tels que notre monde hyper érotisé, la dévalorisation personnelle, la drogue et les dangers reliés aux M.T.S., ce projet les touchera directement et leur montrera une nouvelle façon de voir la vie.

Nous devons être fiers, avec l’élaboration de ce site, de pouvoir enfin rejoindre concrètement ce jeune public qui nous semble parfois égaré et dévalorisé. Avec la collaboration de plusieurs personnes influentes, les émissions toucheront à des sujets positifs et négatifs pour les jeunes afin de leur montrer, sans leur parler directement de Dieu, les vraies valeurs véhiculées par l’Évangile. TRIPJEUNE.COM est donc un outil important pour traiter de la fidélité, du pardon et de la réconciliation, de l’amour, mais aussi de sujets actuels tels que la sexualité dégradante sur internet, les dangers de la pornographie, le rejet et le suicide, etc. Avec l’aide de médecins, de l’abbé Guy Gilbert et de plusieurs autres invités, ainsi que Marianne et moi-même, le site internet de l’émission est pour nous un défi extrêmement intéressant et motivant à réaliser. Il ne faut pas oublier qu’après tout, nos jeunes sont nos prochaines générations et c’est en leur donnant ce que nous avons de mieux, que nous aspirerons à un futur meilleur !

Merci d’y croire avec nous !

Amicalement,
Jean-Sébastien Houle

www.tripjeune.com

16:29 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans POUR LES JEUNES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : spiritualite-de-la-liberation, GAUCHE, chritianisme, social |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |