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27/04/2008

Dignité de tout travail.

Travail en dehors du foyer


Nous proposons un recueil de textes de saint Josémaria, qui peuvent être un éclairage pour vivre au jour le jour le défi de rendre compatibles travail professionnel et vie familiale.

La richesse du travail ordinaire
En rappelant aux chrétiens les paroles merveilleuses de la Genèse — « Dieu a créé l'homme pour travailler » — nous avons fixé notre attention sur l'exemple du Christ, qui a passé la presque totalité de sa vie terrestre à travailler comme artisan dans un village. Nous aimons ce travail humain dont Il a fait sa condition de vie, qu'Il a cultivé et sanctifié. Nous voyons dans le travail — dans le noble effort créateur des hommes — non seulement l'une des plus hautes valeurs humaines, indispensable au progrès de la société et à l'ordonnance de plus en plus juste des rapports entre les hommes, mais encore un signe de l'amour de Dieu pour ses créatures et de l'amour des hommes entre eux et pour Dieu: un moyen de perfection, un chemin de sainteté.
C'est pourquoi le seul objectif de l'Opus Dei a toujours été de contribuer à ce qu'il y ait, au milieu du monde, au milieu des réalités et des aspirations séculières, des hommes et des femmes, de toutes races et de toutes conditions sociales, qui s'attachent à aimer et à servir Dieu et les autres hommes, dans et à travers leur travail ordinaire.
Entretiens, n° 10

Dignité de tout travail
Le travail professionnel, quel qu’il soit, devient une lampe qui éclaire vos collègues et vos amis. C’est pourquoi j’ai l’habitude de répéter à ceux qui s’incorporent à l’Opus Dei, et mon affirmation s’adresse aussi à vous tous qui m’écoutez : que m’importe que l’on me dise d’un tel qu’il est un bon fils, un bon chrétien, s’il est un piètre cordonnier ! S’il ne s’efforce pas de bien apprendre son métier, et de l’exercer avec soin, il ne pourra ni le sanctifier, ni l’offrir au Seigneur. Et la sanctification du travail de tous les jours est, pour ainsi dire, la charnière de la véritable spiritualité pour nous tous qui, plongés dans les réalités temporelles, sommes décidés à fréquenter Dieu.
Amis de Dieu, n° 61

À qualification professionnelle identique, reconnaissance identique
Tout travail professionnel demande une formation préalable et ensuite un effort constant en vue d'améliorer cette préparation et de l'adapter aux circonstances nouvelles qui surgissent. Cette exigence constitue un devoir très particulier pour ceux qui aspirent aux postes dirigeants dans la société, puisqu'ils sont appelés à un service très important, dont dépend le bien-être de tous.
Pour une femme, qui a reçu la préparation adéquate, la vie publique doit être totalement ouverte à tous les niveaux. En ce sens on ne peut pas délimiter des tâches spéciales qui n'incomberaient qu'aux femmes.
Entretiens, n° 90


L’hypothèque sociale de la richesse
Tous les hommes et toutes les femmes — et non seulement ceux qui sont matériellement pauvres — ont l'obligation de travailler : la richesse, une situation aisée, sont le signe qu'on est davantage obligé de ressentir la responsabilité de la société tout entière.
Entretiens, n° 111

Le travail construit la société
L'immense majorité des membres de l’Œuvre sont des laïcs, des chrétiens ordinaires ; leur condition est celle de gens qui exercent une profession, un métier, une occupation, souvent absorbants, grâce auxquels ils gagnent leur vie, entretiennent leur famille, contribuent au bien commun, développent leur personnalité.
La vocation à l'Opus Dei vient confirmer tout cela ; c'est au point que l'un des signes essentiels de cette vocation est précisément de vivre dans le monde et d'y accomplir un travail — en tenant compte, je le redis, des imperfections personnelles de chacun — de la manière la plus parfaite possible, tant du point de vue humain que du point de vue surnaturel. C'est-à-dire un travail qui contribue efficacement à l'édification de la cité terrestre— et qui est, par conséquent, exécuté avec compétence et dans un esprit de service — et à la consécration du monde, et qui, donc, est sanctifiant et sanctifié.
Entretiens, n° 70

Succès et échecs
Mais revenons à notre sujet. Je vous disais tout à l’heure que, quand bien même vous obtiendriez les succès les plus spectaculaires dans le domaine social, dans votre activité publique, dans votre travail professionnel, si vous vous laissiez aller intérieurement et si vous vous écartiez du Seigneur, vous auriez en fin de compte carrément échoué.
Amis de Dieu, n° 12

Tu dois demeurer vigilant, afin que tes succès professionnels, ou tes échecs — et ces derniers ne manqueront pas d'arriver — ne te fassent pas oublier, ne serait-ce qu'un instant, la gloire de Dieu, qui est la véritable finalité de ton travail!
Forge n° 704

C’est l’amour qui donne au travail sa véritable efficacité
Il me plaît de répéter, car j’en ai fait bien souvent l’expérience, ces quelques vers très expressifs malgré leur médiocre valeur : toute ma vie est d’amour/ et si en amour je suis éprouvé/ c’est la vertu de ma souffrance/ car il n’est pas de meilleur amant/ que celui qui a beaucoup souffert. Consacre-toi par Amour à tes devoirs professionnels ; j’insiste, mène tout à bien par Amour et tu verras, précisément parce que tu aimes, même si tu goûtes l’amertume de l’incompréhension, de l’injustice, de l’ingratitude voire de l’échec humain, les merveilles que ton travail produit. Des fruits savoureux, une semence d’éternité !
Amis de Dieu, n° 68


Le travail comme mission
La lumière que nous donne la vocation nous fait reconnaître le sens de notre existence. C'est la conviction, avec la splendeur de la foi, de la raison d'être de notre réalité terrestre. Notre vie tout entière, présente, passée, future, acquiert un nouveau relief et une profondeur auparavant insoupçonnée. Tous les faits, tous les événements, occupent maintenant leur véritable place: nous comprenons où le Seigneur veut nous conduire et nous nous sentons comme entraînes par cette charge qui nous est confiée.
Quand le Christ passe, n° 45

Dieu s’intéresse à tous les projets des hommes
Vous, qui célébrez avec moi aujourd'hui cette fête de saint Joseph, vous exercez diverses professions, vous formez différents foyers, vous êtes de nations, de races, de langues très variées. Vous vous êtes formes sur les bancs d'un collège, dans une usine ou un bureau, vous avez exercé pendant des années votre profession, vous avez tissé des relations de travail et d'amitié avec vos collègues, vous avez contribué à résoudre les problèmes communs de votre entreprise et de la société dans laquelle vous vivez.
Eh bien, je vous rappelle, une fois de plus, que tout ceci n'est pas étranger au plan divin. Votre vocation humaine est une partie, et une partie importante, de votre vocation divine. C'est pourquoi vous devez vous sanctifier, en aidant en même temps à la sanctification des autres, vos égaux, en sanctifiant précisément votre travail et votre milieu: cette profession ou ce métier qui occupe vos journées, qui donne à votre personnalité humaine sa physionomie particulière, qui est votre manière d'être dans le monde, ce foyer, cette famille qui est la vôtre, ce pays où vous êtes nés et que vous aimez.
Quand le Christ passe, n° 46

Prière et travail
Travaillons, et travaillons beaucoup et bien, sans oublier que notre meilleure arme est la prière. C’est pourquoi, je ne me lasse pas de répéter que nous devons être des âmes contemplatives au milieu du monde, qui s’efforcent de transformer leur travail en prière.
Sillon, n° 497

Professionnalite
Il est bon que tu trimes, que tu travailles dur… De toute façon, mets tes activités professionnelles à leur place : elles ne constituent que des moyens pour parvenir à ta fin ; on ne peut jamais les considérer, tant s’en faut, comme l’essentiel.
Combien de “ professionnalites ” empêchent l’union à Dieu !
Sillon, n° 502

Apostolat
Comporte-toi comme si l’ambiance de l’endroit où tu travailles dépendait de toi, et uniquement de toi : une ambiance laborieuse, de joie, de présence de Dieu et de vision surnaturelle.
— Je ne comprends pas ton aboulie. Si tu te heurtes à un groupe de camarades un peu difficile — peut-être est-il devenu difficile à cause de ton laisser-aller — tu t’en désintéresses, tu te dérobes, et tu penses qu’ils sont un poids mort, du lest qui freine tes projets apostoliques, qu’ils ne te comprendront pas…
— Comment veux-tu qu’ils t’écoutent si, te contentant de les aimer et de les servir par ta prière et ta mortification, tu ne leur parles pas ?…
— Combien de surprises auras-tu le jour où tu te décideras à en fréquenter un, puis un autre, puis un autre encore ! Qui plus est, si tu ne changes pas, ils pourront s’écrier avec raison, en te désignant du doigt : “ hominem non habeo ! ” — je n’ai personne qui m’aide !
Sillon, n° 954

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20:20 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans SAINT JOSÉMARIA. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

“Chez les humbles se trouve la sagesse”

"Quia respexit humilitatem ancillae suae" — parce qu'il a vu l'humilité de sa servante... — Chaque jour, je suis davantage convaincu que l'humilité authentique est le fondement surnaturel de toutes les vertus! Parles-en à Notre Dame, pour qu'elle nous entraîne à marcher sur ce sentier. (Sillon, 289)

Si nous nous reportons à la Sainte Ecriture, nous verrons que l'humilité est une condition indispensable pour nous disposer à écouter Dieu. Chez les humbles se trouve la sagesse enseigne le livre des Proverbes. L'humilité, c'est nous regarder tels que nous sommes, sans rien nous cacher, avec vérité. Et, comprenant que nous ne valons presque rien, nous nous ouvrons à la grandeur de Dieu: c'est là notre grandeur.

Comme elle l'avait bien compris Notre Dame, la Sainte Mère de Jésus, la créature la plus éminente de toutes celles qui ont existé et qui existeront sur la terre! Marie glorifie le pouvoir du Seigneur, qui a renversé les potentats de leurs trônes et élevé les humbles. Et elle chante cette providence divine qui s'est accomplie une fois de plus, en elle: parce qu'Il a jeté les yeux sur son humble servante. Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse.

Marie se trouve transformée en sainteté, dans son cœur très pur, en présence de l'humilité de Dieu: L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi l'enfant sera saint et sera appelé Fils de Dieu. L'humilité de la Vierge est la conséquence de cet abîme insondable de la grâce, qui se produit avec l'Incarnation de la Seconde Personne de la Très Sainte Trinité dans les entrailles de sa Mère toujours Immaculée.

(Amis de Dieu, 96) 

       
http://www.opusdei.fr/art.php?p=13819

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22/04/2008

“Nul ne donne ce qu'il n'a pas”

Il faut t'en convaincre: ton apostolat consiste à répandre la bonté, la lumière, l'enthousiasme, la générosité, l'esprit de sacrifice, la constance dans le travail, la profondeur dans l'étude, l'envergure dans le don de soi; et à te tenir à jour, à obéir absolument, joyeusement à l'Eglise, à vivre une charité parfaite...- Nul ne donne ce qu'il n'a pas. (Sillon, 927)

Ne l'oublie pas: nous pouvons convaincre avec d'autant plus d'aisance que nous sommes nous-mêmes plus convaincus. (Sillon, 929)

"On n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur le lampadaire, pour qu'elle éclaire tous ceux de la maison; que votre lumière brille ainsi devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux."

Et, quand s'achève son séjour sur la terre, Il donne cet ordre: "euntes docete" — allez et enseignez. Il veut que sa lumière brille dans la conduite et dans les paroles de ses disciples, et dans les tiennes aussi. (Sillon, 930)

Cette conception du catholicisme serait vieillotte, et par conséquent inacceptable?... — Le soleil est plus ancien encore et il n'a rien perdu de sa lumière; l'eau est plus archaïque, et elle étanche encore la soif, elle rafraîchit. (Sillon, 937)

Certains ignorent tout de Dieu..., parce qu'on ne leur en a pas parlé en termes compréhensibles. (Sillon, 941)

Crois-moi, d'ordinaire, l'apostolat, la catéchèse, doivent être capillaires; un par un: chaque croyant entraînant son plus proche compagnon. (…) (Sillon, 943) 

       
http://www.opusdei.fr/art.php?p=13813

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17/04/2008

“Et de cette fréquentation naîtra l'Amour”

Pour connaître Jésus, un seul moyen: le fréquenter! En Lui, tu trouveras toujours un Père, un Ami, un Conseiller et un Collaborateur pour toutes les activités nobles de ta vie quotidienne... — Et de cette fréquentation naîtra l'Amour. (Sillon, 662)

Si tu t'efforces de méditer, le Seigneur ne te refusera pas son assistance. Foi et œuvres de foi: des œuvres, parce que le Seigneur — tu as pu le constater depuis le début et je l'ai souligné en son temps — est de plus en plus exigeant. C'est déjà de la contemplation et c'est l'union : telle doit être la vie de beaucoup de chrétiens, bien qu'ils ne s'en soient même pas rendu compte, qui parcourent chacun son propre chemin spirituel — il y en a une infinité —, au milieu des préoccupations du monde.

Une prière et une conduite qui ne nous écartent pas de nos activités habituelles, qui nous conduisent au Seigneur à travers ces nobles préoccupations terrestres. En élevant toute cette activité vers le Seigneur, la créature divinise le monde. J'ai parlé souvent du mythe du roi Midas qui convertissait en or tout ce qu'il touchait. Malgré nos erreurs personnelles, nous pouvons convertir en or, en mérites surnaturels, tout ce que nous touchons.

Ainsi agit notre Dieu. Quand revient ce fils qui avait dépensé son argent en une vie dissolue et qui surtout avait oublié son père, le père dit: vite, apportez la plus belle robe et l'en revêtez, mettez-lui un anneau au doigt et les chaussures aux pieds. Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons. Dieu Notre Père, quand nous accourons à Lui avec repentir, tire richesse de notre misère et force de notre faiblesse. Que ne nous préparera-t-Il pas, si nous ne L'abandonnons pas, si nous Le fréquentons chaque jour, si nous Lui adressons des mots affectueux, confirmés par nos actes, si nous Lui demandons tout, confiants en sa toute-puissance et en sa miséricorde ? (…)(Amis de Dieu, nos 308-309) 


        http://www.opusdei.fr/art.php?p=13752

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16/04/2008

“Vas-y ! Envole-toi !”

Je me considère comme un pauvre oisillon, habitué à voler d'arbre en arbre, ou tout au plus jusqu'au balcon d'un troisième étage... Or voici qu'au cours de sa vie ce petit oiseau s'est trouvé un jour suffisamment fort pour arriver jusqu'au toit d'une maison d'une hauteur modeste, qui n'avait rien d'un gratte-ciel... Mais soudain notre oiseau est emporté par un aigle, qui l'a pris pour un petit de sa race. Et, entre ses serres puissantes, le petit oiseau monte haut, très haut, au-dessus des montagnes de la terre et des sommets enneigés, au-dessus des nuages blancs, bleus et roses, et plus haut encore, jusqu'à ce qu'il arrive à regarder fixement le soleil... Alors l'aigle, lâchant le petit oiseau, lui dit: Vas-y ! Envole-toi ! (Forge, 39)

Notre cœur a besoin alors de distinguer et d'adorer chacune des Personnes divines. L'âme fait en quelque sorte une découverte dans la vie surnaturelle, comme une créature qui ouvre peu à peu les yeux à l'existence. Et elle amorce un dialogue d'amour avec le Père, avec le Fils et avec l'Esprit Saint; et elle se soumet avec simplicité à l'activité du Paraclet vivificateur, qui se donne à nous sans que nous le méritions: ce sont les dons et les vertus surnaturelles !

Nous avons couru comme le cerf, qui languit après l'eau vive; assoiffés, secs, la bouche en feu. Nous voulons boire à cette source d'eau vive. Sans rien faire d'extraordinaire, nous évoluons tout au long du jour dans cette abondante et limpide source aux eaux fraîches qui jaillissent jusqu'à la vie éternelle. Les mots deviennent inutiles, parce que la langue n'arrive pas à s'exprimer. Alors le raisonnement se tait, on ne discourt plus: on se regarde ! Et l'âme se met à chanter un chant nouveau, parce qu'elle se sent et se sait aussi sous le regard aimant de Dieu, à tout instant.

Ce ne sont pas là des faits extraordinaires. C'est, ce peut très bien être, ce qui arrive d'ordinaire en notre âme: une folie d'amour qui, sans spectacle, sans excentricités, nous apprend à souffrir et à vivre, parce que Dieu nous accorde la Sagesse. Quelle sérénité, quelle paix alors, une fois engagés sur le chemin resserré qui mène à la Vie!(Amis de Dieu, nos 306-307) 

        http://www.opusdei.fr/art.php?p=13751

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15/04/2008

“Vidé de tout ce moi, remplis-moi de Toi”

Prie le Père, le Fils et le Saint-Esprit, et ta Mère, pour qu'ils t'aident à mieux te connaître; et à pleurer pour cette quantité de souillures qui ont marqué ta vie en y laissant, hélas, leur trace... — Et en même temps, sans vouloir t'éloigner de cette considération, dis-Lui: donne-moi, Jésus, un Amour qui soit comme un foyer de purification, où ma pauvre chair, mon pauvre cœur, ma pauvre âme, mon pauvre corps se consument, en se purifiant de toutes les misères terrestres... Et, quand je serai vidé de tout ce moi, remplis-moi de Toi: fais que je ne m'attache à rien ici-bas et que l'Amour me soutienne toujours. (Forge, 41)

C'est le moment de crier: souviens-toi des promesses que tu m'as faites, pour me remplir d'espérance; cela me console dans mon néant et remplit ma vie de force. Notre Seigneur veut que nous comptions sur Lui pour tout: nous voyons avec évidence que sans Lui nous ne pouvons rien, et qu'avec Lui nous pouvons tout Notre décision de cheminer toujours en sa présence s'affermit.

Notre intelligence, qui semble inactive, est illuminée de la clarté de Dieu et il nous paraît indubitable que, si le Créateur prend soin de tout — même de ses ennemis —, à plus forte raison Il prendra soin de ses amis ! Nous nous persuadons de ce qu'il n'y a ni mal, ni contradiction qui ne serve au bien: c'est ainsi que s'affermissent dans notre esprit la joie et la paix, qu'aucune raison humaine ne pourra nous arracher, parce que ces visitations laissent toujours en nous quelque chose de spécifique, quelque chose de divin. Nous louerons Dieu Notre Seigneur qui a réalisé en nous des œuvres admirables Et nous comprendrons que nous avons été créés avec la capacité de posséder un trésor infini.

Nous avions commencé par ces prières vocales, simples, charmantes, apprises dans notre enfance et que nous aimerions ne jamais abandonner. La prière, qui a commencé avec cette naïveté enfantine, coule maintenant largement, paisible et sûre au rythme de notre amitié avec Celui qui a affirmé: Je suis le Chemin. Si nous aimons ainsi le Christ, si nous nous réfugions avec une audace divine dans la plaie que la lance a laissée ouverte dans son côté, la promesse du Maître s'accomplira: si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure.(…) (Amis de Dieu, nos 305-306) 

       
http://www.opusdei.fr/art.php?p=13750

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13/04/2008

“Tu Le suivras dans tout ce qu'Il te demandera”

Si tu veux vraiment que ton cœur réagisse bien, je te conseille de t'introduire en pensée dans une des Plaies de Notre-Seigneur: c'est ainsi, en effet, que tu Le fréquenteras de plus près, que tu te placeras tout contre Lui, que tu sentiras palpiter son Cœur..., et que tu Le suivras dans tout ce qu'Il te demandera. (Forge, 755)

Il n'est pas étonnant que ceux qui répandent une théologie incertaine et une morale relâchée, sans freins, et qui pratiquent au gré de leur caprice personnel une liturgie douteuse, une discipline digne des hippies et un mode de gouvernement irresponsable, rien d'étonnant à ce que ceux-là répandent jalousies, soupçons, calomnies, offenses, mauvais traitements, humiliations, racontars et vexations de tout genre contre ceux qui ne parlent que de Jésus-Christ.

En admirant et en aimant vraiment la Très Sainte Humanité de Jésus, nous découvrirons ses plaies une à une. Et c'est dans ces moments de purification passive — moments pénibles, durs, qui nous arrachent des larmes à la fois douces et amères, que nous nous efforçons de cacher — que nous aurons besoin de nous introduire dans chacune de ces très saintes blessures: pour nous purifier, pour nous réjouir dans ce Sang rédempteur, pour nous fortifier. Nous accourrons comme ces colombes qui, au dire de l'Ecriture, se blottissent dans le creux des rochers à l'heure de la tempête. Cachons-nous dans ce refuge, pour trouver l'intimité du Christ: et nous verrons combien sa parole est affable et son visage aimable, parce que ceux qui savent que sa voix est douce et agréable sont ceux qui ont reçu la grâce de l'Evangile qui leur fait dire: Tu as les paroles de la vie éternelle.

N'allons pas croire que, dans ce chemin de la contemplation, les passions se tairont pour toujours. Nous nous tromperions si nous pensions que la quête ardente du Christ, le fait de Le rencontrer, de Le fréquenter, d'éprouver la douceur de son amour nous transforment en personnes impeccables. Vous en avez l'expérience, mais permettez-moi cependant de vous le rappeler. L'ennemi de Dieu et de l'homme, Satan, ne s'avoue pas vaincu, ne se repose pas. Et il nous assaille, même quand notre âme brûle d'amour de Dieu. Il sait que la chute est alors plus difficile, mais que — s'il réussit à ce que la créature offense son Seigneur, ne serait-ce qu'en peu de chose — il pourra alors introduire en cette conscience la terrible tentation du désespoir. (…) (Amis de Dieu, nos 301 à 303) 
       
http://www.opusdei.fr/art.php?p=13748

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07/04/2008

“La tristesse est la scorie de l'égoïsme”

Que personne ne lise ni tristesse ni douleur sur ton visage, lorsque tu répands de par le monde le parfum de ton sacrifice: les enfants de Dieu doivent toujours être des semeurs de paix et de joie. (Sillon, 59)

Et pourquoi les enfants de Dieu seraient-ils tristes ? La tristesse est la scorie de l'égoïsme ; si nous voulons vivre pour le Seigneur, la joie ne nous manquera pas, tout conscients que nous soyons de nos erreurs et de nos misères. La joie envahit notre vie de prière, jusqu'à ce que nous n'ayons pas d'autre solution que de nous mettre à chanter : parce que nous aimons et que chanter est le propre des amoureux.

Si nous vivons de la sorte, nous réaliserons une œuvre de paix dans le monde; nous saurons rendre aimable aux autres le service du Seigneur, parce que Dieu aime celui qui donne avec joie'. Le chrétien est un homme parmi d'autres dans la société; mais la joie de celui qui se propose d'accomplir, avec l'aide constante de la grâce, la Volonté du Père débordera de son cœur. Et il ne se sent ni victime, ni diminué, ni limité. Il marche la tête haute, parce qu'il est homme et parce qu'il est fils de Dieu.

Notre foi donne tout leur relief à ces vertus que personne ne devrait oublier de cultiver. Nul ne peut dépasser le chrétien en humanité. C'est pourquoi celui qui suit le Christ est capable — non pas par mérite personnel, mais par grâce du Seigneur — de communiquer à ceux qui l'entourent ce qu'ils pressentent parfois, mais ne parviennent pas à comprendre: à savoir que le bonheur véritable, le service réel du prochain ne passe que par le Cœur de Notre Rédempteur, perfectus Deus, perfectus homo. (Amis de Dieu, n° 92-93) 
       
http://www.opusdei.fr/art.php?p=13742

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01/04/2008

“Si quelqu'un ne lutte pas...”

La joie est le bien du chrétien; et nous en jouirons tant que nous lutterons, car ce bien nous arrive avec la paix. La paix, qui est le fruit de la victoire dans la guerre. De plus, lisons-nous dans l'Ecriture, elle n'est que lutte, la vie de l'homme sur la terre. (Forge, 105)

Toute la tradition de l'Eglise a qualifié les chrétiens de milites Christi, de soldats du Christ. Des soldats qui communiquent la sérénité aux autres, tout en combattant continuellement contre leurs mauvaises inclinations personnelles. Parfois, par manque de sens surnaturel, par une incrédulité pratique, on repousse l'idée que la vie sur terre est un combat. On insinue avec malice que, si nous nous prenons pour des soldats du Christ, nous courons le risque d'utiliser la foi dans des buts temporels de violence et sectaires. Cette façon de penser est une triste simplification, peu logique, et trop souvent inspirée par la commodité et la lâcheté.

Rien n'est plus éloigné de la foi chrétienne que le fanatisme, qui apparaît dans les étranges unions, sous quelque bannière que ce soit, du profane et du spirituel. Ce danger n'existe pas si la lutte est comprise comme le Christ nous l'a enseigné: une lutte personnelle contre soi-même, accompagnée de l'effort, sans cesse renouvelé, pour aimer Dieu davantage, pour déraciner l'égoïsme, pour servir tous les hommes. Renoncer à ce contenu, sous n'importe quel prétexte, c'est se déclarer battu d'avance, annihile, sans foi, c'est accepter d'avoir l'âme déchue, perdue dans de mesquines complaisances. 

Pour le chrétien, le combat spirituel, sous le regard de Dieu et de tous ses frères dans la foi, est une nécessité, une conséquence de sa condition. C'est pourquoi, si quelqu'un ne lutte pas, il trahit Jésus-Christ et, avec Lui, tout son Corps Mystique, qui est l'Eglise.(Quand le Christ passe, 74) 

       
http://www.opusdei.fr/art.php?p=13734

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29/03/2008

“Ne te trouble pas si tu te découvres tel que tu es”

Je n'ai pas besoin de miracles: ceux de l'Ecriture me suffisent amplement. — En revanche, j'ai besoin que tu accomplisses ton devoir, que tu répondes à la grâce. (Chemin, 362)

Répétons, en paroles et en actes: Seigneur, J'ai confiance en Toi; ta providence ordinaire, ton aide de chaque jour me suffisent. Nous n'avons pas de raison de demander à Dieu de grands miracles. Nous devons en revanche le supplier d'augmenter notre foi, d'éclairer notre intelligence, de fortifier notre volonté. Jésus reste toujours à nos cotés, et Il se comporte toujours tel qu'Il est.

Depuis le début de cette homélie je vous ai mis en garde contre une fausse divinisation. Ne te trouble pas si tu te découvres tel que tu es: fait de boue. Ne t'inquiète pas. Parce que, toi et moi, nous sommes enfants de Dieu — voilà la bonne divinisation choisis de toute éternité en vertu d'un appel divin: Le Père nous a élus en Jésus-Christ, des avant la création du monde pour être saints et immaculés en sa présence. Nous qui sommes plus particulièrement de Dieu, qui sommes ses instruments malgré notre pauvre misère personnelle, nous serons efficaces si nous ne perdons pas de vue notre faiblesse. Les tentations nous donnent la mesure de notre faiblesse personnelle.

Si vous vous sentez abattus lorsque vous touchez du doigt, peut-être d'une façon particulièrement vive, votre petitesse, c'est le moment de vous abandonner pleinement, avec docilité, dans les mains de Dieu. On raconte qu'un jour un mendiant vint à la rencontre d'Alexandre le Grand et lui demanda l'aumône. Alexandre s'arrêta et ordonna de le faire seigneur de cinq villes. Le pauvre, confus et abasourdi, s'exclama: « je n'en demandais pas tant! » Et Alexandre de lui répondre: “ Tu as demande selon ce que tu es, moi je te donne selon ce que je suis. (Quand le Christ passe, 160) 
       
http://www.opusdei.fr/art.php?p=13383

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