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07/05/2009

L’appel à demeurer en Dieu.



©F&L-Dominique Lefèvre

L’enjeu est de taille ! Loin d’être un réflexe de peur et de protection, l’invitation à « demeurer » dans l’intimité du Seigneur est un appel à la vraie Vie. Beaucoup de personnes de bonne volonté s’empressent de se donner aux autres : c’est beau, mais insuffisant. Leur vocation est plus grande que celle d’être un simple acteur social : sans puiser à la source, on finit par s’épuiser ! L’évènement de Pâques a en effet ouvert le Ciel, rendant possible une relation personnelle avec le Dieu vivant. Le Christ ressuscité est réellement passé auprès du Père afin de nous faire participer à la vie divine. La fécondité de toute action est dès lors subordo nnée à la présence agissante de Dieu, comme le souligne l’image du sarment greffé sur le cep. S’il en est séparé, le sarment finit par sécher et n’est alors bon que pour le feu. L’Église garantit ce lien vital : elle est le « peuple de Dieu » et « le corps du Christ » qui vit intimement en Dieu afin d’être uni à lui. Cette unité d’amour se déploie particulièrement dans l’Eucharistie : au chrétien d’accueillir la grâce prévenante de Dieu dans la prière afin que la grâce sanctifiante transforme sa vie et porte du fruit pour lui-même et pour tous les autres.

 

« Sans moi vous ne pouvez rien faire » dit Jésus. La fécondité de la vie spirituelle ne peut exister sans la présence agissante de Dieu. Recherchons-la dans une prière renouvelée sans oublier de « quitter Dieu pour aller à Dieu » en nous donnant aux autres.

 

 

 

 

 

P?re Tanguy Marie
Père Tanguy-Marie
Prêtre de la Cté des Béatitudes
Auteur des livres : La parole, don de Vie, EDB, 2006
Libres en Christ, EDB, 2008.

 

 

12:12 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : catholique, christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

LA SPIRITUALITÉ UNE FAIBLESSE ?

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Dans notre monde moderne, on a tendance à voir l'être qui suit un cheminement spirituel comme un être faible, qui s'adresse à une divinité extérieure pour lui venir au secours.

Une telle spiritualité n'est rien d'autre que mièvrerie, faiblesse, ignorance et peur. La première étape de la spiritualité consiste à devenir un individu. Pour pouvoir rejeter toute individualité, encore faut-il d'abord devenir individu, être libre et sans peur. La spiritualité n'est pas pour les faibles, elle n'est pas non plus pour ceux qui se prosternent de tout leur long aux pieds de soi-disant gurus, sans aucune discrimination, simplement parce qu'ils portent une robe couleur ocre . La voilà la porte ouverte aux sectes : la faiblesse. Elle n'est pas non plus pour ceux qui, vivant dans un monde moderne, se font avaler par une administration outrancière, véritable machine à compresser l'être, sans aucune réaction de vérité et cela par crainte de perdre quelque bien. La spiritualité, dirait-on de nos jours dans la jeunesse, n'est pas pour les faux-culs ou les grenouilles de bénitier. Cela, c'est le premier enseignement de la Bhagavad-Gita : "Au lieu de pleurer sur le sort des tiens, Arjuna, prends les armes et bats-toi !".

La religion n'est pas le fait d'aller à l'église ou au temple ou au mandir. La religion est à chaque seconde de la vie. La Religion est la vie-même. La religion est partout. Dès qu'il y a création, il y a religion, car il y a ce qui relie le créé au Créateur. La religion dans un sens second est la prise de conscience de cette liaison.

La faiblesse engendre la peur. Peur du péché, peur du fisc, peur de l'envoûtement, peur du "qu'en dira-t-on". Peur et faiblesse. Notre monde moderne est une machine à créer la faiblesse et la peur, à créer des comportements standardisés, à faire de chaque individu des numéros d'INSEE, d'URSSAF, de je ne sais quoi encore, des unités de production et de consommation. Mais la société, comme un ensemble de moutons, suit, elle suit, et passe sa vie sans vivre, sans vie, sans âme, sans souffle, sans foi ni Loi, sans Dieu. Où est l'homme ? Oui, comme le disait Sathya Sai Baba, ce n'est pas l'homme qui cherche Dieu, c'est Dieu qui cherche un véritable homme !

Swami Vivekananda ne voulait pas d'abord des 'dévots', non, il le clamait bien fort, il voulait des hommes musclés. Des hommes sains, de corps et d'esprit. Où est l'homme ? Comme le dit une secte hélas bien connue : "Réveillons-nous !" "Awake, arise", disait ce meneur d'âmes, ce bras de Shri Ramakrishna : Swami Vivekananda. Le fort devance le faible, c'est la loi de la nature. Si nous voulons que la spiritualité envahisse le monde, cela ne peut être le fait que de forts, non de faibles. Seul le fort peut recevoir cette foi qui justement "déplace les montagnes" alors que le faible n'arrivera même pas à soulever une mouche. L'homme spirituel est un homme libre. Qu'est-ce que la spiritualité si ce n'est la recherche de la Libération ? Chercher la libération lorsque dans la vie de tous les jours nous ne sommes qu'esclaves, qu'est-ce que cette spiritualité qui n'est alors qu'un mot qui n'est fait alors que pour faire sourire. Être un homme 'libre', cela n'est pas un vain mot. La liberté est du domaine du dedans, la liberté c'est de ne dépendre de rien parce qu'il n'y a attachement à rien.

Bruno LEROY.

12:09 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

DIS, C'EST QUOI LA VRAIE SPIRITUALITÉ ?

LA LIBERTÉ
L'homme réellement spirituel cherche à être libre de toutes formes d'esclavage. La liberté est le message Nº 1 de la spiritualité. Il vous faut être libre par rapport aux structures que les autres ont créées autour de vous, libre de tout ce que vous devez faire et ne devez pas faire. Tant que vous ne serez pas libre de tout cela, vous ne pourrez pas entendre votre voix intérieure.

L'INDIVIDUALITÉ
La spiritualité est basée sur l'individu. Et, le message est le suivant: soyez uniques, soyez des individus. Vivez la vie comme vous l'entendez... soyez rebelles! Vous n'avez pas besoin de rentrer dans un moule. Si c'est vous qui décidez de rentrer dans un moule, c'est très bien, sinon il n'y aucune nécessité… Aucune autre raison ou motif que celle de votre propre volonté ne devrait nous faire rentrer dans un moule. Si une personne sent que c'est ce qu'elle veut, alors, ok, c'est parfait. Ce n'est alors plus l'esclavage; c'est la liberté !

L'AMOUR
Les animaux n'ont aucun problème dans un monde sans amour. L'homme, lui, est dans un grand malheur. Il aspire, il attend quelque chose de l'au de-là. Il goûte à quelques moments de joie. Il sait à quoi ressemble l'amour, même si ces moments ne durent pas. Ils viennent très soudainement mais partent aussitôt, laissant le goût dans la bouche. C'est à travers l'amour que l'homme s'est mis à rechercher Dieu, car l'amour lui a donné le goût. A partir de là, l'homme ne peut plus en rester là . Désormais, il doit atteindre cet état dans lequel l'amour est total, dans lequel l'amour n'est pas simplement un phénomène momentané mais un réel état, une réelle continuité.
L'amour est l'essence même de la religion. Si vous pouvez aimer alors rien de plus n'est nécessaire. A travers l'amour, on peut connaître toutes les bibles et Védas….ils ne sont rien d'autres que des sous produits de l'amour.

LA MÉDITATION
Si vous n'êtes pas méditatif, vous pouvez continuer à chercher, à regarder partout, d'une vie à l'autre… vous ne trouverez que désespoir, douleur, souffrance et enfer. Vous ne trouverez ni Dieu, ni vérité, ni béatitude ainsi. Et, l'ironie est que si vous aviez cherché à l'intérieur de vous-même, vous auriez compris que tout a toujours été en vous. Méditer signifie regarder à l'intérieur de soi-même.

LE SENS DE L'HUMOUR
Le rire relaxe. Et la relaxation est spirituelle. Le rire vous ramène sur terre, et vous éloigne de vos idées stupides d'être plus saint que les autres. Le rire vous ramène à la réalité telle qu'elle est. Le monde est le jeu de Dieu, une plaisanterie cosmique. Et à moins que vous ne compreniez que c'est une plaisanterie cosmique vous ne serez jamais capable de comprendre le mystère ultime.

SAVOIR S'AMUSER
"Direction, objectif', but" - tout cela est comme le business, les affaires, c'est fatiguant et rend l'homme triste et sérieux. Il vous faut ajouter quelque chose qu'on puisse appeler " l'art de savoir s'amuser " car même un adulte sait jouer et a besoin de jouer. Un vrai adulte est sincère mais pas sérieux. Le fait d'être sérieux est une espèce de maladie car cela crée une tension en vous. Vous devenez incapable de célébrer. Seuls, le jeu et l'amusement peuvent amener la joie et la célébration.

CRÉATIVITÉ
La créativité est un point essentiel dans votre croissance spirituelle. Dans toutes les religions, tous les moines et nones ont toujours été " non-créatifs ". L'idée même de la religion est le renoncement au monde ; or si vous renoncez au monde, vous renoncez à la créativité automatiquement.
Être créatif signifie être amoureux de la vie. Vous pouvez être créatif que si vous aimez la vie et vouloir augmenter la beauté de la vie, amener un peu plus de musique, de poésie, de danse est plus que suffisant ! Vous aimez tellement la vie que vous voulez la laisser un peu plus belle que vous ne l'avez rencontré.

LA SENSIBILITÉ
La sensibilité nécessite une grande intelligence . Plus vous êtes intelligent, plus vous êtes sensible. Ni les buffles, ni les ânes ne sont très sensibles; Il faut beaucoup d'intelligence pour être sensible. Mais aucune religion ne vous veut sensible, elles sont toutes inquiètes que vous deveniez votre propre pouvoir. Une personne sensible devient un pouvoir, une énorme maison de pouvoir. Il a sa propre intelligence, il a son propre amour, il a une compréhension qui ne vient que de lui. Il a la clarté dans la vision, il a le sens de la beauté et de l' esthétique - toutes ces choses sont dangereuses !

LA GRATITUDE
L'existence se renouvelle constamment à chaque moment Vous devriez être en accord avec l'existence et ne jamais demander qu'il en soit autrement. Car, ceci est la cause de votre misère : quand il fait nuit, vous pleurez pour le jour; quand il fait jour, vous regrettez la nuit. Alors, bien sûr, la vie devient un enfer et un malheur. Vous pouvez la rendre un paradis en acceptant simplement ce qui vous est donné avec un cœur plein de gratitude. Ne jugez pas pour savoir si c'est bon ou mauvais. Votre gratitude transforme tout en une belle expérience, approfondit votre vigilance et agrandit votre amour. Et, cette gratitude vous transforme en une magnifique fleur qui partage son parfum.

COMPRENDRE QUE LA VIE EST UN MYSTÈRE
Quand vous ne connaissez pas quelque chose, alors tout devient plus mystérieux: les arbres verts, les fleurs rouges, les oiseaux dans le ciel et les nuages. Tout est mystérieux et tout est tellement mystérieux qu'en fait vous êtes continuellement entouré de mystère et chaque changement est un mystère. On peut s'étonner du fait que la vie continue et qu'on continue à respirer. Même cela est étonnant! Celui qui est constamment émerveillé est en fait très proche du divin, de l'existence !

Bruno LEROY.

12:00 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, spiritualite, foi, spiritualite de la liberation |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

Ne pas séparer foi et charité.

Fortifier notre union avec notre Seigneur Jésus Christ mort et ressuscité pour nous, union dont la qualité et la profondeur apparaîtront au travers des fruits que nous porterons, que ce soit dans nos paroles ou dans nos actes.

Dans la première lecture saint Paul raconte aux apôtres le récit de sa conversion. L’expérience unitive qu’il a faite du Seigneur sur le chemin de Damas l’a conduit à une lecture renouvelée de l’Ecriture qui lui a fait découvrir en elle le plan de salut de Dieu. Désormais, il n’a pas d’autre désir que de prêcher le Christ et ce, malgré les menaces de mort qui pèsent sur lui de la part des juifs de langue grecque. Chez lui, le fruit de son union avec le Christ depuis sa conversion c’est l’annonce incessante de la Bonne Nouvelle du Salut, la Bonne Nouvelle de l’Amour de Dieu proposé à chacun : « Malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile » !

Saint Jean, quant à lui, dans sa lutte contre la gnose païenne, nous expose que l’amour ne se démontre pas par de belles paroles ou par des illuminations spéciales comme le prétendent les gnostiques mais par les œuvres de charité : « Nous devons aimer non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité. En agissant ainsi, nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité, et devant Dieu nous aurons le cœur en paix ». C’est là le propre du christianisme : porter un fruit de charité

Tout chrétien, tout disciple de Jésus, dans sa vie, ne peut séparer foi et charité. Pour celui qui demeure uni au Christ, les deux vont de pair, s’entraînant et se nourrissant l’une l’autre. Jésus, lui-même, illustre cela pour nous dans l’évangile à travers la parabole de la vigne et des sarments. Seuls les sarments unis à la vigne véritable qu’est le Christ peuvent porter un fruit de charité : « Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit. »

Le fait que les sarments soient décrits par Jésus comme étant en lui souligne qu’ils n’ont d’existence que dans la vigne. Ainsi le disciple ne vit que dans le Christ. Les verbes « retrancher » et « émonder » décrivent l’activité du Vigneron qui conditionnent la fécondité de la plante. Le Vigneron, le Père, source de toute Parole qui sort de la bouche du Fils, émonde au moyen de celle-ci. C’est ainsi que les disciples, en tant que sarments, ont été émondés par la Parole du Fils et que ce dernier peut leur dire : « déjà vous êtes purs grâce à la parole que je vous ai fait entendre ». Mais il dépend d’eux de rester attachés à lui. C’est à eux qu’il revient de « demeurer en » la vigne, c’est-à-dire d’adhérer fermement et fidèlement à la personne du Christ.
Si le disciple n’existe plus par lui-même parce qu’il puise sa sève dans la vigne, sa vie nouvelle n’en exige pas moins un consentement personnel, jamais achevé. L’émondage a donc pour but de conduire à une synergie toujours plus grande entre la vigne et le sarment, à une communion toujours plus forte entre le Christ et le disciple. Et cette communion se révèle comme l’unique condition pour porter un vrai fruit, un fruit produit tout à la fois par la vigne et le sarment, par le Christ et le disciple.

Une tentation forte durant le parcours d’une vie est la fatigue de s’être adonné pendant un certains temps à faire le bien autour de soi, fatigue pouvant traduire une certaine désillusion face à un résultat peu conséquent à nos yeux en comparaison du combat mené. On se décourage et on finit peu à peu par se replier sur soi.
En réalité, seul Jésus peut nous donner la persévérance sur le chemin du don de nous-mêmes. Il nous faut ici apprendre à compter sur Celui qui est le roc de nos vies et à nous appuyer sur lui. Jésus, lui-même, nous met en garde : « En dehors de moi, vous ne pouvez rien faire ». Solidement attaché au Christ, comme le sarment à la vigne, ne faisant plus qu’un avec lui, nous serons alors pénétrés tout entier de sa vie, animés de ses pensées. Nous ne pourrons donc désirer que ce qu’il désire et nous nous verrons alors accorder tout ce que nous demandons !

Mais si Jésus nous invite, comme ses disciples, à demeurer en lui ce n’est pas simplement pour nous préserver de notre infidélité ou pour nous rappeler que c’est là l’unique condition pour porter du fruit. C’est aussi pour nous faire comprendre que c’est grâce à nous qu’il peut se rendre concrètement présent aux hommes. Le sens de l’existence du disciple n’est-il pas de permettre au Christ, en qui il demeure, de se faire tout à tous ? N’est-ce pas une belle manière de porter du fruit que de permettre cette rencontre entre notre Seigneur et les âmes vers lesquelles il nous envoie. Mère Térésa de Calcutta, elle qui était au service des plus pauvres parmi les pauvres, n’hésitait pas à dire : « Le service le plus grand que l’on puisse rendre à quelqu’un est de le conduire à connaître Jésus afin qu’il l’écoute et le suive, parce que seul Jésus peut répondre à la soif de bonheur du cœur humain pour lequel il a été créé. »

Frère Elie.


 

11:37 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite, catholique |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

05/05/2009

Christianisme et Islam.

Il convient d'emblée de préciser de quel point de vue nous parlons de Dieu. S'il s'agit de Dieu avec lequel la créature humaine est en relation par l'acte de foi, la prière, le désir d'accomplir sa volonté, de lui plaire et même de l'aimer (ce qui est vrai dans le courant mystique de l'islam), en tant qu'entité éternelle, créatrice, bienveillante ... christianisme et islam peuvent se reconnaître sans trop de difficulté. De même, une approche métaphysique révèle de nombreuses similitudes.
Mais une convergence aussi apparente, soulignée par le choix des qualificatifs que retient le
Concile, ne peut pas laisser dans l'ombre des différences et même des oppositions radicales. La façon dont chrétiens et musulmans parlent de Dieu est très différente.

- L'islam insiste très fortement sur l'unicité de Dieu et ne peut pas accepter la révélation du christianisme portant sur le fait que Dieu est Père, Fils et Esprit. La notion de
Trinité n'est pas comprise. Elle est refusée au nom du rejet du polythéisme. Le texte du Coran est généralement compris par la tradition musulmane pour estimer que les chrétiens ont altéré, voire falsifié les Ecritures bibliques pour leur faire affirmer la Trinité (Coran 4,171 ; 5,116).
- Non seulement, il ne peut pas y avoir plusieurs personnes en Dieu, mais encore il ne peut pas y avoir d'
incarnation. Celle-ci, pour l'islam, est une atteinte à la transcendance de Dieu. En effet, l'islam estime que Dieu est très proche de l'être humain, mais également d'une nature totalement différente de lui. Les musulmans refusent « d'associer » toute créature à Dieu. Il n'est donc ni possible ni sérieux d'affirmer qu'un être puisse être vrai Dieu et vrai homme (Coran 3,59 ; 5,72 ; 43,59).
Il faut bien dire que l'impression qui émane d'une lecture du Coran par les chrétiens est que son information concernant le christianisme est très pauvre et bien souvent inexacte.
- Le Coran refuse la mort de Jésus sur la croix. En réalité, dit-il, la crucifixion de Jésus fut pour les témoins de la scène une apparence ou une illusion (certains commentateur parleront plus tard d'un sosie qui aurait été crucifié à la place de Jésus, que Dieu a élevé auprès de lui). De ce fait, il n'y a plus de salut qui vienne par le Christ Jésus (Coran 4,157-159). Celui-ci est seulement un grand
prophète, né de la Vierge Marie, qui est venu apporter aux hommes l'Évangile, un message provenant réellement de Dieu, mais qui a été déformé par les chrétiens. Jésus est donc un simple homme.
Pour l'islam, Jésus étant
prophète, subit normalement des épreuves, mais puisqu'il est vraiment un envoyé de Dieu, il ne peut connaître d'échec final.
- L'islam ignore toute médiation et rejette ce qui lui semble être un obstacle entre Dieu et les hommes alors que pour le christianisme le salut est donné par le Christ, le seul médiateur entre Dieu et les hommes.
- Pour l'islam comme pour le christianisme, Dieu parle aux hommes et il existe des Écritures saintes. Mais les conceptions de la révélation sont très différentes : le Coran est le fruit d'une dictée de Dieu à Mohammed, il est la parole de Dieu telle que Dieu lui-même l'exprime et la prononce. On ira jusqu'à dire que le Coran est éternel et incréé. Mais cette position majoritaire est, aujourd'hui, l'objet de débats parmi les savants et croyants musulmans. Certains, parmi eux, n'hésitent pas à parler d'interprétation du Coran. Pour les chrétiens, c'est Dieu qui a inspiré les auteurs bibliques qui ont rédigé les livres de la
Bible en se servant des mots et des formes littéraires de leur temps.
- Pour les musulmans, les affirmations du Coran ont l'autorité de la Parole de Dieu. De ce fait, le dialogue dogmatique est rendu bien difficile sur ces questions essentielles. Sans ignorer ces différences fondamentales, il faut noter que le dialogue est possible sur d'autres domaines de la foi, comme la prière, la vie morale, la création, le sens de l'homme ...


2. Il convient d'approfondir cette question en relevant avec soin des points d'appui pour un vrai dialogue.
Vatican II a cette phrase : « Le dessein de salut enveloppe également ceux qui reconnaissent le Créateur, en tout premier lieu les musulmans qui professent avoir la foi d'Abraham, adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux, futur juge des hommes au dernier jour » (Lumen gentium n° 16).
Cette phrase du
Concile utilise l'expression « adorent avec nous », ce qui montre une relation réelle entre les croyants tournés ensemble vers le Dieu Créateur. Les points communs sont soulignés également dans cette citation lorsqu'elle indique un certain nombre de caractéristiques dans lesquelles chrétiens et musulmans peuvent se retrouver.
Notre perception du
mystère de Dieu n'est pas la même. Pour les chrétiens, l'incarnation du Fils de Dieu a transformé les choses : « Dieu, personne ne l'a jamais vu, le Fils Unique qui est tourné vers le sein du Père, nous l'a fait connaître » (Jean 1,18).
Le dialogue théologique portant sur Dieu se construit dans un climat dans lequel on se livre personnellement dans son intimité. Il demande de la sympathie entre les interlocuteurs. Mais il exige en même temps une réelle clarté de l'identité de la foi chrétienne. Ce que le Christ nous a fait connaître de Dieu est d'une exceptionnelle richesse : contempler la
Trinité et en parler, c'est montrer comment elle est la source de notre vie spirituelle et de notre manière de nous comporter.
Il est bon de renvoyer à l'allocution du Pape Jean-Paul II à Casablanca pour de jeunes musulmans, le 19 août 1985 (voir DC 1985, pp. 942-946). En voici quelques extraits : « Je crois que nous, chrétiens et musulmans, nous devons reconnaître avec joie les valeurs religieuses que nous avons en commun et en rendre
grâce à Dieu. Les uns et les autres, nous croyons en un Dieu, le Dieu unique, qui est toute justice et miséricorde ; nous croyons à l'importance de la prière, du jeûne et de l'aumône, de la pénitence et du pardon ; nous croyons que Dieu nous sera un juge miséricordieux à la fin des temps et nous espérons qu'après la résurrection, il sera satisfait de nous et nous savons que nous serons satisfaits de lui. La loyauté exige aussi que nous reconnaissions et respections nos différences. La plus fondamentale est évidemment le regard que nous portons sur la personne et l'œuvre de Jésus de Nazareth. Vous savez que, pour les chrétiens, ce Jésus les fait entrer dans une connaissance intime du mystère de Dieu et dans une communion filiale à ses dons, si bien qu'ils le reconnaissent et le proclament Seigneur et Sauveur. Ce sont là des différences importantes, que nous pouvons accepter avec humilité et respect, dans la tolérance mutuelle ; il y a là un mystère sur lequel Dieu nous éclairera un jour, j'en suis certain » (p. 945).
Enfin, dans son récent voyage apostolique en Turquie, le Pape Benoît XVI a déclaré aux responsables des affaires religieuses du pays : « Le Pape Grégoire VII parlait de la
charité spéciale que se doivent réciproquement les chrétiens et les musulmans puisque « nous croyons et nous confessons un seul Dieu, même si nous le faisons de manières diverses, chaque jour le louant et le vénérant comme créateur des siècles et souverain de ce monde » (Patr. Latine, 148, 451 - cf. D.C. 2007 p. 12).

† Pierre-Marie CARRÉ
Président de la Commission doctrinale

16:48 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite, catholique |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

GUY GILBERT EST AUSSI UN HOMME SPIRITUEL !

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Je m’aperçois avec beaucoup d’intensité que nous sommes tributaires du passé. Non point un temps mort qui ravive la nostalgie mais, des instants essentiels qui ont construits notre personnalité.

Les chrétiens, quelle que soit leur obédience, possèdent dans leur coeur un Témoin de Dieu ayant marqué l’histoire. Pourquoi ? La réponse doit être précise et tranchante car, il ne s’agit nullement de substituer notre Amour pour Christ en faveur d’un humain vivant le souffle de l’Esprit. Non, il s’agit d’un être référent, transmetteur d’une vision spirituelle.

Notre monde basé sur le matérialisme le plus insidieux et l’individualisme le plus méprisant ; nous fait presque systématiquement entrer en sympathie avec des êtres qui partagent nos valeurs et le sens de notre Vie. Combien de chrétiens ( nes ) noirs subissant des discriminations humiliantes ne se réfèrent à Martin Luther King afin, de puiser dans ses prises de positions, les justes réactions face aux insultes.

Nos sociétés perdent progressivement cette saveur spirituelle exigeante issue de la Bible.

Chacun semble s’accommoder d’une spiritualité selon son inspiration propre. C’est alors, que Dieu n’est plus le grand Libérateur de notre humanité mais, le juge suprême. Ces comportements interdissent toutes recherches spirituelles et peuvent mener à des pathologies graves, telles la schizophrénie ou la paranoïa.

Cet essaim de Témoins qui nous ont précédés doivent nous parler dans leur façon sans concessions de vivre l’Évangile.

Force est de constater qu’il existe très peu de Témoins chrétiens dans l’univers éducatif de l’envergure de Guy Gilbert. Il est pour les éducateurs chrétiens celui qui voit les yeux du Christ dans le regard d’un loubard.

Un loubard est un jeune délinquant ayant perdu ses repères sociaux faute d’avoir rencontré sur son chemin des adultes forts de leurs convictions en l’amour de la Vie. Guy Gilbert n’est pas un prêtre atypique comme nous aimons le dire souvent. Il est un Homme de Dieu ayant pris en considération le phénomène d’inculturation. Il ressemble de par son look aux loubards dont il s’occupe. Signe pour lui de montrer son Amour envers ce peuple meurtri. C’est pour cette raison que je le surnomme souvent : le loubard de Dieu.

Il va jusqu’au bout d’un jeune dans les pires dérives sans jamais baisser les bras. Il écoute leurs désirs profonds et, c’est dans cette attitude de respect que naquit d’une ruine la Bergerie de Faucon faite entièrement par la volonté, les mains de ces jeunes qui ne pensaient qu’à détruire. Notre Loubard de Dieu fait confiance en la Providence pour déceler la part de cristal qui scintille en chaque adolescent.

Mais, n’ai-je point écrit suffisamment d’articles sur ce chrétien affirmé sans devoir narrer de nouveau son histoire. Dieu nous envoie des Témoins de Son Amour, tels des anges pour nous guider et Guy Gilbert en fait partie.

Chacun possède sa personnalité et il n’est point question de devenir un clone de Guy. Ce serait négliger le messager prioritaire qui n’est autre que Christ ayant donné son sang pour nous. Il s’agit de rejoindre une certaine sensibilité des approches que nos témoins ont de l’existence en général et de Dieu en particulier. Pour moi, depuis des années, je regarde vivre le Loubard de Dieu et l’écoute nous interpeller. Puissiez-vous rencontrer un ange de Dieu vous indiquant où se trouve la Lumière pour faire de vous des chrétiens Heureux. Mais, seule la prière nous donnera cette joie immense de vivre selon les desseins de Christ.Si tous les chrétiens pouvaient se donner la main, notre monde aurait un visage plus Humain. Il s’agit simplement d’une amitié spirituelle, comme le disait Paul, dans une atmosphère plus propice aux antipathies, aux racismes, aux exclusions, aux discriminations, aux rejets de l’Autre. Ce que nous appelons théologiquement, la Communiom des Saints, cette fusion des âmes dans un Unique Corps.

Bruno LEROY.
Éducateur de rue. 

10:39 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite, catholique |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

03/05/2009

LE COMBAT SPIRITUEL.

 

La paix du coeur n'arrive qu'au terme d'un grand combat. Souvent le premier ennemi est soi-même ou plutôt la "guerre" est à l'intérieur de nous. L'objectif de ce "combat" est de retrouver la paix intérieure, mais notre coeur divisé n'est pas immédiatement incliné vers cette vraie paix.

Intervenant : P.Nicolas Buttet, Eucharistein.

21:20 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, catholique, spiritualite, action sociale chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

Ce bon berger qu’est le Christ.

Jésus définit le Pasteur du troupeau comme celui à qui appartiennent les brebis, qui les connaît et qui les appelle chacune par leur nom : « Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. »

Le pasteur n’est pas un mercenaire car ce dernier n'a pas le sentiment que les brebis sont les siennes. Face à la première difficulté, au premier danger, il les abandonne et il fuit. En revanche, le pasteur qui connaît ses brebis une par une, qui a établi avec elles une profonde relation de familiarité, est disposé à donner sa vie pour elles. Jésus explicitera cela au verset qui fait directement suite au passage évangélique de ce jour dans cette formule que nous connaissons bien : « Je suis le bon berger : le bon berger se dessaisit de sa vie pour ses brebis.

Ce bon berger qu’est le Christ n’a pas d’autre désir pour nous que de nous faire entrer dans la vie véritable, cette vie qu’il a promise à tous ceux qui mettent ses pas dans les siens. Il veut nous libérer de tous les enclos de nos enfermements, de nos prisons intérieures ou extérieures, de tout ce qui nous maintient captif à commencer par notre péché. C’est en ce sens qu’il se présente aussi comme « la porte des brebis ». Il est cette porte qui nous permet de quitter tous ces lieux de notre quotidien qui nous retiennent en esclavage pour accéder à la véritable prairie où nous pourrons aller et venir librement pour paître en toute tranquillité : « Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage. »
Cette prairie c’est celle du Royaume dont il est la porte d’entrée et par laquelle il nous invite à passer pour accéder à la vie véritable, à la vie éternelle.

Dans ce passage de saint Jean, Jésus oppose à l’attitude du bon Pasteur celle du voleur et celle du brigand. Ces derniers aussi font sortir les brebis de leur enclos. Mais ce n’est pour leur offrir ni la liberté ni la vie mais la mort : « Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. » Au contraire, Jésus le bon Pasteur est venu « pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance. »

De tous temps, nombreux furent les hommes qui au nom de telle ou telle autorité faussement spirituelle ou de telle ou telle idéologie prétendirent apporter la liberté ! Mais au final, ils ne font qu’emprisonner pour satisfaire leur propre ego voire même pire ils se servent de ceux qu’ils ont aliénés, de leur personne, de leurs biens... Nous sommes ici aux antipodes de l’attitude de notre Seigneur qui se fait le serviteur de ceux qu’ils appellent à sa suite plutôt que d'en faire ses esclaves, qui donne sa vie pour eux plutôt que d’exiger la leur pour lui.

Nous avons quelques critères pour reconnaître la voix du bon Pasteur et ne pas être trompés par ceux qui veulent se faire passer pour nos sauveurs. La voix de notre Seigneur Jésus-Christ est remplie de douceur, de paix et d’amour. Elle invite à aimer et non pas haïr, à œuvrer pour la communion et non pas diviser, elle ouvre au frère, à celui qui est différent. C'est bien elle qu'il nous faut reconnaître.

« Seigneur, fais-nous la grâce, de nous familiariser avec ta voix dans l’écoute de Parole. Qu’au travers de toutes les voix séductrices de notre monde qui veulent nous attirer sur de faux chemins liberté, nous sachions encore reconnaître la tienne pour nous engager à ta suite et passer à travers toi la porte qui nous ouvrira l’accès à la seule véritable liberté. »


Frère Elie.

 

20:56 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, catholique, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

VOYAGE EN MÉMOIRE DE MARIE FRANCE PAVARD.

12,00 EUR (78,71 FF)
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En Stock
 


Voyage en mémoire, un recueil de poésies, qui nous conte l'amour et ce qu'il nous apporte, les amourettes de jeunesse auxquelles il faudrait donner du crédit ?
L'amour et la patience et ses concessions..." Ton âme reste une fleur" un amour meurt brusquement, terriblement.....

62 pages
 


Vous pouvez vous procurer ce merveilleux livre, d'une amie dont l'âme transpire de poésie, en cliquant sur le lien suivant : http://www.poesie-boutique.com/PBSCCatalog.asp?ActionID=67240192&PBCATID=174032&PBMPgIdx=3&PBMOrdBy=-1

18:53 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LITTÉRATURE. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, poesie, spiritualite, foi |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

LA PAIX INTÉRIEURE.

Sur : http://www.exultet.net/

Jacques Philippe est vraiment à la fois très simple donc, compréhensible pour le plus grand nombre. Et très profond par l'intensité de son regard chrétien sur la Vie. Prochainement, vous retrouverez tous ces enregistrements sur Radio France Émergence.

En effet, il existe désormais un partenariat entre notre Radio et eXultet.

Je vous souhaite une bonne écoute et surtout, n'hésitez pas à vous rendre sur le Site d'eXultet où vous trouverez soit de la musique, des enseignements, de la psychologie pour un mieux-être et de la spiritualité selon votre sensibilité religieuse, mais aussi les interventions des grands Témoins de notre Temps. Puis, si vous désirez apprendre la biographie de certains saints, eXultet en présente de nombreux. eXultet est un véritable foisonnement d'enregistrements précieux pour enrichir profondément soit notre foi ou notre approche anthropologique chrétienne des problématiques actuelles.

Souvent, je puise à cette source pour désaltérer mon intériorité. Éviter par les moyens techniques qui nous sont donnés d'altérer cette rivière intérieure pour qu'elle demeure cristalline envers et contre tout.

Excellent Dimanche à toutes et tous dans le cœur de l'Esprit d'Amour !

Très Fraternellement, Bruno.

11:06 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite, prieres, meditation |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |