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08/11/2010

Non, “il ne brisera pas le roseau cassé” !

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A notre époque, de nombreuses familles ont troqué l’amour, la sécurité et l’harmonie contre divers problèmes entraînant la violence au sein de leur foyer : alcoolisme, coups, disputes, adultère, divorce, abus sexuels, peur, drogue, dépression, troubles psychiques, suicide, occultisme, etc..

“Papa a frappé Maman, Raphaël l’a défendue, il frappe mon père… Une soirée banale, une scène coutumière.” Mes parents sont trop absorbés par leurs disputes, trop pris par leurs soucis.

Maman est toujours occupée, et personne n’a le temps de prêter attention à ce qui me fait peur.” Que de vies et de familles brisées, de comportements et de caractères marqués par les séquelles de ces traumatismes, des angoisses, des vies difficiles à gérer, à maîtriser. “Les soucis me submergent, les épreuves m’ont fragilisée, et j’ai hâte d’être libérée de mon stress… Je refuse aussi de subir une autorité, je ne veux recevoir d’ordre de personne… Je reste rebelle… Je suis le résultat d’années de violence.” “Les regards m’effraient et je ne peux les affronter. Je refuse de dire, de raconter ma souffrance, alors je fuis la société, l’école, les camarades… Je redoute d’être questionnée. Je vis mon drame dans la peur, la confusion. A la maison, je ne fais plus grand-chose. Je survis.”

L’histoire de Marie est authentique. Elle reflète la vie de beaucoup de foyers actuels, malheureusement. De quoi sombrer… “J’étais perdue. La vie me dégoûtait. J’aspirais à ne plus vivre, ne plus subir mes malheurs, mes pensées sombres, l’emprise de la destruction.”

Mais Dieu n’est pas indifférent à ces situations, aux cris, aux pleurs de ceux qui souffrent. Il cherche ces cœurs brisés, et quand il les trouve, il y apporte espérance, réparation, joie, pardon. Il guérit du passé et offre une vie nouvelle avec lui. Non, “il ne brisera pas le roseau cassé” ! (Mat 12:20), car il est “le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions” (2 Cor 1:3).

“Mon cœur s’ouvre à lui, je crois. Mes larmes s’arrêtent de couler. Je le comprends, il est venu pour me sauver. Il est là, à mes côtés, je ne suis plus seule, il m’aime vraiment. C’est vrai, mes problèmes demeurent, mais un incommensurable espoir jaillit et le terrible poids qui pesait sur mon cœur disparaît. Mes pensées sont métamorphosées, je goûte une paix profonde. La peur ne m’atteint plus, elle n’exerce plus son pouvoir sur moi. Je découvre un Père proche de moi. Il m’offre une vie nouvelle et équilibrée, totalement différente de celle que j’ai menée jusqu’ici.” “Jésus n’est aucunement venu pour achever ceux qui sont déjà accablés ".

Loin de là, il est venu pour les relever, leur apporter son appui et son secours et leur offrir un avenir fait d’espérance.” Sur terre, “il allait vers ceux qui étaient rejetés et méprisés des hommes, leur manifestant attention, bonté, douceur, pardon et guérison.” Le témoignage de Marie est la preuve qu’il agit encore aujourd’hui dans la vie de ceux et celles qui se confient avec foi en lui. Depuis, Marie est venue se confier à notre service éducatif. Elle désire mettre un terme définitif à cette ambiance violente qu’elle et ses enfants subissent depuis des années.

Elle retrouve progressivement confiance en elle. Nul n’a le droit d’être maltraité. C’est devenu une certitude désormais. Elle déposera plainte comme pour crier au monde, dit-t-elle en souriant, que lorsqu’une femme est battue par son mari, Dieu s’interpose. En fait, sa foi en Christ lui a redonnée pleinement confiance en Dieu, en elle et les autres. L’éducation harmonieuse de ses enfants devient maintenant son principal souci.

Femmes que vous soyez humiliées ou battues, l’acte est le même, il atteint votre personnalité profonde.

Pour vous sortir de ce mauvais pas qui pourrait vous faire glisser dans les ténèbres. La première démarche est de vous savoir unique aux yeux des autres. Reprenez confiance en vous. Bien-sûr, comme nous venons de le voir, la Foi, peut faire des miracles en ce domaine. Sinon, reposez vos soucis sur l’épaule d’une personne de confiance.

Elle sera là pour vous écouter et non vous juger.

Il demeure pourtant vrai, l’ayant constaté à plusieurs reprises, lorsqu’une femme est malmenée et battue Dieu s’interpose toujours ! Courage, les mauvais seront châtiés.

 

Bruno LEROY.

17/10/2010

FAITES VIVRE L'AMOUR ET LA JOIE, SIMPLEMENT...

15/10/2010

LA FORCE DES ÉGLISES ÉVANGÉLIQUES.

16:56 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., COMBAT SPIRITUEL., CONSEILS SPIRITUELS., SOLIDARITÉ., SPIRITUALITÉ, TÉMOIGNAGES., VIVRE L'ÉVANGILE. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

11/10/2010

Il faut être poète pour parler de Dieu.

Il faut être poète pour parler de Dieu, mais il n'est pas nécessaire d'appartenir à la caste des spécialistes. En chaque homme sommeille un petit coin de poésie, un espace où les mots se libèrent de leur carcan et tentent de nommer l'Essentiel. Pour être poète ne suffit-il pas d'être amoureux ?


Chaque chrétien, de par son baptême et sa confirmation, a reçu l'Esprit qui sonde le silence de Dieu. Avoir la foi ne sera jamais réciter par coeur les formules du parti, mais être introduit au grand large de l'océan divin où chacun peut se rendre compte par lui-même, emporté par un vent de liberté. Jésus parlait en paraboles. Celui qui n'a pas une âme d'enfant et un coeur de poète ne peut comprendre l'Évangile jusqu'au bout.
 Pour goûter un poème, il faut que la liberté s'offre, qu'elle se laisse faire et accueille les mots en les laissant retentir. Les mots sont des éveilleurs, mais jamais malgré nous. Le croyant est un poète qui s'abandonne dans les bras de Dieu.

Et là, l'aventure de la Vie commence...

Bruno LEROY.

06/10/2010

LE BONHEUR VIENT FRAPPER A TA PORTE.

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Le bonheur vient frapper à ta porte. Mais tout était fermé en toi et tu n'as pu l'accueillir. Pour savourer la douceur de la joie profonde, il faut être intrinsèquement libre. Libre de quoi, de qui ?
Libre de toutes ces extériorités qui nous engendrent dans le paraître et non dans l'être. Libre de toutes les lois humaines en les assimilant, les intériorisant pour mieux le vivre. Sans avoir cette tentation constante de les transgresser sous prétexte qu'elles ne font pas partie intégrante de notre être. Il faut en goûter l'amertume puis l'accepter intérieurement pour ne pas recracher immédiatement.
Vous allez me dire, à juste titre, qu'il s'agit d'une soumission à une société qui nous formate. Et je vous répondrai que je vous propose la recette pour ne pas sombrer dans ce formatage de l'esprit. Celui qui atrophie tout discernement raisonnable. Sinon, vous ne pourrez jamais vous prétendre libres et debout. Vous demeurerez dans l'irrationalité de codes sociaux qui ne vous parlent plus, parce qu'ils ne vous ont jamais parlés. Parce qu'ils vous sont totalement étrangers.
  
Le rebelle qui veut défendre ses convictions. Des Lois inhumaines qui tuent toute Dignité. Ce rebelle dont Dieu et les Hommes ont besoin pour établir une civilisation de l'Amour doit savoir sur quel terrain ses pas avancent. Il ne doit pas être dans la brume de l'ignorance. Sinon, il deviendra vite un mauvais serviteur. Un exécrable Apôtre du Christ qui ne sait pas même où il va. Non, la révolte nécessairement spirituelle porte l'étincelle d'un feu d'amour et de compréhension pour l'Humanité souffrante. Il nous faut cultiver notre jardin intérieur. Par la prière, communiquer, parler, s'exprimer avec le Christ qui nous écoute avec certitude.
  
Mais, qui souvent demeure silencieux pour nous laisser libres de nos propres pensées, parfois actives. Pour changer le visage enlaidi de cette société atteinte du néoplasme du consumérisme. Il faut au prime abord en détecter la suprême Beauté. Nous devons avec nos mains malhabiles creuser et toujours creuser au tréfonds de l'être pour en extraire la quintessence. La divine lumière qui jaillit de son âme blessée.
Et l'Esprit-Saint nous aidera dans cette démarche démesurée. La Vierge Marie nous donnera les roses sans épines de la douceur d'appréhender les autres. Et notre ange gardien nous protègera des tentatives de conflits du Malin.
  
Alors, nous avancerons doucement mais fermement sur le chemin du destin à vivre ensemble. Sinon, nous passerons notre vie à gémir face aux fleuves impassibles. Le rebelle chrétien n'est point un rebellocrate qui se contente de dénoncer en vain. Comme le font certains artistes ou chanteurs médiocres en mal d'inspiration. Non, le rebelle de Dieu est celui ou celle qui ouvre les mains et contemple les tranchées des combats creusés dans ses paumes. C'est celui qui ouvre les bras avec un sourire au bout des lèvres pour affirmer que rien n'est perdu. Aujourd'hui tout commence ou recommence grâce à l'Espérance qui habite les cœurs.
  
Puissiez-vous acquérir cette force d'aimer envers et contre tout. Et vous deviendrez des combattants de l'Amour et de la Justice. Un véritable rebelle de Dieu qui, chaque jour remet ses heures entre Ses mains.
Rassurez-vous, cela est aussi difficile pour moi que pour vous. Notre société nous apprend tellement à humer la facilité. Le combat spirituel en devient une contre-culture que le monde endormi n'apprécie pas.
Même si vous n'avez guère conscience de votre rébellion pour le Royaume. D'autres se chargeront de vous le rappeler, parfois violemment. Mais la paix profonde du Christ sera en vous et rien ne vous troublera.
Je vous souhaite cette Force que seul l'Esprit peut donner dans le silence cultivé de l'Adoration où la pensée flotte par-delà le temps sociétal. N'oubliez jamais que les pauvres hères que nous sommes possèdent l'heure. Et Dieu possède le temps. Voilà, pourquoi souvent nous avons souvent cette sensation malsaine, qu'Il ne nous écoute pas et donc ne nous répond pas. Ce qui est faux. Il répond toujours par divers sourires.
A nous de les contempler pour en saisir le sens, celui que nous donnerons quotidiennement à notre existence. Dans Sa présence et par Sa présence.
  
Courage, marchons ensemble, pour devenir des rebelles de Dieu avec, dans l'esprit des flammes de tendresse pour faire de notre planète un chant  brûlant d'Amour. Et nous vivrons le Bonheur des rebelles de Dieu.
 
 
Bruno LEROY.
 

04/10/2010

Benoît XVI fait l’éloge du « silence intérieur »

Concert au Vatican

ROME, Lundi 4 octobre 2010 (ZENIT.org) - Benoît XVI a fait l'éloge du « silence intérieur », nécessaire pour « écouter » et « obéir » à la parole de la foi.

Le pape a en effet assisté, vendredi, 1er octobre, en la salle Paul VI du Vatican, à un concert de l'orchestre et du chœur de l'Académie nationale de Sainte Cécile, offert par l'agence italienne d'énergie ENI, mécène de la restauration de la façade de la basilique Saint-Pierre, pour l'An 2000, puis actuellement des façades latérales.

Au programme : la symphonie en sol majeur de Joseph Haydn, une œuvre contemporaine « Cécile, Vierge romaine », de Arvo Pärt, et la « Fantaisie chorale » en do mineur de Ludwig van Beethoven.

A propos de ce programme, Benoît XVI a fait observer que « la combinaison de ce travail sur sainte Cécile et des œuvres de Haydn et Beethoven offre un contraste surprenant qui invite à la réflexion ».

Une réflexion sur le martyre de sainte Cacile. « Le texte du martyre de la sainte et le style particulier qui l'interprète en clef musicale semblent, selon l'analyse du pape, représenter le lieu et le devoir de la foi dans l'univers : parmi les forces vitales de la nature qui sont autour de l'homme et en lui, la foi est une force différente qui répond à une parole profonde, "sortie du silence", comme disait saint Ignace d'Antioche ».

Une réflexion aussi sur l'importance du silence intérieur. Pour Benoît XVI, « la parole de la foi a besoin d'un grand silence intérieur pour écouter et obéir à une voix au-delà du visible et du tangible ».

« Cette voix, a expliqué le pape, parle aussi à travers les phénomènes de la nature car elle est le pouvoir qui crée et gouverne l'univers ».

Mais, a précisé Benoît XVI en citant l'exemple de sainte Thérèse de Lisieux, pour « reconnaître » cette voix, il faut « un cœur humble et obéissant ».

La foi, a résumé le pape, « suit cette voix profonde là où l'art lui-même ne peut arriver seul, et ceci, grâce au « témoignage », au « don de soi par amour », à l'exemple de sainte Cécile.

Enfin, pour Benoît XVI, « l'œuvre d'art la plus belle », c'est « le chef-d'œuvre de l'être humain » lorsque dans ses actes, il se fait « amour vrai » que ce soit dans ce que le pape appelle le « martyre quotidien » ou dans « l'extrême sacrifice ».

20:19 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CONSEILS SPIRITUELS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

14/01/2009

Sept tentations chez les chrétiens.

  1. Tentation de l'oubli des dimensions sociales de la foi. 
    C'est la tentation de séparer d'un côté la vie spirituelle, de l'autre la vie économique et professionnelle. La dimension sociale n'est pas une matière à option de la foi. "Le versant éthique et social du message évangélique est une dimension nécessaire du témoignage chrétien". ou encore: "on doit repousser toute tentation d'une spiritualité intimiste et individualiste". (Jean-Paul II)

  2. Tentation de l'oubli de la tension entre le particulier et l'universel. 
    Chacun et tous, nous devons reconnaître que nous sommes "situés quelque part" par rapport à ces questions. de l'argent, du pouvoir, du politique, de la richesse, du patrimoine. On a tous une histoire, une origine, une formation, âge... Les catholiques, en se disant tous frères, vont trop vite à l'universel abstrait, en sautant les différences, avec le risque du repli sur le même, en gommant la rencontre de l'autre différent. Appel à être ouvert à l'autre différent.

  3. Tentation de la démission, ou de la légèreté intellectuelle. Ni le Nouveau Testament ni l'Église n'ont de recettes toute faites pour le vivre en société. Ils nous renvoient toujours à notre responsabilité. L'exercice de la responsabilité et de la liberté commence par un travail de compréhension. Certes, c'est compliqué, et personne ne comprend tout. Il est nécessaire d'avoir une information plurielle, (sources diverses). La pensée est le commencement de l'action. Travailler à bien penser est le commencement de l'humanisation.

  4. Tentation des attitudes de fuite. par exemple:
    tentation de pureté, et son corollaire, refus de se salir les mains.
    (que signifie "faire du social, c'est bien, de l'économique, passe encore, mais de la politique non!"?
    tentation de l'acceptation du fatalisme. 
    Ce sont autant d'alibis à l'inaction et à l'indignation stérile.
     
    Croyons-nous vraiment en un Dieu incarné, Croyons-nous que les enjeux véritablement humains de notre existence collective sont des enjeux que l'on prend au sérieux?

  5. Tentation de l'oubli des médiations. et donc 
    invitation à reconnaître l'importance de la raison (il n'y a pas que l'émotion, le vécu ou l'expérience comme critère)
    invitation à reconnaître le rôle des structures et des institutions que se donnent les sociétés. Les chrétiens sont très sensibles à ce qui est direct, proximité, rencontre de l'autre, à l'interpersonnel et beaucoup moins sensibles aux relations longues, par l'intermédiaire d'une organisation (syndicale, politique, ONG, etc.) qui reposent sur des intermédiaires. La charité chrétienne se vit aussi dans et par ces relations longues. Le risque est de répondre aux urgences, et d'oublier de repérer les causes et d'agir sur elles. Jena-Paul II parlera de structure de péché.

  6. Tentation de la marginalisation de la politique. 
    Parmi les différents champs de la vie en société, il  a  le politique, l'économique, le social, le culturel. Parmi eux, le politique est un champ essentiel du vivre ensemble. Hier, le champ politique était englobant de toute l'activité humaine. Aujourd'hui, c'est l'économique. Or, il est nécessaire que se créée un contre pouvoir à l'économique: ce ne peut être que le politique. Quelle est notre représentation du politique? Quelle valeur lui accorde-t-on? Relire Réhabiliter le politique" commission sociale de l'épiscopat.

  7. Tentation de l'impatience.
    Notre rapport au temps s'est fort modifié ces dernières années. Le court terme l'emporte sur le long terme, le souci de l'efficacité immédiate, le désir de voir les résultats de ses actes, en économie comme ailleurs. Or rien de durable ne se crée sans patience. Rien ne changera sans modification des modes de vie, et des valeurs. Or, les modes de vie et les valeurs ne changent pas au 1/4 de tour. Nécessaire changement de nos comportement et de nos mentalités (ou manières de voir). Cela peut passer par la réflexion, la prière, la rencontre de l'autre.

Comment je vis la Bonne Nouvelle dans mon rapport à l'argent, au travail, à  l'économique. Est-ce que le Dieu en qui je crois est le Père de Jésus-Christ, qui non seulement a donné la priorité au pauvre, mais s'est identifié au pauvre.

20:55 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CONSEILS SPIRITUELS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

02/02/2008

S’ENGAGER DANS UNE VIE DE PRIÈRE.


Edith Stein, philosophe juive allemande et disciple de Husserl, est entrée en 1933 au Carmel de Cologne, dans le contexte brûlant d’une Allemagne où le nazisme s’impose. Elle prend au Carmel le nom de Thérèse-Bénédicte de la Croix, creusant là le mystère de la Croix, dans un lien très fort avec son peuple (le peuple juif et le peuple allemand). Elle s’était convertie en 1921 en lisant la « Vie » de Sainte Thérèse d’Avila. En 1933, sa décision, longtemps mûrie, d’entrer au Carmel est sa réponse à la montée en puissance du nazisme, dont elle entrevoit très tôt les conséquences dramatiques. Arrêtée en 1942 au Carmel d’Echt en Hollande, elle meurt le 9 août à Auschwitz. Elle a été canonisée en 1998.
Dans le texte qui suit, Edith Stein fait une synthèse des courants qui agitaient alors l’Église allemande, l’un insistant sur la prière intérieure (« subjective ») et l’autre insistant sur la prière ecclésiale et les formes traditionnelles (« objective »). Elle laisse surtout transparaître ce qui constitue le cœur de son engagement au Carmel, dans une vie de prière.
En préparation du dimanche 25 janvier où les Sœurs Adeline et Marie-Hélène vont s’engager (à l’église St-Ignace) en faisant profession perpétuelle au Carmel St Joseph, cette parole est bienvenue.

Qu’est-ce qui donna donc à sainte Thérèse d’Avila, qui consacra à la prière des décennies de sa vie dans la cellule d’un monastère, le désir ardent d’œuvrer pour la cause de l’Église et la lucidité pour discerner la détresse et les besoins de son temps ? Précisément le fait qu’elle vivait dans la prière, qu’elle se laissait toujours plus profondément attirer par le Seigneur à l’intérieur du «château » de son âme. C’est pourquoi elle ne put faire autrement que de « brûler d’un zèle ardent pour le Seigneur Sabaoth » (paroles de notre saint père Elie qui ont été retenues comme devise sur le blason de notre ordre).
Dans le secret et le silence s’accomplit l’œuvre de la Rédemption. Dans le silencieux dialogue du cœur avec Dieu, les pierres vivantes sont préparées pour édifier le Royaume de Dieu, les instruments sont forgés pour servir à la construction. Le fleuve mystique, qui perdure à travers tous les siècles, n’est pas un bras isolé et secondaire, qui se serait séparé de la vie de prière de l’Église, il est sa vie la plus intime. Lorsqu’il lui arrive de faire éclater les formes traditionnelles, c’est parce que l’Esprit vit en lui, cet Esprit qui souffle où il veut : lui qui a suscité toutes les formes traditionnelles et doit toujours en susciter de nouvelles. Sans lui, il n’y aurait ni liturgie ni Église.

Edith Stein

« La prière de l’Église », 1936,
Source cachée,
Ed. Cerf / Ad Solem, 1998

21:25 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CONSEILS SPIRITUELS. | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

07/01/2008

Angélus de l’Épiphanie.

Angélus de l’Epiphanie

Le chrétien est « appelé à éclairer les pas de ses frères »

ROME, Dimanche 6 janvier 2008 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte de la méditation que le pape Benoît XVI a prononcée à l'occasion de la prière de l'Angélus, ce dimanche 6 janvier, en la fête de l'Epiphanie, en présence des pèlerins réunis place Saint-Pierre.

AVANT L'ANGELUS

Chers frères et sœurs,

Nous célébrons aujourd'hui la joie de l'Epiphanie du Seigneur, c'est-à-dire sa manifestation aux peuples du monde entier, représentés par les Mages qui vinrent d'Orient pour rendre hommage au Roi des Juifs. Observant les phénomènes célestes, ces mystérieux personnages avaient vu surgir une étoile nouvelle et, également éclairés par les prophéties antiques, ils y avaient reconnu le signe de la naissance du Messie, descendant de David (cf. Mt 2,1-12). Dès qu'elle apparaît donc, la lumière du Christ commence à attirer à elle les hommes « que Dieu aime » (Lc 2,14), de toute langue, peuple et culture. C'est la force de l'Esprit Saint qui pousse les cœurs et les esprits à rechercher la vérité, de la beauté, de la justice, de la paix. C'est ce qu'affirme le Serviteur de Dieu Jean-Paul II dans l'encyclique Fides et ratio : « L'homme est engagé sur la voie d'une recherche humainement sans fin : recherche de vérité et recherche d'une personne à qui faire confiance » (n. 33): les Mages ont trouvé ces deux réalités dans l'Enfant de Bethléem.

Dans ce pèlerinage, les hommes et les femmes de toute génération ont besoin d'être orientés : quelle étoile peuvent-ils donc suivre ? Après s'être placée « au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant » (Mt 2, 9), l'étoile qui avait guidé les Mages cessa sa fonction, mais sa lumière spirituelle est toujours présente dans la parole de l'Evangile, qui est aujourd'hui aussi en mesure de guider tout homme à Jésus. Cette même parole, qui n'est autre que le reflet du Christ vrai Dieu et vrai homme, trouve un écho autorisé dans l'Eglise pour toute âme bien disposée. L'Eglise accomplit donc aussi, pour l'humanité, la mission de l'étoile. Mais on peut dire quelque chose de semblable de tout chrétien, appelé à éclairer les pas de ses frères par sa parole et par le témoignage de sa vie. Combien est-il donc alors important que nous, chrétiens, soyons fidèles à notre vocation ! Chaque croyant authentique est toujours en marche dans son itinéraire personnel de foi, et, en même temps, avec la petite lumière qu'il porte en lui, il peut et il doit venir en aide à qui se trouve à ses côtés, et a peut-être de la peine à trouver la route qui conduit au Christ.

Au moment où nous nous disposons à la prière de l'Angélus, j'adresse mes vœux les plus cordiaux à nos frères et soeurs des Eglises orientales qui, en suivant le Calendrier Julien, célèbreront demain le saint Noël : c'est une grande joie de partager la célébration des mystères de la foi, dans la richesse multiforme des rites qui attestent l'histoire bimillénaire de l'Eglise. Avec les communautés de l'Orient chrétien, qui ont une grande dévotion envers la Sainte Mère de Dieu, invoquons la protection de Marie sur l'Eglise universelle, afin qu'elle répande dans le monde entier l'Evangile du Christ, Lumen gentium, lumière de tous les peuples.

APRES L'ANGELUS

On célèbre aujourd'hui la Journée missionnaire mondiale de l'enfance. Depuis plus de 160 ans, à l'initiative de l'évêque français Mgr Charles de Forbin Janson, l'Enfance de Jésus est devenue l'icône de l'engagement des enfants chrétiens qui, par la prière, le sacrifice, et des gestes de solidarité, aident l'Eglise dans sa tâche d'évangélisation. Des milliers d'enfants, viennent en aide à d'autres enfants dans le besoin, poussés par l'amour que le Fils de Dieu, fait petit enfant, a apporté sur la terre. Je dis merci à ces petits enfants et je prie pour qu'ils soient toujours des missionnaires de l'Evangile. Je remercie également leurs animateurs qui les accompagnent sur la route de la générosité, de la fraternité, de la foi joyeuse qui engendre l'espérance.

A l'issue de l'Angélus le pape a salué les pèlerins en différentes langues. Voici ce qu'il a dit en français :

Je salue avec joie les pèlerins francophones, notamment les scouts de la paroisse Saint-Séverin de Paris. En ce jour de l'Épiphanie, comme les Mages qui viennent adorer l'Enfant-Dieu et lui offrir leurs présents, je vous invite à contempler le Christ Sauveur, pour affermir votre foi et pour partager avec tous vos frères la bonne nouvelle de l'espérance du salut. Que la Vierge Marie vous aide dans votre vie chrétienne. Avec ma Bénédiction apostolique. Bonne fête de l'Épiphanie à tous.

[© Copyright du texte original plurilingue : Libreria Editrice Vaticana - Traduction réalisée par Zenit]


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05:40 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CONSEILS SPIRITUELS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

29/11/2007

Se tenir prêt à recevoir Jésus.

"C’est de Sion que vient la Loi du Seigneur,

de Jérusalem la Parole du Seigneur." Is 2, 1-5
"Frère, vous le savez, l’heure

est venue de sortir de votre sommeil." Rm 13, 11-14
"C’est à l’heure où vous n’y penserez

pas que le Fils de l’Homme viendra." Mt 24, 37-44


 

L’avènement du Fils de l’Homme renvoie au retour du Christ. Tandis que le Christ est venu d’abord dans notre chair pour être l’Emmanuel et qu’il vient chaque jour par l’Esprit en notre âme, il reviendra aussi en notre monde afin de mettre en lumière toute chose, toute personne, toute histoire sous le regard de l’amour de Dieu. C’est le troisième avènement et ce sera un jour de justice et de miséricorde. Pour bien nous préparer à cet événement décisif, l’évangile de ce dimanche invite le chrétien à s’établir dans la vraie disposition du cœur : celle d’une profonde attente. Comme une famille attend la venue d’un nouvel enfant, de même, en ce temps d’Avent qui commence, attendons la venue du Christ de manière radicale. Pourquoi ? Parce que le retour du Christ se passera comme à l’époque de Noé de façon surprenante : « Ils ne sont doutés de rien, jusqu’au déluge qui les a tous engloutis. » Le déluge a été pour eux le signe de l’absence de Dieu dans leurs vies, alors que le réel du réel, c’est la présence de l’amour de Dieu.

En ces jours qui nous conduisent à Noël, demandons au Seigneur de nous préparer le cœur, non pas d’abord pour recevoir, dans la joie, des cadeaux, mais afin de recevoir le plus beau des cadeaux du monde : le Sauveur de l’univers et de notre vie.

 

 

 

P�re Tanguy Marie
Père Tanguy-Marie
Prêtre de la Cté des Béatitudes
Auteur du livre : La parole, don de Vie, EDB, 2006


   

11:01 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CONSEILS SPIRITUELS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne, poesie |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |