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16/11/2010

ÉCOUTER BATTRE LE COEUR DES JEUNES.

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Le grand drame de notre société est de ne plus comprendre ses jeunes. Je ne peux m’empêcher de me remémorer une histoire survenue. Un père de famille étant Directeur dans une multinationale, avait un Fils auquel il faisait de nombreux cadeaux. C’était une façon pour lui de montrer sa Tendresse.

Le fiston, je l’ai vu arriver un jour dans mon bureau et m’occupant essentiellement de délinquants, je ne comprenais pas sa présence en ces lieux. Il resta une après-midi avec moi sans parler. Puis vint la fin de la journée et je lui demandais ce qu’il voulait. Il me répondit qu’il désirait simplement parler car son père, pris par ses affaires ne l’écoutait pas. Je l’écoutais jusque tard dans la nuit.

Le lendemain, Je décidais d’inviter le père pour lui dire que son Fils manquait d’écoute en dehors de tous les cadeaux offerts. Ce fameux Directeur prit son agenda et tous les arguments pour me convaincre et justifier ses absences. Je lui répondis que ce n’était pas à moi d’évaluer sa présence auprès de son fils mais, qu’il serait bon qu’il lui en parla. Le père ne fit rien de ce que j’avais conseillé et continua sa vie tumultueuse d’homme d’affaires.

Je le revis plusieurs mois après, en larmes. Il venait d’enterrer son fils qui s’était suicidé en laissant ce mot  :" tu m’as toujours acheté mais jamais écouté. Je ne suis pas un compte en banque. Je ne peux plus vivre sans ton amour. Adieu papa, moi je t’aimais." Et je pourrais vous en donner de cruelles expériences de ce type que je vis au quotidien. Les écouter, les comprendre, les aimer. Voilà le grand combat que nous devons mener auprès de nos Jeunes.

Nous pensons souvent, à tort que ce sont les familles défavorisées les plus atteintes par ce manque affectif. La blessure du manque d’Amour se montre plus discrète dans les familles riches. Je vous prie de croire que ce père le regrette encore et cela s’est passé, il y a plus de dix ans. Les ados ou enfants sont des personnes et nous n’avons pas le droit d’ignorer leur Humanité.

Nous croyons Aimer et nous n’écoutons pas assez, ou ne comprenons pas ou dévalorisons leurs moindres prétentions à réaliser leurs rêves. Aidons les jeunes à construire leurs rêves, cela leur évitera de détruire par la violence, tout et n’importe quoi. Soyons à leur écoute dans une totale compréhension de leur être en devenir. Certains ( nes ) ne se sentent ni compris, ni aimés.

Brisons ces murs de mutisme et d’indifférence. Je vous laisse,il me faut rejoindre les Jeunes blessés de la Vie pour écouter leurs violences, leurs cris, leurs angoisses face à une société qui les considère, juste comme de potentiels consommateurs, pas encore des êtres humains à part entière. Si les éducateurs de rue n’existaient pas, Frères et Soeurs, la police ne suffirait pas à temporiser leurs colères. Il nous faudrait une panoplie de guerrier pour sortir dans la rue. Aimons-les, tels qu’ils sont, et essayons ensemble de comprendre leurs incivilités, non pour les excuser.

Mais, pour agir sur le racines du mal, plutôt que nous lamenter sur leurs violences. Essayons de les Aimer en gestes avec la distance nécessaire qui leur permettra de grandir pour devenir des hommes et des femmes matures. Notre prière nous aidera à trouver les justes attitudes.

Bruno LEROY.

12:54 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

IL EST MORT SANS FAIRE DE BRUIT.

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Il est mort un matin de pluie,
Dans les mains de ses nuits,
Il est mort sans faire de bruit,
Sans l'ombre d'un geste, d'un cri,
Il est mort les yeux tournés vers demain,
Embrassant les couleurs de son destin,
Il est mort dans un sourire soulagé,
Avec cette face illuminée,
D'un feu intérieur qui le brûlait,
Il est mort entièrement enchanté,
Laissant sur ses lèvres des chants,
Des poèmes et d'étranges rêves,
Il est mort plus lumineux que les cieux,
Oui, il est bien mort l'homme que j'étais,
Ce vieil homme aura tout pardonné,
Par amour de la vie il s'est donné,
Aux plus petits aux plus blessés,
Il mort pour renaître dans une dimension de l'être,
Où la Tendresse envers soi éclabousse les autres,
Il est mort cet égoïste qui ne pensait qu'à ses pensées,
Il est bien mort cet homme d'autrefois que je n'aimais,
Il me fait chavirer cet homme d'aujourd'hui,
Que j'aimerai toute ma vie s'il demeure à mes côtés,
Par souci de fidélité aimante à propager dans l'Humanité.
Bruno LEROY.

10/11/2010

LA PEUR, LE DÉSESPOIR ENGENDRENT LE TERRORISME.

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Lorsque nous avons peur, nous n'absorbons pas les informations, nous sommes incapables de voir ou d'évaluer clairement une situation et nous prenons de mauvaises décisions.

Nous devons admettre l'existence de puissances forces de chaos et d'incertitudes et pourtant affirmer que du chaos peut venir la destruction, mais aussi la créativité. Seule la poésie peut parler au chagrin. Pour cela, nous devons élaborer un nouveau langage du mot et de l'action.

Le désespoir engendre le fondamentalisme, le fanatisme et le terrorisme. Un monde d'abondance réellement partagée serait un monde plus sûr. Les politiques des multinationales capitalistes n'ont pas donné vie à ce monde. Elles ont été éprouvées et ont démontré leurs insuffisances. Nous devons les remplacer par notre vision à nous.

Nous devons nourrir nos échanges les uns avec les autres, ne pas offrir seulement une solidarité politique, mais aussi de la chaleur humaine et de l'attention.

Pour les militants qui ont une pratique spirituelle recensée comme telle, c'est le moment maintenant de la pratiquer réellement !

La nouvelle route n'est ni balisée ni répertoriée. Elle est inconnue, exaltante, dangereuse mais libre. Nous sommes nés pour nous frayer ce chemin, et les grandes puissances de la vie et de la créativité marcheront à nos côtés à la rencontre de cet avenir viable. La peur remplit notre espace mental et émotionnel de rage, d'impuissance qui nous coupent des sources de vie et d'espoir.

En nous ouvrant en conscience à la beauté du monde, en choisissant d'aimer un autre être ténu et fragile, nous commettons un acte de libération.

Bruno LEROY.

21:38 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., CHRONIQUES., MILITANTISME., SPIRITUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

08/11/2010

Non, “il ne brisera pas le roseau cassé” !

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A notre époque, de nombreuses familles ont troqué l’amour, la sécurité et l’harmonie contre divers problèmes entraînant la violence au sein de leur foyer : alcoolisme, coups, disputes, adultère, divorce, abus sexuels, peur, drogue, dépression, troubles psychiques, suicide, occultisme, etc..

“Papa a frappé Maman, Raphaël l’a défendue, il frappe mon père… Une soirée banale, une scène coutumière.” Mes parents sont trop absorbés par leurs disputes, trop pris par leurs soucis.

Maman est toujours occupée, et personne n’a le temps de prêter attention à ce qui me fait peur.” Que de vies et de familles brisées, de comportements et de caractères marqués par les séquelles de ces traumatismes, des angoisses, des vies difficiles à gérer, à maîtriser. “Les soucis me submergent, les épreuves m’ont fragilisée, et j’ai hâte d’être libérée de mon stress… Je refuse aussi de subir une autorité, je ne veux recevoir d’ordre de personne… Je reste rebelle… Je suis le résultat d’années de violence.” “Les regards m’effraient et je ne peux les affronter. Je refuse de dire, de raconter ma souffrance, alors je fuis la société, l’école, les camarades… Je redoute d’être questionnée. Je vis mon drame dans la peur, la confusion. A la maison, je ne fais plus grand-chose. Je survis.”

L’histoire de Marie est authentique. Elle reflète la vie de beaucoup de foyers actuels, malheureusement. De quoi sombrer… “J’étais perdue. La vie me dégoûtait. J’aspirais à ne plus vivre, ne plus subir mes malheurs, mes pensées sombres, l’emprise de la destruction.”

Mais Dieu n’est pas indifférent à ces situations, aux cris, aux pleurs de ceux qui souffrent. Il cherche ces cœurs brisés, et quand il les trouve, il y apporte espérance, réparation, joie, pardon. Il guérit du passé et offre une vie nouvelle avec lui. Non, “il ne brisera pas le roseau cassé” ! (Mat 12:20), car il est “le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions” (2 Cor 1:3).

“Mon cœur s’ouvre à lui, je crois. Mes larmes s’arrêtent de couler. Je le comprends, il est venu pour me sauver. Il est là, à mes côtés, je ne suis plus seule, il m’aime vraiment. C’est vrai, mes problèmes demeurent, mais un incommensurable espoir jaillit et le terrible poids qui pesait sur mon cœur disparaît. Mes pensées sont métamorphosées, je goûte une paix profonde. La peur ne m’atteint plus, elle n’exerce plus son pouvoir sur moi. Je découvre un Père proche de moi. Il m’offre une vie nouvelle et équilibrée, totalement différente de celle que j’ai menée jusqu’ici.” “Jésus n’est aucunement venu pour achever ceux qui sont déjà accablés ".

Loin de là, il est venu pour les relever, leur apporter son appui et son secours et leur offrir un avenir fait d’espérance.” Sur terre, “il allait vers ceux qui étaient rejetés et méprisés des hommes, leur manifestant attention, bonté, douceur, pardon et guérison.” Le témoignage de Marie est la preuve qu’il agit encore aujourd’hui dans la vie de ceux et celles qui se confient avec foi en lui. Depuis, Marie est venue se confier à notre service éducatif. Elle désire mettre un terme définitif à cette ambiance violente qu’elle et ses enfants subissent depuis des années.

Elle retrouve progressivement confiance en elle. Nul n’a le droit d’être maltraité. C’est devenu une certitude désormais. Elle déposera plainte comme pour crier au monde, dit-t-elle en souriant, que lorsqu’une femme est battue par son mari, Dieu s’interpose. En fait, sa foi en Christ lui a redonnée pleinement confiance en Dieu, en elle et les autres. L’éducation harmonieuse de ses enfants devient maintenant son principal souci.

Femmes que vous soyez humiliées ou battues, l’acte est le même, il atteint votre personnalité profonde.

Pour vous sortir de ce mauvais pas qui pourrait vous faire glisser dans les ténèbres. La première démarche est de vous savoir unique aux yeux des autres. Reprenez confiance en vous. Bien-sûr, comme nous venons de le voir, la Foi, peut faire des miracles en ce domaine. Sinon, reposez vos soucis sur l’épaule d’une personne de confiance.

Elle sera là pour vous écouter et non vous juger.

Il demeure pourtant vrai, l’ayant constaté à plusieurs reprises, lorsqu’une femme est malmenée et battue Dieu s’interpose toujours ! Courage, les mauvais seront châtiés.

 

Bruno LEROY.

05/11/2010

Oser la résistance pour res-susciter la Vie.

Vivre la résurrection au quotidien signifie pour moi se lever du tombeau de ma peur et de mon obscurité, sortir du tombeau de ma résignation, de mon désespoir. La pierre de mon tombeau, cette pierre qui bloque mes énergies, qui me coince dans le corset du doute, qui me tient dans l'insécurité, la voilà roulée sur le côté par la puissance de Dieu triomphante de la mort, victorieuse de toutes les douleurs. C'est le signe que je peux me lever pour une vie nouvelle, plus libre, plus ample. Alors, les liens qui me retenaient prisonnier se mettent à craquer. C'est pourquoi la résurrection a aussi une dimension politique. Elle donne le courage d'oser la résistance contre tout ce qui handicape notre vie, de nous battre pour les gens qui n'ont aucun statut dans notre société, et pour redresser tous ceux qui sont à terre.
 
Bruno LEROY.

08:41 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., RÉFLEXIONS ET PENSÉES, RÉFLEXIONS LITTÉRAIRES., RÉFLEXIONS., SPIRITUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

NOTRE COMBAT SPIRITUEL.

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La prière, source limpide de notre relation avec Dieu prend parfois des allures d’une discussion abrégée. Quand allons-nous cesser de nous détruire ainsi, d’entrer dans le jeu d’une société qui met tout en place pour que nous évitions le recul envers nous-mêmes. Il nous faut comprendre que c’est dans l’intérêt de nos Hommes politiques de nous éviter de penser pour mieux nous manipuler. A cette échelle, nous pourrions dire que la société est une grande secte qui se plaît à évincer ses adeptes lorsqu’ils ne sont plus dans la course. Combien de personnes âgées placées dans les anti-chambre de la mort, par ce que jugés improductifs par notre société. Allons-nous accepter longtemps et passivement, en tant que chrétiens ( nes ), de voir nos jeunes, nos aînés devenir les surplus de notre société. Nous avons un immense devoir à accomplir au Nom de l’Évangile révolutionnaire de Christ.

 

Nous ne pouvons plus accepter que les valeurs familiales, amicales soient considérées comme de simples loisirs. Nous devons nous insurger contre cette médiocrité ambiante qui nous laisse croire que ce qui ne rapporte pas d’argent est nul et non avenue. Dès que nous n’entrons plus dans les schémas déterminés, nous sommes bons à être jetés dans les oubliettes pour mourir à petit feu. Où est notre capacité de révolte face à ces états de faits ? Je ne parle pas évidemment d’une révolte armée pour renverser un État. Je parle de notre révolte spirituelle, celle qui laisse du temps au temps. Celle qui laisse germer les fleurs de la Beauté au tréfonds de notre âme pour en répandre le parfum. Celle qui sait que la prière est une rencontre essentielle avec notre Dieu d’Amour absolu et que Lui parler nous redonne Paix intérieure.

 

Quand écouterons-nous les moindres bruissements de nos cœurs comme une feuille qui danse au vent pour rejoindre Christ dans l’Espérance. Il en va de notre survie spirituelle ! . Comme bon nombre d’athlètes s’exercent intensément avant d’effectuer un exercice important, notre spiritualité est toute aussi importante. Notre Amour pour Dieu est notre respiration et combien de temps respirons-nous par jour ? La prière est notre oxygène et ne sommes-nous point cyanosés ? Il est temps de reprendre notre avenir en main et par effet boomerang, celui de nos enfants et de notre société.

 

Il nous faudra oser nous affirmer fraternellement en disant, veuillez m’excuser pour le moment, je prends du temps pour moi. Nous ne pouvons être chrétiens que de mots. Les évangiles sont à vivre au quotidien et ce, dans n’importe quel endroit où nous sommes. Il existe des astuces pour vivre profondément notre Foi. A nous de les trouver et de demander à Dieu-Amour de nous aider dans ce combat spirituel. Il nous donnera les armes nécessaire pour ne pas nous conformer à ce monde mais, redevenir nous-mêmes face à Lui. Son Esprit nous donnera la Force d’affronter les critiques. Christ nous donnera la sérénité pour savourer l’instant en ses parfaits délices. Les gens nous prendrons peut-être pour des fous mais nous serons des fous de Dieu Amour. Qui sont les plus fous, ceux qui courent après le temps perdu ou ceux et celles qui remettent leur destin entre les bras de Dieu. Réaffirmons au Christ que nous n’Aimons que Lui. Il nous a aimé le premier. Il est mort et ressuscité pour nous. Prouvons Lui que notre Foi est véridique, qu’elle plonge au plus profond de notre être, là où le temps s’arrête.

 

Ne laissons pas tomber par une vie trépidante notre combat spirituel pour un monde meilleur. Relevons nos manches pour dire à Dieu : me voici mon Dieu d’Amour et je laisse ma vie, mon destin, mon âme se laisser conduire au brasier de tes flammes d’Amour. Seul Ton Amour peut nous sauver des tourments d’une existence mouvementées. Je suis prêt ( te ) pour le plus somptueux combat, celui de l’Amour sans retour.

 

Bruno LEROY.

08:37 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

02/11/2010

LES SAINTS SONT DES CASSEURS.

Les saints ne sont pas des noms figés sur nos calendriers. Ils n'excellent pas en vertus sur les chemins de la pureté. Ils boivent, se défoncent, insultent les bourgeois et meurent dans l'indifférence absolue.
Peu m'importe que tel bonhomme appelé François, Bruno, Guy ou même Térésa furent représentatifs d'une symbolique de sainteté à un moment donné, dans un contexte bien précis. Ils firent leurs devoirs de chrétiens en aimant l'infini de l'amour à travers l'Homme. Ces saints-là ne font que nourrir mon cheminement. Ils me permettent de mieux rencontrer Johnny, Amed, Quentin dans la sérénité. Même s'ils sont défoncés au point de ne pas me reconnaître et de vouloir me tuer.
 
Je m'en moque éperdument. Ils sont le miroir d'une société qui déconne à plein tubes. Cette Société qui ne respire que le fric même si l'argent n'a pas d'odeur. Méphitiques senteurs qui remontent des entrailles.
 
Pour moi, les Saints sont les casseurs, les violents, les ados consumés de désespérances. Ce sont les prostituées déjà tuées par des mains odieuses. Les saints,sont ceux et celles qui pleurent un amour perdu,  comme cette femme qui va sur la tombe de son fils fauché par un chauffard ivre. Le Saint est aussi et surtout le SDF qui crève sur le bord de la route, parce que toute sa vie il ne fut jamais reconnu tel un Citoyen sur notre terre. Le Saint est l'enfant abusé et qui dénonce sans haine celui qui l'a tué vivant. Le saint est le Jeune qui me marche un peu trop sur les pieds auquel je fiche mon poing dans la gueule pour qu'il comprenne que des repères existent. Le saint est le vieillard que personne n'est venu visiter aujourd'hui.
  
Les saints sont dans la rue ou près de nous. Ils nous tendent la main, veulent être reconnus et aimé. Si nous fermons notre regard sur ces réalités, alors nous ne serons jamais saints. Dans ce cas, inutile de prier.
 
Vous ne feriez que déranger Dieu pour rien. Il doit s'occuper de ceux et celles qui souffrent, gémissent d'effroi. Il doit vous remplacer dans cette tache que vous n'assumez pas. Sachez qu'il n'y parviendra pas sans votre présence spirituelle. Alors cessez de prier pour ces abysses que vous construisez. Il ne vous écoutera plus ! Votre foi de confort est morte. Alors retroussez votre cœur et aimez tendrement tout ce qui n'est pas aimable. Embrassez votre ennemi même si vous avez envie de lui cracher dessus. Il faut se transcender au quotidien, plutôt que clamer sans cesse un monde plus fraternel. C'est nous qui le construirons avec les petits pas de l'amour. Nous sommes tous saints et saintes. Encore faut-il l'observer dans les yeux des autres. Je sais, c'est difficile d'être saint. Demandons de l'aide aux figurants du calendrier. Ils nous donneront le temps de nous améliorer en Dieu, toujours en Dieu. C'est Lui le matin de notre Amour à partager avec les autres.
 
Bruno LEROY.
 
Chers Amis ( es ),
Par ce texte, je n'ai point voulu faire l'apologie de la violence. Je l'ai écrit d'un seul jet après avoir appris qu'un ami SDF était mort dans l'indifférence la plus totale. C'est vrai qu'il était obligé de montrer un aspect rude et violent face aux personnes qui le dévisageaient avec mépris. C'était sa force extérieure pour résister à ces rejets sans nom. Mais, je puis vous affirmer qu'il était d'une tendresse infinie, au fond de lui-même. Le soir, avant de s'endormir, il écoutait de la musique sur sa petite Radio. Il était très croyant et me disait, Bruno tous les soirs j'assiste à ma propre messe. La musique est poésie disait-il.
J'ai voulu, peut-être l'ai-je maladroitement narré, montrer que derrière les souffrances, les actes de violences gratuits etc..etc Et derrière les addictions, il est de grandes plaies purulentes, d'immenses blessures irréversibles. Le clochard, mon ami de toujours, qui est mort dans l'indifférence absolue était autrefois directeur d'une entreprise très connue. La société ne veut plus reconnaître ses fragilités dans les rouages de son système. Sans cautionner leurs gestes. Il faut, que nous chrétiens, nous cessions de les juger, comme le Christ l'a fait avec la prostituée. Il était venu pour les malades. Alors, écoutons ces malades de l'amour pour nous battre à leurs côtés afin de leur redonner une Dignité qu'ils croient avoir perdue. Ce sont les Saints de Dieu. Les ignorer, c'est nous ignorer et fuir les réalités de la Vie !
Je vous souhaite une bonne Journée.
Bien Fraternellement, Bruno.
 

10:05 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., COUPS DE GUEULE. | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

30/10/2010

Pourquoi ce silence soudain ?

Dans la vie, il faut faire des choix. Et ces mouvements de l'âme viennent des profondeurs de l'être. Bien évidemment, les circonstances jouent un rôle crucial dans vos décisions. Mais, si nous sommes quelque peu Humain certaines questions amorcent déjà la réponse. Par exemple, que répondriez-vous lorsque la personne que vous aimez par dessus tout et partage votre existence depuis tant d'années que vous ne les comptez plus. Lorsque celle-ci vient vous parler dans un murmure de larmes et vous demande si vous préférez Internet à son Amour. La réponse surgit des tripes comme une évidence. Comme un cri qui déchire la nuit. Comme une longue plainte qui bouscule vos battements de cœur.
 
Non, vous ne pouvez pas préférer Facebook, vos Blogs, vos créations poétiques, vos textes et articles ( qui sont rédigeables avec un stylo plutôt qu'un clavier ). Vous ne pouvez pas aimer davantage le Net à votre épouse qui vous regarde avec une tendresse indicible. Je suis de ceux qui savourent l'impalpable. Les sentiments presque muets et pourtant qui sont dits. Les gestes signifiants qui parlent de l'infini dans leur extrême ascétisme.
 
Tu publieras quand tes textes auront la chair presque parfaite d'un travail achevé. Ne regarde pas toujours ton écran. J'existe aussi et je respire à tes côtés. Combien de temps passes-tu à m'oublier sur le Net alors que mes pensées sont toujours pour toi ?
 
Oui, évangéliser...parler d'un Amour qui nous surpasse. Et ne pas même vivre celui qui est proche, reflet de Dieu. Tous les humains sont des scintillements flamboyants du Christ vivant. Alors, pour me tenir dans la douce force de mes convictions intimes, vous me lirez moins. Vous entendrez parler de moi dans un souffle discret. Je ne suis pas esclave d'une addiction à l'informatique. Il est tant de merveilles à admirer, à aimer sur cette terre. Je me dis maintenant qu'il est stupide de vivre l'intensité de l'instant en croyant qu'Internet sera le seul véhicule d'une pensée chrétienne et sociale qui veut se faire comprendre. Notre témoignage donne vie à notre Foi. Le reste n'est que mots se rapprochant vaguement d'une réalité insaisissable. Si vous êtes dans le même cas de figure, embrassez votre épouse ou votre mari pour lui affirmer que vous êtes présent à sa présence.
 
Voilà pourquoi, vous me trouverez silencieux, désormais. Il est des directions qui font changer la face des habitudes. Entre mon travail d'éducateur et Internet, mon quotidien devenait un enfer pour ma femme. Je veux qu'elle vive dans la joie épiphanique d'un possible paradis. Nous nous contacterons moins et pourtant, je serai toujours là, uni dans la prière et la fraternité.
Puisse la toussaint nous faire saisir que nous sommes tous et toutes potentiellement des saints ( es ) qui devons accomplir notre chemin dans la Vérité envers soi-même et les autres.
 
Bien Fraternellement, Bruno LEROY.

20:22 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

28/10/2010

PRÉCIEUX PRÉSENT.

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C'est l'histoire véridique d'un petit garçon qui vivait avec ses grand-parents.

 

Sa grand-mère était une femme sereine et pleine d'esprit qui racontait de merveilleuses histoires. Et l'une de ces histoires est celle du :

PRÉCIEUX PRÉSENT

 

Le petit garçon demanda à sa grand-mère ce qu'était précisément ce présent. La vieille femme lui répondit qu'il le découvrirait en temps voulu. Et qu'alors il lui apporterait un bonheur durable, plus intense que tous ceux qu'il avait connus auparavant. Donc, quand le petit garçon reçut une bicyclette pour son anniversaire, sa joie fut telle qu'il se dit que ce devait être là le précieux présent. Mais il s'en désintéressa bientôt et pensa que le vélo n'était pas l'objet d'un tel bonheur.

Puis le petit garçon devint un homme, et

 il tomba amoureux d'une très belle jeune fille. Il se dit qu'il tenait enfin le précieux présent. Mais à la suite d'une dispute, ils se séparèrent. Le jeune homme entreprit de voyager à travers le monde; partout où il allait, il croyait avoir enfin trouvé le vrai bonheur, mais il était toujours à penser au prochain pays qu'il allait visiter, à la prochaine ville extraordinaire qu'il allait découvrir, et jamais sa joie ne durait. Il se sentait à la recherche d'un bonheur insaisissable, ce qui l'attristait. Puis il se maria, eut des enfants, et, là encore, il dut reconnaître qu'il n'avait pas trouvé le précieux présent.

Sa vie ne fut plus que désillusion. Un jour sa grand-mère mourut, emportant son secret dans la tombe. Du moins le pensait-il. Il se sentit misérable et rappela les moments heureux partagés avec sa vieille et sage grand-mère. Et, soudainement, il comprit. D'où sa grand-mère tirait-elle tant de satisfaction, de sérénité, de joie ? Pourquoi le jeune homme s'était-il toujours senti la personne la plus importante du monde quand il discutait avec elle? Comment sa grand-mère arrivait-elle à créer une telle atmosphère de paix et à en faire profiter ses proches?

 

LE PRÉCIEUX PRÉSENT SE RÉVÉLAIT ÊTRE D'UNE NATURE SINGULIÈRE : c'était l'instant présent.

 

Sa grand-mère avait vécu dans le présent, en savourant chaque seconde. Pour elle, le lendemain n'existait pas -- à quoi bon gaspiller de l'énergie pour ce qui risquait de n'exister jamais? Et le passé n'existait pas davantage, car le passé est révolu. Le présent est la seule réalité qui permette d'atteindre à un bonheur durable, et chacun doit apprendre à vivre ici et maintenant, à goûter l'instant présent, et se préserver des chimères d'un temps inaccessible.
Bruno LEROY.

19:49 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

DIMANCHE DE SILENCE INTÉRIEUR.

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Le dimanche, jour pour Dieu et pour le prochain : est-ce encore une évidence pour les chrétiens d’aujourd’hui ? Le travail, la vie familiale, les obligations nous poursuivent même le Dimanche. La maladie, la vieillesse, les situations douloureuses ne s’arrêtent pas pour autant. Alors le Dimanche, un jour comme les autres ? Qu’avons-nous fait de nos Dimanches ? Rendons ce jour à son originalité première !

Ne pouvons-nous pas plutôt, ce jour-là, nous recentrer sur l’essentiel de notre vie, à travers tout ce qui la compose ? Et pour le chrétien, l’ Essentiel n’est-il pas le Christ ? Découvrir comment le Christ nous appelle à vivre de Sa vie dans nos occupations quotidiennes.

Mais pour bien le découvrir, il est bon de s’arrêter un peu, de prendre de la distance par rapport au rythme de la semaine.

Réaliser ce que nous fêtons le Dimanche, c’est la Résurrection de Jésus, et qu’Il veut nous faire passer, nous aussi, de la mort à la Vie, de notre égoïsme à l’existence donnée par Amour.

Se rendre compte également que le lieu par excellence où le Seigneur nous invite à Fêter Sa résurrection, la Vie divine qu’Il veut nous partager, c’est l’Eucharistie.

Aller à la messe le Dimanche, ce n’est pas tant une question « est-ce que j’en ai envie ? », c’est répondre à une invitation de Dieu qui veut nous donner Sa Vie, pour que nous vivions chaque jour davantage et que nous soyons porteurs de cette vie auprès de tous, par des actes concrets de Don de soi-même.

Et si vraiment nous retrouvons le Dimanche comme jour pour Dieu et le prochain, c’est toute la semaine, toute notre Vie qui en sera illuminée et fécondée.

Redonnons au Dimanche cette saveur de Foi authentique qui bannit tout esprit de rentabilité.

Donnons au Dimanche des vertus d’imagination conviviale, de souplesse dans les gestes donnés, de silence intérieur. Ainsi, nous retrouverons la consistance originelle de ce repos dominical qui fera éclore notre fleur spirituelle aux senteurs de Bonheur.

Je vous souhaite de mirifiques Dimanches dans le cœur étincelant de Dieu, Frères et Sœurs bien-aimés !

Bruno LEROY.

19:47 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |