7427

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/09/2006

MEA CULPA...

Chers Amis ( es ),
Vous avez constaté que depuis la rentrée, je ne fais que des apparitions "éclipses". Combien il est difficile de gérer ce temps qui vous échappe des mains comme du sable qu'on tente de retenir.
Combien de promesses n'ai-je pu tenir à cause d'un planning surbooké. Je devais écrire à certaines personnes et répondre à certains commentaires et ne l'ai jamais fait.
Entre mon travail d'éducateur social, de journaliste, d'écrivain, de bloggeur et j'en passe...
Il m'est souvent difficile d'avoir une vie Familiale harmonieuse et sereine.
Je vous demande simplement d'excuser mes manques. Les attentes de réponses qui ne se font pas.
Je tiens à remercier tous ceux et celles qui m'ont souhaités gentiment de belles Vacances.
Elles furent reposantes, enrichissantes, ressourçantes...
Ensuite, revient la course de jour comme de nuit pour aider les jeunes à vivre debout et libre.
Les cris de désespoir, de révoltes, de suicides, d'insultes, de tensions sont mon quotidien.
Et puis, prochainement de nouveaux départs pour des Conférences où les gens espèrent des réponses réconfortantes face à un monde qui leur fait de plus en plus peur.
Récemment, un ami prêtre me demandait comment j'arrivais à tenir devant tant d'activités oppressives bien souvent.
Le secret, il le connaissait, mais peut-être voulait-il encore l'entendre.
D'abord, l'Amour indéfectible envers tout être Humain et ce quelque soit sa race, ses opinions, ses différences.
Puis, bien-sûr, cet Amour collé dans les moindres interstices de ma conscience, celui de Dieu.
Et cette respiration purificatrice de la prière dite à tous moments.
Celle du matin est importante pour offrir sa journée au Christ. Et celle qui vient des profondeurs de l'âme face aux situations de la journée qui semblent inextricables. Puis, celle du soir où l'on confie son repos à Dieu.
Contemplation et action sont les deux axes principaux d'une vie spirituelle équilibrée.
Et ce Blog me permet, parfois en reprenant le texte des autres, de méditer avec vous au sens de l'existence.
Beaucoup pensent que mon attirance pour la Théologie de la Libération fait de moi un Marxiste du Christ.
Rien n'est plus faux, cette Théologie n'a plus cette redoutable analyse des évangiles à la lumière du marxisme.
Mais, j'aime approfondir ma pensée au regard de la Théologie. Certes, certaines de mes prises de position sont plus que contestables mais, celui ou celle qui ne s'est jamais trompé me lance la première pierre.
Tout cela pour vous dire qu'à l'aube des élections présidentielles, je continue à faire de l'Action Sociale et non de l'Action Politique.
Ce petit mot, pour vous souhaiter la plus resplendissante des rentrées. Et vous dire que nous sommes les fourmis de Dieu, chacun agit selon ses charismes. Et personne n'est supérieur ou inférieur.
Mais, comme vous l'avez compris, je tenais à faire un MEA CULPA pour n'avoir pas répondu à certaines personnes.
Et dire également, que ma présence sur ce Blog ne sera plus quotidienne pour les raisons évoquées plus haut.
Il ne suffit pas d'employer de jolis mots sur l'Amour pour le vivre et je tiens à donner un maximum de Tendresse à ma Famille.
Puissiez-vous être contagieux de Tendresse et d'Amour autour de vous sinon, l'individualisme forcené que nous critiquons chez autrui n'est qu'hypocrisie.
Puissiez-vous être des soleils de miséricorde au sein d'un monde ensanglanté. Ce monde, Frères et Soeurs, a besoin de vous et de votre sourire. Soyez contagieux de la Joie de Dieu. Joie que nul ne saurait nous ravir car, elle nous vient de l'Esprist-Saint.
Puis, prenez les chemins qui relèveront ceux qui sont tombés par notre mépris.
Redonnons ensemble un magnifique fond de teint au visage de notre société devenue parfois triste d'incertitudes.
Que Dieu vous Bénisse tous et toutes abondamment !
Votre Frère, Bruno.

10:18 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans PENSÉES PERSONNELLES | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

14/11/2005

L'OPPRESSION.

Il fut un temps, qui n'est pas si lointain, où l'identification à l'opprimé était le mode d'être d'une génération, un temps où nous étions tous des juifs allemands. Je persiste à croire, à tort me diront certains, que cette identification-là donnait comme un supplément d'âme. Avec les jeunes des banlieues rien de tel apparemment. Au mieux, on comprend leurs frustrations, au pire on en a peur. Au mieux, on leur reconnaît le droit à manifester leur colère, mais on trouve qu'ils expriment ce droit de façon irresponsable. Au pire, on voit derrière leur révolte l'ombre des imams. Pourquoi ne pas reconnaître tout simplement qu'en ce moment, et de la seule façon sans doute qui puisse porter, la façon médiatique, ces jeunes, pour la première fois occupent un espace qui leur était inconnu, inaccessible, étranger ou interdit, l'espace du politique. Ils sont entrés en politique, ceux-là mêmes dont on dit qu'ils ne votent pas, qu'ils se désintéressent de la chose publique. Sous le poids de l'insulte, d'autant plus grave peut-être qu'on leur renvoyait à la figure leurs propres mots, ces mots dont on prétend les guérir pour mieux les intégrer, ils ont découvert leur force. Ils ont découvert un pouvoir qu'ils n'avaient jamais eu l'occasion de manifester. Ils sont en train de faire vaciller un ministre que d'aucuns voyaient déjà président de la République. Ils sont en train de montrer qu'ils existent et que peut-être après tout cette République qui se veut égalitaire et universelle, ils peuvent eux aussi contribuer à la transformer. En un mot, ils sont devenus en quelques heures et quelques soirées d'incendies des acteurs, des acteurs de cet espace public qu'on leur recommandait d'intégrer tout en leur en déniant l'accès. La rue, lieu d'errance et de désoeuvrement, est devenue pour eux un lieu de manifestation. Et qu'on ne s'étonne pas qu'ils ne défilent pas de la République à la Bastille, infidèles en cela à une tradition et une mémoire qui n'est pas la leur. Paris n'est pas leur territoire et si les étudiants de mai 1968 incendiaient les voitures du boulevard Saint-Germain, en un temps rappelons-le où les voitures étaient plus rares et plus chères, c'étaient aussi celles de leurs parents. Autres temps, autres moeurs : Ceux qui récusaient la société de consommation en ces jours heureux des "trente glorieuses" ont malgré tout à voir avec ceux qui rêvent de l'intégrer. Ils demandent du respect. Les uns subissaient le poids d'une société répressive et dénonçaient le racisme antijeunes. Les autres subissent le poids d'une société qui en fait des êtres de seconde zone, qui les marginalise et les méprise, qui les écrase sous les contrôles de police et fait de la couleur de leur peau, de leurs noms et leurs prénoms un véritable handicap social. Et que serait leur colère sans les incendies de voitures ? Les télévisions du monde entier se seraient-elles alors déplacées ? Que fallait-il qu'ils fassent : qu'ils déposent une pétition au Palais-Bourbon ? Les moyens qu'ils utilisent sont sans doute les seuls efficaces en ces temps où les médias font et défont l'actualité. Combien de grèves ouvrières ont récemment encore été projetées sur la scène publique du seul fait de leur usage de menaces criminelles. Osons le mot, ces émeutes, révoltes, flambées de colère, violences, la gamme sémantique est large, sont un mouvement social. Il ne s'agit pas d'une révolte ouvrière mais de celle d'enfants de la classe ouvrière. Les buts ? Au moins le respect, et au plus l'intégration. Le projet politique ? La lutte contre le chômage, contre la précarité. Ils demandent aussi la démission d'un ministre de l'intérieur, comme on a pu demander, en d'autres temps, celle d'un Marcelin. Et on a envie de dire haut et fort : bravo à tous ceux qui, à force de mépris, ont pu aider à l'émergence d'un nouvel acteur collectif. Et un nouvel acteur collectif, dans une France engluée dans ses querelles de chapelle et ses peurs de l'avenir, n'est-ce pas une chance ?

 

L'oppression

Ces mains bonnes à tout même à tenir des armes
Dans ces rues que les hommes ont tracées pour ton bien
Ces rivages perdus vers lesquels tu t'acharnes
Où tu veux aborder
Et pour t'en empêcher
Les mains de l'oppression

Regarde-la gémir sur la gueule des gens
Avec les yeux fardés d'horaires et de rêves
Regarde-là se taire aux gorges du printemps
Avec les mains trahies par la faim qui se lève

Ces yeux qui te regardent et la nuit et le jour
Et que l'on dit braqués sur les chiffres et la haine
Ces choses défendues vers lesquelles tu te traînes
Et qui seront à toi
Lorsque tu fermeras
Les yeux de l'oppression

Regarde-la pointer son sourire indécent
Sur la censure apprise et qui va à la messe
Regarde-la jouir dans ce jouet d'enfant
Et qui tue des fantômes en perdant ta jeunesse

Ces lois qui t'embarrassent au point de les nier
Dans les couloirs glacés de la nuit conseillère
Et l'Amour qui se lève à l'Université
Et qui t'envahira
Lorsque tu casseras
Les lois de l'oppression

Regarde-la flâner dans l'œil de tes copains
Sous le couvert joyeux de soleils fraternels
Regarde-la glisser peu à peu dans leurs mains
Qui formerons des poings
Dès qu'ils auront atteint
L'âge de l'oppression

Ces yeux qui te regardent et la nuit et le jour
Et que l'on dit braqués sur les chiffres et la haine
Ces choses défendues vers lesquelles tu te traînes
Et qui seront à toi
Lorsque tu fermeras
Les yeux de l'oppression


Léo Ferré -1972-

20:15 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans PENSÉES PERSONNELLES | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

27/10/2005

RÉALISONS NOS RÊVES...

 

Si vous n’avez pas encore accompli votre rêve le plus cher, il est tentant de vous laisser ronger par les regrets.

Mais ne succombez pas à cette amertume ! L’électricien rêve peut-être de devenir comptable tandis que le comptable rêve de devenir médecin, comme vous rêvez peut-être d’accomplir quelque chose d’extraordinaire, tout en vous morfondant chaque jour dans votre coin, sans oser vous lancer dans l’aventure ! Il n’est jamais trop tard ! Il faut seulement vous battre pour réaliser votre rêve, quel qu’en soit le prix ! N’écoutez pas ceux qui se plaignent sans cesse parce qu’ils n’ont jamais eu le courage de se lever de leur chaise confortable et qui voudraient que vous fassiez de même ! Votre mission n’est pas de vivre le plus longtemps possible, mais de vivre le plus intensément possible !

Charles Lindberg le premier aviateur à traverser l’Atlantique a dit un jour: “Si je réussis à vivre et à voler encore dix ans avant de m’écraser au retour d’une mission, alors ma vie aura valu la peine d’être vécue !” Pour qui la vie a-t-elle le plus de valeur, pour le pilote qui passe son temps à accomplir son rêve ou le misérable avare qui passe son temps à préserver chaque minute de sa précieuse existence à la manière des centimes qu’il accumule dans son coffre ? Votre vie jusqu’à aujourd’hui n’a peut-être été qu’une longue préparation pour l’accomplissement d’un seul rêve ! Après s’être retiré de la vie politique, Winston Churchill se lança dans l’écriture au point d’obtenir le prix Nobel de Littérature ! Quand l’homme d’affaires allemand Heinrich Schliemann prit sa retraite, il poursuivit son rêve de toujours: retrouver l’antique Troie. Et il réussit dans son entreprise folle !

 Oui, le temps passe, les jours s’évanouissent, les années s’enfuient... alors ne remettons pas au lendemain ce que vous pouvons faire aujourd’hui !

Bruno LEROY.

21:20 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans PENSÉES PERSONNELLES | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

04/10/2005

MÉDITATIONS...

medium_vivons_nos_reves.4.gif

 

Le paradoxe de notre époque, c’est que nous avons davantage de facilités, mais moins de temps; davantage de diplômes, mais moins de bon sens; davantage de connaissances, mais moins de jugement; davantage d’experts, mais moins de solutions à nos problèmes. Nous avons augmenté nos biens matériels, mais réduit nos valeurs. Nous avons appris à bien gagner notre vie, mais pas à vivre une vie pleine de sens. Nous avons marché sur la lune, mais nous ne connaissons pas nos voisins. Nous avons purifié notre atmosphère, mais nous avons pollué nos âmes. Notre époque est pleine de grands hommes aux caractères mesquins; de compagnies amassant de larges profits tandis que les relations stables entre humains disparaissent. Une époque où tout est devenu factice et éphémère. Telle une devanture de vitrine bien achalandée, cachant un magasin vide.

Aujourd’hui, si nous voulons quitter la routine de notre vie sans lendemain, il faut s’en tenir toujours à l’emploi du temps qu’on s’est fixé, sans dévier des choix qu’on s'est donnés, ni s’en excuser auprès de quiconque. Il  faut maintenir un équilibre entre son travail et son repos. Il ne faut jamais demander la permission à autrui avant de s’isoler loin des foules. Il  faut refuser toujours de se laisser égarer par des occasions tentantes qui pourraient gaspiller notre temps et notre énergie.

Pourquoi ? Pour ne pas être esclave de ceux qui nous entourent  et ainsi, être maître de notre destin !
Bruno LEROY.


 

09:50 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans PENSÉES PERSONNELLES | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

01/09/2005

LETTRE A NICOLAS SARKOZY.

Cher Nicolas,

Les personnes me connaissant quelque peu, seront surprises que je puisse m'adresser à un Homme politique n'ayant guère la même vision et sensibilité quant à la façon de mener les affaires de l'État. Mais, lorsqu'un être Humain se trouve flagellé dans sa chair, je monte toujours au créneau. En vacances, j'ai vu une certaine presse se focaliser allégrement sur votre vie privée. Ma première réaction fut de penser que cela était une histoire imaginée pour vendre du papier. Et je constate, ce jour que votre histoire personnelle est l'objet de réelles blessures. Vous avez certes, médiatisé votre personne mais, uniquement dans l'objectif d'expliquer votre politique. Pas votre vie intime. Les charognards buvant le sang des couples exsangues s'en donnent à coeur joie. Les meurtrissures amoureuses sont difficiles à vivre, à assumer, même dans le silence de l'âme. Alors, quand celles-ci sont étalées aux premières pages des magazines, une larme peut devenir océan. Monsieur sarkozy, ne vous laissez pas couler dans les flots d'une presse à scandale dont l'encre écumeuse peut submerger l'espérance en vous. Vous savez mieux que moi, l'importance des problèmes économiques dont la France subit chaque jour les retombées. Cette lettre est également écrite pour tout humain ayant un couple qui se défait. Mon coeur saigne de vous savoir dans cette mascarade puante des journalistes en mal de mots. Nous avons tous et toutes nos convictions, celles-ci nous aident à nous construire et à forger notre existence. Nous devrions en tant que citoyens ( nes ) montrer l'exemple de la fraternité active. Peu importe que nous soyons de gauche, de droite, du centre, la souffrance n'a pas de couleurs. Nous devrions au contraire mettre nos idées en commun pour un monde meilleur. En gardant certes, nos opinions personnelles mais, en respectant profondément celles des autres. Et parfois, une correction fraternelle rude et objective concernant certains partis racistes ferait avancer le débat. Notre individualisme forcené, nos vérités acquises ont séparés notre société dans son refus de partager nos expériences. Nous devons unir, réunir, nos pensées pour notre avenir. Certains, verront dans cette lettre une inspiration démagogique. Il n'est est rien. Je dis simplement que les divisions idéologiques tuent le peu d'humanité qui reste en nous. Nicolas, tu es mon Frère et je t'aime tel que tu es, même si je ne suis pas en accord avec toutes tes actions.Je te souhaite de conserver cette Force d'Espérance qui fait de toi un homme debout. Ma famille est issue du monde ouvrier et c'est peut-être pour cette raison que ma sensibilité va vers les plus spoliés. Cependant, je ne fermerai jamais ma gueule devant la souffrance d'un être. Il faut que notre monde recouvre cette conscience fraternelle pour régler ensemble les problématiques sociales. La division n'apporte que Haine et déchirures. Soyons, critiques, soyons vrais sans nous contenter de discours sans suite. La vie se construit dans l'écoute des autres. J'écoute, mon Frère ta souffrance familiale en pensant à tes enfants. J'écoute tes projets et si je ne suis pas d'accord, je ne manquerai point de te le dire. Comme un Frère qui s'adresse à un autre Frère ayant un caractère différent mais, sans détruire la famille pour autant. Que ta Foi t'aide à traverser les tempêtes comme bon nombre d'anonymes et que ta personnalité ne soit pas davantage blessée par les propos meurtriers de journaleux qui peuvent détruire une existence en quelques lignes. Je suis également du côté de ceux qui vivent cette terrible histoire comme un livre dont le chapitre reste clos à jamais, souvent.

Bruno LEROY. Éducateur.

19:20 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans PENSÉES PERSONNELLES | Lien permanent | Commentaires (5) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

27/07/2005

SI TU ES AU SERVICE DES JEUNES...


Essaie de dire bonjour et de sourire à chaque jeune que tu rencontreras. Tu ouvriras ainsi la porte au dialogue et à l’amitié. Sème la joie et les jeunes se rassembleront autour de toi.
Essaie de te méfier des idées toutes faites sur les jeunes. Tu découvriras ainsi leurs côtés positifs. Surtout ne dis jamais contre les jeunes des paroles que tu n’oserais écrire ou signer.
Essaie de donner à chaque jeune la chance de s’exprimer. Tu comprendras davantage ce qui l’habite et ce à quoi il aspire.
Essaie de t’intéresser aux jeunes que tu côtoies, fais-leur confiance, encourage-les et confie-leur des responsabilités. Tu grandiras à leurs yeux et tu deviendras pour eux un ami.
Essaie de prendre le temps de regarder l’être avant l’avoir, le jeune avant le projet, l’étudiant avant la matière. Tu pourras ainsi faire grandir la vie.
Essaie d’être vrai auprès des jeunes. Tu pourras ainsi créer des liens plus durables. Sois « correct » avec eux. Admets tes erreurs avec simplicité et souligne leurs bons côtés.
Essaie de comprendre les jeunes avant de les juger. Tu verras, ils sont plus merveilleux que tu ne l’aurais pensé. Ils t’apprendront qu’au fond de leur cœur habite un immense besoin d’amour et d’absolu.
Essaie de ne pas faire la sourde oreille aux propos des jeunes. Prends le temps de les écouter et utilise leur langage pour te mettre sur la même longeur d’onde.
Essaie de rejoindre les jeunes dans leurs lieux de rencontres, de marcher avec eux. Petit à petit, ils se révéleront à toi et tu deviendras un confident. Toutefois, demeure toi-même.
Essaie de retenir le prénom des jeunes que tu rencontres. Tu démontreras ainsi que les jeunes sont importants à tes yeux et que tu les aimes.

Bruno LEROY.

11:33 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans PENSÉES PERSONNELLES | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

08/06/2005

VOYAGE AU PAYS D'INTERNET.


Il est vrai qu'internet devient pour certains ( nes ) , utile pour combler ce sentiment de solitude d'être au monde. Combien de fois n'ai-je reçu des messages où les peurs, les angoisses, les questionnements suintaient telles de vieilles blessures jamais cicatrisées. Peut-on réellement, fortifier, nourrir, approfondir notre spiritualité sur le net ?

Pour ma part, je ne le pense pas car, la liberté d'un être vient de la confrontation aux situations et sa façon de négocier avec le réel. N'attendons pas de nos virtuelles amitiés qu'elles se transforment en de consistantes rencontres. Ce serait une erreur grave et fatale, rien n'est au-dessus d'une relation où l'échange des idées fait germer un langage de proximité.

Combien de fois, écrivez-vous sur Internet et les réactions de vos écrits sont loin de l'espoir escompté. Ce phénomène vient de projections mentales que nous formulons par rapport aux mots reçus ou la personnalité de celui ou celle qui écrit. Tout cela est donc faux, notre cerveau visionne une cinématographie selon nos humeurs.

Que nous puissions échanger quelques idées, certes cela ne porte point à préjudice, à condition que le Respect demeure. Mais, attendre de la toile toutes les réponses à nos angoisses existentielles est de l'ordre de l'impossibilité. Nous ne pourrons jamais acquérir de maturité spirituelle en restant des heures sur Internet, dans l'éventualité de possibles réponses. Et si le processus était contraire, si nous tombions dans une sorte d'addiction infantile face aux images que nous formule notre mental ?.

Ceci, n'est qu'une approche personnelle de réflexion sur la solitude Humaine et ses pathologies, dans le sens de souffrances. Je crois fermement que notre maturité Humaine et spirituelle, nous l'acquérons dans la prière, l'émerveillement que produisent les êtres et choses qui nous entourent. Dieu se rencontre dans la Vie et non sur un clavier d'ordinateur. La merveilleuse possibilité qui s'offre à nous est de partager nos expériences spirituelles. Un reflet de ce que nous sommes, une lueur dans le mystère Humain. Rien d'autre. Non, il ne faut pas attendre que le Net résolve tous nos problèmes de solitude, de sexualité, de spiritualité. Pourquoi ? Simplement, parce que l'image que nous envoyons est déformée et puis surtout, nous possédons notre propre histoire à laquelle nous ne pouvons nous soustraire.

Alors que faire ? Suivre des formations Théologiques par exemple et réfléchir dans l'existence sur ce qui entretient nos pensées et surtout, notre Foi. L'aide ou le soutient que peuvent nous apporter certaines personnes, reste précieux. Cependant, ne prenons pas le cuivre pour de l'or. Dieu nous a mis sur Terre pour assumer notre Liberté dans la convivialité des rencontres fraternelles. Cela, nous le retrouverons dans l'espace de nos jours. Vous, qui ployez sous le fardeau dites-vous, simplement qu'Internet vous ment. Pas les gens qui vous écrivent mais, le phénomène informatique est un long mensonge illusoire. Puisez quelques informations sur le Net puis, éteignez votre ordinateur pour respirer le parfum des jours. La subtile senteur de l'Espérance quand l'existence nous sourit même dans ses souffrances. Il est plus noble de vivre vingt quatre heures d'Amour auprès de tout être rencontré que de pianoter sur son clavier en attendant vainement une réponse. Il n'existe pas de Théologie ni de spiritualité Internet. Mais, nous donner Témoignage de votre vécu spirituel d'Amour avec Dieu, là c'est la plus sublime théologie pratique employée. Nous continuons ainsi dans la longue lignée de cette nuée de Témoins qui s'emparent des moyens modernes pour dire leur incommensurable Amour de Dieu.
Partageons, cette Force d'Amour et n'attendons rien en retour, uniquement par conviction spirituelle.
Bruno LEROY.

12:35 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans PENSÉES PERSONNELLES | Lien permanent | Commentaires (5) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

10/05/2005

LES JEUNES ORPHELINS.



Le XXème siècle a été un siècle de déperdition, de diminution, de démission,
de désaffectation, de disparition des pères.
Ce déclin des pères cause à la France beaucoup de difficultés et de tourments.

Les crises identitaires engendrées par l’absence des pères ont affaibli la vie de la Société.
Des milliers d’hommes, de femmes, d’adolescents, de jeunes, d’enfants, souffrent de ce déficit dans ce Pays : ils ne connaissent ni leur Identité, ni leur Destinée, ni leur Héritage.

La France a besoin de pères naturels, de pères politiques, et de pères spirituels.
La France a besoin de pères de famille, de pères de la Nation, et de pères des églises.

Affaiblies par l’insécurité qu’engendre l’absence paternelle, errantes par l’absence
de repères, les jeunes Générations des hommes d’aujourd’hui hésitent à prendre leur place
de pères dans ce Pays. La notion de père est certes un concept qu’ils pressentent ;
pour beaucoup toutefois, ils n’en connaissent pas la Réalité subjective.
S’ils sont pères, ils délèguent volontiers leur autorité paternelle à des autorités enseignantes, sociales ou religieuses.

Beaucoup de jeunes, faute d’une identité forgée par le père, n’entrevoient pas leur Destinée, et sont sans Avenir et sans Espérance. Ils entrent dans un processus douloureux de survie dans un monde hostile, faite d’expédients et de tribulations.
Ils essayent de sortir de leurs prisons psychologiques, sociales ou religieuses ; mais sans repères et sans valeurs, ils se perdent souvent dans toutes sortes d’excès destructeurs.

Beaucoup d’enfants sont devenus, pour la plupart, déstabilisés car, ils n’ont pas de référence paternelle qui soit sûre. Dans les familles désunies, sans père solide et cohérent, les enfants sont comme des chevaux sans frein. Déficits identitaires, personnalités mal forgées, immaturité, rébellion contre l’autorité : les symptômes de cette faillite des pères sont nombreux.

Les jeunes ont besoin d’Identité. Les jeunes ont besoin d’Avenir et d’Espérance.
Les jeunes ont besoin de pères.

La France manque de véritables pères, de pères authentiques, de pères à l’identité forte, garants de leurs familles.

Bruno LEROY.

10:25 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans PENSÉES PERSONNELLES | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

27/04/2005

L'HUMOUR C'EST SÉRIEUX !


L'humour a rarement droit de cité dans les recherches psychologiques ou philosophiques. Cependant, les personnes qui travaillent sur le terrain dans différentes cultures et même quelques pédagogues reconnaissent son importance.

L'humour est beaucoup plus que le simple amusement. Un ami, toujours gai et heureux, mais qui a énormément souffert au cours de sa vie, m'a fait remarquer que l'humour peut masquer une souffrance. L'humour est souvent preuve que nous sommes conscients de l'imperfection, de la souffrance, mais que nous les intégrons de manière positive, par le sourire, dans notre vie. Peut-être ne pouvons-nous pas éliminer cette souffrance, mais du moins ne la laissons-nous pas nous abattre.

Le véritable humour serait donc quelque chose de plus subtil qu'un simple mécanisme d'évasion : s'évader signifie fuir une réalité déplaisante, tandis que l'humour intègre cette réalité à la vie et la transforme en un élément plus supportable et positif. Il peut en découler une force immense. L'humour peut donc se manifester sous plusieurs formes, du simple amusement au sourire que nous gardons dans l'adversité. Une personne qui maîtrise l'art difficile de rire d'elle-même gagne en liberté et en force intérieures.

L'humour n'est pas un grand voyageur. Il est très lié à la culture où il se pratique. L'humour français est très différent de l'humour anglais, mais tous deux peuvent être très drôles si l'on connaît bien la culture dans laquelle ils se développent. Je n'ai jamais entendu parler d'une culture qui ne connaîtrait pas une forme d'humour, et il semble que les enfants font preuve d'humour dès leur tendre enfance. L'humour se manifeste d'abord simplement par le sourire et le rire, puis, avec l'âge et l'expérience, devient parfois très sophistiqué. Il est possible d'identifier certaines composantes de l'humour : la tendresse envers l'imperfection, l'acceptation réfléchie de l'échec, un renversement de perspective, le paradoxe, la confiance même quand tout va mal, le jeu, la créativité, l'imagination...La liste n'est pas exhaustive.

L'exemple qui suit me vient d'une religieuse qui travaille avec les enfants employés domestiques en Inde et montre de quelle manière l'humour peut fonctionner. Elle m'a expliqué comment l'humour aidait ces enfants à conserver un minimum d'estime de soi. Les domestiques subissent une énorme pression pour rejeter leurs origines et remplacer leurs valeurs par des valeurs matérialistes petites-bourgeoises ; ils se protègent en tournant ces valeurs petites-bourgeoises en ridicule. L'humour peut devenir ainsi agressif. Il s'agit d'un cas extrême, qui frôle une perversion de l'humour : l'ironie, la dérision, le cynisme...qui sont des tueurs. Le sarcasme et la dérision peuvent être très nocifs, non seulement pour la personne visée, mais également pour la personne qui en fait usage car cette personne se protège de la réalité et s'isole.

Ce n'est pas un hasard si les peuples opprimés développent parfois un extraordinaire sens de l'humour qui se rit de l'oppresseur. Cela s'est produit sous des dictatures, de gauche comme de droite, en Amérique Latine ou dans les pays d'Europe de l'Est par exemple. Ce qui n'excuse pas l'oppresseur, mais montre comment l'humour peut être un moyen d'intégrer des réalités extrêmement déplaisantes à la vie, sans se laisser abattre. Si, à un moment donné, cette réalité déplaisante peut être modifiée, ce n'en est que mieux.

Nous pouvons comprendre que certains craignent de voir une compréhension superficielle de l'humour mener à des amusements légers qui empêchent d'accéder à la profondeur. Ceci nous met en mémoire la célèbre phrase : Nous nous amusons à en mourir. Mais cela ne doit pas nous détourner des vertus de l'humour, ce sourire à travers les larmes. Après tout, l'humour est un sujet trop sérieux pour être négligé dans notre vie.
BRUNO LEROY.
ÉDUCATEUR de RUE.

15:00 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans PENSÉES PERSONNELLES | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |