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25/06/2010

AU DESSUS DE TOUT.

17:17 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans ARTISTES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

23/06/2010

Bonne fête à nos frères et sœurs québécois et canadiens français.

L'Église ne célèbre que trois naissances : celle du Fils de Dieu, celle de sa mère, et celle de Jean-Baptiste. La nativité de ce dernier fut même célébrée bien avant celle de la Vierge Marie : elle est attestée dès le IVe s. De tous les autres saints nous retenons uniquement le jour de leur naissance à la vie définitive – c'est-à-dire le jour de leur passage de ce monde à l’autre. L’exception faite pour saint Jean se fonde sur la grâce de sanctification dont il fut bénéficiaire dès le sein de sa mère, lors de la Visitation de Marie à sa cousine Élisabeth (Lc 1, 39-56). Puisque l’enfant fut purifié du péché originel et oint de l’Esprit de sainteté, il est légitime de fêter sa naissance comme la célébration de l’entrée d’un saint dans notre monde.
« Parmi les hommes, il n’en a pas existé de plus grand que Jean-Baptiste » (Mt 11, 11), dont la venue et la mission furent annoncées par le prophète Jérémie en ces termes : « Avant même de te former dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les peuples » (Jr 1, 5). C’est encore de lui que parle Isaïe lorsqu’il proclame : « J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé » (1ère lect.).
Se demandant pourquoi Notre-Seigneur était né au solstice d’hiver et Jean à l’équinoxe d’été, saint Augustin remarque que celui qui a dit : « Il faut qu’il grandisse et moi que je diminue » (Jn 3, 29-30) naît au moment où les jours commencent à diminuer, alors que le Christ surgit dans le monde comme « l’astre d’en haut qui vient nous visiter pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort » (Lc 1, 78-79). Il faut cependant ajouter un motif pastoral, à savoir la lutte contre les pratiques idolâtriques. Le culte de Mithra célébrait la victoire du soleil le 25 décembre, et le solstice d’été était l’occasion de réjouissances populaires accompagnées de rituels impliquant des danses autour de grands feux symbolisant la lumière du soleil à son apogée. A la suite des Pères de l'Église, Charlemagne interdit à plusieurs reprises ces pratiques, mais en vain : la tradition païenne subsistait – et subsiste toujours ! Il ne restait plus qu’à l’intégrer dans la liturgie chrétienne en bénissant le feu, qui devint le symbole de la joie en raison de la naissance du Précurseur (S. Césaire d’Arles, Concile d’Agde, en 506). Fort heureusement, les six mois qui séparent les deux solstices et donc les deux nativités peuvent également se référer à une Parole évangélique : lors de l’Annonciation, l’Ange révèle en effet à Marie que sa « cousine a conçu elle aussi un fils dans sa vieillesse et qu’elle en est à son sixième mois ». La naissance du Précurseur précèderait donc effectivement de six mois celle du Seigneur auquel il avait mission de « rendre témoignage, afin que tous croient en lui » (Jn 1, 7).
En contemplant les feux de la Saint Jean, souvenons-nous du Feu de l’Esprit que le Christ est venu allumer sur terre : « oui j’ai vu et je rends témoignage, atteste le Précurseur : c’est lui le Fils de Dieu » (Jn 1, 34) ; « celui qui vous baptisera dans l’Esprit et le Feu » (Lc 3, 16).

Bonne fête à nos frères et sœurs québécois et canadiens français. C’est en effet en la fête de la Nativité de saint Jean Baptiste, le 24 juin 1615, à la Rivière des Prairies, que fut célébrée la première Messe au Canada. Le 25 février 1908, le pape saint Pie X confirmait la dévotion populaire en déclarant saint Jean Baptiste patron spécial des canadiens français – à côté de Saint Joseph bien sûr !



Père Joseph-Marie.

21:35 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

Un esprit de repentance.

 

“Crée en moi, Seigneur, un cœur pur !” Psaume 51.10 Chapel

Samson alla trop loin. Il finit ses jours, abreuvé d’insultes, au fond d’une prison des Philistins, les yeux crevés. Pourquoi une telle tragédie ? Parce qu’il n’avait pas su contrôler son orgueil et ses appétits sexuels. David lutta contre les mêmes tentations et dans un moment d’égarement succomba à son appétit sexuel. Il dut payer cher sa faute, mais il ne termina pas ses jours dans une prison comme Samson. Au contraire, quand il mou- rut il était toujours l’homme “que Dieu s’était choisi selon Son cœur” (1 Samuel 13.14).


Quelle est la différence entre les deux hommes ? L’esprit de repentance ! Brisé, et le cœur plein d’humilité, David s’approcha du Seigneur et trouva à Ses pieds la grâce et la compassion nécessaires pour se relever. Quant à vous, posez-vous la question suivante : Suis-je en train de cacher un secret que seuls Dieu et moi-même partageons ? Suis-je
devenu prisonnier de mon péché au point de m’imaginer que je ne peux plus faire machine arrière ? Mais il n’est jamais trop tard pour reprendre le droit chemin ! Vous ne pouvez sombrer si bas que Jésus-Christ soit incapable de vous repêcher. Commencez par vous repentir. L’esprit de repentance vous libèrera de votre péché, vous poussera à le confesser avec sincérité et vous fera comprendre que vous ne pouvez pas vous en sortir tout seul. L’esprit de repentance vous jettera aux pieds de Dieu pour implorer un peu de Sa force dans votre vie.

Cessez de chercher des excuses à votre comportement, vous ne faites que vous mentir à vous-même. Vous avez peut-être réussi à garder votre secret jusqu’à aujourd’hui, mais en fin de compte il sera mis au grand jour. Ne vivez pas un jour de plus sans vous mettre à genoux devant Dieu pour prier : “Purifie-moi de mon péché... Crée en moi, Seigneur, un cœur pur” (Psaume 51.2 & 10). Une fois que vous avez prié cette prière, recherchez la compagnie de ceux qui pourront vous soutenir et vous encourager. Ne tentez pas de vous débattre tout seul contre vos démons : vous ne réussirez pas ! Puis, quand vous serez à nouveau debout, lancez-vous à nouveau dans la course et courez comme vous n’avez encore jamais couru !

Bob Gass

Bible-en-un-an : 2 Rois 23-25 & Luc 8

21:25 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

Qui sont les faux prophètes ?

 Des êtres doubles que rien, en apparence, ne permet de distinguer des autres brebis. Seul Dieu connaît le secret des cœurs, l’homme est démuni pour démasquer cette duplicité. Aussi le Seigneur invite-t-il à opérer le discernement dans la durée. Les vrais prophètes reconnus aux œuvres qu’ils finissent par produire.

Ce conseil vaut d’abord pour nous-mêmes. Il y va de la crédibilité du témoignage prophétique que les chrétiens ont à rendre. Notre discours intérieur et notre discours extérieur doivent être ajustés et à l’unisson, sous peine de ne pas porter de bons fruits pour le Royaume. Or cette unification est un travail de longue haleine, qui nécessite d’une part de se former régulièrement pour assimiler l’enseignement de l’Église, et d’autre part d’écouter l’homme intérieur, avec ses pauvretés, ses angoisses et ses doutes, pour le convertir au feu de l’Esprit. Avoir l’humilité de n’être ni des chrétiens ayant réponse à tout, un slogan toujours à portée de verbe, ni des chrétiens étalant leurs difficultés intérieures, revendiquant qu’elles soient érigées en normes pour l’Église. L’un et l’autre sont de faux prophètes, ils finiront par être démasqués aux fruits qu’ils portent. La vérité qu’il nous faut atteindre est très exigeante, car elle n’est pas un moyen terme entre ces deux extrêmes. Elle réside dans notre identification progressive à l’appel que nous avons reçu du Seigneur.

Commençons – continuons – ce travail d’intégration et d’unification en honorant Dieu, a minima, d’un discours sans duplicité. Que notre prière soit le lieu d’un dialogue vrai avec le Seigneur. C’est par l’accueil de sa Parole qu’il fera de nous des prophètes authentiques.


Frère Dominique.

21:17 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

19/06/2010

Rends-moi contagieux !

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Oh ! Seigneur,
Rends-moi contagieux auprès de tout être rencontré
et les plus souffrants en priorité,
Je t'Adore tu es le poème
que tant de personnes cherchent à lire sans y parvenir.
Donne-moi l'humilité de devenir Ton Témoin pour l'éternité.
Et ton sourire d'Amour à la face de l'Humanité.
Fais de moi un missionnaire de Ta Parole
aux confins du Monde.
Uniquement pour apporter l'air frais de Ta Vérité,
Je t'Aime et ne cesserai jamais de t'aimer.
Toi, mon Dieu de miséricorde, âme de mon âme.
Mon Dieu fais que tes rayons de lumière
éclairent toutes mes pensées.
Fais que chaque jour soit un chemin
qui mène à Ta Présence d'Amour.
Ainsi, mon avenir ne sera pas construit sur du vent
mais aux rythmes de tes injonctions.
Laisse-moi contempler en pleurant
les blessures de Ta Passion.
Les larmes nettoient les yeux aveuglés d'orgueil.
Je veux être nettoyé par Toi de la tête aux pieds.
Pour que mes prières trouvent les mots
puisés dans la quotidienne charité.
Celle d'un homme qui cherche à Te servir,
T'aimer et Te respecter.
Selon tes saintes Volontés
sans jamais trahir ton message de justice et de liberté.
Amen !

Bruno LEROY.

14:12 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans POÉSIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, poésie, prières, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

18/06/2010

Une attitude de prière face à la Vie.

C'est dans le silence que nous rencontrons Dieu. Notre monde meurt par manque de silence. Les bruits des villes envahissent nos consciences. Et ces musiques qui nous détruisent les tympans plutôt que nous satisfaire l'esprit. Nous sommes dans une culture du bruit.
 
Notre intériorité s'en trouve détruite progressivement. Nos discours sont souvent des paroles de vent.
Nous devons retrouver d'urgence ce silence dont la force est de nous recentrer sur l'Essentiel. Le plus grand meurtre que nous puissions faire envers les jeunes est de ne pas les éduquer à déguster la qualité du silence.
Le silence leur fait peur car, il évoque la mort. Une éducation au silence serait aussi pertinente qu'une évangélisation sans consistance.
 
Soyons, Frères et Soeurs, des Témoins du silence habité par Dieu Amour. Et le monde nous suivra dans notre exemple. Puiser la signification de chaque mot ou de chaque geste dans le silence de l'Esprit-Saint. Pour être remplis, tous et toutes, de cette puissance d'Amour qu'on entend dans le silence.
 
Comment pourrions-nous être à nous-mêmes et à l'écoute de Christ si le bruit envahit nos journées ? C'est une question de disponibilité devant Dieu et devant les Hommes. C'est une attitude de prière face à la Vie.
 
 
Bruno LEROY.

12:29 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

16/06/2010

L’Evangile est vraiment révolutionnaire.

L’Evangile est vraiment révolutionnaire : jamais aucun Maître n’avait osé inviter à une telle intimité avec Dieu. Et comment aurait-il pu le faire : « Nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils (Mt 11, 27) ». Seul Jésus, l’Envoyé du Père sur qui repose la plénitude de l’Esprit, est habilité à nous parler de Celui qui l’a désigné comme « son Fils bien-aimé » et nous a intimé l’ordre : « écoutez-le (Mt 17, 6) ». Nous sommes donc au cœur de la Révélation divine ; et que nous apprend-elle ?
Que Dieu n’est pas un lointain monarque devant lequel l’homme devrait se répandre en interminables prières pour être exaucé. Il est tout au contraire un Père de famille, présent et agissant au milieu de ses enfants, s’intéressant à tout ce qu’ils font et connaissant leurs moindres besoins.
Inutile de chercher à l’amadouer ou à gagner sa bienveillance : elle nous est depuis toujours et définitivement acquise. Aussi notre prière ne consiste-t-elle pas à tenter subtilement de faire entrer Dieu dans nos vues, mais bien plutôt à nous ouvrir à lui afin d’entrer dans les siennes, car il sait mieux que nous ce qui nous convient.
C’est pourquoi la prière que Jésus enseigne à ses disciples commence par ces simples paroles « Notre Père », qui résument notre besoin le plus urgent. Nous avons en effet vitalement besoin de la paternité divine, et toute l’oraison se déploie comme l’explicitation d’une seule requête : que Dieu soit notre Père, qu’il nous aide à accueillir sa paternité ; c’est-à-dire : que « la Parole qui sort de sa bouche accomplisse sa mission » et fasse de nous des fils dans son Fils premier-né.
D’où la demande : « Que ton nom soit sanctifié » c’est-à-dire respecté comme unique, incomparable, car il n’y a qu’un seul Dieu et Père à qui reviennent tout honneur et toute gloire.
« Que ton Règne vienne » : règne de justice et de paix, dans un univers réconcilié où tous les hommes sont frères.
« Que ta volonté soit faite » : qu’elle réalise ton dessein d’amour malgré nos aveuglements, nos résistances, nos refus.
Que nourris de cette Parole comme d’un pain quotidien, nous puissions accueillir toujours plus profondément ta miséricorde et la partager avec la même surabondante générosité, car il n’aura pas de part avec Jésus dans le Royaume à celui qui aura refusé de partager ici-bas le pain du pardon.
« Mais délivre-nous du Malin », qui aujourd’hui comme hier tente de défigurer en nous ta paternité afin de nous enfermer dans la peur et de nous faire fuir loin de ta face.
Sois plus fort que notre malice et « ne nous laisse pas succomber à la tentation » de l’apostasie. Ne permets pas que nous nous détournions de toi en abandonnant Jésus, que tu as envoyé pour nous révéler ton visage, et ouvrir devant nous le chemin de la vie filiale.
Oui, répands sur nous ton Esprit, que nous criions « Abba, Père ! » (Ga 4,6), et que « nous exaltions tous ensemble ton Nom », toi qui en Jésus te fais « proche du cœur brisé et sauve l’esprit abattu » (Ps 33[32]).



Père Joseph-Marie.

21:21 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

CHEMINS DE LIBÉRATION.

Simone Pacot nous fait entrer dans un trajet de guérison intérieure

Le Christ a été un grand restaurateur de vie : partout où il passait, il remettait la vie en route. Il est très réconfortant de le savoir lorsqu’on se trouve dans une impasse : en Christ, il y a toujours une issue de vie. L’Esprit qui est notre guide intérieur et dont la fonction est de rajeunir, renouveler, d’aider à sortir de l’immobilisme, de la fixation dans un mal, va nous la faire découvrir si nous savons collaborer avec Lui : ce n’est probablement pas l’issue rêvée, où magiquement tout s’arrange, mais c’est l’issue de vie que nous pouvons prendre au cœur même des situations fermées ou enfermantes qui sont souvent les nôtres. Nous prenons souvent des chemins de mort sans en avoir véritablement conscience, et nous ne pourrons retrouver le chemin de vie que si nous commençons à éclairer quand, comment, pourquoi nous nous sommes enfilés vers une forme de destruction de nous-mêmes.
Il y a souvent une impatience bien naturelle à vouloir saisir les fruits tout de suite, mais ce qui est important c’est de se mettre en marche pour vivre ce passage qui va d’une forme de mort à la vie et qui en fait peut s’appeler une Pâque.

Reconnaître les blessures


Le trajet consiste d’abord à reconnaitre et à mettre en mots précis les blessures subies et leurs conséquences. Bien souvent nous minimisons l’impact que celles-ci ont eu sur nous surtout lorsqu’il s’agit de nos parents par crainte de les juger en les mettant en cause. Or, il ne faut pas confondre condamnation de la personne et discernement d’un comportement blessant.
Il est important de préciser que l’on n’est pas responsable des blessures subies, on en est victime. L’enfant n’est pas responsable du chemin qu’il a suivi, il a fait ce qu’il a pu pour survivre. Lorsque l’adulte acquiert une maturité psychologique et spirituelle, il lui est possible d’affronter la souffrance de sa blessure et en même temps, de regarder sa responsabilité. Celle-ci va s’éclairer dans la réponse à la question : “Qu’est-ce que tu as fait de ce qu’on t’a fait ?”. La réaction est toujours un choix même si c’est celui de baisser les bras ou de se fermer. Mais avant d’en arriver à cette démarche, plusieurs étapes sont nécessaires.

Prenons un exemple


Cette femme qui avait formé une belle-famille avec son mari et ses enfants, souffre de la coupure totale avec sa famille d’origine. Elle s’est sentie exclue : son père avait fait bloc avec son fils et la mère avec la fille aînée avec laquelle elle discutait et sortait. Elle s’est sentie complètement abandonnée et elle s’est dit (elle s’en souvient très bien) : “Puisque vous m’excluez, moi je vais vous exclure”. C’est une femme qui avait une force incroyable ! Elle a exclu toute sa famille et en fait exprime qu’elle en meurt. À la question : “Vous n’êtes jamais invitée dans votre famille?”, elle répond : “Si, si, je suis invitée mais il n’est pas question que j’y mette les pieds”. Ainsi, enfant, pour surmonter la souffrance de ce qu’elle vivait comme un abandon, elle a pris une fausse route, un chemin de mort. Elle a pris une décision de vengeance au lieu de traverser la souffrance d’être exclue et de tenir debout, ce qui est le trajet de la maturité adulte.
On voit très bien là comment elle est partie victime. Elle n’est pour rien dans l’histoire de cette famille. Son attitude lui a permis de survivre. Et puis, au fil des années, cela se révèle de plus en plus un chemin de destruction. Elle arrive à un âge adulte tout à fait désespérée avec, au fond d’elle même, une violence énorme contre une situation qu’en fait elle a induite. Le trajet va commencer par la traversée de sa souffrance, son chagrin, la violence qui s’est installée en elle. Elle va vivre cette plongée en elle non-plus dans la solitude de l’enfant impuissant, mais dans la présence miséricordieuse du Christ. Ce n’est qu’après cette étape qu’elle pourra se mettre en face de la fausse route prise.

Traverser ses émotions


Pour trouver le chemin de la vie, il est nécessaire de traverser l’étape du désenfouissement des émotions : la souffrance, la révolte, l’angoisse, la peur, la honte… Ces émotions enfouies peuvent faire des ravages considérables en ressortant sous forme de symptômes psychosomatiques ou relationnels, en projetant par exemple sur n’importe quel autre une violence qui n’est pas reconnue. Ou bien encore la souffrance va entraîner un état de dépression plus ou moins larvée.
Ces émotions enfouies forment un voile dans la relation humaine mais aussi dans la relation avec Dieu. Bien trop souvent les chrétiens ne se donnent pas le droit d’avoir un chagrin très profond. Ils pensent que ce serait un manque de foi et qu’ils doivent surmonter cela. Ils pensent qu’ils sont en état de péché s’ils découvrent en eux des sentiments de haine ou de violence. Il leur faudrait se donner la permission de mettre à jour ce qu’ils ressentent (non pas de l’agir contre l’autre, mais d’en prendre conscience pour éviter précisément de projeter leurs ombres sur l’autre).
Jésus s’est plaint “à” son Père, non pas “de” son Père mais “à” son Père. La libération de la plainte se trouve exprimée dans les psaumes. Ainsi il est bon de libérer sa plainte devant le Seigneur et peut-être de commencer devant un accompagnateur (ou accompagnatrice) capable de recevoir cette violence, cette angoisse, cette souffrance.

Accueillir la consolation


Cette étape de la consolation peut éventuellement être vécue dans un petit groupe où il est permis de pleurer (il est important d’être situé de façon juste et de ne pas faire vivre à l’autre de fausses consolations), où la gravité de la souffrance est reconnue ou même la violence de la révolte est reçue. Le vrai consolateur, c’est le Christ qui va donner le sens de la consolation. La Pâque, c’est le trajet vers la vie de ce qui pourrait demeurer dans la mort comme une trop grande souffrance, une révolte. On meurt à quelque chose pour naître à autre chose.
Tout cela est à vivre dans la présence du Christ, non à côté mais au cœur même de son chagrin, sa colère, sa dépression, son marchandage parfois… jusqu’à l’acceptation active de sa réalité. La porte de ses émotions doit être ouverte au Christ comme on ouvre la porte d’une maison. Dans l’Apocalypse (3. 20), il est dit “Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi”.
Ces mouvements, qui pourraient être considérés comme simplement psychologiques, ne doivent pas être déniés mais traversés jusqu’au bout et ils peuvent être imprégnés de la vie du Christ, de l’Esprit puisque dans l’incarnation, ils font partie de la constitution de l’être humain.
Pour pouvoir ouvrir la porte à la présence de Dieu, il faut évidemment ne pas avoir peur de Lui, et avoir éclairé les fausses notions de Dieu qui font obstacle. “J’ai peur de Dieu parce que ma mère m’a dévoré ou bien mon père m’a massacré”. Comprendre pourquoi on ne peut ouvrir sa porte est déjà une étape sur le chemin de guérison.

Méconnaissance des Lois de Vie


Quand dans la fusion, pour ne pas être la cause des larmes de l’autre, de la maladie de l’autre, du chantage affectif…, on baisse les bras, on laisse abîmer son identité, sa liberté. C’est la même chose quand on se courbe devant l’emprise qui peut provenir d’un pouvoir abusif, un interdit, une autorité spirituelle, la recherche de l’approbation de l’autre… Mais céder à la fusion ou l’emprise n’est pas qu’un problème psychologique. C’est transgresser une Loi de Dieu fondamentale (1) : “Tu es unique. Deviens toi-même”. C’est ce qui a été dit à Abraham : “Quitte ton père. Va vers ta terre”. J’aime beaucoup l’histoire de l’évangile de la femme courbée à qui Jésus dit : “Redresse-toi”.
Par exemple, Paul est absolument convaincu qu’il “est nul”, il découvre qu’en fait il s’est constitué à partir de la parole et du regard négatif de sa mère. En fait, il est idolâtre : il a mis sa mère en place de Dieu. La parole de sa mère : “tu es nul” a tout pouvoir sur lui alors que la parole de Dieu qu’il a cependant reçu : “tu as du prix à mes yeux” ne l’atteint pas, est sans valeur. Il a à renoncer à la parole de sa mère et à se repentir d’avoir été idolâtre, en fait sans en avoir véritablement conscience, d’avoir transgressé la Loi de vie qui l’incite à suivre sa propre route, en docilité à l’Esprit et non en obéissance à sa mère.
Sa prière est toute simple : “Seigneur, jusqu’à maintenant j’ai attribué à la parole de ma mère une valeur absolue. Elle m’a dit que j’étais nul. J’ai intégré que j’étais nul. Et j’apprends aujourd’hui que ça s’appelle de l’idolâtrie parce que finalement je vis sur une croyance mensongère, sur la fausse révélation que la parole de ma mère me construit et que j’ai attribué un zéro à ta Parole. Je refuse absolument de rester dans l’idolâtrie. Je viens m’en repentir et te demander pardon d’être idolâtre. Je mets hors de moi la parole de ma mère, pour que ma terre ne soit plus occupée et que ta Parole puisse s’enraciner en moi”.
Cette démarche sera à refaire chaque jour, en méditant longuement la parole qui va retisser, restructurer le tissu psychique qui a été abîmé. La racine du chemin de mort est touchée, assainie. Paul peut alors faire un pas de plus sur le chemin de vie : il va redécouvrir chaque jour des comportements où il puisse reconnaître sa valeur dans sa profession, sa famille (réussir un travail, s’occuper des enfants le soir, réparer l’électricité…) Ce n’est que lorsque ce travail sera bien mis en route que Paul commencera à se redresser, à devenir un vivant, que le pardon pourra être donné..

Psychologie et foi


On trouve ici la jonction entre la psychologie et la foi. Ne pas devenir soi-même, ce n’est pas uniquement psychologique car il y a désobéissance à une loi fondatrice de la vie qui dit : “Tout être humain est unique”. C’est la parole de l’Apocalypse : “Je te donnerai un caillou blanc, il y aura écrit un nom nouveau. Je t’appelle par ton nom”. Cette loi comporte un interdit structurant : il t’est interdit de te mélanger à l’autre, de posséder l’autre, de te laisser posséder par l’autre. On découvre ainsi que les dysfonctionnements psychologiques sont contraires à la Loi de Dieu. C’est le plan du Royaume de Dieu où la source est en deçà et va au-delà du psychologique et du corporel.

Retournement


À ce stade, il faut un mouvement de conversion pour renoncer au chemin de mort et prendre un chemin de vie, choisi selon ce qui a été découvert. L’issue se trouve dans l’obéissance à la Loi de Vie.
Mais il convient d’être clair, la décision de choisir la vie n’est pas forcément totale, absolue, au moins au début. Il s’agit de choisir un chemin de vie qui va être différent pour chacun, chacune, selon l’étape dans laquelle on se trouve.
Choisir un chemin de vie peut consister à mettre hors de soi un interdit (de réussir, d’être heureux, interdit de parole de conflit), une parole ou un regard négatif pour retrouver la liberté perdue. Mais le choix peut être aussi de repartir en arrière pour affronter la douleur d’un deuil qu’on a survolé (les étapes du deuil sont à traverser lors de cette perte de quelque ordre qu’elle soit : mort d’un être cher, rupture de couple, rejet, trahison, perte de sa réputation…) ou aller à la rencontre d’émotions qu’on a enfouies. Ce n’est qu’après cette étape que la vie va pouvoir se déployer.

À ce stade de transformation, avec tout ce qui nous est arrivé, nous pouvons vivre quelque chose qui ne sera pas l’intégralité de ce que nous voudrions vivre. Quand on choisit la vie, on fait des pas sur le chemin de vie. On peut retomber mais peu à peu, en se relevant, on se fortifie et un beau jour, on tient debout. Enfin on accepte de façon positive, la réalité de son histoire. Et, avec ce qui existe, on va en faire quelque chose. Dans ce qui m’est arrivé, je peux tenir debout. Ce n’est pas de la résignation mais de l’acceptation active. On éprouve même de la gratitude pour la vie qui nous est donnée.
Propos recueillis auprès de Simone Pacot


Auteur du livre : Évangélisation des profondeurs. Simone Pacot organise des sessions dans le cadre de l’association “Bethasda”.

Renseignements : Bethasda
Le Val Saint Jean 10150 Montsuzain

10:05 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans AMIS ( ES ) SPIRITUELS OU ARTISTES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

15/06/2010

Pour mener le combat spirituel.

Pour mener le combat spirituel, le Seigneur nous donne trois armes efficaces : l’aumône, la prière et le jeûne. Leur force se révèle suivant la manière dont on s’en sert. La vie spirituelle pratiquée pour obtenir la reconnaissance des hommes est vaine. L’objectif n’est pas d’exister aux yeux des hommes mais de vivre dans le cœur de Dieu.

La prière consiste à entrer dans une relation d’intimité avec Dieu, dans un dialogue, c’est-à-dire dans un échange de parole, ou l’on dit, où l’on s’écoute mutuellement, où l’on se donne. Prier, c’est demeurer établi dans une communion de pensée, de volonté et de cœur avec notre Dieu. Cela n’est possible que si nous habitons les rites avec amour.

Jeûner consiste à faire de la place en nous pour permettre à Dieu de nous rejoindre. Jeûner, c’est aussi reconnaître que Dieu est notre unique nécessaire et que tout nous vient de lui. Le jeûne nous fait prendre conscience que la seule chose que nous pouvons présenter à Dieu comme venant vraiment de nous est notre pauvreté et notre péché. C’est cela que le jeûne est un chemin de libération.

Nous touchons alors le sens de l’aumône qui est de donner, de se donner à l’autre, dans la conviction que rien ne nous appartient, qu’à chaque instant nous recevons tout gratuitement de Dieu, à commencer par le don merveilleux de la vie.

« Ton Père te le rendra » : Jésus ne précise pas ce que rend le Père, peut être parce qu’il n’a qu’une chose à donner en partage : sa propre vie. Autrement dit, en Jésus, Dieu me gratifiera du don de lui-même, dans la mesure de la perte à laquelle j’aurai consenti gratuitement.


Frère Dominique.


19:09 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

LES ANGES DU SILENCE.

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Oh ! qu'il est charmant de penser que les anges sont mêlés à la vie du monde, qu'ils la dirige, l'accompagne, qu'ils sont agissants dans tous les événements de notre vie !
Les anges président donc à la vie de la Nature ! Ils y répandent le charme, la grâce, la beauté que nous y sentons vivre.
Même dans la plus profonde solitude, nous sommes environnés de ces êtres invisibles, saints et charmants.
L'âme religieuse à qui il a été donné de monter dans la solitude des grandes montagnes et de s'y reposer loin de tout ce qui est humain, dans cette paix splendide où " l'on entend le silence ", cette âme a goûté là une des jouissances les plus profondes et les plus délicieuses que l'on puisse éprouver par les sens.
C'est une béatitude qui ressemble à l'extase, bien qu'elle soit à la fois naturelle et surnaturelle ; et l'être tout entier se sent plongé dans une vie pure, dans une joie qui le pénètrent.
Dans ce grand silence qui est " une louange ", on se sent en contact avec le monde invisible, en la présence vivante de Dieu et des anges.
Ces déserts charmants, gazons solitaires et fleuris au pied des grandes roches d'où descend l'allègre vie d'un limpide filet d'eau, sont vibrants d'une présence invisible, et le regard, qui ne peut se détacher de la contemplation de cette beauté sauvage et douce, en attend presque la manifestation : il semble que " Dieu se promène dans le Paradis " ; et du cœur plein d'amour, et de l'âme qui adore, monte le cantique de gloire et d'allégresse. 
 Ici la poésie n'est-elle pas rigoureuse réalité ?
 
Bruno LEROY.

19:00 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |