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19/05/2005

DONNER DU SENS AU TEMPS.


Peut-on donner du Sens au temps ?

Notre société n'a pas la régulation du temps. Logiquement, au-delà d'un certain niveau de développement économique, on devrait pouvoir choisir entre plus de biens, plus de temps. Le problème est que la demande sociale est hétérogène. Plus d'une personne sur deux préfère une augmentation de revenu plutôt qu'une augmentation du temps. Inversement, 20 à 30% des salariés seraient prêts à réduire leur temps de travail et leurs revenus. Ces statistiques sont valables pour les pays dits industrialisés. Ce serait un moyen de partager l'emploi et de diffuser les responsabilités.

En général les personnes qui expriment cette demande ont des projets personnels qu'ils veulent développer. Le temps, c'est la ressource du sens, la ressource du lien social, la ressource de l'emploi. Chaque fois qu'il y a une conduite d'intériorité, elle se traduit dans un rapport au temps différent, " il se passe alors des choses ".

Notre société aurait besoin de recréer du droit au temps choisi. Le temps choisi est la ressource du lien social et directement de l'emploi : c'est une ressource de créativité, de réinsertion, d'initiative. La question du temps va au-delà de la seule question du partage du travail. C'est une régulation de fond sur notre société postindustrielle : elle offre aux personnes des formes de participation sociale, reconnues, autres que le travail.


Pour prendre du temps, il faut une forte intériorité, une forte motivation, parce qu'on est un peu dans le vide social. Ne faudrait-il pas construire davantage de formes de participation à la vie sociale, liées au temps libéré ( vie associative, vie familiale, vie communale ). Pourquoi ne pas susciter des conventions entre entreprises et collectivités locales ou mouvements associatifs, pour construire des structures de participation à la vie sociale ? Là est toute la question du bénévolat. Ne faut-il pas construire des positions de bénévolat un peu plus structurelles ? Le bénévolat occasionnel doit rester souple.

Il faut éviter l'utilitarisme, sans tomber dans le don sacrificiel. Le christianisme en a beaucoup abusé, il faut trouver ce qui est entre les deux. Dans une pensée utilitariste, le raisonnement "marginal", fait qu'on ne sait plus dire qu'on est ensemble. Dans une famille on donne, on espère recevoir, sans savoir quand on recevra, bref on ne conditionne pas son don. Pour qu'il y ait vie sociale, il faut à la fois compter et ne pas compter. Si l'on ne compte pas, on a des phénomènes de domination et l'on peut aboutir à une révolte. Si l'on ne fait que compter, cela devient intolérable.La nouvelle écologie du temps consisterait à en finir avec ce découpage en séquences étanches : travail, transport, famille, obligations sociales.

Tous ces temps contraints broient nos vies comme des meules. L'individu a supporté trop longtemps seul les incohérences de ce système. Il faut que les entreprises, les services publics, les organismes de transport, le réseau commercial, le système scolaire, bref, tous ces grands producteurs de temps contraint portent une part de fardeau que la personne paie aujourd'hui en fatigue et en stress. Il ne s'agit pas d'inciter à en faire moins, mais de parier sur son esprit de responsabilité. Et donc d'introduire partout de la flexibilité afin de donner du sens au temps et par voie de conséquence à la vie sociale, relationnelle. Il serait temps de retrouver la gestion du temps pour mieux gérer son existence en lui donnant une qualité propre selon, nos désirs profonds. Notre temps sur terre n'est qu'une étoile de passage. Il est dommage d'éteindre sa lumière par des contraintes que nous pourrions négocier pour vivre mieux. Donner du sens au temps, sera la dimension écologique et mentale la plus importante des siècles à venir.
BRUNO LEROY.
ÉDUCATEUR DE RUE.

21:45 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans PHILOSOPHIE | Lien permanent | Commentaires (6) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

16/05/2005

A DIEU VINCENT DEGALLAIX.

Les nouvelles, lorsqu'elles nous parviennent en pleine gueule ont des relents de mort. Absence subite, brutale, fatale d'un être dont on attendait la fin sans retour mais, sans le croire vraiment. Jusqu'au bout, ton intelligence active teintée d'humour te donnait un détachement face aux événements. Ton courage est d'avoir embrassé la destinée, non comme une fatalité mais, une évidence. Il te fallut près d'un mois pour apprivoiser celle qui allait t'emporter, loin. Cette camarde tu la voyais approcher à grand pas chaque jour au coeur de ta jeunesse. Cette maladie qui touche tant de nos contemporains, tu la sentais germer en toi, comme une destruction inéluctable. Mais, je préfère garder les bons souvenirs, les instants de rire, les passions artistiques de ta profession d'homme de théâtre. Ta dignité aussi, celle qui te donnait la puissance de tout assumer, jusqu'au bout.

Tu as verbalisé ta mort à tes deux enfants, comme pour leur dire que tu ne les oublierais pas. Ils vont devoir affronter, ainsi que ta femme, une existence sans ta présence. Tu étais mon meilleur Ami d'enfance dont je me souviens encore des délires éblouissants de joie qui, donnaient de la légèreté aux choses graves. Bien-sûr, le monde ne te connaît pas et beaucoup vont se demander, pourquoi je parle publiquement de toi. Tout simplement, parce que ton exemple est à suivre dans cet apprivoisement de la mort. Est-ce ta Foi qui te donnait soudain cette Force de rejoindre la Lumière ? Toi seul détiens la réponse. Moi, j'ai la mienne...

Merci de nous avoir Témoigné tant de sérénité et de courage en refusant le fatalisme. Merci de nous avoir montré ta Dignité jusqu'au bout de toi-même. Tes enfants, ton épouse retiendront cet héroïsme dont tu as fait preuve. Ta mort est un exemple pour ceux et celles qui la craignent, surtout quand ils sont jeunes. Vincent, ton Espérance dans la Vie n'est pas éteinte. Elle s'est assoupie le samedi 14 mai au matin. Mais, tu peux vérifier par toi-même, les oiseaux chantent encore les mélodies que tu aimais tant. Les fleurs viennent parfumer ta dernière demeure, celles que tu aimais aussi. Ta mort nous ressuscite et nous en prenons de la graine. Demain, dans un lointain certain, nous te rejoindrons.
Pour l'instant, Vincent, nous aimons la beauté de la Vie, telle que tu l'as aimée.

A...Dieu, Vincent, le temps et l'espace qui nous séparent sont les mains de Dieu qui t'ont sorties du noir dans lequel ta maladie te maintenait. Maintenant, tu as l'éternité pour aimer tes parents qui étaient partis trop vite. Profites-en, nous continuerons nos combats d'Espérance pour que le monde soit debout, tel que tu le fus durant ton existence terrestre.

A...Dieu, Vincent, tu as rejoint l'Amour de Dieu et je sais que tu l'attendais car, tu l'avais ressenti dans ton être avant de partir.

Ton Éternel Ami, Bruno.

21:10 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans Web | Lien permanent | Commentaires (4) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

14/05/2005

POURQUOI TANT DE LARMES SUR TOI...



Pourquoi ce matin ton coeur pleurait,
En cette immense peur d'exister,
Pourquoi ces larmes salées,
Alors que Dieu est à tes côtés,
Le doute est aussi une histoire d'amour,
Il ne lâchera jamais ta main même demain,
Celui dont Tu as fais don de ta Vie,
Laisse tomber ce futile chagrin,
Il a souffert pour Toi de ton manque,
De Foi et de certitudes à aimer,
Les fleurs s'épanouissent même dans ses déserts,
Pourquoi ces jeunes qui meurent d'indifférence,
Te font porter une peine sans raison,
Pourquoi tes colères sont-elles toujours de passion,
Pourquoi cette impression de n'être point compris,
Par tes contemporains que tu aimes à la folie,
Pourquoi toutes ces questions te reviennent,
Tel un coup de couteau dans tes illusions,
Pourquoi le fonctionnement du monde,
Ne tourne plus comme tu le désirais,
Pourquoi ne veux-tu point te poser,
Comme les autres le font pour ne pas s'inquiéter,
Pourquoi ton esprit est empli de regrets,
L'impression d'avoir vécu pour personne,
De n'être plus qu'un pâle fantôme,
Homme de peu de Foi je t'Aime,
Et c'est ma raison de te faire vivre à fond,
Loin des superficielles visions d'un autre temps,
Je suis de toutes éternités,
Avant de pleurer il suffisait de me parler,
Je suis là pour écouter ton âme gémir,
Et te donner l'Espérance qui donne la Force,
De vivre en assumant toutes tes fautes,
Tes déraisons, tes coups de gueule.
Tes combats contre les Injustices,
Sont les miens aussi...
Alors, je t'en prie ne pleure plus,
L'avenir commence aujourd'hui,
C'est ainsi que je l'ai voulu,
Sois mon combattant d'Amour,
Et le monde sera splendeur plus que chagrin.
Crois-moi !
Bruno LEROY.

09:55 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans POÉSIE | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

13/05/2005

UN HYMNE A LA VIE.


L'Amour est cette sève qui nous vient de l'Esprit-Saint. La pentecôte est là pour nous rappeler l'importance de Son action dans nos vies si misérables, sans dimension spirituelle. Les charismes de l'Esprit sont essentiellement de mettre notre confiance en Dieu et, en Lui seul. Le manque de confiance génère l'angoisse, la peur, l'indifférence et l'insoupçonnable individualisme consistant à se penser indispensable. L'Esprit est ce Souffle qui nous mène sur les chemins divers de l'imprévu. Tant que notre mystique reste basée sur l'Amour Universel, nos craintes n'ont aucune prises sur les pauvres hères que nous sommes. Souffle qui donne une respiration nouvelle à notre Existence. L'Esprit, nul ne sait où Il va et pourtant, notre devoir de chrétiens ( nes ) est de Le suivre dans ses moindres pas.

Il reste notre soleil intérieur, lorsque la tempête veut bouleverser nos horizons paisibles. Il nous bouscule telle une flamme qui nous consume dans la joie de sa présence. Il renverse les tables des marchands pour faire table rase de nos superficialités. Il nous inculque les valeurs existentielles qui nous permettent d'avancer contre vents et marées. La pentecôte n'est pas un jour unique sur un calendrier, une date qui serait vite effacée. Tous les jours que Dieu fait, Son Esprit nous invite au festin de Ses desseins. Bien-sûr, tout cela en fonction de nos dons et de notre intensité de prière.

Prier, c'est parler à Celui qui fait battre nos coeurs aux rythmes de Son Amour. C'est Lui dire, je t'Aime, comme un amant qui comble nos jours. L'Esprit nous donne la Force de combattre tout ce qui pourrait entraver notre marche vers le Christ. Le combat spirituel que nous menons afin que notre société recouvre ses valeurs Humaines et non basées uniquement sur l'argent qui, sait toujours diviser les hommes quand ils doivent s'unir. Oh ! Esprit-Saint, c'est un Hommage que je te donne avec mes Frères et Soeurs souffrants et tous les êtres sur cette terre que j'aime puissamment.

Oui, c'est un Hymne à la vie dans l'Esprit, une pentecôte vécue à l'infini de nous-mêmes. Celle qui nous fait dépasser toutes frontières, tous formalismes pour entrer dans la pâte Humaine et donner la Lumière qui habite nos âmes. Puisse la pentecôte nous donner cette éternelle saveur de nous savoir aimés de toutes éternités. Mon Dieu, grâce à Ta présence d'Amour et la persévérance de nos prières, dans cette contemplation-action, nous donnerons un visage habité d'Espérance dans ce monde qui en manque tragiquement. Heureuse pentecôte, Frères et Soeurs et que Dieu vous ravive de sa fraîcheur aimante.
Bruno LEROY.

12:40 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans SPIRITUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

11/05/2005

LA QUÊTE SPIRITUELLE.


La quête spirituelle se fait de plus en plus présente dans la société et le christianisme n'en détient pas le monopole. Chercher à connaître d'abord les fondements humains de la spiritualité permet une ouverture à toute recherche spirituelle et facilite aussi la reconnaissance de ce que l'expérience spirituelle chrétienne comporte de spécifique

Qu'est-ce que la spiritualité ?
Difficile à dire, c'est évident.
Le dictionnaire (Petit Robert) dit de la spiritualité qu’elle est
1) le caractère de ce qui est spirituel, indépendant de la matière et
2) l’ensemble des croyances et pratiques qui concernent la vie spirituelle.

Toute pratique spirituelle suppose-t-elle la foi en une divinité ? Ce n'est pas le cas pour les agnostiques et les bouddhistes par exemple.

On peut sans doute affirmer que la spiritualité implique une pratique, une discipline, donc un apprentissage. Elle serait donc le fruit d'une expérience.

Mais il est aussi vrai que la spiritualité se retrouve sous beaucoup d'autres formes. Certains la trouvent dans des formes d'art : en lisant un roman, en écoutant de la musique, en contemplant un tableau. L'art nous donne un élan d'émotion qui est souvent "spirituel". D'autres la vivront dans la réalisation philosophique, scientifique ou sociale. Les uns seront sensibles au contenu intellectuel, les autres utiliseront plus volontiers leurs sens.

La spiritualité serait donc la part de ce qui nous fait humains.
Elle est une source d'inspiration, tout comme l'art.
Il semble que le rôle de la contemplation, de l'admiration, de l'accomplissement n'est pas de nous faire comprendre et intégrer quelque chose (bien que cela puisse être un autre résultat de l'action), mais plutôt de nous donner de l'inspiration dans la vie quotidienne.

Bruno LEROY.

16:55 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans SPIRITUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

10/05/2005

LES JEUNES ORPHELINS.



Le XXème siècle a été un siècle de déperdition, de diminution, de démission,
de désaffectation, de disparition des pères.
Ce déclin des pères cause à la France beaucoup de difficultés et de tourments.

Les crises identitaires engendrées par l’absence des pères ont affaibli la vie de la Société.
Des milliers d’hommes, de femmes, d’adolescents, de jeunes, d’enfants, souffrent de ce déficit dans ce Pays : ils ne connaissent ni leur Identité, ni leur Destinée, ni leur Héritage.

La France a besoin de pères naturels, de pères politiques, et de pères spirituels.
La France a besoin de pères de famille, de pères de la Nation, et de pères des églises.

Affaiblies par l’insécurité qu’engendre l’absence paternelle, errantes par l’absence
de repères, les jeunes Générations des hommes d’aujourd’hui hésitent à prendre leur place
de pères dans ce Pays. La notion de père est certes un concept qu’ils pressentent ;
pour beaucoup toutefois, ils n’en connaissent pas la Réalité subjective.
S’ils sont pères, ils délèguent volontiers leur autorité paternelle à des autorités enseignantes, sociales ou religieuses.

Beaucoup de jeunes, faute d’une identité forgée par le père, n’entrevoient pas leur Destinée, et sont sans Avenir et sans Espérance. Ils entrent dans un processus douloureux de survie dans un monde hostile, faite d’expédients et de tribulations.
Ils essayent de sortir de leurs prisons psychologiques, sociales ou religieuses ; mais sans repères et sans valeurs, ils se perdent souvent dans toutes sortes d’excès destructeurs.

Beaucoup d’enfants sont devenus, pour la plupart, déstabilisés car, ils n’ont pas de référence paternelle qui soit sûre. Dans les familles désunies, sans père solide et cohérent, les enfants sont comme des chevaux sans frein. Déficits identitaires, personnalités mal forgées, immaturité, rébellion contre l’autorité : les symptômes de cette faillite des pères sont nombreux.

Les jeunes ont besoin d’Identité. Les jeunes ont besoin d’Avenir et d’Espérance.
Les jeunes ont besoin de pères.

La France manque de véritables pères, de pères authentiques, de pères à l’identité forte, garants de leurs familles.

Bruno LEROY.

10:25 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans PENSÉES PERSONNELLES | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

07/05/2005

LE SILENCE D'UN SOIR...

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LE SILENCE D'UN SOIR...



A la source du silence

Je désaltère mon âme

J’écoute sa mélodie

Rassasie mon esprit

Mes pensées dansent

Telles une vive flamme

Les paupières fermées

J’entends le ciel pleurer…



La nuit tombe lentement

Et le silence l’étreint

Il me parle doucement

Me confie son dessein

Là-haut les étoiles veillent

Sur le sommeil des anges

De fines gouttes ruissellent

Des larmes au goût étrange…



Pourquoi ce désarroi

A entendre cette voix

Murmurer toi et moi…

Je l’attendrai toujours

Ce chant rempli d’émoi

Il pénètre sans détour

Mon cœur qui le reçoit

Je l’aime, Silence nommé Amour…

Bernadette Dagorne.

10:25 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans POÉSIE | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

06/05/2005

LA MALTRAITANCE DES ENFANTS.


Il y a des parents qui ont l'apparence de la normalité et se cachent derrière. Ce sont par exemple d'anciens enfants maltraités. Par nature, dans la plupart des cas, ils montrent peu d'affects, une rigidité affective avec des traits de comportement obsessionnel. Ces parents ont une forte emprise sur l'enfant et une mauvaise image d'eux-mêmes, liée à un passé de frustration et de carences profondes. Ils montrent une grande intolérance à la frustration et vivent souvent repliés sur eux-mêmes, isolés et sans amis.

C'est à la naissance de l'enfant que ressurgit ce passé: ils peuvent s'identifier à de bonnes images parentales. Si la grossesse est désirée, l'enfant est investi d'un pouvoir de réparation, il doit combler le vide, le manque d'amour des parents. Dans ce contexte, le moindre problème vécu par l'enfant est vécu comme une persécution: il le fait exprès ! En fait, ils se sentent mauvais et projettent cela sur l'enfant: c'est lui qui est mauvais. L'enfant devient ainsi l'image vivante et permanente de leur échec et les mauvais traitements servent à faire disparaître cette image.

Derrière cette apparence de normalité, il y a aussi les paranoïaques pour lesquels l'enfant devient l'objet de leur "toute-puissance" destructrice, et les pervers qui trouvent leur jouissance dans la souffrance de l'autre.

Il y a encore "les cas sociaux" , familles chaotiques à problèmes multiples. Souvent isolés de leur famille jeunes, ils ne peuvent se projeter dans l'avenir. Les grossesses ne sont pas désirées et l'enfant doit ici aussi combler un vide. On rêve que lorsqu'il sera là, tout ira mieux ; quand il arrive, c'est une bouche de plus à nourrir.

L'enfant peut être marqué dès le départ: enfant adultérin ou handicapé, hyper-investi par la mère. Le père ne le supporte pas. S'il a une petite malformation, cela peut paraître énorme à certains parents. Ces enfants vivent ce petit handicap comme la preuve de leur incapacité à faire quoi que ce soit de bon ! Ce peut être un enfant issu d'une première union, un enfant de remplacement arrivant après un deuil ou un enfant ressemblant à quelqu'un que l'on tait.

Nous sommes tous responsables de la maltraitance de ces enfants. Les bribes psychopathologiques que je viens d'évoquer et qui sont les plus représentatives doivent être traitées à la racine puisque nous en connaissons désormais les causes. Pourquoi tant de silence face à ces situations de violences sur enfants ? Il faut ajouter les violences par "omission" ; carences qui peuvent être responsables de dénutrition, voire de morts d'enfants ; carences affectives qui peuvent avoir des répercussions dramatiques ( hospitalisme ) ; mauvais traitements psychologiques tels que sadisme verbal, humiliation, dévalorisation, exigences éducatives inadaptées à l'âge de l'enfant, rejet, mise à l'écart...

Lorsque nous sommes témoins de tels manques destructeurs, nous devons nous sentir concernés et mettre en accusation les personnes pratiquant de tels sévices. Il ne s'agit nullement de juger les humains qui projettent leurs propres souffrances mais, de venir en aide à toute une famille qui ne sait pas ou plus où sont ses repères. Notre conscience sociale exige que la majorité ne se taise plus par souci de tranquillité.

Les enfants du présent sont la société du futur proche. Il nous suffit de parler de ces actes moralement réprobateurs pour que des psychologues ou des éducateurs soient nommés par un juge afin de mettre en place une rupture de ces schémas aliénants et qui risquent de se répercuter dans l'avenir. Les enfants maltraités ont besoin de savoir qu'ils ne sont pas coupables des gestes de leurs proches car, souvent ils s'imaginent que les violences commises ne sont que des sanctions de leurs comportements atypiques. Seule, une rupture définitive du silence leur fera comprendre qu'ils existent aux yeux de la société et que leur vie n'est pas un désert mortifère. Il en va de notre volonté de changer le devenir de l'humanité.

BRUNO LEROY.
Intervenant-éducatif.

11:35 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans SCIENCES HUMAINES | Lien permanent | Commentaires (5) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

02/05/2005

LE RÉFÉRENDUM DU BONHEUR.


Le monde guidé par la soif du pouvoir, les plaisirs effrénés, hédonistes et égoïstes, le goût immodéré de l'argent, l'oubli et l'indifférence face aux pauvretés, la négligence de la création, le mépris du prochain. Tous ces paradigmes nous mènent vers une culture de mort et du désespoir. Et pourtant, nombre de prophètes ont insistés sur cette nécessité du souci de Justice, pour être Heureux. En effet, vivre selon les exigences d'hommes et de femmes conscients des difficultés d'être au monde, de s'affirmer et surtout, d'aimer, est générateur de joie. Le monde qui lance un appel à la joie est une société en conversion qui réclame plus de justice afin que nos sociétés soient habitées, hantées, travaillées par l'expérience humaine du bonheur spirituel.
Oui, il y a urgence à convertir nos coeurs de nos étroitesses qui découragent nos bonnes intentions. Il nous faut faire un choix perpétuel entre le bien et le mal, entre la justice et l'injustice, entre la tristesse et la joie. Le Seigneur est toujours près de nous pour nous reprendre, nous affermir et nous éclairer. Les chrétiens, que nous sommes doivent être conducteurs de joie, contagieux de l'espérance joyeuse d'un combat pour davantage de justice.
On retrouve ici le célèbre passage du Deutéronome (30, 15) : « Vois, je te propose aujourd'hui vie et bonheur, mort et malheur… » et son invitation pressante : « Choisis donc la vie » (Dt 30, 19). Cette liberté adressée à l'homme pour choisir son chemin et ses actes. C'est aussi cette Joie qui nous vient de Dieu. En effet,lorsque nos manques de générosité se laissent saisir par Dieu-Amour, nous sommes guéris de nos inquiétudes et entraînés sur les sentes de la joie, du don de soi et de la paix partagée. C'est la joie de la vie dans le Christ qui sera de toutes éternités. Les chrétiens tristes sont de tristes chrétiens. Nous le savons et mettre un peu de Lumière dans les yeux d'autrui pour les aider à ne point désespérer de leurs combats pour un monde meilleur, est un acte généreux. Je dirai, voilà mon programme politique qui demeure essentiel à mon coeur car, il témoigne de la force insoupçonnée de l'Esprit. Puis donner aux êtres rencontrés la dilatation nécessaire pour devenir créatifs, dans la Joie de Dieu. Cette Joie profonde de se savoir aimé et qui nous rend radieux. C'est mon programme politique pour l'avenir de nos sociétés. Utopique, peut-être, mais créer du bonheur et vouloir que toutes personnes soient heureuses, reste encore de nos jours, malheureusement du domaine de l'utopie. Les gens tristes semblent plus sérieux et souvent, ils ne sont contrariés que par des futilités...Si je faisais un référendum sur la question, voulez-vous être heureux dans la Vie, j'obtiendrai un maximum de réponses positives. A nous donc, chrétiens ( nes ) d'indiquer le sentier qui mène vers la liberté joyeuse de Dieu. Et vous, seriez-vous prêts ( es) à voter " oui " à mon référendum du Bonheur ?

Bruno LEROY.

11:40 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans SPIRITUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

01/05/2005

JE CROIS... DE MARTIN LUTHER KING.


Je crois


Aujourd'hui,
dans la nuit du monde
et dans l'espérance
j'affirme ma foi dans
l'avenir de l'humanité.
Je refuse de croire que
les circonstances actuelles
rendent les hommes
incapables de faire
une terre meilleure.
Je refuse de partager
l'avis de ceux qui
prétendent que l'homme
est à ce point
captif de la nuit
que l'aurore de la paix
et de la fraternité
ne pourra jamais
devenir une réalité.

Je crois que
la vérité et l'amour
sans conditions
auront le dernier mot
effectivement.
La vie, même vaincue
provisoirement
demeure toujours
plus forte que la mort.
Je crois fermement
qu'il reste l'espoir
d'un matin radieux.
Je crois que
la bonté pacifique
deviendra un jour la loi.
Chaque homme pourra s'asseoir
sous son figuier,
dans sa vigne,
et plus personne
n'aura plus de raison
d'avoir peur.

Auteur : Martin Luther King

20:45 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans Prières | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |