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18/03/2012

La fidélité se forge pour l’amour de soi et pour l’amour de l’autre.

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Il y a en chacun de nous un besoin sexuel. Certes, il n’est pas du même ordre que le besoin de manger ou de boire. En effet, on peut se passer, être privé de l’exercice de la sexualité, ou la différer, sans cependant mourir ; ce qui n’est pas le cas de la nourriture ou de la boisson. Ce besoin sexuel est présent dès le plus jeune âge. L’enfant éprouve de manière diffuse son corps comme une source de plaisir. Il aime être bercé, pris dans les bras, choyé. Il aime être embrassé et embrasser. Ce contact corporel, il est cherché non pas comme pure sensation épidermique, mais comme expression d’une relation intersubjective. Au moment de la puberté, le garçon et la jeune fille découvrent en leur corps de nouvelles potentialités de plaisir ainsi que le désir plus vivace de le partager, de le donner à l’autre, de le recevoir de l’autre, comme expression d’un amour mutuel. A nouveau, faire de la relation sexuelle un don réciproque, n’est pas acquis d’avance ; il faut du temps ; un temps où l’attirance des coeurs, la connaissance mutuelle au-delà des images rêvées, la maturation psychologique et le désir sexuel progressent de pair.

 

Ce n’est pas mettre de son côté toutes les chances de réussite en amour que de vouloir tout, tout de suite, de se livrer à la passion érotique, en court-circuitant le temps des maturations. Dans ce cas "on fait l’amour" sans amour, sans lien amoureux correspondant. Des illusions sont possibles à ce propos. Par exemple, le jeune homme qui veut "faire l’amour" moins par amour de l’autre que pour éprouver sa virilité et épater les copains. Ou encore la jeune fille qui donne son corps pour retenir un amour fragile à peine naissant, pour retenir un partenaire indécis ou volage, en croyant que la relation sexuelle suffit à créer un lien durable. Les désillusions peuvent être rudes et laisser au coeur des blessures qui demeurent ouvertes. Banaliser l’acte sexuel, le détacher d’un lien amoureux forgé à l’épreuve du temps, c’est prendre le risque de s’interdire l’accès un jour à un amour authentique.

 

La relation sexuelle, si l’on veut qu’elle soit gratifiante, vient en son temps : au moment où les partenaires se mettent à aimer le lien qui les unit, à vouloir le préserver dans la durée et à espérer qu’il n’aura pas de fin. C’est alors que l’acte sexuel devient l’expression d’un don de soi réciproque, en pure perte, sans calcul. Car à l’étreinte des corps se conjoint l’abandon confiant et réciproque à l’autre. Le plaisir érotique s’en trouve accru car la rencontre des corps est en même temps échange affectif où chacun se reçoit de l’autre et se donne à lui.

 

Dans la relation sexuelle, il y a certes un désir de fusion, mais, au moment de la rencontre, au moment le plus intense de la proximité, l’autre reste autre, car la femme ne saura jamais ce que l’homme éprouve dans son corps et vice versa. C’est pourquoi la rencontre sexuelle, pourvu qu’elle s’inscrive dans un lien amoureux, n’est jamais prise de possession de l’autre, mais rencontre de sa mystérieuse altérité. Elle est ainsi offrande et non pas prise. La fidélité, elle se forge quand, pour l’amour de soi et pour l’amour de l’autre, on se prend à aimer le lien amoureux lui-même ; on le maintient, on le préserve, on l’entretient, on le cultive avec art et sagesse afin que, petit germe fragile au départ, il devienne arbre épanoui.

 

Bruno LEROY.

 

11:52 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA POÉSIE DE LA VIE, LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Je ne crois pas que le rôle de la religion soit de nous culpabiliser.

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J’entends encore souvent cette question ; pourtant, j’avoue avoir un peu de mal à la comprendre car je n’ai pas été élevé dans la « religion de la culpabilité ».

 

 

 

Je sais bien qu’autrefois, on disait aux enfants – et aux adultes aussi, qu’on traitait alors un peu comme des enfants – que Dieu, « le Père Tout-Puissant », voyait tout du haut du grand balcon du ciel et qu’il notait dans un grand livre tous nos péchés pour mieux nous faire expier nos fautes au grand jour du « Jugement dernier »

 

C’était le temps où les prêcheurs parlaient davantage de l’enfer que de l’amour et où Dieu ressemblait davantage à un « garde chiourme » qu’à un Père plein de tendresse ! J’ai connu un vieux monsieur qui, pendant des années, n’a pas osé lever la tête au moment de l’élévation de l’hostie par le prêtre, lors de la consécration.

 

On lui avait appris que c’était une faute très grave. Il ne fallait pas regarder la mystérieuse transformation du pain… Un jour, pourtant, cet ami, s’est rebellé : il a levé le front, regardé le pain eucharistique et les foudres ne lui sont pas tombées dessus !

 

 

 

Je crois que cet homme a eu raison d’agir ainsi ce jour-là car, en brisant la fausse image d’un Dieu « gendarme », il a commencé son chemin de libération et sa marche vers un Dieu de l’Amour ! Pour être tout à fait franc : je crois que Dieu se fiche éperdument de noter la liste de nos péchés dans son vieux registre ! Car, pour lui, le mot « péché » ne s’écrit pas au pluriel, mais toujours au singulier. La liste de nos fautes ennuie prodigieusement Dieu ! Le seul « péché » qui le touche et l’attriste, c’est notre lenteur à aimer, notre désinvolture devant la seule grande affaire de notre vie : l’Amour !

 

Nous faisons si souvent le même constat que St Paul : « Ce que je veux, je ne le fais pas ; et ce que je ne veux pas, je le fais » ! Je ne crois pas que le rôle de la religion catholique soit de nous culpabiliser : un Dieu qui, sans cesse, nous plongerait dans les ornières boueuses de notre culpabilité (culpabilité inhérente à notre condition humaine, comme l’a très bien montré la psychanalyse) serait un Dieu pervers… Dieu ne veut pour nous qu’une chose : notre bonheur !

 

Et Jésus, pendant sa vie terrestre, a passé son temps à tendre la main aux pécheurs, aux prostituées, aux collecteurs d’impôts… La seule religion qui vaille est celle qui propose le visage d’un Dieu qui relève, qui met debout, qui « sauve » ; pas un Dieu qui condamne, pas un Dieu « très haut » et hautain mais un Dieu « très bas » (selon la belle expression de Christian Bobin) c’est à dire un Dieu toujours proche de l’homme et de ses fragilités ; un Dieu qui nous aime : qui que nous soyons et quoi que nous ayons fait. « Dieu est assez grand pour faire de nos erreurs mêmes, une vocation ! » disait Emmanuel Mounier…

 

 

 

Bruno LEROY.

 

 

 

 

11:40 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

17/03/2012

L'Amour est à réinventer chaque jour.

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L'amour ce mot élimé par le temps. Et pourtant, il est utilisé chaque jour et même aux tréfonds de nos nuits. Aimer est la plus sublime action de l'Humain, dit-on. Mais, lorsque nous employons ce verbe actif, sommes-nous dans la même définition ? Avons-nous une approche universelle de ce mot employé ?
Et voilà, que les conflits naissent, fleurissent à l'unique évocation de ces diverses questions pourtant essentielles. Et s'il suffisait d'aimer sans se poser mille questions. Nous donnerions alors une dimension " magique " , "sectaire " du mot Amour. Nous serions en danger psychologique et mettrions les autres dans ce même précipice. Aimer à perdre la raison, chante le poète. Il vaut mieux aimer et raison garder. Sinon, nous sommes dans l'expression du fusionnel qui empêche l'autre de respirer. Nous sommes alors dans le chantage affectif. Et lorsque l'objet de mes désirs tend à disparaître, je suis prêt à tuer. L'être que je pensais aimer faisait partie intégrante de moi et le fait que cette personne me quitte, je n'existe plus. Et pourtant, l'Homme a un besoin existentiel de poétiser son existence. Que serait une vie sans Amour ?
Une cymbale qui ne teinte plus.
L'expression de nos sentiments est le miroir de notre propre imaginaire érotique. L'érotisme est la métaphore poético-existentielle de notre amour. Nous sommes des êtres profondément sexués et érotisés.
Il faut savoir se construire intérieurement pour mieux vivre son couple ou sa relation amoureuse. L'Amour n'est jamais captation de l'autre. L'Amour n'est jamais une jalousie pathologique qui démontre un manque de confiance en soi. Il faut simplement s'aimer avant de vouloir aimer. N'oubliez jamais qu'un individu qui affirme se détester et honnir son environnement est dans l'incapacité absolue de vous aimer. Si  vous tombez sur ce genre de personnes, sachez que votre présence les sécurise. Ils peuvent justement érotiser les liens qui vous unissent et qui sont purement imaginaires. Ils ne sont pas réciproques. Et les mal-entendus apparaissent...
 
Dans ce contexte de crise économique, nous avons une urgente et vitale nécessité de nous relier. Et non de nous briser sur les rochers de la fatalité. Nous devons communiquer autrement que virtuellement, pour éviter des fantasmes malsains.Voir la personne en face. Rire, réfléchir, manger, désirer, partager ses mystères et secrets avec elle. Il faut nous tenir sur ce chemin qui mène vers l'épanouissement personnel.
La fleur a besoin de lumière pour déployer ses pétales dont les couleurs nous émerveillent. L'Amour est un émerveillement constant, une redécouverte de l'autre comme au premier jour. L'Amour est inventif aussi bien dans le choix des cadeaux que dans l'exultation des corps. A vous d'aimer sans posséder ! A moi aussi, parfois.
 
Il nous faut aimer avec pureté tels des explorateurs qui pénètrent sur une terre inconnue. Aimer, c'est mûrir chaque jour au soleil du Respect, de la délicatesse des gestes. Aimer, c'est mettre la douceur dans les méandres du cœur. Aimer, c'est regarder différemment pour offrir sa vision à l'autre. Les chiens ne font pas des chats, dit-on. Rien de plus stupide que cette phrase. Combien de fois n'ai-je vu des êtres totalement métamorphosés par l'amour vrai. N'écoutez pas ceux ou celles qui veulent absolument plaquer leur morale sur vos comportements. Chacun est suffisamment adulte pour savourer l'amour qui l'enflamme.
Ce qu'il y a d'encombrant dans la morale des autres, c'est qu'elle n'est que des autres disait en substance Léo Ferré. En effet, un individu responsable est tout à fait capable de se construire sa propre éthique.
Les chrétiens disent que Dieu seul est Amour. D'ailleurs, les juifs, les musulmans aussi. Mais, si vous désirez vous accaparer Dieu, alors les guerres empourpreront notre planète.
 
Aimer dans la liberté est le plus beau fruit à déguster. Même si vous êtes mariés ou en couples depuis plus de vingt ans. L'Amour est à réinventer chaque jour. Cette dernière phrase n'est pas de moi mais de saint François. Les saints aussi sont des experts en amour et peut-être plus que nous. Alors, allons vers ces océans qui nous font naviguer dans les embruns des sentiments heureux. Il faut fêter l'amour au quotidien. 
 
Prenons l'être que nous aimons dans nos bras et demandons-lui ce qui pourrait améliorer la vie commune. Ne sombrons point dans la symbiose de l'amour-fusion qui est amour-pouvoir. Mais embrassons les myriades de visages de la philia, l'agapè..etc. Toutes ces sources qui nous font aimer aussi bien notre voisin, quelqu'un rencontré dans le destin d'une rue ou l'épouse, l'ami ( e ) de l'âme. L'amour n'est pas une pulsion orgasmique. L'amour est édification de notre univers intérieur pour mieux en saisir la quintessence. L'amour peut s'écrire en plusieurs dialectes. L'amour, c'est toi, c'est moi sur cet immense navire glissant sur les flots de la mort. L'amour et la mort se rejoignent en étranges paradigmes. L'amour fait oublier que nous sommes mortels. Et permet d'assumer cette dernière expérience. Donc, l'amour est tout ce que nous pouvons espérer de plus haut. Il est souffle de vie pour l'éternité. Ne mettons point de barrages sur sa route, laissons-le vivre et battre en nous. Comme la flamme d'une bougie qui perce nos obscurités. L'amour est le brasier qui nous fait brûler et aimer la Vie par-dessus tout. Avant d'aimer autrui aimons d'abord notre vie, telle qu'elle est et non telle que nous voudrions qu'elle soit. Et faisons tout pour avancer dans une intériorisation de l'acte d'aimer. Aimer, c'est revivre chaque jour et intégrer les cristaux qui scintillent au fond des yeux de notre compagne ou compagnon. Aimer, c'est ne jamais cesser de vivre dans le regard des autres ou de l'Autre. Aimer, c'est tout ce que j'ai écrit et tout ce que je n'ai pas dit. Je t'Aime, mon Tendre Amour. Et cela je te le dis avec les mots de l'âme.
 
Bruno LEROY.

11:01 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

16/03/2012

Il faut essayer de trouver son plaisir dans les détails du quotidien.

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En vous écrivant ce mot, j’écoute du Jazz et je me dis que toutes musiques mais, principalement celle-ci, ont des senteurs spirituelles.

L’art n’est-t-il pas par excellence l’expression la plus pure de l’âme.

Ce qui peut nous faire comprendre qu’il est des préceptes artistiques élevant l’esprit vers les cimes les plus hautes et d’autres abaissent notre humanité. Cela dépend justement de la profondeur intérieure de l’artiste qui s’exprime. Il faut cultiver son jardin intérieur pour faire jaillir un art qui parle au cœur des Hommes.

La démarche de l’artiste est quasi mystique sinon, elle demeure insipide et sans intérêts.

J’écoute toujours de la musique dès que je rentre du travail. Et je savoure les notes qui pénètre dans mes oreilles et chantent dans mes tympans.
Curieusement, cette façon d’aborder la soirée me met en état de silence.

Je suis enfin en moi à cet endroit où personne ne peut venir me déranger pas même mon épouse.

Et je vous assure que, par exemple, faire la vaisselle en écoutant Messsiaen ou Arvo Part est un régal pour moi. Un retrait dans ma nature intime, dans le sang de ma spiritualité.

Et puis, bien-sûr, je mange avant de me détendre absolument en lisant un livre de théologie ou autre.

Tout cela pour vous dire que les petits bonheurs, nous les construisons nous-mêmes.

Et les petits bonheurs font les grandes rivières de Joie parfaite.

Il faut essayer de trouver son plaisir dans les détails du quotidien.

C’est un de mes secrets pour ne jamais désespérer même de l’Humain.

Essayez et vous verrez le soleil vous évoquer ses plus magnifiques paysages.

Cela est une forme de contemplation et de prière.

Désolé, je ne saurai échapper à ses sources bienfaisantes !

Chacun trouve son équilibre psychique et mental là où le désir de Dieu l'emporte.

A chacun d’écouter sa voix confidentielle pour suivre sa voie céleste.

Alors, je vous laisse chanter dans la voie lactée, immaculée de votre âme.

Je vous retrouverai ultérieurement avant la fin de ce divin week-end qui se profile.

Je vous souhaite une extraordinaire soirée dans le lit de votre propre vie.

Celle qui vous donne envie de vivre à jamais, pour l’éternité.

 

Bien Fraternellement, Bruno.

QDVB UDP.

 

21:45 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

15/03/2012

Les grandes puissances de la créativité marcheront à nos côtés.

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Lorsque nous avons peur, nous n'absorbons pas les informations, nous sommes incapables de voir ou d'évaluer clairement une situation et nous prenons de mauvaises décisions.

Nous devons admettre l'existence de puissances forces de chaos et d'incertitudes et pourtant affirmer que du chaos peut venir la destruction, mais aussi la créativité. Seule la poésie peut parler au chagrin. Pour cela, nous devons élaborer un nouveau langage du mot et de l'action.

Le désespoir engendre le fondamentalisme, le fanatisme et le terrorisme. Un monde d'abondance réellement partagée serait un monde plus sûr. Les politiques des multinationales capitalistes n'ont pas donné vie à ce monde. Elles ont été éprouvées et ont démontré leurs insuffisances. Nous devons les remplacer par notre vision à nous.

Nous devons nourrir nos échanges les uns avec les autres, ne pas offrir seulement une solidarité politique, mais aussi de la chaleur humaine et de l'attention.

Pour les militants qui ont une pratique spirituelle recensée comme telle, c'est le moment maintenant de la pratiquer réellement !

La nouvelle route n'est ni balisée ni répertoriée. Elle est inconnue, exaltante, dangereuse mais libre. Nous sommes nés pour nous frayer ce chemin, et les grandes puissances de la vie et de la créativité marcheront à nos côtés à la rencontre de cet avenir viable. La peur remplit notre espace mental et émotionnel de rage, d'impuissance qui nous coupent des sources de vie et d'espoir.

En nous ouvrant en conscience à la beauté du monde, en choisissant d'aimer un autre être ténu et fragile, nous commettons un acte de libération.


Bruno LEROY.

 

 

10:42 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Apprendre la délicatesse, le courage, la dignité.

 

 

 

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Garder les yeux ouverts, observer les hommes et condamner les blessures infligées. Se dresser devant l'outrage. Ne pas baisser sa garde.
Douter. Ne jamais être trop réaliste. Semer l'émotion, cultiver la sensibilité.
Apprendre la délicatesse, le courage, la dignité.
Professer l'amour, la fraternité, le don de soi.
N'y a-t-il point d'autres issues que la faim et la misère?
Comment rire ou s'assoupir quand d'autres s'indignent?
La haine et l'indifférence seront-elles demain mères nourricières?
A quoi croire encore?
Il faut vivre plus fort, espérer mieux.
Des mots nous portent nous rendent plus mûrs et nous tiennent chaud.
Sa voix est toujours là, en nous, et si par hasard notre attention se détournait elle suffirait, seule, à maintenir nos yeux grands ouverts.


Bruno LEROY.

 

10:22 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

13/03/2012

Rechercher la Beauté cachée de la Vie.

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J’espère vraiment que cette moitié de semaine s’engage bien pour tous. Je sais, dans la vie, nous ne contrôlons pas chaque événement qui nous arrive.

Vivre l’instant présent, c’est se fondre entièrement dans ce que nous faisons. Et tenter au mieux d’être maître de son destin.

Mais, souvent le destin devient notre maître, notre roi sans royaume. Et nous nous prosternons face à cette idole sans nom.

Pourtant, les fruits de l’Esprit sont là pour nous faire avancer sur le sentier de l’existence sans en devenir esclaves.

La Force nous aide à assumer les souffrances, les imprévus dérangeants et déstabilisants.

La Maîtrise de Soi permet d’avoir un contrôle sur le corps par l’intermédiaire de l’esprit.

Posséder un sang-froid courageux sur cette terre devant l’inévitable.

Et l’Amour, cette source ,coule en nous comme des flots de sang si nous laissons ses flux et reflux demeurer. La haine est la capacité volontaire de refuser à ce torrent d’amour de s’écouler. Car, ce que nous ignorons souvent, est que l’amour coule naturellement en notre être pour nous éviter les pathologies telles que les peurs, les rancunes, les rancœurs.

L’amour afflue dans nos âmes depuis notre naissance. Ontologiquement ancré dans nos profondeurs les plus intimes et les plus secrètes.

Il n’est donc point difficile pour nous d’aimer les autres et nous-mêmes !

Contrairement à ce que nous pourrions penser, il est plus difficile de haïr, de détester son prochain. En effet, cela n’est guère naturel dans notre biologie. Le cerveau s’invente donc de bonnes raisons, si je puis dire, pour vomir un ou plusieurs individus déterminés.

Et, comme notre physiologie supporte mal cette pression soudaine dans notre corps, les maladies surviennent.

Ce que nous appelons couramment, les troubles psychosomatiques. Maux de tête, de dos, d’estomac, migraines, crampes, tachycardies, troubles respiratoires et même cancers… et bien d’autres symptômes sont les résultantes de nos états d’esprit. Et de nos comportements.

Alors, je dis que le Christ était un sacré psychologue avant l’heure. Il avait un savoir consubstantiel à sa mission. Une connaissance provenant de Dieu et de son sens de l’observation.

Et je me dis, naïvement avec un certain assombrissement dans le cœur. Combien de maladies élémentaires ou incurables, pourrions-nous éviter si nous laissions couler les flots cristallin de l’amour en nos veines spirituelles. A quoi nous sert-il d’abominer les autres au point de les vouloir morts ou inexistants ? A rien, nous le savons.

Alors, laissons les océans de l’amour tapisser les plages de notre âme.

Laissons l’écume nacrée de nos pensées aimantes affluer sur la peau de nos ennemis, puisque nous n’en avons plus.

Essayez au moins, une fois dans votre vie, de contredire le mensonge qui enrobe votre quotidien. Vous verrez, il sera plus facile à vivre et plus souriant aussi !

 

Je vous souhaite une fin de semaine emplie des sourires de Dieu, sourires d’Amour pour Toujours et à jamais. Aimons-nous les uns, les autres, ne signifie pas devenir un paillasson mais, au contraire aimer en vérité sans hypocrisie et faux-semblants. Dire en face ce que nous pensons, dans une correction fraternelle, c’est-à-dire sans haine mais avec fermeté.

La joie parfaite éclatera en vous telle la puissance harmonieuse de Beethoven au souffle  de sa missa Solemnis.

Je vous souhaite une semaine où le sacré sera votre souci pour rechercher la beauté cachée de la Vie.

 

Votre Frère et Ami, Bruno.

QDVB UDP.

 

19:29 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Le silence m'a toujours donné une force incroyable.

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J'étais bien avec les Frères moines. Le silence imposait la Présence de Dieu. Puis, mon portable se mit à sonner avec insistance. Un jeune particulièrement violent squattait mon bureau depuis mon départ. Mon équipe essayait en vain de le déloger de ce lieu propice à son goût pour le repos.

Oui, mais voilà comme la plupart des jeunes actuellement, il était armé. Un couteau scintillant aux moindres échappées de lumière rendait mes éducateurs très interrogatifs sur les suites à donner...

Après plusieurs jours de délimitation de son territoire par notre squatteur.

Je décidais de rentrer avec la secrète pensée de revenir prier avec mes frères moines dès que cette histoire serait parvenue à terme.

Le silence m'a toujours donné une force incroyable. Je ressource mes pauvres os dans le silence de Dieu. Loin des musiques à vous crever les tympans. Loin des hurlements de désespoirs et de haines dont mon téléphone se fait l'écho. Loin, très loin de tout et de tous et pourtant si près de Dieu Amour. Si près des battements de la Vie dans le chant des oiseaux. Le vent qui murmure ses mystères. Le soleil qui joue avec les couleurs des arbres. Tout cela est propice à la contemplation et surtout la prière, cette rencontre essentielle avec le Christ, avec la quintessence de notre être.

Dans ce monde où le bruit tue nos moindres inspirations. Oui, ce bruit nous détruit lentement mais sûrement. En avons-nous encore conscience ?

Si vous êtes chrétien, vous ne trouverez pas Dieu ailleurs. La preuve de sa résurrection est bien qu'Il habite au coeur même de Sa création. Il est vivant, je puis vous l'affirmer puisque je le rencontre chaque jour dans cet Amour silencieux.

Quant à ceux et celles qui ne croient pas en Dieu. Cet état contemplatif  permet de se retrouver même si une parcelle de nous-mêmes ne s'est pas encore perdue. Comment voulez-vous réfléchir si vous êtes entourés des bruits de la ville qui vous incitent à vous décentrer de vous-mêmes.

Je rentrais donc pour voir mon jeune probablement encore en train d'occuper mon bureau comme s'il s'agissait d'un monastère sur mesure. Mon équipe me prévient d'un air consterné : " Attention, Bruno, il est dangereux ! ". Je rétorque avec humour que je le suis aussi surtout quand on me fait chier pour des histoires de ce genre. Mon équipe me connaissant, pour la plupart depuis plus de vingt ans, sait déjà avec le putain de caractère que j'ai, comment je vais réagir.

Je rentre dans mon bureau. Le mec sort un couteau à tuer trois boeufs en même temps. Pas le temps de réfléchir, je lui rentre dedans et lui fous mon poing dans la gueule à la vitesse de l'éclair. L'Esprit-Saint m'inspire toujours les attitudes à gérer dans ce cas précis.

Une fois désarmé, il me regarde penaud en me disant qu'il avait l'intention de me tuer. Je lui réponds, trop tard mon pote tu as subi la colère de Dieu. Je suis plus vif que l'électricité lorsque je reviens d'une retraite spirituelle.

Puis, je lui demande calmement de dégager immédiatement de mon bureau. Il me regarde tête baissée en me disant, dommage...

Je lui dis de m'expliquer ce qu'il trouve de particulier dans ce bureau où s'amoncellent les dossiers comme pour me narguer. Il répond à ma plus grande stupéfaction, c'est le seul et unique endroit silencieux.

 

Il m'expose les divers problèmes inextricables qui ont émaillés ses jours dernièrement et surtout, son besoin impérieux de se ressourcer dans le silence pour faire le point.

J'avais compris depuis longtemps que nos ados avaient besoin également d'échapper aux abrutissements des bruits de notre société. Étant un militant du silence, je lui ai proposé un autre endroit non loin de mon bureau encore plus ressourçant où le silence parle à l'âme.

Voyez, notre tendance à juger plutôt qu'écouter. Notre regard conformiste qui nous fait craindre les jeunes tels des extra-terrestres. Tout cela pollue nos relations avec eux. Leur violence, sans pour autant l'excuser, est l'expression de leurs désirs non entendus. Cette histoire  est fréquente et peut paraître extrême.  Pourtant, je vis dans ce bain de violence tous les jours. Et derrière chaque geste, chaque cri existe un terrible désir de reconnaissance.

Un jeune réclame le silence avec un couteau à cran d'arrêt. Son attitude paraît illicite et pourtant, c'est bien ce que j'allais chercher en toutes impunités...!

Sachez que nos jeunes ont les mêmes besoins que nous adultes. Sachez aussi que le monde du fric et du paraître, les réduit à devenir voleurs. Sans jamais rien excuser, comme le font certains éducateurs gauchisants. Je suis à leur écoute car, je sais depuis longtemps que notre bonne société ne correspond plus à leurs attentes.

Puissiez-vous être également ces écoutants des bruissements de notre jeunesse qui n'est que le reflet d'une spiritualité perdue.

Écouter nos jeunes, sans peurs, sans préjugés, c'est écouter Dieu nous parler à travers eux. Face à tous ces problèmes d'adolescents, une prière monte toujours à mes lèvres pour que Marie, cette mère aimante à l'infini, les prenne dans ses bras maternels pour leur faire aimer le monde et ses combats inéluctables.

Mais, soyons nous-mêmes des combattants de l'Amour et de l'Espérance.

Et retrouvons cette force de combattre dans le silence, là où Dieu demeure.

 

 

Bruno LEROY.

 

11:30 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Quand la passivité devient crédible.

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A en croire les sondages, il semblerait que les Français sont au bord de la dépression. Certes, le paysage n'est guère étincelant, pour certains. Mais, cette vision où tout repose sur les épaules d'un Président et les citoyens ne sont que tristes victimes de décisions prises, rend la passivité crédible. Bien-sûr, les personnes manifestent au nom de leurs droits et cela reste légitime. Lorsqu'on me parle de valeurs conservatrices avec dédain, je me dis que nous sommes en train de renier nos propres valeurs. Tout ce qui fait la dignité d'un être Humain, ne sont-ce point en fait les convictions universelles, que l'on dit conservatrices ? Il faut négocier avec ses propres paradigmes intrinsèques avec ceux de la société.

 

Les contestataires sont nécessaires à la bonne oxygénation de la démocratie. Mais, il me semble que rien de nouveau n'est proposé, jusqu'à ce jour. Il nous faut apprendre à regarder avec un rétro-viseur et une longue vue, le passé est créateur d'avenir. N'ayons plus le syndrome de victimisation et redevenons militants ( tes ) pour une cause juste. Cette vision négative que nous avons aujourd'hui, n'est point essentiellement de la faute de la crise, elle provient d'une ambiance générale dans laquelle nous baignons.

 

Pensons aux Jeunes qui sont les racines de l'être et engageons-nous, sans discrimination politique, pour que l'avenir ait le parfum du bonheur. Utopies, non je ne le pense pas, sur terre chaque Homme est maître de son destin. A condition de ne point faire, comme les enfants gâtés en disant sans cesse, c'est la faute de l'autre. Peu importe nos convictions politiques, il serait temps d'entrer dans le dialogue d'une démocratie participative, sans renier ce qui donne sens à notre Vie. Les valeurs humaines qui nous rejoignent, ne sont ni conservatrices, ni progressistes ; elles sont universelles au nom de l'humanité qui habite en chacun de nous, ne croyez-vous pas ?

 

 

Bruno LEROY.

 

11:18 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA POÉSIE DE LA VIE, LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

11/03/2012

Il est un temps pour Tout.

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J’ai vécu cette journée à butiner sur le net et à me recueillir dans la musique sacrée.

En fait, l’impression de ne rien faire ne me pèse pas. J’ai le privilège de croire que, le temps consacré à cultiver son âme, n’est pas inutile.

Je dis cela exprès, car je connais bon nombre de personnes qui ne savent pas savourer les instants qui passent avec cette sensation de ne rien faire. Dans leur mental s’inscrit immédiatement cette notion de vide, de gouffre infini.

Cela provient de notre culture occidentale qui assimile tout ce qui est figé à la perception de mort. Un être qui n’avance pas, recule dit-on. Et pourtant, cette nécessité de se mouvoir vers l’avant n’est pas un gage d’approfondissement et d’épanouissement.

L’immobilité dérange le siècle, écrivait Léo ferré.

Oui, dans ce Monde où le tout, tout de suite à des allures de chien enragés. Il n’est pas bon de prétendre se reposer et de profiter du vent qui vient.

 

Et pourtant, quelqu’un me disait récemment que, se reposer avant l’effort permet d’accroître l’énergie physique. Demain, oui ce sera demain que cette énergie biologique aura besoin de se déployer comme un ruisseau qui traverse la forêt.

 

N’assimilons pas le temps passé à ne rien faire à du temps mort. Tout ce que nous faisons s’incruste dans la mémoire. Et si, j’ai écouté Arvo Part, Mozart, Beethoven , César Franck et même du gospel. J’estime que cette musique céleste résonnera un jour de morosité pour me redonner de la joie. Les bons moments reviennent à la surface de l’onde lorsque notre moral est au plus bas. Cela est prouvé que si nous dévorons de succulents mets, quand notre nourriture terrestre sera moins excellente, nous aurons souvenance de la subtilité des dispositions estimées autrefois.

 

Alors, apprenons à vivre sans nous culpabiliser et nous aurons fait un pas vers notre liberté intérieure. Dieu a mis l’espace, le temps, l’instant, la musique, la poésie, la littérature pour que notre esprit soit nourri chaque jour. Et vous voudriez que pour des raisons socioculturelles, nous échappions à tant de trésors ? !

 

Alors, là non.. Ce serait faire insulte à toutes expressions de beauté gratuite…

Mais, demain la journée sera plus sérieuse dans le sens où, il ne peut exister ni de relâchement, ni de lâcher-prise. Il est un temps pour tout.

Un temps pour se reposer

Un temps pour aimer

Un temps pour rire

Un temps pour soupirer

Et un temps pour travailler…

 

Alors, je vous souhaite une semaine où vous naviguerez sur les vagues de l’Espérance pour devenir contagieux ( se ) auprès de ceux qui vous regardent vivre. Ils devineront que votre énergie vient d’ailleurs. Et vous serait seul à savoir d’où émerge cette paix.

 

Excellente semaine à Toutes et Tous dans l’espoir de vous retrouver prochainement.

 

Bien Fraternellement, Bruno.

 

QDVB UDP.

 

20:13 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA POÉSIE DE LA VIE, LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |