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30/03/2007

RÉFLEXIONS SUR L'AMOUR...

RÉFLEXIONS SUR L'AMOUR...
L'Amour n'est pas le monopole des chrétiens. Je connais des personnes athées, en l'occurence celles avec lesquelles je travaille, qui ont une réelle démarche d'amour. L'Amour est dificile à définir tant ses fibres font partie de notre inconscient. Je ne crois pas que les religions soient uniquement ferments d'Amour. Combien de disputes entre chrétiens nous donnent un triste tableau de ce que devrait être l'amour fraternel.
L'Amour vient d'abord de la Tendresse que l'on s'accorde à soi-même. Et cette sorte de respect pour notre corps et notre écologie de vie, rejaillit sur autrui.
Alors, que nous soyons athées, Bouddhistes, Musulmans, libertaires ou autres. L'amour vient du plus profond de soi et les religions ne peuvent qu'entretenir ce sentiment. Les paroles bibliques ou autres sont des panneaux indicateurs, elles ne sauront en aucun cas provoquer à l'Amour un être replié sur son propre individualisme. Dire que Dieu est Amour ne signifie aucunement que nous le soyons aussi. L'Amour est la construction de tout un regard sur la Vie, avec ou sans religions. L'Amour est Universel et se définit dans les relations vraies avec les autres.
Nous aurons beau faire toutes les prières du monde ou lire tous les livres. Notre coeur ne sera pas pour autant rempli d'Amour. Ce profond désir d'aimer les autres nous vient d'une intériorité qui refuse de vivre les guerres éternelles et prend en considération autrui. L'Amour est vraiment cette sève universelle qui nous alimente et dont nous ignorons l'origine.

Bruno LEROY.

22:00 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans MÉDITATIONS. | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, action-sociale-chretienne, spiritualite |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

LA FOI RÉVOLTE DES CONSCIENCES.

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Jésus a communié à notre souffrance jusque sur la Croix. Mais sans résignation. Il n’est pas venu nous dire de tout supporter patiemment avec pour seule consolation sa présence. Nul compromis ni demi-mesure dans l’histoire de Jésus, mais une ardeur de vivre et un élan irrésistible. La foi chrétienne n’est pas dolorisme mais volonté de prendre la vie à bras-le-corps pour que la joie éclate en une symphonie toujours nouvelle.

Jésus était un révolté. Il ne pouvait admettre la misère de ces pauvres hères qui traînent leurs infirmités depuis des années. Il ne pouvait tolérer que la mort déchire le tissu de tendresse tissé au fil des jours entre une veuve et son fils unique. Comment se réjouir du soleil qui inonde les champs de blé et les vignes tandis qu’un aveugle jamais n’a vu la lumière ? Ses nuits de prière étaient peuplées par tant de boiteux que la musique ne peut faire danser et tant de sourds que le chant de l’oiseau n’égaye pas. Il a arraché les barreaux qui enfermaient la pécheresse dans un cachot de jugements. Il a rejoint le lépreux que la loi et les coutumes avaient mis au ban de la société. Il s’est tressé un fouet de cordes pour balayer tous les marchandages dont nous badigeonnons Dieu et purifier nos ambiguïtés.

Jésus était un révolté et, comme tant d’autres, il l’a payé de sa vie. Il aurait pu se calmer, il aurait dû être plus raisonnable et écouter le voix de la sagesse…Non. Rien n’a éteint le feu qui brûlait en lui. Il a été jusqu’au bout de sa révolte…à la face de Dieu : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » ( MC 15,34 ). Il pouvait bien crier vers Dieu, lui qui avait pris la vie au sérieux. Il avait le droit de faire entendre sa question, lui qui avait tout misé dans l’aventure. Ses mots sonnaient vrai. Sa plainte était justifiée.

Écoutez son cri qui ne fait qu’un avec toutes les misères du monde, avec toutes les angoisses et les déceptions humaines. Écoutez-le qui expire au coeur de toutes nos détresses, dans notre nuit de solitude. Entendez le cri de cet homme aux prises avec le mal et la mort. Écoutez l’oiseau blessé et recueillez la fleur coupée…

Mais dans ce cri jeté à la face de son Père, il y a la Foi, la vraie ! Ne faut-il pas beaucoup de confiance pour crier à quelqu’un sa révolte ? Peut-on mettre à nu sa douleur devant n’importe qui ? Jésus savait bien que Dieu ne peut pas nous abandonner, même si toutes les apparences sont contre nous, car il est un Dieu de fidélité. Et Jésus a fait confiance, nocturnement, au coeur même de sa révolte. Une foi obscure et sourde palpite et gronde dans son désespoir. Déjà une lumière s’annonce à l’aurore de l’horizon. Et le matin de Pâques ne l’a pas déçu. Jésus a eu raison de crier vers Celui-là. Car Il écoute la colère de l’homme et Il n’est pas insensible. Jésus savait ce qu’il faisait en soupirant vers son Père.

La révolte habite toujours la foi. Car la foi est un refus de ce monde abîmé, refus plein d’une confiance parfois douloureuse, toujours mystérieuse. Et Dieu répond. Souvent il semble n’y avoir que le silence, un silence long comme un samedi-saint coincé entre la douleur de la Croix et la joie de Pâques. Mais Dieu répond toujours.

La foi est pour les révoltés. Elle vibre au coeur de notre sédition contre toutes les limites et tous les esclavages qui nous enserrent. Elle naît lorsque la tempête de nos cris et de « nos poings d’interrogation » bondit sur la plage de Dieu et que les vagues de notre véhémence viennent battre de plein fouet les rivages célestes. Nous avons raison de ne pas nous résoudre à la mort de l’aimé. Nous avons raison de ne pas accepter ce monde d’injustice. Si Dieu est Dieu, il ne peut tolérer la solitude de tant d’esseulés ni les tortures des innocents. Est-il possible que Dieu ne soit pas du côté de tous les révoltés et des maquisards de l’Espérance ? Notre révolte est celle même de Dieu. « La foi, disait Karl Barth, est un désespoir confiant ».

Il n’y a pas de foi sans révolte. Mais, il n’y a pas de révolte sans passion de vivre. La Foi est une révolte. Mais au nom de l’Amour et non pour se hisser sur le podium. Nous devons d’abord chercher le Bonheur des autres. C’est l’amitié pour eux qui nous fait prendre le chemin de l’Espérance. La seule manière de se sauver est de sauver son frère. Il n’y a d’accomplissement que dans l’Amour et le salut de tous. Notre Foi , au coeur même de nos reproches peut faire vivre les autres. Puissent les non-croyants entendrent nos cris qui battent à l’unisson de leurs révoltes à condition que nous acceptions nos différences pour devenir ensemble des combattants de la vie afin de construire une civilisation de l’Amour basée sur le respect de la dignité Humaine.

Bruno LEROY.

21:28 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, action-sociale-chretienne, spiritualite |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Les Rameaux.

La Parole me réveille chaque matin" Is 50, 4-7
"Le Christ Jésus s’est abaissé lui-même

en devenant obéissant

jusqu’à mourir sur une croix" Ph 2, 6-11
 

" Je vous le dis,

s’ils se taisent, les pierres crieront."

 Lc 19, 28-40 (Procession), Lc 22, 14-23, 56 (Messe)

Entrée triomphale de Jésus à Jérusalem.
.


 

Jésus est monté à Jérusalem la «face dure», déterminé à vivre sa Pâque pour le «salut du monde». Quelques jours avant cet événement salutaire, cœur de notre foi, Jésus est accueilli dans la joie comme «Roi» par les habitants de cette même ville qui le condamneront. Situation paradoxale, mais qui rend crédible le témoignage du Fils de Dieu : il est réellement le Roi de l’Univers, c’est pourquoi les pierres même «crieraient» si on affirmait l’inverse. Par ailleurs, il n’est pas un roi qui s’impose, mais celui qui «s’abaisse», non pour être servi, mais bien pour être le serviteur de tous. C’est la raison pour laquelle il accepte d’être humilié par la mort scandaleuse de la crucifixion, afin de tracer en chacun le chemin de l’amour gratuit : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. » Après avoir célébré la coupe de la nouvelle Alliance avec ses disciples, par le repas eucharistique, il actualise ce qu’il vient de célébrer en faisant la volonté du Père : il veut que chaque être redevienne son enfant. Jésus s’abandonne avec confiance – comme un vrai Fils – entre ses mains : «Père, entre tes mains, je remets mon Esprit.»

À l’instar des habitants de Jérusalem, accueillons notre Seigneur dans la joie et préparons-nous, le cœur joyeux, à vivre avec lui le mystère de sa Pâque. Demandons pardon au Seigneur nous aussi de l’avoir crucifié par notre péché, mais surtout, demandons-lui de nous apprendre à être de vrais fils du Père.

 

Père Tanguy Marie
Père Tanguy-Marie
Prêtre de la Cté des Béatitudes
Auteur du livre : La parole, don de Vie, EDB, 2006



21:22 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, action-sociale-chretienne, spiritualite |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

26/03/2007

Pour vivre un carême authentique.

Carême 2007

 
 

Les « Dix conseils »
du cardinal Danneels
archevêque de Malines-Bruxelles
pour vivre un carême authentique.


 



 

 

 





 

Souvent des fidèles catholiques se demandent :
« Que faire pour le Carême ? »

Le Carême : « un temps d'entraînement
pour vivre davantage en chrétien
et se préparer à célébrer bientôt Pâques

avec un coeur bien disposé.

Le programme,
nous le connaissons depuis longtemps :
prier, jeûner et partager.
Mais chaque fois nous pouvons

 l'accomplir différemment ».

le cardinal Danneels donne cette année 10 conseils pratiques à titre d'exemple :

 

1. Prie. Chaque matin, le Notre Père et

chaque soir le Je vous salue Marie

 

2. Cherche dans l'Evangile du dimanche,
une petite phrase que tu pourras méditer

toute la semaine.

 

3. Chaque fois que tu achètes un objet

dont tu n'as pas besoin pour vivre
- un article de luxe -
donne aussi quelque chose aux pauvres

ou à une oeuvre.
Offre-leur un petit pourcentage.

La surabondance demande à être partagée.

 

4. Fais chaque jour quelque chose de bien pour

quelqu'un.
Avant qu'il ou elle ne te le demande.

 

5. Lorsque quelqu'un te tient un propos désagréable,
n'imagine pas

que tu dois aussitôt lui rendre la pareille.
Cela ne rétablit pas l'équilibre.
En fait, tu tombes dans l'engrenage.
Tais-toi plutôt une minute

et la roue s'arrêtera.

 

6. Si tu zappes depuis un quart d'heure sans succès,
coupe la TV et prends un livre.
Ou
parle avec ceux qui habitent avec toi :
il vaut mieux zapper entre humains

et cela marche sans télécommande.

 

7. Durant le Carême quitte toujours la table

avec une petite faim.
Les diététiciens sont encore plus sévères :
fais cela toute l'année.
Une personne sur trois souffre d'obésité.

 

8. 'Par-donner' est le superlatif de donner.

 

9. Tu as déjà si souvent promis d'appeler quelqu'un

par téléphone ou de lui rendre visite.
Fais-le finalement.

 

10. Ne te laisse pas toujours prendre aux publicités

qui affichent une réduction.
Cela coûte en effet 30% moins cher.
Mais ton armoire à vêtements bombe

et déborde également de 30 %.



Le Cardinal ajoute :
« Ces dix règles pour un bon Carême ne signifient rien,
si elles ne nous rapprochent pas de Dieu

et des hommes,
Ou si elles nous rendent tristes.

Ce temps doit nous rendre plus légers et plus joyeux ».

19:25 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans SPIRITUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, action-sociale-chretienne, spiritualite |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Jésus n’est pas de ce monde.

Jésus n’est pas de ce monde. Il est d’en haut et nous d’en bas : « Vous, vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous êtes de ce monde, moi, je ne suis pas de ce monde. » Par nous-mêmes, nous ne pouvons pas nous élever jusqu’au Père. Nous ne pouvons nous tirer par nos propres forces de la boue de notre péché : « Là où moi je m’en vais, vous ne pouvez pas y aller. »

Seul Jésus pourra nous élever. Mais cette élévation passera par la Croix, la crucifixion de nos passions qui nous tirent vers le bas. C’est le seul chemin qui nous élève et nous conduit vers le Père. Pour nous y engager, il nous faut poser un acte de foi en ce que Jésus est bien le Fils de Dieu envoyé par le Père pour nous sauver : « Si, en effet, vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. »
En dehors de cet acte de foi, nous restons liés à notre péché qui nous empêche de nous élever vers la Source de la vie qu’est le Père. En dehors de cet acte de foi qui nous redonne accès à la vie éternelle, c’est la mort. Jésus est clair là-dessus.

Ce qui nous purifie du péché c’est de croire que Jésus existe et qu’il est Fils de Dieu et de nous ouvrir ainsi à la vie divine. Car c’est en tant que Fils bien-aimé et envoyé par le Père que Jésus nous sauve. Voilà pourquoi à la question qu’on lui pose sur son identité, Jésus répond en renvoyant à son Père : « Je n'ai pas cessé de vous le dire. J'ai beaucoup à dire sur vous, et beaucoup à condamner. D'ailleurs celui qui m'a envoyé dit la vérité, et c'est de lui que j'ai entendu ce que je dis pour le monde. » Et le fait que saint Jean précise que ses détracteurs « ne comprirent pas qu'il leur parlait du Père » manifeste bien que c’est ici que se situe tout l’enjeu de la discussion.

Dans saint Jean, jamais Jésus ne se met sur le même plan que le Père dont il est « l’Envoyé ». Il ne transmet au monde que la vérité qu’il tient d’auprès du Père : « Je ne fais rien par moi-même, mais tout ce que je dis, c'est le Père qui me l'a enseigné. » Et cependant, il n’hésite pas à s’affirmer comme sujet : « Je suis ». Ce que l’évangéliste fait ici ressortir c’est l’unité parfaite qui existe entre le Père et le Fils, unité qui ne signifie en aucun cas la disparition du sujet du Fils livré à la présence du Père. L’unité y est au contraire l’expression d’une relation réciproque : « Celui qui m’a envoyé est avec moi : il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui plaît. »

La personne de Jésus apparaît ainsi comme le lieu même de la révélation. Ce n’est que dans le Fils que Dieu peut être reconnu et trouvé comme Père. Et cela se manifestera de la façon la plus éminente sur la Croix. Jésus l’annonce déjà ici : « Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS. » La Croix permettra à Jésus de passer là où il est, c’est-à-dire dans le Père. Et en cela, elle conduira à révéler sa filiation divine. Seule la foi en Jésus Fils de Dieu conduit à la réconciliation avec le Père. Seule la foi en Jésus Fils de Dieu permet de passer de ce monde d’en bas vers le monde d’en haut. Et c’est devant Jésus crucifié que cette foi se vérifie.

« Seigneur, donne-nous de savoir te reconnaître sur la Croix comme le Fils bien-aimé du Père. Donne-nous la grâce de ne pas avoir peur de nous engager à ta suite sur le chemin de ta passion. Dans toutes nos croix, donne-nous la même confiance que toi envers ton Père pour nous abandonner entre ses mains. Que notre péché qui nous conduit à la mort soit cloué à la croix et que notre être intérieur soit élevé en toi auprès du Père, Source de toute vie ! »

Frère Elie

19:13 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, action-sociale-chretienne, spiritualite |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Combattre l'indifférence de nos Hommes Politiques.

 

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Paris, le 26 mars 2007

 Monsieur,

Au mois d’octobre, suite aux nombreux dysfonctionnements constatés lors de l’application de la circulaire de juin 2006 sur la régularisation des familles sans papiers avec enfants scolarisés, la Cimade a décidé d’interpeller les pouvoirs publics en demandant la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire .

Vous êtes l’une des 15 000 personnes à avoir répondu à cet appel en signant la pétition en ligne sur le site internet www.placeauxdroits.net

Portée par plusieurs partis politiques, cette demande a pourtant été rejetée par l’Assemblée Nationale.

Face à ce refus et au vu des premiers témoignages recueillis, la Cimade a décidé de mener une enquête citoyenne sous la forme d’un rapport d’observation dont la parution est prévue pour le début du mois d’avril.

Ce rapport s’appuie, entre autres, sur les témoignages de nombreuses personnes qui ont soutenu les familles pendant cette régularisation. Ces contributions sont collectées par l’intermédiaire du site internet http://www.dret.lautre.net/ , site de publication participatif de type Wiki.

Il ne s’agit pas là d’un simple bilan des évènements de l’été 2006, ce rapport est un témoignage de la maltraitance quotidienne dont sont victimes les étrangers dans le cadre de leurs démarches administratives. C’est également un appel aux médias et aux futurs élus afin que soit mis en place un droit stable, ainsi que de véritables garanties de procédure pour les personnes migrantes.
Cette initiative reste toutefois une charge exceptionnelle pour la Cimade, c’est pourquoi nous faisons appel à votre soutien pour pouvoir éditer cette publication dans de bonnes conditions et lui donner un meilleur écho.

Nous soutenir dans cet effort, c’est aller jusqu’au bout de la démarche citoyenne que nous avons entamée ensemble voici plusieurs mois . Par votre don, vous rendez possible la parution de ce rapport et vous soutenez l’ensemble des actions de la Cimade qui écoute et défend chaque année plusieurs dizaines de milliers de migrants, de demandeurs d’asile et de réfugiés.

Il va de soit que toutes celles et ceux qui pourront nous soutenir financièrement recevront gratuitement un exemplaire de ce rapport .

Pour nous apporter votre aide, cliquez sur le lien suivant : http://www.cimade.org/dons/rapport.html

Vous recevrez un reçu fiscal qui vous permettra de déduire de vos impôts 66% de votre don dans la limite de 20% de votre revenu imposable*.

En espérant vivement pouvoir compter sur votre participation à cette action citoyenne, nous vous prions de recevoir nos plus cordiales salutations.

Laurent Giovannoni
Secrétaire Général

* : Ainsi, un don de 15 € ne vous coûtera finalement que 5 €.

14:10 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans MILITANTISME. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, action-sociale-chretienne, spiritualite, social |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

DANS LES PAS DE LÉO FERRÉ.

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Présentation de l'éditeur
Ce livre est né d'une rencontre entre trois hommes qui n'avaient a priori aucune raison de se croiser. Le hasard, un peu bousculé par le désir et la chance, leur a ainsi permis d'évoquer librement leur Ferré, d'étudier sa démarche, de questionner son œuvre et de témoigner de l'empreinte vivante laissée par le musicien, le poète et le chanteur. Au fil d'un dialogue dont il faut souligner les nombreuses convergences, se dégage progressivement la réalité d'un artiste singulier et différent, bien loin de tous les clichés réducteurs : le portrait d'un homme sincère dont la création et les choix éclairent une personnalité non dénuée de paradoxes
En contrepoint, deux textes majeurs de Léo Ferré : Technique de l'exil et Words... words... words..., illustrent avec éclat l'exigence et l'authenticité de cet infatigable créateur.
UN LIVRE PROFOND ET AUTHENTIQUE.
Un ouvrage nécessaire pour démystifier définitivement le personnage véhiculé par les médias et dont l'approche réductionniste ne dévoilait pas sa grandeur. Comme tous les poètes authentiques, Léo Ferré était un chercheur d'Absolu. Ce livre nous redonne le visage vrai d'un artiste vrai dont les révoltes étaient des cris contre toutes formes d'injustices. Des cris enrobés dans un écrin de métaphores poétiques qui donnent de la puissance aux rêves humains devenus possibles par sa voix et sa musique. Un livre profond pour un Homme profond...!
Bruno LEROY.

13:20 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans ARTISTES. | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, action-sociale-chretienne, spiritualite, social, poesie |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

25/03/2007

Béatitudes "Loubardes" de Guy Gilbert.


Bienheureux celui qui va à la messe et refuse d'ignorer ou de dégueuler le reste du temps sur les taulards de France.

Bienheureux celui qui, écoutant ou lisant la violence distillée par les médias ne veut pas s'abreu­ver de sang et de haine.

Bienheureux celui qui ne juge pas ceux qui ont été condamnés ou qui ne se réjouit jamais d'avoir été, lui, assez habile pour ne pas se faire prendre.

Bienheureux celui qui ne hait ni le voleur, ni le violeur, ni l`assassin, car il sait que personne ne l'est comme ça de naissance.

Bienheureux celui qui connaît l'adresse de la prison de sa ville et qui refuse de penser que ceux qui la peuplent doivent y rester et y croupir.

Bienheureux les regards qui ne sont jamais hostiles dès qu'ils aperçoivent un tatouage dessiné sur un bras.

Bienheureux celui qui, voyant un blouson noir, discerne d'abord, caché derrière le cuir, un amas de souffrances dingues et un appel à compter pour quelqu'un.

Bienheureux celui qui pense que le dernier des muscles à mettre au service des prisonniers est la langue.

Bienheureux celui qui ne se gargarise pas de mots, tels que réinsertion sociale, et qui, ne discou­rant pas sur la délinquance, écoute d'abord celui qui sort de prison aigri, haineux, meurtri et lui ouvre sa porte.

Bienheureux celui qui refuse tous les bureaux mis entre l'homme qui appelle à l'aide et ceux qui, devenus des spécialistes, savent tout de lui, avant même de le connaître.

Bienheureux les politiciens qui refusent d'appeler sans cesse à la sécurité mais mettent toutes leurs forces au service de la prévention, de la stabilité des couples, de l'affection et l'attention pour les jeu­nes, de la formation et d'une école où les moins doués comptent autant que les premiers de la classe.

Bienheureux celui qui épaule, soutient, accueil­le la femme et le gosse du prisonnier.

Bienheureux ceux qui trouvent intolérable que des mômes de seize à dix huit ans puissent aller en prison, et jettent toutes leurs forces pour que cela cesse.

Bienheureux enfin celui qui n'oublie jamais que, dans I'Evangile, le pardon a été donné au dernier moment au gangster repenti qui a filé tout droit et le premier dans le royaume de l'amour.

 Guy Gilbert, "Aventurier de l'Amour", page 122, éditions Stock, 1988.

22:30 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans GUIDE DE VIE SPIRITUELLE. | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, action-sociale-chretienne, spiritualite |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Consécration à Marie accordée en mariage.

par Jo Croissant

Les fiançailles bibliques


Comme il est bon de suivre Marie dans les différentes étapes de sa vie et de pouvoir lui consacrer les différentes étapes de la notre. Il s’agit aujourd’hui de lui remettre ce temps de fiançailles qui est un temps de préparation au don total de soi-même à un autre dans un acte d’amour sans cesse renouvelé.
La personne commence à se construire dès l’enfance, tout d’abord à travers l’amour inconditionnel des parents, celui de la famille proche, puis d’un cercle de personnes avec qui elle entre en relation plus ou moins intime, cercle qui s’élargit au fur et à mesure des années. C’est le temps des petits amis, puis des amitiés à l’adolescence où l’on apprend à sortir de son égoïsme pour aimer les autres. Vient ensuite le moment du choix de l’aimé, de celui ou celle que l’on a distingué entre mille et qui nous correspond.

Le temps des fiançailles est celui où s’élabore la maturité affective qui permet de se préparer à l’engagement pour toute une vie. C’est à la fois un temps de grâce et d’émerveillement devant la force et la beauté de l’amour, mais en même temps un temps qui requiert une mûre réflexion pour se poser les bonnes questions, savoir ce que l’on veut faire de sa vie et à quoi l’on s’engage, pour opérer un réel discernement.
Cette élection d’une personne va transformer toutes les autres relations , en premier lieu celles avec les parents. L’appel à quitter son père et sa mère donné par Dieu à l’homme après qu’il ait accueilli la femme dans un cri d’émerveillement, la reconnaissant comme os de ses os et chair de sa chair, se fait entendre. La femme elle aussi doit quitter la fusion maternelle pour pouvoir être établie dans son identité et entrer dans le regard de Dieu son Père pour pouvoir se donner à l’homme sans se perdre.

L’apprentissage de la solitude approfondit la vie intérieure , favorise la rencontre avec Dieu dans laquelle on se découvre être unique et aimé.
Jean Paul II ne dit-il pas que « la solitude est préparation, attente, ouverture vers la communion des personnes ? » (Discours du 14 novembre 1979) La solitude est nécessaire pour entrer dans une véritable autonomie et pouvoir se situer de manière juste face à son conjoint, dans une relation de vis à vis, d’égal à égal, et non dans la fusion ou dans des relations de domination et de servilité.


Du temps de Marie, la tradition juive voulait que les fiancés vivent sous le même toit pendant un an , dans la chasteté avant le mariage. C’était déjà un engagement presque définitif. Cette distance dans la proximité permettait aux futurs époux de mieux se connaître, d’apprendre à se respecter, d’apprendre aussi les mille langages de l’amour en dehors de la relation conjugale, l’expression de la chaste tendresse, l’écoute et le partage profond de c¦ur à c¦ur.

L’engagement total dans l’union des corps était ainsi préparé pour que chacun puisse ensuite se donner et recevoir le don de l’autre de tout son être , en toute confiance, en se sentant pleinement accueilli par quelqu’un qui s’engage pour la vie.
La banalisation de la relation sexuelle a terriblement appauvri le langage de l’amour et la profondeur de l’union.

Contemplons Marie donnée en mariage à Joseph.
Elle est d’abord toute tournée vers Dieu, toute donnée à Dieu. Il est le sens profond et ultime de son existence. Son amour pour Joseph ne la détourne pas de son amour pour Dieu. Bien au contraire, c’est ensemble qu’ils se tournent vers la même direction et leur amour est d’autant plus profond qu’il s’enracine dans l’amour de Dieu.

Le temps des fiançailles permet cet enracinement.
Au lieu de reporter toutes ses attentes sur l’aimé, il éduque à se tourner vers Dieu pour être comblé dans ses profondeurs, et à se laisser aimer. Parce que nous sommes aimés infiniment , inconditionnellement, divinement, nous pouvons à notre tour aimer de plus en plus gratuitement, non pour combler nos manques, mais dans le désir ardent de contribuer au bonheur de celui ou celle que nous aimons.
Comme la bien aimée du Cantique des Cantiques qui peu à peu passe du « Mon bien-aimé pour moi » à « moi pour lui », entrer dans la maturité affective permet de se décentrer de soi-même pour être capable de don, capable d’entrer dans une réelle réciprocité.


EXERCICE

En consacrant ce temps des fiançailles, même si elles sont loin derrière nous, nous pouvons être amenés à faire des prises de conscience, et entrer dans une plus grande maturité affective et humaine.

1.A quel moment avez-vous quitté votre père et votre mère ?
2. Faites mémoire d’un événement qui a permis que le lien de dépendance avec vos parents soit tranché.
3. Faites mémoire d’un moment où vous vous êtes senti libre d’être vous-mêmes, sans honte face à vos parents.
4. Avez-vous fait l’expérience d’entrer sous le regard de Dieu votre Père ?
5. Avez-vous fait l’expérience que votre solitude était habitée par Dieu ?
6. Fermez les yeux quelques instants et mettez-vous en face de l’être aimé. Comment vous situez-vous par rapport à lui. Etes-vous au-dessus ? au-dessous ? devant ? derrière ? en retrait ?

Que comprenez vous de vous-mêmes à travers ce que vous voyez ? à travers ce que vous sentez ?
Désirez-vous changer quelque chose dans votre manière de vous situer dans la relation ?

Contemplez maintenant Marie et Joseph pendant leurs fiançailles. Soyez attentifs à la manière dont ils se parlent, dont ils se regardent, dont ils échangent des gestes de tendresse. Laissez vous pénétrer par la délicatesse et la profondeur de leurs sentiments. Laissez vous transformer par ce que vous contemplez.

Comme Marie laissez-vous envelopper par le regard du Père et accueillez dans votre coeur la plénitude de Sa présence.
Prenez le temps de savourer ce moment, puis, placez-vous de nouveau en face de l’être aimé.
Quelque chose a-t-il changé dans votre manière d’être ?
Dites ce que vous comprenez ? Quels changements cela va-t-il entraîner dans votre vie ?


Cantique 2, 16 : Mon bien-aimé est à moi, et moi à lui.

Cantique 6, 3 : Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi !

Cantique 7, 12-14 : Je suis à mon bien-aimé, et vers moi se porte son désir. Viens, mon bien-aimé, allons aux champs !
Nous verrons si la vigne bourgeonne, si ses pampres fleurissent, si les grenadiers sont en fleur. Alors je te ferai le don de mes amours.
Les mandragores exhalent leur parfum, à nos portes sont tous les meilleurs fruits. Les nouveaux comme les anciens, je les ai réservés pour toi, mon bien-aimé.


Que Dieu vous bénisse !


Thierry Fourchaud


www.mariereine.com


11:55 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans SPIRITUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, action-sociale-chretienne, spiritualite |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Soutenez la campagne militante de la Fondation d'Auteuil.

Bonjour,

A la radio, à la télévision, dans les journaux, lors des premiers débats politiques, le sujet des jeunes en difficulté est abordé de façon aussi répétitive qu'expéditive...

Jeunes en difficulté = délinquants

avec le cortège d'ignorance, de peurs, de regards négatifs et de paralysies qui en découle.

Nous pensons que la situation des jeunes en difficulté nécessite un véritable traitement, c'est-à-dire une volonté, de l'imagination, du coeur, du professionnalisme, des moyens humains. Financiers également.

La Fondation d'Auteuil interpelle les candidats à l'élection présidentielle:

En leur adressant une Lettre ouverte militante en faveur des jeunes en difficulté et de leur famille.

Nous vous proposons de prendre connaissance de cette Lettre ouverte en la téléchargeant sur notre site www.fondation-auteuil.org/lettreouverte

Manifestez votre adhésion, soutenez cette campagne:

- En la diffusant au plus grand nombre de personnes possible dans votre entourage professionnel et personnel

- En leur demandant de soutenir la Lettre ouverte

Pourquoi ?

Plus nous aurons de signatures, plus notre campagne militante incitera les candidats à prendre des engagements dans leur programme en faveur des jeunes en difficulté et de leur famille.

Merci de votre engagement et de votre soutien !

Bien cordialement,

François Content

Directeur général de la Fondation d'Auteuil.

11:15 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans MILITANTISME. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, action-sociale-chretienne, spiritualite, social |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |