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05/06/2010

Dans l’humilité et le silence.

Vient une pauvre veuve. Elle donne trois fois rien, c’est-à-dire rien. Il n’y a rien en elle qui attire le regard : si Jésus n’avait pas attiré l’attention des disciples, qui l’aurait remarquée ? Jésus est capable de voir que cette pauvre femme donne tout ce qu’elle a pour vivre. Si on voulait donner une traduction littérale du dernier verset, nous dirions « elle a donné toute sa vie » ! La formule fait frémir. Dans l’humilité et le silence, une femme a donné plus que ceux qui paradent, honorés de nos regards et de nos discours de remerciements, eux qui n’ont pas mis leur vie en danger. Cette femme nous est donnée en exemple par Jésus, elle devient un modèle pour tout disciple : ce qui importe est de se donner soi-même, sans rien retenir.

Dans cette femme, Jésus voit également le chemin qui l’attend, la mort qu’il a choisie. Par le don de sa vie, complètement déraisonnable puisqu’elle se sépare de ses ressources vitales pour construire un temple dont il ne restera bientôt plus pierre sur pierre, la vieille femme est l’image du don que fera Jésus de sa vie, que Pierre juge complètement déraisonnable. Mais par sa situation scandaleuse – les riches ne donnent que leur superflu et les scribes qui devraient la protéger vivent à ses dépends – la vieille femme montre aussi à quelle absurdité un mauvais usage des préceptes religieux peut conduire. Ainsi, ce sont les chefs religieux qui discerneront que Jésus doit mourir pour le bien du peuple. L’exemple de la veuve est donc complexe, beau et tragique à la fois.

Que l’Esprit de Pentecôte, venu nous enseigner toute chose nouvelle, ouvre nos yeux à la réalité du monde, qu’il nous apprendre à connaître Jésus pour le reconnaître en toute circonstance et nous donne la force de le suivre fidèlement où il nous entraîne, sûrs que là est la vraie vie, confiants dans la promesse du Père.


Frère Dominique.

11:12 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

01/06/2010

Il est le Dieu de la vie !

Pour les saducéens, soutenir la foi en la résurrection ne peut être pris au sérieux. Ils entreprennent ainsi de montrer à Jésus que la vision matérialiste d’une vie après la vie est absurde. L’histoire de la veuve qu’ils inventent le montre. Mais, pour faire leur réfutation, il aurait suffit de donner à cette femme deux maris seulement, qu’elle en ait eu sept n’ajoute rien au raisonnement. L’exagération montre l’ironie et le mépris des saducéens envers les pharisiens.

Jésus ne soutient pas cependant cette conception matérialiste. Il le leur concède sans détour : il est impossible de réduire la vie après la mort à une continuation de la vie terrestre. Dans l’au-delà, on ne se marie pas, on n’est pas mariés comme on l’est sur la terre, on est alors comme des anges dans les cieux. Le mariage ne se termine pas complètement avec la mort, il est transfiguré, spiritualisé. Finalement, les saducéens ont commis la même erreur que les pharisiens en se servant eux aussi d’anthropomorphisme et de rationalisme.

En somme, Jésus s’éloigne d’un code de Loi détaché de la vie, répondant à tout de façon intemporelle et presque inhumaine. Il nous invite au contraire à entendre un Dieu qui invite à la rencontre, un Dieu qui parle aux hommes dans leur histoire personnelle et particulière. Le Seigneur s’adresse à chaque homme et le nomme. Il est le Dieu de la vie, le Dieu des vivants, le Dieu qui fait vivre. La résurrection n’est pas un concept, une idée qui décrit et explique l’au-delà, mais un don fait à tous ceux qui veulent vivre de la vie de Dieu. Maintenant. Car la vie ou la mort se joue dans la rencontre avec le Dieu de la vie, maintenant. Nous sommes ainsi invités à faire l’expérience inouïe qu’au cœur de toutes les morts où nous nous sommes laissés enfermer, l’appel à la vie de Dieu nous rejoint et nous sauve.



Frère Dominique.

17:19 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

25/05/2010

S’engager à sa suite.

Alors que Jésus vient d’évoquer sa Passion, les moqueries et les crachats, les disciples restent dans l’incompréhension. Ils s’inquiètent des places d’honneur. Adressant leur requête à Jésus, ils montrent combien leur inconscience est grande ; pire, ils avouent implicitement qu’ils ne croient pas que la gloire vienne du Père, mais de Jésus. Pour eux, partager la gloire du Fils de l’homme se limite à recevoir des fonctions temporelles d’importance.

Jésus les invite alors à se prononcer pour lui, à s’engager à sa suite. En leur proposant la coupe à laquelle il boira lui-même, le Seigneur reste dans la logique de son annonce de la Passion. Dans l’Ancien Testament, la « coupe » désigne en effet un avenir de souffrances ; les disciples ne l’ignoraient pas. Quand ils lui répondent « nous le pouvons », ils affirment donc crânement qu’ils suivront Jésus jusqu’au bout, même dans la souffrance, pour arriver leurs fins. Le récit est sur ce point très ironique. Non seulement les apôtres abandonneront tous le Seigneur Jésus, les deux frères comme les autres, mais ceux qui l’accompagneront dans ses souffrances, jusqu’à siéger à sa droite et à sa gauche, ne seront pas deux disciples mais deux brigands.

Seigneur Jésus, que cette leçon d’humilité nous fasse sortir de nos inconsciences. Ne permets pas que nous poursuivions de vaines ambitions ni que nous tentions de t’y associer. Au contraire, ouvre nos cœurs à l’intelligence de ta Parole pour que nous collaborions aux projets que tu formules pour notre bonheur, pour que nous te suivions sur les chemins de la vie, où que tu nous entraînes, jusqu’au bout.



Frère Dominique.

21:00 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

13/05/2010

ASCENSION.

En cette fête de l’Ascension, nous célébrons le moment où, comme nous le rappelle la première lecture, le Christ « fut enlevé au ciel après avoir, dans l'Esprit Saint, donné ses instructions aux Apôtres qu'il avait choisis ». L’évangile nous rappelle ces recommandations : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais ; ils parleront un langage nouveau ; ils prendront des serpents dans leurs mains, et, s'ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s'en trouveront bien. »

Ainsi, après avoir donné aux Apôtres la grâce de l’intelligence des Ecritures et les avoir enseignés pendant quarante jours sur le mystère de sa mort-résurrection qui venait accomplir le salut promis à Israël, Jésus leur confie maintenant, dans le prolongement de sa propre mission à lui, de témoigner de la miséricorde du Père qui vient libérer, guérir et sauver.
Pour cela, il leur promet l’assistance de l’Esprit Saint qu’il leur enverra d’auprès du Père, une fois qu’il sera monté auprès de lui : « Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit, qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. »

Grand prêtre victorieux, Jésus retourne vers le Père (Cf. 2ème lecture). Il est conduit à l’accomplissement de sa vie filiale. Désormais un des nôtres vit devant le Père. Par lui, avec lui et en lui, Jésus nous introduit au sein de la Trinité. Cela, il a pu le réaliser parce que tout en montant vers le Père il ne s’est pas éloigné de nous. Comment ? En raison de l’unité qui existe entre lui, qui est notre tête, et nous, qui sommes son corps. Voilà comment nous sommes déjà avec lui auprès du Père même si cela n’est pas encore pleinement réalisé.

C'est ici que réside le secret de la transfiguration de notre quotidien. Notre mission de chrétien portera du fruit dans la mesure où nous ne nous couperons pas de notre Source : le Père des miséricordes auprès de qui nous demeurons si nous restons unis à son Fils bien-aimé notre Seigneur Jésus-Christ en accueillant l’Esprit Saint qu’il nous envoie.

Saint Paul nous enseigne dans la lettre aux Ephésiens que le seul moyen pour rejoindre Jésus, assis à la droite du Père, c’est de reprendre le chemin de notre vie, conduits en tout par son Esprit : « Ayez beaucoup d'humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez à cœur de garder l'unité dans l'Esprit par le lien de la paix. Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il n'y a qu'un seul Corps et un seul Esprit. Il n'y a qu'un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui règne au-dessus de tous, par tous, et en tous » (Ep 4, 2-6).
Par la foi, l’espérance et la charité reçues à notre baptême et que l’Esprit Saint vient fortifier, nous sommes unis au Christ et en lui nous reposons auprès du Père dans les cieux. Saint Augustin, dans une de ses homélies pour l’Ascension, le dit clairement : « Pourquoi ne travaillons-nous pas, nous aussi, sur la terre de telle sorte que par la foi, l’espérance, la charité, grâce auxquelles nous nous relions à lui, nous reposerions déjà maintenant avec lui, dans le ciel ? Lui, alors qu’il est là-bas, est aussi avec nous ; et nous, alors que nous sommes ici, sommes aussi avec lui. »

Mais saint Paul nous rappelait aussi que, si cette route sur laquelle l’Esprit nous conduit vers le Père s’accomplit dans l’amour, on ne peut y entrer que par le porche de l’humilité : « ayez beaucoup d'humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour », nous disait-il. Le disciple n’est pas au-dessus du maître. N’oublions pas qu’avant de monter vers le Père et d’être glorifié à sa droite, Jésus a d’abord emprunté le chemin de l’humilité et de l’amour jusqu’au don total de soi.

"Seigneur, en ce jour, augmente en nous le désir du ciel et, pour pouvoir y parvenir, accorde-nous la grâce de consentir à reprendre, dans le quotidien de nos vies, le chemin d’humilité et d’amour que tu as toi-même emprunté. "


Frère Elie.

12:19 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, action-sociale-chretienne, spiritualite |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

19/04/2010

Jésus est le pain qui vient du ciel, donné aux hommes par le Père.

« Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim ; celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif ». Ce qui jusqu'à présent était sous-entendu est maintenant clair : Jésus est le pain qui vient du ciel, donné aux hommes par le Père.
Jusque-là, Dieu avait fait des dons à son peuple Israël : don de la Torah, don de sa proximité bienveillante, don de sa Parole par le ministère des prophètes. Désormais, en Jésus, Dieu lui-même se fait don ; il descend du ciel pour se donner non seulement à Israël mais « au monde », et en se donnant, lui le Vivant, il communique sa vie éternelle à ceux qui l'accueillent dans la foi.
Nous comprenons alors que croire signifie manger, « non le pain qui périt, mais celui qui demeure pour la vie éternelle ». Croire, signifie aussi boire à « la source d'eau jaillisant en vie éternelle ». En sa personne, le Christ nous offre la seule boisson et la seule nourriture capables de rassasier notre soif et notre faim de la vraie vie. Croire en Jésus Christ pour lui-même marque ainsi le point de départ d'une vie nouvelle, qui n'est pas l'œuvre de l'homme, mais de Dieu seul. Cette vie jaillit désormais « en vie éternelle » (4, 14) du cœur assoiffé et affamé qui a entendu l'appel de Jésus à venir à lui (7, 37). Alors nous entendons d’une façon renouvelée cette parole de notre Seigneur : « L'œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé ».


Frère Elie.

21:49 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

13/04/2010

Celui qui fait la vérité vient à la lumière.

« Celui qui fait la vérité vient à la lumière ». Par sa parole de vérité, Jésus fait le don de la vie divine à ceux qui ont la foi. Accueillir ce don exige de l’homme que ses œuvres soient orientées vers la vérité, c’est-à-dire qu’il donne sa vie par amour du prochain, à l’exemple de Jésus. Ainsi, ce long dialogue avec Nicodème est-il une pédagogie de la vie baptismale, de la vie filiale. Elle consiste à recevoir la vie donnée par le Père en donnant sa propre vie, comme Jésus lié sur la Croix, allant jusqu’ à l’extrême vérité de l’amour.

Finalement, après ces trois jours de méditation de la rencontre entre Jésus et Nicodème, nous pouvons retenir que le Père attend de l’homme qu’il fasse la vérité dans sa vie. La vie filiale est la vie divine reçue par la Parole de vérité et dans l’Esprit qui purifie le cœur de l’homme. Elle est un don gratuit de Dieu qui appelle un travail d’enfantement de la part de l’homme : faire la vérité, c’est-à-dire s’ouvre de tout son être à la parole de lumière en donnant sa vie pour ses frères. De la même manière que Jésus qui rend témoignage à la vérité du Père en se laissant attacher sur la bois de la Croix.



Frère Dominique.

20:26 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

11/04/2010

Accueillir une vie que nous ne possédons pas encore.

Un notable parmi les Juifs vient trouver Jésus « de nuit » - symbole des ténèbres qui enveloppent notre humanité avant d’avoir reçu l’illumination de la grâce. Ce fils d’Abraham voit les « signes » que Notre-Seigneur accomplit et qui témoignent indubitablement de la présence agissante du Tout-Puissant ; il « sait » que c’est « de la part de Dieu » que ce Rabbi délivre son enseignement. Le pluriel « nous savons » suggère même que le groupe des chefs religieux auquel il appartient est unanime sur ce point : « aucun homme ne peut accomplir les signes que tu accomplis si Dieu n’est pas avec lui ». Mais contrairement à ses collègues du Sanhédrin qui disqualifient a priori celui qu’ils considèrent comme un rival, Nicodème vient rencontrer Jésus dans l’espoir de pouvoir discerner son identité profonde.
« En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d'en haut, nul ne peut voir le Royaume de Dieu ». La question implicite de Nicodème porte sur la personne de Notre-Seigneur, et celui-ci le renvoie vers un « Royaume » qui se donnerait à « voir » - c'est-à-dire à connaître – que sous certaines conditions. L’identité véritable de Jésus ne se révèle donc qu’à condition de « naître » à une mystérieuse réalité nouvelle, c'est-à-dire d’accueillir une vie que nous ne possédons pas encore et qui nous vient « d’en haut ». La tournure de la phrase suggère une opposition avec notre vie naturelle, qui viendrait donc « d’en bas », de cette terre, qui est encore entre les mains du Prince de ce monde.
« Comment un homme peut-il naître, étant vieux ? Peut-il une seconde fois entrer dans le sein de sa mère et naître ? » Comme seule réponse, Jésus réitère avec insistance la même exigence, tout en précisant ce que signifie « naître d’en haut » : « En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d'eau et d'Esprit, nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu ». Curieusement, dans l’analogie utilisée par Jésus pour décrire cette nouvelle naissance, il semble qu’il y ait deux principes : « l’eau » et « l’Esprit », tous deux étant nécessaires pour nous engendrer à la vie nouvelle. Ce mystère s’éclaircira tout au long du quatrième Evangile, dans l’annonce progressive de la venue de l’Esprit Saint, qui introduira les disciples « dans la vérité toute entière » (Jn 16, 13). Plongés avec le Christ dans les grandes « eaux » purificatrices de sa mort, nous sommes appelés à ressusciter avec lui dans le souffle de « l’Esprit ». Tout cela sera l’œuvre exclusive de Dieu lui-même, comme l e suggère l’utilisation de l’expression « naître d’en haut », qui évite de nommer Dieu tout en le désignant sans ambiguïté.
Cette nouvelle naissance, nous l’avons reçue le jour de notre baptême : ce jour là, nous sommes réellement nés du germe incorruptible de la Parole de Dieu et du Souffle de l’Esprit de sainteté. Mais cette vie divine ne peut se développer en nous que dans la mesure où nous lui laissons poser les actes qui correspondent à son dynamisme propre. Ce qui implique que nous renoncions à diriger notre existence selon les principes naturels qui la gèrent habituellement : notre intelligence et notre volonté ont à renoncer non pas à leur exercice propre, mais à leur autonomie, pour entrer en synergie avec la grâce. Naître d’en-haut, consiste à ouvrir notre intelligence à l’illumination du Verbe, à fortifier notre volonté dans le Feu de l’Esprit Saint, de sorte qu’en chacun de nous se réalise la parole de Paul : « Ce n’est plus moi, mais le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 20). Seule une telle synergie de la nature et de la grâce peut porter du fruit pour le Royaume.


Père Joseph-Marie.

20:53 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

05/04/2010

LES LARMES DE MARIE SONT SOURCE DE CONVERSION.

Marie de Magdala est restée enfermée dans sa douleur et elle veut retrouver Jésus comme elle l’a laissé c’est-à-dire un corps inanimé qui attendait d’être embaumé. Elle se penche vers l’intérieur du tombeau et découvre qu’il n’est pas vide. A la place du corps elle voit deux anges qui tels les chérubins au-dessus de l’arche d’alliance, désignent le tombeau comme le lieu où demeure la gloire de Dieu (Cf. Ex 25, 18).

Saint Jean précise que Marie « aperçoit » ces Anges à travers ses larmes suggérant ainsi qu’il s’agit d’une vision. Ce n’est pourtant pas une illusion puisque les messagers lui adressent la parole : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » A travers cette demande perce déjà la Bonne Nouvelle : « Marie, tu n’as plus de raison de pleurer : cherche et tu trouveras ; mais ne cherche pas parmi les morts celui qui est vivant ! Il n'y a plus ici de cadavre. Regarde plus attentivement, ou plutôt : change ton regard ! »

Mais Marie est trop absorbée par son chagrin pour entendre le message. Après la question des Anges, préparant celle du Seigneur – « pourquoi pleure-tu ? » -, il faudra encore l’appel de Jésus pour qu’elle entre dans l’accueil de la présence du Vivant !
« Marie ! » : En la nommant ainsi, Jésus l’appelle à la foi, à entrer dans un regard et une écoute de foi qui la fera le reconnaître comme le Bon Berger et l’Epoux qui veut l’appeler personnellement à sa suite.
Jésus lui demande de préciser le but de sa recherche : « Qui cherches-tu ? » Il est à noter qu’il l’invite à nommer une personne bien vivante : « qui » et non pas un cadavre inanimé : « que ». C’est à entrer dans une relation personnelle avec lui que Jésus appelle Marie car c’est la seule chose qui lui permettra d’acquérir la certitude de sa résurrection.

C’est alors que Marie « se tourne » à nouveau, nous dit saint Jean. Etonnant… Si l'on se souvient qu’elle s'était d’abord détournée du tombeau pour aborder le soi-disant « gardien », ce second demi-tour la ramène donc face à la tombe ! Retour à la case départ ? Non car ses yeux peuvent maintenant s’ouvrir à la présence du Vivant glorieux. Ce n’est plus une dépouille qu’elle veut vénérer mais bien celui qui est vivant ressuscité qu’elle veut adorer. Et elle peut alors courir annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur, et voici ce qu’il m’a dit » !

« Seigneur, tu veux venir habiter le tombeau de chacune de nos pauvres vies, marquées par le péché et la mort pour en faire le temple de ta gloire. Comme avec Marie, convertis notre regard pour que dans la foi nous puissions percevoir et accueillir la nouveauté de ta présence de Ressuscité, vivante et vivifiante pour chacun d’entre nous. »



Frère Elie.

20:44 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

09/02/2010

TÉMOINS DE LA LUMIÈRE.

Le Seigneur demande à ses auditeurs d’ouvrir leur intelligence et leur cœur : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur ».

En conséquence, la priorité n’est pas aux gestes et aux rites qui sacralisent notre quotidien mais à la lutte contre les souillures intérieures. Le chrétien ne cherche pas à être reconnu comme tel par ses pratiques, mais il doit se révéler en étant le sel de la terre. Il est le grain de sel intimement uni aux aliments pour en relever la saveur. Consentant aux mouvements de la grâce en lui, il enseigne à vivre en enfant de Dieu en vivant pleinement de l’Esprit filial. Ce qu’il nous faut craindre est le mouvement intérieur qui nous rend complice du Tentateur et nous conduit à la séparation d’avec Dieu, au péché. « Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses (…).Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »

Seigneur, montre-nous l’importance de la prière : elle nous rend docile aux sollicitations de ton Esprit ; apprends-nous la vigilance du cœur : nous serons des témoins de ta lumière.



Frère Dominique.

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24/01/2010

J'AI CESSÉ DE VIVRE.

Dans son homélie pour la solennité de ce jour - la conversion de saint Paul - Benoît XVI soulignait que l’apôtre ne dit pas : « Je me suis converti », mais : « J'ai cessé de vivre » (Ga 2, 19) ; autrement dit : je suis une nouvelle créature. La conversion de saint Paul ne fut pas un passage de l'immoralité à la moralité, d'une foi erronée à une foi « correcte » ; mais elle consiste essentiellement dans le consentement à l'amour du Christ.

 Le zélé défenseur des traditions de ses pères découvre en un instant qu’il lui faut renoncer à vouloir mériter l’amour de Dieu, renoncer à la prétention d’être lui-même l’auteur de sa propre perfection, pour entrer dans l’humble accueil du salut offert gratuitement en Jésus, et se mettre sans réserve au service du Christ pour ses frères.

 


« Comme je n’y voyais plus à cause de l’éclat de cette lumière » : nous avons sans doute tous à passer par cette nuit - entendons par la prise de conscience de la vanité de notre prétendu savoir sur Dieu - pour entrer dans « le nuage de l’inconnaissance », c'est-à-dire dans la nuée lumineuse de la foi pure, qui seule nous donne accès à la vraie connaissance.

 


C’est à chacun de nous que le Seigneur s’adresse par les paroles d’Ananie : « Le Dieu de nos pères t'a destiné à connaître sa volonté, à voir celui qui est le Juste et à entendre la parole qui sort de sa bouche. Car tu seras pour lui, devant tous les hommes, le témoin de ce que tu as vu et entendu. Et maintenant, pourquoi hésiter ? Lève-toi et reçois le baptême, sois lavé de tes péchés en invoquant le nom de Jésus ». Certes nous avons déjà reçu le baptême ; mais n’est-il pas vrai qu’il sommeille au fond de nos vies enlisées dans les préoccupations de ce monde ?

 

 Mais aujourd’hui le Seigneur fait grâce : « Son amour envers nous s'est montré le plus fort ; éternelle est la fidélité du Seigneur ! » Ne laissons pas passer cet instant de sa visite, réveillant en nous le désir de le suivre ; retrouvons l’enthousiasme des premiers jours de notre conversion, et comme St Paul, accueillons la Parole du Christ qui nous envoie dans la puissance de l’Esprit : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création ».

Père Joseph-Marie.

18:05 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |