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17/01/2009

Le fabuleux derrière de la first lady !

Le fabuleux derrière de la first lady !

Barak Obama va prendre ses fonctions officielles de président des Etats-Unis d'Amérique le 20 janvier. Nul doute que la presse relayera avec abondance les infos relatives à cet évènement important. Mais qui va parler du derrière de son épouse, Michelle Obama ? Ce sujet d'apparence triviale est pourtant porteur d'un message sociologique, féministe et interracial qu'il serait dommage de passer sous silence !

Un premier président noir ? Oui, c'est bien. Mais une première dame callipyge, c'est carrément révolutionnaire, se réjouit une chroniqueuse africaine-américaine sur un ton provocant.

Enfin libre. Moi qui suis noire et qui ai atteint ma majorité une fois le soufflé du Mouvement des droits civiques retombé, je n'aurais jamais cru pouvoir un jour prononcer ces mots avec sincérité. Or je ne cesse de les crier sur tous les toits depuis le 4 novembre. Mais ce n'est pas pour la raison la plus évidente que je suis tout excitée. Oui, la victoire d'Obama représente une avancée extraordinaire et un soulagement immense, mais je ne crois pas que le fait qu'il ait conquis la Maison-Blanche mette un point final à l'histoire raciale américaine. Loin de là. 

Ce qui m'excite vraiment, ce qui me semble vraiment libérateur, c'est le nouveau rôle saillant occupé par Michelle Obama. Car la meilleure moitié de Barack a non seulement de l'envergure, mais elle est sculpturale. Elle a une intelligence brillante, de la beauté, du style et – roulement de tambour, s'il vous plaît – un derrière. Oui, vous avez bien lu, je vais parler du derrière de la première dame. 

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21:43 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Le Fils de l'instant.

Éveil du Coeur

par Bruno Hussein

 

Tradition multiséculaire répandue dans le monde entier, le soufisme n'apparaît pas comme une pratique unique, mais bien plutôt comme une façon d'être au monde. Se présentant comme le cœur battant de l'islam, il a fait sien cette parole (hadith) de son Prophète : " n'insultez pas le siècle, car Dieu est le siècle ". Dans ce sens, et à l'opposé de tout dogmatisme, il a toujours su adapter les formes de son message au contexte dans lequel il était formulé, sans jamais en corrompre l'esprit.

Pour utiliser une image, si l’eau de la connaissance est une, les fleurs auxquelles elle donne naissance sont diverses et variées, en fonction notamment du sol qui la reçoit. De la même manière, les soufis disent que la vérité est une, mais que les paroles sont multiples. C’est en ce sens qu’on a pu les désigner sous le nom de « Fils de l’instant », sachant que dans la langue arabe, c’est le même terme (waqt) qui désigne à la fois le temps, l’époque, et l’instant qui passe.

Dépouillement et Orientation

Le Coran encourage le croyant à méditer sur les signes que Dieu a disposé pour lui, sur la terre et dans le ciel. Pour décrypter ces signes, le soufi investit sa réalité quotidienne d’une intention et d’une concentration particulières, qui le placent dans un état de conscience permettant à la révélation de s’actualiser en lui à chaque instant, par inspiration. Ainsi, lorsque l’on veut qu’un miroir réfléchisse parfaitement la lumière du soleil, il faut effectuer deux opérations : d’abord nettoyer ce miroir, puis l’orienter vers le soleil. De la même manière, le soufi s’attache d’abord à polir le miroir de son Cœur . Pour cela, il s’efforce de le dépouiller des images éphémères, c’est à dire de tout ce qui n’est pas Dieu, pour parvenir à un état de dénuement et de réceptivité qui laissera la lumière divine se réfléchir sans ombres.

C’est d’ailleurs dans ce sens que la Tradition affirme que le Prophète ne produisait pas d’ombre. Pour orienter le miroir vers la lumière du soleil, le soufi s’efforce ensuite de se concentrer tout entier et uniquement sur la présence divine, en écartant tout ce qui pourrait l’en distraire. Il est intéressant à cet égard de noter que dans la langue arabe, les termes qui désignent la concentration (huddur) et la présence divine (hadra) proviennent de la même racine. A notre époque où l’organisation de la société vise plutôt à la distraction des individus, à l’instar d’une télévision qui passe sans cesse d’une image à l’autre, on peut comprendre que la concentration dont il est question ici, cette tension permanente sur l’essentiel, puisse amener le soufi à une autre perception du temps, et donc de la notion même de réalité.

La profession de foi musulmane, qui est utilisée comme l’une des principales modalités d’invocation (dhikr) dans les confréries soufies, peut apparaître comme une illustration de ce double mouvement fait de polissage, puis d’orientation. Elle consiste à témoigner : "la ilaha illa lah", ce qui signifie « il n’y a pas de divinité si ce n’est la Divinité ».

On y distingue donc une première partie que l’on pourrait qualifier de négation de la divinité en tant que genre (la ilaha : il n’y a pas de divinité) qui permet, en quelque sorte par contraste, de donner tout son sens à l’affirmation de l’unicité qui est contenue dans la seconde partie (illa llah : sauf / en dehors de / si ce n’est la divinité).

Ici encore, il s’agit d’abord de se débarrasser de toutes nos idoles, pour pouvoir ensuite se tourner vers Dieu. Cette notion de pureté du miroir du cœur, c’est à dire du réceptacle qui est amené à recevoir l’influence divine, peut d’ailleurs être mise en parallèle avec la virginité de la Vierge Marie, ou avec l’illettrisme du Prophète. Dans les deux cas, la pureté du miroir est garante de la pureté de l’image qui s’y reflète, et donc de la transmission qui sera faite par la suite du Verbe divin. Les mots se gravent avec plus de netteté sur une surface totalement vierge.

Orient et Occident

Les rituels de l’islam sont essentiellement rattachés au mouvement des astres dans le ciel. Du fait de sa liaison avec le calendrier lunaire, un même rituel peut se situer au cours du temps à différents moments de notre année solaire : ainsi le mois sacré de ramadan pourra-t-il avoir lieu, selon les années, au cœur de l’hiver aussi bien qu’en plein été. De la même manière, mais cette fois en liaison avec le calendrier solaire, les horaires des prières se déplacent dans la journée au cours des saisons, leur amplitude s’élargissant en été pour se rétrécir en hiver.

Tous ces éléments contribuent à ancrer les musulmans dans une perception du temps cosmique, au caractère cyclique évident pour tous. A l’opposé, notre société occidentale s’est habituée à une conception du temps linéaire, marquée par des rituels positionnés au cours de l’année une fois pour toutes à dates fixes, et par un temps que l’on pourrait croire asservi aux clochers, horloges, montres et pendules qui nous entourent. Il est d’ailleurs symptomatique à cet égard de constater que l’on a pu décider un jour d’établir une heure pour l’été, et une autre pour l’hiver. Si l’homme apparaît soumis au temps en orient, l’occident moderne prétend au contraire le soumettre à son emprise, comme pour mieux s’en libérer.

Face à cette conception volontariste, il n’est pas étonnant que les orientaux aient souvent été taxés de fatalisme par les auteurs et les touristes occidentaux.

Titus Burckart explique que « le Secret de la spiritualité islamique réside dans la servitude foncière, ontologique, de l’homme par rapport à Dieu : plus tu t’en remets à Lui, plus Il te prend en charge ; plus tu te délestes de toi-même, plus Il t’investit ; plus tu t’abaisses, plus Il t’élève ». Loin de tout fatalisme, il s’agit bien ici d’adopter une attitude pleinement active, mais sans pour autant s’attacher au résultat de cette action.

Pour les soufis, il est aussi essentiel d’agir dans le sens de ce qui nous semble juste, que d’accepter par avance le fait que le résultat de cette action soit différent de celui escompté. Ibn Ata Allah écrit dans ses Hikams : « L’insouciant se réveille en se disant : que vais-je faire ? Et le sage : que va faire Dieu de moi ? ». Et il ajoute : « Il n’y a pas plus ignorant que celui qui voudrait qu’advienne dans l’instant autre chose que ce que Dieu y manifeste ».

Intuition et déduction

Le soufisme vise donc à une connaissance intuitive de Dieu, c’est à dire à une connaissance immédiate, sans intermédiaire. Or, comme l’écrit Titus Burckart, « La pensée n’est capable de synthèse qu’en se dépouillant de l’aspect immédiat des choses ». Pour raisonner sur une chose, il faut pouvoir disposer d’un minimum de recul par rapport à elle, recul que l’expérience immédiate ne permet pas. Cette antinomie naturelle entre la raison, dans l’acception occidentale moderne de « mental », et l’intuition spirituelle, peut d’ailleurs être retournée pour devenir une clé de la progression spirituelle. En effet, pour « faire décrocher le mental », il suffit de le détacher de la temporalité sur laquelle il s’appuie. Non pas dans le sens d’une déstructuration psychique, où tout repère temporel est souvent aboli, mais dans le sens d’une concentration de l’attention sur l’instant.

Pour illustrer ceci, les soufis aiment à raconter des histoires telles que celle du soufi et du grammairien. Un jour que ces deux personnages se trouvaient sur un bateau, le second demanda au premier : « As-tu étudié la grammaire ? ». A la réponse négative du soufi, le grammairien conclut : « Dans ce cas tu as perdu la moitié de ta vie », montrant par là toute l’importance qu’il accordait à cette science. Alors le soufi lui demanda : « As-tu appris à nager ? ». Quand le savant lui eut répondit « non », il lui dit simplement : « Dans ce cas tu as perdu toute ta vie. Le bateau coule... ! ».

Il ne s’agit donc pas ici d’une connaissance qui ressortirait de la raison. On peut à cet égard mentionner la réponse que le grand soufi Ibn Arabi fit parvenir à un éminent théologien qui lui affirmait avoir découvert soixante-dix preuves irréfutables de l’existence de Dieu : « Si tu l’avais connu, tu n’aurais pas éprouvé le besoin de le prouver ». La réalité de l’expérience vécue ne réclame aucune preuve. Et Ibn Ata Allah d’ajouter : « Quelle distance entre celui qui prouve par Lui, et celui qui cherche à Le prouver ! Le premier reconnaît la vérité là où elle est, et affirme tout par l’existence de son principe. Le second, en prouvant Dieu, montre combien il est loin de Lui. Sinon, quand a-t-Il été absent, pour qu’il faille Le prouver ? Ou quand a-t-Il été lointain, pour que ce soient les créatures qui mènent à Lui ? ».

Par sa nature même, l’intuition spirituelle s’oppose à la déduction rationnelle, et cette différence de mode d’appréhension explique la distinction que les soufis établissent entre le simple savoir et la connaissance véritable. Contrairement aux savants, leur langage est celui de la vision et du dévoilement, non celui de l’analyse et de la synthèse.

Ils distinguent « la science de la certitude », « l’œil de la certitude », et « la vérité de la certitude ». Ainsi, admettons que nous n’ayons jamais vu la mer, et que quelqu’un nous la décrive : nous pourrons nous en faire une idée. Si un jour nous pouvons la voir de nos propres yeux, alors nous pourrons en plus avoir une vision précise de ce à quoi elle ressemble, et donc être à même de la décrire et de la reconnaître. Pourtant, ce n’est que lorsque nous nous serons plongés dedans nous-mêmes que nous connaîtrons toute la réalité de ce qu’est la mer. De la même façon, la connaissance véritable est toujours liée à une expérience directe, et c’est en ce sens que le soufisme a souvent été décrit comme « la science du goût et des états ».

Une parole du Prophète (hadith) célèbre est souvent utilisée par les soufis pour décrire le domaine qui est le leur ; il s’agit de ce que l’on appelle le Hadith de Jibril (voir encadré). Selon cette parabole, la science de l’Islam est du domaine de la jurisprudence (fiqh), et celle de l’Iman appartient à la théologie (kalam). Seule la science de l’Ihsan ressort en propre du soufisme.

Devenir le fils de l’instant

Nous avons vu que pour échapper aux réflexions et aux questionnements incessants du mental, le soufi s’efforce de concentrer sa conscience sur l’instant qui passe, dans toute sa plénitude. Dans les faits, ce silence psychique et cette concentration du Cœur l’amènent à découvrir la présence divine dans tout ce qui l’environne, et avec elle, à découvrir l’activité incessante de la grâce. Ce que la plupart nomment coïncidences ou hasard deviennent pour lui des signes de la part de son Seigneur. Et cette découverte le conduit peu à peu à « lâcher-prise », car comme le dit Ibn Ata Allah « Déleste-toi du gouvernement de toi-même : ce dont un autre se charge pour toi, ne le fais pas pour toi-même ».

Faouzi Skali écrit pour sa part dans Traces de lumière : « Ce que tu sais est déjà du passé, et ce que tu dois savoir n’est pas encore né. Laisse ton cœur accueillir la connaissance qui viendra en son temps » . Et de réciter ce poème : « Ô Ami, cesse de chercher le pourquoi et le comment ; cesse de faire tourner la roue de ton âme. Là même où tu te trouves, en cet instant tout t’est donné, dans la plus grande perfection. Accepte ce don, presse le jus de l’instant qui passe. »

La convenance de l’instant

Chaque instant possède aussi sa convenance, et celle-ci doit être respectée. Cette convenance vis à vis de l’instant réside dans l’adoption de l’attitude juste. Ibn Ata Allah affirme que « Les droits des œuvres dont le temps est fixé peuvent toujours être rattrapés ; mais les droits du moment ne peuvent se rattraper ». Ainsi, ce que l’instant exige de nous est prioritaire par rapport à ce que nous avions prévu et programmé, comme ceci apparaît de manière évidente dans le cas du bateau qui coule.

S’attachant à conserver la primauté de l’esprit sur la lettre, le soufi saura modifier son programme si les circonstances l’exigent. Et ceci est aussi valable pour les obligations rituelles : car si la prière peut toujours être rattrapée, l’hospitalité impose de répondre sans délai aux besoins des invités qui arrivent. Les soufis parlent du « sabre » du temps, et affirment que « le temps est pour toi ou contre toi : chaque souffle qui passe ne peut être remplacé, et chaque souffle qui vient a sa propre exigence ». A partir du moment où les circonstances sont perçues comme le reflet de la volonté divine, les obligations qu’elles imposent passent avant nos propres désirs. A l’image de la Révélation elle-même, l’instant apparaît comme un discriminant (furqan) qui sépare les hommes, entre ceux qui écoutent Son appel et ceux qui y restent sourds. Le sage est celui qui reste vigilant aux exigences de l’instant.

La dimension éternelle de l’instant soufi

L’éternité n’est pas de ce monde ; on ne peut la goûter véritablement qu’au creux de l’instant qui passe. En effet, chaque instant contient la présence divine, mais c’est l’homme qui en est absent. En s’immergeant dans l’instant, le soufi rejoint l’éternel.

Comme l’écrit encore Titus Burckart, « Si le souvenir peut évoquer le passé dans le présent, c’est que le présent contient virtuellement toute l’extension du temps. Et c’est cela que réalise l’invocation soufie (dhikr) : au lieu de se reporter horizontalement au passé, elle s’adresse verticalement aux essences qui régissent le passé comme l’avenir ». La plongée de l’âme au fond de l’instant permet de renouer le contact avec le divin, et par là, avec l’éternité. Le fait même d’effacer notre ego permet à la conscience de s’ouvrir, et d’être de nouveau irradiée par les Lumières divines.

Ainsi, notre ignorance apparaît liée à notre absence de l’instant. La connaissance est présente, à notre portée à chaque instant. Au verset coranique « Je suis plus proche de vous que votre artère jugulaire », Ibn Ata allah renvoie cet appel déchirant : « Ô mon Dieu, comme tu es proche de moi, et comme je suis loin de Toi ! ».

Pour terminer, il faut souligner que l’expression que les soufis utilisent eux-mêmes pour se désigner sous le rapport du temps est en réalité « le fils de Son instant » (ibn waqtihi). Il ne s’agit donc pas ici de se blottir au creux de l’instant pour échapper au passé ou à l’avenir, mais bien plutôt d’immerger volontairement sa conscience dans Son instant pour mieux comprendre Dieu, et pour se rapprocher de Lui. Leur objectif est d’être sans cesse « extérieurement avec les hommes, et intérieurement avec Dieu ». Dans cette optique, ce qui importe n’est pas le passé ou l’avenir, mais notre état actuel, et l’instant qui se présente à nous, avec tous ses possibles.

Les soufis s’efforcent de s’occuper uniquement de ce qui leur incombe face à ce moment. Et pour ceux qui les regardent vivre, c’est peut-être cela qui leur confère comme un surcroît de présence.

http://www.soufisme.org/

 

20:55 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

GAZA LA CATASTROPHE HUMANITAIRE.

Maquette V. Baudoin - SC / Photo : P. Delapierre
http://www.secours-catholique.org/alaune_1710.htm

ISRAEL
Depuis la fin de la trêve de six mois le 19 décembre dernier, la Bande de Gaza est en proie à une escalade de violences et subit les représailles sanglantes d’Israël, à la suite de tirs de roquettes par le Hamas sur son territoire. Les bombardements israéliens ont fait 360 morts et plus 1 700 blessés parmi les Palestiniens. Dans le sud d’Israël, deux personnes sont mortes sous les attaques à la roquette du Hamas. La population de Gaza, déjà isolée par le blocus israélien, fait face à l’aggravement de la crise humanitaire qui persiste depuis plusieurs mois. Le programme alimentaire mondial (PAM), en possession de 4 600 tonnes de nourriture, ne parvient pas à les distribuer à cause des bombardements israéliens. Sur place, Caritas Jérusalem fait face à la même situation. L’association locale fournit d’ores et déjà des soins de santé primaires aux Palestiniens mais l’insécurité permanente entrave les opérations de secours. « Notre travail continue mais les déplacements à l’intérieur de la Bande de Gaza sont devenus dangereux. Malgré des difficultés le premier jour, nos médecins ont tout de même réussi à rejoindre notre centre médical à Gaza, dans le camps d’Al Shati. Malheureusement, la clinique mobile est en totale incapacité de circuler tant que les bombardements ne cessent pas », explique Claudette Habesch, secrétaire générale de Caritas Jérusalem. Toutefois, six “points de santé“ Caritas (programme CAFOD) restent opérationnels et peuvent procurer des soins de santé primaire à 1 500 personnes dans chaque centre. Les hôpitaux, eux, font face à d’autres problèmes. Avec une capacité de 2 000 lits maximum, ils sont débordés, sous-équipés et manquent cruellement de médicaments et de fournitures. La fermeture par Israël des points de passage avant le bombardement les prive de fournitures de base telles que les antiseptiques et les antibiotiques. Claudette Habesch garde espoir : « Une entreprise pharmaceutique qui possède un permis pour entrer dans la bande de Gaza, nous a contacté afin d’établir un partenariat. Cela nous permettrait d’acheminer les médicaments jusqu’à Gaza et de réapprovisionner nos centres. » Caritas Jérusalem prévoit également d’aider les Palestiniens à se ravitailler en nourriture et a lancé un appel d’urgence auprès du réseau international Caritas. Le Secours Catholique y répond en débloquant une aide de 50 000 euros et lance un appel aux dons.

http://www.secours-catholique.org/
 
 

10:44 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

16/01/2009

Un projet titanesque.

6 milliards d'autres

6 milliards d'autres

Arthus-Bertrand, Yann

La Martinière (Janvier 2009)

Prix : 19,00 €

 

Après avoir photographié les paysages de la planète, Yann Artus-Bertrand donne cette fois la parole à ses habitants. Son exposition, qui a débuté 10 janvier sous la Nef du Grand Palais, est l'un des événements de ce début d'année.

Le projet 6 milliards d'Autres, imaginé par le photographe héliporté Yann Artus-Bertrand est l'événement artistique le plus titanesque de ce début d'année : 4 ans de tournage, 6 reporters, 75 pays visités, 5000 personnes interviewées, 43 langues, 3500 heures filmées...

Voici déjà le livre

20:37 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Hommage.

Olivier Clément

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15/01/2009

Mgr de Berranger renonce à la charge pastorale de Daint-Denis.

Benoît XVI accepte sa démission

ROME, Jeudi 15 janvier 2009 (ZENIT.org) - Benoît XVI a accepté le renoncement à la charge pastorale d'évêque de Saint-Denis en France que Mgr Olivier de Berranger lui a présentée.

Mgr de Berranger n'a pas atteint la limite d'âge canonique de 75 ans : il a fêté ses 70 ans en novembre dernier, mais il a souhaité rejoindre sa famille spirituelle du Prado. Il avait annoncé sa décision en juin dernier.

Le diocèse de Saint-Denis en France annonce que l'évêque a souhaité « aller vivre autrement son ministère à Lyon ». Ainsi, après douze années pendant lesquelles il s'est dépensé pour son diocèse, Mgr de Berranger a demandé à Benoît XVI de pouvoir être déchargé de sa responsabilité d'évêque de Saint-Denis. Il avait été consacré évêque en la cathédrale de Saint-Denis le 19 octobre 1996.

Un « au revoir » est organisé à Saint-Denis autour de l'évêque le samedi 24 janvier à 15 heures, au cours d'une célébration eucharistique suivie d'un vin d'honneur (Salle de l'Aréna, 2 chemin de Montguichet à Gagny).

Mgr de Berranger a fait ses études de théologie à Lyon, au grand séminaire du Prado, fondé par le P. Antoine Chevrier (1826-1879), avant de poursuivre ses études par une licence à l'Université grégorienne de Rome.

Puis il est revenu à Lyon où il a notamment exercé son ministère au service de la formation des futurs prêtres du Prado, à Limonest, et comme professeur de théologie fondamentale au consortium des religieux, puis de christologie au séminaire Saint-Irénée (1968-1976).

Il a été ensuite pendant dix-sept ans, prêtre (du Prado) Fidei donum en Corée du Sud, au diocèse de Séoul (1976-1993), avant de revenir au service de l'année de formation internationale au Prado (1993-1994).

Il a confié un jour au quotidien «L'Humanité » : « Mon rapport au Prado remonte à mon adolescence. J'ai connu des prêtres du Prado. J'ai aimé leur style de vie. C'étaient des hommes simples et directs qui voulaient être solidaires des plus pauvres. Mon rapport au Prado est une histoire d'amitié et une volonté de ne pas être en dehors de la mêlée, de souffrir avec, d'espérer avec. »

Il ajoutait, à propos de sa devise épiscopale tirée de la lettre de saint Paul aux Ephésiens: « Vous n'êtes plus des étrangers mais des frères » : « Je ne considère jamais un autre comme un étranger, car je sais ce que c'est que d'avoir été étranger ».

Un événement de son ministère épiscopal a marqué l'Eglise de France : sa lecture, le 30 septembre 1997, à Drancy, de la Déclaration de Repentance des évêques de France à propos de la Shoah. Il a publié, en 2007 avec le rabbin René-Samuel Sirat : « Juifs, chrétiens, musulmans, Lectures qui rassemblent, lectures qui séparent » (Bayard Culture), mais aussi « Newman face aux religions de l'humanité », avec Bertrand de Margerie (Parole et Silence).

Il est membre du Conseil pontifical justice et paix depuis avril 2002. Il avait publié un ouvrage sur ce thème : « La Paix sera le dernier mot de l'histoire » (sur les Messages annuels du 1er janvier pour la Journée mondiale de la Paix, C. de l'école Cathédrale), et « Offre le pardon » (également à partir de l'enseignement de Jean-Paul II, Cahiers de l'école Cathédrale).

Il a aussi publié sur son expérience pastorale : « L'Evangile de Séoul à Saint-Denis » (éd. de l'Atelier) et une « Chronique d'un évêque de banlieue » (Parole et Silence) qui vient de sortir.

Son dialogue avec Jean Boissonnat a gagné en actualité : « L'évêque et l'économiste. Défis et enjeux de l'Eglise dans le monde d'aujourd'hui » (Presses de la Renaissance, 2001).

Mgr de Berranger est aussi l'auteur de méditations sur l'Evangile : « L'Evangile selon Saint-Jean, une lectio divina » (éd. Parole et Silence 2007) et « L'Evangile selon saint Marc » (Ibid. 2008).

Anita S. Bourdin.

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14/01/2009

La saveur des pratiques spirituelles.

L’expérience de la voie soufie

par Bruno Dassa


Au cours du cheminement spirituel, les actes rituels deviennent comme une nourriture, une véritable source de vie qui transforme notre existence et l’intériorité de notre être.

Après la mort du saint soufi Junayd, surnommé « le sultan de l’assemblée spirituelle », un de ses disciples, Ja’far Khuldi, le vit en songe et lui demanda ce que Dieu avait fait de lui. Junayd lui répondit : « Les belles phrases ont été vaines et les formules mystérieuses se sont avérées stériles. Rien ne nous a été utile que les quelques prosternations accomplies au sein même de la nuit  ». Ceci peut être rapproché de cette prière du Prophète lui-même, qui implorait : « Ô mon Dieu, protège-moi contre toute science inutile  ». En effet, ce que l’on nomme la science utile, c’est celle que l’on met en pratique. Il ne sert à rien d’accumuler des connaissances sur la religion, si celles-ci ne sont pas suivies d’une mise en pratique.

Un jour, les habitants d’un petit village décidèrent de nommer Nasruddin imam de leur mosquée. Le vendredi, il vint donc faire son premier prêche, et celui-ci était tellement clair, tellement prenant et tellement bien tourné, que chacun en fut impressionné, et vint le féliciter après l’office. Le vendredi suivant, il monta de nouveau en chaire, et refit très exactement le même discours. Les habitants se demandèrent dans quelle mesure il avait oublié leur avoir déjà fait ce prêche, mais ils n’osèrent pas lui demander. Par contre, quand il refit une nouvelle fois le même le vendredi suivant, ils vinrent en délégation lui expliquer ce fait, et lui demander quand il passerait à autre chose. Sa réponse fut des plus simples : « Je passerai à autre chose dès que vous aurez mis en pratique ce que je viens de vous dire !  ».

Une expérience quotidienne

L’islam est une religion avant tout expérientielle : son sens ne réside pas dans les mots, et seul un vécu quotidien peut en révéler la saveur. Mais cette mise en pratique ne doit pas non plus devenir une fin en soi, car le but est au-delà. Le doigt ne sert qu’à montrer la lune, il s’agit de regarder ce qu’il nous indique, et non pas de le regarder lui. Pire encore, il ne s’agit pas d’en faire un instrument de jugement, en vue d’acquérir un pouvoir sur les autres. Le travail spirituel a pour but de faire évoluer notre rapport au monde, non pas en essayant de changer le monde, mais en modifiant progressivement la perception que l’on en a.

Dans cette optique, la mise en place de certains éléments va nous être d’une aide considérable, en exposant le cœur à ce que l’on appelle parfois le Souffle du Miséricordieux, c’est-à-dire des effluves spirituelles qui vont à la fois le nourrir et le purifier. C’est par un recentrage progressif de l’ensemble de l’être sur la perception du cœur que vont pouvoir survenir en notre for intérieur les ouvertures et les états spirituels qui nous conduiront sur ce chemin. Ces états peuvent être vécus à différents niveaux. Ainsi, la gratitude peut s’exprimer avec la langue, lorsque l’on pense à remercier Dieu pour ce qu’Il nous donne chaque jour. C’est déjà une première étape. Mais si cet état s’amplifie et se développe en profondeur, alors viendra le besoin d’en tirer les conséquences, et de se mettre à son service, notamment par le respect de Ses prescriptions, afin de « mettre en actes » sa reconnaissance. Plus profondément encore, la gratitude du cœur consistera à toujours voir le Donateur derrière le bienfait, et à reconnaître que tout vient de Dieu, au-delà des moyens divers par lesquels Ses dons nous parviennent.

Il en est de même pour les actes rituels. A un certain moment du cheminement, ces pratiques deviennent une véritable source de vie qui transforme l’ensemble de notre existence. La prière n’est plus vécue comme un devoir ou comme une contrainte, mais comme l’occasion de se retrouver, de se ressourcer. Rupture dans la course du temps, elle est un instant de retour qui permet de reprendre des forces en revenant à l’essentiel.

Les pratiques de l’islam sont fondées sur cinq piliers : le double témoignage (qu’il n’y a pas de divinité si ce n’est Dieu et que Muhammad est l’Envoyé d’Allah), la prière, l’aumône légale, le jeune du mois de Ramadan et le pèlerinage à la Mecque. La mise en pratique de ces cinq piliers vise à nous rapprocher de notre nature originelle, en nous mettant en disposition de recevoir par un travail de purification intérieure.

Le double témoignage rappelle à notre ego qu’il n’est pas le seul maître à bord, mais que c’est Dieu qui tient les rênes de notre existence. La négation de toutes nos idoles intérieures, que nous avons trop souvent tendance, même malgré nous, à traiter comme des divinités, se poursuit par l’affirmation de l’Unicité divine. Quant à la reconnaissance de la mission attribuée au Prophète Muhammad, elle revient à reconnaître la possibilité d’un chemin de retour vers Dieu, et donc le fait que notre existence a un sens. Ce double témoignage constitue les fondations de la foi musulmane. Pour devenir musulman, il suffit d’ailleurs d’accepter de le prononcer. Notons qu’il ne s’agit pas d’adhérer simplement à une idée ou à une croyance, mais bien de prononcer avec sa langue, en arabe, les paroles que Dieu nous a révélées pour formuler ce témoignage. La participation du corps est donc encore une fois nécessaire, de la même manière que lorsque l’on invoque Dieu, ou que l’on récite une sourate du Coran à voix basse lors de la prière. La langue prononce toujours les mots, que ce soit de manière audible ou non. Et on recommande d’invoquer Dieu avec les mots qu’Il nous a Lui-même appris, dans la langue qu’Il a choisie pour s’adresser à nous à ce moment.

On dit que le son entraîne le sens, et il est frappant de constater combien la lecture du Coran en langue arabe, même lorsque l’on ne comprend pas cette langue, peut plonger certaines personnes dans des états spirituels très profonds. On a l’impression alors que le cerveau ne comprend pas, mais que le cœur lui, comprend, au-delà de la barrière de la langue.

Plongée dans une dimension cosmique

La plupart des rituels de l’islam sont rattachés au mouvement des astres dans le ciel. En fonction de la position du soleil dans le ciel, les horaires des prières se déplacent dans la journée au cours des saisons, leur amplitude s’élargissant en été pour se rétrécir en hiver. De la même manière, le mois de ramadan se déplace tout au long de l’année, cette fois en liaison avec le calendrier lunaire. Les mois lunaires étant de 29 ou 30 jours, l’année lunaire comporte 11 jours de moins que l’année solaire. Un même rituel peut donc se situer au cours du temps à différents moments de l’année : la prière du soir a lieu à 17 heures en hiver et à 21 heures en été, et le mois sacré de ramadan peut se situer, selon les années, au cœur de l’hiver aussi bien qu’en plein été. Tous ces éléments contribuent à ancrer les musulmans dans une perception du temps cosmique, au caractère cyclique évident pour tous.

Partant toujours de ce que nous sommes, la prière est inscrite dans un contexte spatio-temporel précis. Elle se fait aux heures fixées par Dieu, et non selon notre fantaisie. Elle est toujours orientée dans la direction de la Mecque, quelque soit l’endroit où l’on se trouve dans le monde. Il s’agira donc parfois de se placer vers le Sud, et parfois vers l’Est, ou même vers le Nord, selon le lieu où l’on est amené à prier. Elle est précédée par des ablutions, qui visent à retrouver une pureté rituelle. Il ne faut d’ailleurs pas confondre pureté et propreté. Même si les ablutions se font le plus souvent avec de l’eau, et que la pureté rituelle induit une certaine propreté, il s’agit selon les mots du Prophète de « revêtir son habit de lumière », ce qui va bien au-delà d’un simple nettoyage. Des matières naturelles comme la boue ou le sable ne sont d’ailleurs pas considérées comme impures, et leur contact n’invalide donc pas les ablutions. Il s’agit aussi au niveau de l’âme de se mettre en disposition de recevoir, de se rendre disponible pour cet entretien spirituel qu’est la prière, ou encore de se mettre « dans l’esprit » de la prière.

L’aumône nous apprend à nous détacher des biens matériels, et à réaliser la grâce qui nous est faite que de pouvoir disposer de quelque chose à donner. On dit que toute chose a son aumône, qui sert à la purifier, et que l’aumône du corps est le jeûne. La chambre d’amis est considérée comme l’aumône d’une maison. L’aumône légale vise donc à purifier les biens que nous avons reçus. Elle nous rappelle que ces biens nous ont été attribués par la Grâce de Dieu, et n’ont pas été acquis par notre seul mérite. Le fait d’en rétrocéder une partie à Dieu revient à reconnaître le Donateur derrière ces bienfaits, et permet également de mettre en œuvre une solidarité nécessaire avec les plus pauvres d’entre les croyants. Le produit de cette aumône est en effet attribué à huit catégories bien précises d’individus, en commençant par les plus nécessiteux.

Le jeûne du mois de ramadan nous rappelle notre foncière dépendance envers notre corps, et donc envers son Créateur. Chaque année, pendant 29 ou 30 jours, plusieurs centaines de millions de musulmans de par le monde jeûnent entre l’aube et le crépuscule. Hommes ou femmes, jeunes ou vieux, pauvres ou riches, blancs ou noirs, tous les musulmans des cinq continents jeûnent, au même moment de l’année, de la même façon. Tout ceci procure une certaine sensation d’unité et d’appartenance, dans cette quête fervente du retour à notre état originel.

Durant ces heures de jeûne, il est strictement interdit d’absorber la moindre nourriture, la moindre boisson, ou d’avoir des relations intimes entre époux. L’ensemble de notre vie est bouleversé par cette rupture des habitudes. Sans les repas pour les rythmer, les journées semblent s’allonger, et se rendre disponibles pour l’adoration de Dieu. Allégé, le corps est moins pesant, plus porté aux ressentis intérieurs.

Un échange entre le célèbre calife abbasside Haroun al Rashid et son conseiller, Ibn al Sammâk, est un exemple révélateur, entre autres, de l’importance de la nourriture. Au calife ayant demandé qu’on lui servît de l’eau, Ibn al Sammâk demanda :
-  Ô Prince des croyants, si cette boisson t’était refusée, que donnerais-tu pour l’obtenir ?
-  Je donnerais jusqu’à mon royaume tout entier, répondit-il.
-  Ô Prince des croyants, si tu ne pouvais éliminer cette eau de ton corps, que sacrifierais-tu pour pouvoir le faire ? poursuivit l’autre.
-  Je céderais jusqu’à mon royaume tout entier, répondit-il à nouveau.
-  Comment donc, Ô Prince des croyants, peut-on se réjouir de posséder un royaume qui ne vaut ni quelques gorgées d’eau, ni un peu d’urine ?...

Ceci montre toute l’importance du corps, et permet de relativiser bien des choses.

Le mois de ramadan est aussi le mois où le Coran est descendu, tout entier incréé, dans le cœur du Prophète Muhammad. C’est à dire qu’au cours d’une nuit de ce mois 2, le Prophète a reçu la visite de l’archange Gabriel, qui lui a demandé de lire, à lui qui était illettré. Et il lui fut donné de lire, finalement, ce qui s’était inscrit dans son propre cœur. On dit que le Coran est descendu en une seule fois dans son cœur en cette nuit particulière, et ce, même si ses versets ne se sont que peu à peu actualisés au cours du temps, durant les années qui suivirent. Ici encore, l’esprit a pris la forme de lettres pour se faire comprendre des hommes, et les ramener sur le chemin de leur Créateur.

Dernier pilier de l’Islam, le pèlerinage se présente comme une mort initiatique, un symbole de ce chemin de retour sur lequel nous sommes tous engagés. Pour s’y rendre, au moins une fois dans sa vie pour ceux qui en ont la possibilité physique et matérielle, il convient de régler toutes ses affaires comme si l’on entamait son dernier voyage. Le musulman sacralise son corps, revêt une tenue d’une seule pièce de tissu non cousu, symbole de pureté, et se présente devant Dieu pour se mettre à son service, en poussant ce seul cri : « Me voici ! ». Le rituel du pèlerinage est extrêmement précis et détaillé, qu’il s’agisse des mouvements, des gestes ou des paroles à accomplir. Libérée des impératifs de choix, l’âme peut se consacrer toute entière à la contemplation.

L’éternité dans l’instant

Ainsi les pratiques spirituelles, qui sont autant de formes d’invocation de Dieu, partent toujours du corps, de l’ici et maintenant, pour s’élancer vers Dieu et vers l’éternité. L’éternité n’est pas de ce monde ; on ne peut la goûter véritablement qu’au creux de l’instant qui passe. En effet, chaque instant contient la Présence divine, mais c’est l’homme qui en est absent. En s’immergeant dans l’instant, on rejoint l’éternel. Si le souvenir peut évoquer le passé dans le présent, c’est que le présent contient virtuellement toute l’extension du temps. Et c’est cela que réalise l’invocation : au lieu de se reporter horizontalement au passé, elle s’adresse verticalement à l’Essence qui régit le passé comme l’avenir.

On pourrait dire la même chose de chaque pratique rituelle : la plongée de l’âme au fond de l’instant permet de renouer le contact avec le divin, et par là, avec l’éternité. Le fait même d’effacer notre ego permet à la conscience de s’ouvrir, et d’être de nouveau irradiée par les Lumières divines.

Ce mécanisme du retour vers Dieu est d’ailleurs une constante dans l’islam. Le repentir n’y est pas synonyme de culpabilisation, et il n’y a pas de rédemption à rechercher. Il s’agit simplement, et dans tous les cas, de revenir à Dieu. Le Coran nous dit que Dieu est Celui qui revient sans cesse vers le pécheur repentant, et incite celui-ci à faire de même. C’est d’ailleurs ce retour, dans sa modalité ultime, qui est encore évoqué par la formule sacramentelle que l’on prononce lorsque l’on se trouve confronté à la mort d’un proche : « En vérité, nous sommes à Dieu, et nous retournons à Lui ».

L’amour humain est un reflet nostalgique de cet Amour absolu qui brûle le cœur du serviteur de Dieu, et le transforme en cendres. Le secret de la spiritualité islamique réside en effet dans la servitude foncière, ontologique, de l’homme par rapport à Dieu. Plus on s’en remet à Lui, plus Il nous prend en charge ; plus on se déleste de nous-mêmes, plus Il nous investit ; plus on s’abaisse, plus Il nous élève. Les pratiques vont dans le sens de ce dépouillement intérieur. Il s’agit d’adopter une attitude pleinement active, mais sans réclamer le résultat de nos actions. Il est aussi essentiel d’agir dans le sens de ce qui nous semble juste, que d’accepter par avance le fait que le résultat de nos actions soit différent de celui escompté.

Pour celui qui est ainsi consumé d’Amour, la mort physique n’a plus le même sens. Si l’âme accompagne nécessairement le corps, auquel elle confère le mouvement, l’esprit est la source de la vie : quand il sort du corps, la vie s’éteint. C’est quand l’âme, du vivant du corps, se marie à l’esprit et se fond en lui, que l’on parle de mort initiatique ou de délivrance.

Pour ceux qui ont perçu le processus de perfectionnement de l’âme et en ont parcouru les étapes, leur âme a conscience de la place qui lui est réservée et la mort, c’est-à-dire le moment ou l’esprit « ar-rûh » quitte sa prison, est si douce qu’elle leur procure une extase spirituelle indescriptible. Libérée de sa geôle, l’âme se sent alors légère et libre, elle est attendue et accueillie dans le monde spirituel.

Il est vrai que Dieu est partout, cependant Il reste voilé pour ceux qui ne se sont pas purifiés. Tant que nous n’avons pas trouvé Dieu en nous-mêmes, nous ne devons pas nous attendre à le trouver ailleurs. Tel est le sens de notre vie, ce dépassement sans fin dans la quête de l’Unique.

 

Chez mes Frères et Soeurs soufis : http://www.soufisme.org/

 

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13/01/2009

Prenez la vie du bon côté.

 

En ce début d'année, partez du bon pied avec cette sélection de photos pleine de gaieté, de couleurs et d'espoir. 25 photos

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12/01/2009

L'art de voyager avec les expos culturelles;


Le début de l'année 2009 annonce des expositions

culturelles exceptionnelles !

De la peinture à la photo en passant par la sculpture,

la planète regorge de musées où sont conservés

de nombreux trésors...

 Nous avons donc sélectionné pour vous des adresses de prestige

en Europe et dans d'autres coins du monde afin

de découvrir ceux qui ont marqué l'Histoire de l'art

en laissant derrière eux des chefs-d'oeuvres,

connus et moins connus, qui fascinent et

intriguent en même temps.

Ainsi, au cours de votre prochain voyage,

n'hésitez pas à faire escale dans ces musées

Petit tour du monde culturel

 


 
 

Henri Matisse aux Pays-Bas

Annie Leibovitz en Angleterre

Cliquez sur les photos. SVP !

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04/01/2009

Tour du monde de la Saint Sylvestre.

EN IMAGES

Fanfare aux Etats-Unis, dragons à Hanoï, amoureux à Moscou... Les images du monde à la veille de la nouvelle année. Voir

14:36 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |