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25/04/2011

Notre foi en la Résurrection.

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"Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici mais il est ressuscité." (Lc 24, 5-6)

Notre foi en la Résurrection n’est pas une foi théorique. La foi en la Résurrection est quelque chose qui nous saisit, et qui nous donne alors dans notre corps de savoir que nous ressusciterons dans la totalité de notre personne.

C’est notre vie qui va témoigner, dans la relation que nous avons avec notre corps, que ce corps est appelé à la vie et à la résurrection.
Il s’agit d’en faire le témoin de la lumière divine.

Écouter et découvrir…

11:43 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans COMBAT SPIRITUEL., CONSEILS SPIRITUELS., CONVERSIONS, LES BLOGS AMIS., MÉDITATIONS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

20/04/2011

Les intégristes catholiques blessent le Christ à coup de tournevis et de marteau.

Nous réclamant du Christianisme social, nous voulons dire notre tristesse et notre colère après la tentative de destruction de deux photographies d'Andres Serrano à Avignon. Nous soutenons le Musée d'Avignon et ses personnels dans la réouverture de l'exposition, nous nous étonnons devant la tiédeur des services de l'Etat dans la protection de l'exposition et la poursuite des délinquants, et nous interpelons les représentants des cultes pour qu'ils sortent de leur silence assourdissant en condamnant clairement ces actes et en désavouant l'évêque d'Avignon pousse au crime.

Toute personne a le droit de dire publiquement son désaccord avec une autre expression publique. Au-delà, la société française a fait le choix de ne restreindre la liberté d'expression que dans des cas limités, comme l'incitation à la haine contre un groupe en raison de son appartenance à une race, une religion ou une autre spécificité supposée. Comme citoyens, nous sommes inquiets de groupes religieux – et l'arbrisseau fondamentaliste musulman cache la forêt intégriste catholique - qui voudraient aller au-delà en imposant par le harcèlement et la violence un délit de blasphème. Certains d'entre-nous ont été victimes de ce type d'agression quand ils ont décidé de prier dans un cadre oecuménique pendant l'hiver 2009 avec des malades du Sida dans une église catholique parisienne. Nous soutenons le photographe Andres Serrano dans sa liberté d'artiste à s'exprimer.

Comme croyants issus d'une religion minoritaire, nous nous rappelons que ce délit de blasphème a dans l'histoire servit à torturer, exiler,  condamner à mort des centaines de milliers d'athés et de croyants qui n'avaient que le tort d'être minoritaires. La liberté d'expression publique de la pluralité des convictions – même minoritaires, même scandaleuses - est un acquis sur lequel il faut rester inflexible. De ce point de vu, les attaques récurrentes contre des musulmans minoritaires de la part des gouvernements successifs est un signe aussi inquiétant que l'activisme liberticide de l'extrême-droite chrétienne.  Nous soutenons le chrétien Andres Serrano dans sa liberté de dire sa foi à sa manière.

Comme chrétiens, nous lisons dans les évangiles un christ blessé, torturé et mis à mort : le mettre dans un verre d'urine nous le rappelle quand la symbolique des crucifix s'est émoussée à force de banalisation idolâtre. Nous lisons dans les évangiles un christ blasphémateur qui bouscule les évidences bigotes des croyants de son temps : nous remercions Andres Serrano comme Charlie-Hebdo des interpellations salutaires qui nous empêchent de nous endormir ou pire de nous transformer en croisés d'une soi-disante vérité que pourtant Dieu seul connait. Comme chrétiens, nous croyons en un Dieu vivant pour nous, Christ ressuscité, nous disant que la vie est désormais plus forte que toutes les formes de morts y compris sociales, économiques, culturelles, obscurantistes, sexistes ou homophobes : l'attitude courageuse du Musée d'Avignon est pour nous un très beau signe de résurrection à quelques jours des fêtes de Pâques.

Les intégristes catholiques ont blessé une deuxième fois le Christ à coup de marteau et de tournevis, les amoureux de l'art et de la liberté d'expression, croyants ou non, ont redit qu'il était vivant. Le message de Pâques reste toujours aussi radical, subversif et au-delà de tous les cadres et les enfermements.

Paris, le 20 avril 2010.

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Le Christianisme social est un mouvement d'origine protestante né à la fin du XIXe siècle désirant confronter la foi chrétienne avec son environnement social, économique, politique, culturel et écologique et poser des paroles, des signes et des gestes de libération. Il a été relancé le 2 octobre 2010 à Paris.

www.christianismesocial.org

 

 

20:01 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRISTIANISME SOCIAL., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

12/04/2011

Dieu au sourire d'enfant.

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Dieu est présent dans le sourire d'un enfant,
Il est Amour aussi dans le coeur des grands,
Sera-t-Il écouté de par le Monde ?
Sera-t-Il aimé de façon féconde ?

La réponse est en l'Homme telle une question,
La question est en l'Homme telle une passion,
Il suffit d'ouvrir son âme au vent de l'Esprit,
Il suffit de s'émerveiller aux murmures de la Vie,
De retrouver cet enfant endormi au fond de Soi,
De brûler au feu de son Amour crépitant de Foi,
De vivre en Harmonie avec nos forces et faiblesses.

Car, l'enfant qui s'éveille n'est nullement tristesses,
Mais Joie d'exprimer la Tendresse avec innocence,
D'une âme pure qui ose se reconnaître telle qu'elle est,
Dans les yeux du Dieu vivant au centre de nos réalités,
Avec le regard d'un enfant blessé mais aimé à jamais.

Telle est notre certitude face au Père qui ne saurait,
Nous abandonner quand nos coeurs se confondent,
Dans les bras de Son Espérance intense et profonde.


Bruno Leroy, éducateur de rue

Voir la vidéo du jour

 

10/04/2011

Un texte de Bruno Leroy à méditer ...

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    CoopBelSud-diaporamas et présentations flash

    "LA PRIERE, SUBSTANCE DE NOTRE VIE" un texte de Bruno Leroy à méditer ... Être Salésienne Coopératrice, Salésien Coopérateur de Don Bosco, ...
    www.coopdonbosco.be/.../index.html -
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08/04/2011

Ce que l’on apprend au coeur de la crise.

“Pourquoi rester ici à attendre la mort ?” 2 Rois 7.3 saparole.com

Les armées syriennes assiégeaient Samarie où les habitants étaient en train de mourir de faim. Quatre lépreux qui, en raison de leur maladie, devaient vivre en dehors des murailles de la ville, survivaient d’habitude en mangeant les maigres restes de pain que les habitants de la ville leur jetaient du haut des remparts chaque jour. Mais maintenant avec la famine qui sévissait dans la ville, plus rien ne leur était jeté.

Ils se dirent alors : “Pourquoi rester ici à attendre la mort ?” Aussi décidèrent-ils de faire quelque chose : “Ils se levèrent donc au crépuscule, pour se rendre au camp des Syriens ; et lorsqu'ils furent arrivés... voici qu'il n'y avait plus personne. Le Seigneur avait fait entendre dans le camp des Syriens un bruit de chars et un bruit de chevaux, le bruit d'une grande armée... A la nuit tombée, ils s'étaient donc enfuis pour sauver leur vie ; ils avaient abandonné leur camp... laissant sur place les tentes, les chevaux et les ânes. Les quatre lépreux... entrèrent dans une tente, où ils mangèrent et burent ce qu'ils y trouvèrent ; puis ils emportèrent de l'argent, de l'or et des vêtements qu'ils allèrent cacher... Puis ils se dirent l'un à l'autre : Nous n'agissons pas bien ! Cette journée est une journée de bonne nouvelle... Venez maintenant, allons faire rapport à la maison du roi” (2 Rois 7.5-9).

Cette histoire nous enseigne trois vérités importantes : tout d’abord que la crise devient notre alliée lorsqu’elle nous pousse à agir, d’une manière ou d’une autre, pour nous sortir d’affaire. C’est seulement quand nous sommes vraiment fatigués de nous sentir abattus et déprimés, que la situation commence à s’améliorer ! La deuxième vérité, c’est que Dieu commence à agir pour notre bien lorsqu’Il nous voit faire le premier pas de foi. Les seules choses qui risquent de limiter le déploiement de Sa puissance, ce sont nos doutes, notre entêtement ou notre complaisance. Sa parole affirme : “C'est pourquoi le Seigneur attend pour vous faire grâce...” (Esaïe 30.18). La troisième vérité c’est que lorsque Dieu veut nous bénir richement, nous n’avons pas le droit de garder Ses bénédictions pour nous seuls. D’autres personnes autour de nous ont besoin de ce que Dieu nous a accordé et nous devons le partager avec elles, au moment opportun. 

 Bob Gass.

 

21:04 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Notre foi, comment progresse-t-elle ?

21:00 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

02/04/2011

Des « enfants de lumière ».

Avant même d’approcher l’aveugle pour le guérir, Jésus déclare à ses disciples : « Je suis la lumière du monde ». C’est là une affirmation capitale. Qu’est-ce que Jésus veut dire en se présentant ainsi ? Se présente-t-il comme un principe statique d’illumination qui attirerait à lui ceux qui passivement se laisseraient éblouir par son éclat ? Stoïques ou gnostiques ne parlent-ils pas aussi de la lumière d’une intelligence divine qui attire l’homme, à la manière dont une lampe attire les papillons ?

Le verset 4 de ce chapitre 9 de saint Jean dissipe là-dessus tout risque de malentendu. Il nous révèle que seul Jésus est la vraie lumière qui, comme le dit le Prologue de saint Jean, « éclaire tout homme » (Jn 1,9). Nous découvrons tout d’abord que Jésus est « toujours à l’œuvre », et que Jésus est venu réaliser cette œuvre dans le monde à un moment précis de son histoire : « Pendant qu’il fait jour ». Jésus nous explique que cette œuvre n’est pas la sienne mais celle « de Celui qui l’a envoyé , c’est-à-dire celle de son Père qui est aussi notre Père : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché, mais c’est afin que soient manifestées en lui les œuvres de Dieu » (Jn 9,3).
Quelle est donc cette œuvre de Dieu, cette œuvre du Père ? Dans le discours du Pain de Vie, Jésus nous donne la réponse : « L’œuvre de Dieu c’est que vous croyiez en Celui qu’il a envoyé » (Jn 6,29). Encore faut-il reconnaître, « voir », en Jésus et en ses œuvres la volonté du Père réalisée dans le monde.
Apparaît ici la synonymie johannique entre le « voir » et le « croire ». D’ailleurs, n’est-ce pas la pierre d’achoppement sur laquelle buttent les pharisiens qui dans cette péricope refusent de « voir » le miracle, autrement dit refusent de « croire » en Jésus et en sa mission de salut ? Une fois de plus, nous sommes renvoyés au Prologue : « Le Verbe était la lumière véritable qui éclaire tout homme ; il venait dans le monde. Il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l’a pas reconnu » (Jn 19-10). A l’inverse, l’aveugle guéri reconnaît en Jésus, qu’il « voit » maintenant, le Fils de l’homme. Et il peut confesser : « Je crois Seigneur » et se prosterner devant la divinité du Fils de Dieu.

De la lumière à la foi ou de la foi à la lumière qui désormais rayonne du visage de l’aveugle c’est le même mystère qui se présente à nous : celui de notre baptême, sacrement de notre foi.

 


En effet, nous avons été illuminés de cette lumière qui resplendit du visage du Christ le jour de notre baptême. Elle nous a guéris de l’aveuglement de notre péché. Elle nous a transformés à un tel point qu’à notre tour, nous sommes devenus des êtres de lumière. N’est-ce pas ce que nous rappelle saint Paul dans la deuxième lecture de ce jour : « A présent, vous êtes lumières dans le Seigneur » (Ep 5,8) ? Oui, en étant baptisés dans le Christ, nous qui auparavant étions ténèbres, nous sommes devenus lumières. Depuis ce jour béni, nous sommes donc des êtres radicalement nouveaux.

 


Le baptême n’a donc rien d’un rite purement extérieur. « Etre lumière » ne signifie pas que le baptisé se trouverait dans la lumière comme l’est quelqu’un qui est éclairé par une source extérieure à lui. « Etre lumière » renvoie bien davantage à une transformation profonde et intérieure. Le baptisé illuminé de la présence de Dieu, est transfiguré par cette lumière qui désormais rayonne à partir de son être personnel. Il est une lampe qui désormais possède, grâce au Seigneur qui en est la source, la force et le pouvoir de luire et d’éclairer lui-même.

Dire que les chrétiens, par leur baptême, sont devenus des « enfants de lumière » (Ep 5,8) est une autre manière de dire qu’ils sont devenus « enfants de Dieu » (1 Jn 3,1). Le véritable enfant de Dieu est un enfant de lumière qui brille et fait resplendir la lumière du Père du Père qui se reflète sur le visage du Christ. Celui qui est rené de Dieu pour la lumière ne peut faire autrement que de transmettre aux autres cette lumière de la foi qui lui a été donnée. Conformément à la volonté du Père, il porte ainsi un « fruit de lumière » (Ep 5,9) et contribue à chasser toutes ténèbres du monde.

Voilà, en ce Carême, une belle exhortation à ne pas laisser sans effet la grâce reçue à notre baptême. Frères et sœurs, comme nous y invite saint Jean Chrysostome, « soyons lumière, comme les disciples l’ont appris de celui qui est la grande Lumière : ‘Vous êtes la lumière du monde’. Soyons des luminaires dans le monde en tenant haut la parole de vie, c’est-à-dire en étant puissance de vie pour les autres. Partons à la recherche de Dieu ; partons à la recherche de celui qui est la première et la plus pure lumière » (Saint Jean Chrysostome, Sermon sur le saint baptême 25).


Frère Elie.

14:24 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., LES BLOGS AMIS., MÉDITATIONS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

28/02/2011

LE DÉCÈS D'ANNIE GIRARDOT.

     
La comédienne Annie Girardot est décédée
 Plus d'informations sur leParisien.fr

18:30 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans ARTISTES., LES BLOGS AMIS., PRESSE. | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

26/02/2011

D’où viennent nos divisions, nos oppositions, nos conflits ?

D’où viennent nos divisions, nos oppositions, nos conflits ? De nos divisions, nos oppositions, nos conflits intérieurs, que nous projetons - individuellement et collectivement - sur notre entourage ! « Aucun homme ne peut servir deux maîtres », nous dit Jésus ; et pourtant, combien de faux maîtres n’avons-nous pas ? Tantôt nous aimons l’un et détestons l’autre, tantôt nous nous attachons à ce dernier et méprisons le premier. Nous sommes sans cesse en contradiction intérieure, divisés entre nos multiples appartenances contradictoires.
Jésus choisit pour exemple l’argent, qui constitue le paradigme de nos convoitises, puisqu’il donne accès à l’avoir, au pouvoir et à la gloire selon ce monde. Ce n’est pas l’argent en tant que tel qui est mis en cause : s’il n’existait pas, il faudrait réinstaurer le troc - ce qui ne serait probablement guère mieux. Mais c’est notre relation à l’argent que Jésus critique : de serviteur, ou plutôt de moyen d’échange de biens et de services, il est devenu une fin en soi, un absolu, c’est-à-dire une idole. Lorsque Jésus met en accusation « l’argent trompeur » (Lc 16, 9), il dénonce le mensonge qu’il représente : ces quelques pièces de métal éveillent en nous des désirs inavouables, qui sont à mettre en lien avec le péché des origines. Coupés de Dieu, nous sommes enfermés dans nos peurs : peur de l’avenir, peur de l’autre, peur de la maladie, peur des imprévus, peur des revers de fortune ; aussi sommes-nous en quête de sécurité, d’assurances en tous genres, que nous espérons trouver dans l’argent, supposé nous prémunir de tous les aléas de la vie.
Illusoire le repos qui prétend se fonder sur l’abondance matérielle ! Souvenons-nous du propriétaire dont les terres avaient beaucoup rapporté et qui se disait : « Te voilà avec des réserves en abondance pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence. Mais Dieu lui dit : “Tu es fou : cette nuit même, on te redemande ta vie. Et ce que tu auras mis de côté, qui l’aura ?” ». Et Jésus de conclure : « Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu » (Lc 12, 16-21). Heureux celui qui peut dire avec le Psalmiste : « Je n’ai de repos qu’en Dieu seul, mon salut vient de lui : lui seul est mon salut, la citadelle qui me rend inébranlable » (Ps 61) ; il ne sera pas déçu, car il a mis dans le Très-Haut son espérance. Cela ne signifie pas qu’il sera à l’abri des épreuves, mais celles-ci vérifieront la qualité de sa foi, de sa confiance en Dieu : « Mes frères, quand vous butez sur toute sorte d'épreuves, pensez que c'est une grande joie. Car l'épreuve, qui vérifie la qualité de votre foi, produit en vous la persévérance, et la persévérance doit vous amener à une conduite parfaite ; ainsi vous serez vraiment parfaits, il ne vous manquera rien » (Jc 1, 2-4).
Mais pour faire confiance au Seigneur, il nous faut d’abord nous laisser guérir de notre défiance envers le Dieu rival, jaloux de notre bonheur, cette idole monstrueuse qui tyrannise notre cœur depuis que le Serpent a perverti en nous l’image du Dieu Père. Les quelques versets du prophète Isaïe que la liturgie nous propose en première lecture sont un véritable antidote contre ce venin : « Jérusalem disait : “Le Seigneur m’a abandonnée, le Seigneur m’a oubliée”. Est-ce qu’une femme peut oublier son petit enfant, ne pas chérir le fils de ses entrailles ? Même si elle pouvait t’oublier, moi, je ne t’oublierai pas. Parole du Seigneur tout-puissant ». Où est-il le paternel tyrannique qui nous enferme dans la peur ? Cette idole n’a jamais existé que dans notre cœur blessé par le mensonge de l’Ennemi ; la peur de Dieu est l’ivraie la plus redoutable que le malin ait semée dans le champ de nos vies. Elle pousse avec le blé et menace de l’étouffer ; mais le seul moyen de l’empêcher de nuire, ce n’est pas de l’arracher au risque d’arracher aussi les épis, mais c’est de promouvoir la croissance du bon grain, en fortifiant notre foi par l’écoute de la Parole et l’accueil de l’Esprit d’amour dans la prière et les sacrements (cf. Mt 13, 24-30).
Notre-Seigneur ne nous demande pas de nous retirer du monde (sauf vocation particulière) pour bannir tout usage de « l’argent trompeur » (Lc 16, 9). Ce que Jésus récuse, c’est de servir l’argent et de lui être asservi, au lieu de nous servir de l’argent pour faire le bien. Notre relation à l’argent - comme toutes nos relations d’ailleurs - doit être ajustée à la Révélation du vrai visage de Dieu : « Votre Père céleste sait ce dont vous avez besoin ». Notre-Seigneur veut nous conduire de l’état d’esclave de l’argent trompeur, à celui de fils dans la maison de son Père.
C’est donc une double idolâtrie que Jésus dénonce, l’une entraînant probablement l’autre : l’idolâtrie d’un Dieu lointain, exigeant, indifférent aux besoins de l’homme ; et l’idolâtrie de l’Argent. Il n’est pas impossible que la seconde ne soit qu’une compensation pour l’insatisfaction engendrée par la première. Telle est l’attitude des « païens » qui ignorent le vrai visage de Dieu, et continuent de s’inquiéter quotidiennement quant au boire et au manger. Celui qui se sait fils du Père, travaille certes pour subvenir aux besoins des siens, et participe au bien commun de la société à laquelle il appartient ; mais il le fait dans la liberté filiale, c’est-à-dire dans la certitude que Dieu est avec lui dans son effort comme dans son repos, dans ses succès comme dans ses échecs professionnels. De maître, l’argent peut devenir serviteur parce que dans son rapport à Dieu, le croyant est passé de la servitude au service, de la peur à la confiance filiale. Son souci n’est plus de sauvegarder sa vie - il sait maintenant qu’il la reçoit à chaque instant de son Père comme un don d’amour - mais de travailler pour établir la justice du Royaume, c’est-à-dire de rendre à chacun ce dont il a besoin afin qu’il puisse vivre dans la dignité de fils de Dieu ; à commencer par ceux qui lui sont les plus proches : ceux qui lui sont confiés et qu’il est chargé de servir.

« “Tu es vraiment saint, Dieu de l’univers, et toute la création - les oiseaux du ciel et les lys de la terre - proclament ta louange ; car c’est toi qui donnes la vie, c’est toi qui sanctifies toutes choses, par ton Fils, Jésus-Christ Notre-Seigneur, avec la puissance de l’Esprit Saint” (Pr. Euchar. n° 3). Donne-moi assez de confiance pour te confier demain, et ne chercher jour après jour que ton Royaume et sa justice, en assumant la peine quotidienne de son enfantement. »



Père Joseph-Marie.

14:13 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

25/02/2011

Laissez les enfants venir à moi.

On présente à Jésus des enfants pour qu’il les touche dans un geste de protection et de bénédiction. Mais les disciples interviennent. Comment oser déranger le maître pour imposer les mains à ces enfants, à ces petits ! N’a-t-il pas des choses beaucoup plus importantes à faire ?
La résistance des disciples va amener Jésus à déclarer : « Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent »
Jésus révèle ici que le royaume de Dieu appartient à ceux qui sont comme des enfants. C’est comme si nous nous retrouvions devant une nouvelle béatitude : « Heureux les enfants car le Royaume des cieux est à eux ! »
Percevoir cela comme de l’infantilisation serait se méprendre. Jésus veut seulement mettre en évidence l’écart qui existe entre les adultes qui au nom de leurs compétences et de leur expérience revendiquent une proximité avec lui et les enfants qui semblent jouir gratuitement de cette proximité.
Etre fils du Royaume n’est donc pas quelque chose que l’on acquerrait au moyen de ses propres forces ou capacités. Etre « fils du Royaume » est avant tout un don gratuit de Dieu. Pour posséder le Royaume et accueillir le don de notre filiation divine, il faut avant toutes choses nous reconnaître totalement dépendants de notre Père céleste, comme les enfants se reconnaissent totalement dépendants de leurs parents.
Ajoutons que c’est seulement l’Amour qui fournit à l’enfant le critère de discernement de ce qui lui est proche et de ce qui lui est étranger. Saint Jean Chrysostome affirme : « Même si se présentait à lui une reine avec un diadème, l’enfant préfèrerait sa maman fusse-t-elle vêtue de haillons. »
L’adulte a souvent des motivations intéressées pour s’attacher l’amitié de quelqu’un. Marcher à la suite de Jésus durant sa vie publique pouvait représenter un attrait non négligeable� Nous sentons combien de telles considérations sont bien loin de celles qui peuvent habiter l’esprit des enfants.
« Seigneur, à l’image des enfants, puissions-nous entrer dans cette spontanéité et cette totale dépendance de l’Amour vis-à-vis de toi. Le cœur ainsi ouvert, nous pourrons à travers ta personne nous recevoir comme fils du Père et nous voir déjà communiquer la félicité et la joie que nous possèderons en plénitude lorsque nous le contemplerons face à face dans le Royaume des cieux. »



Frère Elie.


19:37 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |