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31/03/2006

LE RAT DES CHAMPS.

L'avantage d'être rat des champs, c'est qu'on ne se trouve pas bloqué dans la circulation par les manifestations diverses. Ceci pour dire quelques mots de tout ce bruit autour du CPE : qu'on puisse et doive modifier cette loi paraît évident. Ainsi, il me semble que deux ans pour juger de quelqu'un est un temps clairement trop long. Mais la question que je me pose concerne la précarité : les gens rêvent-ils tous d'un emploi stable à vie ? Dans ce cas, ils rêvent vraiment, depuis le plus profond des sommeils, puisque les temps sont plutôt à la mobilité et à la plasticité ! Et ces dizaines de milliers de jeunes Français qui partent tous les ans travailler à l'étranger l'ont bien compris : ils n'ont pas froid aux yeux et vont affronter des conditions autrement précaires que chez nous ! Mais personne n'en parle, ni ne cite leur courage et leur détermination. À force d'être assistés, n'oublie-t-on pas que la vie est une aventure ? Ce qui n'évacue pas les problèmes du chômage et de l’emploi, mais permet de les regarder en face et donc, très pragmatiquement, de les résoudre.
Comme le disait le psychiatre et hypnothérapeute Milton Erickson : « Votre problème, c'est votre solution ! » Nous nous trompons d’abord - et chacun à sa façon -, là où nous pensons justement travailler à une solution ! Ah, les choses ne sont pas forcément simples ! Qu'en penses-tu mon cher cousin ?

Mon cher cousin des champs,
Rassure-toi, vieux, nous n’avons pas été si bloqués que ça pendant les journées de manif. D’abord, parce qu’il est aujourd’hui possible, dans beaucoup de professions, de travailler à distance, depuis chez soi - il suffit d’un ordi et d’un branchement mail et hop, le rat est content ! Mais la partie la plus jeune de ma tribu - tu sais que c’est une belle tribu - n’a pas eu trop de problème non plus, alors même qu’il était hors de question de rester à la maison : elle s’est même fort réjouie de ce qui se passait dehors, en allant bruyamment manifester dans les rues de la capitale. Je me suis d’ailleurs bientôt retrouvé avec plusieurs vieux et vieilles rats et rates soixante-huitard(e)s de mes ami(e)s, échangeant nos impressions sur le fait que nos rejetons avaient pris notre place sur le pavé. Impressions assez diverses, allant de la franche inquiétude de certaines mères à l’incontrôlable fierté de tel ou tel ex-rongeur trotskiste, racontant comment son fiston l’avait appelé, avec son super portable permettant d’envoyer des images à l’autre bout du monde, depuis la place de la Sorbonne où il se trouvait « héroïquement encerclé », avec plusieurs centaines de ses camarades, par les troupes patibulaires du terrible Sarko. Au moment des faits, la mère du garçon (seize ans) ne parvenait pas, elle, à joindre son fiston, car ce dernier, sitôt qu’il voyait le mot « maman » s’allumer sur son téléphone, s’empressait de ne pas répondre à l’inévitable commandement maternel à rentrer illico. Par contre, quelle joie pour lui de répondre à « papa », pour raconter à ce dernier comment, lui aussi, à son tour, se trouvait à présent sur le front brûlant du Quartier Latin - allant jusqu’à filmer avec son portable, à destination de son père, la façon dont ils dépavaient la place (c’est surtout le premier pavé qui est dur à extirper, ensuite, toute la rue se détricote facilement) : en s’aidant des grilles de fer arrachées du pourtour des arbres, vieux truc d’émeutier, que lui avait précisément expliqué (enseigné !) son paternel qui, à présent, dans un bon resto bourgeois, nous narrait l’aventure d’un air hilare... Transmission du savoir, que veux-tu. Passage de relais. Chaîne admirable de la Tradition, reliant les générations les unes aux autres à travers l’espace-temps et faisant de nos enfants les descendants très loin de Spartacus lui-même…
Bon, allez, OK, j’arrête de rigoler. Mais je ne me moque pas entièrement, figure-toi. Car, même si Daniel Mermet, le fameux journaliste fétiche de France Inter (ce vieux rat que j’ai connu jadis), m’exaspère souvent par son côté politiquement correct - tellement, mais tellement correct, bon Dieu, plus correct que ça, tu meurs ! -, j’ai malgré tout compris ce qu’il voulait dire quand, dans un moment d’exaltation comme il en a souvent sur les ondes nationales, il s’est exclamé : « Ah, quelle joie de voir une nouvelle génération descendre dans la rue et découvrir la conscience politique ! » Sur le coup, il m’a agacé. Quand on entend le mot « conscience » au sens fort, franchement, quelle conscience ont développé nos enfants - qu’ils soient pour ou contre le gouvernement d’ailleurs - en ce début de printemps 2006 ? N’étant pas né en France, ayant grandi dans une culture internationale et européenne, j’ai facilement tendance à trouver, comme la plupart de nos voisins, que les Gaulois sont décidément d’incroyables baratineurs illusionnistes, qui se prennent eux-mêmes au piège de leurs boniments d'éternels révoltés... toujours emplis du rêve de devenir fonctionnaires ! Tu me parles de compatriotes expatriés : ma tribu d'origine vit aux quatre coins du monde et ne cotise à aucune sécurité sociale - les vertiges des petits frenchs d'aujourd'hui les consternent, ou les font éclater de rire ! Bref, j'en étais là...
Et puis j’ai revu ma position sur un point qui me semble crucial. Celui de la transmission, justement, du rituel de passage.
Que les grandes manifs lycéennes et estudiantines servent de rite initiatique, c’est évident, tout le monde le dit. Il ne s’écoule pas cinq ans que, hop ! faut y aller ! c’est quasi obligé, quels que soient le parti au pouvoir et la réforme proposée - avec toujours une référence forte au passé : pour les soixante-huitards, c’était un mélange imaginaire de Résistance au nazisme, de Manifeste surréaliste et de Révolution culturelle chinoise (sic) ; pour les jeunes d’aujourd’hui, une version tout aussi imaginaire de Mai 68, revu et corrigé à la façon hip-hop des ghettos américains (de toute façon, que nous le voulions ou non, nous sommes des rats de plus en plus américanisés, mais c’est une autre question). Bref, il y a du rituel de passage dans l’air. Et c’est là que je voudrais en venir.
As-tu lu « Une boussole pour la vie » de Fabrice Hervieu-Wane ? C’est un bouquin qui parle justement du manque grave de rites de passage dans notre société et de la nécessité d’en réinventer (éd. Albin Michel) si nous voulons que la civilisation perdure et surtout évolue. C’est pas évident mais passionnant. Hervieu-Wane est un excellent journaliste des questions de jeunesse. Il commence par parler des rites initiatiques qui, dans les sociétés traditionnelles, te font passer de l’âge d’enfant à celui d’adulte. Mais tout de suite, tu vois le hic : dans la brousse africaine, on me l’a bien expliqué quand j’y faisais des reportages, c’est un passage net, tu es soit enfant, soit adulte, ce sont deux statuts bien tranchés, avec leurs droits et leurs devoirs archi clairs. Or nous, modernes post-modernes, nous avons inventé une dimension radicalement neuve, qui n’existe nulle part ailleurs : la jeunesse, ce long passage qui va de la pré-adolescence à la pré-maturité et où droits et devoirs se télescopent dans un joyeux bordel…
C’est l’une des pierres d’achoppement, qui nous interdit de transposer directement le schéma des rites de passage traditionnels dans notre monde. Il y en a d’autres. Je ne t’en citerai qu’une, de taille, mais qui, elle, pourrait être très empiriquement être éliminée, ouvrant la voie à une nette amélioration des choses… sais-tu où ? Dans le monde du travail. Ce qui est à l’ordre du jour, à une époque où la question du travail angoisse tellement les jeunes gens.
C’est la psychologue-coach Maryse Delarue qui en parle excellemment, dans cet excellent livre, "Une boussole pour la vie". Cette femme a passé des années dans le monde de l’entreprise française. Sa principale mission était d’y convaincre les patrons et leurs cadres de faire bon accueil aux jeunes arrivants. Elle avait en effet constaté que, non seulement cet accueil manquait dans énormément de boites, mais qu’il était même souvent remplacé par son inverse pur et simple : une sorte de mise en quarantaine préalable. Le nouvel arrivant, qu’il soit diplômé ou pas, est a priori suspecté d’être incompétent, tire-au-flanc et arrogant. Il faut donc d’emblée lui faire comprendre qu’il a intérêt à se tenir à carreau. Ça paraît fou, mais Maryse Delarue (dont l’un des fils fait une belle carrière à la télé) semble très sérieuse : dans beaucoup d’entreprises, les seniors ont a priori peur des juniors (qui vont leur piquer leurs places) et auraient plutôt tendance à leur tendre des pièges qu’à les aider. C’est totalement stupide. La plupart des jeunes gens sont bourrés d’énergie et d’enthousiasme, surtout s’ils viennent de décrocher un premier job. Mais accueillis par une douche froide, ils ne mettent pas deux ans pour devenir comme les plus vieux : aigres, méfiants et revanchards. C’est pourquoi cette psy du travail a installé, dans pas mal de boites, des rites de passage, où les seniors accueillent les juniors de façon sereine et responsable : en transmetteurs de savoirs et de connaissance. Cela demande naturellement des seniors bien dans leurs baskets. Et là, bien sûr, le serpent se mord la queue, parce que des jeunes humiliés et mal accueillis deviendront des vieux amers qui, à leur tour, ne comprendront pas la génération montante, etc. J’en suis convaincu : l’un des problèmes de l’Occident actuel, ce ne sont pas ses jeunes, mais ses vieux, qui ne jouent pas bien leur rôle. Nous avons beaucoup de vieux sportifs et de vieux beaux (belles), mais pas assez de vieux sages ! Pas assez de visions sublimes de vieillards admirables ! Pas assez de Mathusalem passés au-delà de l’apparence des choses. La forme du monde à venir, ce sont principalement les jeunes. Mais les responsables du monde présent, ce sont principalement les vieux.
Hugh !
Embrasse ta rate.

( source : Nouvelles clés ).

20:05 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN | Lien permanent | Commentaires (11) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

UNE MALADIE MORTELLE...

Je pense que le découragement est une maladie mortelle qui n’est pas seulement universelle, mais aussi très contagieuse. Avez-vous déjà remarqué que quand vous passez votre temps avec quelqu’un qui est découragé, vous vous découragez vous aussi ?

Mais on peut aussi guérir du découragement!

J’ai une fois parlé aux Dodgers de Los Angeles avant un match. Le Dodger vétéran Bill Russell fit une déclaration que je n'oublierai jamais. Il a dit, "les Gagnants – les pros - ne renoncent jamais lors d’une crise. Ils continuent, et ils la surmontent."

Donc une des clefs pour soigner le découragement est la patience – surmontez-le !

Mais il y a quelque chose d'autre que vous pouvez faire tout de suite pour aider à parer cette maladie.

Vous pouvez faire une petite sieste.

Parfois la chose la plus spirituelle que vous pouvez faire est tout simplement d’aller au lit. C'est parce que quand vous êtes physiquement épuisé, il est dur d'être émotionnellement et spirituellement en forme. Le célèbre entraîneur de football Vince Lombardi a dit, "La fatigue fait de nous tous des lâches." C'est vrai. Il est étonnant de voir combien les choses apparaissent meilleures après une bonne nuit de sommeil.

Si vous êtes découragés en ce moment, il se pourrait que vous n’ayez rien à changer à votre ministère; peut-être avez-vous juste besoin d'un peu de repos.

Même le sol a besoin de repos. Les fermiers le savent; donc ils font tourner leur récolte et laissent systématiquement une partie de leur terre en jachère. Ils le font parce que la terre qui a été au repos donne une moisson plus grande.

In 1898 Frederick W. Taylor a fait une étude scientifique sur le lieu de travail et la productivité. Savez-vous ce que son étude a prouvé? Que les gens produisent plus s'ils ont des pauses périodiques et c’est ainsi que la pause-café est née.

Le repos est spirituel : "Dieu veut que ses bien-aimés obtiennent leur repos approprié." (Psaume 127:2) Certains d'entre vous doivent le souligner et le mettre sur votre réfrigérateur. La Bible dit qu’il est vain pour vous de vous lever tôt et vous coucher tard.

En voici encore un : " Tes mains m'ont créé, elles m'ont formé; Donne-moi l'intelligence, pour que j'apprenne tes commandements! " (Psaume 119:73) Quelles sont ses lois pour le corps ? Mangez sainement, bien dormir, faire de l’exercice et se détendre. Le repos est si important, en fait, que Dieu le met dans les Dix Commandements. Il a dit, " Mais le septième jour, tu te reposeras. "

N'ignorez pas ce que Dieu a établi : c'est la première étape pour éviter le découragement. Une bonne nuit de sommeil fait une grande différence. Et vous ne savez pas à quel point votre humeur peut changer, même après un petit somme.
TOP LEADER.

19:54 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans SPIRITUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

CHIRAC DEVRAIT PROMULGUER LE CPE !

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Après que les "Sages" du Conseil constitutionnel ont validé "sans réserve" le projet de loi instaurant le contrat première embauche, la balle est dans le camp de Jacques Chirac. Le président de la République, qui s'exprimera publiquement ce soir, pourrait annoncer la promulgation de la loi sur l'Egalité des chances, tout en invitant les syndicats et les étudiants à une vaste consultation, une sorte de "Grenelle social". Au cœur de la réunion: la question de l'emploi des jeunes.
Les syndicats ont d'ores et déjà indiqué, de manière unanime, qu'ils ne voulaient pas de ce sommet, dont le nom fait référence à la négociation qui avait réuni, au lendemain des événements de mai 1968, l'ensemble des partenaires sociaux au ministère du Travail, rue de Grenelle.

Pour Jacques Voisin, président de la centrale syndicale chrétienne (CFTC), cette rencontre a posteriori n'aurait "pas de sens (...) dès l'instant où la loi sera promulguée, où le CPE y sera intégré". François Chérèque, le patron de la CFDT, a indiqué pour sa part qu'il ne se rendrait à une négociation qu'à condition "qu'il y ait avant un deuxième débat à l'Assemblée, donc une suspension de fait du CPE", ajoutant que si Jacques Chirac décide de promulguer la loi, "il tournera le dos à tous ses discours depuis cinq ans, toutes ses promesses sur le dialogue social qu'il doit respecter".

Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a mis en garde contre une "épreuve de force" en cas de promulgation, une décision qui, selon les Verts, "serait irresponsable". Les partis de gauche doivent se réunir ce matin pour adopter une déclaration commune.

Les cinq confédérations CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC engagées dans le conflit depuis deux mois aux côtés des étudiants et lycéens et des syndicats non confédérés - FSU, Solidaires, Unsa - doivent se retrouver aujourd'hui après la déclaration du président de la République.

La mobilisation pour une nouvelle journée d'actions, mardi prochain, s'est poursuivie, avec l'appel à la grève dans les transports - à Air France, à la RATP et à la SNCF - et dans la fonction publique, à l'Education nationale notamment.

Etudiants et lycéens ont multiplié hier les blocages de lycées, mais aussi de routes et de voies ferrées, avec des dizaines d'interpellations à la clef.

19:18 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans POLITIQUE. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

LES DIX COMMANDEMENTS D'UN ENFANT.

  1. Mes mains sont petites, ne vous attendez donc pas à la perfection quand je fais mon lit, quand je dessine ou que j’envoie un ballon.  Mes jambes sont courtes, ralentissez pour que je puisse vous suivre.
  2. Mes yeux n’ont pas vu le monde comme vous; laissez-moi l’explorer en toute sécurité, mais sans interdits inutiles.
  3. Il y aura toujours des choses à faire à la maison, mais moi je ne suis jeune que pour quelques années.  Prenez le temps de m’expliquer les choses, avec patience et bonne volonté.  Ce monde semble si merveilleux !
  4. Je suis fragile, même si je ne le montre pas.  Soyez sensibles à mes besoins, à ce que je ressens.  Ne vous moquez pas de moi sans arrêt.  Traitez-moi comme vous aimeriez être traités ou mieux, comme vous auriez aimé être traités quand vous aviez mon âge.
  5. Je suis un cadeau de la nature; traitez-moi s’il vous plaît comme tel.  Je suis responsable de mes actions, mais c’est vous qui me donnez l’exemple et convenez avec moi de règles, avec amour.
  6. J’ai besoin de vos encouragements pour grandir.  Mettez la pédale douce pour les critiques.  Souvenez-vous, vous pouvez critiquer ce que je fais sans me critiquer, moi.
  7. Donnez-moi le droit de prendre des décisions moi-même.  Autorisez-moi à expérimenter l’échec, pour que j’apprenne de mes erreurs.  De cette façon, je serai prêt à prendre plus tard les décisions que la vie me demandera de prendre.
  8. S’il vous plaît, cessez de me comparer.  Je suis unique.  Si vous avez des attentes trop fortes pour moi, je ne me sentirai pas à la hauteur et cela minera ma confiance en moi.  Je sais que c’est difficile, mais ne me comparez pas à ma sœur ou à mon frère.
  9. N’ayez pas peur de partir ensemble pour un week-end.  Les enfants ont eux aussi besoin de vacances, sans leurs parents, tout comme les parents ont besoin de vacances sans leurs enfants.  En plus, c’est une façon de nous montrer combien votre relation est forte et combien vous vous aimez.
  10. Apprenez-moi la méditation ou la prière.  Montrez-moi l’exemple en vous recueillant vous aussi.  J’ai besoin moi aussi d’une dimension intérieure.

18:33 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans Prières. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

LA LIBERTÉ SPIRITUELLE.

La liberté spirituelle parfaite est une impossibilité absolue de mal choisir. Lorsque tout ce que nous désirons est vraiment bon, et que le choix que nous faisons non seulement tend vers le bien, mais l’atteint, nous sommes libres parce que nous faisons tout ce que nous voulons, et que chaque acte de notre volonté aboutit à une parfaite exécution.

La liberté ne consiste donc pas à établir une sorte d’équilibre entre nos bons et nos mauvais choix, mais à aimer et accepter ce qui est vraiment bon, à détester et à refuser ce qui est mauvais, de sorte que tout ce que nous faisons est bon et nous rend heureux, et que nous refusons, repoussons et ignorons tout ce qui pourrait nous conduire au malheur, aux illusions et aux peines. Seul l’homme qui a rejeté si complètement tout mal qu’il est incapable de le désirer est complètement libre. Dieu, en qui ne se trouve absolument aucune ombre ou possibilité de mal ou de péché, est infiniment libre. En fait, Il est la Liberté. Seule Sa volonté est indéfectible. Toute autre liberté peut se tromper et se détruire par un choix erroné. Toute véritable liberté est un don surnaturel de Dieu, une participation à Sa propre Liberté essentielle par l’amour qu’Il inspire à nos âmes, en les unissant à Lui d’abord par l’accord total, puis par l’union transformante des volontés.

L’autre liberté, la prétendue liberté de notre nature, c’est-à-dire l’indifférence à l’égard de choix bons ou mauvais, n’est qu’une disponibilité attendant d’être transformée par la grâce, la volonté et l’amour surnaturel de Dieu.

Tout bien, toute perfection, tout bonheur, se trouvent dans la volonté de Dieu infiniment bonne, parfaite et sainte. Et comme la véritable liberté n’est que la possibilité de désirer et de choisir, toujours, sans erreur, sans défaillance, ce qui est bon, la liberté ne se trouve que dans une union et une soumission parfaites à la volonté de Dieu. Si notre volonté suit la sienne, elle atteindra le même but, jouira de la même paix et sera remplie de même bonheur infini. Aussi la définition la plus simple de la liberté est-elle celle-ci : être libre, c’est faire la volonté de Dieu. Résister à Sa volonté, ce n’est pas être libre ; il n’y a pas de vraie liberté dans le péché.

Il existe certains avantages dans ce qui entoure le péché -dans les péchés de la chair il y a par exemple les plaisirs de la chair. Mais ce ne sont pas ces plaisirs qui sont mauvais. Ils sont bons, voulus par Dieu, et même lorsqu’on en jouit contre la volonté de Dieu, Il permet cependant cette jouissance. Mais bien que ces plaisirs, en eux-mêmes, soient bons, c’est la volonté qui les recherche dans des circonstances contraires à la volonté de Dieu qui devient mauvaise. Et comme cette direction de la volonté est mauvaise, elle n’atteint pas la fin qu’elle se propose. C’est pourquoi ne trouve-t-on finalement aucun bonheur dans le péché.

Imbéciles que nous sommes ! Nous avons fait, en réalité, ce que nous ne voulions pas faire ! Dieu nous a laissé le plaisir, parce que telle était Sa volonté : mais nous avons négligé le bonheur qu’Il nous destinait en plus du plaisir, ou peut-être le bonheur plus profond qu’Il voulait nous donner sans le plaisir, et qui le dépassait de beaucoup !

Nous avons mangé l’écorce et jeté l’orange. Nous avons gardé le papier qui n’était qu’un emballage, et nous avons jeté l’écrin, la bague et le diamant. Et maintenant que le plaisir -qui a toujours une fin- est terminé, nous n’avons pas le bonheur qui nous aurait enrichis pour toujours. Si nous avions pris (ou refusé) le plaisir comme Dieu le voulait pour notre bonheur, nous aurions encore ce plaisir en même temps que notre bonheur ; il ne nous quitterait pas et nous accompagnerait partout, dans la volonté de Dieu que nous aurions accomplie. Car un homme sain d’esprit ne peut jamais regretter sérieusement un acte fait consciemment, en union avec la volonté divine.

La liberté est donc un talent donné par Dieu, un instrument de travail, l’instrument qui nous permet de construire nos vies, notre bonheur. Ne sacrifions jamais notre véritable liberté, car y renoncer c’est renoncer à Dieu même. Ce qu’il faut sacrifier, c’est la fausse spontanéité du caprice, la pseudo- liberté du péché. Nous devons défendre notre liberté au prix même de notre vie, car c’est ce que nous avons le plus précieux. C’est elle qui fait de nous des personnes ressemblant à l’image divine. L’Église, société surnaturelle, a, comme principale mission, de préserver notre liberté spirituelle d’enfants de Dieu. Combien peu le comprennent !

Bruno LEROY.

12:00 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CONSEILS SPIRITUELS. | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

LA PENSÉE DU JOUR.

La pensée du jour
« Par sa façon d’être là, l’homme transforme la pièce où il se trouve en porcherie ou en temple. »
K-G. Dürckheim

11:53 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LA PENSÉE DU JOUR. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Déprime ou dépression : reconnaître les symptômes.

« La dépression est une maladie de l'humeur qui se manifeste par un manque de désir, un ralentissement et une tristesse pathologique ». résume le Dr Frédéric Raffaitin. Pour la diagnostiquer, il existe une classification. C'est le DSM IV (Diagnostical and Statistical Manual of Mental Disorder) reposant sur 9 critères précis. Quand 5 symptômes perdurent pendant quinze jours, cela signe la dépression (voir ci-dessous). Le dépressif est submergé par la tristesse. Il marche au ralenti, connaît des problèmes de concentration et de mémoire et surtout, il culpabilise. Il perd toute estime de lui. Sur le plan physique, il est épuisé, il est réveillé à 4 ou 5 heures du matin et est incapable de se rendormir. Très souvent, il perd l'appétit, sa libido est en berne et il se détourne de ses activités favorites. 11 n'a plus goût à rien. Dans certains cas. le patient alterne des phases d'excitation excessive et d'abattement intense (on parle alors de « maladie maniaco-dépressive »).

Critères d'un épisode dépressif (DSM IV)

1. Humeur dépressive présente toute la journée, tous les jours.
2. Diminution de l'intérêt ou du plaisir pour diverses activités.
3. Augmentation ou diminution de l'appétit, tous les jours.
4. Insomnie ou hypersomnie presque tous tes jours.
5 . Agitation ou ralentissement psychomoteur.
6. Fatigue ou perte d'énergie tous les jours.
7. Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive.
8. Diminution de l'aptitude à penser ou à se concentrer ou indécision.
9 . Pensées de mort, idées suicidaires récurrentes, tentatives de suicides
.

Quand la maladie avance masquée

Malgré cet inventaire des différents symptômes, 50 % des dépressions ne sont pas soignées. Soit parce que le diagnostic n'a pas été établi, soit parce que la personne n'est pas venue consulter. La dépression est en effet du genre sournois. Elle peut se dissimuler derrière un trouble bénin. C'est la dépression masquée, une affection qui échappe à toute classification. Cibles privilégiées ? Les personnes âgées, mais aussi les hyperactifs, ces cadres dynamiques qui se dopent volontiers pour tenir la cadence. « Trois symptômes permettent de la débusquer répond le Dr Henri Rubinstein, neurologue : la fatigue chronique, les douleurs (articulaires. dorsales), les troubles digestifs persistants. Généralement. la personne consulte un généraliste. En l'absence de tristesse ou de perte de motivation, ce dernier lui prescrit des antalgiques ou des anti-inflammatoires. Ce qui est spécifique de cette dépression, c'est que ces traitements symptomatiques s'avèrent totalement inefficaces. » Le malade est alors soumis à une batterie d'examens radiologiques : un scanner pour une migraine, une fibroscopie pour ses maux d'estomac... En vain ! Aucune anomalie n'est détectée. C'est à ce moment-là qu'il faut penser à la dépression masquée. Le diagnostic établi, le malade doit prendre conscience que « son corps parle », parce qu'il est mal dans sa tête. S'il l'accepte, il a franchi un grand pas. Déceler une dépression masquée, c'est éviter de sombrer dans la véritable maladie. A un stade avancé, elle peut donner naissance à des idées suicidaires, danger n° 1 de la dépression. Sur les 22 000 suicides enregistrés chaque année, de 50 à 70 % sont imputables à cette maladie.

Des déprimes très féminines

La déprime n'est pas toujours d'ordre psychologique. L'équilibre hormonal est parfois en cause :

- Le syndrome prémenstruel : qui se manifeste par des mini-épisodes dépressifs au 15ème jour du cycle en fait partie. La raison ? La modification du taux d'hormones qui joue le rôle de détonateur chez les femmes sensibles aux troubles de l'humeur.

- Le baby-blues : signe aussi la survenue d'une mini-dépression, sans gravité. Trois jours après l'accouchement, le moral est au plus bas, les pleurs se succèdent et la fatigue est à son apogée. Le traitement : la maman doit être dorlotée et rassurée sur ses capacités à être mère.

- La ménopause : détraque l'humeur, rend irritable et insomniaque en raison du bouleversement hormonal et de la baisse des oestrogènes. Le traitement substitutif est un bon rempart à la dépression, les oestrogènes ayant un effet bénéfique sur l'humeur", précise le Dr Lemoine.

La dépression saisonnière

Débutant fin septembre, elle touche 18% de la population dont 80 % de femmes. Responsable ? Le manque de lumière. Les symptômes : envie de dormir, besoin de manger du sucré et prise de poids. Le traitement : des séances de photothérapie (expositions à la lumière à l'hôpital ou chez soi).

Les avancées scientifiques

Pourquoi un événement dramatique ne déclenche-t-il pas toujours une dépression et qu'à l'inverse, des situations d'apparence banale entraînent-elles des dépressions graves ? On l'ignore, mais plusieurs pistes sont avancées.

- La piste neuronate : la dépression serait due à une mauvaise communication entre les neurones. C'est la découverte des antidépresseurs qui l'a mise en évidence, puisqu'ils agissent sur deux neurotransmetteurs : la noradrénaline et la sérotonine.

- La piste génétique : la dépression" maniaco- dépressive » est héréditaire. Les enfants d'un maniaco-dépressif ont dix fois plus de risques d'être malade que la population générale. Mais environnement, mode de vie et événements jouent un rôle important dans le déclenchement de la maladie.

- Dernière découverte, la piste chronobiologique : il y aurait une relation entre la dépression et notre température. « La température corporelle diminue la nuit de 1 ou 2°C et augmente le jour. Seuls les déprimés perdent ces rythmes, note le Dr Lemoine. Résultat, les rythmes du sommeil ne sont plus respectés et le dépressif est à moitié éveillé la nuit et à moitié endormi le jour. » En plus d'un traitement antidépresseur, on conseille une douche chaude ou un exercice physique au réveil pour faire remonter la température.

La transmission nerveuse

Les neurones reçoivent des informations et les transmettent à d'autres neurones par l'intermédiaire des synapses, point de jonction entre deux neurones. La synapse a trois parties : l'une émet les neuromédiateurs, l'autre les libère et la troisième les reçoit. Au moment de la libération des neuromédiateurs, certains sont recapturés.

L'action des médicaments

Les antidépresseurs facilitent la transmission des neuromédiateurs.
1) En empêchant la dégradation des vésicules contenant les neuromédiateurs.
2) En stimulant la libération des neuromédiateurs.

3) En empêchant leur recapture, permettant ainsi un influx nerveux normal.

Top Santé.

11:51 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans PSYCHOLOGIE. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

30/03/2006

Un jour d'Espérance viendra.

Un jour viendra le monde sera Lumière,
Amour du Christ sur cette terre,
Répandu en nos âmes offertes,
De cette offrande viendra la Paix,
Et le sourire des enfants apaisés,
Ce jour viendra je le sens en mon coeur,
Où les hommes parleront sans peur,
Ils auront dans leur conscience,
La voix de Dieu telle une Présence,
Ce jour viendra où le temps s'écoulera,
Comme une rivière de miel dans notre ciel,
Ce jour sera la réponse du grand Appel,
Et le soleil soudain s'ouvrira sur nous,
Cette brûlure incandescente d'Amour,
Fera monter notre joie pour toujours,
Dans la substance de l'éternel Amour,
Que Dieu en Son Esprit donnera au matin,
Si nous continuons à vivre cette flamme,
Qui consume les guerres infâmes,
Nos prières auront la saveur du Bonheur,
La Foi de la joie sans égale et partagée,
Le rire est contagieux pour qui se sent aimé,
Un jour viendra notre monde aura la Face
Du Christ qui demeure l'Ami de la Vie,
Et tous les hommes seront frères sans races,
Des amoureux de l'Univers et de l'espace,
Et si nos prières commençaient,
A donner quelques bienfaits...
Puisque ce jour qui viendra,
Commence aujourd'hui par la Puissance,
De Notre Amour pour Jésus-Christ.
Nous sommes faits à Sa ressemblance,
C'est à jamais notre chemin d'Espérance.
Amen !

Auteur : Bruno Leroy, éducateur de rue

18:33 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans POÉSIE SPIRITUELLE. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

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Bruno LEROY.

17:30 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (4) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

BLOG DE JOSIANE LA PURETÉ D'UNE ÂME.

Image extraite du Blog de Josiane.

Josiane s'est lancée depuis peu dans l'ouverture d'un Blog. Il lui fallait, comme bon nombre de croyantes et de croyants, à la fois partager ses doutes et ses certitudes.
Le Blog de Josiane éclate de pureté par l'intensité des prières et supplications. La splendeur des images illustre bien une Foi profonde.
Josiane, c'est la pureté de l'âme qui s'adresse à Dieu selon la température du moment. Elle sait que la Vie est un combat et qu'il serait vain de baisser les bras alors que, la prière permet de recouvrer des forces disparues.
Son Blog est frais comme la rosée du matin qui vient se déposer sur la beauté des fleurs. La Foi de Josiane embellit notre vie de chaque instant, tant elle est profonde.
Il est bon d'aller se ressourcer chez Josiane et même discuter sur les articles et prières proposés. Son coeur est immense et elle vous répondra avec toute sa chaleur Humaine.
Josiane est également une chrétienne engagée auprès des plus petits, puisqu'elle est Membre d'Honneur du Service éducatif et action sociale en faveur des jeunes paumés.
Son Blog parle de notre vie de chrétiens et de chrétiennes qui se battent avec les armes de la Foi contre l'incohérence de notre société et des relations Humaines.
Ses écrits sont à méditer sur le lien ci-dessous :

Photo extraite du Blog de Josiane.

 

Bruno LEROY.

17:20 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |