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31/05/2006

VISITEZ CHERE GOSPA !

Juin
>"Face à la mer" : un poème qui témoigne d'une grande espérance face à la mort : ICI
-
Mai
>"Marie, toujours Vierge ?" : la suite d'un compte-rendu d'une série de conférences du père Daniel Ange sur Marie. A ne manquer sous aucun prétexte : ICI
             

13:37 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

LA PENSÉE DU JOUR.

La pensée du jour
« Ce monde est beau. Je bénirai la vie. »
Arthur Rimbaud

11:23 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LA PENSÉE DU JOUR. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

LA VISITATION.

La salutation de l’ange Gabriel à Marie annonçait l’accomplissement des prophéties de la Première Alliance : « Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi » (Lc 1, 28-33). La joie messianique peut enfin éclater. La fille de Sion, Marie, porte en son sein le Messie, le Fils du Très haut venu sauver son peuple (Cf. Lc 1, 32). Elle est la nouvelle Arche d’Alliance qui contient en elle la présence de Dieu.
A ce titre, on peut établir un parallèle entre la montée de Marie en Judée chez Elisabeth et le transfert de l’Arche d’Alliance par David vers Jérusalem après sa reprise aux Philistins (Cf. 2 S 6). Dans l’exclamation d’Elisabeth : « Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » (Lc 1, 43), n’entendons-nous pas celle de David qui s’écriait : « Comment ai-je ce bonheur que l’Arche du Seigneur entre chez moi ? » (2 S 6, 9) Dans la joie de cette même Elisabeth lorsqu’elle voit venir à elle sa cousine, ne retrouvons-nous pas celle du peuple de Jérusalem et de David qui chantaient et criaient leur allégresse à l’arrivée de l’Arche ? David qui danse devant l’Arche n’annonce-t-il pas aussi le tressaillement de Jean-Baptiste sous l’action de l’Esprit Saint dans le ventre de sa mère ? Remarquons enfin que tout comme l’Arche, à son arrivée à Jérusalem, allait demeurer trois mois chez Obededom qui allait voir ainsi toute sa maison bénie (2 S 6,11-12), de même Marie va demeurer trois mois chez Elisabeth et, bénie entre toutes les femmes par le fruit béni de son sein, va attirer la bénédiction de Dieu sur la maison de Zacharie.
Marie, fille de Sion et demeure de Dieu, représente aussi le peuple d’Israël qui voit son Seigneur venir planter sa tente au milieu de lui. Cette identification de Marie à Israël, structure tout le cantique du Magnificat que l’évangile de ce jour nous donne la joie de réentendre.
Ce dernier commence par l’action de grâce de l’humble servante qui réfère toute louange à Dieu seul : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur... » Cette action de grâce personnelle va devenir ensuite action de grâce collective de tout le peuple : « toutes les générations me diront bienheureuse ». L’exultation de Marie s’achève enfin avec la figure d’Abraham : « Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à jamais. » De Marie à Abraham, de l’accomplissement à l’origine première de la foi dans la promesse, c’est toute l’histoire du salut qui est ici récapitulée dans toutes ses dimensions, personnelles et communautaires.
En Jésus, le Fils de Dieu devient fils de Marie et Dieu vient résider au sein de son peuple. Désormais, le lieu de l’Alliance vivante de Dieu avec son peuple n’est plus l’Arche de bois mais l’esprit et le corps de la Vierge qui le reçoit.
Devant la grandeur du mystère de salut qui s’est accompli il y a deux mille ans et qui s’actualise aujourd’hui encore pour nous, laissons-nous saisir par la joie de Marie et d’Elisabeth. Avec Jean-Baptiste, tel un nouveau David, bondissons de joie à l’accueil du Verbe incarné qui vient visiter son peuple. Oui, derrière cette jeune femme qui vient rendre visite à sa cousine, c’est le Verbe qui visite son précurseur et qui, en le consacrant et le sanctifiant par l’Esprit, prépare les visites du Verbe au sein de la Nouvelle Alliance.

« Seigneur, avec Marie, ton humble servante, nous te glorifions pour cette merveille. Donne-nous cette grâce de l’humilité, de la pauvreté de cœur, pour que nous sachions reconnaître dans la banalité d’un tel événement la réalisation d’un si grand mystère. Sans aucun mérite de notre part, tu es venu nous sauver pour nous donner part à ta divinité et à ton éternelle sainteté. Avec Marie, nous chantons : « Le puissant fit pour moi des merveilles, saint est son nom ». Oui Seigneur, en ce jour, nous invoquons ton Nom qui est saint. En lui, notre esprit exulte et notre âme est en fête, car il est le seul Nom qui nous sauve : Yeshua, Dieu Sauveur. Amen, Alleluia. »

fr. Elie

10:24 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans SPIRITUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Aimez vos ennemis !

 "Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent " (Mt 5.43) Si l'enseignement révolutionnaire de Jésus-Christ était appliqué partout dans le monde, notre planète pourrait devenir une oasis de paix. Le récit vrai qui suit remonte à la Seconde Guerre mondiale.
En 1944, je fus condamné à mort par une cour martiale. Toutefois, comme j'avais une femme et quatre enfants, ma peine fut changée en un emprisonnement dans un camp spécial. Neuf mois après, je ne pesais plus que 39 kilos et mon corps était couvert d'ulcères. J'avais le bras gauche cassé et on laissait la fracture guérir sans aucun soin. Le soir de Noël, alors que je me trouvais dans la baraque des prisonniers, en compagnie d'autres, le commandant me fit appeler. Lorsque je me présentais, je le trouvais attablé devant un plantureux repas de réveillon. Il m'obligea à me tenir au garde-à-vous pendant tout le temps qu'il mangeait et mit une heure à tout manger. C'était une façon de me torturer, car cet homme savait que j'étais chrétien et que je parlais de Jésus-Christ à mes compagnons de misère. Dans mon coeur, j'entendis la voix de Satan, qui me dit: - Crois-tu toujours au Psaume 23: "Le Seigneur est mon berger, je ne manquerai de rien " ? J'élevais mon coeur dans la prière, et je dis en toute confiance: - Oui, j'y crois ! Un soldat entra, apportant une tasse de café fumant et des gâteaux.
Puis le commandant se tourna vers moi et dit: -Ta femme est une très bonne cuisinière. Depuis sept mois, elle t'envoie chaque mois un colis de pâtisserie, que j'apprécie énormément chaque fois! Je savais que ma femme et mes quatre enfants, au cours de cette guerre, manquaient de nourriture, et que ma femme devait avoir pris sur ses maigres rations la farine et le beurre pour faire des gâteaux. Cet homme se gavait donc de la nourriture dont mes enfants étaient privés. Satan parla de nouveau à mon âme: - Déteste! Hais-le!, Maudis-le! - Une fois de plus, je priais Dieu et je ne ressentis pas la moindre haine pour lui dans mon coeur. Mais combien je désirais qu'il me donnât, ne fût-ce qu'un tout petit morceau de gâteau, pas pour le manger, mais tout simplement pour le regarder et me rappeler les visages de mes enfants!
Hélas, l'homme mangea tout et me lança de nouveaux sarcasmes. - Commandant, lui dis-je, comme vous êtes pauvre! Moi je me considère riche, parce que je crois en Dieu, et Jésus-Christ m'a sauvé de mes péchés. A ces mots il entra dans une violente colère, me lança une bordée d'injures et me renvoya à la baraque. A la fin de la guerre, je fus relâché comme les autres prisonniers. Dès cet instant, je me mis à la recherche de mon tortionnaire. La plupart des officiers qui avaient commandé les camps de déportation avaient été fusillés, mais j'appris que mon homme avait réussi à prendre la fuite grâce à un astucieux déguisement. Pendant une dizaine d'années, je poursuivis mes recherches, et découvris finalement le lieu où il habitait. Accompagné d'un autre chrétien, je me rendis chez lui. Au premier abord il ne sembla pas me reconnaître. - Vous souvenez-vous de Noël 1944 ? dis-je. Je suis le matricule 175 ! - Il devint blême et se mit à trembler. Sa femme qui se tenait à côté de lui, fut saisie d'une peur panique. - Etes-vous venu ... vous venger ? - Il y a dix ans que je vous cherche! Répondis-je. - J'ouvris un paquet que nous avions apporté, en sortis un grand gâteau, et demandai à la femme de nous faire du café. Ensuite, tous les quatre, nous bûmes le café et mangeâmes le gâteau. Le visage inondé de larmes, l'homme me demanda pardon. - Je vous ai pardonné à cause de Jésus-Christ à l'instant même où vous m'aviez persécuté, lui dis-je. - Environ deux ans plus tard, cet homme et sa femme mirent leur confiance dans le Seigneur Jésus-Christ et devinrent, avec leur famille, des chrétiens rayonnants.
Erino DAPOZZO (1907-1974)

07:10 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans TÉMOIGNAGES. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

30/05/2006

Face à la mer...

Face à la mer
Je voudrais mourir le corps face à la mer,
Entendre les gens rire de ce fait divers,
Je voudrais entrer dans cet autre univers,
Les yeux retournés au-dedans de moi-même,
Entendre le silence m'inspirer quelques vers,
Goûter à ta Présence une dernière fois,
Pleurer dans les bruits indigestes d'autrefois,
Comme si m'absenter devenait un problème,
Pour l'Humanité qui se fiche de ma peau,
L'amour ne meurt pas quand il est cultivé,
L'amour c'est toi c'est moi en cette éternité,
Je voudrais tant revivre tout ce que j'ai raté,
Et puis, je me dis qu'il est venu ce souffle,
S'arrêter au bon moment de ma vie,
Les combats sont finis terminés à jamais,
Les souffrances aussi sont en plein trépas,
Que reste-t-il désormais de moi et des années ?
Des joies exprimées au printemps de nos rêves,
Des fleurs parfumées qui n'en finissent pas de mourir,
Des illusions devenues réalités dans les bras du désir,
Je voudrais mourir les yeux ouverts face à l'enfer,
Et dire au diable que la Vie est belle, trop belle,
Au point d'en mourir...
Quand Dieu ne répond pas aux prières suppliantes,
Quand nos cris restent désert au pays de l'absente,
Je ne veux plus mourir car trop d'oiseaux chantent,
Leurs mélodies font rire et apaisent nos âmes,
Le soleil fait du charme aux nuages trop lourds,
Je ne veux que vivre dans l'Amour,
D'un Dieu poète ou troubadour aux tempos rock,
Comme un chanteur revenu sur la scène perdue,
Je veux revenir à la douceur de vivre,
Et ces cruels combats qui nous veulent libres,
Je veux revenir aux prières d'autrefois, aux cantiques,
A cette introspection qui met la vie en musique,
Je voudrais te revoir un instant dans mon miroir,
Et le briser au moment où tu apparais,
Pour tuer le temps et tuer la mort des souffrants,
Oh ! Satan ne vient pas mettre tes doigts dans les miens,
Je les briserai sans pitié pour tes supplices d'esclave,
Je suis à Dieu désormais et rien ne saurait me faire trembler,
Depuis ma tendre enfance je lui ai donné mon existence,
Et depuis mes journées même dans leurs noirceurs,
Ont la saveur des incandescences du bonheur,
J'ai donné sens à ma présence sur cette terre,
En laissant mon esprit glisser dans les doigts,
De la divine Providence qui me procure des joies,
Par-delà toutes souffrances perdues d'avance,
Je veux vivre sempiternellement dans ce regard,
D'Amour que Dieu Seul peut donner,
Et faire de ma mort une immense farce,
Qui fera partir ma chair en fumée,
Juste pour impressionner les spectateurs,
Qui verront sur mes lèvres ce sourire,
Narquois de l'homme qui s'en va,
Vers d'autres chemins et d'autres destinées,
Rien à craindre quand on se sent aimé,
Jusqu'au bout de soi-même,
Suprême sagesse d'une pensée réfléchie,
Aux profondeurs d'une nouvelle philosophie
Celle de Jésus-Christ et de son message de vie,
Tu sais la Foi est une expérience dont on ne revient,
Si tu fais cette rencontre même la mort ne sera rien.
Bruno LEROY.

18:43 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans POÉSIE DE L'INSTANT. | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : SPIRITUALITÉ DE LA LIBÉRATION. |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

HÉRAUTS DE LA FOI.

Mois de Marie à la paroisse St Patrick
Pérégrination dans l’ouest du Canada
Évangélisation dans les écoles

 

 

 

 

 

 

 

 

13:50 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans SPIRITUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

LA PENSÉE DU JOUR.

La pensée du jour
« Le corps est le chemin, pas ce qui doit être écarté du chemin. »
Lee Lozowick

13:42 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LA PENSÉE DU JOUR. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

DIEU AU SOURIRE D'ENFANT.

DIEU AU SOURIRE D'ENFANT
Dieu est présent dans le sourire d'un enfant,
Il est Amour aussi dans le coeur des grands,
Sera-t-Il écouté de par le Monde ?
Sera-t-Il aimé de façon féconde ?
La réponse est en l'Homme telle une question,
La question est en l'Homme telle une passion,
Il suffit d'ouvrir son âme au vent de l'Esprit,
Il suffit de s'émerveiller aux murmures de la Vie,
De retrouver cet enfant endormi au fond de Soi,
De brûler au feu de son Amour crépitant de Foi,
De vivre en Harmonie avec nos forces et faiblesses,
Car, l'enfant qui s'éveille n'est nullement tristesses,
Mais Joie d'exprimer la Tendresse avec innocence,
D'une âme pure qui ose se reconnaître telle qu'elle est,
 Dans les yeux du Dieu vivant au centre de nos réalités,
Avec le regard d'un enfant blessé mais aimé à jamais.
Telle est notre certitude face au Père qui ne saurait,
Nous abandonner quand nos coeurs se confondent,
Dans les bras de Son Espérance intense et profonde.
Bruno LEROY.

13:40 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans POÉSIE SPIRITUELLE. | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

29/05/2006

LA ROSÉE DE L'ESPRIT.

Jésus est tellement absorbé dans sa prière, qu’il semble oublier ceux qui l’entourent : il parle de ses disciples à la troisième personne, intercédant pour eux devant son Père comme s’ils étaient absents. Mais une lecture plus attentive nous permet de découvrir que tout au contraire, c’est parce qu’il s’identifie à eux qu’il parle ainsi. Lorsque Jésus demande au Père de lui donner la gloire qu’il avait auprès de lui avant le commencement du monde, il ne parle pas en tant que Verbe éternel, mais en tant que Verbe incarné. La gloire, c'est-à-dire la participation à la vie divine dans l’Esprit, est de toute éternité le bien propre du Fils unique.

La prière de Jésus consiste à demander que cette gloire resplendisse non seulement sur sa nature divine, mais qu’elle soit également accordée à la nature humaine qu’il assume dans son incarnation. Et comme il récapitule dans son humanité très sainte celle de tous les hommes, c’est la glorification de toute l’humanité qu’il demande à son Père. « Glorifie le Fils jusque dans sa chair, afin que le Fils te glorifie (te rende gloire) par tous les membres de son corps ». Si la gloire est participation à la vie divine qui jaillit du Père ; et si cette gloire en reposant sur le Fils incarné, repose également sur tous ceux qui par la foi lui sont unis, alors il est clair que la victoire du Christ sur la mort est aussi notre victoire : « comme tu as donné au Fils autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donné ». L’œuvre du Fils consiste à faire connaître le nom du Père aux hommes que celui-ci lui avait confiés. C’est ainsi que Jésus a glorifié son Père durant son ministère terrestre : il n’a pas attiré sur lui l’attention de ses disciples, mais les a réorientés vers le Père, qu’ils ont reconnu comme la source de tous les biens qui leur venaient par le Fils. Jésus l’Envoyé du Père est venu rassembler les enfants de Dieu dispersés, afin de les remettre sur le droit chemin de la vérité et de la vie. Bien plus : par ses paroles, ses actions et surtout par le don total de lui-même dans l’amour, il est en Personne ce chemin en tant que Fils unique du Père à l’image duquel nous sommes tous créés.

Ayant « reconnu que Jésus est venu d’auprès du Père », les disciples se sont mis résolument en route à sa suite, « gardant fidèlement sa parole ». Aussi la mission du Verbe incarné prend-elle fin : il nous confie au Père et nous précède auprès de lui pour nous y préparer une place, tandis que l’Esprit chemine avec nous sur la voie tracée par Jésus : « Je prie pour eux : ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi, et je trouve ma gloire en eux ». « La gloire de Dieu, disait Saint Irénée, c’est l’homme vivant (de la vie de l’Esprit reçu du Fils). Cette gloire est partagée par le Père et le Fils puisque l’Esprit est leur vie commune qu’ils répandent à profusion sur tous ceux qui croient en leur bienveillance. Et « la vie de l’homme c’est la vision de Dieu » - dans la foi sur cette terre, en attendant de « le voir tel qu’il est » (1 Jn 3, 2) au-delà du voile de la mort. Mais la foi n’est pas ténèbre : elle est la nuée de l’Esprit qui nous accompagne durant notre traversée du désert, nous éclairant dans la nuit et nous protégeant du soleil brûlant durant le jour. « Or le Seigneur, c’est l’Esprit, et là où l’Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté. Et nous nous reflétons tous la gloire du Seigneur, et nous sommes transfigurés en son image avec une gloire de plus en plus grande, par l’action du Seigneur qui est Esprit » (2 Co 3, 18).

« Père, répands encore sur nous la rosée de ton Esprit Saint, nous te le demandons au nom de ton Fils bien-aimé, Notre-Seigneur Jésus-Christ. Fais descendre sur nous la nuée lumineuse de ta gloire. Rends nous conscients de la responsabilité qui nous incombe de permettre à ton Esprit, par notre docilité à ses motions, d’étendre le règne du Christ par une vie en toutes choses conforme à la sienne. »

Joseph-Marie +

17:27 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Le message de l'Ascension et après ?

Frères et sœurs dans le Christ,
En cette fête de l'Ascension nous célébrons le départ de Jésus présent physiquement sur cette terre. Les apôtres comme ses amis en sont tout perturbés, ils voudraient que le Seigneur change définitivement leur vie, comme on demande à l'autorité - de l'État, de l'Église, de l'école... - de résoudre les problèmes à notre place. Et il ne leur laisse qu'une promesse, celle de voir réalisés par Dieu, miraculeusement pour ainsi dire, les signes qu'ils poseront. En particulier le don de sa force lorsqu'ils lutteront contre le mal : esprits mauvais, serpents, poisons. Et même contre les maladies : "ils imposeront les mains aux malades et les malades s'en trouveront bien". L'Évangile le précise :
"Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s'assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s'en allèrent proclamer partout la Bonne Nouvelle. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l'accompagnaient."
Nous avons là deux raisons d'être en fête en ce jour d'Ascension : notre foi en la Bonne Nouvelle fait de nous, son Église, des témoins sans frontières :"Allez dans le monde entier" et Jésus travaille avec nous dans la lutte contre le mal qui nous écrase. Ce sont deux réalités de notre époque : d'abord, nous le savons par la mondialisation des biens et des communications, nous ne pouvons plus croire et vivre chacun pour soi, garder sa religion, sa conscience en paix comme une propriété privée, voire un privilège national ou confessionnel. Le monde traverse nos propriétés privées où nous croyions être à l'abri des autres; dès l'école primaire les enfants d'aujourd'hui naissent et grandissent dans une culture riche des apports de nombreuses races et traditions. Ce que nous avons vu lors de la mort de Jean-Paul II montre là encore l'intérêt universel pour cet événement catholique, les représentants des autres religions n'étaient-ils pas au premier rang, sur la place saint Pierre, à quelques mètres du cercueil du Pape défunt ?
Il en est de même des multiples formes du mal en notre temps, des séismes comme des attentats, des ruptures familiales comme des affaires d'argent, des échecs professionnels comme des maladies; ce sont les difficultés et le mal-vivre d'une génération qui a besoin de drogues et de cachets pour oublier et ne sait plus affronter le mal. Nul ne peut se résigner à la solitude des anciens ou à des conduites de dépendance des jeunes dont nous savons combien elles nous aliènent dans un équilibre artificiel et éphémère. Et parfois conduisent au suicide moral sinon physique. Vivre le mal sans espoir de quelque amour est invivable, c'est pourquoi la bonne nouvelle du Christ, celle qu'il confie aux siens au jour de l'Ascension, c'est cette passion de révéler l'amour et sa force pour sortir de l'esclavage du mal, pour dominer avec le Christ toute souffrance.
C'est bien cette mission aux dimensions du monde que le Christ a donnée à son Église en quittant son "enveloppe terrestre". Il nous confie aujourd'hui sa parole pour qu'elle devienne un message de liberté, de compassion, de solidarité et d'espérance pour tous les êtres qui en ce temps traversent nos frontières et marchent sur nos chemins. Une bonne Nouvelle d'amour universel pour aujourd'hui. Comme le précise saint Paul : "Au terme, nous parviendrons tous ensemble à l'unité dans la foi...nous ne serons plus comme des enfants, nous laissant secouer et mener à la dérive par tous les courants d'idées...Au contraire, en vivant dans la vérité de l'amour, nous grandirons dans le Christ pour nous élever en tout jusqu'à lui, car il est la tête... Ainsi le corps se construit dans l'amour."
Une paroisse, un diocèse, l'Église elle-même sont des vivants, c'est dire qu'ils grandissent et qu'ils évoluent dans leur vie en changeant; ils grandissent, ils mûrissent, ils transmettent la vie en accueillant d'autres forces, en respirant l'air du monde et en luttant contre tout ce qui menace leur bonne santé. Mais leur vitalité dépend d'abord de leur irrigation sanguine, je veux dire des relations d'amour en vérité qui les animent, leur donnent jeunesse et dynamisme. Sinon à l'image des sarments de l'Évangile, les croyants comme les œuvres se dessèchent et meurent. Benoît XVI souligne dans son encyclique "Dieu est amour", publiée en janvier, que les gens qui sont seulement pieux et se ferment aux autres ne peuvent pas aimer Dieu en vérité. Ils ne peuvent grandir dans le Christ et construire son Église s'il n'y a pas un amour profond et fidèle en eux.
Jésus ressuscité l'annonce aux apôtres, ceux qui deviendront croyants "imposeront les mains aux malades, et les malades s'en trouveront bien." Ce que nous allons maintenant célébrer ici, le "sacrement des malades", est la mise en pratique de ce conseil de Jésus. Nous prions pour nos frères et sœurs, comme nous le faisons à Lourdes d'ailleurs. Que l'Esprit du Seigneur leur dise à la fois la proximité de Jésus à leur souffrance physique ou morale et la fraternité attentive que nous avons pour eux dans le quotidien de notre Église. Afin que la bonne nouvelle soit entendue par ce signe de la présence de Dieu au cœur des souffrances et des misères humaines. C'est la solidarité de Dieu en Jésus, et cela avec tous, qui est le témoignage universel de l'amour de Dieu transmis par l'Église.
Dans une société de la production, de la rentabilité et de la consommation, comme l'était la culture romaine de la force et de la puissance au temps de Jésus, il est essentiel que l'Église soit la main tendue de Dieu à tous ceux que la société a tendance à laisser dans la solitude au bord de la route. C'est cela "confirmer la Parole par des signes" du relèvement et de la guérison de l'homme, c'est la bonne Nouvelle du salut.
Le message de l'Ascension est dans cette annonce d'une présence du Seigneur qui travaille avec nous. Ni sans nous, ni à notre place. Ni comme un juge qui resterait extérieur, ni comme un maître qui nous donnerait des leçons, mais comme un compagnon d'humanité qui nous fait signe pour faire briller dans le ciel des hommes une fraternelle promesse d'éternité. AMEN.

Mgr Defois.

Le 25 Mai 2006.

13:09 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CONSEILS SPIRITUELS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |