03/07/2008
DÉVELOPPER SON ESPRIT CRITIQUE.
- ceux des parents, dont le comportement, bon ou mauvais, a toujours une influence très importante sur celui des enfants, qui nous imprègne en profondeur dès le début de la vie ;
- celui de l’école, où la personnalité des professeurs, comme celle des parents, influence beaucoup les jeunes, et où la manière de présenter certaines matières (histoire, français, philosophie) change beaucoup la manière dont nous pouvons percevoir les choses ;
- ceux de notre entourage, où se trouvent toujours des personnes ayant une forte personnalité, et qui, par conséquent, savent vous faire partager leur manière de penser, et peuvent vous entraîner dans des actions que seuls vous ne feriez jamais ;
- les informations des medias (journaux, radio, télévision), qui nous présentent les événements quotidiens et ce qui se passe dans le monde d’une façon toujours raccourcie, incomplète, avec des titres accrocheurs, et parfois de manière biaisée ou fausse ;
- la publicité, pour nous faire acheter les produits que les fabricants veulent nous vendre, même si on n’en a pas forcément besoin ;
- les films et les séries télévisées, qui nous poussent à imiter ou copier inconsciemment les manières de faire et de vivre qu’on y voit (par exemple, dans les séries américaines, les gens sont toujours en train de boire ou de manger quelque chose, de dire qu’ils sont désolés, de faire des plaisanteries vaseuses, etc) ;
Bref, à toutes les époques de notre vie, nous sommes entourés de messages divers, de toute provenance, et alors il y a plusieurs manières de les assimiler :
- quand on est enfant, les parents et l’école devraient d’abord nous apprendre à réfléchir par nous-mêmes, à forger notre esprit critique, à acquérir un système de valeurs, et non à nous emplir l’esprit de connaissances trop étendues ;
- si on est paresseux, ou influençable, on se borne à croire tout ce qu’on nous dit sans trop se poser de questions, et on peut se retrouver dans la situation d’avoir des opinions différentes à des moments différents : on a alors une mentalité de « suiveur », on est d’accord avec ce que dit ou pense la majorité, ou avec celui qui parle le plus fort ou le dernier, on ne réfléchit pas au fond des choses : en fait, on n’a pas de jugement personnel, et par conséquent pas de personnalité propre ;
- à l’inverse, on peut avoir une forte personnalité, et exprimer des opinions que les autres vont se mettre à partager. Si on se contente alors d’idées simplistes ou fausses, ou de la simple affirmation égoïste de sa personnalité, on va entraîner derrière soi, sur des fausses routes, des personnes plus faibles que soi : c’est le cas des meneurs, des gourous et des chefs de bandes ;
- on peut aussi avoir réfléchi à un sujet donné, et avoir une opinion personnelle, mais sans avoir le courage de l’exprimer si cela diffère de l’opinion commune, pour ne pas se différencier du groupe auquel on appartient : penser différemment est souvent difficile car cela peut conduire à nous mettre en marge, voire nous exclure et nous conduire vers la solitude.
Pour réfléchir par soi-même de la meilleure façon qui soit, il faut donc faire preuve « d’esprit critique ». Cela ne veut pas dire qu’il faut critiquer de manière négative tout ce qu’on voit ou qu’on entend, ni qu’il faut rejeter tout ce qui ne vient pas de soi uniquement, mais qu’il faut, à chaque fois qu’on a un doute ou que se présente un problème nouveau ou important, se mettre à réfléchir, se poser des questions à soi-même en utilisant les ressources de son cerveau et de son expérience propre, se renseigner auprès de diverses sources, questionner les autres en demandant à ceux qui ont des avis différents de dire pourquoi ils pensent comme cela, et ensuite comparer et se faire sa propre idée. Il est vrai que cela demande un certain effort, que ce n’est pas forcément immédiat, que cela peut conduire à entrer en conflit avec des personnes qui n’aiment pas qu’on pense ou qu’on agisse autrement qu’eux-mêmes le font.
Réfléchir par soi-même, c’est donc d’abord avoir le courage de se poser des questions à chaque fois qu’on a un doute, même si cela est parfois difficile, et essayer de se forger une opinion personnelle en s’appuyant sur des arguments sérieux, auxquels on a réfléchi, et sur des valeurs auxquelles on tient. Il faut toujours rejeter, autant qu’on le peut, la facilité qui nous pousse à nous abriter derrière les autres, derrière les idées toutes faites, et remettre en question en permanence les phrases convenues telles que : « on ne va pas se prendre la tête » ou « à la télé ils ont dit que… » ou encore « C’est Tartempion qui l’a dit, donc c’est sûrement vrai », « Tout le monde sait bien que… », etc.
Comment développer son esprit critique ?
- Se demander et demander toujours « pourquoi ?»
- Etre curieux et ne pas avoir peur de demander aux autres
- Ne pas hésiter à poser des questions si on ne comprend pas, même si tout le monde a l’air de savoir et prend l’air entendu, car beaucoup font semblant et sont contents que quelqu’un ose poser une question qu’eux-mêmes n’osent pas poser
- Il faut résister au conformisme dans tous les domaines : idées toutes faites, opinion générale sur un sujet donné, mode, habitudes de consommation, « politiquement correct », etc
- Résister à la facilité de « faire comme tout le monde »
- Eviter de généraliser trop vite des cas particuliers, surtout ceux issus de son expérience propre.
- Savoir prendre du recul, s’arrêter un moment pour réfléchir avant d’agir, ne pas se laisser entraîner à agir sans réfléchir, dans la fougue de la jeunesse, ne pas juger un acte sur la simple apparence
- Essayer toujours de justifier ses opinions par des arguments : je pense ceci parce que ceci et cela, pour telles raisons. Donner ces raisons. Une opinion argumentée est toujours beaucoup plus solide et convaincante qu’une opinion qui ne l’est pas.
- Faire preuve de bon sens, chercher ce qui est simple avant ce qui est compliqué
Qui dit quoi à qui ?
Qui ? Quoi ? Comment ? Où ? Avec qui ? Pourquoi ?
Bruno LEROY.
10:26 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|
02/07/2008
Ingrid Bétancourt : la libération confirmée le 2 juillet?

Si la nouvelle se confirme par les autorités françaises, le retour d'Ingrid Bétancourt en France risque de faire grand bruit dans le pays... et on ne va pas s'en plaindre!
Ce 2 juillet, plusieurs médias annoncent la libération de l'otage française, Ingrid Bétancourt, ainsi que la libération de 14 autres otages dont 3 américains. Enlevée par la guerilla des FARC le 23 février 2002 alors qu'elle était en campagne Présidentielle... c'est après 6 années de captivité qu'Ingrid Betancourt serait libérée.
Lorenzo Delloye-Betancourt, le fils d'Ingrid Betancourt s'est exprimé en ce mercredi soir pour laisser sortir sa joie immense en espérant que l'info se confirme dans les prochaines heures.
"J'ai reçu l'info il y a 5 minutes. Je suis surpris et heureux mais surtout j'espère qu'il ne faut pas juste le prendre au conditionnel et que c'est vraiment la vérité".
A l'heure ou nous écrivons ces lignes, les autorités françaises ne confirment pas la libération...
D'après les dernières informations, le ministre Juan Manuel Santos a convoqué la presse pour annoncer la libération d'Ingrid Betancourt.
22:16 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|
ALLÉLUIA INGRID BÉTANCOURT LIBRE !!!
Hors médias bien sûr, mais une bonne nouvelle : Ingrid Bétancourt serait libre, selon LCI, BFM TV et I-télé (à 21h30). L'info fait la Une de CNN international également.
L'Elysée a confirmé dans la soirée cette info provenant du ministre de la défense colombienne Juan Manuel Santos (conférence de presse). La libération se serait bien passée selon cette source...15 otages libérés : 11 Colombiens, Ingrid et 3 Américains. Ce serait une reddition de commandants de la FARC et non pas une attaque de l'armée colombienne selon monsieur Roubi, porte-parole du comité de soutien à Ingrid Bétancourt. Une opération héliportée, mais pas une attaque.
Les ex otages vont être transférés dans les prochaines heures vers une base militaire. La famille d'Ingrid, reçue au Quai d'Orsay, s'apprête à partir pour la Colombie. Le fils d'Ingrid, Lorenzo, parle d'une joie indescriptible et n'arrive pas à y croire.
Elle avait été enlevée par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) le 23 février 2002.
22:11 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|
Revenu de Solidarité Active (RSA)
Comment favoriser le retour à l’emploi des bénéficiaires du RMI sans les pénaliser financièrement ? Autrement dit, comment mieux combiner revenus du travail et prestations sociales ?
C’est l’objectif du Revenu de Solidarité Active (RSA) : éviter au bénéficiaire du RMI qui retrouve un travail d’être pénalisé par les effets de seuil (qui vont diminuer les aides qu’il perçoit) et ainsi se retrouver, au bout du compte, avec un revenu inférieur à celui qu’il avait avant de travailler.
L’expérimentation du RSA se fera à Louviers et concernera quelques centaines de personnes ; sa mise en oeuvre a été confiée au président d’Emmaüs France, Martin Hirsch, qui préconisait en avril 2005 une quinzaine de mesures pour combattre la pauvreté en France, dont la création du RSA.
En effet, la "commission Hirsch", après 3 mois de travail placés sous le signe de la responsabilité ("Au possible, nous sommes tenus") avait rendu public son rapport sur "la famille, la vulnérabilité et la pauvreté" en avril 2005.
« La commission est partie d’un constat : en France, selon le Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale, un million d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté (Le Monde du 18 février 2004). Et elle a adopté d’emblée un parti pris : plutôt que de faire un rapport d’experts ou d’énumérer les mesures-phares d’un plan miracle, elle a décidé d’embrasser l’ensemble des problèmes soulevés par la pauvreté. »
Elle a ensuite défini un objectif : que la France ne compte plus un enfant pauvre d’ici quinze ans, en 2020. Une fois cet objectif défini, la commission a posé un principe : pour réduire la pauvreté des familles, il faut qu’elles puissent vivre dignement de leur travail.
« Et, dans ce domaine, les politiques publiques se heurtent à un écueil : en France, les bénéficiaires des minima sociaux ont souvent intérêt à ne pas travailler pour ne pas perdre les revenus de la solidarité nationale. », la commission parlant de "trappes à inactivité".
Pour lutter contre cet effet pervers de la solidarité, la commission préconisait le principe d’une "nouvelle équation sociale" consistant à "passer d’un système dans lequel on peut soit relever des prestations de l’assistance, soit entrer dans le monde du travail sans garantie de sortie de la pauvreté, à un système permettant de combiner revenus du travail et revenus de solidarité".
D’où la proposition de créer une nouvelle prestation, le revenu de solidarité active (RSA), qui intègre à la fois les minima sociaux comme le RMI, les aides fiscales comme la prime pour l’emploi et les prestations familiales.
Dans l’esprit de la commission, la création du RSA permettrait également d’endiguer la nouvelle forme de pauvreté que représentent les "travailleurs pauvres" ; ils toucheraient à la fois leur salaire, un revenu complémentaire de solidarité active et des prestations familiales dépendant, comme aujourd’hui, du nombre d’enfants.
Enfin, toujours d’après la commission, cette réforme serait l’occasion de simplifier le maquis administratif de toutes les aides distribuées par plusieurs guichets, en proposant une prestation globale et, ainsi, d’introduire de la souplesse dans les services sociaux.
Telle était la philosophie générale de la ’commission Hirsch’.
Dans un premier temps, Dominique de Villepin (qui s’était donné 100 jours pour gagner la bataille de l’emploi) n’a pas cru bon de retenir l’idée du Revenu de solidarité active. Le 1er septembre 2005, inaugurant la "2ème phase" de sa "bataille", il ne retenait que le renforcement de la Prime pour l’emploi (PPE) et la création d’une prime de 1 000 € pour la reprise d’activité des chômeurs de longue durée avec un accompagnement personnalisé (par qui ?), le tout assorti de sanctions accrues pour les "fraudeurs" (qui sont parfaitement marginaux) ; "Toute fraude entraînera une suspension immédiate des droits à prestation" disait-il à l’attention des bénéficiaires de minima sociaux. Le bâton et la carotte.
Et puis finalement, lors de sa conférence de presse du 6 décembre, le même de Villepin (pas encore tout à fait de guerre lasse, pour cela il faut attendre début avril 2006) réintroduisait le RSA parmi une dizaine d’expérimentations locales que le gouvernement prévoyait de soutenir dans le cadre "de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion". D’où le test grandeur nature de Louviers à partir de juin. Au bout du compte, on n’aura guère perdu qu’une petite année ...
Mais attention : le RSA ne saurait constituer, à priori, une solution miracle pour favoriser l’emploi des plus exclus. Son expérimentation devra être évaluée et son application, sans doute, peaufinée.
Une chose est certaine : il faut rentrer de plain-pied dans le foisonnement d’expériences tous azimuts, vite, concrètement, pragmatiquement, avec néanmoins de l’idéal et de l’humanisme ; parce qu’actuellement on va tout droit dans le mur.
21:36 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|
01/07/2008
LE RSA : RIEN A SIGNALER !

11:18 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|
21/06/2008
JE SUIS VENU TE DIRE QUE JE M'EN VAIS !


20:57 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|
IL EXISTE UN ESPRIT GUY GILBERT.
Pourquoi dit-on qu’il est différent des autres éducateurs ? Simplement, parce qu’il n’a jamais baissé les bras, n’est jamais devenu un technocrate froid. Et surtout, parce que sa Foi indéfectible en l’Humain lui permet de sublimer les méandres les plus horribles de cette société. En chaque être, il sent une part de cristal qui vient du Christ.
Il est arrivé sans faire de bruit tel un souffle dans la nuit. Certains pensent qu’il a une envergure de star, d’étoile inaccessible ou de prêtre-éducateur au dessus de tout. Et pourtant, toute l’humilité s’inscrit sur le visage de Guy Gilbert comme sa Foi dénudée et pure qu’il vit depuis tant d’années. Il ne masque rien et cela fait la grandeur du personnage.
Ses mots sont des couperets contre nos égoïsmes et surtout, contre notre individualisme face au pognon. Il nous invite à partager, à aimer sans mesure. Puis, soudain s’arrête en se posant la question de savoir si tout cela n’est pas utopique. La réponse est affirmative. Voilà donc que, depuis sa tendre enfance, cet homme devenu septuagénaire entretient des utopies pour un monde meilleur !.
Nous pouvons penser, à juste titre, que toutes ses utopies ne sont pas applicables, concrétisables. Détrompez-vous, Guy Gilbert est justement venu ce soir nous démontrer le contraire.
Des jeunes paumés n’ayant plus un seul désir de vivre mais celui de se foutre en l’air. Des jeunes violents car, personne ne les écoute et qu’il faut parfois gueuler sa rage pour se faire entendre. Des jeunes victimes d’un système basé sur le profit qui dealent, volent et parfois tuent pour uniquement s’acheter les dernières fringues du moment...
En face, le Père Guy Gilbert, un Homme de Dieu, un loubard du Christ qui vient leur prouver qu’une autre vie est possible. Il les écoute avec les oreilles de son âme et les regarde avec les yeux de son cœur. Ils se sentent soudainement aimés, ce mot manquait tellement à leur vocabulaire. Construire, pourrait être le mot d’ordre du Père Guy Gilbert. Oui, construire une ferme nommée « Faucon », au lieu de détruire. Construire son avenir comme la plus belle rose au milieu des ordures. S’aimer soi-même pour pouvoir aimer autrui.
Guy Gilbert ne se contente pas de rêver ses utopies, il les apprivoise. Il les offre aux ados pour qu’ils réussissent au moins à se mettre debout face à ce monde pourri par l’argent et le manque de reconnaissance des autres.
Il gueule comme eux devant ce monde inhumain. Il agit pour que le soleil se lève chaque matin sur les ombres endormies.
Il est contagieux de valeurs immortelles , impérissables et les transmet aux Jeunes. Sa Force vient de la prière qu’il récite dès son lever et qu’il achève dans l’Eucharistie. Elle vient également de ses écrits qui lui permettent de prendre du recul face aux problématiques rencontrées. De ses conférences aussi où il peut hurler sa rage de vivre, de combattre, d’aimer selon le cœur de Dieu.
Pourquoi dit-on qu’il est différent des autres éducateurs ? Simplement, parce qu’il n’a jamais baissé les bras, n’est jamais devenu un technocrate froid. Et surtout, parce que sa Foi indéfectible en l’Humain lui permet de sublimer les méandres les plus horribles de cette société. En chaque être, il sent une part de cristal qui vient du Christ. Et c’est en artiste qu’il modèle cette matière première.
Non, il n’est guère différent des éducateurs que je rencontre au quotidien. Simplement, ces derniers sont désabusés par la routine de leurs fonctions. J’ai toujours dit, affirmé, écrit, témoigné que Guy Gilbert était la tête suprême des éducateurs. Il est l’Amour incarné qui veut propager cette dimension de Tendresse sur la terre. Je ne connais aucun travailleur social ayant ce charisme à déplacer des montagnes de haine. Dieu est en lui comme une respiration dans l’infini. Nous l’avons tous et toutes sentis le soir de sa venue à Lille.
Guy Gilbert est reparti après avoir délivré son message. Il est peut-être dans sa permanence parisienne ou dans la Bergerie avec ses Jeunes. Peu importe, même s’il est au Canada, c’est l’esprit Guy Gilbert qui demeure en nos âmes. A nous de rester les veilleurs et transmetteurs de ses convictions inspirées par un Dieu d’Amour. Notre religion sera l’Amour inconditionnel des plus petits en priorité vécu en osmose avec le Christ. Le reste nous sera inspiré... Merci Guy d’être venu nous parler de l’essentiel qui habite nos existences.
Bruno LEROY.
16:19 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|
20/06/2008
Un combat pour nos jeunes, un combat contre les drogues !
Depuis 1987, tous les Ministres de la santé sont extrêmement audacieux et renforcent constamment ce grand projet de santé publique par une politique à l'écoute des citoyens et non uniquement répressive. De plus, dans un souci pédagogique, les ministres tiennent compte de l'évolution des drogues, de leurs pratiques et des risques encourus pour la santé. Cette évolution politique de conscientisation se retrouve dans tous les pays Européens. Cette politique de réduction des risques vient d'être approuvée par les sénateurs qui l'ont inscrite comme la loi de santé publique. En effet, il s'agit bien d'un enjeu de santé publique et non un enjeu uniquement pénal.
Pourquoi la musique Techno fut-elle ainsi le berceau de la drogue et le lieu privilégié pour le combattre ? Il est prouvé que certaines musiques influent sur le système nerveux et peuvent générer de états seconds chez l'être humain. Ce qui est davantage dramatique, c'est que les jeunes en particulier deviennent dépendants inconsciemment de ces états planants, qu'ils compensent par des drogues pour pallier à un manque dont ils sont absolument incapables de trouver l'origine. Pour cette raison, les chrétiens que nous sommes ne doivent pas laisser leurs adolescents combler leurs vides affectifs sur des musiques purement commerciales qui engendrent des risques mortels toxicomaniaques. Les hommes politiques se sont mis à l'écoute de ces jeunes en condamnant la drogue et non les drogués, car on ne punit pas une personne malade. Tout cela n'est que le reflet de notre société en manque de vie intérieure. Redonnons aux ados des projets constructifs, afin qu'ils puissent regarder ensemble dans la même direction et se sentir utiles à la société. Nos politiques européennes comprennent désormais le fabuleux humus que représente la jeunesse pour le monde en devenir. Les chrétiens doivent redonner le sens du beau aux enfants qui les entourent, afin que cette beauté devienne ressourcement dans les moments difficiles, et fasse naître des acteurs de leur propre vie par une culture de l'intelligence. Il nous faut en finir avec cette ambiance dépressive et mortelle qui règne en maître dans le cerveau de nos jeunes et nous devons exprimer la douce musicalité de l'existence par notre Témoignage Chrétien, en disant aux jeunes que la vie est un combat qui vaut la peine d'être vécu, tant il est Beau quand nous lui donnons du sens.
14:38 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|
18/06/2008
NÉCESSAIRE DIMANCHE DU MYSTÈRE.

11:53 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|
27/05/2008
Mondialisation Et Révolution.
Voyons la situation globale de l’humanité, sans considération d’idéologie ni de représentativité, nous constatons que quelques très graves problèmes font l’objet d’un large consensus. C’est d’abord la course aux armements qui, de l’avis de tous, ne mène à rien de bon. Pour la première fois de son histoire, l’humanité a la capacité de se suicider tout entière, avec de nombreuses espèces animales et végétales. Malgré la folie évidente consistant à améliorer en permanence des armes déjà dotées d’un pouvoir destructeur total, la course n’en continue pas moins entre superpuissances et entre nations industrialisées. Même si le petit groupe des personnes disposant de notre sort a la sagesse et la prudence de tout faire pour éviter l’hécatombe finale, il n’en reste pas moins que le coût de l’accumulation des armes est au détriment de la satisfaction des besoins de la majeure partie des populations de chaque pays. Cette réalité est connue de tout le monde. Pourtant la course aux armements continue.
Un autre problème grave, également connu de tous les chefs d’États, est celui de la dette du tiers-monde dont les créditeurs sont les banques et les gouvernements des pays les plus riches. Avec les intérêts de la dette qu’ils versent, les pays pauvres contribuent à la croissance des pays riches. Il y a des années qu’a été dépassé le point d’équilibre entre le montant des intérêts versés et celui des nouveaux prêts affectés aux pays pauvres. Ces nouveaux prêts servent en fait à subvenir aux besoins des pays endettés. Certains responsables des superpuissances envisagent aujourd’hui d’effacer tout simplement les dettes, ou certaines d’entre elles, parc qu’il est devenu impossible de les honorer. Mais pendant ce temps-là, des pays pauvres comme la Jamaïque et la République dominicaine se voient imposer des conditions draconiennes, insupportables pour eux. Au poids de la dette internationale s’ajoute le problème de l’échange inégal dans le commerce international, lequel est la seule source de devises fortes permettant aux pays pauvres de régler leurs intérêts auprès des banques internationales. Le prix des produits exportés par les pays pauvres est fixé par les pays riches, de sorte qu’il n’existe pour les premiers aucune garantie de voir une augmentation de production, par exemple de café ou de sucre, se traduire par une augmentation des rentrées en devises fortes. Parallèlement, la fluctuation des intérêts perçus par les banques sur leurs prêts, en fonction des oscillations du marché financier, ne permet pas aux pays débiteurs de calculer par anticipation le poids de leur dette, ne serait-ce qu’à court terme. Le problème, largement reconnu, est débattu aux Nations Unies et dans d’autres forums, mais on ne voit nulle part la volonté de procéder aux changements qu’appelle un nouvel ordre économique international.
Dans ce cadre plutôt noir de la vie de l’humanité en ce début de siècle, certains secteurs sociaux sont grevés d’hypothèses supplémentaires. Dans certains endroits, l’oppression des femmes est extrêmement lourde, dans d’autres elle l’est moins ; mais à ce jour, il n’existe aucune société où les femmes soient à égalité de pouvoir avec les hommes. Le monde continue d’être gouverné par des hommes, tant dans les grands ensembles que dans les unités familiales ; pour parvenir à des fonctions acceptables, les femmes doivent obtenir l’agrément des hommes au pouvoir. Un changement dans ce domaine exigerait des mutations en profondeur de toutes les organisations sociales. Il y a certes une reconnaissance progressive du caractère inacceptable de la domination d’une moitié de l’humanité sur l’autre, mais il n’y a pas de disposition réelle aux changements nécessaires en ce sens.
Tout ce que nous avons révélé, y compris la famine pour des millions d’êtres humains, est le résultat de l’oppression de quelques-uns sur beaucoup d’autres. L’impuissance des forums internationaux, où un consensus s’est fait sur la nature des problèmes et sur les solutions à y apporter, est due à la pression des intérêts de ceux qui profitent de l’oppression exercée sur d’autres êtres humains. Nous avons constatés en effet que, pour chaque problème, il existe un large consensus quand au caractère moralement intolérable et politiquement invivable de la situation, mais il existe en même temps une incapacité à y remédier. Si le problème ( ou les problèmes ) est celui d’un conflit d’intérêts, l’énergie nécessaire pour trancher ce conflit ne peut alors venir que des opprimés eux-mêmes. Là où il y a oppression, il devra y avoir une lutte pour obtenir les conditions garantissant la Vie : lutte des classes, lutte des races, lutte des nations, lutte des sexes. C’est là une constatation de bon sens, un constat des faits, avant même d’être un impératif moral ou une conclusion scientifique.Nous voyons maintenant que l’avenir de l’humanité dépend de conditions de vie vraiment meilleures pour la majorité des milieux populaires. Ne serait-ce que par simple instinct de survie, l’humanité doit faire le choix prioritaire des opprimés ! Si elle ne le fait pas, nous serons tous, riches et pauvres, condamnés à périr.
Nos sociétés crèvent littéralement sous le joug capitaliste. Notre seule dignité est notre capacité de révolte face à un monde libéral qui ne pense qu’à dominer la conscience humaine en mettant à genoux les plus petits. Il serait temps que nos utopies révolutionnaires deviennent des topies effectives. En refusant, la fatalité d’un avenir impossible, nous maîtrisons notre destin. La première question qui se pose face à une mondialisation inhumaine, est de savoir quelle est ma capacité de révolte. Agir au quotidien, pour rendre le monde plus respirable est déjà un début d’action qui peut devenir contagieux.
Refusons cette complicité des sociétés de merde qui tuent l’Humain qui est en chacun de nous.
Des événements symboliques illustrent cette problématique. La révolution nicaraguayenne, par exemple. Au Nicaragua, en effet, se joue la possibilité de conditions de vie meilleures pour les pauvres, les femmes, dans un pays sous-développé et agro-exportateur au sein d’un monde dominé par les armes, par le pouvoir économique et financier des riches.
Le combat ne se cantonne donc pas dans l’arène politique, il est à mener aussi contre soi-même.
Bruno LEROY.
13:48 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|











