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25/11/2007

Jésus et les enfants.

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 Extrait de Matthieu 18 - versets 2 à 6

"En ce moment, les disciples s'approchèrent de Jésus, et dirent: Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux?

Jésus, ayant appelé un petit enfant, le plaça au milieu d'eux,

et dit: Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux.

C'est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux.

Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même.

Mais, si quelqu'un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu'on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu'on le jetât au fond de la mer.

En ce moment, les disciples s'approchèrent de Jésus, et dirent: Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux?

Jésus, ayant appelé un petit enfant, le plaça au milieu d'eux,

et dit: Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux.

C'est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux.

Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même.

Mais, si quelqu'un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu'on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu'on le jetât au fond de la mer."

Vis-à-vis de l’appétit de puissance de ses disciples, Jésus place l’enfant dans sa vulnérabilité et sa simplicité.

Il dit trois choses essentielles :

  • L’enfant est un exemple à suivre en matière d’humilité.
    L’enfant se caractérise par une certaine simplicité et une ouverture qui le rend disponible et ouvert aux choses spirituelles que nous pouvons lui proposer.

    Il est conscient de ses propres limites et ressent, au moins dans les premières années, un vrai besoin d’aide pour avancer dans la vie. Il est, par définition, dépendant des autres et en particulier de ses parents qui sont là pour le protéger, l’aimer, le nourrir et lui donner l’exemple dont il a besoin pour se comporter dans la vie en tant qu’être social et relationnel.

  • Jésus s’identifie à l’enfant. Ce processus d’identification reste mystérieux, mais en dit long sur l’amour et l’intérêt que Jésus porte aux enfants.
    Cette humilité dont il parlé plus haut les concernant, les rend particulièrement proches de lui et c’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles il est prêt à se mettre à leur place.
  • Mais l’humilité peut engendrer une certaine vulnérabilité. D’où la mise en garde sévère qu’il adresse à tous ceux et à toutes celles (adultes) qui pourraient faire chuter (tomber) un tel enfant.
    Jésus protège donc l’enfant en donnant cet avertissement.
    Cette protection est ensuite étoffée par la présence d’anges qui, apparemment ont un rôle d’intercesseur particulier pour les enfants auprès du Père (Mat 18.10)

Au  verset 14 du même texte, Jésus généralise son appel en montrant combien il est important qu’aucun enfant ne soit livré à l’abandon de son amour.
 

Aujourd’hui, l’Église de Jésus Christ est mandatée pour poursuivre son œuvre commencée il y a plus de 2000 ans. C'est-à-dire communiquer son amour par des gestes concrets et par l'annonce de l'Évangile.

20:40 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

13/11/2007

Mgr Raffin explique pourquoi il refuse son soutien au Téléthon 2007.

Pas de financement de recherches en contradiction avec l’éthique

ROME, Mardi 13 novembre 2007 (ZENIT.org) – A propos du Téléthon français 2007, l’évêque de Metz, Mgr Pierre Raffin, op, déplore « le financement de recherches, si minimes soient-elles, en contradiction manifeste avec l’éthique, même dans un cadre strictement défini par la Loi : le légal en effet n’est pas forcément moral » (http://www.catholique-metz.cef.fr/).

« Tant que l’on n’offrira pas aux donateurs la possibilité de s’opposer à l’affectation éventuelle de leurs dons à la recherche sur les embryons, il m’est impossible de soutenir la campagne du Téléthon », déclare Mgr Raffin.

Il rappelle que « l’embryon humain n’est jamais un objet utilisable au gré d’intérêts divers, même si, parmi ces intérêts, il y a la guérison possible de maladies graves ».

« La campagne du Téléthon 2007, on le sait, est pilotée depuis Metz, rappelle Mgr Raffin. Un fort engagement des médias à la cause qu’il défend a fait que le Téléthon est devenu, depuis sa première édition en 1987, une grande opération nationale de solidarité destinée à financer les recherches susceptibles de guérir les myopathies ».

L’évêque rappelle aussi que « l’Association Française contre les Myopathies (AFM), créée en 1958, favorise et soutient, grâce aux fonds recueillis à l’occasion du Téléthon, des recherches destinées à découvrir l’origine des maladies neuromusculaires et plus largement des maladies d’origine génétique, et à développer des thérapies classiques ou plus innovantes comme la thérapie génique ou la thérapie cellulaire ».

Mais, il déplore qu’en même temps « une partie des fonds de la collecte du Téléthon – un peu moins de 2% - est affectée à la recherche sur les embryons ».

« Certes, je me réjouis de ce que la solidarité nationale finance des recherches concernant la santé – encore que celles-ci pourraient être financées par les seuls fonds publics –, mais je ne puis être d’accord avec le financement de recherches, si minimes soient-elles, en contradiction manifeste avec l’éthique, même dans un cadre strictement défini par la Loi : le légal en effet n’est pas forcément moral », affirme Mgr Raffin.

22:44 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

28/10/2007

La conversion de l’Église.

L’Église est aussi appelée à parcourir ce chemin de conversion où la personne exclue n’est pas seulement le bénéficiaire de notre charité mais devient un frère dans la communauté. Comment considérons-nous celui qui fait la manche - la priante, c’est le terme exact - à la sortie de nos messes ? Reçoit-il plus que les miettes qui tombent de notre table ? (Luc 16 19) La mise en forme du concept de l’option préférentielle pour les pauvres est due en grande partie à la théologie de libération, mais son inspiration s’enracine dans la Parole de Dieu. Dans le Nouveau Testament, Marie chante le Tout-Puissant qui renverse les puissants de leur trône et élève les humbles, comble de biens les affamés et renvoie les riches les mains vides (Luc 1 52). Et Jésus donnera tout son sens à cet amour préférentiel pour les pauvres en affirmant que ce que l’on a fait - ou pas fait - à l’un de ces plus petits d’entre ses frères, c’est à lui qu’on l’a fait - ou pas fait (Matthieu 25). Cela ne va pas de soi. Il s’agit bien d’un appel à la conversion qui engage notre agir mais rejoint aussi le cœur même de notre communion à Dieu puisque le jugement dernier dépendra de cet agir. Le pauvre qui mendie à la sortie de nos messes est porteur de cette présence sacramentelle au même titre que notre assemblée eucharistique.

La situation économique et sociale de l’Europe est très différente de celle de l’Amérique latine où est née la théologie de la libération. Alors qu’en Amérique latine, une majorité de pauvres est confrontée à une minorité de possédants, en Europe, la pauvreté est toujours marginale. Il est donc normal que les outils d’analyse et d’action élaborés par la théologie de la libération aient peu fonctionné en Europe. Mais il ne faut surtout pas oublier que la théologie de la libération est née d’une pratique - d’une praxis - des habitants des favelas qui se sont emparés de la Parole de Dieu pour y puiser la force d’agir face aux puissants. La théologie de la libération n’est donc pas d’abord une élaboration conceptuelle, elle est le reflet d’un engagement concret de l’Église auprès des plus pauvres. En Europe, il y a peu de réflexion théologique sur l’exclusion et la pauvreté sociale. Quelques essais d’une théologie de la marginalité sont restés eux aussi marginaux. Mais cela dénote essentiellement un manque d’engagement concret. Souvent nos paroisses sont plus préoccupées par la sortie ou le repas paroissial qu’à faire alliance avec les plus pauvres du quartier. Cette tâche est généralement déléguée à des associations spécialisées ou à l’initiative privée. Il reste à notre Église en tant que corps social, en tant que hiérarchie, à se convertir à la pauvreté et à passer de la foi à l’amour.

La conversion de l’Église, la transformation de la société, la libération des personnes en situation d’exclusion sont impossibles sans la conversion du cœur à laquelle chacun est appelé. Le message de l’Évangile présente une originalité unique par rapport à d’autres systèmes de pensée attachés à la libération des pauvres : Dieu se révèle sur la croix. Accueillir Dieu dans sa vie, se convertir, signifie accepter aussi la croix par laquelle il a voulu être exalté. Marie nous aide à nous tenir au pied de la croix de son Fils. Elle qui croyait de tout son cœur à l’amour de Dieu pour les pauvres, elle s’est tenue silencieuse devant la croix. Si elle n’y était pas présente, si elle ne nous emportait pas dans son indéfectible espérance, nous ne pourrions pas accueillir aujourd’hui l’espérance de la résurrection et d’un monde nouveau. Devant tant de situations qui paraissent à nos yeux sans solutions, aux personnes que nous rencontrons qui semblent marquées définitivement par la souffrance de vivre à la rue, le plus beau cadeau que nous puissions faire est l’espérance qui nous donne la force de marcher jour après jour.

11:55 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

27/10/2007

La foi, remède miracle contre l’anxiété.

Parce qu’elle apporte des réponses aux questions existentielles et sécurise en créant un lien social, la religion a tout d’un véritable anxiolytique. Au point d’agir sur la santé !

Cela ressemble à un paradoxe : croire en Dieu augmente… l’espérance de vie sur Terre ! Telle est l’inattendue conclusion de travaux qui, depuis une petite dizaine d’années, montrent que les individus qui croient en l’existence d’une entité divine accroissent leur longévité. Et de façon considérable, qui plus est ! en 2002, le professeur de psychiatrie David B. Larson, de l’université Duke, en Caroline du Nord (Etats-Unis), est en effet parvenu à estimer que les croyants vivaient en moyenne 29 % plus longtemps que les non-croyants. Fruit de la synthèse de 42 études médicales menées entre 1977 et 1999 et concernant pas moins de 126 000 personnes, ce chiffre par son ampleur, pose dès lors une question : en quoi le fait de croire a-t-il une influence sur notre espérance de vie ? La réponse tient en un mot : anxiolytique. Car sire les religions ont une vertu, c’est bien celle d’être un remède contre l’angoisse, ce qui ne saurait être funeste pour la santé...

Un discours réconfortant

Plus net encore : des psychologues de l’université de Washington ont révélé début 2005 les résultats d’une étude menée à l’époque sur 453 étudiants de toutes confessions. D’où il ressort que ceux ayant eu recours à des comportements religieux tels que la prière pour gérer le traumatisme sont parvenus à calmer leur angoisse beaucoup plus efficacement que les autres. Un résultat qui concorde avec des études menées dans de tout autres contextes. En 2002, par exemple, le psychologue Victor G. Cicirelli, de l’université Purdue, dans l’Indiana (Etats-Unis), soumettait un groupe de 388 personnes, cette fois âgées de 60 à 100 ans, au Multidimensional Fear Death Scale, un test psychologique souvent utilisé par les gérontologues pour mesurer le niveau d’anxiété de leurs patients face à la mort ; verdict : les sujets croyants présentaient un niveau d’angoisse inférieur à celui des individus non-croyants.

C’est donc une certitude scientifique : la croyance en Dieu permet de réduire l’angoisse. Pourquoi ? Parce que les religions apportent précisément des réponses aux interrogations les plus profondes de l’homme. Sens de la vie, question des origines, angoisse de la mort… Peu importe le nom du dieu qu’elles élisent, la genèse qu’elles décrivent ou la nature du paradis qu’elles promettent, toutes produisent un discours qui, chacun à sa manière, apporte une réponse à ce qui étreint l’homme lorsqu’il songe à sa condition . Une réponse au sein de laquelle chacun peut dès lors trouver refuge, pourvu d’adopter durant sa vie un comportement conforme aux lois édictées par la religion concernée. »

 

Extraits de la revue Science et Vie août 2005 N° 1055

 

Visiter le site:
www.science-et-vie.com

10:10 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

12/10/2007

LE DIEU CAPITALISTE.

JOURNAL CHRETIEN
http://www.journalchretien.net/spip.php?article14885
LE DIEU CAPITALISTE.
/ BRUNO LEROY /

Intervenant-éducatif auprès de Jeunes et de Familles en difficultés.

Diplômé de Théologie Pratique et Politique.

Directeur du Service Éducatif et Action Sociale Nord/Pas de Calais.

L’évangile du néo-libéralisme prêche la trinité du capital (dieu le père), du marché (le messie) et de la libre initiative (l’esprit). Elle annonce la réalisation d’une logique bienfaitrice pour tous, délégitimant et déclassifiant les opposants comme autant de démons à exorciser. Si l’on observe le langage néo-libéral, on y perçoit des termes religieux camouflés, particulièrement l’exigence d’un sacrifice pour un paradis futur.

A partir de sa compréhension de Dieu, la théologie de la libération réfléchit théologiquement sur l’économie, où prospèrent les idoles qui envahissent la politique et la culture . Elle démonte les « théologies » à l’œuvre dans nos systèmes économiques, pour les justifier et les légitimer. Il existe une « religion économique » dans le capitalisme, d’essence sacrificielle, sans transcendance. Cette religion falsifie les rêves et les désirs de la société traditionnelle, en lui annonçant le salut immanent dans l’abondance de biens de consommation. Le Dieu des pauvres, le Dieu de la vie, se transforme en une catégorie critique des faux dieux du système.

La chute du socialisme a permis « la messianisation du marché », la naturalisation des structures historiques du présent et la reprise du discours sur « la fin de l’histoire », de caractère théologico-eschatologique. L’évangile du néo-libéralisme prêche la trinité du capital (dieu le père), du marché (le messie) et de la libre initiative (l’esprit). Elle annonce la réalisation d’une logique bienfaitrice pour tous, délégitimant et déclassifiant les opposants comme autant de démons à exorciser. Si l’on observe le langage néo-libéral, on y perçoit des termes religieux camouflés, particulièrement l’exigence d’un sacrifice pour un paradis futur. Les riches accumulent davantage de biens, satisfaisant les désirs éveillés par une technologie fantastique qui provoque de nouveaux désirs. Les pauvres accentuent leur sacrifice, dans l’espoir illusoire de la satisfaction de leurs nécessités et de leurs rêves. C’est une spirale sans fin. La théologie de la libération démasque cette perversion, qui bénit les riches et punit les pauvres. C’est un dieu aux antipodes du Dieu de la vie, du Dieu des pauvres et de la tradition biblique et christique.

La mondialisation économique néo-libérale rencontre des critiques très vives de la part de la théologie de la libération, à cause de ses conséquences sur les pauvres : augmentation de la pauvreté, chômage, migration interne et externe de populations. En réponse, elle propose une mondialisation de la solidarité.

L’expérience concrète du Forum social mondial, qui a commencé à Porto Alegre en 2001, est devenue une source de réflexions et de commentaires utopiques. Toutes les grandes thématiques centrales retiennent l’attention : le principe du futur, la pensée plurielle, la résistance et l’alternative au modèle actuel de développement, le nouvel internationalisme, l’accès à la richesse et au développement durable, une autre démocratie par l’affirmation d’une société civile dans l’espace public, la démilitarisation d’un monde sans guerre, des stratégies pour affronter l’Empire, la réaction à l’homogénéisation de l’imaginaire par les médias internationaux…

Bruno LEROY.

21:00 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

10/10/2007

ÉDUCATEUR DU BONHEUR D’AIMER.

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JOURNAL CHRETIEN
http://www.journalchretien.net/spip.php?article1534
ÉDUCATEUR DU BONHEUR D’AIMER.
Christ nous invite donc à devenir les éducateurs des uns, des autres.
j / BRUNO LEROY /

Intervenant-éducatif auprès de Jeunes et de Familles en difficultés.

Diplômé de Théologie Pratique et Politique.

Directeur du Service Éducatif et Action Sociale Nord/Pas de Calais.

Sans Christ, nous ne sommes rien. Pourtant, c’est Lui qui nous conduit vers autrui lorsqu’une personne est dans le besoin.N’ignorons pas non plus Ses appels. Nous risquerions de rater définitivement notre vie pour ne pas l’avoir partagée.

Tout donner par Amour d’autrui et s’effacer lentement pour laisser place à la Liberté. Ne sont-ce point les fondamentales règles de l’Éducation ? Christ nous invite donc à devenir les éducateurs des uns, des autres.

Pour nous mettre au service de notre humanité. Quel beau programme de Vie ! Et pourtant, combien d’adnégations ne faut-il point pour parvenir à ce champ de conscience. Non pas se renier soi-même, tel un être abject.

Mais, s’oublier pour être entièrement disponible aux autres. Nous avons tous et toutes des potentialités qu’il nous faut partager. Il nous faut offrir les plus splendides émeraudes de nous-mêmes.

Ne pas vivre un repli destructeur où seul notre ego, notre individualisme trouverait sa raison d’être. D’ailleurs, si tous les hommes et femmes se conduisaient de cette façon, notre Terre bien aimée disparaîtrait, assassinée par note égoïsme. Nos formons une société et à ce titre, nous avons le devoir vital de nous préoccuper des autres. Ces autres qui parfois, nous font peur car, ils n’ont pas les mêmes repères, valeurs que nous. Ces autres qui deviennent vite des étrangers tant ils nous ressemblent peu. Et pourtant, Dieu-Amour a créé un monde en couleurs avec des diversités qu’il nous faut découvrir.

Si nous étions moins sur la défensive de toujours vouloir protéger notre territoire, nous serions plus ouverts. Oui, ouverts au Vent de l’Esprit qui passe souvent près de nous et dont nous ignorons trop souvent la Présence. La peur est la conséquence de l’ignorance. L’ouverture d’esprit est l’origine de la confiance.

Il nous faut choisir entre une existence médiocre et une vie enrichissante. Enrichie par le flux et le reflux des marées humaines. Il nous faut choisir entre vivre mourant ou mourir en vivant. Je m’explique...

Si, la vie est une chambre où vous dormez pour échapper à ce besoin vital de vous faire violence pour aller vers les autres, alors vous êtes un mort-vivant. Si, au contraire le soleil dont vous illuminez chaque être pour semer de la joie, par votre seule présence à leur service, vous mourrez à vous-même et votre égoïsme légendaire également. Vous serez réellement vivants ( tes ) pour accueillir chaque Humain comme un Don de Dieu-Amour.

Chaque personne est un ange qui frappe à votre porte, ne refermez pas trop vite la possibilité de vous rendre visite. Dieu est Présent en chaque être Humain, du plus fragile au plus fort, et ce serait désonhoner Dieu que de le rejeter. Une main tendue, une aide ponctuelle, une écoute des problèmes d’autrui, ont fait des miracles. Nous le savons et pourtant, nous restons sur nos gardes, tels des païens n’ayant aucune confiance en Christ.

Nous ne sommes pas assez habités par Lui pour devenir audacieux. Et pourtant, nous le savons, si nous voulons mettre l’évangile dans nos vies, il nous faudra franchir le pas. Pour cela, la prière deviendra notre Force quotidienne, nous permettant de tout affronter. Il faut, que nous entrions dès ce jour dans cette prière de supplication pour demander à Dieu de nous indiquer le chemin. Je suis le chemin, la Vérité, la Vie. Nous ne pourrons rien faire de valable sans sa présence conseillère et protectrice. Bannissons nos peurs et notre égoïsme et allons vers les autres pour les aider aussi à aimer la Vie. Sans eux, nous ne sommes rien. Sans Christ, nous ne sommes rien. Pourtant, c’est Lui qui nous conduit vers autrui lorsqu’une personne est dans le besoin.

N’ignorons pas non plus Ses appels. Nous risquerions de rater définitivement notre vie pour ne pas l’avoir partagée. La Vie appartient à Dieu, il est légitime que nous faisions quelques cadeaux de ce Bonheur qui hante nos coeurs.

Bruno LEROY.


11:48 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

Qu’est-ce que l’estime de soi ?

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Le problème de l’estime de soi semble n’épargner personne et bon nombre de personnes ne s’en sortent pas. Regardons de plus près ce qu’est cette fameuse estime de soi et comment nous tentons d’y remédier.

Qu’est-ce que l’estime de soi ?

Nous ressentons tous le besoin de voir notre valeur personnelle reconnue. Ce sentiment de valeur comporte deux éléments : le sentiment de sécurité et celui d’importance, ou d’utilité. Pour se sentir en sécurité, il faut se sentir aimé et accepté comme on est, quoi que l’on fasse ou dise. Pour se sentir important et utile, il faut savoir qu’elle est notre place dans ce monde, savoir ce pour quoi on est fait et se sentir compétent pour ça.

Malheureusement, nous nourrissons une série d’idées fausses sur les possibles réponses à ces besoins. Ces idées fausses sont généralement mises en place dans notre façon de penser pendant l’enfance. Un enfant qui ne bénéficie pas d’un amour inconditionnel sentira le besoin écrasant de le trouver plus tard. Et s’il doute de ses capacités, il faudra qu’il se le prouve d’une façon ou d’une autre plus tard. Ces deux besoins fondamentaux sont à la base de la majeure partie de nos comportements (notre façon d’être dans nos relations, notre attitude face à l’échec ou à la réussite...). C’est le fait qu’ils ne sont pas comblés qui nous fera réagir en période de stress.

Le sentiment de valeur « intrinsèque » d’un enfant peut être affecté pas plusieurs choses, entre autres par la maltraitance, verbale et physique. Être ridiculisé, rabaissé, rend l’enfant vulnérable et peu sûr de lui-même à l’âge adulte. Les mots, la façon de parler, peuvent le blesser et l’affecter au-delà de ce que l’on croit. Un enfant qui entend sans cesse des propos négatifs et un ton coléreux va « enregistrer » cette façon de communiquer et a de fortes chances de reproduire la même chose plus tard, quand bien même il se dirait de ne pas le faire. Certains parents mettent une pression énorme à leurs enfants pour qu’ils réussissent. Ces enfants deviennent souvent perfectionnistes ; ils gardent pour longtemps en mémoire le ton désapprobateur de leurs parents. D’autres parents au contraire donnent l’impression de beaucoup plus « aimer » leur enfant en étant moins sur son dos, en lui laissant faire beaucoup de choses. Mais paradoxalement le résultat est aussi une estime de soi peu construite, car nous avons besoin d’un cadre pour pousser harmonieusement.

As-tu l’impression de toujours chercher l’approbation des autres et de te dire qu’il faut que tu sois toujours prêt(e) à faire plaisir aux autres pour te faire accepter ? Est-ce qu’il t’arrive de changer de comportement ou d’opinion, en t’adaptant à la personne que tu as en face de toi ? Te semble-t-il qu’en étant en vue aux yeux des autres, ta valeur est reconnue ? As-tu déjà pensé qu’en faisant des choses comme ça, tu cherchais en fait ton estime de toi ? Nous sommes chacun trop préoccupés par notre besoin de reconnaissance pour pouvoir vraiment répondre sans arrière-pensées aux besoins des autres. Et ce qui pour moi peut m’aider à me sentir bien ne marche pas forcément pour mon voisin. La recherche de l’approbation des autres, de la reconnaissance de ce que l’on fait, est éphémère. Il faut toujours en faire plus, sans être satisfait de nous-mêmes.

Se sentir utile et compétent vient quand nous découvrons quelle est notre place dans ce monde, ce pour quoi nous sommes fait. Qu’est-ce que ça veut dire ? Comment y parvenir ?

C’est dans notre enfance que le sentiment d’être aimé inconditionnellement devait être construit en nous. Arrivé à l’âge adulte, c’est plus difficile de trouver autour de nous des personnes qui nous communiquent ce regard indulgent, même s’il reconnaît nos fautes. Certains trouvent une certaine « force » en s’aimant soi-même et cela les satisfait. C’est vrai que dans une certaine mesure il faut s’aimer soi-même, mais nous puisons les ressources nécessaires à cela dans un réservoir de notre personne où nous avons intériorisé l’amour des autres. Tout commence par notre mode de pensée. Notre façon de penser détermine largement notre conduite.

A vous de trouver votre chemin et surtout,le sens que vous donnez à votre Vie. On ne peut avoir d’estime de soi si l’on est vide ou mort de l’intérieur.Il faut alors tenter une guérison avec l’aide d’un psychothérapeute afin de mieux déterminer ce qui nous blesse de façon déraisonnée et aussi, retrouver une juste relation avec autrui dont on attend trop, parfois jusqu’à la pathologie. Les autres ne sont guère parfaits et ne peuvent en aucun cas combler nos manques...même en Amour !

Bruno LEROY.

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09/10/2007

N'AYEZ PAS PEUR !

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Ces derniers jours, j'étais sur Paris. J'ai profité d'un temps de respiration pour m'imprégner du nouveau spectacle de Robert Hossein. Un spectacle aussi grandiose que l'Homme qu'il représente. En effet, j'avais oublié des passages complets et pourtant fondamentaux de la vie de Jean-Paul II.
Le titre " N'AYEZ PAS PEUR " m'a renvoyé dans la mémoire de mon enfance.
Il me souvient que lorsque j'étais petit garçon et que j'allais à la messe ; les chants et prières invitaient le Christ à nous protéger de la peur.
Il me faut avouer que je ne comprenais rien à tant d'insistance. Je pensais naïvement que tous les Chrétiens avaient peur de quelque chose. Mais quoi ? La mort, la Vie, les autres...
Toutes ces peurs qui ne m'habitaient pas.
Et progressivement, je me suis aperçu que nous avions tous et toutes une peur cachée qui revient à la surface lorsque nous sommes fatigués ou malades.
Nous avons tous, Frères et Sœurs une blessure avec laquelle nous vivons tant bien que mal.
Même si nous refusons de la reconnaître, elle veille sur nous pour nous faire trébucher.
Voilà, ce que j'ai compris après des années d'approfondissement spirituel.
Voilà aussi pourquoi la prière de confiance et d'abandon est vitale dans notre existence quotidienne.
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, cette découverte ontologique de nos peurs m'a libérée. Au lieu de me rendre peureux.
Pourquoi ?
Simplement, par le fait que cela met tout le monde sur un pied d'égalité.
Imaginez un Homme puissant, dégoulinant de pouvoir et d'argent avoir également ses propres peurs, qu'il cache avec subtilité.
Il se forge une cuirasse impénétrable où son personnage réel n'apparaîtra jamais. Sauf, peut-être dans l'intimité...
La découverte c'est que nous savons qu'il est tiraillé également par ses doutes existentiels. Ce qui le rend vulnérable aussi et d'autant plus s'il ne croit en rien.
Oui, Jean-Paul II avait raison, nous n'avons pas à avoir peur. Cela met en doute l'Amour que Dieu nous porte.
J'ai souvent écrit que je n'avais peur de rien ni de personne.
Non pour vous donner l'illusion d'être un Héros des temps modernes. Mais pour vous dire qu'une vie spirituelle travaillée chaque jour dans une Foi sans compromissions. Une Foi ancrée dans de solides convictions, ne fait craindre que Dieu.
Les autres peuvent bien penser ce qu'ils veulent. La certitude de notre chemin vient de la Providence.
Dieu nous appelle à grandir quotidiennement. Et s'Il le fait c'est qu'Il est certain que nous pouvons répondre.
Mais combien de Chrétiens ( nes ) répondent à ses appels sans arrière-pensées, sans penser qu'il en coûte à notre confort.
De recevoir le pauvre, le malade, l'emmerdeur, le râleur, le bavard, l'ado aux mille problèmes...avec un cœur d'Amour brûlant.
Après le spectacle, j'ai eu la chance de parler avec Robert Hossein. Il m'a dit de demander aux croyants ou non de se lever parce que notre monde meurt dans l'indifférence.
J'espère avoir transmis avec sincérité ce message d'Espérance qu'il est plus que temps d'appliquer.
Ayons une spiritualité vivante dans le jardin de nos pensées. Et nous aurons des visages illuminés. Des têtes de ressuscités. La paix intérieure et l'ouverture sans réserve envers autrui ne peut être que contagieux et apporter le Bonheur sur Terre.
Amen !
Bruno LEROY.

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04/10/2007

Qu’est-ce que l’estime de soi ?

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Le problème de l’estime de soi semble n’épargner personne et bon nombre de personnes ne s’en sortent pas. Regardons de plus près ce qu’est cette fameuse estime de soi et comment nous tentons d’y remédier.

Qu’est-ce que l’estime de soi ?

Nous ressentons tous le besoin de voir notre valeur personnelle reconnue. Ce sentiment de valeur comporte deux éléments : le sentiment de sécurité et celui d’importance, ou d’utilité. Pour se sentir en sécurité, il faut se sentir aimé et accepté comme on est, quoi que l’on fasse ou dise. Pour se sentir important et utile, il faut savoir qu’elle est notre place dans ce monde, savoir ce pour quoi on est fait et se sentir compétent pour ça.

Malheureusement, nous nourrissons une série d’idées fausses sur les possibles réponses à ces besoins. Ces idées fausses sont généralement mises en place dans notre façon de penser pendant l’enfance. Un enfant qui ne bénéficie pas d’un amour inconditionnel sentira le besoin écrasant de le trouver plus tard. Et s’il doute de ses capacités, il faudra qu’il se le prouve d’une façon ou d’une autre plus tard. Ces deux besoins fondamentaux sont à la base de la majeure partie de nos comportements (notre façon d’être dans nos relations, notre attitude face à l’échec ou à la réussite...). C’est le fait qu’ils ne sont pas comblés qui nous fera réagir en période de stress.

Le sentiment de valeur « intrinsèque » d’un enfant peut être affecté pas plusieurs choses, entre autres par la maltraitance, verbale et physique. Être ridiculisé, rabaissé, rend l’enfant vulnérable et peu sûr de lui-même à l’âge adulte. Les mots, la façon de parler, peuvent le blesser et l’affecter au-delà de ce que l’on croit. Un enfant qui entend sans cesse des propos négatifs et un ton coléreux va « enregistrer » cette façon de communiquer et a de fortes chances de reproduire la même chose plus tard, quand bien même il se dirait de ne pas le faire. Certains parents mettent une pression énorme à leurs enfants pour qu’ils réussissent. Ces enfants deviennent souvent perfectionnistes ; ils gardent pour longtemps en mémoire le ton désapprobateur de leurs parents. D’autres parents au contraire donnent l’impression de beaucoup plus « aimer » leur enfant en étant moins sur son dos, en lui laissant faire beaucoup de choses. Mais paradoxalement le résultat est aussi une estime de soi peu construite, car nous avons besoin d’un cadre pour pousser harmonieusement.

As-tu l’impression de toujours chercher l’approbation des autres et de te dire qu’il faut que tu sois toujours prêt(e) à faire plaisir aux autres pour te faire accepter ? Est-ce qu’il t’arrive de changer de comportement ou d’opinion, en t’adaptant à la personne que tu as en face de toi ? Te semble-t-il qu’en étant en vue aux yeux des autres, ta valeur est reconnue ? As-tu déjà pensé qu’en faisant des choses comme ça, tu cherchais en fait ton estime de toi ? Nous sommes chacun trop préoccupés par notre besoin de reconnaissance pour pouvoir vraiment répondre sans arrière-pensées aux besoins des autres. Et ce qui pour moi peut m’aider à me sentir bien ne marche pas forcément pour mon voisin. La recherche de l’approbation des autres, de la reconnaissance de ce que l’on fait, est éphémère. Il faut toujours en faire plus, sans être satisfait de nous-mêmes.

Se sentir utile et compétent vient quand nous découvrons quelle est notre place dans ce monde, ce pour quoi nous sommes fait. Qu’est-ce que ça veut dire ? Comment y parvenir ?

C’est dans notre enfance que le sentiment d’être aimé inconditionnellement devait être construit en nous. Arrivé à l’âge adulte, c’est plus difficile de trouver autour de nous des personnes qui nous communiquent ce regard indulgent, même s’il reconnaît nos fautes. Certains trouvent une certaine « force » en s’aimant soi-même et cela les satisfait. C’est vrai que dans une certaine mesure il faut s’aimer soi-même, mais nous puisons les ressources nécessaires à cela dans un réservoir de notre personne où nous avons intériorisé l’amour des autres. Tout commence par notre mode de pensée. Notre façon de penser détermine largement notre conduite.

A vous de trouver votre chemin et surtout,le sens que vous donnez à votre Vie. On ne peut avoir d’estime de soi si l’on est vide ou mort de l’intérieur.Il faut alors tenter une guérison avec l’aide d’un psychothérapeute afin de mieux déterminer ce qui nous blesse de façon déraisonnée et aussi, retrouver une juste relation avec autrui dont on attend trop, parfois jusqu’à la pathologie. Les autres ne sont guère parfaits et ne peuvent en aucun cas combler nos manques...même en Amour !

Bruno LEROY.

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25/09/2007

UNE QUESTION MAL POSÉE...

En ce temps-là, qui est toujours d’actualité, un artiste était harcelé par le fisc. Il avait eu faim pendant sa jeunesse mais avait cru en son art et en ses capacités créatrices ; il était resté fidèle à l’appel intérieur qui lui disait que s’il faisait autre chose, il quitterait la vérité de son être. Et c’est après des années de labeur et de souffrance, quand enfin son art était reconnu et qu’il pensait pouvoir travailler dans la sérénité, qu’il avait reçu la terrible nouvelle : on lui réclamait des arriérés d’impôts avec de telles pénalités qu’il lui fallait vendre tout ce qu’il venait d’acquérir et que dix années supplémentaires de création suffiraient à peine pour payer sa dette.
Il franchit les portes du désespoir et se dit que son incapacité à gérer ses affaires matérielles le conduirait dans l’avenir à s’exposer encore et encore à de tels échecs. Il pensa donc au suicide comme bien des artistes avant lui. Il n’était pas fait pour ce monde ! Il en était là de ses méditations moroses quand un événement inattendu survint.
Plusieurs de ses amis avaient été alertés par son désespoir et étaient venus lui rendre visite. L’un d’eux déclara : La solution se trouve souvent au cœur du problème ! Un autre ajouta : Les problèmes nous sont donnés pour provoquer la véritable solution. Un dernier enfin conclut en disant : Le problème n’est pas ton problème, mais il a été posé pour que nous réalisions que nous sommes la solution.
Le premier s’occupa des affaires matérielles de l’artiste, le second prit en charge la diffusion de ses œuvres et le troisième lui tint compagnie chaque jour jusqu’à ce que les noirs nuages qui s’étaient accumulés sur sa vie laissent place à un soleil resplendissant. Cette belle collaboration permit que les dettes soient vite remboursées et que l’artiste acquière une célébrité méritée.
Un problème est une question mal posée.

19:11 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |