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08/04/2006

QUESTIONS D'ADOS.

Quels sont les causes et les symptômes de l'anorexie ?

 


Rien d'étonnant à ce que vous posiez cette question, car c'est précisément à l'adolescence que l'anorexie peut se manifester.

Les causes sont inconnues, pourtant l'état des recherches actuelles met en évidence un certain nombre de pistes possibles, à savoir différentes origines: comportementale, tout d'abord. Par le refus de s'alimenter, le sujet attire l'attention de l'entourage. Il apprend ainsi à manipuler plus ou moins consciemment son environnement et à obtenir les signes de reconnaissance dont il a besoin.

Une origine médicale est également envisagée: on parle du dysfonctionnement de certaines glandes du cerveau réglant le besoin de se nourrir, tout cela lié à quelques dispositions génétiques.

Une origine psychologique, finalement: le dysfonctionnement familial caractérisé par une surprotection de l'enfant, ainsi que par l'absence de limites personnelles et d'indépendance des parents - en particulier de la mère -, sont les ingrédients pour fabriquer une anorexique». La mère, dans ses erreurs d'interprétation des besoins de son enfant, va confondre besoin d'amour et de protection avec besoin de nourriture.

Pour sortir de ce dilemme, le sujet manifestera sa colère de manière détournée en refusant de s'alimenter. L'anorexie se retrouve aussi bien chez les bébés que chez les adolescents.

Quant aux symptômes qui la caractérisent, ils sont les suivants: perte de poids d'au moins 25% du poids initial, en l'absence de maladie physique pouvant expliquer la perte de poids; peur intense de devenir obèse qui ne diminue pas à mesure de l'amaigrissement; perturbation de l'image corporelle et absence de règles.

Ces symptômes se retrouvent chez 90 à 95% des femmes répertoriées dans la classe sociale moyenne à supérieure et touchent la classe d'âge des 15 à 25 ans. Notons encore que 5 à 21% des anorexiques meurent de malnutrition, d'une infection ou de troubles cardiaques.

Daniel Pone, analyste transactionnel en formation clinique.

10:15 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans QUESTIONS D'ADOS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

LA PENSÉE DU JOUR.

La pensée du jour
« Il faut habiter poétiquement la terre. »
Hölderlin

10:05 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LA PENSÉE DU JOUR. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

07/04/2006

QUI EST DIEU ?

Dieu est-il catholique, protestant, juif, musulman, bouddhiste ou hindou ?

 


Le soleil est-il européen, américain, africain ou asiatique ? "Feed back" classique, mais un peu simpliste et qui risque de laisser insatisfait! Cependant, la question permet-elle une réponse satisfaisante? Que cache-t-elle, en fait?

Transférer sur Dieu notre quête de vérité est toujours une préoccupation humaine... trop humaine, et un sérieux piège. Il n'y a pas de réponse évidente à une question qui ne s'adresse pas à nous. Il faudrait lui demander ce qu'il en pense.

Bien entendu, chaque religion "révélée" pourra prétendre s'approprier la réponse en la lisant dans l'histoire de SA révélation particulière. Mais les réponses seront différentes, voire contradictoires, et le problème ne sera pas résolu. Parce que Dieu ne se "résout" pas, ne se fond pas, dans nos formulations. C'est déjà un élément de réponse : Dieu n'est jamais réduit à nos définitions ni à nos institutions ou à nos pratiques.

En ce sens, il n'est ni juif, ni chrétien, ni musulman, ni bouddhiste, ni hindou. Ce serait nous enfermer nous-mêmes en des symboles et des codes toujours trop étroits et indignes de notre grandeur.

D'un autre point de vue, pourtant, Dieu peut bien se découvrir chez le juif, le chrétien, le musulman, le bouddhiste ou l'hindou. Et tant mieux! Encore une fois, cela nous libère de nos prétentions asphyxiantes.

Voici la position de deux auteurs qui s'expriment à 2500 ans de distance. L'un philosophait dans la Grèce Antique, l'autre fut maire adjoint de Jérusalem et a traduit en français la Bible hébraïque, les Evangiles, le Coran...:"Dieu est jour et nuit , hiver et été, guerre et paix, abondance et famine. Il se transforme comme le feu mêlé d'aromates : chacun le nomme à son gré" (Héraclite)

"On tue Dieu en lui collant des étiquettes, on tue Dieu en le faisant juif, on tue Dieu en le faisant chrétien, on tue Dieu en le faisant musulman, on tue Dieu en parlant de monothéisme. (...) Dieu lui-même est athée. Dans la mesure où athéisme veut dire absence de "theos", nous devons tous être athées puisque "theos" dérive de Zeus..." (André Chouraqui).

Franck Le Vallois, théologien.

10:22 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans QUESTIONS D'ADOS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : SPIRITUALITÉ DE LA LIBÉRATION. |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

LA PENSÉE DU JOUR.

La pensée du jour
« Ayons la hardiesse d’affirmer que si tout visage de haine est laid, en revanche tout visage en sa bonté est beau. »
François Cheng

08:20 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LA PENSÉE DU JOUR. | Lien permanent | Commentaires (5) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

UNE HISTOIRE D'AMITIÉ.

C’est l’histoire de deux amis qui marchaient dans le désert.  À un moment, ils se disputèrent et l’un des deux donna une gifle à l’autre.

Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable : AUJOURD’HUI MON MEILLEUR AMI M’A DONNÉ UNE GIFLE.

Ils continuèrent à marcher puis trouvèrent un oasis, dans lequel ils décidèrent de se baigner.  Mais celui qui avait été giflé manqua de se noyer et son ami le sauva.  Quand il se fut repris, il écrivit sur une pierre :  AUJOURD’HUI MON MEILLEUR AMI M’A SAUVÉ LA VIE.

Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda : « Quand je t’ai blessé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu as écrit sur la pierre.  Pourquoi? »

L’autre ami répondit : « Quand quelqu’un nous blesse, nous devons l’écrire dans le sable, où les vents du pardon peuvent l’effacer.  Mais quand quelqu’un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre, où aucun vent ne peut l’effacer ».

APPRENDS À ÉCRIRE TES BLESSURES DANS LE SABLE
ET À GRAVER TES JOIES DANS LA PIERRE.

08:19 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CONTES SPIRITUELS. | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

06/04/2006

JOYEUSES PÂQUES.

Il me fait plaisir de vous adresser ces quelques mots en ce début du mois d’avril.

« En avril,  ne te découvre pas d’un fil » nous dit le dicton. Pourtant, c’est bien ce que nous avons tous hâte de faire après ces longs mois d’hiver qui nous obligent à nous couvrir pour nous garder au chaud.

Pourquoi avons-nous si hâte de nous découvrir en avril?

C’est simple, avril nous annonce que le printemps est à nos portes. Le printemps est la saison où tout renaît. Alors que la nature autour de nous somnolait depuis plusieurs mois,  voici que nous sentons enfin que tout va renaître. La sève s’est mise à couler et nous a d’abord donné ces petites douceurs sucrées,  pour bientôt permettre aux bourgeons d’éclore. C’est un merveilleux miracle de la nature, c’est le passage de la mort à la vie, c’est donc une Pâque.

Oui, avril c’est le mois où nous célébrerons la Pâque. La Pâque Chrétienne, la passion de notre Seigneur Jésus-Christ, le passage de la mort à la vie.

C’est sans doute aussi pour cela que le mois d’avril nous éveille à l’espérance. Car, la passion de Jésus est aussi notre passion, notre Pâque. Nous avons tous des passages à vivre, des morts à assumer, des tunnels à traverser. Pâques nous rappelle que le Christ le premier,  a englouti dans sa mort toutes nos morts et qu’il a transformé tout cela en vie…C’est le cœur même de notre foi.

Je suis étonné du sens que nous voulons donner à Pâques de nos jours, ou plutôt du contresens un peu païen que nous sommes en train de lui donner.

Pour plusieurs,  Pâques n’est plus que la fête du chocolat, la fête des œufs de Pâques. Vous savez, ces petits œufs que l’on cache et que les enfants vont chercher à la manière d’une course au trésor. Tout cela est bien, car il faut amuser les enfants. Mais,  après que les cocos de Pâques et les lapins de Pâques ont été consommés, qu’est-ce qu’il reste, je veux dire dans le cœur des enfants et aussi dans le coeur des grands?

Par exemple, qu’est-ce qui reste pour affronter les durs moments de la vie, les détresses, les échecs, les déceptions, les peines d’amour, les doutes, les angoisses, les désespoirs…et ce tout au long de l’année?

C’est ce que je trouve triste parfois quand je médite sur le sens qu’on cherche à donner à Pâques aujourd’hui.

Je m’étonne également comme pasteur de constater qu’il y a de moins en moins de chrétien(ne)s qui trouvent du temps ou ne ressentent plus le besoin de célébrer la Pâque dans nos églises et vont plutôt la célébrer dans les centres d’achats? À Noël, les églises se remplissent encore…mais à Pâques c’est le contraire…pourquoi? Je n’ai pas de réponse…

Chrétiens, Chrétiennes, réveillez-vous, avril est là, Pâques approche, retrouvons notre fierté de célébrer, de témoigner, d’affirmer notre foi dans la passion de notre Seigneur Jésus-Christ, mais surtout dans sa Résurrection qui nous fait vivre puisqu’elle annonce notre propre résurrection.

Oui, célébrons Pâques en amusant les enfants avec le chocolat et les œufs, mais n’oublions pas de leur ouvrir le cœur à ce beau et grand mystère de la résurrection. Pour cela, nous les adultes, nous devons donner l’exemple, même si on ne comprend pas tout. « Il est grand le mystère de la foi! »

Allons, ensemble participons aux célébrations de la semaine sainte et surtout à la célébration de Pâques. Demandons au Seigneur qu’il nous donne la grâce de la foi et faisons un effort pour Lui donner la chance de nous rencontrer dans ces grandes célébrations de vie et d’espérance.

Là-dessus,  je vous souhaite un beau mois d’avril rempli de la lumière et de la vie du Christ.


______________________
Daniel Gilbert, prêtre

20:25 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

Maurice Zundel.

Maurice Zundel naît à Neuchâtel en Suisse. Il est ordonné prêtre en 1919. Suite à une décision injuste de ses supérieurs il est exilé à Rome, où il obtient un Doctorat en Théologie. Par la suite, il se voue à la prédication itinérante à Paris, Jérusalem et au Proche-Orient. Après son retour en Suisse, il exerce son ministère pastoral à Lausanne jusqu’à sa mort. Il est étonnant de constater à quel point la pensée de cet homme tellement humble (pratiquement inconnu de son vivant) continue de rayonner ; il est considéré à juste titre comme un géant de la spiritualité chrétienne.

 

Le christianisme n'est pas un système du monde. C'est la lumière de cette Personne Unique qui est Jésus-Christ. Il faut inscrire cela dans notre cœur comme dans notre esprit: le christianisme est Quelqu'un. La Révélation, c'est-à-dire la manifestation la plus profonde du secret de Dieu, toute l'infinité de Son Cœur a resplendi et resplendira éternellement dans l'Humanité de Jésus-Christ.

 

Cette Humanité, bien sûr, s'est inscrite dans le temps, cette Humanité s'est située dans un contexte d'Histoire, cette Humanité a recouru à un langage humain, mais tout cela était trop étroit pour l'immensité de la Révélation que Jésus-Christ apportait, ou plutôt qu’Il était et qu’Il demeure à jamais.

 

Si nous n'avions que les paroles de Jésus-Christ, nous serions livrés éternellement à l'exégèse, à un travail d'interprétation où, justement, proliféreraient les systèmes, où chacun émettrait son idée et, au milieu des contradictions, s'effacerait finalement toute trace de vérité.

 

Par bonheur, parce que le christianisme est une Personne, parce que la Révélation de Jésus-Christ est inséparable de Sa Personne, cette Personne de Jésus-Christ va demeurer avec nous jusqu'à la fin des siècles. Et c'est là le centre du mystère chrétien dans son cheminement à travers l'Histoire, c'est que Jésus demeure, c'est qu qu’Il est avec nous et, plus profondément encore, qu’Il est en nous.

 

Nous sommes donc sauvés des commentaires, nous sommes délivrés des systèmes : nous avons affaire à Quelqu'un qui nous aime, à un Cœur qui bat dans le nôtre. Jésus-Christ méconnu au temps de son destin historique, Jésus méconnu par ses ennemis qui le condamneront et le crucifieront Jésus-Christ méconnu par ses disciples qui l'abandonneront et le renieront, Jésus-Christ ne sera découvert finalement que dans cette lumière de l'Esprit-Saint qui éclate le jour de la Pentecôte où les apôtres enfin comprennent que leur Maître n'est pas devant eux comme un étranger, mais qu’Il est au-dedans d'eux comme la source même d'une vie infinie.

 

Jésus-Christ restera précisément au cœur de notre humanité. Il restera comme une source de vie infinie. Et sous quelle forme ? Sa Présence Visible avait été un piège pour ses ennemis comme pour ses amis parce qu'ils ne pénétraient pas assez profond, parce qu'ils ne contemplaient pas, ils ne reconnaissaient pas Son Humanité du dedans, cette Humanité virginale, cette Humanité conçue de l'Esprit, cette Humanité qui domine tous les temps, cette Humanité qui embrasse tous les hommes, cette Humanité sans frontières qui seule peut faire de toute l'humanité et de tout l'univers une seule Présence et une seule Personne.

 

Elle a été méconnue, elle a été revêtue d'oripeaux humains. On l'a confondue avec un Messie qui emporterait la victoire sur les ennemis établis sur le sol. On ne voyait pas qu'il portait tout autre chose, la liberté de l'esprit, la délivrance de tous les liens qui nous rendent prisonniers de nous-mêmes et qui nous empêchent d'être universels.

 

Et c'est pourquoi Jésus va inventer cette chose incomparable et merveilleuse : II va perpétuer Sa Présence sous cette miette de pain et sous cette goutte de vin, pour qu'il n'y ait pas de piège, que les apparences ne nous induisent pas dans l'erreur, que la Foi atteigne ici sa suprême réalité, la Foi qui est l'élan de l'amour, la Foi qui nous intériorise à la pensée de Dieu, la Foi qui nous rend aptes à entendre les secrets de Son Cœur.

 

Et c’est cette immense merveille qui s'accomplit à travers tous les siècles et qui se renouvelle ce soir, cette immense merveille qui fait d'une église le vaisseau d'une Présence, une Présence …, une Présence sans bruit, une Présence silencieuse, une Présence qui attend inlassablement, une Présence qui fait jaillir de nos cœurs le silence, une Présence qui nous recrée et nous purifie, une Présence où nous entendons vibrer l'Éternité de l'Amour. Quoi de plus simple, quoi de plus étonnant, quoi de plus créateur que ce rayonnement, ce rayonnement du Christ dans le Très Saint Sacrement ?

 

Vous entrez seul dans une église. C'est une cathédrale ou c'est une chapelle, qu'importe ? Les murs ne se sont dressés qu'à l'appel de cette Présence, pour contenir cette miette de pain qui transmet, qui communique, qui est la Présence même du Christ Crucifié et Ressuscité. Rien au monde ne peut nous apaiser davantage. Rien au monde ne peut nous purifier plus profondément que d'être à l'écoute de cette Présence Eucharistique. Quand on est seul dans une église, tout près du tabernacle, on a l'impression justement de plonger dans l'immensité d'une musique éternelle, on a l'impression d'être accueilli par une amitié souveraine, on a l'impression d'être libéré de toutes ses chaînes dans un cœur à cœur ineffable.

 

C'est cela, c'est cela le grand miracle: à travers tous les siècles, à travers toute l'Histoire, au-delà de nos bavardages, au-delà de notre vie superficielle et toute répandue au-dehors, il y a ce silence de Dieu..., ce silence de Dieu..., ce silence plein d'amour, ce silence qui suscite le nôtre. Car c'est là, justement, dans cette approche du Tabernacle, dans ce rayonnement du silence de Dieu, que nous-mêmes nous sommes établis dans le silence, que tout d'un coup nous écoutons une parole unique, que tout à coup se dépose au fond de nous-mêmes toutes les scories de la vie quotidienne et où tout d'un coup le monde s'illumine, où le monde ressuscite dans le rayonnement de cette Présence Adorable.

 

On ne dira jamais assez que l'Église n'a pu vivre, n'a pu survivre que parce que son cheminement a été scandé, accompagné, illuminé par la Présence Eucharistique. C'est cet immense miracle d'amour qui tient tout et qui tiendra tout jusqu'à la fin. Il suffît qu'il y ait quelque part un prêtre, une miette de pain, une goutte de vin pour que le mystère s'actualise et que le silence de Dieu couvre tous les bruits des hommes.

 

C'est pourquoi nous ne pouvons être chrétiens sans être les disciples de ce silence. Jamais on ne peut pénétrer au cœur de l'Évangile si l'on ne se met pas à l'école du Très Saint Sacrement. C'est là qu'on apprend que la Parole ne peut jaillir, féconde et créatrice, qu'elle ne peut jaillir que du silence. Et à travers ce silence qui nous envahit, ce silence qui est une vie, ce silence où toute vérité apparaît comme la splendeur de la Personne même du Verbe Éternel, dans ce silence, nous rejoignons aussi le silence de la nature.

 

Vous entendez le merle chanter toujours la même chanson avec la même espérance, avec le même bonheur, quel que soit le tumulte des affaires humaines. Vous regardez fleurir les fleurs. Vous vous émerveillez du jeu innombrable des couleurs et des parfums et vous devinez dans cette nature, vous devinez une Présence. Comme tous les grands artistes, comme tous les grands savants, vous percevez dans la nature Quelqu'un. Il y a une Présence, il y a une Personne devant laquelle s'incliner. Einstein, ce grand génie, disait : « Celui qui n'est plus capable de s'étonner et d'être frappé de respect est comme s'il était mort». Mais c'est cela ! Il y a une circulation divine dans tout l'univers. Le centre dernier de toute créature, c'est cette Présence de Dieu au cœur de toute réalité.

 

Et voilà que le Christ dans l'Eucharistie fait la jonction. Voilà qu’Il assume les éléments matériels les plus courants et les plus quotidiens, qu’Il les transforme et les transsubstantie, et que ces éléments deviennent réellement le véhicule et le sacrement de Sa Présence.

 

Il faut que nous sentions cette unité, cette harmonie du monde chrétien, ce rayonnement cosmique de Jésus-Christ. Tout est grand, tout est beau, tout est noble, tout est pur là où justement resplendit le Visage de Jésus-Christ, et la nature elle-même nous offre les éléments qui deviendront des sources de Vie Éternelle. Le grain de blé — Jésus se compare à lui — le grain de blé, il a été jeté en terre, il a été semé, il est mort, il est ressuscité. Il en sera ainsi de nous-mêmes, de toute la nature et de tout l'univers (Jn 12/24).

 

C'est donc avec une joie profonde qu'il faut ce soir nous approcher de ce mystère adorable, en tendant toutes les oreilles de notre esprit et de notre cœur pour entendre le Silence de Dieu.

 

Il n'y a pas de musique comparable à cela. Toutes les musiques naissent de ce Silence de Dieu. Et nous-mêmes, nous allons devenir musique, avec la discrétion même des petites fleurs qui fleurissent dans les champs, nous allons devenir musique en communiant et en vivant ce Silence de Dieu.

 

20:19 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans MAÎTRES A PENSER ET A VIVRE. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

DIEU DANS LA TEMPÊTE.

Tout être humain passe un jour par des moments de profonde détresse psychologique, liée à l’impuissance ressentie face à la perte d’un être cher, au verdict d’une maladie incurable, au licenciement imprévu, à la révélation d’un enfant qui se drogue ou d’un proche emprisonné, aux séquelles irréversibles d’un accident qui handicapent à vie, bref : tout ce qui nous échappe et va, du jour au lendemain, bouleverser notre vie.

Lorsque les disciples dans la barque s’effrayèrent de voir Jésus dormir tandis que les flots se jetaient sur eux, ils le réveillèrent saisis d’angoisse et lui dirent : « Maître, ne t’inquiètes-tu pas de ce que nous périssons ? » … Jésus s’étant réveillé, il menaça le vent … puis il leur dit : « pourquoi avez-vous si peur, comment n’avez-vous point de foi ? » Marc 4 : 35-40.

Lorsque je me suis retrouvée dans la barque, après un diagnostic lourd de maladie neurologique, j’ai peu à peu découvert la richesse et les bienfaits de la louange et de la prière quotidienne permettant de résister à la tempête qui se déchaînait sur moi.
J’avais le choix : me révolter contre ce qui m’arrivait, ou bien sombrer dans la dépression ou encore, m’accrocher à mon peu de foi (qui jusque là n’avait pas eu à affronter un tel problème). N’avais-je pas donné un jour ma vie à Jésus ?

Face à la maladie et à la souffrance physique, je me suis posée beaucoup de questions avant de comprendre que Dieu me forgeait après m’avoir brisée, pour que je lui fasse totalement confiance. En sondant la parole de Dieu, j’ai acquis la certitude que mon Seigneur est un Dieu d’amour, de paix et de compassion, et qu’il accomplit ce qu’il promet… en son temps.

Lorsque je demandais un encouragement, je lisais : « soyez patients dans l’affliction, persévérez dans la prière » dans Romains 12-12, ou encore : « car vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis » Hébreux 10-36. Ce dernier verset m’a été maintes fois répété par un ami chrétien.
Patience, persévérance, facile à dire, mais quand je souffre, ce sont des mots qui résonnent au loin, sans m’atteindre ni me consoler, sans soulager mes maux concrètement.

Et pourtant, avec du recul, je me suis rendue compte que tout ce temps de douleurs et d’attente m’a transformée au plus profond de mon être. Parce que je me suis abandonnée à Lui, peu à peu et  pas à pas, Dieu a changé mon cœur, mon caractère, mes habitudes, ma manière de penser et de voir les choses, mais je reste consciente qu’il a encore bien du travail pour que j’atteigne la perfection décrite dans sa parole !

Comprendre et accepter que Dieu veut nous changer à travers les épreuves, est une grâce et source de bénédictions. Je me disais souvent que l’aube finirait bien par se lever et que le soleil poindrait avec la guérison sous ses ailes selon Malachie 4- 2.
Et devinez quoi ? Un jour, l’aube s’est levée : j’ai appris que j’étais guérie !
Maintenant je loue le Seigneur car il a apaisé la tempête dans ma vie en menaçant le vent. Mais surtout, j’étais d’argile et il m’a façonnée comme le fait un potier.

Si vous êtes dans la barque en ce moment, regardez à Jésus, et à lui seul. Acceptez qu’il vous transforme pour que vous receviez ce qu’il vous a promis : la délivrance.
« Je connais les projets que j’ai formé sur vous dit l’Eternel, projets de paix et non de malheur afin de vous donner un avenir et de l’espérance ». Jérémie 29-11.


       

Sylvie Corman

18:54 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CONSEILS SPIRITUELS. | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

DÉFENDONS NOS VRAIES VALEURS !

18:36 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : SPIRITUALITÉ DE LA LIBÉRATION. |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

MÉDITATIONS.

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Photo : Josiane Arambel.

 

 

Croire en ce que l'on voit, ce n'est pas croire mais constater. Si Dieu pouvait être vu, touché, approché afin de lui dire ce que nous pensons de ce monde. Il ne s'agirait plus de Foi qui est par essence, croire sans voir, mais une sorte de rencontre avec un pote pour boire un pot. La Foi demande beaucoup plus de force d'esprit et de subtilités.

Les manifestations de Dieu s'éprouvent par l'expérience de Vie. Attention de ne point remettre en place un faux dieu, dit interventionniste. L'homme n'aurait plus d'effort à effectuer pour grandir, il serait une larve aliéné par sa Foi. Alors, que Dieu laisse la liberté à l'être Humain de l'aimer ou non. A quoi servirait le militantisme pour un monde meilleur ? A rien, puisque Dieu ferait tout à notre place. Ce sont les images fausses, stupides, imbéciles qui contredisent l' Évangile et que les libertaires ont toujours voulus détruire, à raison. La question serait plutôt de se poser, en quel Dieu, je crois ?

Un Dieu qui veut rendre l'Homme esclave ou un Dieu espace de Liberté pour ma pensée. Moi, je crois plus aux êtres Humains qui vivent un Dieu de libération et non d'aliénation. A travers eux on voit Dieu dans toute sa splendeur !

Bruno LEROY.

 

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Photo : Josiane Arambel.

 

 

18:33 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans SPIRITUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |