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09/11/2008

Attention au choix des mots.

Les scandales dont Jésus parle ne désignent pas les faits retentissants dont se délecte une certaine presse. Jésus prend le mot scandale dans sa définition stricte : ce sont des « pièges pour la foi », c'est-à-dire des provocations à l’apostasie. En effet, le mot initial désigne la pierre qui fait trébucher quelqu’un. Jésus considère donc que celui qui place une pierre sous les pieds de son frère, ferait mieux de l’avoir attachée à son cou : ceux qui prononcent des discours pervers pour détourner de la foi les petits envers lesquels le Seigneur montre tant d’attention, ceux qui cherchent à les rendre infidèles à Dieu, ceux-là sont dits « malheureux ! ».

Jésus nous enseigne ensuite comment il convient de réagir à une offense personnelle. Il ne faut surtout pas étouffer l’affaire ! « Fais-lui de vifs reproches » demande le Seigneur. Nous savons combien cela est un exercice difficile et humiliant. Mais Jésus est tellement clair qu’il ne nous est plus possible de maugréer dans notre cœur en saupoudrant nos mauvaises pensées d’une série de « je lui pardonne quand même ». Nous devons oser parler de l’offense avec celui qui l’a commise. Cela veut dire être sûr de bien faire taire le juge qui sommeille en nous et qui aurait tôt faire de clore les débats. Nous devons prier, et quelques fois attendre, pour laisser parler en nous le frère qui seul peut ouvrir un chemin vers la reconnaissance de la faute commise. Seul une attitude fraternelle de notre part peut ouvrir un espace à la prise de parole qui rend possible le repentir. Il nous faut donc, pour entrer dans cette démarche, nous déposséder de notre bon droit.

Puis, quand la demande de pardon est prononcée, il faut l’accorder de grand cœur. Même si l’exercice doit être répété sept fois par jour. Même si la même faute est commise incessamment. L’enjeu est double. D’abord, il nous est impossible de refuser à autrui ce que Dieu nous accorde à nous-même. En effet, si le sage pèche sept fois par jour, que dire de nous qui le sommes moins ! Ensuite, refuser de faire miséricorde, c’est refuser le jugement de Dieu et préférer le nôtre. Ce serait une grossière erreur car c’est alors à notre propre tribunal que nous serions nous-mêmes jugés, et non à celui de Dieu. En effet, refuser de faire miséricorde, c’est durcir son cœur à l’action de l’Esprit Saint, et donc être incapable de recevoir ensuite la miséricorde que notre Seigneur nous propose.

Les apôtres ne s’y trompent pas : cela est impossible aux hommes. Ils sont trop attachés à leur propre justice. Les disciples demandent donc à Jésus comment vivre cette exigence, comment avoir la foi nécessaire à cette démarche d’abandon à la force de L’Esprit.

Dans la réponse qu’il leur fait, Jésus ne cherche pas à prendre les disciples en flagrant délit de manque de foi. Le « si vous aviez la foi » n’est pas celui d’un reproche, mais celui d’une idée aberrante : même si vous aviez la foi la plus infime qui soit, mais c’est loin d’être le cas, vous obtiendriez de Dieu l’impossible ! Donc vous pouvez être certains d’obtenir de Dieu de faire l’impossible, c'est-à-dire de pardonner sept fois par jour à votre prochain.

Seigneur, nous te prenons au mot. Rien n’est impossible à ceux que tu assistes de la force de ton Esprit. Nous te demandons de renouveler en nous la vie filiale pour que nous parvenions à voir en chacun de ceux qui nous blessent un frère que tu nous demandes d’aimer comme toi tu nous aimes : dans ta miséricorde.

Frère Dominique.


18:49 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

04/11/2008

L'ESPRIT-SAINT NOTRE PÉDAGOGUE DIVIN.

Le mystère de la Trinité est un des trois principaux mystères de la foi chrétienne - avec le mystère de l’incarnation et celui de la rédemption. C’est le mystère le plus englobant, celui qui nous révèle l’origine et la fin de toutes choses ; mais nous ne pouvons nous élever à une telle hauteur qu’en nous appuyant sur les deux autres. Car tout ce que nous affirmons de Dieu, nous l’apprenons de son Fils Jésus Christ. « Dieu » est un concept philosophique qui désigne, dans toutes les cultures, la Cause première et ultime, celle qui par définition est au-delà de tout, et demeure par conséquent inconnaissable, ineffable. Mais sorti de ces généralités sur lesquelles les avis convergent, les différences entre les conceptions du divin vont s’accumuler au point de conduire à des doctrines totalement incompatibles entre elles. Ce qui prouve bien que l’homme est incapable de remonter à la Source par ses propres efforts.
C’est pourquoi Dieu lui-même est sorti de son silence et est venu au-devant de nos efforts pour nous révéler son identité. Dans un premier temps, par le ministère des hagiographes de la première alliance, il affirme à la fois sa transcendance et son caractère personnel. Dieu ne se confond pas avec la nature ; les puissances qui s’y manifestent ne sont pas divines : la puissance et la sagesse que l’on contemple dans ce monde témoignent de la toute-puissance et de la suprême sagesse du Créateur, qui donne à chaque instant « la vie, le mouvement et l’être » à tout ce qui existe. En outre, le Dieu transcendant n’est pas une Energie impersonnelle : il a créé l’homme afin d’engager un dialogue avec lui ; en vue de l’alliance d’amour qu’il voulait sceller avec lui, il l’avait doté d’intelligence, de volonté et de libre disposition de soi. Lorsque Dieu révèle aux hommes son Nom, ce n’est pas sa puissance qu’il met en avant, ni même sa justice, mais sa tendresse et sa miséricorde : « Le Seigneur, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de fidélité ».
Mais que signifient ces concepts lorsqu’ils sont attribués à Dieu ? Certes nous pressentons ce qu’est la tendresse humaine, mais comment pouvons-nous imaginer ce qu’est la tendresse divine ? Dieu n’est pas tendre comme l’homme, mais comme Dieu seul peut l’être. Il est la source ineffable de toute tendresse, miséricorde, de tout amour. A nouveau nous buttons sur les limites du langage humain qui, lorsqu’il parle de Dieu, ne peut être qu’analogique. C’est pourquoi « à la plénitude des temps » (Ga 4, 4), Dieu s’est adressé aux hommes non plus par la médiation des prophètes, mais immédiatement, face à face. Il n’a plus mis sa Parole dans le cœur et sur les lèvres des hagiographes, mais « sa Parole s’est faite chair, elle a habité parmi nous » (cf. Jn 1, 14). Il est venu « marcher au milieu de nous », comme le lui demandait Moïse son serviteur, afin « de pardonner nos fautes et nos péchés, et faire de nous un peuple qui lui appartienne ».
Ainsi après avoir affirmé son absolue transcendance, Dieu nous révélait en son Fils son ineffable proximité. En Jésus, vrai Dieu et vrai homme, nous voyons pleinement réalisé le dessein d’amour de Dieu sur sa créature de prédilection. Dès les origines Dieu nous a créés pour que nous « devenions participants de sa nature divine » (2 P 1, 4), pour que nous vivions de sa propre vie et participions à sa béatitude. Comme le disaient les Pères de l’Eglise : Dieu s’est fait homme pour que l’homme puisse devenir dieu par participation à la divinité de son Fils unique.
Tout cela est cependant tellement grand, que nous aurions du mal à entrer dans ce mystère si Dieu ne venait pas à notre secours : « Nul ne peut dire : “Jésus est Seigneur” sans l’Esprit Saint » (1 Co 12, 3). Jésus lui-même nous a envoyé d’auprès du Père l’Esprit Saint, chargé de nous introduire dans la vérité tout entière. Lui seul peut nous faire découvrir dans la croix « la folie d’amour de Dieu qui est plus sage que l’homme, et la faiblesse de Dieu qui est plus forte que l’homme » (1 Co 1, 25). C’est à sa lumière que tout s’éclaire et que nous découvrons, émerveillés, que « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle ». L’Esprit Saint est notre pédagogue divin qui nous achemine patiemment vers la découverte de « la largeur, la longueur, la profondeur de l’amour du Christ, qui surpasse tout ce qu’on peut connaître », c’est en lui que « nous serons comblés jusqu’à entrer dans la plénitude de Dieu » (Ep 3, 18-19). C’est encore en lui que nous pouvons donner notre réponse fidèle, unissant notre prière à celle de Jésus pour « crier vers le Père en l’appelant : “Abba !” (Rm 8, 15).
Seule la révélation de notre destinée de gloire peut donner sens à notre vie. Non nous ne sommes pas le fruit des caprices du hasard et de la nécessité ; nous sommes créés par un Dieu d’amour qui veut nous « combler de sa bénédiction spirituelle en Jésus Christ » (Ep 1, 5) en qui « nous avons accès auprès du Père dans un seul Esprit ; en lui nous sommes devenus citoyens du peuple saint, membres de la famille de Dieu » (Ep 2, 18-19). Telle est notre espérance et la source de notre joie. C’est pour nous encourager à persévérer sur le chemin du Christ qui nous conduit au Père que nous nous rassemblons chaque dimanche. « Que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père dans sa gloire, nous donne un esprit de sagesse pour le découvrir et le connaître vraiment. Qu’il ouvre nos cœurs à sa lumière, pour nous faire comprendre l’espérance que donne son appel, la gloire sans prix de l’héritage que nous partageons avec les fidèles » (Ep 1, 17-18).

« Dieu notre Père, tu as envoyé dans le monde ta Parole de vérité et ton Esprit de sainteté pour révéler aux hommes ton admirable mystère. Donne-nous de professer la vraie foi en reconnaissant la gloire de l’éternelle Trinité, et en adorant son Unité toute-puissante. »


Père Joseph-Marie.

19:16 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

30/10/2008

Mourir pour renaître.



©F&L-D.Lefèvre

 

L’évangile de ce jour se situe dans le contexte de l’arrivée triomphale de Jésus à Jérusalem. Le Christ va mourir afin de donner le salut à tous les hommes. Peu auparavant, le Seigneur a ressuscité son ami Lazare, anticipant aux yeux des Juifs le sens de sa mission : faire participer par sa mort tous les hommes à la vie éternelle. Dès lors, la mort vécue avec Jésus n’est pas une fin, mais un heureux commencement. La peur existentielle de la mort, à la racine de nos angoisses, peut être transfigurée en celui qui est passé (Pâque) de la mort à la Vie. Néanmoins, cela n’est possible qu’à une double condition. Ne « pas s’attacher au monde », ce qui signifie s’accrocher à sa vie avec ses petites habitudes (matérielles, psychologiques, spirituelles). Ensuite, accepter de mourir, c’est-à-dire de se laisser transformer par l’œuvre de Dieu en nous. Le critère d’application sera celui de se mettre à la suite du Christ par le service des autres et non de soi-même.

« Perdre sa vie » résonne alors d’une tout autre manière. Le grain de notre vie peut mourir, dans l’oubli de soi, dans l’attention au prochain, dans le don gratuit, dans une prière silencieuse, car il a trouvé sa terre : le Christ. Alors la grâce peut jaillir et c’est Dieu qui nous « honore ». Les défunts de nos familles, passés au Père, ne sont donc pas morts : ils sont vivants en Celui qui, victorieux de toute mort, donne la vraie Vie.

P?re Tanguy Marie
Père Tanguy-Marie
Prêtre de la Cté des Béatitudes
Auteur des livres : La parole, don de Vie, EDB, 2006
Libres en Christ, EDB, 2008.

 

20:07 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Ne pas rester dans le silence des pharisiens.

Il s’agit d’un repas de confrérie, un midi, le jour du sabbat. Jésus est invité, il est l’invité de marque très certainement. Dans ce genre de repas, les conversations religieuses vont bon train, sur toutes sortes de sujets. C’est l’occasion de disputer les questions de la foi. Mais aujourd’hui l’ambiance n’est pas des plus saines : on « observe » Jésus, on l’épie, on cherche à le faire tomber. Probablement est-ce lié à sa récente dispute avec le chef de la synagogue, à propos d’une guérison que Jésus a opérée le jour du sabbat…

« Justement », dit saint Luc, « justement, un homme atteint d'hydropisie était là devant lui ». Voilà une coïncidence. Mais n’en disons pas plus que l’évangéliste. Cet homme a pu être placé là par les hôtes du Seigneur, dans le but de piéger Jésus, mais peut-être est-il venu subrepticement se placer lui-même devant Jésus, sachant qu’il était invité dans cette maison, espérant que le Maître le prendrait en pitié et le guérirait.

Jésus, évidemment, prend la mesure de la situation. Il se tourne donc vers les convives : « Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? ». Voilà un bon thème de discussion pour cette docte assemblée. Mais la réponse est convenue. Le cas a été déjà longuement discuté dans les écoles rabbiniques, et la réponse est oui. Il est défendu de travailler, mais si une vie est en danger, il est clairement permis de la sauver : la Loi est au service de la vie. C’est d’ailleurs à ce principe que Jésus avait renvoyé le chef de la synagogue : si « délier » est un travail, lui avait-il expliqué, il reste permis de « délier » un animal domestique pour le mener à boire. Il est donc permis de « délier » un enfant de Dieu, prisonnier de la maladie.

Mais Jésus n’entre pas aujourd’hui dans les subtilités du débat. Sa question est plus fondamentale, elle concerne directement le jour du sabbat, le jour du Seigneur. Ce jour-là on arrête de travailler pour entrer dans le repos de Dieu, c'est-à-dire pour se laisser vivifier dans la relation filiale qui nous unit à lui. Si la discussion restait encore dans les points de détail, on en viendrait peut-être à se demander si la guérison ne pouvait pas attendre le lendemain ! C’est pourquoi Jésus montre l’urgence de la situation : si un enfant tombe dans un puits, il n’y a pas de lendemain à attendre. Si un fils de Dieu est empêché d’entrer dans le repos sabbatique, à quoi bon le sabbat ? Aussi Jésus a-t-il guérit cet homme.

Il l’a guérit, et aussitôt l’a renvoyé. Le voici libéré de toute entrave, il peut courir vers son Père, il a désormais un avenir. Les discussions tenues en cette maison ne sont pas pour lui.

D’ailleurs, il n’y a pas eu de discussion. Par deux fois, Jésus a posé une question, par deux fois elle est restée sans réponse. Ses hôtes savent bien en effet qu’ils agiraient comme Jésus l’a dit s’ils étaient dans la même situation d’urgence…

Cet évangile nous invite à ne pas rester dans le silence des pharisiens. Il ne suffit pas de se dire qu’on ferait pareil nous aussi, si la situation se présentait. Il faut réaliser que nous sommes cet homme que Jésus a sauvé et a qu’il a rendu à sa vie. Aussi, en cette fin de semaine, préparons avec application notre dimanche. C’est le temps où nous célébrons le Dieu qui nous a déliés, c’est le jour où entrons dans son repos, le Christ son Fils unique en qui nous sommes tous des fils d’un même Père. Laissons-nous renouveler dans cette grâce et accueillons avec reconnaissance la vie qui se livre à nous pour notre bonheur éternel.

Père Joseph-Marie.

20:04 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

23/10/2008

Les deux plus grands commandements.



©F&L-D.Lefèvre

 

La réponse claire de Jésus aux Pharisiens permet de mettre « en ordre » les nombreuses lois qui commandaient la vie des juifs, eux qui avaient 613 commandements à observer, lesquels étaient répartis entre « grands » et « petits » commandements. Jésus est bien conscient qu’il parle ici du « plus grand » des commandements lorsqu’il invite à « aimer Dieu de tout son corps, de toute son âme et tout son esprit » et à « aimer son prochain comme soi-même ». L’amour de Dieu et l’amour du prochain déterminent le sens premier à donner à tout agir chrétien. Toutes les lois leur sont relatives. L’amour spirituel – de Dieu – renvoie d’abord à l’engagement de Dieu qui sauve son peuple – les Hébreux – mais qui sauve également tout homme en Jésus-Christ. L’amour d’amitié – entre les hommes – fait écho à cet amour gratuit en cherchant à prendre soin des pauvres mais aussi – et de manière réciproque – de ses amis et de ses proches. Les deux sont inséparables : ils s’agit toujours de « quitter Dieu » – dans la prière – « pour aller à Dieu » – dans la charité – selon les mots célèbres de saint Vincent de Paul. En cela réside l’expérience du salut : être aimé et aimer.Ce qui est premier, c’est d’aimer en engageant tout son être dans la relation, en se laissant aimer et en donnant fidèlement de l’amour. Grâce à notre assiduité à la vie de prière et à la diffusion de la charité, quittons notre narcisse intérieur afin d’être conduit par Dieu lui-même vers notre prochain.

P?re Tanguy Marie
Père Tanguy-Marie
Prêtre de la Cté des Béatitudes
Auteur des livres : La parole, don de Vie, EDB, 2006
Libres en Christ, EDB, 2008.



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16/10/2008

Ordre spirituel et ordre temporel.



©F&L-C.Deher

 

L’évangile de ce jour est d’une actualité frappante. L’Église cherche en effet à établir un lien dynamique entre vie spirituelle et vie sociale. Par sa Doctrine sociale – et son résumé, Compendium, publié en 2005 – l’Église enseigne aux chrétiens à éviter toute forme de spiritualisme mielleux ; elle les invite à s’engager dans les réalités sociales en développant un « humanisme intégral et solidaire », c'est-à-dire qui tend à conformer la vie associative, économique et politique avec le message chrétien. La personne humaine est le « centre et le sommet » de la vie sociale. Celui-ci s’atteint par la défense de la dignité humaine qui s’accomplit dans le bien commun, c'est-à-dire dans le respect de toutes les autres dignités humaines. Mais pour être vraiment un bien commun – et éviter ainsi les écueils du communautarisme qui aboutit à l’absorption de l’individu dans le groupe – celui-ci doit vérifier qu’il produit effectivement le bien des personnes. Ainsi Jésus, par son invitation à « rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu », établit une distinction fondamentale et personnaliste à la base de toute visée positive de la laïcité.

Par cette distinction – mais sans séparation – entre vie spirituelle et vie sociale, Jésus engage le chrétien sur le chemin de « l’humanisme intégral et solidaire » qui rend l’homme responsable concrètement de son frère le plus proche. De son voisin aussi !

 

P?re Tanguy Marie
Père Tanguy-Marie
Prêtre de la Cté des Béatitudes
Auteur des livres : La parole, don de Vie, EDB, 2006
Libres en Christ, EDB, 2008.

 

 

 

10:41 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

13/10/2008

LES COLÈRES DE JÉSUS.

Être invité à entrer dans la maison de quelqu'un est être invité à entrer dans son intimité. Passer de la dimension extérieure et sociale au cercle familial et personnel. Quand ce pharisien ouvre sa maison à Jésus, telle est son intention. Il montre ainsi à Jésus qu’il désire l’accueillir dans son intimité et qu’il veut vivre avec lui une certaine amitié. De plus, son invitation est lancée « alors que Jésus parlait » : l’homme répond donc de cette manière à l’enseignement de Jésus. Que pouvait espérer de mieux le Seigneur ? Alors qu’il vient sur nos places enseigner les secrets du Royaume, un de ceux qui accueillent sa parole lui propose de devenir son ami, d’entrer dans sa maison et d’y partager le repas !

Mais, à peine rentrés dans la maison, voici que le pharisien se met à faire la leçon à Jésus, à propos d’ablutions rituelles. « Insensés ! ». La réaction du Maître est vive, mais elle ne concerne pas ce rite de l’ablution. Jésus dénonce la réaction de celui qui prétendait être son ami ou vouloir le devenir. Il interpelle en effet le pharisien et ses congénères qui purifient l’extérieur mais qui à l’intérieur sont cupides et méchants. Le reproche porte sur l’articulation entre l’apparence et la réalité, entre ce qu’on montre et ce qu’on est.

C’est pourquoi nous avons à méditer cet évangile aujourd’hui. Nous sommes dispensés des ablutions rituelles, mais pas d’accorder notre vie intérieure avec notre vie extérieure. Or cette cohérence est peu souvent spontanée : en société, il est des conventions à respecter, des attitudes à adopter, des impressions à laisser ; dans notre jardin secret, nous ménageons un espace pour une prétendue liberté, un lieu où bien des pensées sont permises et des projets formulés, une pièce de notre maison où même Jésus n’est pas le bienvenu. Mais le regard de notre Créateur n’est arrêté par aucune de nos prétendues distinctions entre l’intérieur et l’extérieur. Il voit nos actes et nos pensées. Et agir envers lui comme s’il pouvait être le jouet de nos pensées secrètes ou de nos désirs cachés est particulièrement blessant pour celui qui vient sur nos places demander notre amitié.

Mais les colères de Jésus ne sont jamais pour la mort du pécheur. En même temps qu’il dénonce l’hypocrisie, il en donne le remède : « Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et tout sera pur pour vous ». La Parole de Dieu dit en effet : « L’aumône purifie de tout péché » (Tb 12, 9). Ainsi, le cloisonnement où nous vivons n’affecte pas seulement notre relation à Dieu, elle nous sépare aussi de nos frères. C’est donc par eux que le Seigneur compte nous ramener dans la justice. En sachant nous rendre proches de nos frères, nous réapprenons à entrer dans l’amitié du Seigneur. Jésus-Christ est en effet le Dieu de Miséricorde dont on découvre le visage en faisant miséricorde.

Seigneur Jésus, vient prendre place à la table de nos foyers. Nous t’invitons dans nos familles pour que tu présides à nos vies et que tu nous garde dans ton amitié. Nous ouvrons aussi nos cœurs à tous les frères que tu nous donnes, ils auront désormais toujours une place avec nous, à la même table. Donne-nous toujours ton Esprit d’amour et de miséricorde pour que nous persévérions dans le chemin de réconciliation que tu nous ouvres par ta Parole. Alors nous serons enfin tous unis en toi, fils et filles d’un même Père.

Frère Dominique.

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09/10/2008

Le refus du repas des noces.


©F&L-D.Lefèvre

 

 

Dieu invite tous les hommes à un festin et celui-ci est messianique, c'est-à-dire qu’il concerne la plénitude des temps, « l’union » de tous les hommes avec leur Créateur et leur Sauveur. Grâce aux « noces de l’Agneau », par son sacrifice parfait, le monde est sauvé, pour autant que l’homme accueille ce salut. Les hommes sont invités par leur Seigneur et doivent d’abord reconnaître l’honneur d’une telle invitation, celle d’un « roi qui célèbre les noces de son fils ». Ensuite, le texte montre « la colère du roi » qui sanctionne le refus de ses convives. La parabole dévoile ici le mépris des hommes en contradiction non seulement avec la dignité sans mesure de Dieu, mais également avec leur vocation profonde : être élevé au rang de fils de Dieu par pure grâce, par pure invitation. L’attitude nonchalante – comme s’il entrait au cabaret – de l’invité non revêtu « du vêtement de noce » est, elle aussi, en décalage complet avec le respect dû à Dieu. Si Dieu invite, la moindre des choses est de le reconnaître et de l’accueillir dans son identité propre, celle de Seigneur de l’univers, mais aussi, à l’instar du psalmiste, comme celui qui « nous mène vers les eaux tranquilles et nous fait revivre ».Ce repas des noces nous est proposé chaque jour. À la table eucharistique, Dieu nous invite à manger le vrai pain et la vraie boisson. Demandons-lui la grâce de répondre à son invitation et de le recevoir dignement.

P?re Tanguy Marie
Père Tanguy-Marie
Prêtre de la Cté des Béatitudes
Auteur du livre : La parole, don de Vie, EDB, 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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07/10/2008

JÉSUS PRIAIT AUSSI.

Dans l’évangile de Luc, il est très courant de voir Jésus prier. Ici, à l’un de ses disciples qui lui demande de lui apprendre à prier, Jésus va donner bien plus qu’un enseignement théorique sur la prière, il va lui livrer ce qui en est l’essence et ce, sous la forme même d’une prière : Le Notre Père.

Il est remarquable que dans cette prière il ne soit jamais fait mention du Fils. A ce titre, la parole qui l’initie, « Père », est révélatrice. Le Père se présente ici comme le terme vers lequel toute prière doit être orientée. Certes, toute prière repose sur la médiation du Christ mais elle doit aboutir au Père. Il s’agit d’atteindre le mystère de Dieu, sans lequel l’humanité du Christ perd son enracinement. Tout don vient du Père. Et le Christ, le suprême don, révélateur de Dieu et médiateur auprès du Père, nous mène à sa rencontre et à sa connaissance dans la prière. La prière chrétienne passe par la Christ mais ne s’arrête pas à lui, même pas à sa nature divine. Elle doit, par lui, rencontrer le « Père qui l’a envoyé ». Le fait même que l’on voit si souvent Jésus prier dans l’évangile atteste cela de façon éloquente. Tout l’être du Christ est constamment tendu vers le Père. Lui qui se donne en nourriture (Pain), nous transforme progressivement en lui et il ne nous relève que pour nous conduire à la Source divine, le Père.

Ce double mouvement à travers le Fils, vers nous et vers le Père, s’effectue dans l’Esprit Saint. Quelques versets plus haut, saint Luc nous montrait Jésus exulter de joie sous l’action de l’Esprit et s’écrier : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange » (Lc 10, 21) !
La prière qui nous oriente vers le Père repose ainsi non seulement sur la médiation du Christ mais aussi sur l’action de l’Esprit Saint, qui prie en nous. La prière nous permet ainsi d’expérimenter en nous la vie trinitaire. Bien plus qu’un concept, le Dieu Trine est une réalité. Il est un mystère vécu, dans lequel le chrétien se situe, se meut, pense, agit et prie.

Nous pouvons alors en toute vérité nous écrier avec Jésus sous l’action de l’Esprit Saint : « Père ». En cet instant, l’Esprit se joint à notre esprit pour attester que nous sommes fils de Dieu ; et ses héritiers, cohéritiers du Christ avec qui nous souffrons mais avec qui nous espérons aussi être glorifiés (cf. Rm 8, 16-17).
C’est ainsi que la prière nous filialise. Par elle, nous sommes transformés à l’image de Celui qui est l’Image parfaite du Père, le Fils unique. Renouvelés spirituellement, nous réfléchissons dès lors sa filiation non par une ressemblance extérieure, mais par une assimilation profonde.

« Ô mon Dieu, Trinité que j'adore, aidez-moi à m'oublier entièrement pour m'établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l'éternité ! Que rien ne puisse troubler ma paix ni me faire sortir de Vous, ô mon Immuable, mais que chaque minute m'emporte plus loin dans la profondeur de votre Mystère. Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos ; que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre action créatrice. » (Bienheureuse Elisabeth de la Trinité)

Frère Elie.

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04/10/2008

La mort du fils ne saurait être le dernier mot.

A la lecture de l’évangile, nous reconnaissons sans peine des éléments empruntés au chant de la vigne que la première lecture de ce dimanche nous donne à entendre : « Un homme était propriétaire d'un domaine ; il planta une vigne, l'entoura d'une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde ».
Le prophète Isaïe nous parle d’un vigneron, propriétaire de sa vigne, qui l’entoure des soins les plus précieux afin qu’elle porte de bons fruits. Comme nous le rapporte le texte, il va même jusqu’à édifier au cœur de cette vigne une tour, sans doute pour la garder des voleurs et des bêtes sauvages (Cf. Psaume). Il y creuse aussi un pressoir qui lui permettra d’en exploiter le fruit. Cet homme qui aime sa vigne ne va malheureusement en recevoir qu’un fruit mauvais, ne comprenant pas ce qu’il aurait pu faire de plus pour celle-ci. La vigne représente clairement ici le peuple d’Israël, aimé et assisté par Dieu mais qui ne produit pas les fruits escomptés par ce dernier. Pourtant, lui qui l’avait cultivée avec tant de soin savait pertinemment qu’elle pouvait les donner.

A la différence de la première lecture du livre d’Isaïe, dans la parabole de l’évangile, Jésus, au lieu de s’arrêter sur les fruits mauvais que la vigne porte, insiste sur l’attitude des vignerons à qui le maître en confie l’entretien. Si l’attention du propriétaire pour sa vigne est toujours aussi présente, ici ce sont les ouvriers qui ne produisent pas le fruit attendu de la part de leur patron. Par deux fois, ils maltraitent les serviteurs, refusant de remettre la récolte et vont jusqu’à tuer son propre fils qu’il envoie en dernier recours.
C’est en fait autour de cette figure du « fils » que se noue le drame de l’histoire et que se trouve la fine pointe de l’enseignement de Jésus. En envoyant son « fils », le maître ne se présente plus comme « propriétaire » mais comme « père » et en tant que tel digne de respect. Ayant perçu la révolte de ces vignerons, il espère que son fils arrivera à les réconcilier avec lui et qu’un dialogue pour être renoué. Mais en vain. Les ouvriers ne reconnaissent pas le fils et voient en lui seulement l’héritier. Leur meurtre va alors dévoiler au grand jour quelle était la raison de leurs malversations antérieures : ils ont eu peur de se voir enlever la récolte. Leur cupidité les a aveuglés, leur empêchant de discerner le fils et à travers lui la bonté du père. La soif de l’avoir et du pouvoir les a conduit à entrer dans une logique de violence et de mort.

Les textes de ce dimanche nous invitent à réfléchir sur les dons que Dieu nous a faits tout au long de notre vie. Parfois, nous percevons mieux combien le temps passe et combien notre vie vieillit avec nous, et lorsque nous voulons faire le bilan des fruits que notre vie a portés, les résultats sont souvent peu probants. Que s’est-il passé ? Avons-nous fait fructifier avec intelligence et bonne volonté les talents reçus ? Ou bien avons-nous vécu comme une vigne distraite sans nous rendre compte que nous étions appelés à produire un beau raisin ? Ou bien encore, avons-nous vécu comme de mauvais vignerons qui pensaient plus à eux qu’à l’amour de leur employeur pour sa vigne ?
Nous avons reçu beaucoup de Dieu en ce que nous sommes (une vigne belle par sa création et entretenue par sa providence ; cf. 1ère lecture) et en ce qui nous est confié (Une vigne où nous avons à œuvrer ; Cf. Evangile). Dans les deux cas, nous sommes invités à produire un fruit de vie éternelle, de sainteté et de charité. C’est le thème développé par saint Paul lorsqu’il exhorte les Philippiens à prendre à leur compte « tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d’être aimé et honoré, tout ce qui s’appelle vertu et qui mérite des éloges », autrement dit, à réaliser ainsi des œuvres bonnes et saintes (Cf. 2ème lecture). Mais « prendre à son compte » signifie précisément que cela ne vient pas de nous, que cela nous est donné. Les dons de Dieu sont des dons et le piège est de se laisser fasciner par eux au point d’en oublier le Donateur. En coupant ainsi les dons de Celui qui en est la source, nous les détournons de leur finalité. Leur fruit n’est plus la vie mais la mort : mort du fils…

Lorsque Jésus arrive à ce point de son récit, il interpelle ses auditeurs : « Et bien, quand le maître viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » La réponse ne se fait pas attendre : C’est la punition qui doit prévaloir jusqu’à les faire périr, qui plus est « misérablement ». Autrement dit, pas de pitié et la vigne se verra confiée à d’autres vignerons mieux intentionnés. Mais nous sommes toujours dans une logique de mort. D’ailleurs, pas un mot dans cette réponse au sujet du « fils ». Les auditeurs de Jésus l’auraient-ils oublié ? Serait-il mort pour eux aussi ?

Pour Jésus, l’histoire ne peut se finir ainsi. Ce maître serait-il vraiment père s'il faisait si peu de cas de son fils ? La mort du fils ne saurait être le dernier mot, pas plus que la vengeance suggérée par les auditeurs. Le maître va tout au contraire se servir de la perversion des vignerons pour révéler que sa paternité est plus puissante que la mort infligée au fils. C’est la vie qui doit avoir le dernier mot. Au sein d’Israël, le refus de certains d’accueillir son Fils, permettra à notre Père céleste de révéler la toute-puissance de sa miséricorde, en construisant le Royaume sur la pierre rejetée, choisie comme pierre d'angle : « C'est là l'œuvre du Seigneur, une merveille à nos yeux ! »

Ce Royaume c’est l’Eglise du Christ, composée de Juifs et de païens convertis, qui est appelée tout comme Israël à porter un fruit de vie éternelle. Cette Eglise, nous en sommes membres depuis le jour de notre baptême. Ce jour-là, pour reprendre une autre allégorie de la vigne – que l’on trouve cette fois dans saint Jean -, nous avons été greffés sur le Christ, comme les sarments sur le cep de la vigne (Cf. Jean 15).
Comme le Père a envoyé son Fils dans le monde pour réaliser sa mission rédemptrice, de la même manière, le Christ nous envoie pour collaborer à son œuvre de Rédemption. Il est vrai que les fruits de notre sarment ne sont pas toujours immédiats ou visibles mais nous ne pouvons douter que si nous restons unis au Christ comme le sarment uni au cep, nous porterons un fruit qui demeure. Produire ainsi du fruit c’est rendre gloire à Dieu parce que c’est contribuer à la croissance de son Royaume de justice, de paix et de miséricorde.

« Seigneur, la mission que tu nous confie dans l’histoire du salut n’est pas banale. Aide-nous à cultiver avec soin notre vigne pour qu’elle puisse produire un raisin doux et comestible pour nos frères afin qu’ils découvrent ta bonté, toi le maître de la vigne et le Seigneur de la Vie. »

Frère Elie.

11:55 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |